Recherche : JF pâle aux longs cheveux blancs
Mi juin 2051
Aliosus relit une troisième fois la lettre qu'il tient entre les mains. Elle est écrite rondement dans le style floral typiquement français de son autrice, mais les pattes écourtées des p, des j et des g ainsi que la manière quasi imperceptible de serrer ses lettres plus que d'habitude, trahissent l'inquiétude sous jacente de Léonie de Beauvais. A la fin de son stage, Aliosus lui a envoyé une lettre afin de lui demander si elle avait reçu la moindre nouvelle d'Alice. La réponse que lui fait la française d'habitude volage et superficielle est d'un pragmatisme alarmant. Non, elle ne dispose d'aucune information récente sur son amie, pas depuis des mois visiblement. Le jeune homme est renfrogné, ce n'est évidemment pas ce qu'il espérait, et en plus, voilà qu'il avait inquiété Léonie par delà la Manche.
Il décide donc d'user d'une manière plus radicale d'obtenir des informations. S'adresser au Patriarche Nerrah, ancien diplomate de la FEPS, dont le réseau de contact s'étend dans toute l'Europe et tout particulièrement à la Pologne, membre de la Fédération.
20 juin
Aliosus peste en sortant de son rendez-vous avec son cousin et non moins professeur Thomas Sangblanc. Depuis une semaine il n'a aucune nouvelle de la part de Magnus, aussi s'est il décidé à aller directement demander au frère d'Alice quelles nouvelles avait elle pu bien lui envoyer. On ne pouvait pas dire que cela aussi s'était passé comme prévu. Son cousin lui avait pratiquement ri au nez.
"Navré, mon cher cousin, mais notre petite vipère a décrété que je n'étais plus en odeur de sainteté, aussi n'ai-je pas de nouvelle à vous donner. Elle est en Pologne, voilà bien tout ce que j'ai comme information à vous communiquer. Elle devrait rentrer début juillet. Prenez votre mal en patience, elle nous sera bientôt rendue, et nous regretterons son retour."
Le ton acerbe et cassant n'était pas rare dans la bouche de Thomas, mais Aliosus avait détecté une amertume toute particulière dans ses paroles. Il ne s'était pas fait prié pour écourter l'entrevue, il ne portait pas, lui non plus, l'homme dans une très haute estime et le rendait même coupable tout à fait directement de l'odieux mariage qui était en train de se concrétiser chaque jour d'avantage, plongeant Alice dans la détresse la plus profonde en dépit de toutes ses dénégations bien forcées.
Soit, il allait poursuivre ses recherches.
Paroles de Thomas écrites par sa joueuse.
Dernière modification par Aliosus Nerrah le 15 juil. 2026, 22:57, modifié 2 fois.
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Fin juin.
Aliosus a rendez-vous dans le quartier des petites maisons de Godric's Hollow. Les ruelles étroites et ombragées sont pratiquement inconnues du jeune homme. Pourtant ici, sur le Chemin des Maléfices, il n'y a que le haut rempart qui le sépare de la Promenade des Sirènes ou est sise la demeure de ses parents. Il sait qu'il ne verra pas son père aujourd'hui, et que c'est un autre visage qui lui donnera les informations tant attendues, pour peu qu'il y ait effectivement des informations à donner.
Il est arrivé un bon quart d'heure en avance, il n'était de toute façon bon à rien chez lui - chez eux - et l'impatience le rongeant ne lui laissait aucun répit. Tournant comme un éruptif dans une cage, il avait décidé de sortir, de s'aérer, et de faire en sorte de penser à autre chose que d'imaginer en boucle tous les scénarios que son cerveau lui présentait.
Avait elle disparue ? S'était elle enfuie pour échapper au mariage ? Avait elle participé à un duel et eu un accident ? Avait elle décidé de rompre définitivement avec sa famille ? Avait elle été enlevée par un mouvement anti FEPS ?
Heureusement, le visage tout en nerfs de Herr Engels fini par l'arracher à ses pensées.
«Monsieur Nerrah, commença-t-il dans un anglais impeccable qui ne laissait aucunement trahir ses origines allemandes, votre père m'envoie vous transmettre les quelques informations que nous avons pu recueillir suite à votre demande.»
