I'm a creep...
Dimanche 18 septembre 2050, 9h
Sous un soleil pâle
Avec @Lise Blackburn
Sous un soleil pâle
Avec @Lise Blackburn
Cela faisait maintenant près de deux semaines. Deux semaines qu'Archibald avait quitté son île pour venir à Poudlard. Passé l'enthousiasme premier de la découverte où tout lui avait semblé formidable, il venait tranquillement de rentrer dans une routine où, à défaut de garder le sel des débuts, les expériences devenaient plus profondes et amenaient à la réflexion.
Il fallait bien l'avouer, depuis quelques jours, Archie était troublé. Il avait pris le temps d'observer les autres et particulièrement les garçons de Serpentard. Ils lui semblaient tellement... Etranges... Ils avaient une assurance que lui ne possédait pas, des réparties cinglantes qu'il n'aurait jamais envisagé et, pour certains d'entre eux, des malveillances vis à vis d'autrui dont il aurait bien été incapable. En silence, en retrait, il les avait entendu converser dans les dortoirs ou dans les chambres sans un mot.
Cela le travaillait depuis deux ou trois jours maintenant. Au point que ça lui trottait dans la tête la nuit, l'empêchant de dormir. Aussi s'était-il levé tôt, avait-il prit son luth et décidé d'aller s'isoler au grand air sur les bords du lac noir.
En s'éloignant du château, il lui semblait que ses soucis rétrécissaient comme la flèche de la tour d'astronomie. Il retrouvait un peu de sérénité. Il s'arrêta sur le ponton où se trouvaient les barques qui leur avait permis d'atteindre l'école le jour de la répartition. Il s'assist les pieds au-dessus de l'eau et se mit à jouer.
Une chanson lui vint presque spontanément. Une chanson que sa grand-mère paternelle lui avait appris. Une chanson d'un vieux groupe de rock moldu de sa jeunesse. Il commença à chanter tout doucement, comme s'il craignait d'être entendu. Sa voix cristalline et juste s'élevait au-dessus de l'eau.
When you were here before
Couldn't look you in the eye
You're just like an angel
Your skin makes me cry
You float like a feather
In a beautiful world
I wish I was special
You're so fuckin' special
But I'm a creep
I'm a weirdo
What the hell am I doin' here?
I don't belong here...
359 mots
@Lise Blackburn
Il fallait bien l'avouer, depuis quelques jours, Archie était troublé. Il avait pris le temps d'observer les autres et particulièrement les garçons de Serpentard. Ils lui semblaient tellement... Etranges... Ils avaient une assurance que lui ne possédait pas, des réparties cinglantes qu'il n'aurait jamais envisagé et, pour certains d'entre eux, des malveillances vis à vis d'autrui dont il aurait bien été incapable. En silence, en retrait, il les avait entendu converser dans les dortoirs ou dans les chambres sans un mot.
Cela le travaillait depuis deux ou trois jours maintenant. Au point que ça lui trottait dans la tête la nuit, l'empêchant de dormir. Aussi s'était-il levé tôt, avait-il prit son luth et décidé d'aller s'isoler au grand air sur les bords du lac noir.
En s'éloignant du château, il lui semblait que ses soucis rétrécissaient comme la flèche de la tour d'astronomie. Il retrouvait un peu de sérénité. Il s'arrêta sur le ponton où se trouvaient les barques qui leur avait permis d'atteindre l'école le jour de la répartition. Il s'assist les pieds au-dessus de l'eau et se mit à jouer.
Une chanson lui vint presque spontanément. Une chanson que sa grand-mère paternelle lui avait appris. Une chanson d'un vieux groupe de rock moldu de sa jeunesse. Il commença à chanter tout doucement, comme s'il craignait d'être entendu. Sa voix cristalline et juste s'élevait au-dessus de l'eau.
When you were here before
Couldn't look you in the eye
You're just like an angel
Your skin makes me cry
You float like a feather
In a beautiful world
I wish I was special
You're so fuckin' special
But I'm a creep
I'm a weirdo
What the hell am I doin' here?
I don't belong here...
359 mots
@Lise Blackburn
I'm a creep...
Sans véritable destination en tête, elle descendit les marches menant au parc. L'air était frais, chargé de cette légère humidité propre aux matinées de septembre. Quelques feuilles commençaient déjà à jaunir, rappelant discrètement que l'automne approchait.
