♦03.51♦ ♦E.C♦ Rattrapé par la réalité

Les derniers mots d'Elijah choquèrent et brisèrent la dernière digue de patience qu'Aaron essayait de maintenir ; entendre ce gamin — l'un de ses plus brillants éléments — s'approprier l'insulte suprême que son père et sa sœur, Logan et Evalia, crachaient à longueur de journée dans les couloirs du manoir familial pour asseoir la prétendue supériorité des nés-sorciers, provoqua un véritable séisme chez Aaron. La fureur qui s'empara de lui balaya l'image de l'enseignant compréhensif pour laisser vivre l'adulte acculé par la déchéance programmée d'un adolescent en plein naufrage. Sa stature d'ordinaire si souple se fit plus prédatrice, verrouillant l'espace autour d'Elijah afin de lui interdire toute fuite possible.

Dicté par une urgence viscérale, Aaron réduisit une dernière fois l'espace qui les séparait. Ses grandes mains vinrent se plaquer avec une certaine fermeté de chaque côté du visage de l'adolescent, lui enserrant les joues et les tempes pour éviter son recul et le forcer à ancrer leurs regards ensemble. C'était rigide, sans véritable volonté de blesser, mais une autorité absolue en ressortit, étouffant les derniers échos de rébellion qu'Aaron semblait percevoir ; ses yeux noisette n'étant plus que deux roches glaciales fixées dans les prunelles colériques de son élève préféré.

Tais-toi ! Regarde-moi et tais-toi, tout de suite ! Ne répète plus jamais ce mot ignoble dans cette pièce, et encore moins pour parler de toi ! Tu es en train de t'abaisser à utiliser la rhétorique des tyrans de ce monde pour panser tes blessures... Et je refuse de te laisser donner raison à des gens comme mon père ou ma sœur. Tu... Tu crois que ton métissage culturel ou ton origine font de toi un monstre ? C'est exactement ce que les extrémistes du monde magique veulent que tu penses pour abandonner sans te battre. Je t'en prie, arrête de leur mâcher le travail !

Aaron accentua la pression de ses paumes, il refusait de relâcher l'adolescent tant que la froide réalité de ses paroles n'aurait pas traversé son déni. Toute sa frustration face à son passé dans les dérives sectaires des Bagans entrait en parfaite résonance avec cette haine d'Elijah envers sa propre nature : un face-à-face où sa propre colère envers sa famille se transformait en un rempart contre les fantasmes de destruction que le jeune Poufsouffle possédait.

Tu veux que l'on mutile l'esprit de ton père pour effacer tes premières souffrances ? Regarde jusqu'où cette haine de ta nature te mène par pur désespoir. Tu veux qu'on arrache un morceau de l'âme d'un homme, qu'on lui vole l'essence de son propre fils parce qu'il a du mal à accepter ce que tu es aujourd'hui, simplement pour que tu puisses te fuir ? Un faux passé ne te ramènera jamais l'amour que tu as perdu, il ne fera que valider ton rejet, car tu sais ce qu'il se sera passé. Et je refuse d'entrer dans ton jeu. Dans ce jeu où tu veux détruire les autres parce qu'on t'a forcé à te haïr.

Il ne relâcha nullement sa prise du visage de l'adolescent. Au contraire, Aaron vint poser son front contre celui de l'adolescent. Son souffle était court après cette explosion qui venait de consumer sa patience ; et c'est le silence qui revint s'installer dans la salle d'étude, le laissant seulement être brisé par le vent contre les carreaux.

Il lissa calmement les pommettes du jeune homme qui lui faisait face — comme sa mère le faisait avec lui dans ses propres moments d'incompréhension pour cette idéologie du sang — afin de le maintenir dans la réalité et pour absorber cette lassitude qu'il avait. Il se revoyait adolescent recevoir les enseignements de sa mère, Morgan ; et cet enseignement reprenait ses droits dans son esprit : une vision nuancée à travers sa passion des Moldus tout en restant loin des dogmes politiques et de la haine de classe qui rongeait le sang des plus grandes familles magiques.

Tu sais... ma mère a passé sa vie à me montrer que la cruauté et l'injustice n'avaient pas de camp bien défini. Le monde moldu exclut les siens avec la même violence que possède le Conseil en exilant les Nés-de-Moldus. Elle m'a dit que le refuge parfait n'existait pas, Elijah. Choisir l'un en niant l'autre, c'est accepter de vivre amputé d'une partie de ce que l'on peut être. Tu as cette chance de posséder une double culture, une richesse que la plupart des sorciers de sang ne pourront jamais comprendre... Tu ne peux la piétiner par pure amertume... Tu ne dois pas choisir ton camp, tu dois juste être assez fort pour imposer ta propre existence aux deux.