Le coeur d'Aliosus battait à tout rompre. Il cherchait désespérément un élément trahissant une bonne ou une mauvaise nouvelle sur le visage d'Engels, mais aucun indice ne transparaissait. C'était probablement pour cela qu'il était si utile à Père, cela ou bien qu'il n'en avait sincèrement pas grand chose à faire de ce qu'il allait bientôt lui dire.
«Je vous écoute.», dit simplement le jeune homme, la mâchoire serrée en dépit de ses efforts pour paraitre lui aussi le plus impassible possible.
«La situation de la personne que vous recherchez n'est à ce jour pas connue.»
Un bloc de pierre d'une tonne semblait tomber dans le coeur d'Aliosus en même temps que ces mots. Alice était introuvable. Comment cela était il possible ? Il se sentait fébrile d'inquiétude.
«Voilà ce que nous avons pu compiler comme informations malgré cela : le contrat qui liait la personne en question à un certain gentleman a été rompu de manière anticipée il y a de cela un mois et demi. Visiblement, votre recherchée a perdu la maitrise de ses nerfs d'une manière telle que le gentleman s'est considéré obligé de la corriger. Dès lors, il l'a ensuite laissé s'en aller, partant du principe qu'elle rentrerait directement en Grande Bretagne.»
«Perdu la maitrise de ses nerfs et corrigée ? Jungfernwarze ! 1 Engels, je ne suis pas un gratte papier de l'administration ! Il se rapprochait de l'homme tout en parlant avec autant de véhémence que d'inquiétude. Cela fait des mois que je cherche à savoir si elle va bien et vous osez me répondre en euphémismes ? Sprechen !2»
«Navré monsieur Nerrah, je ne peux évidemment pas outrepasser des consignes, vous le savez et vous le comprenez très bien.»
Aliosus savait qu'il se trouverait devant un mur. Être au service de Magnus Nerrah requérait une loyauté qui ne souffrait d'aucun écart, pas même pour son fils. Pendant qu'il se résignait, Engels lui tendit toutefois un morceau de parchemin plié en quatre.
«Il reste néanmoins des choses à vous transmettre qui ne saurait être prononcées. Je vous les donne. Ayez le bon sens de les faire disparaitre dès lors qu'elles seront mémorisées.»
Aliosus saisit le parchemin, en acquiesçant de la tête et entreprit de l'ouvrir aussitôt. Alors qu'il avait les yeux baissés vers les quelques mots, il entendit le craquement distinctif d'un transplannage. Engels avait disparu. Il ne restait plus que lui, le parchemin, et ces deux informations.
Dès lors qu'elles seront mémorisées... Engels, espèce de sale...Archie Atterbury
zakątki Bieszczadów 3
PNJ : Falko Engels
Reducio

Traductions
Reducio
1 : Jarretelle de vierge
2 : Parlez
3 : région des Bieszczady
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1er juillet 2051
Appartement d'Alice et Aliosus
Appartement d'Alice et Aliosus
Son coeur battait déjà à tout rompre alors que son esprit essayait d'enregistrer ce qu'il projetait de faire. Une partie de son cerveau refusait cette option, mais une portion bien plus importante de son coeur le lui intimait pourtant. Aussi, il posa la main sur la poignée et murmura.
«Alice, verzeih mir 1.»
Le fait que la porte ne lui résista point, qu'elle ne soit même pas fermée à clé, lui déchira le cœur. Alice ne fermait pas la porte de sa chambre, parce qu'elle avait confiance dans le respect de son cousin pour son intimité. Et voilà qu'il la trahissait. Il en avait la nausée, il se sentait trembler, de honte, d'appréhension, de dégoût de lui même. C'était comme si une part de lui se voyait de l'extérieur, faire ces choses, et refusait d'y prendre part.
Tout était là, en apparence, alors qu'il posait ses yeux sur sa chambre dans son entier, rien de choquant, rien d'anormal. Il aurait tout donné, tout, pour simplement trouver une lettre, quelque chose de rassurant, un mot, un simple «Mon doux cousin trop curieux, patiente, je serai bientôt rentrée» qu'elle aurait écrit en prévision d'un acte comme celui ci. Voir la simplicité de cette chambre qui ne trahissait aucune absence lui glaçait le sang, comme s'il avait rêvé ces derniers mois et qu'Alice ne s'était absenté que le temps de donner un cours de français.
Alors il autorisa ses jambes à flancher, s'assit au milieu de la pièce, et craqua pour la première fois en répandant toutes les larmes de son corps pendant de longues minutes.
