8 nov. 2025, 23:03
 ♦CDC♦   ♦11.50♦   ♦S.R♦  De l'autre côté du sort
SALLE D'ÉTUDE DES MOLDUS
• 06 novembre 2050 •
Poudlard
Avec @Sonia Ross
Le dimanche après-midi baignait dans une atmosphère paisible, presque intemporelle. Dans le silence de sa salle de classe, Aaron s'activait avec minutie ; ajustant la disposition des lieux afin de refléter l'esprit du nouveau programme qu'il s'apprêtait à enseigner aux élèves de septième année : les sports d'hiver. Rompant avec la tradition de son prédécesseur, il avait choisi de scinder le vaste chapitre des sports en deux périodes distinctes ; d'abord les sports d'hiver, puis les sports d’été ; insérés subtilement entre l'étude des métiers et le module plus technique sur les différents types d'enseignements dans le monde. Cette décision — réfléchie — permettait d'espacer les temps les plus physiques et d'offrir des moments plus calmes, tout en évitant l'accumulation de fatigue et les maladresses magiques qui pouvaient parfois émailler durant la fin de l'année civile.

Alors qu'il déplaçait un lourd bloc de quatre bancs vers le fond de la pièce, un objet tomba au sol dans un léger bruit mat. Intrigué, Aaron s'approcha et trouva un carnet à la couverture souple, élégante et unie. Son regard, d'ordinaire peu curieux, fut attiré par la finesse de la reliure et la sobriété de l'objet. Avec calme, il le ramassa, conscient que ce genre de cahier recelait souvent des secrets ou des pensées personnelles. Pourtant, sa seule intention était de retrouver son propriétaire et de le lui rendre sans tarder ; imaginant sans peine l'inquiétude que pouvait causer la perte d'un tel bien.

Il feuilleta rapidement les premières pages, cherchant une inscription — un nom — ou même un simple indice. Rien n'indiquait explicitement à qui appartenait le précieux carnet. Cependant, l'écriture, fine et soignée, lui parut familière. Il pensa aussitôt à ses élèves, se rappelant que plusieurs d'entre eux adoptaient ce style calligraphique dans leurs devoirs. Il se dirigea alors vers son bureau, ouvrit magiquement un tiroir et en sortit cinq piles de copies, chacune correspondant à une année d’étude. Il commença par celle des troisièmes années, persuadé d'y trouver la concordance. Son intuition fut rapidement confirmée : l'écriture élégante appartenait à Sonia Ross, une Gryffondor particulièrement investie dans la vie de l'école.

Cette découverte ramena à la mémoire d'Aaron l'image de la jeune fille, énergique et engagée, partageant son temps entre la fanfare de sa maison et la chorale de l'école. Une implication remarquable qui témoignait d'un esprit chevaleresque, digne des couleurs de Gryffondor. Toutefois, il n'était pas surprenant qu'un tel niveau d'adhésion ait pu se traduire par des oublis accidentels : comme celui d'un carnet laissé derrière soi. Aaron y vit non pas un manquement, mais la preuve d'un investissement sans faille et d'une humanité touchante.

Avec une certaine délicatesse, il referma le carnet et le posa sur le meuble à côté de la porte d'entrée de la salle de classe, déterminé à le restituer à sa propriétaire dès que l'occasion se présenterait. Il savait que ce geste, pourtant simple, pourrait apaiser l'inquiétude de Sonia. Peu désireux de laisser traîner les choses, il espérait pouvoir croiser la jeune élève avant leur prochain cours, prévu le mercredi suivant. Cependant, le hasard fit bien les choses : un éclat de voix — d'abord lointain — se rapprocha du couloir, et Aaron crut reconnaître le timbre caractéristique de Sonia. Il supposa qu'elle ne se dirigeait pas vers la salle dans l'espoir de retrouver son carnet, mais plutôt pour rejoindre ses amis et jouir d'un moment de détente dominicale.

Profitant de cette coïncidence, il l'appela d’une voix posée.

Miss Ross, pouvez-vous venir quelques instants, s'il vous plaît ?