Une larme s'écoula lentement sur la barbe de l'adulte alors qu'il observait chaque mimique de l'adolescent. Il avait tellement de mal à être en colère contre lui, mais en avait aussi pour lui trouver des solutions. Toutefois, il ne souhaitait pas qu'Elijah se rejette partiellement ; il ne voulait pas le voir vivre dans la souffrance.

Il tapota de son pouce droit la pommette d'Elijah et reprit un regard plus calme tout en restant très sérieux.

Regarde-toi... Tu es là à envier une expulsion, mais tu ne remarques pas que tu te condamnes à ne jamais être complet. C'est cet orgueil qui te mure dans cette impasse, Elijah. Tu as le droit de hurler que tout est dégueulasse, injuste, fais-le. Mais ne viens pas me dire que tu n'es pas arrogant quand tu préfères ne pas admettre que tu as besoin d'apprendre à survivre dans cette réalité... Et je te le redis, ce n'est pas aux autres sorciers de te chasser, c'est à toi de montrer que tu es bien plus riche qu'eux et que tu peux plus facilement t'en sortir en naviguant dans les deux mondes qu'eux-mêmes en ne restant cloîtrés que dans le monde magique. Après tout, tu es capable de recevoir des mails en trois secondes au lieu d'un hibou en trois jours chez les sorciers, tout en étant capable de te protéger avec un sortilège du bouclier que les Moldus ne peuvent faire. Tu vois, tu es complet parce que tu sais utiliser le meilleur des deux mondes, car tu les connais...

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♦03.51♦ ♦E.C♦ Rattrapé par la réalité
L'atmosphère de la salle de classe semblait avoir changé. Le dernier éclat d'Elijah avait peut-être un peu trop touché sa cible dans sa volonté consciente de provoquer la même colère chez l'enseignant que celle qu'il pouvait ressentir en cet instant. Il voulut reculer de nouveau, mais une table l'en empêcha tandis que les mains de Bagans se refermaient sur son visage avec une force et une fermeté qu'il lui ignorait.

Il sentit son coeur accélérer dans sa poitrine, tandis que leurs regards se confrontaient, et la froideur de celui de son interlocuteur, associée à ce geste qui l'empêchait de fuir avait quelque chose de terrifiant. Il comprit à peine les mots qui sortaient de la bouche de l'autre tant la situation lui paraissait irréelle.

Les joues brûlantes, le regard fuyant malgré tout, l'adolescent cherchait un chemin de fuite, n'importe lequel, mais ne parvint qu'à s'appuyer plus encore sur la table, comme pour s'aider à tenir debout malgré ses jambes qui commençaient à fourmiller. Il voulait détourner la tête, mais la poigne de l'enseignant l'en empêchait. Et ses mots continuaient à sortir, à venir le frapper comme autant de couteaux en plein coeur.

Il était prêt à sacrifier la mémoire de son père pour le retrouver, et refusait que cela fît de lui un monstre. Il n'était qu'un gosse qui voulait pouvoir serrer son père dans ses bras, et non pas un criminel comme Bagans voulait lui faire croire. Il sentit sa colère monter d'un cran, en même temps que la boule dans sa gorge grossissait. Ce fut alors que l'homme posa son front contre le sien, dans un nouveau contact qu'il n'aurait pu prévenir.

Cette proximité était trop, même pour lui qui avait le contact physique facile. Parce qu'il n'était pas en état de le recevoir. Parce qu'il ne voulait pas toucher l'homme qui brisait si facilement ses rêves et ses espoirs. Et parce que c'était un contact bien plus violent que ceux auxquels il était habitué. Or, il n'avait jamais aimé la violence. Ni dans les gestes, ni dans les mots. Cela l'angoissait, et c'était bien ce qui revenait petit à petit : cette angoisse qu'il avait longtemps délaissée au profit de la colère depuis son entrée à Poudlard.

Il commençait à manquer d'air. Il parvenait à peine à respirer. Et lorsque Bagans commença à lui caresser la joue, lorsqu'il vit une larme rouler dans sa barbe, il était trop tard. La douceur n'avait plus sa place. Parce que l'homme ne voyait en lui qu'une arme dans un conflit auquel Elijah refusait de prendre part. Il finit par secouer la tête violemment pour se défaire de l'emprise de l'homme, tout en reculant la table avec lui dans un fracas sourd afin de pouvoir s'éloigner de nouveau.

- Lâchez-moi M'sieur, vous... Vous m'faites peur. J'suis pas... J'suis pas c'que vous dites. J'suis pas là pour prouver quoi qu'ce soit à personne moi. J'veux pas imposer mon existence, j'veux juste qu'on m'foute la paix, dit-il d'une voix blanche, à peine audible.

Il se dirigea vers son sac, les jambes tremblantes, l'air un peu hagard, tandis qu'il luttait tant bien que mal pour repousser cette fichue crise d'angoisse qui ne voulait pas le lâcher. Il récupéra une bretelle qu'il hissa sur son épaule avant de tituber vers la porte.

