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Lorsque Awstin tourne les yeux vers le Poufsouffle dans son dos, Constance ne peut s'empêcher de suivre son regard et lance un bref regard par-dessus son épaule. Le grand blond a le regard ancré sur le gryffon et le léger signe entendu vers ce-dernier indique facilement une certaine complicité.
Se mordillant machinalement la lèvre, la châtaine se demande un furtif instant - alors que ses prunelles se reportent sur le visage d'Awstin - si son aîné ne minimisait pas la situation. Bah ! Il a l'air sincère, il m'demande même si moi j'ai pas quelque chose de prévu !

Secouant le menton négativement, Constance articule un nouveau mince sourire embarrassé.
- Non non, t'inquiète, j'ai du temps devant moi donc si tu es okay... ben, on peut... j'sais pas, aller s'poser quelque part pour être plus... à l'aise ? Parc'que, j'veux pas faire la rabat-joie mais on est en plein milieu du couloir, ajoute-elle en glissant un regard de côté, le comique de la situation la frappant.
- Ça t'dis qu'on... qu'on descende ? On pourrait s'poser dans la Cour d'la Tour ou... dans l'Parc si tu préfères ?

Elle proposerait bien un banc dans un couloir au hasard mais avec tous les regards et oreilles indiscrètes, elle ne voulait pas attirer l'attention. Faudrait pas que des gens s'imaginent des trucs.
- Après, j'veux pas t'forcer hein... Si t'avais prévu un truc avec... reprend-t-elle en espérant que le gryffon lui assure qu'elle se fait des idées et butant sur le prénom de son aîné qui lui échappait toujours. Zut, rosit-elle, honteuse de ne pas se remettre le prénom de son camarade de maison, bref, c'est seulement si c'est okay pour toi.

281 - à mon tour :sweatingbullets: merci pour ta patience ! Si Awstin acquiesce, tu peux considérer que Constance lui emboîte le pas pour le suivre vers un coin tranquille.

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Un petit sourire s'étire sur mon visage. C'est vrai qu'on donne l'impression d'offrir à Poudlard une scène de ménage, et un peu d'intimité ne serait pas de trop. Je hoche la tête suite à la proposition de Constance. Aller dehors nous fera sans doute du bien, l'air frai aidera peut-être à apaiser les choses.

- Avec Aspen ? dis-je en voyant que son nom lui échappe. Ne t'inquiète pas, il comprendra.

Je me dirige vers Aspen, qui lève ses yeux vers moi, légèrement inquiet. Un petit sourire s'affiche sur mon visage tandis que je le rassure.

- On va aller parler un peu dehors, j'espère que ça te dérange pas ?

Le Poufsouffle fait non de la tête et m'offre un sourire d'encouragement tout en prenant ses affaires dans les mains.

- Aucun problème, au contraire. Après quelques secondes d'hésitation, il reprend. Je pense aller dans la bibliothèque, si jamais tu me cherches un peu plus tard.

- Je te rejoindrais.

Il m'offre un sourire avant de disparaitre au détour d'un couloir. Je me tourne vers Constance et lui fais signe de me suivre.

- Désolé pour ce petit contre temps. La cours de la tour de l'horloge, ça te va ?

Nous nous dirigeons vers le lieu en question. L'air frai me donne du courage pour essayer de recoller les morceaux fragmentés de cette amitié. Je me tourne vers la Poufsouffle.

- Humm, j'avoue que je ne sais pas forcément comment procéder, j'avoue tout en réfléchissant en regardant le ciel gris. J'pense qu'il y a pas forcément de bonne façon de faire, donc je propose qu'on mette juste quelques règles en place. On ne s'énerve pas, on tente de ne pas accuser l'autre pour X ou Y raisons, on reste respectueux et on tente de comprendre l'autre sans juger. Ca te va ? T'as peut-être d'autres trucs à ajouter ?

Puis, après sa réponse, je reprends.

- Est-ce que tu veux commencer à parler ? Ou tu préfère que se soit moi ? Je n'ai pas de préférence.

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Ah, Aspen. Oui, voilà.
Petit acquiescement de la part de Constance qui suit alors du regard le Gryffon alors qu'il s'approche du blond.
Quelques mots échangés entre les deux adolescents qui ne sont pas parvenus jusqu'à ses oreilles mais le fait que le Poufsouffle se montre souriant et tourne les talons indique à la châtaine qu'elle n'a pas provoqué d'ombrage entre les deux amis. Tant mieux.
Petit signe à son intention de la part d'Awstin et hop, Constance s'empresse d'acquiescer et de lui emboîter le pas, coulant de temps en temps un furtif regard à son intention.