Lise inspira profondément, elle appréciait ce silence.
Elle suivit tranquillement le sentier longeant le lac noir, laissant son regard se perdre sur les reflets du soleil. Son esprit vagabondait d'un cours à l'autre, des devoirs à rendre, des lettres qu'elle devait bientôt écrire à ses parents, lorsqu'une mélodie vint interrompre le fil de ses pensées.
Au début, elle ne distingua que quelques notes portées par le vent. Puis la musique devint plus nette à mesure qu'elle avançait.
Curieuse, elle poursuivit son chemin.
Ce n'est qu'en apercevant le vieux ponton qu'elle comprit d'où provenait cette mélodie. Une silhouette était assise au bord de l'eau, un instrument posé contre elle. Il ne lui fallut que quelques secondes pour reconnaître la touffe rousse d'Archibald.
Un léger sourire étira ses lèvres.
Ils s'étaient dit qu'il allait se revoir après leur rencontre sur le chemin de Traverse, mais le manque de temps semblait en avoir décidé autrement. Entre les cours, les devoirs et leurs emplois du temps, ils n'avaient échangés que quelques salutations rapides depuis la rentrée.
Lise s'arrêta à quelques mètres.
Elle se souvenait qu'il lui avait parlé du luth, mais elle ne l'avait encore jamais entendu jouer.
Les notes se mêlèrent bientôt à une voix qui s'élevait au-dessus des eaux calmes du lac. Lise n'interrompit pas la chanson. Elle préféra attendre, profitant simplement de cet instant suspendu, jusqu'à ce que les dernières paroles disparaissent dans le silence du matin.
Pendant quelques secondes, Lise demeura immobile. Elle n'avait aucune envie de rompre ce calme presque irréel, comme si la moindre parole risquait de faire disparaître la sérénité de l'instant.
Elle finit toutefois par avancer de quelques pas sur le ponton. Le bois grinça doucement sous ses chaussures, suffisamment pour signaler sa présence sans le surprendre brusquement.
— Tu es vraiment doué
Un silence s'installa de nouveau, mais il n'avait rien de gênant. Lise contempla quelques instants les eaux sombres du lac avant de reprendre, d'une voix plus légère.
— Je peux m'asseoir ?
Sans attendre davantage, elle désigna l'extrémité libre du ponton d'un petit geste de la main.
------
384 mots
@Archibald Sinclair
Lise inspira profondément, elle appréciait ce silence.
Elle suivit tranquillement le sentier longeant le lac noir, laissant son regard se perdre sur les reflets du soleil. Son esprit vagabondait d'un cours à l'autre, des devoirs à rendre, des lettres qu'elle devait bientôt écrire à ses parents, lorsqu'une mélodie vint interrompre le fil de ses pensées.
Au début, elle ne distingua que quelques notes portées par le vent. Puis la musique devint plus nette à mesure qu'elle avançait.
Curieuse, elle poursuivit son chemin.
Ce n'est qu'en apercevant le vieux ponton qu'elle comprit d'où provenait cette mélodie. Une silhouette était assise au bord de l'eau, un instrument posé contre elle. Il ne lui fallut que quelques secondes pour reconnaître la touffe rousse d'Archibald.
Un léger sourire étira ses lèvres.
Ils s'étaient dit qu'il allait se revoir après leur rencontre sur le chemin de Traverse, mais le manque de temps semblait en avoir décidé autrement. Entre les cours, les devoirs et leurs emplois du temps, ils n'avaient échangés que quelques salutations rapides depuis la rentrée.
Lise s'arrêta à quelques mètres.
Elle se souvenait qu'il lui avait parlé du luth, mais elle ne l'avait encore jamais entendu jouer.
Les notes se mêlèrent bientôt à une voix qui s'élevait au-dessus des eaux calmes du lac. Lise n'interrompit pas la chanson. Elle préféra attendre, profitant simplement de cet instant suspendu, jusqu'à ce que les dernières paroles disparaissent dans le silence du matin.
Pendant quelques secondes, Lise demeura immobile. Elle n'avait aucune envie de rompre ce calme presque irréel, comme si la moindre parole risquait de faire disparaître la sérénité de l'instant.
Elle finit toutefois par avancer de quelques pas sur le ponton. Le bois grinça doucement sous ses chaussures, suffisamment pour signaler sa présence sans le surprendre brusquement.
