Les nuages n'ont pas de nom
Samedi 15 mai 2051 — 16h30
Parc de Poudlard
Avec @Sélène Eirian
Le parc était particulièrement calme cet après-midi-là.
Pour une fois, je n’avais ni devoir urgent à terminer, ni professeur à éviter, ni idée douteuse en préparation.
Enfin… pas encore.
Allongée dans l’herbe, les mains croisées derrière la tête, je fixais simplement le ciel.
Les nuages dérivaient lentement au-dessus de Poudlard, poussés par une légère brise qui faisait onduler les hautes herbes autour de moi. Certains étaient fins et étirés, d’autres formaient de grosses masses blanches qui semblaient presque assez solides pour qu’on puisse marcher dessus.
Je suivais leur progression depuis plusieurs minutes déjà.
Ou peut-être plus longtemps.
J’avais perdu la notion du temps.
Mon regard resta accroché à un énorme nuage aux contours étranges.
Petit silence. Puis je pensais être parlais dans ma tête...
"...on dirait un hippogriffe écrasé."
Je plissai légèrement les yeux.
"Ou un professeur de métamorphose qui aurait très mal tourné..."
Je réfléchis quelques secondes.
"Non. Plutôt un hippogriffe."
Un léger sourire apparut sur mon visage.
C’était étrange comme les nuages pouvaient ressembler à tout et n’importe quoi selon la personne qui les regardait.
Pendant quelques instants, je continuai simplement à observer le ciel.
Puis mon attention fut attirée par un autre nuage un peu plus loin.
Celui-là ressemblait vaguement à une théière.
Ou à un troll.
Ou à une théière en forme de troll.
Honnêtement, la frontière était mince.
Je laissai échapper un petit rire avant de repousser une mèche échappée de ma tresse.
"Les nuages devraient vraiment avoir des noms..." murmurai-je pour moi-même.
Mon regard resta fixé vers le ciel.
1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
Parc de Poudlard
Avec @Sélène Eirian
Le parc était particulièrement calme cet après-midi-là.
Pour une fois, je n’avais ni devoir urgent à terminer, ni professeur à éviter, ni idée douteuse en préparation.
Enfin… pas encore.
Allongée dans l’herbe, les mains croisées derrière la tête, je fixais simplement le ciel.
Les nuages dérivaient lentement au-dessus de Poudlard, poussés par une légère brise qui faisait onduler les hautes herbes autour de moi. Certains étaient fins et étirés, d’autres formaient de grosses masses blanches qui semblaient presque assez solides pour qu’on puisse marcher dessus.
Je suivais leur progression depuis plusieurs minutes déjà.
Ou peut-être plus longtemps.
J’avais perdu la notion du temps.
Mon regard resta accroché à un énorme nuage aux contours étranges.
Petit silence. Puis je pensais être parlais dans ma tête...
"...on dirait un hippogriffe écrasé."
Je plissai légèrement les yeux.
"Ou un professeur de métamorphose qui aurait très mal tourné..."
Je réfléchis quelques secondes.
"Non. Plutôt un hippogriffe."
Un léger sourire apparut sur mon visage.
C’était étrange comme les nuages pouvaient ressembler à tout et n’importe quoi selon la personne qui les regardait.
Pendant quelques instants, je continuai simplement à observer le ciel.
Puis mon attention fut attirée par un autre nuage un peu plus loin.
Celui-là ressemblait vaguement à une théière.
Ou à un troll.
Ou à une théière en forme de troll.
Honnêtement, la frontière était mince.
Je laissai échapper un petit rire avant de repousser une mèche échappée de ma tresse.
"Les nuages devraient vraiment avoir des noms..." murmurai-je pour moi-même.
Mon regard resta fixé vers le ciel.
Dernière modification par Sheryl Zaun le 4 juil. 2026, 11:48, modifié 1 fois.
1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
Les nuages n'ont pas de nom
On était samedi treize. Le soleil était là, le ciel bleu, traversé par des nuages aux noms farfelus. Sélène est au courant que les nuages ont des noms scientifiques, compliqués. Elle sait aussi que ces noms zarbi ne leur vont pas trop. Elle, elle préfère les appeler par leurs apparence. Parce que, Stratocumulus, Cirrus, Nimbostratus ou Cumulonimbus c'est pas joli joli et Sélène aime les beaux mots, ceux qui sonnent, qui glissent sur la langue, qui caressent les tympans.
Dehors, comme à l'habitude, Sélène marche dans le parc, seule. Elle regarde surtout les oiseau, les aigles qui survolent le château.