- Pis t'façon j'veux plus en parler.

Du moins pas avec lui. Il était vraiment trop effrayant lorsqu'il s'emportait.

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♦03.51♦ ♦E.C♦ Rattrapé par la réalité
Aaron vit le dos d'Elijah se tendre de toute sa longueur lorsque ce dernier tourna les talons, une main tendue vers la poignée pour fuir cette pièce. Il le voyait s'éloigner, complètement submergé par cette détresse ; il savait qu'un mot de plus sous le ton de cette autorité briserait définitivement le peu de lien qui existait entre eux. Il s'en voulait, alors, dans un élan presque désespéré, une idée plus que saugrenue traversa son esprit. Aaron puisa dans les revendications rageuses d'Elijah pour trouver ne serait-ce qu'une solution : utiliser son enfance, les hivers blancs et la simple insouciance du monde moldu qu'Elijah semblait tant regretter...

Sans un bruit, Aaron glissa sa main dans la poche de sa veste en cuir afin de saisir sa baguette et — d'un infime mouvement du poignet — invoqua un discret Nivicare afin de façonner une légère boule de neige sur son bureau. Puis, d'un coup sec et mesuré, il la lança. La création fendit l'air avant d'aller s'écraser mollement sur la porte de bois, pile au-dessus de la casquette de l'adolescent.

Aaron ne regretta nullement son geste — du moins en apparence —, mais ses yeux noisette, eux, trahissaient le fait qu'il n'avait pas eu le choix. Elijah l'avait mentalement désarmé, mis au pied du mur, dans les derniers retranchements de ce qu'il pouvait faire pour ses élèves, en espérant ne pas le regretter par la suite.

Ne pars pas comme cela, Elijah... Tu as le droit de me détester, certes ! Tu as le droit de trouver que ce château est une prison absurde et que le monde magique est une vaste blague... Mais ne gâche pas toute cette expérience en refusant tout par fierté ou par désespoir...

Aaron fit un pas en arrière, montrant ainsi qu'il offrait de l'espace à l'adolescent afin de ne plus l'étouffer. Elijah en avait besoin, il le voyait bien : il ne pouvait plus s'imposer, seulement tendre la main. Tenter de faire ce qu'il avait cru réussir, mais qu'il avait largement foiré.

Je n'aurais pas dû agir ainsi. Je ne suis pas tes parents ; je ne devrais même pas parler d'eux pour te faire changer d'avis. Oublie donc tout ce que j'ai dit, même mes longs discours de professeur et tout le reste. Faisons simplement un marché : tu finis ton année proprement, sans rien saboter. Et cet été, je m'engage personnellement à te trouver quelque chose dans le monde moldu sans que cela ne t'impacte en tant que sorcier. Tu dois bien apprécier l'utilité de quelques sortilèges, non ? Mais cela sera tout ce que je te demanderai...

Il releva la tête, observa quelques instants les quelques traînées d'eau qui s'écoulaient encore sur le bois, puis les désigna du menton avec un sourire désarmant.

Une bataille de boules de neige, ça se fait mieux à deux, non ?

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♦03.51♦ ♦E.C♦ Rattrapé par la réalité
Elijah sursauta violemment lorsque la boule de neige s'écrasa sur la porte au-dessus de lui. Bien trop fort pour que ce sursaut ne fût dû qu'à la surprise. Il était évident que l'adolescent était terrifié. Terrifié de ce qu'il était, et plus encore de ce qu'il pouvait être. Terrifié de ce vide immense qui s'étalait devant lui en terme d'avenir. Terrifié par Bagans qui s'était révélé bien trop concerné par tout cela, et qui n'avait rien fait d'autre que de le mettre face à ce qu'il refusait délibérément de voir.

Il se tourna lentement vers lui, la main toujours fermement ancrée sur la poignée de la porte, prêt à fuir dès lors qu'il serait certain que ses jambes le porteraient bien sans qu'il ne s'appuyât à quoi que ce soit. Oui, il le détestait. Lui, ce fichu château, et cette foutue magie. Rien ne parvenait à trouver grâce à ses yeux en cet instant où l'émotion brute prenait le pas sur toute forme de raison. Bagans rétropédalait, mais il était trop tard dans l'esprit du préfet qui ne voyait que la fuite comme solution depuis plusieurs minutes à présent.

Alors il actionna la poignée, parce que même une bataille de neige ne parviendrait pas à lui changer les idées, à lui faire oublier tous les mots et les gestes que le professeur venait d'avoir. Il secoua la tête de gauche à droite.

- J'sabote rien, mais c'est pas pour ça que j'veux être un sorcier, souffla-t-il simplement avant d'ouvrir la porte en grand pour s'enfuir sans attendre davantage.