— Tu es vraiment doué
Un silence s'installa de nouveau, mais il n'avait rien de gênant. Lise contempla quelques instants les eaux sombres du lac avant de reprendre, d'une voix plus légère.
— Je peux m'asseoir ?
Sans attendre davantage, elle désigna l'extrémité libre du ponton d'un petit geste de la main.
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384 mots
@Archibald Sinclair
I'm a creep...
Archibald sursauta lorsqu'il entendit une voix dans son dos. Il était tellement concentré sur sa musique qu'il n'avait pas entendu le bois grincer sous ses pas. Il se retourna, prêt à demander à la personne qui venait de le laisser tranquille lorsqu'il reconnu... Lise.
C'est vrai. Ils ne s'étaient pas revus depuis le Chemin de Traverse. A peine avait-il entendu qu'elle était répartie comme lui, à Serpentard, lors de la cérémonie du choixpeau. Ils avaient beaux être dans la même année, chacun avait vaqué à ses occupations et il n'avait pas non plus réussi à la croiser dans la salle commune. Il était donc heureux, et un peu soulagé, que ce soit elle et pas un de ces agaçants garçon de deuxième année qui soit venue sur le ponton.
A son compliment, il se mit à rougir légèrement. Il n'aimait pas particulièrement avoir du public. il se jugeait toujours pas assez talentueux pour jouer devant des gens. Comme une forme de pudeur qui le poussait à jouer pour lui et non pour quelqu'un d'autre. Pour être soulagé. Pas pour être admiré.
"Je... Merci..."
Puis il posa son luth et la regarda avec un sourire discret.
"Je t'en prie... "
Il la dévisagea avec attention.
"Je... Je suis désolé. Je n'ai pas pris le temps de te voir depuis la rentrée. Il y avait tellement de choses... Je suis un peu perdu à vrai dire. Ca fait beaucoup pour ma petite tête. Il y a tellement... plein de gens... Partout... C'est... Difficile... J'ai pas eu l'habitude de vivre avec d'autres enfants de mon âge. Et puis l'ambiance du dortoir des garçon, c'est... particulier..."
Il parlait trop. Comme toujours lorsqu'il était inquiet ou perturbé. Se rendant compte de cela, il se tut un instant puis finit par demander à sa camarade.
"Et toi? Comment ça se passe chez les filles? Tu as réussi à te faire des copines? Ce n'est pas trop dur de partager sa chambre avec des inconnues?"
332 mots
@Lise Blackburn désolé pour le délais
C'est vrai. Ils ne s'étaient pas revus depuis le Chemin de Traverse. A peine avait-il entendu qu'elle était répartie comme lui, à Serpentard, lors de la cérémonie du choixpeau. Ils avaient beaux être dans la même année, chacun avait vaqué à ses occupations et il n'avait pas non plus réussi à la croiser dans la salle commune. Il était donc heureux, et un peu soulagé, que ce soit elle et pas un de ces agaçants garçon de deuxième année qui soit venue sur le ponton.
A son compliment, il se mit à rougir légèrement. Il n'aimait pas particulièrement avoir du public. il se jugeait toujours pas assez talentueux pour jouer devant des gens. Comme une forme de pudeur qui le poussait à jouer pour lui et non pour quelqu'un d'autre. Pour être soulagé. Pas pour être admiré.
"Je... Merci..."
Puis il posa son luth et la regarda avec un sourire discret.
"Je t'en prie... "
Il la dévisagea avec attention.
"Je... Je suis désolé. Je n'ai pas pris le temps de te voir depuis la rentrée. Il y avait tellement de choses... Je suis un peu perdu à vrai dire. Ca fait beaucoup pour ma petite tête. Il y a tellement... plein de gens... Partout... C'est... Difficile... J'ai pas eu l'habitude de vivre avec d'autres enfants de mon âge. Et puis l'ambiance du dortoir des garçon, c'est... particulier..."
Il parlait trop. Comme toujours lorsqu'il était inquiet ou perturbé. Se rendant compte de cela, il se tut un instant puis finit par demander à sa camarade.
"Et toi? Comment ça se passe chez les filles? Tu as réussi à te faire des copines? Ce n'est pas trop dur de partager sa chambre avec des inconnues?"
332 mots
@Lise Blackburn désolé pour le délais
I'm a creep...
Malgré les quelques semaines qui s'étaient écoulées depuis leur rencontre sur le chemin de Traverse, elle retrouvait sans difficulté le garçon qu'elle avait alors rencontré le dix huit aout pour être précis.