A l'arrière plan, derrière ces majestueux oiseaux, avant le pays des astres il est question de coton qui vole. De coton pesant des milliards de tonne tellement il y en a. Et puis, en même temps, ce coton pesant lourd parait léger. Comme flottant dans une mer très bleue.
Sélène, comme à l'accoutumée, portant autour de ses épaules un foulard blanc mais opaque, dans les cheveux un bandeau bleu marine et à ses pieds des baskets de sport. Sélène, comme à ses habitudes ne regarde pas le sol, préfère regarder en l'air. Voir grand, optimiste et l'avenir. Elle n'a pas vu cette fille, allongée sur le sol. Et comme les pieds de Sélène n'ont pas d’œils ils rencontrent le corps de cette fille, allongée dans l'herbe. Sélène trébuche, tombe et se retrouve le nez dans la terre. Cette odeur lui fait du bien mais bon. Comme dit juste au dessus elle préfère le ciel.
couleur : A39D1F
Dehors, comme à l'habitude, Sélène marche dans le parc, seule. Elle regarde surtout les oiseau, les aigles qui survolent le château.
A l'arrière plan, derrière ces majestueux oiseaux, avant le pays des astres il est question de coton qui vole. De coton pesant des milliards de tonne tellement il y en a. Et puis, en même temps, ce coton pesant lourd parait léger. Comme flottant dans une mer très bleue.
Sélène, comme à l'accoutumée, portant autour de ses épaules un foulard blanc mais opaque, dans les cheveux un bandeau bleu marine et à ses pieds des baskets de sport. Sélène, comme à ses habitudes ne regarde pas le sol, préfère regarder en l'air. Voir grand, optimiste et l'avenir. Elle n'a pas vu cette fille, allongée sur le sol. Et comme les pieds de Sélène n'ont pas d’œils ils rencontrent le corps de cette fille, allongée dans l'herbe. Sélène trébuche, tombe et se retrouve le nez dans la terre. Cette odeur lui fait du bien mais bon. Comme dit juste au dessus elle préfère le ciel.
@Sheryl Zaun, voilà !
couleur : A39D1F
Les nuages n'ont pas de nom
Je continuais d'observer mon hippogriffe écrasé quand un mouvement attira soudain mon attention.
Enfin.
Pas exactement un mouvement.
Plutôt une Poufsouffle qui semblait avancer tout droit sans regarder où elle mettait les pieds.
Je suivis sa progression quelques secondes, intriguée.
Elle regardait le ciel.
Moi aussi.
La différence, c'est que j'étais allongée dans l'herbe.
Et elle marchait.
Les deux activités n'étaient visiblement pas très compatibles.
"Euh..."
Je n'eus même pas le temps de terminer.
La collision arriva.
Son pied heurta mon épaule.
Elle trébucha.
Je vis ses bras s'agiter dans une tentative désespérée de négociation avec la gravité.
Négociation qui échoua lamentablement.
Pouf.
Direction le sol.
Je me redressai brusquement sur les coudes.
Pendant une seconde, je restai parfaitement immobile.
Puis un sourire commença à apparaître.
Puis un deuxième.
Puis je perdis définitivement mon combat contre le fou rire.
Je portai une main devant ma bouche.
"Désolée..."
Je ne l'étais qu'à moitié.
"Mais c'était impressionnant."
Je me redressai complètement pour m'asseoir dans l'herbe.
" Tu sais qu'en général, les gens regardent devant eux quand ils marchent ?"
Je levai les yeux vers le ciel.
"Je reconnais que les nuages sont intéressants aujourd'hui, mais quand même."
Mon regard revint vers elle.
Elle avait maintenant un peu d'herbe et de terre sur ses vêtements.
Ce qui n'arrangeait probablement pas sa dignité.
"Est-ce que tu es blessée ?"
Je marquai une petite pause.
" À part dans ton honneur, évidemment."
Je tendis finalement une main pour l'aider à se relever.
"Je m'appelle Sheryl."
Puis je regardai à nouveau le ciel.
" Et avant que tu ne me tombes dessus, j'étais en train d'essayer de décider si ce nuage ressemblait davantage à un hippogriffe écrasé ou à un professeur de métamorphose qui aurait raté une expérience."
Je pointai du doigt le gros nuage blanc.
"Celui-là."
Je plissai les yeux.
" Bon... maintenant qu'on est deux, il faut un deuxième avis."
Parce que je commence à penser que c'est peut-être un hippogriffe écrasé qui a raté une expérience de métamorphose.
Je hochai la tête avec le plus grand sérieux du monde.
"C'est une théorie tout à fait crédible."
Une légère brise passa sur le parc.