C'était une bonne chose que le garçon soit okay pour ouvrir le dialogue. Elle se sentait un peu plus légère que tout à l'heure alors qu'elle tentait d'attirer son attention et qu'il la fuyait. Oui, elle avait bien fait d'insister, cette fois-ci.
Les deux élèves pénètrent donc sous le cloître donnant dans la cour de la Tour et l'air frais la fait brièvement frissonner - bien qu'elle tente de faire comme si de rien n'était, coulant un regard alentours avant de se refocaliser sur son ancien tuteur.
Un petit sourire mi amusé mi-gêné nait sur ses lèvres lors de l'aveu de son aîné. Oui, ce n'était jamais aisé d'entamer une conversation comme celle-ci : là où les mots pouvaient autant causer du tort qu'en réparer. Frottant une tâche imaginaire au sol de la pointe de sa chaussure, Constance entrouvre les lèvres dans une tentative de "début" mais les mots lui manquent, indubitablement.

- J'pense qu'il y a pas forcément de bonne façon de faire, donc je propose qu'on mette juste quelques règles en place. On ne s'énerve pas, on tente de ne pas accuser l'autre pour X ou Y raisons, on reste respectueux et on tente de comprendre l'autre sans juger. Ca te va ? T'as peut-être d'autres trucs à ajouter ?

Les prunelles rivées au visage du gryffon, Constance écoute attentivement cette proposition qu'elle juge d'emblée sensée - et qui la rassure tout de même car cela impliquait qu'Awstin était véritablement volontaire pour que tout se passe dans le calme et qu'il ne prévoyait pas de rejeter d'emblée tout ce qu'elle pourrait dire. Acquiesçant, par conséquent, Constance finit par souffler quelques mots d'une voix un peu intimidée :
- Non non, ça m'parait bien, j'pense pareil.

- Est-ce que tu veux commencer à parler ? Ou tu préfère que se soit moi ? Je n'ai pas de préférence.
Euh...
Bon, après tout, la conversation avait déjà débuté, Awstin avait tout de même énoncé les "règles" de base pour que tout se passe "bien" donc... Constance voyait ces questions comme une façon de lui renvoyer la balle. C'était désormais à elle d'ouvrir la bouche. C'était c'que j'voulais à la base, non ? En venant l'voir. Calmer le jeu et qu'on parle de tout ça pour que tout redevienne comme avant.

Inspiration profonde, expiration. Constance hoche positivement et indique :
- Vu qu't'as proposé les "règles", j'pense qu'j'peux continuer. Euh... par où commencer, s'embarrasse-t-elle d'emblée en baissant les yeux, frottant à nouveau le sol du bout de son soulier. Bon, alors, le commencement. (nouvelle inspiration pour se donner du courage) Je... Ben, comme tu l'sais, tout a commencé avec cette pétition avant l'été. Euh... c'était une pétition lancée par je-sais-pas-qui. Et... euh... ben ça parlait d'égalité. Parc'que, comme tu l'sais, ben... la situation politique actuelle... elle n'est pas ouf. Et, euh, mine de rien elle nous... touche ? Parc'qu'après tout, cette stupide guéguerre sur les statuts de sang, ça va jusqu'entre les murs d'Poudlard. Tu vois. Et... j'ai jamais eu l'impression que tu donnais raison à tout ça. J'veux dire, j'ai jamais eu l'impression qu't'avais un problème avec les... gens comme moi.

Pourquoi est ce que c'était si difficile ? Du cran bon sang ! J'n'ai pas à avoir honte ! Si j'continue comme ça, j'donne raison à ces idiots de suprémacistes ! Awstin n'est pas l'un d'entre eux. N'est ce pas ? J'sais pas pourquoi il voulait pas signer cette pétition d'il y a plusieurs mois mais il y a forcément une explication. Bref.
- J'veux dire, j'suis née-moldue, articule-t-elle en relevant le menton, plantant à nouveau son regard dans celui d'Awstin. Et j'ai pas à en avoir honte. J'suis fière d'être la fille de mes parents et le sang qui coule dans mes veines n'a rien à voir avec ma valeur ou c'que je suis capable d'accomplir plus tard. Faut voir Judith, elle est devenue une dragonologiste émérite. Et elle est comme moi, une née-moldue. Et perso, j'ai jamais eu l'impression que tu n'étais pas d'accord avec ça, appuie-t-elle avec un regard entendu. Pourtant, ce jour-là... quand... quand il y a eu cette... pétition ? Qui prônait l'égalité, tu vois, l'accès égalitaire aux écoles... ben pour moi... euh... ça allait de soit que tout l'monde allait signer, tu vois. Et quand j't'ai vu et que... tu n'as pas signé... ça m'a... (regard qui dévie, crainte que Awstin prenne mal son propos) j'me suis sentie... j'ai pas compris. Et j'ai ressenti d'la... déception parce que... ben tu vois... c'était un peu comme si... comme si... euh... (inspiration) pour moi, lire cette pétition et pas la signer, ça signifie que... ben la personne n'y croit pas, ne partage pas l'idée écrite.