Sa question, volontairement neutre, laissait place à toutes les interprétations : une convocation, une remarque, ou simplement une demande banale. Aaron était conscient de l'effet que pouvait avoir une telle invitation, mais il souhaitait avant tout éviter que Sonia ne se sente coupable de son oubli. Il se remémora alors — non sans une pointe de nostalgie — les excuses maladroites qu'il formulait autrefois, et qu'il n'utilisait plus depuis des années, préférant désormais la bienveillance à la réprimande.

En somme, ce simple incident du carnet oublié prenait — entre les mains d'Aaron — la forme d'un geste d'attention et de compréhension. Il voyait là l'opportunité d'encourager l'engagement de ses élèves tout en leur offrant un espace pour l'erreur, convaincu que c'était aussi par ces petites failles qu'ils grandissaient et s'affirmaient. L'après-midi continuait de s'étirer calmement, empreinte de la douceur d'un dimanche à Poudlard, où chaque étourderie pouvait se transformer en une leçon d'humanité.

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10 nov. 2025, 11:39
 ♦CDC♦   ♦11.50♦   ♦S.R♦  De l'autre côté du sort
Lieu : Etude des moldus
Date : Dimanche 06 novembre 2050
Heure : Après-midi
Avec : @Aaron Bagans
La veille avait été une journée tout particulièrement mouvementée — un peu comme tous ces samedis. La troisième année se levait tôt afin de profiter d'un bon petit-déjeuner en compagnie de sa meilleure amie Agatha — quand cette dernière acceptait de se lever aussi tôt qu'elle. Après cela, elle remontait au quatrième étage afin de s'entraîner avec ses collègues fanfaristes. Cela lui faisait tout drôle de ne plus voir Rosaleen, mais elle comprenait son choix et ne pouvait que la soutenir dans sa décision.

A la fin, elle redescendait pour prendre son déjeuner. Le brouhaha de la grande salle était tellement dense que Sonia avait du mal à suivre entre les discussions qu'elle entretenait avec ses amies, ses pensées et tout ce qu'il se passait autour d'elle. Contrairement aux autres jours de la semaine, le samedi était une journée vraiment particulière pour elle. Ses oreilles bourdonnaient assez souvent. Le matin, elle écoutait le doux son des instruments de musique, à midi les discussions animées de ses camarades et le soir, elle profitait du chœur.

Son seulement moment de répit était l'après-midi. Quelques fois, elle s'autorisait une sortie avec ses amies à Pré-au-Lard ; étant en troisième année, désormais elle pouvait faire un saut dans cette ville — qu'elle avait déjà visité lors de vacances scolaires avec sa mère. Sinon, elle profitait de son temps pour travailler ses cours de potions avec Adrian, ou désormais Lavinia, sa tutrice — elle avait mis toutes les chances de son côté en s'inscrivant au club de soutien scolaire.

En ce dimanche après-midi, elle voulait profiter de la paisibilité de ces jours pour se reposer. Ainsi, elle se promenait au premier étage avec son compagnon Namax sur son épaule. Elle lâcha un petit bâillement et poursuivit sa marche, passant devant les différentes salles de classe.

« Hey Namax, ça te dirait qu'on aille dans la cour pour que je puisse m'entraîner ? Tu sais, je fais de gros efforts pour parler ta langue, mais j'ai besoin de toi pour m'aider. »

Parler normalement avec la boule de poil fonctionnait, mais pouvoir parler avec le boursouflet dans sa langue — ce qui était désormais possible grâce au système JoBaRBiLLe. Soudain, elle entendit une voix l'appelée. Il s'agissait de son professeur d'études des moldus. Oh oh, j'ai fait quelque chose ? se demanda-t-elle. Les épaules un peu tendues, elle s'approcha de la salle de classe et pénétra la pièce.

« B-Bonjour Mister Bagans. Je peux vous aider ? »

Il ne l'avait pas appelé sur un ton sec ou froid, donc il ne devait pas vouloir la voir pour quelque chose de problématique ; ce qui était déjà ça. Peut-être qu'il voulait discuter de ses notes ? Elle n'était pas la meilleure de sa classe, mais elle s'en sortait bien, alors ce ne devait pas être pour cette raison non plus...