"Attends..."
Je la dévisageai quelques secondes.
" Tu regardais les nuages toi aussi, pas vrai ?"
Mon sourire s'élargit aussitôt.
Donc ce n'était pas juste de la maladresse.
C'était de la maladresse spécialisée.
Je désignai le ciel d'un geste théâtral.
"Une victime supplémentaire des nuages sans nom."
Puis je me décalai légèrement dans l'herbe.
" Tu peux rester si tu veux.
J'ai déjà identifié un hippogriffe écrasé, une théière, un troll et une théière en forme de troll.
Mais je commence à manquer d'inspiration."
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“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
Enfin.
Pas exactement un mouvement.
Plutôt une Poufsouffle qui semblait avancer tout droit sans regarder où elle mettait les pieds.
Je suivis sa progression quelques secondes, intriguée.
Elle regardait le ciel.
Moi aussi.
La différence, c'est que j'étais allongée dans l'herbe.
Et elle marchait.
Les deux activités n'étaient visiblement pas très compatibles.
"Euh..."
Je n'eus même pas le temps de terminer.
La collision arriva.
Son pied heurta mon épaule.
Elle trébucha.
Je vis ses bras s'agiter dans une tentative désespérée de négociation avec la gravité.
Négociation qui échoua lamentablement.
Pouf.
Direction le sol.
Je me redressai brusquement sur les coudes.
Pendant une seconde, je restai parfaitement immobile.
Puis un sourire commença à apparaître.
Puis un deuxième.
Puis je perdis définitivement mon combat contre le fou rire.
Je portai une main devant ma bouche.
"Désolée..."
Je ne l'étais qu'à moitié.
"Mais c'était impressionnant."
Je me redressai complètement pour m'asseoir dans l'herbe.
" Tu sais qu'en général, les gens regardent devant eux quand ils marchent ?"
Je levai les yeux vers le ciel.
"Je reconnais que les nuages sont intéressants aujourd'hui, mais quand même."
Mon regard revint vers elle.
Elle avait maintenant un peu d'herbe et de terre sur ses vêtements.
Ce qui n'arrangeait probablement pas sa dignité.
"Est-ce que tu es blessée ?"
Je marquai une petite pause.
" À part dans ton honneur, évidemment."
Je tendis finalement une main pour l'aider à se relever.
"Je m'appelle Sheryl."
Puis je regardai à nouveau le ciel.
" Et avant que tu ne me tombes dessus, j'étais en train d'essayer de décider si ce nuage ressemblait davantage à un hippogriffe écrasé ou à un professeur de métamorphose qui aurait raté une expérience."
Je pointai du doigt le gros nuage blanc.
"Celui-là."
Je plissai les yeux.
" Bon... maintenant qu'on est deux, il faut un deuxième avis."
Parce que je commence à penser que c'est peut-être un hippogriffe écrasé qui a raté une expérience de métamorphose.
Je hochai la tête avec le plus grand sérieux du monde.
"C'est une théorie tout à fait crédible."
Une légère brise passa sur le parc.
"Attends..."
Je la dévisageai quelques secondes.
" Tu regardais les nuages toi aussi, pas vrai ?"
Mon sourire s'élargit aussitôt.
Donc ce n'était pas juste de la maladresse.
C'était de la maladresse spécialisée.
Je désignai le ciel d'un geste théâtral.
"Une victime supplémentaire des nuages sans nom."
Puis je me décalai légèrement dans l'herbe.
" Tu peux rester si tu veux.
J'ai déjà identifié un hippogriffe écrasé, une théière, un troll et une théière en forme de troll.
Mais je commence à manquer d'inspiration."
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Les nuages n'ont pas de nom
Sélène resta étendue à terre, les bras en croix, le menton vers le ciel et ses cheveux formant un soleil aux mille rayons. La jeune fille n'avait pas super envie de se relever, de parler à cette fille, même si, malgré tout il fallait s'excuser. Quelle maladresse ! Sélène n'avait pas envie de devoir faire bonne figure, de sourire et surtout, elle détesterait se rendre compte que Sheryl (dont elle ne connait pas encore le nom), regardait également les nuages et qu'il lui faudrait parler de ça avec elle.
La rouge lui tendit la main et lui fit une remarque pas si drôle que ça pour Sélène. La jeune fille à terre ne put s'empêcher de souffler tout en restant étendue dans l'herbe. En ce chaud mois, pour un mois de mai, Sélène transpirait légèrement après avoir contracté tout son corps pour éviter la douleur après la chute. Bon, la fille sur qui elle avait trébuché ne paraissait pas s'inquiéter ; alors plutôt dire que Sélène n'était sûrement pas tombée bien fort.