Le regard bien ancré sur ses chaussures, Constance se sentait petite - comme une petite fille. Elle croyait en ce qu'elle venait de dire. Elle n'avait pas honte de ce qu'elle était. Pourtant, elle ne voulait pas se fâcher avec Awstin, elle voulait juste comprendre. Et être rassurée sur un point : Awstin, il n'avait pas de problème avec le fait qu'elle ait des parents non-sorciers, n'est ce pas ? Awstin, il ne croyait pas qu'elle n'était pas légitime pour entrer dans n'importe quelle école supérieure de son choix ? Elle ne pouvait pas s'être fourvoyée à ce point. Elle avait toujours pensé qu'il était un garçon ouvert d'esprit, hyper sympa et patient. Il y avait forcément une raison pour laquelle il n'avait pas signé. Forcément. Oui, mais laquelle ?

925 - @Awstin Winster :cute:

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J'hoche simplement la tête et me prépare à écouter Constance calmement. Je lui fais un petit sourire pour l'encourager. Mais je comprends qu'elle ne sache pas par où commencer : c'est assez dur, car on a peur de faire un pas de travers et tout gâcher. Mais je suis sûr que, cette fois, on va réussir à s'exprimer correctement. Je masque avec aisance mon envi soudaine de la couper pour dire que jamais je n'avais été du côté des pro-sang pur. J'aurais tout mon temps après pour le dire, même si ça me coûte de laisser passer ça, comme si elle avait complètement raison sur ce point. Mais je me rappelle des règles, et me mords discrètement la langue pour contenir le flot de parole qui menace de se déverser de ma bouche. Mais je vois que Constance a du mal à sortir tout ça, et ça me calme un peu, car je sais qu'au fond elle ne veut pas me blesser ni me faire porter le chapeau. J'attends un instant d'être sûr qu'elle a fini pour prendre à mon tour la parole.

- Que tu sois né-moldue, sang-mêlé, licorne, je m'en fiche complètement, dis-je d'une voix douce. Vraiment. Je trouve même que les moldus sont passionnants. T'as vu tout ce qu'ils sont capables de faire sans magie ? Enlève sa baguette à mon frère et il sera incapable de faire quoi que se soit ! T'as pas à avoir honte de ton sang. Les gens qui disent le contraire sont complètement débiles. C'est un truc complètement abstraits, car si on remonte dans les arbres généalogiques, je suis sûr qu'on trouve des moldus partout. Avant les sorciers, y avait bien quelque chose d'autre.

Je prends un instant pour essayer de mettre des mots sur mes émotions.

- Je voulais signer. Je voulais vraiment signer, car je trouve aussi que cette guerre est stupide. Le problème, c'est que même si je suis sang-pur, ça veut pas dire que je peux faire tout ce que je veux. Ma famille est très conservatrice. Elle a déjà eu du mal à accepter que je sois un Gryffondor, tu vois le genre ? dis-je en passant une main dans mes cheveux avec un petit sourire triste. Mon père est journaliste. Si j'avais signé cette pétition, si elle a été envoyé à l'ISDM, il l'aurait forcément appris. Et je t'assure qu'il aurait pas apprécié du tout, je me serais pris un savon. De lui, de ma mère, de mon frère, et je te parle pas des grands-parents qui m'aiment pas trop car j'entre pas dans le moule... Et j'ai pas envie d'être encore plus rejeté par ma famille. J'ai pas envie de devenir un étranger à ma propre famille, et même si signer cette pétition n'aurait pas eu des effets aussi grands, ça aurait été ajouté à la liste des choses que je fais pas bien. Je comprends que se soit dur pour les né-moldus de se faire entendre, mais c'est pas forcément plus simple pour les sang-pur qui vous soutiennent, car la pression familiale est énorme. Toi, jamais tes parents auraient été déçu que tu sois à Poufsouffle plutôt que Serdaigle, non ? demandai-je pour essayer de la mettre à ma place. Jamais tes parents n'arrangeraient un mariage pour toi, jamais ils ne conditionneraient tes études. Jamais ils ne planifieraient ta vie de A à Z sans ton avis. Certaines familles de sang-pur font tout ça. On est aussi victime. Pas de la même chose bien sûr, pas au même niveau. Mais le truc c'est que tout ça, tout ce que les sang-pur subissent, bah on en parle jamais car ça reste cloisonné à la famille. Les apparences avant tout, tu vois le genre ? On veut pas que les choses qui pourraient faire scandale se sachent. Alors on se tait. Pourtant, tout le monde dans les cercles de sang-pur savent se qui se passent. Mais d'un accord tacite, ils font comme s'ils ne savaient pas.

Je prends un instant pour respirer.