Lorsqu'il l'invita à s'installer, elle s'assit doucement à ses côtés, laissant ses jambes pendre dans le vide au-dessus des eaux sombres du lac. Le silence qui s'installa n'avait rien de pesant, il était au contraire paisible, accompagné uniquement par le léger clapotis de l'eau contre le ponton et le souffle du vent.
Lorsqu'Archibald s'excusa de ne pas avoir pris le temps de la revoir depuis la rentrée, Lise secoua doucement la tête.
— Tu n'as pas à t'excuser. Je crois que tout le monde a été un peu dépassé par ces deux premières semaines.
Un léger rire lui échappa.
— J'avais imaginé Poudlard pendant des années, mais je ne pensais pas que les journées passeraient aussi vite.
Elle l'écouta ensuite parler de son dortoir, de cette impression d'être perdu au milieu de tant de monde. Plus il avançait dans ses explications, plus elle avait le sentiment de comprendre ce qu'il ressentait. Après tout, elle aussi avait grandi loin des grandes bandes d'enfants, entourée presque exclusivement d'adultes et de précepteurs.
Son regard se posa un instant sur la surface tranquille du lac.
— Je comprends. Moi aussi, ça m'a fait étrange au début. J'avais tellement l'habitude d'être seule ou avec mes précepteurs que vivre entourée d'autant de personnes demande un peu d'adaptation.
Elle réfléchit quelques secondes lorsqu'il lui demanda comment se passaient les choses chez les filles.
— Ça se passe plutôt bien. Il y a un peu d'agitation le soir, forcément, mais elles sont gentilles. Je crois qu'on apprend toutes à se connaître petit à petit, elles sont vraiment sympas.
Ses doigts vinrent distraitement lisser un pli de sa robe avant qu'elle ne relève les yeux vers lui.
— Je ne peux pas dire que je me sois déjà fait de véritables amies, se serait un mensonge, mais j'ai rencontrée plusieurs personnes avec qui je m'entends bien. Je pense que les liens se construiront avec le temps.
Elle le regarda curieuse de savoir ce qu'il se passait dans les dortoirs des garçons.
- Comment ça c'est particulier ?
Un sourire sincère illumina alors son visage.
— Et puis, je suis contente qu'on ait enfin trouvé un moment pour discuter. J'avais peur qu'entre les cours, les devoirs et tout le reste, on finisse simplement par se croiser dans les couloirs sans jamais avoir l'occasion de discuter.
Son regard glissa un instant vers le luth posé à côté de lui.
— En revanche, je ne m'attendais pas à découvrir que tu jouais aussi bien. Tu avais été plutôt modeste quand tu m'en avais parlé.
Son sourire se fit légèrement plus taquin.
— Je crois que tu m'avais caché une partie de ton talent Archibald Sinclair.
-----
475 mots
@Archibald Sinclair, aucuns soucis !
Lorsqu'il l'invita à s'installer, elle s'assit doucement à ses côtés, laissant ses jambes pendre dans le vide au-dessus des eaux sombres du lac. Le silence qui s'installa n'avait rien de pesant, il était au contraire paisible, accompagné uniquement par le léger clapotis de l'eau contre le ponton et le souffle du vent.
Lorsqu'Archibald s'excusa de ne pas avoir pris le temps de la revoir depuis la rentrée, Lise secoua doucement la tête.
— Tu n'as pas à t'excuser. Je crois que tout le monde a été un peu dépassé par ces deux premières semaines.
Un léger rire lui échappa.
— J'avais imaginé Poudlard pendant des années, mais je ne pensais pas que les journées passeraient aussi vite.
Elle l'écouta ensuite parler de son dortoir, de cette impression d'être perdu au milieu de tant de monde. Plus il avançait dans ses explications, plus elle avait le sentiment de comprendre ce qu'il ressentait. Après tout, elle aussi avait grandi loin des grandes bandes d'enfants, entourée presque exclusivement d'adultes et de précepteurs.
Son regard se posa un instant sur la surface tranquille du lac.
— Je comprends. Moi aussi, ça m'a fait étrange au début. J'avais tellement l'habitude d'être seule ou avec mes précepteurs que vivre entourée d'autant de personnes demande un peu d'adaptation.
Elle réfléchit quelques secondes lorsqu'il lui demanda comment se passaient les choses chez les filles.