Pour finir, Sélène ignora la main de Sheryl, puisque maintenant elle connaissait le prénom et se releva en enlevant de son dos et de ses fesses les restes de feuilles et de brins d'herbe accrochés. Son grand pull en laine violet-pâle n'a pas aimé la chute et il est tout plein de terre, de boue et de mousse...
Sheryl parlait, parlait mais Sélène se rendit bien vite compte qu'elle ne l'écoutait pas vraiment. Elle avait redirigé son regard sur les nuages, au dessus d'elles et oublia complètement les mots de son interlocutrice. Puis, elle entendit une question ; ses tympans réagirent et elle fixa Sheryl dans les yeux.
- Oui, oui. Je regardais les nuages Sheryl. Heu... Rester avec toi ? Ben je veux bien mais sans trop parler si c'est ok pour toi. J'ai mal à la tête. Sélène mentait, mais au final elle faisait déjà un grand effort. Elle avait droit à une contre partie nan ?
La jeune jaune s'assit sur le sol en tailleurs, place ses coudes dans sa nuque puis s'allongea. Que le ciel, bleu indigo était beau. Exquisément beau.
- Pardon de t'avoir trébuché dessus aussi...
couleur : A39D1F
La rouge lui tendit la main et lui fit une remarque pas si drôle que ça pour Sélène. La jeune fille à terre ne put s'empêcher de souffler tout en restant étendue dans l'herbe. En ce chaud mois, pour un mois de mai, Sélène transpirait légèrement après avoir contracté tout son corps pour éviter la douleur après la chute. Bon, la fille sur qui elle avait trébuché ne paraissait pas s'inquiéter ; alors plutôt dire que Sélène n'était sûrement pas tombée bien fort.
Pour finir, Sélène ignora la main de Sheryl, puisque maintenant elle connaissait le prénom et se releva en enlevant de son dos et de ses fesses les restes de feuilles et de brins d'herbe accrochés. Son grand pull en laine violet-pâle n'a pas aimé la chute et il est tout plein de terre, de boue et de mousse...
Sheryl parlait, parlait mais Sélène se rendit bien vite compte qu'elle ne l'écoutait pas vraiment. Elle avait redirigé son regard sur les nuages, au dessus d'elles et oublia complètement les mots de son interlocutrice. Puis, elle entendit une question ; ses tympans réagirent et elle fixa Sheryl dans les yeux.
- Oui, oui. Je regardais les nuages Sheryl. Heu... Rester avec toi ? Ben je veux bien mais sans trop parler si c'est ok pour toi. J'ai mal à la tête. Sélène mentait, mais au final elle faisait déjà un grand effort. Elle avait droit à une contre partie nan ?
La jeune jaune s'assit sur le sol en tailleurs, place ses coudes dans sa nuque puis s'allongea. Que le ciel, bleu indigo était beau. Exquisément beau.
- Pardon de t'avoir trébuché dessus aussi...
@Sheryl Zaun
Dernière modification par Sélène Eirian le 11 juil. 2026, 16:34, modifié 2 fois.
couleur : A39D1F
Les nuages n'ont pas de nom
Je regardai ma main quelques secondes avant de la retirer doucement.
Un petit sourire amusé se dessina sur mon visage.
Au fond, je ne savais même pas si je devais être vexée ou simplement rire de la situation. C'était assez rare qu'une personne arrive à me surprendre aussi rapidement. D'habitude, c'était plutôt moi qui mettais les autres dans des situations inattendues.
" Bon... je note. "
Je penchai légèrement la tête en la regardant.
" Tu me marches dessus, tu refuses mon aide pour te relever, et maintenant tu me demandes de moins parler. "
Je fis mine de réfléchir très sérieusement.
" C'est une façon assez originale de faire connaissance avec quelqu'un. "
Je laissai échapper un petit rire avant de hausser les épaules.
Je n'étais pas vraiment vexée.
Enfin... peut-être un tout petit peu.
Après tout, j'avais quand même essayé de l'aider, et elle avait choisi de faire comme si ma main n'existait pas. Mais quelque chose chez elle m'intriguait suffisamment pour que je ne prenne pas ça comme une simple froideur.
Elle avait une manière d'être assez particulière.
Je ne savais pas encore si c'était de la réserve, de l'indifférence ou juste son caractère, mais elle donnait une impression assez distante. Comme si elle n'avait pas besoin de faire semblant d'être intéressée par les autres ou de chercher à remplir les silences.
C'était presque l'opposé de moi.