- J'dis tout ça, mais c'est vraiment pas pour que tu me plaigne, ou pour que tu te sens coupable de quoi que se soit hein, dis-je en tentant de croiser le regard de Constance. Elle n'y est pour rien, je veux simplement dire les choses. Elle ne sait sans doute pas ça, et il faut qu'elle se rende compte qu'être sang-pur n'est pas toujours une chance. Je comprends totalement que t'es ressenti tout ça. C'est juste dur pour moi de signer ou m'engager pleinement dans cette cause.

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- Que tu sois né-moldue, sang-mêlé, licorne, je m'en fiche complètement.
Je ne me suis pas trompée à son sujet. Une vague de soulagement déferle en Constance et ses yeux s'agrandissent de joie bien qu'elle ne prononce pas un mot - pas le temps, Awstin semble savoir ce qu'il a à dire. Les mots qui sortent de sa bouche montre combien il n'a aucun problème avec les non-sorciers et d'ailleurs il marque un point : sans catalyseur, est ce que beaucoup de sorciers savent se débrouiller par eux-mêmes ? Peut être, mais à défaut d'être une majorité, ce n'est pas une minorité non plus. C'est kiff-kiff quoi.
- Les gens qui disent le contraire sont complètement débiles.
On est d'accord ! Complètement lobotomisés par le Consillium et les familles "suprémacistes".
- Si on remonte dans les arbres généalogiques, je suis sûr qu'on trouve des moldus partout.
Ça, j'sais pas mais ça vaut l'coup de s'renseigner. La génétique, j'm'y connais pas du tout. Est c'qu'on a même une section dessus à la Bibli ?

- Je voulais signer. Je voulais vraiment signer, car je trouve aussi que cette guerre est stupide. Le problème, c'est que même si je suis sang-pur, ça veut pas dire que je peux faire tout ce que je veux. Ma famille est très conservatrice. Elle a déjà eu du mal à accepter que je sois un Gryffondor, tu vois le genre ?
Constance fronce légèrement les sourcils, sans prononcer un mot tellement son esprit la bombarde de questions : comment ça tu n'peux pas faire c'que tu veux ? Attends, d'où que le fait de venir d'une famille de soi-disant "sang-pur" ça t'empêche de croire en tes propres idées ? T'es en train de dire que toutes les familles de "sang-pur" sont lobotomisées ? Parc'que j'pense pas en fait. Toutes les familles "sang-pur" n'ont pas un problème avec les gens comme moi. Faut pas mettre tout l'monde dans l'même sac.

- Mon père est journaliste. Si j'avais signé cette pétition, si elle a été envoyé à l'ISDM, il l'aurait forcément appris. Et je t'assure qu'il aurait pas apprécié du tout, je me serais pris un savon. De lui, de ma mère, de mon frère, et je te parle pas des grands-parents qui m'aiment pas trop car j'entre pas dans le moule... Et j'ai pas envie d'être encore plus rejeté par ma famille.
Donc quoi, par peur de t'faire passer un savon, tu préfère taire tes convictions ? Mais tu sais qu'en disant rien, c'est un peu comme si tu joignais le camp des stupides suprémacistes ? Qui ne dit mot consent, non ?
La déception et la frustration lui piquent la gorge et Constance bat des paupières en essayant de réprimer autant que possible cette vague d'amertume. Tais-toi et écoute. Respire. Respire. Pense aux règles. Pense aux règles. Garde l'objectif en tête : comprendre ce qu'il en est et résoudre tout "ça".

- Je comprends que se soit dur pour les né-moldus de se faire entendre, mais c'est pas forcément plus simple pour les sang-pur qui vous soutiennent, car la pression familiale est énorme. Toi, jamais tes parents auraient été déçu que tu sois à Poufsouffle plutôt que Serdaigle, non ?
Purée. Non mais sérieusement ? Tu compares la situation des nés-moldus à la pression familiale ? Ta pression familiale, elle t'emp- Non, on inspire, on expire. On écoute. On a chacun notre version de l'histoire, nos propres ressentis mais... fuck quoi !? Non, ses parents s'en fichaient de laquelle Maison elle allait être répartie. Sa mère connaissait le processus vu que sa soeur était passée par là mais elle ne lui avait rien dit et quand elle a su qu'elle était à Poufsouffle, elles'était montrée sereine, comme si elle s'y attendait. "La maison qui prône l'altruisme, la loyauté et la persévérance, pourquoi ça ne m'étonne pas ?" Voilà ce qu'elle avait dit à Constance.
Awstin semble attendre une réponse de sa part, aussi Constance se contente d'un maigre sourire poli. "Non ils n'auraient pas été déçus. Enfin, j'crois pas."
Maman, t'aurais pensé quoi si j'finissais dans la même maison que ta soeur ?