En ce qui le concernait, Bagans pouvait bien se trouver quelqu'un d'autre pour sa bataille de boules de neige, lui avait suffisamment donné pour ne pas avoir envie de rester dans cette pièce plus longtemps.

Fin du RP pour moi, merci ! <3

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♦03.51♦ ♦E.C♦ Rattrapé par la réalité
La porte se referma d'un coup sec ; l'écho brutal de la clenche résonna comme une sentence dans le silence soudain de la salle de classe. Il n'y avait plus aucun souffle, plus aucun mouvement si ce ne fût que les minces traînées d'eau qui continuaient de s'écouler le long du bois sombre de la porte ; les vestiges dérisoires de cette boule de neige qu'Aaron avait invoquée dans un réflexe désespéré. Le professeur resta figé au milieu de la pièce — telle une silhouette brisée —, les yeux rivés sur l'espace qu'Elijah avait déserté. L'adrénaline — cette sève brûlante qui l'avait maintenu rigide au bord de l'explosion de sa patience dans cette confrontation d'une âpre violence — venait de s'effondrer d'un coup, laissant Aaron dans un froid qui vint à lui trancher l'estomac.

Mais la colère ne s'éteignit pas, au contraire, elle se métamorphosa en une rage sourde qui lui brûla les veines. Ce n'était pas une simple frustration de contrariété ; c'était un véritable feu nourri par l'injustice de cette situation pour cette impuissance face à l'obstination suicidaire de cet adolescent qui préférait se jeter dans le vide plutôt que d'ouvrir les yeux. Aaron sentait ses tempes pulser dans un bourdonnement qui lui rappelait à quel point il n'avait pas été le professeur qu'avait réellement souhaité avoir Elijah ; il avait été tout le contraire. Et rien qu'en y pensant, Aaron redirigea cette colère contre lui-même, contre ce monde magique qui broyait le destin des nés-de-moldus, les transformant en bombe à retardement ; et il avait cru pouvoir faire barrage, opposer sa propre expérience. Et pourtant, même en faisant cela, il ne récoltait que des cris de terreur pure, des regards haineux et une certitude selon laquelle il avait agi exactement comme les tyrans qu'il détestait...

Cette prise de conscience était douloureuse et rendait sa colère plus incisive, plus brûlante qu'elle le consumât de l'intérieur.

MERDE !

Le juron avait jaillit, rauque et chargé de cette amertume contre lui-même. D'un revers de la manche — guidé par cette colère — Aaron balaya d'un coup le coin de son bureau ; il envoyait ainsi valser une volée de parchemins qu'il devait corriger et ses carnets de notations qui allèrent s'écraser sur le sol. Une véritable tempête. Les genoux d'Aaron finirent par céder, trahis par la chute émotionnelle brutale, forçant le professeur à s'asseoir lourdement sur sa chaise de bureau. Ses mains agrippèrent ses cheveux avec une telle force qu'Aaron aurait pu se les arracher ; il tremblait sous l'effet de ce trop-plein. Sa respiration, elle, se fit plus erratique ; il luttait contre lui-même. Comment avait-il pu en arriver là ? Lui qui prônait l'écoute, qui comprenait la déchirure entre les deux mondes parce qu'il avait pataugé pendant des années dans les idéaux nauséabonds de sa famille. Il s'était juré de ne jamais avoir à détruire quelqu'un pour sa naissance, d'être neutre et — surtout — d'être meilleur que son père en brandissant jamais la menace ou la terreur psychologique par le mépris des autres...

Et pourtant, il avait fait tout le contraire en voulant arracher Elijah de son déni. Il avait brandi le chemin de la prison, de la mutilation de l'esprit et les étiquettes infamantes ; terrorisant ainsi un élève qui cherchait simplement un moyen de se réconcilier avec son père.

Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Je suis un monstre !

Aaron savait qu'il venait de pulvériser l'un des liens fragiles qu'il avait patiemment tissé au fil des mois avec l'un de ses élèves les plus prometteurs ; cela n'était pas un simple conflit, mais le creusement d'un gouffre à cause d'une divergence de vue. La réconciliation semblait même impossible même sur le long terme, et il le regrettait déjà. Son regard se posa sur la chaise où reposait le sac d'Elijah quelques instants plus tôt ; avant de passer une de ses mains tremblantes sur son visage — devenu pâle par le choc — avec la certitude qu'il ne servait à rien d'essayer de le retenir.

Maintenant, il était seul, mesurant le prix cruel qu'il allait devoir payer pour avoir dit une vérité bien trop forte et de manière si brutale. L'échec possédait un goût de cendre qu'il ne réussirait pas à effacer de sitôt ; et prenait l'image d'un naufrage dont il venait d'être l'artisan, mais aussi la première victime.

♦ FIN ♦


Merci pour ce RP, @Elijah Cooper

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