1 : Alice, pardonne moi.
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Combien de temps lui avait il fallut pour réussir à retrouver sa résolution, il ne le savait pas à vrai dire. S'était il même assoupi, une minute, une heure, sur le parquet ciré de la chambre à l'odeur de mélisse ? Possible, il ne savait plus trop. Il avait du mobiliser ce qui lui restait de volonté pour se hisser à nouveau debout, les yeux rougis et le crâne douloureux. Une large partie de la détresse s'était ainsi évacuée, il lui restait la résolution froide qui l'avait poussé à entreprendre cette intrusion. Il allait fouiller cette chambre. Comme s'il s'agissait d'une scène de crime, à la recherche d'indices qui lui permettaient de retrouver sa cousine, du moins, de pouvoir commencer à esquisser ce qu'il s'était passé ces derniers mois.
Il ne retint pas grand chose des longs alignements de romans moldus qui lui firent froncer les sourcils, mais il connaissait les goût d'Alice, altéré par des séjours chez des tuteurs aux origines discutables. Les lettres de son père, Dorian, et de son grand père, accumulées sans être ouvertes, lui indiquaient qu'il n'aurait rien à gagner à se rapprocher de sa famille, à moins qu'elle se soit embarquée directement pour Saint Gervais les Bains, ce dont il doutait fortement. L'idée que sa famille l'ai enlevée pour la garder en France paraissait saugrenue, mais il garda l'hypothèse au fond de son esprit.
Les absences étaient aussi révélatrices que les indices présents, aussi il nota que la garde robe de ses armoires avaient drastiquement diminuées, les magnifiques robes de couturiers français ne les habitant plus. Le contenu des boites a bijoux s'était majoritairement vu emporté, de même que son violon, introuvable dans tout l'appartement. Cela avait quelque chose de rassurant et d'angoissant. Elle avait emporté de quoi être à l'aise, pas uniquement le nécessaire à une fugue précipitée. La sensation de danger diminuait en même temps que montait la sensation d'un abandon volontaire et programmé, mais il luttait avec tout son pragmatisme pour repousser cette pensée.
Les Specialis revelio qu'il lança sur les petites bouteilles vides entassées dans sa table de chevet lui fut difficile, il ne restait plus grand chose dans chacun des flacons, mais les différents essais le menèrent à la conclusion qu'ils avaient été remplis de philtre de paix, qui calme les angoisses. Leur nombre fit se serrer le cœur et l'estomac d'Aliosus. Depuis combien de temps Alice était elle devenu coutumière de ces potions ? Combien de fois l'avait il croisée sous l'effet de ces philtre sans rien en savoir ?
L'écheveau des possibilités se complexifia à une vitesse alarmante, mais l'ultime découverte le fit basculer dans une toute autre dimension. Tâtant une commode, il fut troublé par l'épaisseur d'un panneau qu'il interpréta bien cite comme un double fond. Sachant qu'absolument rien d'autre n'était caché volontairement dans la chambre, il entreprit vivement de l'ouvrir, et bondit de surprise, lorsque sa main fut touché par une soyeuse caresse.
Il demeura stupéfait, tremblant, troublé ! Un parfum presque insensible, si beau qu’il semblait l’âme d’une odeur, s’envolait de ce panneau mystérieux et de cette surprenante découverte. Une longue chevelure.*
Il la pris, doucement, presque religieusement, et la tira de sa cachette. Aussitôt elle se déroula, répandant son flot de jais qui tomba jusqu’à terre, épais et léger, souple et brillant comme la queue en feu d’une comète noire.*
La pensée d'Alice se dissimulant avec cette perruque fut de trop pour qu'Aliosus reste raisonnable. Bouleversé bien au delà de ce qu'il avait anticipé, il su immédiatement quelle serait la suite de ses recherches.
Liste de découverte non exhaustive vue avec la joueuse d'Alice Sangblanc, hommage à Maupassant dans les paragraphes marqués d'un *
Il ne retint pas grand chose des longs alignements de romans moldus qui lui firent froncer les sourcils, mais il connaissait les goût d'Alice, altéré par des séjours chez des tuteurs aux origines discutables. Les lettres de son père, Dorian, et de son grand père, accumulées sans être ouvertes, lui indiquaient qu'il n'aurait rien à gagner à se rapprocher de sa famille, à moins qu'elle se soit embarquée directement pour Saint Gervais les Bains, ce dont il doutait fortement. L'idée que sa famille l'ai enlevée pour la garder en France paraissait saugrenue, mais il garda l'hypothèse au fond de son esprit.