- Jamais tes parents n'arrangeraient un mariage pour toi, jamais ils ne conditionneraient tes études. Jamais ils ne planifieraient ta vie de A à Z sans ton avis. Certaines familles de sang-pur font tout ça. On est aussi victime.
Soudain, la situation change, bascule et Constance se prend de plein fouet la frustration, l'amertume et le ressentiment de son aîné qui lui relate certains faits qui pour elle dataient d'un autre temps. Tout d'un coup, elle sentit tour à tour de la surprise, de l'effroi, l'envie de nier, de dire qu'il ne fallait pas exagérer... mais la voix du garçon semblait être imprégnée de sincérité. Est ce qu'Awstin était, enfin se "considérait" comme, victime de ses parents ? D'un système abusif sur de nombreux aspects ? Ou bien essayait-il de minimiser la situation des gens qui, comme Constance, n'avait pas de parents sorciers et par conséquent pas le droit de choisir sans concession son avenir ?

- Pas de la même chose bien sûr, pas au même niveau, tente-t-il d'assurer. Mais le truc c'est que tout ça, tout ce que les sang-pur subissent, bah on en parle jamais car ça reste cloisonné à la famille. Les apparences avant tout, tu vois le genre ? On veut pas que les choses qui pourraient faire scandale se sachent. Alors on se tait. Pourtant, tout le monde dans les cercles de sang-pur savent se qui se passent. Mais d'un accord tacite, ils font comme s'ils ne savaient pas.
"Subissent", "cercle de sang-pur", "cloisonné", "apparences", "scandale". Tous les mots du Gryffon la griffaient, la brûlaient et Constance restait là, silencieuse car c'est ce qu'on attendait d'elle. Qu'elle écoute en silence, qu'elle laisse Awstin vider son sac.
Elle ne pensait pas que cette façon de faire, si elle existait, était aussi... généralisée. C'était un système abusif qui faisait plus penser à de l'élevage d'animaux que de familles - afin d'obtenir les plus "beaux" spécimens possibles. Mais ces familles, elles connaissaient la valeur de l'amour, non ? Awstin était un garçon souriant, confiant, assuré et ne semblait pas - de prime abord - malheureux et la châtaine avait beau tenter de triturer sa mémoire, elle n'avait pas souvenir depuis ces trois dernières années d'avoir vu Awstin "mal". C'était la première fois qu'il lui parlait de tout cela. En même temps, même s'ils s'entendaient bien, ils ne "traînaient" pas ensemble au quotidien, ils n'étaient pas proches au point de se raconter les choses qui leur pesaient en silence. "Les apparences avant tout", n'est ce pas.
Déglutissant, Constance se sent... comme hors de ses souliers. Trop d'informations. Trop d'émotions et de pensées qui la parcouraient.
"Cercle de sang-pur". Alors c'est ça ? Une sorte de séparation sociale, invisible mais immuable. Peut être que le jeune homme méprisait ce système, en souffrait d'une manière ou d'une autre, cela Constance ne le remettait pas en cause - trop de détails qui empêchait toute remise en question du propos ou de ce que le Gryffon ressentait - mais les faits restaient les mêmes : il avait beau ne pas cautionné ce système, il en faisait partie. Et peut être que ce n'était pas sa mission d'ouvrir la porte sur les coulisses de ce système abusif mais n'était-ce pas la sienne d'être heureux et en phase avec ses convictions, dans ses actes ?

- J'dis tout ça, mais c'est vraiment pas pour que tu me plaigne, ou pour que tu te sens coupable de quoi que se soit hein
Comme seule réponse, Constance secoue lentement son visage, son regard partant retrouver la parfaite silhouette de ses souliers. Elle ne se sentait pas coupable. Elle n'y était pour rien de l'existence de ce système abject. Et, en soi, elle était désolée que Awstin se sente piégé au sein de sa propre famille. Alors, comme ça, il était déjà destiné à épouser quelqu'un ? Ses études après Poudlard et son parcours futur étaient déjà planifiés ? Et elle qui croyait qu'il avait choisi lui-même sa filière. Mais du coup, le fait qu'il ai rejoint les cheerleaders de la Chevalerie Écarlate, ses parents étaient-ils au courant ? Qu'en disaient-ils ? Vu ce qu'il lui avait raconté, la châtaine se fit la réflexion que les parents d'Awstin n'étaient sûrement pas au courant. Élitistes comme il les avait dépeint, ils s'imaginaient sûrement qu'il était un super joueur de Quidditch.