474 mots
Mentions : @Agatha Sanders, @Zenaïda Carter (en tant que Rosaleen) et @Lavinia W. Campbell

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24 nov. 2025, 23:39
 ♦CDC♦   ♦11.50♦   ♦S.R♦  De l'autre côté du sort
L'hésitation de Sonia s'abattit sur Aaron telle une châtaigne tombant soudainement sur sa tête ; il comprenait sa surprise et percevait même qu'il pouvait venter la mauvaise nouvelle, tant la jeune fille semblait effrayée. Pourtant, son intention était bien loin d'être celle qui souhaitait la rendre mélancolique : Aaron avait simplement voulu l'appeler pour lui rendre le carnet oublié dans la brume silencieuse de sa salle de classe, cet objet qui — peut-être — avait une valeur sentimentale particulière.

Je ne sais pas si ce sera une aide de votre part pour moi, mais je pourrais peut-être vous rendre le sourire doré de Gryffondor. Car, il me semble, que vous avez oublié un carnet lors de notre dernier cours. Je l'ai trouvé lorsque je travaillais ma salle pour la semaine prochaine. Est-ce bien à vous ?

Il accompagna ses paroles d'un clin d'œil furtif, puis — d'un mouvement habile — fit tomber le carnet entre ses doigts, prêt à le lui restituer. Aaron s'était promis de le lui rendre dès qu'il la recroiserait, même si le moment devait s'étirer comme une longue pluie peu enviable ; mais il acceptait d'être, ne serait-ce qu'un instant, le parapluie qui protégeait habillement son utilisateur. Dans le cas de Sonia, être le parapluie au stress qui devait la border depuis quelques jours.

Et si jamais ce n'est pas le vôtre, mais je n'ai aucun doute de votre propriété sur cet objet, je continuerai de chercher son propriétaire, sauf si vous savez à qui ce-dernier appartient. Après, l'écriture à l'intérieur ressemble beaucoup à la jolie calligraphie que vous offrez à vos devoirs.

Son sourire restait discret — et pourtant toujours sincère — tandis que la lueur dorée de ses yeux noisette, produite par ses lunettes, laissait deviner toute la bienveillance de son geste.

@Sonia Ross
Mes excuses pour le retard. :)
Mots en gras rouge pour le CDC

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25 nov. 2025, 15:23
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A la fois hésitante et un peu tendue, la rouge et or entra dans la salle de classe du cours d'étude des moldus et questionna son professeur. Si elle pouvait lui être d'une quelconque utilité, elle serait enchantée de l'aider. Au contraire, si l'adulte avait un reproche à lui faire, elle l'écouterait le cœur battant à tout rompre, espérant trouver un moyen de remédier à la situation.

Sonia écouta avec attention son enseignant, le visage un peu crispé. Alors que les mots coulaient, elle se détendit bien trop rapidement. En réalisant sa maladresse, elle se jeta sur son sans-fond — comme si elle y trouverait ledit carnet alors qu'il était dans les mains de Mister Bagans. Rougissante et honteuse, elle baissa la tête.

« Effectivement, c-c'est bien le mien... M-Merci beaucoup Mister de l'avoir trouvé. »

Une grande valeur sentimentale ? Effectivement. En réalité, tous les carnet qu'elle avait pu possédé et remplir lui étaient chers à son cœur. Mais celui qu'avait retrouvé son professeur d'étude des moldus était un peu plus spécial. La reliure en cuir, le petit mot au tout début... Il s'agissait d'un cadeau de sa meilleure amie Estelle. C'était son premier cadeau d'anniversaire, lors de son premier anniversaire à Poudlard.

« Où avais-je la tête ! Je ne m'en étais même pas rendue compte... Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, en plus... » se sermonna-t-elle. « Je suis désolée de vous avoir causé du soucis, Mister. » ajouta-t-elle, relevant la tête vers l'adulte.

250 mots
Aucun soucis, @Aaron Bagans !
Mention : @Estelle Rubble

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30 nov. 2025, 14:57
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La confirmation de l'appartenance du carnet à Sonia toucha Aaron comme un vent puissant, qui faisait venter toute incertitude. Pour lui, l'affaire était désormais réglée, et il se permit un bref soupir de soulagement. Pourtant, il ne s'attendait pas à percevoir chez la jeune rouge et doré une légère tristesse mêlée de regret mélancolique face à cet oubli. Il n'en éprouva aucune rancune : ce genre d'incident pouvait arriver à tout le monde, et il comprit aussitôt la valeur sentimentale que revêtait ce carnet pour Sonia. Avec délicatesse, il le lui remit, posant l'objet entre ses mains d'adolescente.