Moi, j'avais toujours besoin de comprendre les gens. De poser des questions. De savoir pourquoi quelqu'un faisait quelque chose plutôt qu'autre chose.
Et forcément, quelqu'un que je n'arrivais pas immédiatement à cerner devenait presque automatiquement un nouveau mystère à résoudre.
Je secouai légèrement la tête intérieurement.
Évidemment.
Même une rencontre tranquille dans l'herbe finissait par devenir une enquête.
"Mais bon... je suppose que chacun a sa méthode. "
Je me rallongeai finalement dans l'herbe à mon tour, les mains derrière la tête.
"Et puis, vu que madame veut profiter tranquillement du ciel, je vais essayer de faire un effort. "
Je tournai mon regard vers les nuages.
Un effort.
C'était probablement le mot important.
Parce que rester silencieuse plus de quelques secondes n'était pas exactement ma spécialité.
J'avais toujours quelque chose à dire.
Une remarque à faire.
Une théorie improbable à partager.
Un détail à commenter.
Le silence avait presque quelque chose d'inconfortable pour moi.
Mais cette fois, je le fis.
Je suivis simplement les formes blanches qui se déplaçaient lentement au-dessus de nous.
C'était étrange comme deux personnes pouvaient regarder exactement la même chose et voir quelque chose de complètement différent.
Je me demandais ce qu'elle voyait, elle.
Pas par curiosité insistante cette fois.
Juste parce que ça m'intéressait vraiment.
Les nuages étaient probablement l'une des rares choses où il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse. Personne ne pouvait dire qu'on avait tort de voir un animal, un objet ou une forme étrange.
Tout dépendait simplement de la personne qui regardait.
Mes yeux se posèrent sur un petit nuage allongé qui traversait le ciel.
Je fronçai légèrement les sourcils.
Non.
Pas un mot.
Je continuai de l'observer en silence.
Quelques secondes passèrent.
Puis un sourire apparut malgré moi.
Ce nuage ressemblait vraiment à quelque chose.
Je n'arrivais pas encore à décider quoi exactement, mais il avait une forme qui me faisait penser à une créature étrange sortie d'un vieux livre de créatures magiques.
Mais je gardai ma remarque pour moi.
Pour une fois.
Je ne savais même pas si c'était un effort pour elle ou pour moi.
Probablement un peu des deux.
Je laissai simplement le vent passer dans l'herbe autour de nous, les bruits du parc devenant presque lointains.
Finalement, je compris peut-être pourquoi Sélène aimait autant regarder les nuages.
Il n'y avait rien à résoudre.
Pas d'énigme à comprendre.
Pas de secret caché derrière une porte.
Juste quelque chose qui passait doucement au-dessus de nos têtes sans demander qu'on fasse quoi que ce soit.
Et peut-être que c'était justement ça qui était agréable.
Pour une fois, je n'avais pas besoin de chercher une réponse.
Je n'avais pas besoin de courir après quelque chose.
Je pouvais simplement rester là.
Observer.
Attendre.
Je continuai de fixer le ciel.
Et, exceptionnellement...
Je laissai les nuages gagner la conversation.
701 mots
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“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
Un petit sourire amusé se dessina sur mon visage.
Au fond, je ne savais même pas si je devais être vexée ou simplement rire de la situation. C'était assez rare qu'une personne arrive à me surprendre aussi rapidement. D'habitude, c'était plutôt moi qui mettais les autres dans des situations inattendues.
" Bon... je note. "
Je penchai légèrement la tête en la regardant.
" Tu me marches dessus, tu refuses mon aide pour te relever, et maintenant tu me demandes de moins parler. "
Je fis mine de réfléchir très sérieusement.
" C'est une façon assez originale de faire connaissance avec quelqu'un. "
Je laissai échapper un petit rire avant de hausser les épaules.
Je n'étais pas vraiment vexée.
Enfin... peut-être un tout petit peu.
Après tout, j'avais quand même essayé de l'aider, et elle avait choisi de faire comme si ma main n'existait pas. Mais quelque chose chez elle m'intriguait suffisamment pour que je ne prenne pas ça comme une simple froideur.
Elle avait une manière d'être assez particulière.
Je ne savais pas encore si c'était de la réserve, de l'indifférence ou juste son caractère, mais elle donnait une impression assez distante. Comme si elle n'avait pas besoin de faire semblant d'être intéressée par les autres ou de chercher à remplir les silences.
C'était presque l'opposé de moi.
Moi, j'avais toujours besoin de comprendre les gens. De poser des questions. De savoir pourquoi quelqu'un faisait quelque chose plutôt qu'autre chose.