- Je comprends totalement que t'es ressenti tout ça. C'est juste dur pour moi de signer ou m'engager pleinement dans cette cause.
Se mordillant les lèvres, la Poufsouffle réfléchit. Spontanément, elle a envie de lui rétorquer du tac-au-tac ses quatre vérités : que se conformer à ce qu'attend sa famille, brimer ce qu'il pense, ce qu'il ressent, cela lui attire peut être aucun tort par rapport à ses parents etc mais... c'est hypocrite, c'est malaisant et ça ne finira pas bien. C'est la voie de la facilité.
Pourtant, l'adolescente se retient car elle sait. Elle sait que si elle fait cela, alors elle anéantira l'équilibre précaire sur lequel ils se tiennent tous les deux. Chacun sur son bord, le plateau de leurs vérités oscillant dangereusement sur la corde des conséquences.
D'un côté, elle ne pouvait pas capituler, dire que d'accord, elle comprenait et "okay, ça marche, on n'en parle plus, désolée blablabla". Non, elle ne pouvait pas. Ce serait mentir et elle se le refuse. Mentir est comme une entaille que l'on se fait à soi-même.
D'un autre côté, elle ne pouvait pas non plus lui dire d'agir, de sortir de sa zone de confort et clamer ce qu'il pensait haut et fort. Ça, elle le sentait, ça ne passerait pas.
Qu'est ce qui est le plus important ? Dire la vérité - et assumer les conséquences - ou... choisir la voie de la facilité et mentir. Hum.
Au fond, elle savait ce qu'il fallait qu'elle fasse. Elle devait choisir ses mots. Prudemment et avec précision. Mais cela, ce n'était pas son "fort". Enfin, pas à chaque fois. Et là, ils n'étaient pas en terrain glissant, sur une pente savonneuse ou que sais-je. Elle a tout simplement l'impression d'être au bord d'un précipice. Chacun tenant le bout d'une passerelle himalayenne. Arriveraient-ils à rassembler les deux bouts ? Et faire en sorte que cette passerelle soit franchissable à nouveau ? Bref, était-elle capable de trouver les mots ?

Les secondes s'égrenaient et le silence les enveloppaient, Awstin attendant visiblement une réponse de sa part. Lentement, Constance relève ses prunelles noisette vers lui. Comme l'impression d'osciller au-dessus du vide. Ne pas tomber. Ne pas tomber.
Inspiration. Expiration.
- Je suis désolée. Je ne savais pas que tu... subissais tout ça. Je... (inspiration) je pense que ça doit être difficile à vivre au quotidien et ça n'est pas juste. Ça ne devrait plus exister, ce genre de système où les enfants sont élevés comme... des animaux. des poupées, des marionnettes. On est au 21ème siècle quoi. Et je pense que... qu'il faudrait lever le voile sur ça. J'veux dire, c'est pas quelque chose d'anodin, c'est pas correct, c'est pas "okay", pas du tout même.
Déglutissant, l'adolescente à l'impression de s'embourber, ou plutôt de perdre pied. La chute semble si inévitable. Ses méninges peinaient à trouver la bonne tournure pour exprimer ce qu'elle désirait sans braquer Awstin.
- J'imagine que l'idée d'oser sortir du moule doit être... effrayante. En fait, c'est sûr, c'est effrayant car les conséquences peuvent intimider. Mais... est ce que l'objectif ne vaut pas de... de... sortir du sentier "confortable" ? Est ce que cela serait si terrible d'assumer, librement, ce qu'on pense ? Est ce que tu penses vraiment que tes parents t'en voudraient à ce point, t'aimeraient moins ? Ça, ça me parait difficile à imaginer. J'ai envie de croire que tes parents t'aiment, malgré... qu'ils partagent l'opinion du Conseil. [des Sorciers] Je ne veux pas que tu te méprennes : je t'ai entendu. J'ai compris que tu te sens piégé dans un système abusif. Et j'en suis désolée. Mais... erm... est ce que tu n'as pas envie de pouvoir librement être toi-même ? (Constance darde son regard dans celui de son aîné, sincère et tout sauf vindicative) J'espère que tu ne prends pas mal, ce n'est pas mon intention. Désolée si mes mots sont pas... ouf.

1664 :eyes:

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Wouah. Je viens tout juste de vider mon sac comme jamais. Je ne me souviens pas d'avoir déjà fait ça une seule fois dans ma vie. Je me sens bizarre. Vide. J'ai envie de me terrer au fond d'un trou, de pleurer, de m'allonger sur le sol et regarder le plafond en silence. J'ai peur. J'aime pas donner mon avis aussi résolument. Surtout face à Constance. Pas que je ne lui fasse pas confiance, mais on a tous les deux des visions bien différentes, et j'ai pas envie de me lancer dans un débat houleux aujourd'hui. Mais bon, c'est peut-être trop tard pour dire ça. Je serre les lèvres et les poings, tente de garder mon calme. Ne pas paniquer, rester calme et serein. Comme à la maison. Servir la soupe. J'attends avec un calme apparemment que Constance prenne la parole, découvrir si elle va comprendre mon point de vu ou non. Et finalement, elle comprend. Mon corps de détend et je me rends compte que j'étais terriblement crispé. Je n'ose pas la couper, je ne veux pas le faire, alors j'hoche simplement la tête pour exprimer mon accord avec ses propos.