Les absences étaient aussi révélatrices que les indices présents, aussi il nota que la garde robe de ses armoires avaient drastiquement diminuées, les magnifiques robes de couturiers français ne les habitant plus. Le contenu des boites a bijoux s'était majoritairement vu emporté, de même que son violon, introuvable dans tout l'appartement. Cela avait quelque chose de rassurant et d'angoissant. Elle avait emporté de quoi être à l'aise, pas uniquement le nécessaire à une fugue précipitée. La sensation de danger diminuait en même temps que montait la sensation d'un abandon volontaire et programmé, mais il luttait avec tout son pragmatisme pour repousser cette pensée.
Les Specialis revelio qu'il lança sur les petites bouteilles vides entassées dans sa table de chevet lui fut difficile, il ne restait plus grand chose dans chacun des flacons, mais les différents essais le menèrent à la conclusion qu'ils avaient été remplis de philtre de paix, qui calme les angoisses. Leur nombre fit se serrer le cœur et l'estomac d'Aliosus. Depuis combien de temps Alice était elle devenu coutumière de ces potions ? Combien de fois l'avait il croisée sous l'effet de ces philtre sans rien en savoir ?
L'écheveau des possibilités se complexifia à une vitesse alarmante, mais l'ultime découverte le fit basculer dans une toute autre dimension. Tâtant une commode, il fut troublé par l'épaisseur d'un panneau qu'il interpréta bien cite comme un double fond. Sachant qu'absolument rien d'autre n'était caché volontairement dans la chambre, il entreprit vivement de l'ouvrir, et bondit de surprise, lorsque sa main fut touché par une soyeuse caresse.
Il demeura stupéfait, tremblant, troublé ! Un parfum presque insensible, si beau qu’il semblait l’âme d’une odeur, s’envolait de ce panneau mystérieux et de cette surprenante découverte. Une longue chevelure.*
Il la pris, doucement, presque religieusement, et la tira de sa cachette. Aussitôt elle se déroula, répandant son flot de jais qui tomba jusqu’à terre, épais et léger, souple et brillant comme la queue en feu d’une comète noire.*
La pensée d'Alice se dissimulant avec cette perruque fut de trop pour qu'Aliosus reste raisonnable. Bouleversé bien au delà de ce qu'il avait anticipé, il su immédiatement quelle serait la suite de ses recherches.
Liste de découverte non exhaustive vue avec la joueuse d'Alice Sangblanc, hommage à Maupassant dans les paragraphes marqués d'un *
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3 Juillet
En plein cœur de la forêt de Cwm Rhaeadr
Pays de Galles
En plein cœur de la forêt de Cwm Rhaeadr
Pays de Galles
Il n'avait pas que ça à faire. Il avait déjà suffisamment eu de soucis à obtenir la localisation précise, un temps si précieux alors que chaque heure comptait dans son esprit, il n'était plus question d'en perdre une seule de plus, surtout pas à cause de gardes butés qui lui refusaient l'entrée.
Cela faisait quelques minutes maintenant qu'il s'exerçait à leur exiger le passage, ce à quoi il s'était d'abord vu demander une lettre expressément signée de monsieur Stafford, ce qu'il n'avait pas, cela allait de soi, il n'en avait pas eu le temps et il doutait de toute façon qu'il aurait réussi à l'obtenir, puis à présent, il se voyait opposer des fins de non recevoir à ses tentatives successives.
Mais à présent, il sentait que l'agacement des hommes en faction devant le portail monter graduellement et il n'avait aucune envie de se retrouver coincer dans une cellule pour tentative d'intrusion. Il battit donc momentanément en retraite, s'éloignant un peu dans la fraicheur des arbres pour ruminer une solution.
Si proche, et coincé.
Bien sur il aurait pu décider de sauter cette étape, elle n'était après tout, qu'optionnelle. Mais il pressentait que c'était aussi nécessaire que cela allait être désagréable. Il grimaçait à l'avance de l'interaction à venir. Combien de temps cela faisait il ? Deux ans déjà ?
«Hé, hé vous là !»