— Ça se passe plutôt bien. Il y a un peu d'agitation le soir, forcément, mais elles sont gentilles. Je crois qu'on apprend toutes à se connaître petit à petit, elles sont vraiment sympas.
Ses doigts vinrent distraitement lisser un pli de sa robe avant qu'elle ne relève les yeux vers lui.
— Je ne peux pas dire que je me sois déjà fait de véritables amies, se serait un mensonge, mais j'ai rencontrée plusieurs personnes avec qui je m'entends bien. Je pense que les liens se construiront avec le temps.
Elle le regarda curieuse de savoir ce qu'il se passait dans les dortoirs des garçons.
- Comment ça c'est particulier ?
Un sourire sincère illumina alors son visage.
— Et puis, je suis contente qu'on ait enfin trouvé un moment pour discuter. J'avais peur qu'entre les cours, les devoirs et tout le reste, on finisse simplement par se croiser dans les couloirs sans jamais avoir l'occasion de discuter.
Son regard glissa un instant vers le luth posé à côté de lui.
— En revanche, je ne m'attendais pas à découvrir que tu jouais aussi bien. Tu avais été plutôt modeste quand tu m'en avais parlé.
Son sourire se fit légèrement plus taquin.
— Je crois que tu m'avais caché une partie de ton talent Archibald Sinclair.
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475 mots
@Archibald Sinclair, aucuns soucis !
I'm a creep...
"Oh tu sais... Des comportements de mecs... Des trucs qu'ils n'osent pas faire ou dire devant les filles en salle commune. C'est pas toujours très raffiné ou de bon goût et... hum... J'ai du mal avec ça. C'est pas comme ça que j'ai été éduqué..."
Sa mère lui avait montré toute son enfance à quel point une femme pouvait à la fois être brillante, belle, forte et indépendante. Il goûtait donc assez mal les blagues misogynes et les comportements qu'il assimilait à une masculinité toxique.
Archibald n'avait pas l'habitude de recevoir des compliments. Il rougit donc très fort et se mit à balbutier en reposant son luth comme s'il lui brûlait les doigts
"Je... Non mais c'est rien... Je... Il y a des gens vachement plus doués que moi, hein... Et puis... Je joue jamais... en public... Ca me fait perdre tous mes moyens. Un jour, ma mère a voulu que je joue devant des amies d'enfance qu'elle avait invitées pour le thé. Je me suis... ridiculisé. Et je lui ai fait honte... Enfin... Je crois..."
Il ajouta pour nuancer son propos.
"Enfin... Je te suis reconnaissant pour le compliment, hein. C'est juste que... J'ai pas vraiment l'habitude d'en recevoir. Et... J'aime pas trop me faire remarquer..."
Il ajouta pour détourner la conversation et mettre fin au malaise qu'il sentait poindre en lui.
"Et du coup? C'est quoi ta matière préférée? Tu t'es inscrite à un club? Est-ce qu'il y a un garçon ou une fille de notre maison qui a attiré ton intérêt?"
259 mots
@Lise Blackburn
Sa mère lui avait montré toute son enfance à quel point une femme pouvait à la fois être brillante, belle, forte et indépendante. Il goûtait donc assez mal les blagues misogynes et les comportements qu'il assimilait à une masculinité toxique.
Archibald n'avait pas l'habitude de recevoir des compliments. Il rougit donc très fort et se mit à balbutier en reposant son luth comme s'il lui brûlait les doigts
"Je... Non mais c'est rien... Je... Il y a des gens vachement plus doués que moi, hein... Et puis... Je joue jamais... en public... Ca me fait perdre tous mes moyens. Un jour, ma mère a voulu que je joue devant des amies d'enfance qu'elle avait invitées pour le thé. Je me suis... ridiculisé. Et je lui ai fait honte... Enfin... Je crois..."
Il ajouta pour nuancer son propos.
"Enfin... Je te suis reconnaissant pour le compliment, hein. C'est juste que... J'ai pas vraiment l'habitude d'en recevoir. Et... J'aime pas trop me faire remarquer..."
Il ajouta pour détourner la conversation et mettre fin au malaise qu'il sentait poindre en lui.
"Et du coup? C'est quoi ta matière préférée? Tu t'es inscrite à un club? Est-ce qu'il y a un garçon ou une fille de notre maison qui a attiré ton intérêt?"
259 mots
@Lise Blackburn