Le moule. Les parois semblent faites de béton. Trop dur, trop difficile à casser. Et pourtant, je sais que Constance à raison. Il faut l'envoyer voler en éclat. Ca me permettrait d'enfin être moi, d'enfin embrasser complètement sans peur ni crainte mon identité. Mes opinions. Mes relations. Mais ça semble si dur. Qui pour me soutenir dans ce terrible chemin ? Deryn, peut-être, mais pas frontalement. Dorra, mais elle ne pourra rien faire mis à part me soutenir. J'ai pas envie de commencer ce processus qui va me faire souffrir et changer. Je veux pas grandir. J'ai pas de courage.

- Si... dis-je d'une voix presque inaudible. Si, je veux être libre. Mais...Je sais pas par où commencer. Je veux pas me retrouver seul...

Avaler la boule dans la gorge. La faire taire. Relever la tête et afficher une expression neutre. Pourtant, j'ai bien envie d'aller me rouler dans ma couette et pleurer jusqu'à me plus avoir de larmes en stock. Il n'y a pas de guide sur comment se libérer des attentes familiales sans trop faire de vague, et c'est bien dommage.

- Mais oui, je veux le faire. Faut juste...Trouver comment s'y prendre. Et être prêt à subir les conséquences.

vraiment désolée pour le retard ! :wry:

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Fuis-moi, je te suis A.W PNJ
Les yeux dans les yeux, les deux adolescents étaient pris au cœur d'un inextricable nœud de dilemmes. D'un côté la née-moldue, qui n'avait pas honte de ses origines, qui était ouvertement anti-Conseil et sa politique ségrégationniste ; de l'autre, son aîné, qui venait d'une famille aisée sorcière mais qui ne partageait pas forcément la vision de celle-ci - pro Conseil - sans pour autant oser l'assumer pleinement. Chacun avait sa propre expérience de vie, vécu ses tourments et ses craintes.

Peut-être était-elle naïve de croire qu'un jour le monde sera meilleur, qu'un jour la Guerre entre les deux communautés verra sa fin. Peut-être même qu'elle ne sera plus de ce monde ce jour-là. Mais s'il y avait une chose de sûre c'est que Constance ne comptait pas rester là les bras ballants, à taire ses convictions et ne pas faire sa part pour participer au changement. Ce que cela pouvait être frustrant de découvrir que quelqu'un partage vos convictions mais par crainte des répercussions, n'agit point. Pour autant, la Poufsouffle éprouvait de l'empathie pour le Gryffon engoncé dans son carcan d'obligations. Beaucoup de barrières, notamment familiales mais surtout mentales. La famille, c'est important. Et Constance serait la première à le dire. La sienne avait une part importante dans sa vie. Elle s'estimait soudain chanceuse - même si jusque là, elle trouvait ça "normal" - que ses proches représentent un cocon, un refuge et non pas un amoncellement de pressions.

Awstin lui montrait une facette de lui, de sa vie, qu'elle ne soupçonnait pas et, bien qu'elle supposait sans mal que cela était loin d'être agréable pour lui, cette révélation était aussi poignante qu'instructive. L'aveu du bout des lèvres du garçon fini par l'ébranler tout à fait.
" Je veux pas me retrouver seul..."
Une boule dans la gorge, Constance laisse cette phrase s'appesantir sur ses épaules, s'ancrer dans sa peau. " Je veux pas me retrouver seul..."
Mais pourquoi tu dis ça ? T'as des amis ! T'as des amis, non ? J'suis sûre qu'il y en a auprès de qui tu peux te confier comme là, maintenant. Non ?
En même temps, si Awstin avouait cela avec une tristesse sans nom imprégnant sa voix, c'était peut être parce qu'au fond de lui, il n'était pas sûr de voir qui était digne de confiance pour ce genre de situation. Qui sait, vu ce qu'il venait de raconter, sa situation pouvait être vécu par d'autres élèves, d'autres camarades, d'autres amis même. Le scandale. La peur du scandale. La peur de décevoir, de blesser, de créer davantage de tensions familiales. Voilà ce qu'il ressentait et ce que peut être d'autres ressentaient. Un véritable cercle vicieux.
Le Gryffon avait baissé la tête et Constance secouait la sienne malgré elle, les mots se coinçant dans sa bouche. Mais... mais... dis pas ça hein. J'suis sûre que... J'suis sûre que tu peux compter sur des amis... Pis, regarde, la pétition, elle a été signée par plein de monde. T'es pas seul. T'penses que t'es seul, mais t'es pas seul.

Finalement, une main se lève, franchit le maigre espace qui les sépare. Une main qui se tend comme un soutien, comme une envie de rassurer, d'apaiser, de montrer à l'autre qu'il est vu, entendu, compris... Pour autant, la main de Constance s'arrête à deux centimètres du bras de son aîné. Pas certaine de comment ce geste sera interprété.
- Mais oui, je veux le faire. Faut juste...Trouver comment s'y prendre. Et être prêt à subir les conséquences.