Un grand échalas maigrichon sortait par le portail avec une allure typique d'un Gallois et des cheveux longs qui renseignait suffisamment Aliosus pour qu'il perdre instinctivement tout respect pour lui.
«Oui vous ! Venez donc par là.»
Était-ce sa persuasion naturelle ou son énervement qui laissait sous entendre que des représailles étaient possible de la part de l'ancien Serpentard, ou alors le recours très hypocrite à la devise "La communauté est au cœur de nos préoccupations", toujours était il que l'étudiant avait filé par où il était venu : en traversant le portail sans faire sourciller les gardes.
Aliosus s'assis a proximité de l'entrée de L'Académie d'Enchantements, de Sortilèges et de Métamorphose et pris son mal en patience.
@Aelle Bristyle
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Ce n'est pas une mais deux interactions qu'il m'impose. Déjà cette fille avec ses énormes lunettes qui est tellement rouge que je crains qu'elle explose devant moi — elle est incapable d'articuler sa phrase sans bégayer, ce qui est ridicule. Et ensuite cette espèce de grande perche, au pied de l'escalier menant au couloir des filles. À son âge, ne sait-il donc pas qu'il peut venir toquer à ma porte sans craindre de quelconques représailles magiques ? Dès que j'aperçois sa dégaine, je devine qu'il ne me plaira pas.
« Quelqu'un veut te voir au portail, Bristyle, crache-t-il plus qu'il ne parle. Il n'a pas dit son nom mais vu la tronche qu'il tirait, ça devait être un bon ami à toi. Un "membre de la 4S", qu'il a dit. C'est un petit club pour les coincés du c... »
Je pars avant qu'il puisse terminer sa phrase. C'était ça ou un sortilège bien senti et je n'ai aucune envie de noircir mon dossier parfait à cause d'Aliosus fichu Nerrah qui n'a rien de mieux à faire un lundi de juillet que de me rappeler son existence.
Les sourcils soigneusement froncés, j'entame la désagréable marche jusqu'au portail de l'Académie. Ce n'est pas tant Nerrah qui me dérange que la surprise de sa visite. Je l'aperçois dès que j'approche du portail. Ses cheveux blonds attirent mon regard. J'essaie de ravaler le trouble que son souvenir m'inspire avant de passer le portail, une main nonchalamment plongée au fond de la poche.
« À Poudlard, tu prévenais à l'avance quand on avait une réunion de la Société. »
Je l'approche sans un salut de plus. Mes yeux fouillent son visage. Je m'étonne de le trouver si différent de ce qu'il était alors qu'il est tout à fait semblable à ce qu'il a toujours été.
« Quelqu'un veut te voir au portail, Bristyle, crache-t-il plus qu'il ne parle. Il n'a pas dit son nom mais vu la tronche qu'il tirait, ça devait être un bon ami à toi. Un "membre de la 4S", qu'il a dit. C'est un petit club pour les coincés du c... »
Je pars avant qu'il puisse terminer sa phrase. C'était ça ou un sortilège bien senti et je n'ai aucune envie de noircir mon dossier parfait à cause d'Aliosus fichu Nerrah qui n'a rien de mieux à faire un lundi de juillet que de me rappeler son existence.
Les sourcils soigneusement froncés, j'entame la désagréable marche jusqu'au portail de l'Académie. Ce n'est pas tant Nerrah qui me dérange que la surprise de sa visite. Je l'aperçois dès que j'approche du portail. Ses cheveux blonds attirent mon regard. J'essaie de ravaler le trouble que son souvenir m'inspire avant de passer le portail, une main nonchalamment plongée au fond de la poche.
« À Poudlard, tu prévenais à l'avance quand on avait une réunion de la Société. »
Je l'approche sans un salut de plus. Mes yeux fouillent son visage. Je m'étonne de le trouver si différent de ce qu'il était alors qu'il est tout à fait semblable à ce qu'il a toujours été.
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Elle arrive, elle n'a pas changé. A-t-elle un peu maigri ? Ou bien c'est le fait de la revoir après tout ce temps qui a distordu le souvenir mental qu'Aliosus se faisait d'Aelle ? Il n'avait pas de pensine, et en aurait il eu une, aurait il replongé dans un souvenir de sa camarade de la Société Secrète ? Quel curieux questionnement...
