Comme attraper de la fumée... avec les mains
« — Tout ? »
Tout... tout ? Ou tout juste un petit peu tout ?
« — Méfie-toi de ce que tu dis, tu pourrais vite le regretter..., réponds-je en esquissant un sourire empli de malice. »
Il tend la perche. Il est de mon devoir de la saisir. Je n'y peux rien.
Même si, dans le creux de ma poitrine, c'est un nouveau petit coup de poignard. Je sais très bien que ce ne sera pas tout tout et que ce sera bien vite limité, finalement. Puisque, dans le fond, il n'y a qu'une seule chose dont j'ai envie. Et il est incapable de me la donner.
...
Je n'en peux plus. Je ne vais décidément jamais réussir à le produire, ce Patronus. Donc encore moins avoir ne serait-ce que la possibilité d'avoir un moyen de pression sur Damon. Peut-être est-ce pour cette raison qu'il a osé lancer ce défi, d'ailleurs : il savait pertinemment que je n'y arriverai pas. Quelle fourberie ! Des fois, je me demande pourquoi il n'est pas à Serpentard.
« — Deal. »
Mais ce n'était pas une excuse pour passer à côté d'une telle opportunité pour autant. Je le trouve toujours extrêmement naïf et beaucoup trop optimisme d'espérer que je réussisse mes examens haut la main. Mais bon, ne tergiversons pas sur le sujet. Je suis déjà assez déprimée comme ça, il est inutile d'en rajouter.
Mes lèvres se retroussent subitement lorsqu'il déjoue ma question d'un « de qui ? ». Rah, il est fort. Vachement fort.
Mais mon petit sourire au coin des lèvres disparaît aussi vite qu'il est apparu lorsqu'il m'annonce qu'il était lui-même jaloux.
...
Peut-être. Il a dit peut-être. C'est que ce n'est peut-être pas. Ca peut être comme ne pas être. Mais si ça n'est pas, pourquoi il avait tout le temps la sensation d'être nul à côté ? Il est pourtant incroyable, je ne comprends pas. Non. Non, ce n'est pas possible. Il est pourtant tellement imbu de lui-même. Et je ne rate jamais une occasion de le lui rappeler, d'ailleurs. Comment est-ce possible ? Comment peut-il se sentir dévalorisé par rapport à un quelconque être humain autre que lui sur cette Terre ?
Mon cerveau fume. Il dit n'importe quoi. Il y a beaucoup trop d'incohérences dans son discours. C'est... non. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. C'est censé être comme Valérie. C'est censé être inaccessible, c'est...
Non. Bah non. Il est jaloux que je l'idôlatre autant. C'est ce qu'il vient de dire. C'est si évident. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Comment ai-je pu, ne serait-ce que croire, un embryon de seconde qu'il parlait d'autre chose ? Evidemment. Puisque je ne l'intéresse pas et que je ne l'intéresserai tout simplement jamais. Et que cette sorte de léger espoir que j'ai ressenti le temps d'un instant beaucoup trop long n'aide en rien. Puisqu'il ne rend la chute que plus rude.
« — On devrait… se concentrer sur ton sort.
— Ou- oui. Excellente idée. »
Je n'arrive plus à sourire. Je sens que ce sourire va se transformer en grimace si je tire trop dessus. Donc je préfère éviter toute tentative. Parce qu'autrement il verra nettement que ça ne va pas du tout depuis le début de cette séance de révision innocente.
Je vais le perdre. Dans deux mois, tout sera fini. Et peu importe ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense... absolument tout me ramène à cette fatale réalité. C'est fini. Je suis passée à côté de ma chance.
Putain, j'arriverai jamais à produire un Patronus avec ces conneries.
« — Spero Patronum. »
Ce n'est que lorsque ma baguette produit un résultat guère plus convaincant que la première fois que je me permets de laisser couler les larmes qui s'accumulaient au bord de mes yeux. Certainement pas à cause de ce maudit crush que je me traîne depuis bien trop longtemps maintenant mais parce que je n'arriverai jamais à produire un Patronus corporel. C'est évident, pourtant.
Donc ça ne me poserait aucun problème (bien au contraire) d'enfouir ma tête sur son épaule dans une tentative désespérée de recevoir un petit geste de réconfort de sa part. Juste une dernière fois. Juste pour deux mois. Avant que tout ne soit fini.
Tout... tout ? Ou tout juste un petit peu tout ?
« — Méfie-toi de ce que tu dis, tu pourrais vite le regretter..., réponds-je en esquissant un sourire empli de malice. »
Il tend la perche. Il est de mon devoir de la saisir. Je n'y peux rien.
Même si, dans le creux de ma poitrine, c'est un nouveau petit coup de poignard. Je sais très bien que ce ne sera pas tout tout et que ce sera bien vite limité, finalement. Puisque, dans le fond, il n'y a qu'une seule chose dont j'ai envie. Et il est incapable de me la donner.
...
Je n'en peux plus. Je ne vais décidément jamais réussir à le produire, ce Patronus. Donc encore moins avoir ne serait-ce que la possibilité d'avoir un moyen de pression sur Damon. Peut-être est-ce pour cette raison qu'il a osé lancer ce défi, d'ailleurs : il savait pertinemment que je n'y arriverai pas. Quelle fourberie ! Des fois, je me demande pourquoi il n'est pas à Serpentard.
« — Deal. »
Mais ce n'était pas une excuse pour passer à côté d'une telle opportunité pour autant. Je le trouve toujours extrêmement naïf et beaucoup trop optimisme d'espérer que je réussisse mes examens haut la main. Mais bon, ne tergiversons pas sur le sujet. Je suis déjà assez déprimée comme ça, il est inutile d'en rajouter.
Mes lèvres se retroussent subitement lorsqu'il déjoue ma question d'un « de qui ? ». Rah, il est fort. Vachement fort.
Mais mon petit sourire au coin des lèvres disparaît aussi vite qu'il est apparu lorsqu'il m'annonce qu'il était lui-même jaloux.
...
Peut-être. Il a dit peut-être. C'est que ce n'est peut-être pas. Ca peut être comme ne pas être. Mais si ça n'est pas, pourquoi il avait tout le temps la sensation d'être nul à côté ? Il est pourtant incroyable, je ne comprends pas. Non. Non, ce n'est pas possible. Il est pourtant tellement imbu de lui-même. Et je ne rate jamais une occasion de le lui rappeler, d'ailleurs. Comment est-ce possible ? Comment peut-il se sentir dévalorisé par rapport à un quelconque être humain autre que lui sur cette Terre ?
Mon cerveau fume. Il dit n'importe quoi. Il y a beaucoup trop d'incohérences dans son discours. C'est... non. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. C'est censé être comme Valérie. C'est censé être inaccessible, c'est...
Non. Bah non. Il est jaloux que je l'idôlatre autant. C'est ce qu'il vient de dire. C'est si évident. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Comment ai-je pu, ne serait-ce que croire, un embryon de seconde qu'il parlait d'autre chose ? Evidemment. Puisque je ne l'intéresse pas et que je ne l'intéresserai tout simplement jamais. Et que cette sorte de léger espoir que j'ai ressenti le temps d'un instant beaucoup trop long n'aide en rien. Puisqu'il ne rend la chute que plus rude.
« — On devrait… se concentrer sur ton sort.
— Ou- oui. Excellente idée. »
Je n'arrive plus à sourire. Je sens que ce sourire va se transformer en grimace si je tire trop dessus. Donc je préfère éviter toute tentative. Parce qu'autrement il verra nettement que ça ne va pas du tout depuis le début de cette séance de révision innocente.
Je vais le perdre. Dans deux mois, tout sera fini. Et peu importe ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense... absolument tout me ramène à cette fatale réalité. C'est fini. Je suis passée à côté de ma chance.
Putain, j'arriverai jamais à produire un Patronus avec ces conneries.
« — Spero Patronum. »
Ce n'est que lorsque ma baguette produit un résultat guère plus convaincant que la première fois que je me permets de laisser couler les larmes qui s'accumulaient au bord de mes yeux. Certainement pas à cause de ce maudit crush que je me traîne depuis bien trop longtemps maintenant mais parce que je n'arriverai jamais à produire un Patronus corporel. C'est évident, pourtant.
Donc ça ne me poserait aucun problème (bien au contraire) d'enfouir ma tête sur son épaule dans une tentative désespérée de recevoir un petit geste de réconfort de sa part. Juste une dernière fois. Juste pour deux mois. Avant que tout ne soit fini.
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Tout, oui.
Et je me retiens de lui dire que la seule chose que je pourrais regretter, ce serait qu'elle me demande de l'aider à sortir avec je-ne-sais-qui d'autre. Pour le reste ça devrait aller et je ne pense pas qu'elle me demandera quoi que ce soit d'impossible, si ? Elle ne sait pas que je suis près à faire à peu près tout pour elle. Elle ne le saura probablement jamais, c'est peut-être ça le pire.
Je cache cette pensée par un sourire quand elle accepte le marché, rien de plus amical dira-t-on. Elle doit sûrement réfléchir au meilleur moyen pour que je me ridicule devant tout le château, vicieuse comme elle est. Rien à voir avec ce que moi j'ai en tête et pourtant j'accepterai sûrement de le faire, juste pour lui faire plaisir parce que... c'est comme ça, je ne crois pas qu'il y ait tellement de raisons.
Le retour sur le sujet Hamilton et le désintérêt – ou peu importe ce que c'est – me force à réfléchir aux meilleures conditions pour que Rahima puisse se concentrer sur son sort. Sans June, sans distraction et sans moi pour lui parler sans arrêt. Je l'observe alors qu'elle est sur le point de lancer son sort pour la deuxième fois et peut-être que le Parc serait un meilleur endroit. Ne serait-ce que pour qu'elle puisse se changer les idées et arrêter de penser à ces examens. C'est pourtant évident qu'elle les passera haut la main, même sans Patronus mais ce serait la catastrophe pour elle si elle n'y arrivait pas d'ici là.
Je relève les yeux quand elle lance le sortilège qui... Oh, non. « Rahima... » Je ne peux pas l'aider quand elle est comme ça et j'ai l'habitude de la voir toujours de bonne humeur, je ne sais juste pas quoi faire. « D-demander de l'aide. » C'est quoi ce bégaiement, sérieux ? Il faut que je trouve quelqu'un pour lui demander quoi faire. Un professeur. Des mouchoirs ou–...
Sans réfléchir, je me lève et je m'approche d'elle lentement pour ne pas lui faire peur. « Est-ce que... » Quelle mauvaise idée que de lui demander si ça va. Elle risque juste de me frapper, mais au moins elle ne serait plus triste ? « ... je peux ? » Je continue d'avancer mais je n'attends pas sa réponse pour l'entourer de mes bras parce que ça me tuerait de laisser quelqu'un d'autre lui faire ça, simplement parce que je ne suis pas foutu de réagir correctement quand je vois quelqu'un pleurer.