Vous n'avez pas à vous en vouloir, vous ne m'avez pas du tout dérangé. On oublie tous quelque chose au moins une fois dans sa vie, et il est toujours préférable que quelqu'un soit là pour nous aider avec plutôt qu'être seul à se détruire la tête pour le retrouver. Du moins, c'est ainsi que je pense.

Dans la voix d'Aaron, il n'y avait aucune hésitation, mais plutôt une assurance tranquille. Il accompagna ses paroles d'un sourire sincère, posant un regard bienveillant sur la châtaigne, comme pour souligner la vérité de ses propos. Il considérait que retrouver ce carnet pour elle — avant même qu'elle ait eu le temps de s'inquiéter — était la meilleure façon de l'aider. Il n'y avait pas eu de panique, seulement le soutien discret d'un bouclier ; d'un parapluie protecteur face à la contrariété d'un oubli.

Profitant de cette interaction, Aaron poursuivit, souhaitant instaurer un dialogue ouvert avec son élève :

D'ailleurs, tant que je vous ai à disposition ; est-ce que vous avez un avis à donner sur le cours, quelque chose que vous aimeriez voir dans les prochains cours ? Je pense que c'est important de connaître les attentes de tout un chacun, voire ce que nous pourrions mettre en évidence pour que le cours soit encore plus intéressant.

Bien que conscient que l'enthousiasme des élèves ne fût pas toujours au rendez-vous, Aaron préférait ouvrir la porte à la discussion. Il se rappelait les regards parfois lassés durant ses cours, certains élèves frôlant l'ennui, mais il refusait d'alourdir le rythme au risque de les décourager ou de les faire tomber davantage. Mieux valait, selon lui, chercher à rendre ses leçons plus vivantes, tout en restant à l'écoute des besoins et des envies de ses élèves, afin de les protéger — à sa manière — des difficultés de la brume qu'était le monde moldu.

@Sonia Ross
Mots en gras rouge pour la Cabane de Cristal

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29 janv. 2026, 18:09
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Ce n'était pas la première fois qu'elle l'égarait, à croire qu'elle n'y tenait pas vraiment... Elle se rappelait de ce jour, dans la Grande Salle, revendiquant l'appartenance de l'ouvrage auprès de Cheryl. Heureusement que c'était une personne aussi impliquée qu'elle qui était tombée dessus, peut-être si c'était quelqu'un de moins minutieux, n'importe qui disant posséder le carnet aurait pu le lui reprendre...

« Vous avez raison... encore merci ! »

La couverture du carnet tomba dans ses mains et de ses doigts fins, elle caressa la reliure. Elle se sentait comme complète. Il fallait avouer que cet ouvrage n'était pas qu'un simple carnet où elle y notait ses idées, parfois ses pensées, ses tourments, mais aussi des histoires qu'elle aimerait vivre, ou à défaut, faire vivre à quelqu'un. On voudrait tous parcourir des aventures inoubliables ou à peine croyable.

Soudain, elle écarquilla les yeux de surprise. Son professeur lui demander son avis ? Par Merlin, si elle s'y attendait. Elle baissa la tête non pas par gêne — elle était plutôt touchée qu'on s'intéresse à ce qu'elle pensait — mais pour se plonger dans ses pensées pour apporter la réponse parfaite à Mister Bagans. Mais elle n'avait pas de « critique » à faire. Elle aimait étudier et apprendre de façon générale, alors elle n'avait aucun problème à suivre les cours.

Néanmoins, pas mal de ses camarades n'appréciaient pas cette matière. Sûrement parce que le monde moldu ne les intéressait pas. Pourtant, elle qui vivait dans le monde moldu malgré son statut de sang, pensait que le monde moldu avait pas mal de choses à offrir. Par exemple, quand elle aidait sa grand-mère en cuisine, elle voyait tout le matériel électronique qu'utilisait les moldus : mixeur, four, micro-ondes. C'était très intéressant et assez fascinant de voir comment ils faisaient sans magie.