«Je voulais venir directement plutôt que d'envoyer mon hibou te chercher, je n'avais pas prévu de devoir envoyer un coursier pour aller te chercher en personne. J'ai à te parler.» répondit-il sur un ton aussi direct et désagréable que le sien, tout en savourant inconsciemment de retrouver ce terrain familier de la joute verbale avec Aelle. Il avait raison d'en profiter, bientôt elle lui provoquerai sûrement des réactions épidermique. Il laissa passer quelques secondes, au cas où elle renchérissait, mais elle semblait bel et bien attendre qu'il entre dans le vif du sujet.
«Il s'agit d'Alice. Il marqua une pause volontairement afin que l'ex Poufsouffle ravale sa surprise et soit toute ouïe pour la suite. Je sais que vous vous fréquentez. Où est-elle ?»
Allez Bristyle, répond moi en te moquant de mon ignorance, laisse moi comprendre que tu as pris le thé avec elle la semaine dernière et qu'elle n'avait probablement pas envie de voir mon air renfrogné. Si c'est pour ça, je peux encaisser tout ce que tu me jetteras à la figure.
«Je voulais venir directement plutôt que d'envoyer mon hibou te chercher, je n'avais pas prévu de devoir envoyer un coursier pour aller te chercher en personne. J'ai à te parler.» répondit-il sur un ton aussi direct et désagréable que le sien, tout en savourant inconsciemment de retrouver ce terrain familier de la joute verbale avec Aelle. Il avait raison d'en profiter, bientôt elle lui provoquerai sûrement des réactions épidermique. Il laissa passer quelques secondes, au cas où elle renchérissait, mais elle semblait bel et bien attendre qu'il entre dans le vif du sujet.
«Il s'agit d'Alice. Il marqua une pause volontairement afin que l'ex Poufsouffle ravale sa surprise et soit toute ouïe pour la suite. Je sais que vous vous fréquentez. Où est-elle ?»
Allez Bristyle, répond moi en te moquant de mon ignorance, laisse moi comprendre que tu as pris le thé avec elle la semaine dernière et qu'elle n'avait probablement pas envie de voir mon air renfrogné. Si c'est pour ça, je peux encaisser tout ce que tu me jetteras à la figure.
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Sa réponse est tellement à son image que le décalage entre qui il était et ce qu'il est devenu disparaît totalement au moment même où il ouvre la bouche. Comme à l'époque, le ton qu'il emploie me fait quelque chose de désagréable à l'intérieur, cette même chose qui me faisait pincer les lèvres dans la Salle sur Demande lorsque nous nous entraînions avec Macbeth. Aujourd'hui, je me contente de le regarder fixement, perturbée de retrouver dans ce sentiment désagréable une familiarité qui, elle, n'est pas déplaisante.
Je ne lui réponds pas mais je dresse légèrement le menton, impatiente. Qu'est-ce qui peut pousser Aliosus Nerrah à me trouver ? La dernière fois... La dernière fois, il avait ses mains sur moi et me faisait danser avec un étonnant talent — a-t-il seulement compris que c'était moi sous ce masque de loup ?
La suite me ramène brutalement sur terre. Mon cœur s'arrache de son socle lorsqu'il évoque Alice. Je baisse la tête avec un drôle de sourire âpre. Est-ce le manque d'Alice qui me fait réagir comme ça ou le fait qu'il l'évoque ? Sa cousine a toujours été un sujet tendu, entre nous. Elle est la seule raison qui m'a fait approcher Nerrah, il y a une éternité, quand il n'était encore que ce gamin coincé et ennuyant.
Je relève les yeux vers lui. Comment peut-il ignorer où elle se trouve ?
« On fait plus que se fréquenter, » je réponds un peu sèchement.
Qu'il décrive notre relation avec un mot aussi banal me déplait.
« Vous vivez ensemble, dis-je sur un ton agacé, comment tu peux ignorer où elle est ? »
Sauf que je sais. Je connais les silences d'Alice tout comme je connais sa culpabilité. Alors je pousse un soupir et consens à dire, moins sur la défensive :
« Elle est en Pologne, pour son stage. »
Je ne lui réponds pas mais je dresse légèrement le menton, impatiente. Qu'est-ce qui peut pousser Aliosus Nerrah à me trouver ? La dernière fois... La dernière fois, il avait ses mains sur moi et me faisait danser avec un étonnant talent — a-t-il seulement compris que c'était moi sous ce masque de loup ?