Je pose mon menton sur sa tête et maintenant... je suis bloqué, je ne sais pas quoi lui dire pour qu'elle se sente mieux. « Tu te mets trop la pression, à cause de ça tu vas mourir jeune, tu sais ? » Je... vais juste me taire en fin de compte, ça ne peut pas être pire, tout ce que je demande c'est qu'elle n'aille pas encore plus mal.
« Est-ce que je peux faire quelque chose pour que tu ailles mieux ? » L'emmener au terrain d'entraînement ? En fin de compte, n'importe où mais loin d'ici et de tout ce qui pourrait lui rappeler la DcFM. « Mh, j'ai une idée. Si on arrive à faire exploser toute une salle ou une tour dans le château, ils annuleront sûrement les examens, non ? Il suffit de choisir laquelle et de s'assurer qu'il n'y aura personne dedans. » Je n'ose pas m'écarter pour m'assurer qu'elle a arrêté de pleurer alors je me contente de resserrer un petit peu plus mes bras autour d'elle. « On est d'accord que ce ne sera pas la tour Ouest parce que Serdaigle est clairement la meilleure maison. Donc, je vote pour l'entièreté du premier étage. Ça nous dispense de trois cours et il y a la salle commune des Poufsouffle en dommage collatéral, mais de toute façon ils ont la moins belle. »
J'hésite à lui raconter tout le mal que j'ai eu à lancer un Patronus aussi. Ou alors de lui montrer le mien ? Je veux lui prouver que si j'y suis arrivé, elle peut aussi parce que... c'est Rahima, elle arrive à tout. Elle a juste un blocage mais je n'arrive pas à comprendre lequel.
J'espère que tu es fière de toi, tu me l'as cassé
Et je me retiens de lui dire que la seule chose que je pourrais regretter, ce serait qu'elle me demande de l'aider à sortir avec je-ne-sais-qui d'autre. Pour le reste ça devrait aller et je ne pense pas qu'elle me demandera quoi que ce soit d'impossible, si ? Elle ne sait pas que je suis près à faire à peu près tout pour elle. Elle ne le saura probablement jamais, c'est peut-être ça le pire.
Je cache cette pensée par un sourire quand elle accepte le marché, rien de plus amical dira-t-on. Elle doit sûrement réfléchir au meilleur moyen pour que je me ridicule devant tout le château, vicieuse comme elle est. Rien à voir avec ce que moi j'ai en tête et pourtant j'accepterai sûrement de le faire, juste pour lui faire plaisir parce que... c'est comme ça, je ne crois pas qu'il y ait tellement de raisons.
Le retour sur le sujet Hamilton et le désintérêt – ou peu importe ce que c'est – me force à réfléchir aux meilleures conditions pour que Rahima puisse se concentrer sur son sort. Sans June, sans distraction et sans moi pour lui parler sans arrêt. Je l'observe alors qu'elle est sur le point de lancer son sort pour la deuxième fois et peut-être que le Parc serait un meilleur endroit. Ne serait-ce que pour qu'elle puisse se changer les idées et arrêter de penser à ces examens. C'est pourtant évident qu'elle les passera haut la main, même sans Patronus mais ce serait la catastrophe pour elle si elle n'y arrivait pas d'ici là.
Je relève les yeux quand elle lance le sortilège qui... Oh, non. « Rahima... » Je ne peux pas l'aider quand elle est comme ça et j'ai l'habitude de la voir toujours de bonne humeur, je ne sais juste pas quoi faire. « D-demander de l'aide. » C'est quoi ce bégaiement, sérieux ? Il faut que je trouve quelqu'un pour lui demander quoi faire. Un professeur. Des mouchoirs ou–...
Sans réfléchir, je me lève et je m'approche d'elle lentement pour ne pas lui faire peur. « Est-ce que... » Quelle mauvaise idée que de lui demander si ça va. Elle risque juste de me frapper, mais au moins elle ne serait plus triste ? « ... je peux ? » Je continue d'avancer mais je n'attends pas sa réponse pour l'entourer de mes bras parce que ça me tuerait de laisser quelqu'un d'autre lui faire ça, simplement parce que je ne suis pas foutu de réagir correctement quand je vois quelqu'un pleurer.
Je pose mon menton sur sa tête et maintenant... je suis bloqué, je ne sais pas quoi lui dire pour qu'elle se sente mieux. « Tu te mets trop la pression, à cause de ça tu vas mourir jeune, tu sais ? » Je... vais juste me taire en fin de compte, ça ne peut pas être pire, tout ce que je demande c'est qu'elle n'aille pas encore plus mal.
« Est-ce que je peux faire quelque chose pour que tu ailles mieux ? » L'emmener au terrain d'entraînement ? En fin de compte, n'importe où mais loin d'ici et de tout ce qui pourrait lui rappeler la DcFM. « Mh, j'ai une idée. Si on arrive à faire exploser toute une salle ou une tour dans le château, ils annuleront sûrement les examens, non ? Il suffit de choisir laquelle et de s'assurer qu'il n'y aura personne dedans. » Je n'ose pas m'écarter pour m'assurer qu'elle a arrêté de pleurer alors je me contente de resserrer un petit peu plus mes bras autour d'elle. « On est d'accord que ce ne sera pas la tour Ouest parce que Serdaigle est clairement la meilleure maison. Donc, je vote pour l'entièreté du premier étage. Ça nous dispense de trois cours et il y a la salle commune des Poufsouffle en dommage collatéral, mais de toute façon ils ont la moins belle. »
J'hésite à lui raconter tout le mal que j'ai eu à lancer un Patronus aussi. Ou alors de lui montrer le mien ? Je veux lui prouver que si j'y suis arrivé, elle peut aussi parce que... c'est Rahima, elle arrive à tout. Elle a juste un blocage mais je n'arrive pas à comprendre lequel.
J'espère que tu es fière de toi, tu me l'as cassé
oh, no, i don't "suffer" from insanity. i enjoy every. single. minute. of. it.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
Comme attraper de la fumée... avec les mains
J'entends bien qu'il marmonne des choses mais je serais incapable de mettre des mots à ses marmonnements. Il est trop loin. Beaucoup trop loin de moi. Et... on ne peut pas dire que je sois la plus silencieuse pour le coup.
J'ai vrillé. Tout simplement. J'étais loin de me douter que le flot serait si difficilement arrêtable une fois lancé. Et le pire dans tout ça, c'est que je ne sais même pas exactement ce qui est la cause de ce flot sans fin. Le déclencheur était le Patronus. Ça, il n'y aucun doute là-dessus. Quoique, la version officieuse veut plutôt que ce soit la faute de Damon. Mais la cause pour laquelle le flot est ininterrompu reste un mystère pour moi. Ce qui tombe très mal puisque je suis la première concernée. Et le fait de ne pas connaître les causes d'un mal réduit considérablement les chances de le combattre.
Et en plus je me tape la honte. À pleurer comme ça, en pleine salle d'études. Ça ne me correspond pas. Je suis pas censée être comme ça. Je suis pas censée montrer un moment de faiblesse pareil comme ça, en public. À tout le monde. Tiens, une raison de plus pour pleurer de rajout-...
Mon souffle s'arrête lorsque je sens des bras m'entourer. Les siens.
Mes lèvres se pincent, retenant ma respiration. Comme si le fait d'expirer allait faire fuir ses bras. Puis, doucement, mes muscles se relâchent. J'expire de manière très lente et très contrôlée. Tout geste brusque pourrait mettre un terme prématurément à cet instant. Cet instant qui me fait revenir la raison pour laquelle ce flot de larmes honteux était inarrêtable : avoir le droit de sentir son contact.
Il n'a jamais été très tactile, contrairement à moi. J'ai même le souvenir de nombreuses fois où je l'ai été un peu trop avec lui, ce qui a eu l'effet inverse : le repousser. Donc j'ai appris de mes erreurs et j'ai finalement appris à éviter de le toucher sans lui demander la permission au préalable. Mais il sait très bien que cette permission n'est pas réciproque. Et voir qu'il s'en souvient me rassure, en un sens. Ça prouve au moins que je suis un peu digne de son intérêt. Et, quitte à le perdre dans deux mois, autant rendre ces derniers instants les plus mémorables et les plus profitables.
« — ... tu vas mourir jeune, tu sais ?
— Mais... ! »
J'ai du mal à empêcher mon corps de se secouer lorsqu'il interrompt les larmes par un gloussement.
« — J'essaie de me concentrer, et toi tu me fais rire ! »
Oui. Le nez plein de morve et les yeux humides, on peut totalement dire que je suis actuellement en train d'essayer de me concentrer. Je pense que c'est plutôt cohérent avec la situation.
Un léger sourire paraît sur mon visage lorsqu'il continue dans ses idées absurdes. Habituellement, c'est moi qui fait ça. Il va même jusqu'à me voler mon travail, ça alors... Après, il faut admettre que ça a le mérite de plutôt bien marcher. Il fallait bien une bonne dose d'ironie pour me sortir un peu de l'état de désespoir avancé dans lequel j'étais juste avant.
Même si cela ne règle en rien le problème sous-jacent. Cela ne fait que le contourner. Encore. Et toujours.
Et en même temps, puis-je vraiment lui en vouloir ? Non. Le problème me concerne moi et moi seule. Je lui en veux pour des choses que je ne lui ai jamais dites. Ça en est totalement absurde. Il n'a rien fait. Rien demandé. Tout ce qu'il essaie de faire est de me tirer un rire puisque c'est juste évident qu'il y a un problème. Mais bien évidemment qu'il ne connait pas le problème puisque je ne lui dis rien. Je suis juste stupide et il est en train de payer le prix de ma stupidité alors qu'il n'a rien demandé. Je suis détestable. Odieuse. Je devrais tout simplement profiter des faibles moments d'amitié que nous aurons encore durant le court laps de temps qu'il nous reste et c'est tout. Ne rien demander de plus. Et, surtout, ne pas lui en vouloir de ne pas être un Legilimens. Parce que ça en devient ridicule, là.
« — Je suis désolée. »
Non. Pas maintenant. Qu'est-ce que je fais ? Ce n'est pas la bonne réponse cohérente à avoir avec ce qu'il vient de dire. Non non non. Il n'est toujours pas Legilimens. Il ne va rien comprendre. Il faut... rebondir. Avant de partir sur autre chose. Faire les choses de manière cohérente. Dans l'ordre.