Et forcément, quelqu'un que je n'arrivais pas immédiatement à cerner devenait presque automatiquement un nouveau mystère à résoudre.
Je secouai légèrement la tête intérieurement.
Évidemment.
Même une rencontre tranquille dans l'herbe finissait par devenir une enquête.
"Mais bon... je suppose que chacun a sa méthode. "
Je me rallongeai finalement dans l'herbe à mon tour, les mains derrière la tête.
"Et puis, vu que madame veut profiter tranquillement du ciel, je vais essayer de faire un effort. "
Je tournai mon regard vers les nuages.
Un effort.
C'était probablement le mot important.
Parce que rester silencieuse plus de quelques secondes n'était pas exactement ma spécialité.
J'avais toujours quelque chose à dire.
Une remarque à faire.
Une théorie improbable à partager.
Un détail à commenter.
Le silence avait presque quelque chose d'inconfortable pour moi.
Mais cette fois, je le fis.
Je suivis simplement les formes blanches qui se déplaçaient lentement au-dessus de nous.
C'était étrange comme deux personnes pouvaient regarder exactement la même chose et voir quelque chose de complètement différent.
Je me demandais ce qu'elle voyait, elle.
Pas par curiosité insistante cette fois.
Juste parce que ça m'intéressait vraiment.
Les nuages étaient probablement l'une des rares choses où il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse. Personne ne pouvait dire qu'on avait tort de voir un animal, un objet ou une forme étrange.
Tout dépendait simplement de la personne qui regardait.
Mes yeux se posèrent sur un petit nuage allongé qui traversait le ciel.
Je fronçai légèrement les sourcils.
Non.
Pas un mot.
Je continuai de l'observer en silence.
Quelques secondes passèrent.
Puis un sourire apparut malgré moi.
Ce nuage ressemblait vraiment à quelque chose.
Je n'arrivais pas encore à décider quoi exactement, mais il avait une forme qui me faisait penser à une créature étrange sortie d'un vieux livre de créatures magiques.
Mais je gardai ma remarque pour moi.
Pour une fois.
Je ne savais même pas si c'était un effort pour elle ou pour moi.
Probablement un peu des deux.
Je laissai simplement le vent passer dans l'herbe autour de nous, les bruits du parc devenant presque lointains.
Finalement, je compris peut-être pourquoi Sélène aimait autant regarder les nuages.
Il n'y avait rien à résoudre.
Pas d'énigme à comprendre.
Pas de secret caché derrière une porte.
Juste quelque chose qui passait doucement au-dessus de nos têtes sans demander qu'on fasse quoi que ce soit.
Et peut-être que c'était justement ça qui était agréable.
Pour une fois, je n'avais pas besoin de chercher une réponse.
Je n'avais pas besoin de courir après quelque chose.
Je pouvais simplement rester là.
Observer.
Attendre.
Je continuai de fixer le ciel.
Et, exceptionnellement...
Je laissai les nuages gagner la conversation.
701 mots
1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
Les nuages n'ont pas de nom
Sélène était disons...polie dans son genre. Mais que dans son genre je précise. Parce que elle l'avouait malgré elle, ou bien elle osait le dire ; elle était plutôt impolie pour une personne constituée normalement. Une personne qui, dès son plus jeune âge savait que dire bonjour, merci et pardon était censé et quasiment obligatoire. Mais Sélène, malgré son éducation riche, conforme et habituelle n'avait jamais compris cela. Lisant beaucoup elle s'était plutôt inspiré des dialogues entre deux personnages vaillantes et sans craintes du regard des autres, des dialogues entre des personnes enragées ou encore des discussions raccourcies par la plume de l'écrivain.e. Sélène n'avait pas fait le lien, ou plutôt la comparaison entre le monde des moldus, celui des sorciers et sorcières et celui des récits, des ouvrages, des bouquins quoi...
Sélène était disons... impolie. Très. Très impolie. Elle n'avait dit ni Bonjour, ni Merci et ni Pardon ce qui était déjà, rien que ça une preuve de son impolitesse marquée. Allongée, regardant les nuages elle n'était plus du tout concentrée sur ces grosses masses mousseuses. Elle pensait en revanche à la phrase que venait de prononcer cette fille. Avec à l'intérieur le mot effort. C'est vrai que l'une comme l'autre devaient faire des efforts pour garder la situation vivable. Pourtant Sélène, attendant le silence complet (enfin, celui des sorciers et sorcières du parc) ne put s'empêcher d'apprécier ce moment. Ce moment de tension qu'elle savait installer avec les autres. Parce que Sheryl avait su y faire face et que, à présent, la jeune rouge était allongée à ses côtés dans le silence (par miracle ?), les yeux tournée vers de grosses boules de cotons qui gardaient, eux aussi, le silence (bien entendu ?).