La châtaine déglutit. Était-ce son imagination ou percevait-elle un soupçon de résignation ? A moins que ce fus une tentative de... courage ?
- Tu n'es pas seul Awstin.
Sa voix était ténue, l'émotion serrant trop sa gorge. Inspiration, expiration.
- Tu n'es pas seul Awstin, répète-t-elle d'une voix plus assurée. Toi-même tu l'a dit : ce que tu vis, tu n'es pas le seul à le vivre. Tu crois que tu es le seul à te sentir si démuni par rapport, tu vois, toute cette pression ? Je ne le crois pas. Et ici, à Poudlard, tu as des amis. J'suis sûre, oui, qu'il y en a parmi eux pour te soutenir. En tout cas... (se pince la lèvre, indécise de comment le brun allait prendre la chose) moi, je suis prête à te soutenir.
La main qui était revenue vers son buste quelques secondes plus tôt comme un ressort trop tendu, s'étendait à nouveau, hésitante. Lentement, elle finit par la poser doucement sur l'avant-bras du garçon.
- J'sais pas trop comment t'aider, concrètement, mais... vraiment, je suis là si tu as besoin de soutien. C'est en se tenant les coudes, tous ensemble, qu'on pourra aller plus loin. Qu'on pourra briser les tracas, les pressions, les injustices.
Cette gigantesque prison au plafond de verre, ils pouvaient l'exploser en éclats. Ensemble.

783 - @Awstin Winster merci pour ta patience :pray:

6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

Fuis-moi, je te suis A.W PNJ
Me voilà dans une position que je n'apprécie pas. Vulnérable. Faible. Petit. Je déteste parler de cet aspect de ma vie. A quoi bon ruminer le négatif, quand on peut se pencher sur ce qui va bien, sur ce qui nous met de bonne humeur et nous fait avancer ? Et s'ouvrir, bien sûr, il le faut pour ne pas faire pourrir nos combats intérieurs, mais à qui, comment ? Quand le sujet est aussi politisé, aussi complexe et personnel que cela, on ne veut, on ne peut pas en parler à n'importe qui. On n'arrive même pas, parfois, a y réfléchir. Je ne veux pas réfléchir à certains de mes sentiments, par peur de les comprendre. Par peur de découvrir qui je suis, et de me rendre compte que la réalité est dure, terrible et compliqué. Au final, on retourne toujours au même point. La peur. Sous toutes ses formes. Et tout le monde à des peurs, des phobies différentes. Pour l'un, la peur des araignées va sembler stupide, mais celle du vide insurmontable. Pour l'autre, ça sera l'inverse. Aucune peur est plus logique, justifiable qu'une autre. Un ressenti est un ressenti qui mérite d'être entendu. Si quelque chose a assez de force pour nous blesser ou nous terrifier, il ne faut pas le traiter comme dérisoire.

Et Constance semble l'avoir compris. Pas du premier coup, bien sûr, mais avec le temps, le recul, les explications, on découvre un point de vu dont on ne soupçonnait pas l'existence et on voit que le monde n'est pas manichéen. Bien sûr, certains souffrent plus que d'autres, mais la souffrance est partout.

Mes yeux sont fixés au sol, même quand Constance parle. Je ne veux pas qu'elle voit les larmes qui roulent sur mes joues. Je ne pleure pas, ou peu. Je suis le garçon joyeux. Rigolo, bavard, souriant. Je ne pleure pas. Pourtant, ici, je ne peux rien faire. Ses mots me touchent. Je suis comme libéré. Si elle, elle peut comprendre, même si elle ne l'a jamais, et ne le vivra sans doute jamais, alors tout le monde peut comprendre, non ? Et ça prouve que je ne dramatise pas ma vie, que j'ai la légitimité de ressentir ce que je ressens.

Sa main se pose sur mon avant bras. La mienne ne tarde pas à la couvrir doucement, comme pour montrer que je suis avec elle, que je l'entends, la comprends, et la remercie du plus profond de moi. Je ne peux pas fuir son regard indéfiniment, alors, de ma main libre, j'essuie grossièrement mes larmes et redresse mon visage, mouillé. Et un petit sourire se dessine. Discret. Le genre de sourire que je ne fais pas souvent, moi qui souris toujours pleinement, avec joie et assurance. Un sourire discret, intime et plein de sens. Puis ce mot, simple, mais pourtant plein de sens et terriblement profond.

- Merci.

Merci de m'avoir ouvert les yeux. Merci de m'avoir écouté, merci de m'avoir éclairé et compris. Merci d'être mon amie et de vouloir te battre pour moi, pour nous, pour l'égalité et la justice.

Je suis terriblement désolée pour le délai ! :wry: Mais ce RP m'avait tellement manqué, j'adore l'écrire et le lire, merci de le partager avec moi ! <3

7A - Filière spéciale option sortilèges
Couleur RP : #ed6728 - Rédacteur-en-Chef - Gryffonsouffle et Grypensoufflaigle 2025