« — ... mais en terme d'inutilité, la tour Ouest atteint quand même de sacrés sommets, commencé-je en essayant de contrôler ma respiration pour qu'elle soit plus régulière sans bouger pour autant mon nez de son épaule. Une volière, sérieusement ? Tous nos colis arrivent par la Grande Salle et sortent par les fenêtres de nos dortoirs ! Qui n'a pas de chouette familiale ou de camarades de dortoirs auxquels gratter le hibou de nos jours ? »
Je sens que ma langue commence peu à peu à reprendre du poil de la bête. Donc je me décolle lentement de son épaule pour dégager ma bouche ainsi mieux répliquer. Très lentement. Mais au lieu de mettre un terme au câlin, je me permets de le serrer encore plus fort et cale mon menton sur son épaule. Je ne le vois pas dans les yeux et c'est très bien comme ça. De toute manière, il n'en a pas besoin pour la suite. Il aurait eu le déshonneur que je puisse voir la flamme de la joute verbale s'éteindre dans ses yeux. Et il n'aurait pas apprécié. Voyez comme je fais preuve de merci ainsi.
« — Donc tu préférerais que les élèves soient totalement incompétents dans trois matières plutôt que de te débarrasser d'un lieu qui ne sert à personne de nos jours ?! Bah bravo, tu as changé, Damon ! Et puis, la salle commune de Poufsouffle est la plus belle. C'est juste que tu n'as jamais eu l'occasion de la voir. C'est tout. Mais ce n'est pas grave d'être jaloux des salles communes des autres, tu sais. »
Je resserre mon étreinte autour de lui. J'appréhende. Enormément. Je sens que mes yeux sont encore humides mais plus au point de faire tomber des larmes. Et mon nez, bon... je préfère ne pas y penser pour le moment. En fait, je suis encore plus satisfaite à l'idée qu'il ne me regarde pas lorsque je vais prononcer les mots que je m'apprête à prononcer. Parce que je dois déjà avoir une sale tronche, avec les yeux rougis et le nez en chaussette. Alors je n'ose imaginer la catastrophe que cela serait si on se regardait dans les yeux et que je repartais aussitôt pour un déluge de sanglots. Franchement ? Je dois avoir la meilleure des positions possibles. Equipée comme jamais face aux événements à venir.
C'est pourquoi j'enfonce de plus bel le creux de mon menton dans son épaule. Que ne lui prenne pas l'envie de regarder dans quel état est mon visage. Surtout pas. Laisse-moi garder un peu de dignité, Damon, s'il te plaît.
« — Je... je suis désolée. »
Maintenant j'ai le droit de parler. Maintenant, je peux y aller.
« — Je... pense... que... Ahem... »
Comment dire ? Sans être blessante, de préférence ?
« — Je... je n'aurais pas dû te demander de l'aide pour ça. Je t'aime énormément ! dis-je précipitamment après la bombe que je venais de lâcher pour essayer de me rattraper malgré tout. Tu le sais. Ça, ce n'est pas un problème. Mais... »
... jamais comme tu m'aimeras, toi.
Mes doigts se resserrent autour de ses vêtements. J'ai l'impression qu'il va s'envoler dès que j'aurai fini de parler.
« — ... je préfère faire exploser des étages avec toi. »
... plutôt que de réfléchir à un souvenir heureux avec toi.
L'hôpital qui se fout de la charité
J'ai vrillé. Tout simplement. J'étais loin de me douter que le flot serait si difficilement arrêtable une fois lancé. Et le pire dans tout ça, c'est que je ne sais même pas exactement ce qui est la cause de ce flot sans fin. Le déclencheur était le Patronus. Ça, il n'y aucun doute là-dessus. Quoique, la version officieuse veut plutôt que ce soit la faute de Damon. Mais la cause pour laquelle le flot est ininterrompu reste un mystère pour moi. Ce qui tombe très mal puisque je suis la première concernée. Et le fait de ne pas connaître les causes d'un mal réduit considérablement les chances de le combattre.
Et en plus je me tape la honte. À pleurer comme ça, en pleine salle d'études. Ça ne me correspond pas. Je suis pas censée être comme ça. Je suis pas censée montrer un moment de faiblesse pareil comme ça, en public. À tout le monde. Tiens, une raison de plus pour pleurer de rajout-...
Mon souffle s'arrête lorsque je sens des bras m'entourer. Les siens.
Mes lèvres se pincent, retenant ma respiration. Comme si le fait d'expirer allait faire fuir ses bras. Puis, doucement, mes muscles se relâchent. J'expire de manière très lente et très contrôlée. Tout geste brusque pourrait mettre un terme prématurément à cet instant. Cet instant qui me fait revenir la raison pour laquelle ce flot de larmes honteux était inarrêtable : avoir le droit de sentir son contact.
Il n'a jamais été très tactile, contrairement à moi. J'ai même le souvenir de nombreuses fois où je l'ai été un peu trop avec lui, ce qui a eu l'effet inverse : le repousser. Donc j'ai appris de mes erreurs et j'ai finalement appris à éviter de le toucher sans lui demander la permission au préalable. Mais il sait très bien que cette permission n'est pas réciproque. Et voir qu'il s'en souvient me rassure, en un sens. Ça prouve au moins que je suis un peu digne de son intérêt. Et, quitte à le perdre dans deux mois, autant rendre ces derniers instants les plus mémorables et les plus profitables.
« — ... tu vas mourir jeune, tu sais ?
— Mais... ! »
J'ai du mal à empêcher mon corps de se secouer lorsqu'il interrompt les larmes par un gloussement.
« — J'essaie de me concentrer, et toi tu me fais rire ! »
Oui. Le nez plein de morve et les yeux humides, on peut totalement dire que je suis actuellement en train d'essayer de me concentrer. Je pense que c'est plutôt cohérent avec la situation.
Un léger sourire paraît sur mon visage lorsqu'il continue dans ses idées absurdes. Habituellement, c'est moi qui fait ça. Il va même jusqu'à me voler mon travail, ça alors... Après, il faut admettre que ça a le mérite de plutôt bien marcher. Il fallait bien une bonne dose d'ironie pour me sortir un peu de l'état de désespoir avancé dans lequel j'étais juste avant.
Même si cela ne règle en rien le problème sous-jacent. Cela ne fait que le contourner. Encore. Et toujours.
Et en même temps, puis-je vraiment lui en vouloir ? Non. Le problème me concerne moi et moi seule. Je lui en veux pour des choses que je ne lui ai jamais dites. Ça en est totalement absurde. Il n'a rien fait. Rien demandé. Tout ce qu'il essaie de faire est de me tirer un rire puisque c'est juste évident qu'il y a un problème. Mais bien évidemment qu'il ne connait pas le problème puisque je ne lui dis rien. Je suis juste stupide et il est en train de payer le prix de ma stupidité alors qu'il n'a rien demandé. Je suis détestable. Odieuse. Je devrais tout simplement profiter des faibles moments d'amitié que nous aurons encore durant le court laps de temps qu'il nous reste et c'est tout. Ne rien demander de plus. Et, surtout, ne pas lui en vouloir de ne pas être un Legilimens. Parce que ça en devient ridicule, là.
« — Je suis désolée. »
Non. Pas maintenant. Qu'est-ce que je fais ? Ce n'est pas la bonne réponse cohérente à avoir avec ce qu'il vient de dire. Non non non. Il n'est toujours pas Legilimens. Il ne va rien comprendre. Il faut... rebondir. Avant de partir sur autre chose. Faire les choses de manière cohérente. Dans l'ordre.
« — ... mais en terme d'inutilité, la tour Ouest atteint quand même de sacrés sommets, commencé-je en essayant de contrôler ma respiration pour qu'elle soit plus régulière sans bouger pour autant mon nez de son épaule. Une volière, sérieusement ? Tous nos colis arrivent par la Grande Salle et sortent par les fenêtres de nos dortoirs ! Qui n'a pas de chouette familiale ou de camarades de dortoirs auxquels gratter le hibou de nos jours ? »
Je sens que ma langue commence peu à peu à reprendre du poil de la bête. Donc je me décolle lentement de son épaule pour dégager ma bouche ainsi mieux répliquer. Très lentement. Mais au lieu de mettre un terme au câlin, je me permets de le serrer encore plus fort et cale mon menton sur son épaule. Je ne le vois pas dans les yeux et c'est très bien comme ça. De toute manière, il n'en a pas besoin pour la suite. Il aurait eu le déshonneur que je puisse voir la flamme de la joute verbale s'éteindre dans ses yeux. Et il n'aurait pas apprécié. Voyez comme je fais preuve de merci ainsi.
« — Donc tu préférerais que les élèves soient totalement incompétents dans trois matières plutôt que de te débarrasser d'un lieu qui ne sert à personne de nos jours ?! Bah bravo, tu as changé, Damon ! Et puis, la salle commune de Poufsouffle est la plus belle. C'est juste que tu n'as jamais eu l'occasion de la voir. C'est tout. Mais ce n'est pas grave d'être jaloux des salles communes des autres, tu sais. »
Je resserre mon étreinte autour de lui. J'appréhende. Enormément. Je sens que mes yeux sont encore humides mais plus au point de faire tomber des larmes. Et mon nez, bon... je préfère ne pas y penser pour le moment. En fait, je suis encore plus satisfaite à l'idée qu'il ne me regarde pas lorsque je vais prononcer les mots que je m'apprête à prononcer. Parce que je dois déjà avoir une sale tronche, avec les yeux rougis et le nez en chaussette. Alors je n'ose imaginer la catastrophe que cela serait si on se regardait dans les yeux et que je repartais aussitôt pour un déluge de sanglots. Franchement ? Je dois avoir la meilleure des positions possibles. Equipée comme jamais face aux événements à venir.
C'est pourquoi j'enfonce de plus bel le creux de mon menton dans son épaule. Que ne lui prenne pas l'envie de regarder dans quel état est mon visage. Surtout pas. Laisse-moi garder un peu de dignité, Damon, s'il te plaît.
« — Je... je suis désolée. »
Maintenant j'ai le droit de parler. Maintenant, je peux y aller.
« — Je... pense... que... Ahem... »
Comment dire ? Sans être blessante, de préférence ?
« — Je... je n'aurais pas dû te demander de l'aide pour ça. Je t'aime énormément ! dis-je précipitamment après la bombe que je venais de lâcher pour essayer de me rattraper malgré tout. Tu le sais. Ça, ce n'est pas un problème. Mais... »
... jamais comme tu m'aimeras, toi.
Mes doigts se resserrent autour de ses vêtements. J'ai l'impression qu'il va s'envoler dès que j'aurai fini de parler.
« — ... je préfère faire exploser des étages avec toi. »
... plutôt que de réfléchir à un souvenir heureux avec toi.