@Sheryl Zaun
couleur : A39D1F
Sélène était disons... impolie. Très. Très impolie. Elle n'avait dit ni Bonjour, ni Merci et ni Pardon ce qui était déjà, rien que ça une preuve de son impolitesse marquée. Allongée, regardant les nuages elle n'était plus du tout concentrée sur ces grosses masses mousseuses. Elle pensait en revanche à la phrase que venait de prononcer cette fille. Avec à l'intérieur le mot effort. C'est vrai que l'une comme l'autre devaient faire des efforts pour garder la situation vivable. Pourtant Sélène, attendant le silence complet (enfin, celui des sorciers et sorcières du parc) ne put s'empêcher d'apprécier ce moment. Ce moment de tension qu'elle savait installer avec les autres. Parce que Sheryl avait su y faire face et que, à présent, la jeune rouge était allongée à ses côtés dans le silence (par miracle ?), les yeux tournée vers de grosses boules de cotons qui gardaient, eux aussi, le silence (bien entendu ?).
@Sheryl Zaun
couleur : A39D1F
Les nuages n'ont pas de nom
Je laissai le silence continuer d'exister entre nous.
C'était étrange.
Quelques minutes plus tôt, j'aurais probablement trouvé cette situation insupportable. Le silence n'avait jamais été mon meilleur ami. J'avais toujours quelque chose à raconter, une question à poser, une théorie farfelue à partager ou une remarque qui me passait par la tête. Même lorsque personne ne parlait, j'avais souvent l'impression que les mots tournaient encore dans mon esprit, prêts à sortir à la première occasion.
Et pourtant...
Cette fois, rien ne venait.
Je ne me forçais même pas à me taire. Les mots semblaient simplement avoir décidé de faire une pause, eux aussi.
Je tournai légèrement la tête vers Sélène.
Elle n'avait presque pas bougé. Son regard était toujours tourné vers le ciel, comme si tout ce qui se trouvait autour de nous avait disparu. Je repensai à notre drôle de rencontre. Une Poufsouffle qui marchait sans regarder où elle mettait les pieds parce qu'elle observait les nuages... il fallait quand même le faire. Et moi qui passais mon temps à imaginer des hippogriffes écrasés dans le ciel... au fond, nous étions peut-être un peu plus semblables que je ne l'avais cru au premier abord.
Je laissai échapper un très léger sourire.
Je repensai aussi à son comportement. Elle ne m'avait pas vraiment remerciée. Elle avait ignoré ma main. Elle m'avait demandé de moins parler. Si quelqu'un d'autre avait fait ça, je me serais probablement vexée un peu plus longtemps. Mais avec elle... ce n'était pas pareil.
J'avais davantage l'impression qu'elle ne savait simplement pas comment fonctionner avec les autres.
Et ça m'intriguait.
Je reportai mon attention sur le ciel.
Mon fameux hippogriffe avait complètement changé de forme. Sa tête avait disparu. Ses ailes s'étaient transformées en longues traînées de coton blanc. Maintenant, il ressemblait plutôt à... je plissai les yeux... un vieux coussin éventré.
Je retins un petit rire.
Même les nuages semblaient incapables de rester eux-mêmes plus de quelques minutes.
Une légère brise fit danser les hautes herbes autour de nous. Je sentis quelques mèches s'échapper de ma tresse pour venir chatouiller ma joue. Sans vraiment y réfléchir, je les repoussai du bout des doigts avant de reprendre ma contemplation.
C'était peut-être ça, finalement.
Les nuages ne demandaient rien.
Ils n'avaient pas besoin d'être compris. Ils n'avaient pas besoin d'avoir raison. Personne ne pouvait affirmer qu'un nuage ressemblait officiellement à un hippogriffe, à une théière ou à un troll. Chacun y voyait ce qu'il voulait, et personne ne pouvait contredire personne.
Je trouvais cette idée plutôt rassurante.
À Poudlard, on passait son temps à apprendre, à réussir des exercices, à répondre correctement aux questions des professeurs. Même entre élèves, on avait parfois peur de dire une bêtise.
Ici...
Il n'y avait rien à réussir.
Seulement regarder.
Observer.
Imaginer.
Je crois que c'était la première fois depuis longtemps que je ne cherchais pas à comprendre quelque chose. Je me contentais simplement d'être là.
Je tournai une nouvelle fois la tête vers Sélène.
Je me demandais ce qu'elle voyait, elle.
Pas seulement dans les nuages.