« Et bien... Moi j'aime bien vos cours. Mais je pense que ce qui gêne mes camarades, c'est... Je pense qu'ils ne voient pas l'intérêt, ou plutôt l'utilité de savoir comment les moldus vivent... Ça peut être utile si on veut vivre dans une ville moldue, on comprend mieux comment ils vivent et on peut même s'intégrer. Je ne sais pas si ça fait sens pour vous, mais peut-être qu'il faudrait trouver un moyen de rapprocher ce que l'on voit en cours sur les moldus, vers quelque chose qui nous concerne en tant que sorcier ? Peut-être que leur intérêt sera piqué ? »

405 mots
Pardon pour le retard @Aaron Bagans :wry:

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31 janv. 2026, 23:10
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La sincérité des mots prononcés par Sonia toucha Aaron bien plus qu'il ne l'aurait imaginé. Alors qu'il s'attendait à des paroles dites simplement pour lui plaire ou à une vérité édulcorée, il fut surpris par la pureté et l'authenticité du discours de la jeune fille. Ce qu'elle exprimait —loin d'être un mensonge — était le reflet de son véritable ressenti : elle appréciait ses efforts et la manière dont il s'efforçait de créer un environnement bienveillant dans son cours ; même si la matière enseignée ne résonnait pas toujours avec la sensibilité des sorciers, attachés à la protection de leur monde face à la cruauté des Moldus.

Touché par cette honnêteté, Aaron dut se retenir de laisser transparaître son émotion. D'ordinaire enclin à exprimer ses sentiments, il jugea qu'il ne pouvait se permettre de montrer la moindre faiblesse devant Sonia en cet instant. Il grava, néanmoins, dans sa mémoire la certitude que cette élève trouvait du sens au cours et en reconnaissait la valeur.

Cela a du sens, Miss Ross, cela en a. Je sais que la matière n'est pas simple pour beaucoup de sorciers, tous n'ont jamais côtoyé les Moldus ou presque ; tous n'ont pas forcément l'envie d'entrer dans leur monde et leur culture après toutes les périodes historiques difficiles qu'ils nous ont fait subir. Et je peux comprendre que vous ressentiez aussi ce besoin que nous fassions des rapprochements entre nos deux mondes. Je devrais peut-être parler de nourriture… après tout cela rapproche les cœurs et les estomacs. Sauf si vous avez votre propre idée d'un thème.

Un léger rire s'échappa d'Aaron, qui se rappelait — avec un certain plaisir — les souvenirs des différentes variétés de glaces appréciées tant par les sorciers que par les Moldus. Des parfums classiques comme la fraise, le chocolat ou la vanille ; cette universelle. Toutefois, il réfléchissait à la façon de faire découvrir ces déboires gustatives sans sortir de l'enceinte de Poudlard afin d'éviter toute complication liée aux sorties dans le monde moldu. Il savait qu'il pourrait improviser des excuses en cas de problème, mais il préférait se prévenir de toutes interventions indésirables des manteaux noirs ou d'une annulation pure et simple des sorties scolaires. La question resterait en suspens, Aaron se promettant d'y réfléchir encore…

@Sonia Ross

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10 juin 2026, 14:50
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Sonia espère ne pas avoir blesser son professeur. Elle n'a rien dit de méchant. Au contraire, elle fait part de son ressentibet de ce qu'elle a pu observer du côté de ses camarades. La brune reste une élève sérieuse et assidue. Elle écoute et suit en classe, que la matière lui plaise ou non.

Mais les cours de Mister Bagans lui plaisent sincèrement. Cela pourrait lui permettre de mieux passer inaperçu auprès des Moldus. Elle pourrait apprendre deux ou trois trucs à sa mère grâce à ses cours. Sauf en matière de nourriture et de cuisine. Sa grand mère maternelle en a fait son domaine de prédilection. Ainsi, la troisième année possède deux ou trois bagages de connaissance en matière culinaire.

« C'est vrai. Je ne dis pas que je suis concernée par cela... Mais en discutant avec mes camarades, je me dis qu'on peut lier ce que l'on apprend sur les Moldus à ce que l'on sait sur le monde magique. Outre la nourriture, il y a aussi le sport ou la musique. Ce sont deux univers qui rapprochent pas mal les gens. La littérature aussi ! J'aime bien lire les romans Moldus... Enfin, peu importe. Je ne sais pas si c'est au programme, mais je me dis que parler de domaines assez universels, qui parlent à tous pourrait aider. » conclu-t-elle.