L'hôpital qui se fout de la charité
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
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Comme attraper de la fumée... avec les mains
J'arrive enfin à mieux respirer quand je l'entends rire et parler de nouveau. C'est cette Rahima que je connais, que j'ai toujours connue et j'ai peur que ce ne soit qu'une façade qu'elle garde pour ne pas inquiéter son entourage. Pour ne pas m'inquiéter moi, alors que j'étais persuadé qu'elle me faisait suffisamment confiance pour s'ouvrir à moi. J'espère juste que je ne lui jamais donné de raison de douter de... l'affection que j'ai pour elle. Est-ce qu'on peut toujours appeler ça de l'affection ? Toujours est-il que je n'ai pas envie qu'elle pense que, d'une quelconque manière, je pourrais me moquer d'elle. Ni raconter à tout va quand elle ne va pas bien, ni la trahir, ni rire de ses émotions. Je veux juste qu'elle sache que je suis de son côté et là pour elle, quoi qu'il arrive. Ce n'est pas la distance qui sera mise entre nous à la prochaine rentrée qui pourra y changer quelque chose.
C'est quand elle s'excuse que je m'inquiète de nouveau. J'espère que ce n'est pas à cause du Patronus qu'elle dit pardon. Ni à cause des larmes. Je ne vais ni me plaindre de passer du temps avec elle, ni de la tenir dans-... Elle reprend la parole et je ne peux pas retenir un sourire, pas quand elle me parle comme ça. Je ne lui dis pas que les hiboux de l'école sont justement très utiles pour les personnes comme moi qui n'ont pas envie d'avoir un hibou, ni de demander d'en emprunter un à d'autres personnes. Les gens sont tous sauf discrets et ne se gêneraient pas pour demander le destinataire, le contenu ou la destination de la lettre. Mais honnêtement ça ne me dérange pas qu'elle réduise notre grande et magnifique Tour à un simple nid à chouettes. J'aurais eu tout le plaisir du monde à lui répondre qu'on pourrait tout aussi bien déplacer les Poufsouffle dans les Serres qu'ils ne verraient pas la différence si elle ne me serrait pas aussi fort dans ses bras.
On dira ce qu'on veut, que je suis faible ou trop dépendant d'elle, mais je n'arrive plus à réfléchir correctement.
« Jaloux, moi ? Des tonnes de nourriture qui sont sûrement cachées dans les placards et des plantes que vous devez arroser toutes les demi-heures et qui amènent plein d'insectes ? » Sans parler de la vue nulle qu'ils ont, étant aussi bas. « Je m'arrangerai pour te montrer la salle commune de Serdaigle et t'amener dans mon dortoir, tu verras que ça vaut bien mieux que toutes les autres maisons réunies. »
Et si elle savait à quel point je me fiche de mettre dans la galère les élèves dans seulement trois matières si ça peut lui rendre son sourire. J'aurais bien proposé de faire exploser la tour d'astronomie et la tour Nord mais ça aurait paru trop personnel. Sans oublier les Serres de Botanique. Rien à voir avec le fait que j'ai horreur de toutes ces matières. Non.
Ses bras qui se resserrent, encore, et sa tête posée contre mon épaule m'empêchent de continuer de parler. Ajoutez à ça de nouvelle excuses de sa part, je ne crois pas avoir été dans un tel état de confusion depuis... toujours ? J'espère qu'elle trouvera un autre sujet sur lequel on pourra se chamailler pour lui faire oublier tout ça.
« Je... je n'aurais pas dû te demander de l'aide pour ça. Je t'aime énormément ! »
Je... ne... quoi ?
Merlin, achevez moi. Parce que je n'ai pas réussi à l'aider, parce qu'elle savait déjà que ça ne marcherait sûrement pas, parce que je n'ai même pas pu dépasser ses attentes qu'elle a de moi et parce que mon cerveau s'est arrêté sur ces quatre derniers mots. J'entends encore de loin, de très loin, ce qu'elle continue de dire. Je ne comprends rien. Rien à ce qui m'arrive, rien à ce qu'elle raconte. Ou je ne veux pas comprendre ? Je ne veux pas comprendre qu'elle ne veut plus s'entraîner avec moi, ni qu'elle demandera à quelqu'un d'autre, ni... « C'est à moi de m'excuser, Rahima. » J'ai merdé. « Tu avais raison, je suis pas pédagogue. Je suis... désolé de ne pas t'avoir aidé, je pensais que j'arriverais à... » Valérie aurait réussi, elle ? Oui. Probablement. Rahima n'aurait pas eu à chercher très loin pour trouver des souvenirs joyeux.
J'ai du mal à déglutir alors que je la sers en retour dans mes bras. Est-ce qu'elle me pardonnera ? « Je te promets qu'on ira faire exploser tous les étages que tu veux. Si tu... en as envie. Bien sûr. On commencera par le deuxième étage, mh ? » À défaut de pouvoir t'aider à aller mieux, je peux peut-être essayer de te faire sourire quelques fois. Peut-être que Rhys ou n'importe qui d'autre sera plus utile que moi, pour ce qui est des cours et du Patronus.
Bref.
J'ai pas réussi les 3k, nooon.
C'est quand elle s'excuse que je m'inquiète de nouveau. J'espère que ce n'est pas à cause du Patronus qu'elle dit pardon. Ni à cause des larmes. Je ne vais ni me plaindre de passer du temps avec elle, ni de la tenir dans-... Elle reprend la parole et je ne peux pas retenir un sourire, pas quand elle me parle comme ça. Je ne lui dis pas que les hiboux de l'école sont justement très utiles pour les personnes comme moi qui n'ont pas envie d'avoir un hibou, ni de demander d'en emprunter un à d'autres personnes. Les gens sont tous sauf discrets et ne se gêneraient pas pour demander le destinataire, le contenu ou la destination de la lettre. Mais honnêtement ça ne me dérange pas qu'elle réduise notre grande et magnifique Tour à un simple nid à chouettes. J'aurais eu tout le plaisir du monde à lui répondre qu'on pourrait tout aussi bien déplacer les Poufsouffle dans les Serres qu'ils ne verraient pas la différence si elle ne me serrait pas aussi fort dans ses bras.
On dira ce qu'on veut, que je suis faible ou trop dépendant d'elle, mais je n'arrive plus à réfléchir correctement.
« Jaloux, moi ? Des tonnes de nourriture qui sont sûrement cachées dans les placards et des plantes que vous devez arroser toutes les demi-heures et qui amènent plein d'insectes ? » Sans parler de la vue nulle qu'ils ont, étant aussi bas. « Je m'arrangerai pour te montrer la salle commune de Serdaigle et t'amener dans mon dortoir, tu verras que ça vaut bien mieux que toutes les autres maisons réunies. »
Et si elle savait à quel point je me fiche de mettre dans la galère les élèves dans seulement trois matières si ça peut lui rendre son sourire. J'aurais bien proposé de faire exploser la tour d'astronomie et la tour Nord mais ça aurait paru trop personnel. Sans oublier les Serres de Botanique. Rien à voir avec le fait que j'ai horreur de toutes ces matières. Non.
Ses bras qui se resserrent, encore, et sa tête posée contre mon épaule m'empêchent de continuer de parler. Ajoutez à ça de nouvelle excuses de sa part, je ne crois pas avoir été dans un tel état de confusion depuis... toujours ? J'espère qu'elle trouvera un autre sujet sur lequel on pourra se chamailler pour lui faire oublier tout ça.
« Je... je n'aurais pas dû te demander de l'aide pour ça. Je t'aime énormément ! »
Je... ne... quoi ?
Merlin, achevez moi. Parce que je n'ai pas réussi à l'aider, parce qu'elle savait déjà que ça ne marcherait sûrement pas, parce que je n'ai même pas pu dépasser ses attentes qu'elle a de moi et parce que mon cerveau s'est arrêté sur ces quatre derniers mots. J'entends encore de loin, de très loin, ce qu'elle continue de dire. Je ne comprends rien. Rien à ce qui m'arrive, rien à ce qu'elle raconte. Ou je ne veux pas comprendre ? Je ne veux pas comprendre qu'elle ne veut plus s'entraîner avec moi, ni qu'elle demandera à quelqu'un d'autre, ni... « C'est à moi de m'excuser, Rahima. » J'ai merdé. « Tu avais raison, je suis pas pédagogue. Je suis... désolé de ne pas t'avoir aidé, je pensais que j'arriverais à... » Valérie aurait réussi, elle ? Oui. Probablement. Rahima n'aurait pas eu à chercher très loin pour trouver des souvenirs joyeux.
J'ai du mal à déglutir alors que je la sers en retour dans mes bras. Est-ce qu'elle me pardonnera ? « Je te promets qu'on ira faire exploser tous les étages que tu veux. Si tu... en as envie. Bien sûr. On commencera par le deuxième étage, mh ? » À défaut de pouvoir t'aider à aller mieux, je peux peut-être essayer de te faire sourire quelques fois. Peut-être que Rhys ou n'importe qui d'autre sera plus utile que moi, pour ce qui est des cours et du Patronus.
Bref.
J'ai pas réussi les 3k, nooon.
oh, no, i don't "suffer" from insanity. i enjoy every. single. minute. of. it.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Je secoue la tête avec mon léger sourire toujours aux lèvres lorsqu'il me mentionne les soi-disants "désavantages" de la salle de commune de Poufsouffle. Il vient tout simplement de résumer pourquoi est-ce que c'est, justement, la meilleure salle commune.
« — Exactement. On n'a pas une salle commune morne à dormir debout et impersonnelle. Et on a de la bouffe. Et vous, vous avez quoi ? Rien, dis-je en ponctuant ma réplique d'un tirement de langue. Très important dans le fil de la conversation. »
Je sens mon cœur se serrer de nouveau lorsqu'il me fait miroiter la possibilité de visiter sa salle commune. Et son dortoir.
Si tu savais comme je rêve de visiter ton dortoir, Damon...
Cela ne rend que plus horrible ce que je m'apprête à dire. Cela ne fait que renforcer ma prise autour de lui. De peur qu'il ne s'envole pour de bon. Définitivement. De peur que je me retrouve seule.
Je sens d'ailleurs les larmes revenir sur le coin de mes yeux alors que je déblatère mes excuses. Donc je ne fais que m'accrocher de plus bel. Encore et encore. Avoir quelque chose sur lequel m'appuyer. Sur lequel me tenir. Une bouée pour ne pas me noyer. Même si c'est cette même bouée qui m'entraîne en ce moment-même vers le fond.
Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Pourquoi ai-je dit ça ?! Je viens de... ruiner ma relation avec lui. En un claquement de doigt. En une phrase. Une simple et unique phrase.
Son silence en dit long sur ce qu'il est en train de méditer. Il est en train de penser à la meilleure manière de m'éloigner de lui. D'essayer de me décrocher de lui puisque la situation devient extrêmement gênante pour lui. De me dire qu'il est rassuré que je lui dise ça parce qu'il avait la même impression depuis un bout de temps et que ça le dérangeait.