Dans le monde.
Parce que j'avais la drôle d'impression que son regard s'arrêtait toujours sur des choses auxquelles les autres ne faisaient même pas attention.
Je n'avais pourtant pas envie de lui poser la question.
Pas tout de suite.
Elle m'avait demandé du silence.
Et, contre toute attente, je découvrais que j'en étais capable.
Alors je restai simplement allongée dans l'herbe, les mains derrière la tête, laissant le vent, les oiseaux et les nuages poursuivre une conversation que nous n'avions plus besoin d'interrompre. Peut-être que certaines rencontres n'avaient pas besoin de beaucoup de mots pour commencer.
601 mots
1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
C'était étrange.
Quelques minutes plus tôt, j'aurais probablement trouvé cette situation insupportable. Le silence n'avait jamais été mon meilleur ami. J'avais toujours quelque chose à raconter, une question à poser, une théorie farfelue à partager ou une remarque qui me passait par la tête. Même lorsque personne ne parlait, j'avais souvent l'impression que les mots tournaient encore dans mon esprit, prêts à sortir à la première occasion.
Et pourtant...
Cette fois, rien ne venait.
Je ne me forçais même pas à me taire. Les mots semblaient simplement avoir décidé de faire une pause, eux aussi.
Je tournai légèrement la tête vers Sélène.
Elle n'avait presque pas bougé. Son regard était toujours tourné vers le ciel, comme si tout ce qui se trouvait autour de nous avait disparu. Je repensai à notre drôle de rencontre. Une Poufsouffle qui marchait sans regarder où elle mettait les pieds parce qu'elle observait les nuages... il fallait quand même le faire. Et moi qui passais mon temps à imaginer des hippogriffes écrasés dans le ciel... au fond, nous étions peut-être un peu plus semblables que je ne l'avais cru au premier abord.
Je laissai échapper un très léger sourire.
Je repensai aussi à son comportement. Elle ne m'avait pas vraiment remerciée. Elle avait ignoré ma main. Elle m'avait demandé de moins parler. Si quelqu'un d'autre avait fait ça, je me serais probablement vexée un peu plus longtemps. Mais avec elle... ce n'était pas pareil.
J'avais davantage l'impression qu'elle ne savait simplement pas comment fonctionner avec les autres.
Et ça m'intriguait.
Je reportai mon attention sur le ciel.
Mon fameux hippogriffe avait complètement changé de forme. Sa tête avait disparu. Ses ailes s'étaient transformées en longues traînées de coton blanc. Maintenant, il ressemblait plutôt à... je plissai les yeux... un vieux coussin éventré.
Je retins un petit rire.
Même les nuages semblaient incapables de rester eux-mêmes plus de quelques minutes.
Une légère brise fit danser les hautes herbes autour de nous. Je sentis quelques mèches s'échapper de ma tresse pour venir chatouiller ma joue. Sans vraiment y réfléchir, je les repoussai du bout des doigts avant de reprendre ma contemplation.
C'était peut-être ça, finalement.
Les nuages ne demandaient rien.
Ils n'avaient pas besoin d'être compris. Ils n'avaient pas besoin d'avoir raison. Personne ne pouvait affirmer qu'un nuage ressemblait officiellement à un hippogriffe, à une théière ou à un troll. Chacun y voyait ce qu'il voulait, et personne ne pouvait contredire personne.
Je trouvais cette idée plutôt rassurante.
À Poudlard, on passait son temps à apprendre, à réussir des exercices, à répondre correctement aux questions des professeurs. Même entre élèves, on avait parfois peur de dire une bêtise.
Ici...
Il n'y avait rien à réussir.
Seulement regarder.
Observer.
Imaginer.
Je crois que c'était la première fois depuis longtemps que je ne cherchais pas à comprendre quelque chose. Je me contentais simplement d'être là.
Je tournai une nouvelle fois la tête vers Sélène.
Je me demandais ce qu'elle voyait, elle.
Pas seulement dans les nuages.
Dans le monde.
Parce que j'avais la drôle d'impression que son regard s'arrêtait toujours sur des choses auxquelles les autres ne faisaient même pas attention.
Je n'avais pourtant pas envie de lui poser la question.
Pas tout de suite.
Elle m'avait demandé du silence.
Et, contre toute attente, je découvrais que j'en étais capable.
Alors je restai simplement allongée dans l'herbe, les mains derrière la tête, laissant le vent, les oiseaux et les nuages poursuivre une conversation que nous n'avions plus besoin d'interrompre. Peut-être que certaines rencontres n'avaient pas besoin de beaucoup de mots pour commencer.
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“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”