223 mots
Mille excuses pour l'attente, @Aaron Bagans :wry:

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29 juin 2026, 23:29
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La candeur et la pertinence des suggestions de Sonia achevèrent d'écarter la tension qui aurait pu flotter dans l'air ; loin d'être blessé par les remarques de la jeune fille, Aaron ressentit — au contraire — une profonde satisfaction.
Pour lui, le dialogue et l'esprit critique n'étaient nullement des menaces, mais les piliers d'un enseignement progressif et réussi. Les élèves avaient le droit d'exprimer leurs avis en remettant en question les approches de la matière ; c'était même un point important si l'on désirait amener une grande majorité des étudiants à venir comprendre l'autre monde sans pour autant affecter leur propre jugement personnel sur les Moldus. Et tant que les élèves ne subissaient pas le cours, mais qu'ils l'assimilaient, cela convenait parfaitement à Aaron. C'était cette évolution dans sa propre méthodologie qui l'intéressait afin de ne pas rester prostré dans une position qui faisait croire à une idéologie cent-pour-cent pro-Moldus. Ce n'était pas son but, lui-même étant neutre politiquement parlant, il ne pouvait pas être dans l'endoctrinement ; son but était de jeter les clés de la compréhension mutuelle.

Les pistes évoquées par Sonia — le sport, la musique, la littérature — firent briller une lueur d'enthousiasme dans les yeux d'Aaron. C'étaient des terrains d'entente parfaits ; des zones où la magie et la technologie s'effaçaient derrière la spontanéité de l'émotion humaine.

Vous apportez là d'excellentes idées. Le sport, la musique, les livres... Ce sont des langages universels ; des morceaux qui peuvent émouvoir un Moldu tout autant qu'un sorcier, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à un sortilège...

Il laissa sa phrase en suspens. Il était touché par la sincérité de Sonia et par ce qu'elle ressentait déjà elle-même par rapport à toutes ces thématiques.

C'est une merveilleuse façon de s'évader... et de comprendre l'autre. Dans la littérature, il y a une richesse, et il ne faut nullement avoir honte de ce qu'on lit. Sachez que le programme officiel me laisse une certaine flexibilité, et je pense — grâce à vous — que vos camarades seraient bien plus réceptifs à ces sujets qu'à une énumération rébarbative des choses à faire ou à éviter autour d'un ordinateur ou d'une prise électrique. Mais dites-moi, parmi ces trois domaines, y en a-t-il un qui parviendrait à captiver vos camarades les plus sceptiques pour le prochain cours ?

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8 juil. 2026, 18:13
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Sonia prend le temps de réfléchir. Il ne faut pas blesser son enseignement. Même si elle ne dit rien de méchant, Mister Bagans pourrait se vexer si elle ne se montre pas assez honnête. Certains ont un franc-parler qui tranche l'air avec férocité. Ce n'est pas le cas de la rouge et or. Elle préfère garder une bonne entente et mettre à l'aise les autres — quitte à être mal à l'aise à son tour.

Elle se dit que pour garder de bonnes relations, elle doit se montrer conciliante et ouverte. Elle pense également que ce c'est ce qu'elle voudrait qu'on lui laisse comme opportunité. Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasse. Cette phrase fait plus que sens pour elle, c'est la base de toute interaction et même relation.

L'anglaise sourit fière d'elle en entendant son professeur commenté ses propositions. Génial ! Elle a réussi à trouver quelque chose qui pourrait plaire à Mister Bagans et à ses camarades. Si l'un n'est pas fan de musique, alors il pourrait se plaire dans la littérature. Et puis, qui n'aime pas le Quidditch ? Il existe pleins d'autres sports, mais elle doit l'admettre, elle est fan de Quidditch. Et puis, il ressemble à d'autres sports moldus ! Il suffit d'enlever les balais et les caractéristiques singulières des différentes balles pour y voir plus clair.

« Euh... personnellement j'aime bien lire et la musique. C'est d'ailleurs pourquoi je suis devenue fanfariste pour ma maison mais aussi choriste. Mais en ce qui concerne mes camarades... je ne sais pas trop. Peut-être mettre de côté la littérature. Je n'en connais pas beaucoup qui apprécient les romans, comme moi. Hmm... peut-être le sport ? Qu'en pensez-vous, Mister ? »

291 mots

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