« — C'est à moi de m'excuser... »
Quoi ? Non ! C'est hors de question !
« — Non non non non non non ! »
Soudainement, mes doigts cessent d'aggripper ses vêtements. Mes pouces se retrouvent plaqués sur ses joues et le reste de mes doigts dans ses cheveux, en direction de sa nuque. Dans le mouvement, le creux de mon menton s'est donc naturellement désemboîté de son épaule et mon visage ruisselant de larmes s'est retrouvé face au sien. Yeux dans les yeux. Ses yeux magnifiques yeux verts...
Je suis horrible. Je n'ai aucune dignité en ce moment. Mais j'ai besoin de le regarder dans les yeux. Qu'il comprenne réellement le message que j'essaye de lui faire passer. Qu'il ne se flagelle pas, lui. Mais moi.
« — Non. Ce n'est pas toi. Ce n'est pas toi du tout. Tu as été parfait. En tout point. Tes conseils, ta présence, t-... toi. Tout. Tout a été parfait. C'est juste... moi. Je-... »
Je t'aime.
« — Et c'est toi qui en pâtis derrière. Noon, ce n'est vraiment vraiment pas ce que je voulais. Je suis désolée. Tu es vraiment le meilleur prof particulier possible. Mais, pour le Patronus... je ne peux pas. Même avec un autre prof, ça ne fonctionnerait pas. T'étais un peu l'espoir de la dernière chance. Je n'aurais... pas dû. Pas dû te demander ça. Pas dû t'infliger quelque chose d'aussi dur. Je n'aurais pas dû. Je suis désolée. Je m'en veux. Je m'en veux tellement, t'as pas idée... »
Je suis un monstre.
Non seulement je refuser catégoriquement de lui avouer le problème chez moi mais en plus je lui mens droit dans les yeux, en lui disant qu'avec n'importe quel autre prof, ça n'aurait pas fonctionné. Quel genre d'amie suis-je ?! Non, finalement, c'est beaucoup mieux pour lui si je m'éloigne de lui. Ça fait certes horriblement mal mais... je lui dois au moins ça. Au moins, pour les dommages que je lui ai causés. Il se portera beaucoup beaucoup mieux sans moi. Sans une amie aussi horrible dans son entourage. Il ne mérite pas ça. Loin de là.
From 1,3k to 600, ça va, on commence à reprendre un rythme "normal"
« — Exactement. On n'a pas une salle commune morne à dormir debout et impersonnelle. Et on a de la bouffe. Et vous, vous avez quoi ? Rien, dis-je en ponctuant ma réplique d'un tirement de langue. Très important dans le fil de la conversation. »
Je sens mon cœur se serrer de nouveau lorsqu'il me fait miroiter la possibilité de visiter sa salle commune. Et son dortoir.
Si tu savais comme je rêve de visiter ton dortoir, Damon...
Cela ne rend que plus horrible ce que je m'apprête à dire. Cela ne fait que renforcer ma prise autour de lui. De peur qu'il ne s'envole pour de bon. Définitivement. De peur que je me retrouve seule.
Je sens d'ailleurs les larmes revenir sur le coin de mes yeux alors que je déblatère mes excuses. Donc je ne fais que m'accrocher de plus bel. Encore et encore. Avoir quelque chose sur lequel m'appuyer. Sur lequel me tenir. Une bouée pour ne pas me noyer. Même si c'est cette même bouée qui m'entraîne en ce moment-même vers le fond.
Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Pourquoi ai-je dit ça ?! Je viens de... ruiner ma relation avec lui. En un claquement de doigt. En une phrase. Une simple et unique phrase.
Son silence en dit long sur ce qu'il est en train de méditer. Il est en train de penser à la meilleure manière de m'éloigner de lui. D'essayer de me décrocher de lui puisque la situation devient extrêmement gênante pour lui. De me dire qu'il est rassuré que je lui dise ça parce qu'il avait la même impression depuis un bout de temps et que ça le dérangeait.
« — C'est à moi de m'excuser... »
Quoi ? Non ! C'est hors de question !
« — Non non non non non non ! »
Soudainement, mes doigts cessent d'aggripper ses vêtements. Mes pouces se retrouvent plaqués sur ses joues et le reste de mes doigts dans ses cheveux, en direction de sa nuque. Dans le mouvement, le creux de mon menton s'est donc naturellement désemboîté de son épaule et mon visage ruisselant de larmes s'est retrouvé face au sien. Yeux dans les yeux. Ses yeux magnifiques yeux verts...
Je suis horrible. Je n'ai aucune dignité en ce moment. Mais j'ai besoin de le regarder dans les yeux. Qu'il comprenne réellement le message que j'essaye de lui faire passer. Qu'il ne se flagelle pas, lui. Mais moi.
« — Non. Ce n'est pas toi. Ce n'est pas toi du tout. Tu as été parfait. En tout point. Tes conseils, ta présence, t-... toi. Tout. Tout a été parfait. C'est juste... moi. Je-... »
Je t'aime.
« — Et c'est toi qui en pâtis derrière. Noon, ce n'est vraiment vraiment pas ce que je voulais. Je suis désolée. Tu es vraiment le meilleur prof particulier possible. Mais, pour le Patronus... je ne peux pas. Même avec un autre prof, ça ne fonctionnerait pas. T'étais un peu l'espoir de la dernière chance. Je n'aurais... pas dû. Pas dû te demander ça. Pas dû t'infliger quelque chose d'aussi dur. Je n'aurais pas dû. Je suis désolée. Je m'en veux. Je m'en veux tellement, t'as pas idée... »
Je suis un monstre.
Non seulement je refuser catégoriquement de lui avouer le problème chez moi mais en plus je lui mens droit dans les yeux, en lui disant qu'avec n'importe quel autre prof, ça n'aurait pas fonctionné. Quel genre d'amie suis-je ?! Non, finalement, c'est beaucoup mieux pour lui si je m'éloigne de lui. Ça fait certes horriblement mal mais... je lui dois au moins ça. Au moins, pour les dommages que je lui ai causés. Il se portera beaucoup beaucoup mieux sans moi. Sans une amie aussi horrible dans son entourage. Il ne mérite pas ça. Loin de là.
From 1,3k to 600, ça va, on commence à reprendre un rythme "normal"
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
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#b5675d — #945149
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#b5675d — #945149
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Je n'arrive pas à la regarder dans les yeux quand je peux enfin voir son visage et je fixe un point au sommet de sa tête pour ne pas la voir pleurer. Ses cheveux, par exemple ? Ils sont beaux et feront très bien l'affaire pour me distraire. Elle ne sait pas ce que ça me fait de la voir dans cet état, ni dans quel état de confusion elle m'a mis. Dans quel état elle me met. En permanence. Comme là, quand je sens ses mains dans mes cheveux et—
Elle ne sait pas.
Elle ne peut pas savoir. Et quelque part, c’est peut-être mieux comme ça. Parce que si elle savait, si elle comprenait ne serait-ce qu’un fragment de ce qui se passe dans ma tête, tout deviendrait encore plus compliqué, non ? Ou peut-être plus simple. Je n’en sais rien. Je ne sais plus rien, en fait.
Mes mains attrapent les siennes pour les retirer et je me recule d'un pas, parce que je n'arrive plus à réfléchir correctement et que mes oreilles bourdonnent. Comme si tout mon corps ne voulait plus fonctionner, comme si chaque pensée essayait de prendre le dessus sur les autres sans y arriver. Je n'entends plus que ses excuses alors qu'elle n'a aucune raison de demander pardon. Ce n'est pas sa faute si je n'ai été ni capable d'être un assez bon ami pour l'aider une des rares fois où elle en avait besoin, ni d'être en mesure de lui donner des conseils utiles, ni de faire preuve de maturité pour la rediriger vers quelqu'un d'autre que moi qui l'aurait bien mieux aidée.
Et c’est ça, le pire. J'en suis sûr.
Pas ses larmes. Pas ses excuses. Mais cette certitude désagréable que quoi que je fasse, je ne serai jamais totalement ce qu'elle attend de moi, c'est évident qu'elle ne me dit pas tout. Elle se sent mal et fait tout pour que ce ne soit pas mon cas. Oh, Rahima. Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que tu sois tellement… ? Tellement toi.
« Je t'en supplie. »
Les mots sortent avant même que je sache ce que je veux vraiment dire. Pas les bons mots, probablement. Ce ne sont jamais les bons avec elle. Mais il faut qu’elle arrête de s’en vouloir, c’est tout ce que je demande dans l’immédiat. Parce que si elle continue, si elle insiste, je vais finir par céder et dire quelque chose que je ne devrais pas et franchir une limite que je m’efforce de garder intacte et lui avouer. « On sait tous les deux que tu ne penses pas ce que tu dis. » Je me mords l'intérieur de la joue en pensant à toutes les manières qu'elle aurait d'interpréter cette phrase. « À propos de moi, je veux dire. » C'est évident que ses excuses sont sincères, je le sais, je le connais et elle n'est pas hypocrite. Je ne la pensais pas non plus capable de mentir aussi naturellement mais j'imagine qu'elle a de bonnes raisons.
Parce qu'elle ne dit pas la vérité, n'est-ce pas ? Ou du moins elle n'y croit pas vraiment. N'importe qui aurait fait un meilleur travail que moi pour la guider. Pas une seule fois je n'ai lancé le sort moi-même, je ne lui ai pas dit comment je procédais, le type de souvenirs auxquels je pensais, ce que je visualisais dans ma tête avant même de prononcer la formule, rien. Tout ça parce que j'ai été égoïste et que je voulais qu'elle sorte cette Hamilton de sa tête. Alors qu'elle ne vienne pas me dire que ça aurait raté avec quelqu'un d'autre, au moins il ne l'aurait pas distraite ou fait pleurer.
Voilà que j'en viens à me demander pourquoi ils ont interdit le transplanage dans l'enceinte de Poudlard, la fuite m'aurait bien arrangée et courir hors de la salle ou sauter par la fenêtre ne sont pas des options. En tout cas pas pour l'instant. « Le mieux c'est que je te donne rendez-vous à la fin d'un de mes cours de DcFM la semaine prochaine, si tu veux, je suis sûr que certains dans ma classe seront ravis de t'aider. » Évidemment qu'ils le seront, n'importe qui le serait avec elle. Elle est toujours enjouée et souriante, il n'y a qu'un imbécile qui pourrait lui enlever sa joie de vivre.
Elle ne sait pas.
Elle ne peut pas savoir. Et quelque part, c’est peut-être mieux comme ça. Parce que si elle savait, si elle comprenait ne serait-ce qu’un fragment de ce qui se passe dans ma tête, tout deviendrait encore plus compliqué, non ? Ou peut-être plus simple. Je n’en sais rien. Je ne sais plus rien, en fait.
