Les pas dans la poudreuse
Alors que Cheryl commençait à répondre à sa question, Brynn hocha la tête, convaincu par son avis. Puisqu'il le partageait, cela dit, la chose n'était pas si compliquée. La Poufsouffle apportait cependant une nuance qu'il n'eut pas le temps d'analyser, puisqu'elle repartait déjà sur son envie de prévenir quelqu'un de ce qu'elle appelait "leur découverte".
Brynn n'était pas bien certain qu'il s'agisse là d'une découverte qui vaille d'aller déranger quelqu'un. Il aurait totalement pu aller chercher Zunair pour lui montrer sa trouvaille, comme on montre un élément sortant de l'ordinaire d'un Regarde ! surpris ou émerveillé, mais cette découverte méritait-elle pour autant d'aller déranger une adulte ? Il lui semblait que la chose était aussi exagérée que d'aller solliciter Monsieur Charleston parce qu'il y avait un écureuil qui se reposait sur le rebord de la fenêtre de son dortoir. Cheryl avait-elle pour habitude de prévenir les adultes de tout ce qu'elle voyait qui sortait de l'ordinaire ? L'hésitation lui faisait froncer le bout du nez.
Il y avait bien cependant autre chose dans cette histoire, qui perturbait l'adolescent, qui n'était pas seulement la réaction de sa camarade. Ces traces avaient beau vocation à représenter des traces de Paon Noir, elles n'en étaient pas vraiment et - de fait - s'il n'aurait dans tous les cas pas été cherché un professeur pour les lui montrer, il n'aurait pas non plus été chercher Zunair. Ces traces là, finalement, n'étaient qu'une parenthèse créative au milieu de sa journée et le fait que la plus jeune y croit si fort le perturbait désormais plus qu'il ne l'amusait. Il ne savait plus comment se dépêtrer de ses propres non dits.
« Je ne sais pas ? » répondit-il donc avec l'hésitation que le caractérisait. Et son nez se fronça d'inconfort. « En vrai c'est pas des traces de Paon Noir pour de vrai. » finit-il par avouer à sa camarade, puisqu'il n'avait plus le loisir de rester tout à fait dans son récit premier.
Brynn n'était pas bien certain qu'il s'agisse là d'une découverte qui vaille d'aller déranger quelqu'un. Il aurait totalement pu aller chercher Zunair pour lui montrer sa trouvaille, comme on montre un élément sortant de l'ordinaire d'un Regarde ! surpris ou émerveillé, mais cette découverte méritait-elle pour autant d'aller déranger une adulte ? Il lui semblait que la chose était aussi exagérée que d'aller solliciter Monsieur Charleston parce qu'il y avait un écureuil qui se reposait sur le rebord de la fenêtre de son dortoir. Cheryl avait-elle pour habitude de prévenir les adultes de tout ce qu'elle voyait qui sortait de l'ordinaire ? L'hésitation lui faisait froncer le bout du nez.
Il y avait bien cependant autre chose dans cette histoire, qui perturbait l'adolescent, qui n'était pas seulement la réaction de sa camarade. Ces traces avaient beau vocation à représenter des traces de Paon Noir, elles n'en étaient pas vraiment et - de fait - s'il n'aurait dans tous les cas pas été cherché un professeur pour les lui montrer, il n'aurait pas non plus été chercher Zunair. Ces traces là, finalement, n'étaient qu'une parenthèse créative au milieu de sa journée et le fait que la plus jeune y croit si fort le perturbait désormais plus qu'il ne l'amusait. Il ne savait plus comment se dépêtrer de ses propres non dits.
« Je ne sais pas ? » répondit-il donc avec l'hésitation que le caractérisait. Et son nez se fronça d'inconfort. « En vrai c'est pas des traces de Paon Noir pour de vrai. » finit-il par avouer à sa camarade, puisqu'il n'avait plus le loisir de rester tout à fait dans son récit premier.