La suite me ramène brutalement sur terre. Mon cœur s'arrache de son socle lorsqu'il évoque Alice. Je baisse la tête avec un drôle de sourire âpre. Est-ce le manque d'Alice qui me fait réagir comme ça ou le fait qu'il l'évoque ? Sa cousine a toujours été un sujet tendu, entre nous. Elle est la seule raison qui m'a fait approcher Nerrah, il y a une éternité, quand il n'était encore que ce gamin coincé et ennuyant.
Je relève les yeux vers lui. Comment peut-il ignorer où elle se trouve ?
« On fait plus que se fréquenter, » je réponds un peu sèchement.
Qu'il décrive notre relation avec un mot aussi banal me déplait.
« Vous vivez ensemble, dis-je sur un ton agacé, comment tu peux ignorer où elle est ? »
Sauf que je sais. Je connais les silences d'Alice tout comme je connais sa culpabilité. Alors je pousse un soupir et consens à dire, moins sur la défensive :
« Elle est en Pologne, pour son stage. »
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« Maintenant que je sais qu'il n'en est rien, il ne me reste que l'option d'aller la retrouver moi-même. »
Aliosus arrivait au bout de la démonstration qu'il avait fait à Aelle. D'abord il avait fallut la recadrer un peu, dans la région de Bieszczady avait il par exemple précisé à l'ancienne Poufsouffle lorsqu'elle lui avait asséné son insupportable "elle est en Pologne." Il avait essayé d'être clair et chronologique, profitant de l'intérêt de sa camarade pour sa cousine pour garder son attention captive sans qu'elle n'ose le couper d'une raillerie.
Il avait évoqué l'absence totale de nouvelles depuis son départ en stage, et Aelle ne s'était pas fendue d'une remarque sur le bien être que ça avait du lui procurer de respirer un autre air que celui de son cousin.
Il avait raconté ce qu'il avait pu apprendre par les sources de son père, sans l'évoquer évidemment. Qu'Alice avait arrêté son stage brutalement vers la mi-mai. Et en le disant il avait fallut s'accrocher pour éviter d'avoir la voix qui tremble à l'idée qu'elle ait disparue depuis aussi longtemps.
Enfin, il avait avoué jusqu'à la découverte de la perruque noire dans la chambre de sa cousine. L'histoire des philtre de paix, en revanche, il l'avait conservé pour lui, jugeant qu'il s'agissait d'un problème encore plus intime, et visiblement lié à autre chose qu'à son stage.
« Avant de me mettre à sa recherche, j'ai contacté toutes les personnes dont Alice pouvait être proche,. Tu étais la dernière qui aurait pu me renseigner. Maintenant que je sais qu'il n'en est rien, il ne me reste que l'option d'aller la retrouver moi-même. »
Aliosus arrivait au bout de la démonstration qu'il avait fait à Aelle. D'abord il avait fallut la recadrer un peu, dans la région de Bieszczady avait il par exemple précisé à l'ancienne Poufsouffle lorsqu'elle lui avait asséné son insupportable "elle est en Pologne." Il avait essayé d'être clair et chronologique, profitant de l'intérêt de sa camarade pour sa cousine pour garder son attention captive sans qu'elle n'ose le couper d'une raillerie.
Il avait évoqué l'absence totale de nouvelles depuis son départ en stage, et Aelle ne s'était pas fendue d'une remarque sur le bien être que ça avait du lui procurer de respirer un autre air que celui de son cousin.
Il avait raconté ce qu'il avait pu apprendre par les sources de son père, sans l'évoquer évidemment. Qu'Alice avait arrêté son stage brutalement vers la mi-mai. Et en le disant il avait fallut s'accrocher pour éviter d'avoir la voix qui tremble à l'idée qu'elle ait disparue depuis aussi longtemps.
Enfin, il avait avoué jusqu'à la découverte de la perruque noire dans la chambre de sa cousine. L'histoire des philtre de paix, en revanche, il l'avait conservé pour lui, jugeant qu'il s'agissait d'un problème encore plus intime, et visiblement lié à autre chose qu'à son stage.
« Avant de me mettre à sa recherche, j'ai contacté toutes les personnes dont Alice pouvait être proche,. Tu étais la dernière qui aurait pu me renseigner. Maintenant que je sais qu'il n'en est rien, il ne me reste que l'option d'aller la retrouver moi-même. »
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