Mes mains attrapent les siennes pour les retirer et je me recule d'un pas, parce que je n'arrive plus à réfléchir correctement et que mes oreilles bourdonnent. Comme si tout mon corps ne voulait plus fonctionner, comme si chaque pensée essayait de prendre le dessus sur les autres sans y arriver. Je n'entends plus que ses excuses alors qu'elle n'a aucune raison de demander pardon. Ce n'est pas sa faute si je n'ai été ni capable d'être un assez bon ami pour l'aider une des rares fois où elle en avait besoin, ni d'être en mesure de lui donner des conseils utiles, ni de faire preuve de maturité pour la rediriger vers quelqu'un d'autre que moi qui l'aurait bien mieux aidée.
Et c’est ça, le pire. J'en suis sûr.
Pas ses larmes. Pas ses excuses. Mais cette certitude désagréable que quoi que je fasse, je ne serai jamais totalement ce qu'elle attend de moi, c'est évident qu'elle ne me dit pas tout. Elle se sent mal et fait tout pour que ce ne soit pas mon cas. Oh, Rahima. Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que tu sois tellement… ? Tellement toi.
« Je t'en supplie. »
Les mots sortent avant même que je sache ce que je veux vraiment dire. Pas les bons mots, probablement. Ce ne sont jamais les bons avec elle. Mais il faut qu’elle arrête de s’en vouloir, c’est tout ce que je demande dans l’immédiat. Parce que si elle continue, si elle insiste, je vais finir par céder et dire quelque chose que je ne devrais pas et franchir une limite que je m’efforce de garder intacte et lui avouer. « On sait tous les deux que tu ne penses pas ce que tu dis. » Je me mords l'intérieur de la joue en pensant à toutes les manières qu'elle aurait d'interpréter cette phrase. « À propos de moi, je veux dire. » C'est évident que ses excuses sont sincères, je le sais, je le connais et elle n'est pas hypocrite. Je ne la pensais pas non plus capable de mentir aussi naturellement mais j'imagine qu'elle a de bonnes raisons.
Parce qu'elle ne dit pas la vérité, n'est-ce pas ? Ou du moins elle n'y croit pas vraiment. N'importe qui aurait fait un meilleur travail que moi pour la guider. Pas une seule fois je n'ai lancé le sort moi-même, je ne lui ai pas dit comment je procédais, le type de souvenirs auxquels je pensais, ce que je visualisais dans ma tête avant même de prononcer la formule, rien. Tout ça parce que j'ai été égoïste et que je voulais qu'elle sorte cette Hamilton de sa tête. Alors qu'elle ne vienne pas me dire que ça aurait raté avec quelqu'un d'autre, au moins il ne l'aurait pas distraite ou fait pleurer.
Voilà que j'en viens à me demander pourquoi ils ont interdit le transplanage dans l'enceinte de Poudlard, la fuite m'aurait bien arrangée et courir hors de la salle ou sauter par la fenêtre ne sont pas des options. En tout cas pas pour l'instant. « Le mieux c'est que je te donne rendez-vous à la fin d'un de mes cours de DcFM la semaine prochaine, si tu veux, je suis sûr que certains dans ma classe seront ravis de t'aider. » Évidemment qu'ils le seront, n'importe qui le serait avec elle. Elle est toujours enjouée et souriante, il n'y a qu'un imbécile qui pourrait lui enlever sa joie de vivre.
oh, no, i don't "suffer" from insanity. i enjoy every. single. minute. of. it.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
Comme attraper de la fumée... avec les mains
« — Je t'en supplie. »
Je m'arrête brusquement dans mes explications. Bouche bée. Yeux ahuris. Toujours rouges et humides. Souffle coupé.
C'est bon. Il sait que je lui ai menti. Il va m'en vouloir. Il va me détester jusqu'à la fin de sa scolarité à Poudlard. Il va m'esquiver. Et il aura bien raison. Je suis la pire amie. La pire des potes. Sa vie sera bien mieux sans moi dans les parages pour la gâcher à chaque angle de coul-...
Je pince mes lèvres, interdite, lorsqu'il ose me proposer d'autres de ses camarades pour m'aider avec le sortilège du Patronus.
Comment... ose-t-il. Comment peut-il sincèrement croire que réussir à lancer ce maudit sort m'importe plus que lui ? Comment ose-t-il essayer de se débarrasser de moi ainsi plutôt que de simplement avoir l'honnêteté de me dire en face que je suis une personnalité toxique et qu'il ne souhaite donc plus m'avoir dans son entourage ? Comment peut-il se tromper à ce point-là ?! Damon, enfin !
« — Parce que tu penses vraiment que j'ai envie d'avoir un autre professeur ? réponds-je en posant ma main bien sur sa joue et en orientant son visage de manière à ce qu'il croise mon regard. Qu'il voie bien à quel point j'ai été blessée par sa proposition. Et que je lui en veux d'oser me proposer quelque chose pareil. Non mais enfin, Damon ! J-... je ne sais pas si tu es vraiment bête à ce point ou si tu le fais exprès pour essayer de m'éloigner plus ou moins maladroitement. Mais, dans tous les cas... c'est blessant. Vraiment. »
Puis je retrousse mes lèvres en une moue gênée. Je viens de me rendre compte à quel point ces paroles sont horribles.
Je viens littéralement de lui mentir droit dans les yeux. Puis, juste après, lorsqu'il me donne une solution qui serait viable pour lui, je me permets de le faire culpabiliser ainsi. Non mais, pour qui je me prends ?! Je suis absolument horrible ! Bigre, comment je peux faire pour rattraper ça ?!
Mon cœur battant la chamade, je balbutie afin d'essayer de me rattraper un minimum :
« — Je... pardon ! C'est... oh, je suis fatiguée. Je suis horrible avec toi aujourd'hui. Je ne devrais pas te parler sur ce ton, je... je pense que j'ai surtout très très très mal dormi et ça me rend émotive au point de dire des choses que je ne pense pas du tout. Je... Starfoullah, tu ne me mérites tellement pas, finis-je en soupirant longuement, dépitée. »
Je ne sais pas quoi faire pour me rattraper. Cette journée a juste été un désastre. De A à Z. Rien, absolument rien ne s'est passé comme prévu. Et, cerise sur le gâteau, j'ai perdu mon meilleur ami. Vraiment, journée de dingue. De bout en bout.
J'ai... juste envie de fuir. Je pense que ça sera mieux. Pour lui. Pour moi. Pour nous. Pour tout le monde, en fait. Tant pis pour la petite June. J'aurai encore une année complète pour lui parler. Là, j'ai besoin de sauver mon amitié plus ou moins comme il se doit avec Damon. Et je pense que... ça vaut mieux pour moi si je ne suis plus en face de lui, à déblatérer des âneries blessantes pareilles. Donc ça vaudrait mieux que je m'éloigne. Juste pour la journée.
« — Je... vais aller essayer de rattraper ma nuit de sommeil désastreuse. Ça sera mieux pour tout le monde. Je serai probablement un petit moins aigrie. Encore désolée, j'espère que tu ne m'en veux pas. Trop, dis-je en commençant à mettre mon sac sur mes genoux dans l'optique de ramasser mes affaires. Ah, et ! »
Je profite que mon sac soit sur mes genoux pour sortir les fameux pancakes qui attendaient sagement dans un tupperware dans mon sac depuis tout ce temps et les poser sur la table. Puisqu'il est clairement hors de question que je lui fasse encore attendre ne serait-ce qu'un jour de plus pour qu'il puisse recevoir son "cadeau".
« — Joyeux anniversaire. »
Puis je commence à me lever.
Je m'arrête brusquement dans mes explications. Bouche bée. Yeux ahuris. Toujours rouges et humides. Souffle coupé.
C'est bon. Il sait que je lui ai menti. Il va m'en vouloir. Il va me détester jusqu'à la fin de sa scolarité à Poudlard. Il va m'esquiver. Et il aura bien raison. Je suis la pire amie. La pire des potes. Sa vie sera bien mieux sans moi dans les parages pour la gâcher à chaque angle de coul-...
Je pince mes lèvres, interdite, lorsqu'il ose me proposer d'autres de ses camarades pour m'aider avec le sortilège du Patronus.
Comment... ose-t-il. Comment peut-il sincèrement croire que réussir à lancer ce maudit sort m'importe plus que lui ? Comment ose-t-il essayer de se débarrasser de moi ainsi plutôt que de simplement avoir l'honnêteté de me dire en face que je suis une personnalité toxique et qu'il ne souhaite donc plus m'avoir dans son entourage ? Comment peut-il se tromper à ce point-là ?! Damon, enfin !
« — Parce que tu penses vraiment que j'ai envie d'avoir un autre professeur ? réponds-je en posant ma main bien sur sa joue et en orientant son visage de manière à ce qu'il croise mon regard. Qu'il voie bien à quel point j'ai été blessée par sa proposition. Et que je lui en veux d'oser me proposer quelque chose pareil. Non mais enfin, Damon ! J-... je ne sais pas si tu es vraiment bête à ce point ou si tu le fais exprès pour essayer de m'éloigner plus ou moins maladroitement. Mais, dans tous les cas... c'est blessant. Vraiment. »
Puis je retrousse mes lèvres en une moue gênée. Je viens de me rendre compte à quel point ces paroles sont horribles.
Je viens littéralement de lui mentir droit dans les yeux. Puis, juste après, lorsqu'il me donne une solution qui serait viable pour lui, je me permets de le faire culpabiliser ainsi. Non mais, pour qui je me prends ?! Je suis absolument horrible ! Bigre, comment je peux faire pour rattraper ça ?!
Mon cœur battant la chamade, je balbutie afin d'essayer de me rattraper un minimum :
« — Je... pardon ! C'est... oh, je suis fatiguée. Je suis horrible avec toi aujourd'hui. Je ne devrais pas te parler sur ce ton, je... je pense que j'ai surtout très très très mal dormi et ça me rend émotive au point de dire des choses que je ne pense pas du tout. Je... Starfoullah, tu ne me mérites tellement pas, finis-je en soupirant longuement, dépitée. »
Je ne sais pas quoi faire pour me rattraper. Cette journée a juste été un désastre. De A à Z. Rien, absolument rien ne s'est passé comme prévu. Et, cerise sur le gâteau, j'ai perdu mon meilleur ami. Vraiment, journée de dingue. De bout en bout.
J'ai... juste envie de fuir. Je pense que ça sera mieux. Pour lui. Pour moi. Pour nous. Pour tout le monde, en fait. Tant pis pour la petite June. J'aurai encore une année complète pour lui parler. Là, j'ai besoin de sauver mon amitié plus ou moins comme il se doit avec Damon. Et je pense que... ça vaut mieux pour moi si je ne suis plus en face de lui, à déblatérer des âneries blessantes pareilles. Donc ça vaudrait mieux que je m'éloigne. Juste pour la journée.
« — Je... vais aller essayer de rattraper ma nuit de sommeil désastreuse. Ça sera mieux pour tout le monde. Je serai probablement un petit moins aigrie. Encore désolée, j'espère que tu ne m'en veux pas. Trop, dis-je en commençant à mettre mon sac sur mes genoux dans l'optique de ramasser mes affaires. Ah, et ! »
Je profite que mon sac soit sur mes genoux pour sortir les fameux pancakes qui attendaient sagement dans un tupperware dans mon sac depuis tout ce temps et les poser sur la table. Puisqu'il est clairement hors de question que je lui fasse encore attendre ne serait-ce qu'un jour de plus pour qu'il puisse recevoir son "cadeau".
« — Joyeux anniversaire. »
Puis je commence à me lever.
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149
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Comme attraper de la fumée... avec les mains
J’observe sa réaction en regrettant déjà ce que j’ai dit mais qu'est-ce qu’elle veut que je fasse ? Continuer à la faire pleurer en la forçant à recommencer encore et encore à lancer ce fichu sort ? Elle ne comprend pas ce que ça me fait de la voir dans cet état et de savoir en plus que c’est de ma faute. Si ça avait été n’importe qui d’autre, je n’en aurais probablement rien eu à faire mais c’est Rahima, et je déteste cet effet qu’elle a sur moi qui rend tout si compliqué. Elle ne pouvait pas juste être comme tous les autres et être insupportablement ennuyante ? Non, bien sûr que non. Alors quand elle lève sa main vers mon visage, je retiens un geste de recul en attendant le coup. Je mérite qu’elle–
Mh ? Je me contente de tourner la tête dans sa direction en suivant son mouvement mais je suis trop choqué qu’elle ne m’ait pas frappé et que sa main soit sur ma joue pour arriver à penser à autre chose. Y compris ce qu’elle raconte. Je me force à me concentrer en voyant la façon dont elle me regarde. Je reviendrais volontiers cinq minutes plus tôt pour lui dire que produire un Patronus était totalement inutile, qu’elle restait parfaite malgré tout et qu’elle n’en aurait de toute façon pas besoin si j’étais là, avec elle.
J'ai envie de m’excuser mais je ne veux pas aggraver les choses. Pas encore plus, du moins. Mais je ne comprends plus rien, ni la raison pour laquelle elle ne m'a pas frappée, ni pourquoi elle s'excuse alors que je suis celui qui a tout compliqué. Encore une fois, elle ne peut pas penser réellement ce qu'elle dit, si ? Et Merlin, pourquoi je n'arrive plus à parler ? Je ne peux pas la laisser partir, pas elle. « Rahima... » Je suis désolé. Vraiment désolé.
Mon corps ne marche plus correctement, j'ai l'impression d'assister à la scène sans pouvoir réagir et je m'en veux encore plus. Qu'est-ce que je donnerais pour devenir Legilimens le temps de quelques secondes pour savoir ce qu'elle attend de moi et pour ne plus la décevoir. Et pourtant je reste là. À la regarder ramasser ses affaires.
« Non. »
Non, ça, c’est hors de question. Quelque chose cède à l'intérieur de moi. Mes jambes bougent avant même que j’aie vraiment pris la décision. Mon bras suit. Trop vite pour que je réfléchisse. Trop tard pour reculer. C’est sorti tout seul, sûrement de façon trop sèche. Mais au moins, cette fois, je ne me tais pas.
Ma main se referme autour de son poignet avant même que j’aie le temps de plus réfléchir. Pas fort. Juste assez pour la retenir. Comme si elle pouvait vraiment partir. Comme si, si je la laissais faire, tout allait juste… se casser pour toujours. « Arrête. » Je déglutis, détourne brièvement les yeux vers la boîte de pancakes sur la table. « Tu crois vraiment que j’essaie de me débarrasser de toi ? » Un souffle nerveux m’échappe. « Sérieusement ? Rahima, si je voulais t’éviter, je serais déjà parti depuis longtemps. Tu me connais assez pour savoir que... » Que je suis un énorme connard et que je me fiche de ce que peuvent bien penser ou ressentir les autres. C'est le cas avec la plupart de gens.
Je passe une main dans mes cheveux, agacé par moi, encore et toujours. « Je t’ai proposé quelqu’un d’autre parce que… parce que j’en peux plus de te voir comme ça, d’accord ? Pas parce que je m’en fiche. C'est tout l’inverse. » Ma prise se relâche un peu, mais je ne la lâche pas complètement. Plus jamais. « Tu pleures, tu te mets la pression pour un sort à la con, et moi je suis là à te pousser encore plus loin. T’appelles ça aider, toi ? » Je secoue la tête, incapable de soutenir son regard plus d’une seconde sans avoir l’impression de merder encore davantage.
« Je suis nul avec les gens, Rahima. Vraiment nul. Mais je ne veux pas que… Je vois que ça te fait du mal. Et je n'ai pas envie d’en être la raison. » Je prends une grande inspiration en glissant distraitement mes doigts de son poignet à sa main pour la tenir. « Alors non, je n’essayais pas de te remplacer. J’essayais juste de… ne pas tout foutre en l’air. »
Je finis enfin par la lâcher, lentement, et je me force à me dire que ce geste ne veut pas dire que je la quitte pour toujours. « Et pour info… » Mon regard glisse vers les pancakes, puis revient vers elle, plus hésitant. « T’es la seule personne avec qui j’ai envie de passer mon anniversaire. » Par pitié.
Mh ? Je me contente de tourner la tête dans sa direction en suivant son mouvement mais je suis trop choqué qu’elle ne m’ait pas frappé et que sa main soit sur ma joue pour arriver à penser à autre chose. Y compris ce qu’elle raconte. Je me force à me concentrer en voyant la façon dont elle me regarde. Je reviendrais volontiers cinq minutes plus tôt pour lui dire que produire un Patronus était totalement inutile, qu’elle restait parfaite malgré tout et qu’elle n’en aurait de toute façon pas besoin si j’étais là, avec elle.
J'ai envie de m’excuser mais je ne veux pas aggraver les choses. Pas encore plus, du moins. Mais je ne comprends plus rien, ni la raison pour laquelle elle ne m'a pas frappée, ni pourquoi elle s'excuse alors que je suis celui qui a tout compliqué. Encore une fois, elle ne peut pas penser réellement ce qu'elle dit, si ? Et Merlin, pourquoi je n'arrive plus à parler ? Je ne peux pas la laisser partir, pas elle. « Rahima... » Je suis désolé. Vraiment désolé.
Mon corps ne marche plus correctement, j'ai l'impression d'assister à la scène sans pouvoir réagir et je m'en veux encore plus. Qu'est-ce que je donnerais pour devenir Legilimens le temps de quelques secondes pour savoir ce qu'elle attend de moi et pour ne plus la décevoir. Et pourtant je reste là. À la regarder ramasser ses affaires.
« Non. »
Non, ça, c’est hors de question. Quelque chose cède à l'intérieur de moi. Mes jambes bougent avant même que j’aie vraiment pris la décision. Mon bras suit. Trop vite pour que je réfléchisse. Trop tard pour reculer. C’est sorti tout seul, sûrement de façon trop sèche. Mais au moins, cette fois, je ne me tais pas.
Ma main se referme autour de son poignet avant même que j’aie le temps de plus réfléchir. Pas fort. Juste assez pour la retenir. Comme si elle pouvait vraiment partir. Comme si, si je la laissais faire, tout allait juste… se casser pour toujours. « Arrête. » Je déglutis, détourne brièvement les yeux vers la boîte de pancakes sur la table. « Tu crois vraiment que j’essaie de me débarrasser de toi ? » Un souffle nerveux m’échappe. « Sérieusement ? Rahima, si je voulais t’éviter, je serais déjà parti depuis longtemps. Tu me connais assez pour savoir que... » Que je suis un énorme connard et que je me fiche de ce que peuvent bien penser ou ressentir les autres. C'est le cas avec la plupart de gens.
Je passe une main dans mes cheveux, agacé par moi, encore et toujours. « Je t’ai proposé quelqu’un d’autre parce que… parce que j’en peux plus de te voir comme ça, d’accord ? Pas parce que je m’en fiche. C'est tout l’inverse. » Ma prise se relâche un peu, mais je ne la lâche pas complètement. Plus jamais. « Tu pleures, tu te mets la pression pour un sort à la con, et moi je suis là à te pousser encore plus loin. T’appelles ça aider, toi ? » Je secoue la tête, incapable de soutenir son regard plus d’une seconde sans avoir l’impression de merder encore davantage.
« Je suis nul avec les gens, Rahima. Vraiment nul. Mais je ne veux pas que… Je vois que ça te fait du mal. Et je n'ai pas envie d’en être la raison. » Je prends une grande inspiration en glissant distraitement mes doigts de son poignet à sa main pour la tenir. « Alors non, je n’essayais pas de te remplacer. J’essayais juste de… ne pas tout foutre en l’air. »
Je finis enfin par la lâcher, lentement, et je me force à me dire que ce geste ne veut pas dire que je la quitte pour toujours. « Et pour info… » Mon regard glisse vers les pancakes, puis revient vers elle, plus hésitant. « T’es la seule personne avec qui j’ai envie de passer mon anniversaire. » Par pitié.
oh, no, i don't "suffer" from insanity. i enjoy every. single. minute. of. it.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
Comme attraper de la fumée... avec les mains
« — Non. »
Je sens une main s'enrouler autour de mon bras. Une main qui me pousse à m'arrêter dans ma tentative de fuite désespérée. Une main qui m'empêche de finir de pousser sur mes jambes afin de me tenir debout. Une main si douce au toucher. Si délicate dans sa prise. Si avenante. Si bienveillante.
Sa main.
Mon cerveau se débranche. C'est absolument surréaliste, ce qui est en train de se passer en ce moment-même. Ce n'est pas possible. Pas possible. Lui. Damon Aaron Mikhail Nikonov. Fils de Linda Hill et Lyov Nikonov. Lui, de sa propre volonté, avoir un contact physique avec quelqu'un. Lui, essayer de retenir quelqu'un. Lui, essayer de... de me retenir.
Je le connais assez pour savoir que c'est un énorme connard et qu'il se fiche bien de ce que peuvent ressentir ou penser les autres. Et pourtant, là... il fait preuve d'empathie. Et envers la meuf qui lui tourne autour et qui l'insupporte tous les jours. Je ne. Comprends. Pas.
Donc j'écoute. Au lieu d'essayer de comprendre, j'écoute. Tout. En restant silencieuse. Et en retenant ma respiration, aussi. Puisque j'ai trop peur que le moindre bruit casse cet instant ou le fasse hésiter. Et... il faut dire que je comprends encore moins après ses "explications".
Damon n'a jamais été aussi... humain. Jamais je ne l'ai entendu sortir de tels propos auparavant. Jamais je ne l'ai vu essayer d'être aussi rassurant envers quelqu'un. Jamais je ne l'ai vu reporter la faute sur lui-même ainsi. Jamais je ne l'ai vu... dans cet état. À avoir l'impression d'être sur le point de perdre quelqu'un donc... de faire tout pour rattraper la personne. Avant qu'elle ne s'aille, laissant ses pancakes derrière elle comme seul souvenir.
« — T’es la seule personne avec qui j’ai envie de passer mon anniversaire. »
Mais non. Ce n'est pas possible.
On est amis. Il me l'a déjà fait comprendre à suffisamment d'occasions pour que je l'imprime dans mon crâne. J'ai bien compris qu'il ne s'intéressait pas du tout à moi et que la seule personne qu'il aimait était lui-même. Ou Rhys, dépendant du point de vue. Jamais il n'a daigné ni porter son attention sur qui que ce soit ni envisager de sortir avec quelqu'un. Et surtout pas avec une « Poufsouffle bouffeuse de cookies qui court dans tous les sens ». Ou quelque chose comme ça, je crois.
Ce n'est pas. Possible.
Et pourtant. Alors que je me restreignais et allait jusqu'à plonger dans le mensonge pour essayer de masquer la fâcheuse vérité aux yeux de Damon, je me surprends.
Je me surprends à vouloir dire la vérité.
Là où, habituellement, je l'aurais taquiné sur à quel point il m'adore de toute manière et que je suis absolument indispensable à sa vie, je me dis que, peut-être, je pourrais dire quelque chose de plus intelligent.
« — Bah bien sûr. Je sais que tu m'adooores et que je suis absolument indispensable à ta vie. Qu'est-ce que tu ferais sans moi. »
Ou du plutôt après avoir dire ça plutôt que d'au lieu avoir dit ça. La situation est un peu trop émotionnelle et mon cœur tambourine comme jamais. J'ai besoin de dédramatiser ne serait-ce qu'un tout petit peu la situation. Surtout au vu de ce que j'apprête à dire.
Mais... dire quoi ? Qu'est-ce que je peux dire, après une telle déclaration sans en être une ? Et sans passer pour une conne, de préférence. Je vais quand même pas sortir « Ouii, alors en fait c'est marrant parce que j'ai un crush sur toi littéralement depuis que j'te connais et j'aurais jamais pensé que j'avais ne serait-ce qu'une micro-chance que ce soit réciproque donc maintenant que tu dis des trucs bizarres, je t'avoue que j'espère qu'on se mette en couple depuis qu'on est devenus potes en fait, haha ! ». Non. Ce serait juste creepy. Je vais éviter.
Mais même... si ça se trouve, c'est pas du tout réciproque. Si ça se trouve, je phase juste sur une phrase. J'ai juste pris la phrase qui m'intéressait dans son argumentaire et je m'en suis fait tout un plat en me disant que (oh là là !) mon prince charmant est peut-être enfin arrivé. Enfin, il était déjà là mais il s'est enfin manifesté et je vais enfin avoir le droit à la toute première histoire de ma vie. À mes seize ans, comme dans la plupart des livres en plus. Trop romantique, j'adooore ! Non mais non. C'est peut-être pas réciproque et je me fais peut-être tout un film, je sais pas ! Raaaaaaah.
Euh... j'ai besoin de faire une liste. Là, tout de suite. Une liste de pour et de contre. J'avais considéré que je l'avais perdu. Pourquoi ? Pourquoi j'étais en train de penser à ça.
Je me résous donc à me saisir d'un parchemin et un stylo avant de tracer un immense trait vertical en plein milieu de la feuille. Très bien. On va la faire, cette liste.
Pour lui dire. Il va quitter Poudlard dans deux mois. On va se perdre de vue. Notre amitié va disparaître. Je suis pas sûre. Peut-être que c'est réciproque. Peut-être que je passe à côté de l'amour de ma vie. Peut-être qu'il va dire oui. Peut-être que mes souvenirs avec lui seront emprunts de joie et non de rancœur ou de déception. Peut-être que j'arriverai à produire un Patronus grâce à lui.
Contre. Je vais avoir l'air creepy. Notre amitié va s'arrêter.
Je me pince les lèvres en contemplant mon bout de parchemin. Même si la liste n'est absolument pas équilibrée, les deux options contre valent largement leur poids...
La liste en question :
Je sens une main s'enrouler autour de mon bras. Une main qui me pousse à m'arrêter dans ma tentative de fuite désespérée. Une main qui m'empêche de finir de pousser sur mes jambes afin de me tenir debout. Une main si douce au toucher. Si délicate dans sa prise. Si avenante. Si bienveillante.
Sa main.
Mon cerveau se débranche. C'est absolument surréaliste, ce qui est en train de se passer en ce moment-même. Ce n'est pas possible. Pas possible. Lui. Damon Aaron Mikhail Nikonov. Fils de Linda Hill et Lyov Nikonov. Lui, de sa propre volonté, avoir un contact physique avec quelqu'un. Lui, essayer de retenir quelqu'un. Lui, essayer de... de me retenir.
Je le connais assez pour savoir que c'est un énorme connard et qu'il se fiche bien de ce que peuvent ressentir ou penser les autres. Et pourtant, là... il fait preuve d'empathie. Et envers la meuf qui lui tourne autour et qui l'insupporte tous les jours. Je ne. Comprends. Pas.
Donc j'écoute. Au lieu d'essayer de comprendre, j'écoute. Tout. En restant silencieuse. Et en retenant ma respiration, aussi. Puisque j'ai trop peur que le moindre bruit casse cet instant ou le fasse hésiter. Et... il faut dire que je comprends encore moins après ses "explications".
Damon n'a jamais été aussi... humain. Jamais je ne l'ai entendu sortir de tels propos auparavant. Jamais je ne l'ai vu essayer d'être aussi rassurant envers quelqu'un. Jamais je ne l'ai vu reporter la faute sur lui-même ainsi. Jamais je ne l'ai vu... dans cet état. À avoir l'impression d'être sur le point de perdre quelqu'un donc... de faire tout pour rattraper la personne. Avant qu'elle ne s'aille, laissant ses pancakes derrière elle comme seul souvenir.
« — T’es la seule personne avec qui j’ai envie de passer mon anniversaire. »
Mais non. Ce n'est pas possible.
On est amis. Il me l'a déjà fait comprendre à suffisamment d'occasions pour que je l'imprime dans mon crâne. J'ai bien compris qu'il ne s'intéressait pas du tout à moi et que la seule personne qu'il aimait était lui-même. Ou Rhys, dépendant du point de vue. Jamais il n'a daigné ni porter son attention sur qui que ce soit ni envisager de sortir avec quelqu'un. Et surtout pas avec une « Poufsouffle bouffeuse de cookies qui court dans tous les sens ». Ou quelque chose comme ça, je crois.
Ce n'est pas. Possible.
Et pourtant. Alors que je me restreignais et allait jusqu'à plonger dans le mensonge pour essayer de masquer la fâcheuse vérité aux yeux de Damon, je me surprends.
Je me surprends à vouloir dire la vérité.
Là où, habituellement, je l'aurais taquiné sur à quel point il m'adore de toute manière et que je suis absolument indispensable à sa vie, je me dis que, peut-être, je pourrais dire quelque chose de plus intelligent.
« — Bah bien sûr. Je sais que tu m'adooores et que je suis absolument indispensable à ta vie. Qu'est-ce que tu ferais sans moi. »
Ou du plutôt après avoir dire ça plutôt que d'au lieu avoir dit ça. La situation est un peu trop émotionnelle et mon cœur tambourine comme jamais. J'ai besoin de dédramatiser ne serait-ce qu'un tout petit peu la situation. Surtout au vu de ce que j'apprête à dire.
Mais... dire quoi ? Qu'est-ce que je peux dire, après une telle déclaration sans en être une ? Et sans passer pour une conne, de préférence. Je vais quand même pas sortir « Ouii, alors en fait c'est marrant parce que j'ai un crush sur toi littéralement depuis que j'te connais et j'aurais jamais pensé que j'avais ne serait-ce qu'une micro-chance que ce soit réciproque donc maintenant que tu dis des trucs bizarres, je t'avoue que j'espère qu'on se mette en couple depuis qu'on est devenus potes en fait, haha ! ». Non. Ce serait juste creepy. Je vais éviter.
Mais même... si ça se trouve, c'est pas du tout réciproque. Si ça se trouve, je phase juste sur une phrase. J'ai juste pris la phrase qui m'intéressait dans son argumentaire et je m'en suis fait tout un plat en me disant que (oh là là !) mon prince charmant est peut-être enfin arrivé. Enfin, il était déjà là mais il s'est enfin manifesté et je vais enfin avoir le droit à la toute première histoire de ma vie. À mes seize ans, comme dans la plupart des livres en plus. Trop romantique, j'adooore ! Non mais non. C'est peut-être pas réciproque et je me fais peut-être tout un film, je sais pas ! Raaaaaaah.
Euh... j'ai besoin de faire une liste. Là, tout de suite. Une liste de pour et de contre. J'avais considéré que je l'avais perdu. Pourquoi ? Pourquoi j'étais en train de penser à ça.
Je me résous donc à me saisir d'un parchemin et un stylo avant de tracer un immense trait vertical en plein milieu de la feuille. Très bien. On va la faire, cette liste.
Pour lui dire. Il va quitter Poudlard dans deux mois. On va se perdre de vue. Notre amitié va disparaître. Je suis pas sûre. Peut-être que c'est réciproque. Peut-être que je passe à côté de l'amour de ma vie. Peut-être qu'il va dire oui. Peut-être que mes souvenirs avec lui seront emprunts de joie et non de rancœur ou de déception. Peut-être que j'arriverai à produire un Patronus grâce à lui.
Contre. Je vais avoir l'air creepy. Notre amitié va s'arrêter.
Je me pince les lèvres en contemplant mon bout de parchemin. Même si la liste n'est absolument pas équilibrée, les deux options contre valent largement leur poids...
La liste en question :
Reducio
Oui oui, tout ça devant Damon, sans lui répondre. C'est pas la plus discrète, Rahima, aussi POUR - 2 mois - perte de vue - perte amitié - réciproque ??? (entouré) - amour vie - oui ? - déception -> joie - Patronus ???? |
CONTRE - creepy - amitié (avec une croix dessus) |
Arbitre depuis le 1 septembre 2050 — Avatar avec le ronchon Damon Nikonov
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#b5675d — #945149
Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
#b5675d — #945149