14 juil. 2026, 17:47
Solo Un été à tisser des liens
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Théodore MacDouglenn, 56 ans
PNJ référencé


26 juin 2051


Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis son retour de Poudlard. Il était venu chaque matin avec la résolution d'engager le dialogue, puis il avait renoncé. Une fois de plus. Sa lâcheté en devenait agaçante. Le Choixpeau avait bien eu raison, trente ans plus tôt, de ne pas l'envoyer à Gryffondor. Il aurait été le pire élève de Godric. Il fixa avec appréhension les escaliers de la maison de l'autre côté de la rue. Dans peu de temps, Alexandre les descendrait et irait à pied jusqu'au Chemin de Traverse où il lirait au pied d'un rayonnage de Fleury and Bott. Il pourrait, à tout moment, l'interpeler, mais la peur le retiendrait. Une multitude de passants les entourerait et tous lui donneraient l'impression de le juger. C'était dans son imagination. Il le savait. Son cerveau avait cette faculté à trop s'interroger sur des éléments anodins. Il devait discuter dans un lieu calme.

Il inspira et se décida à traverser la rue. Les escaliers se trouvaient devant lui. Il pourrait y poser un pied ou s'asseoir sur l'une de ces marches. La rampe en fer forgé était ancienne et plutôt jolie. Dans peu de temps, Alexandre pousserait la porte. Il releva la tête, fébrile, et répéta plusieurs des phrases qu'il avait travaillé depuis des mois. Toutes étaient médiocres. Il avait tourné le dos à son fils. Revenir à présent alors que celui-ci était légalement majeur... Il soulageait juste sa conscience. Hélène, sa sœur, lui avait maintes fois dit que le rencontrer perturberait Alexandre. Il eut envie de renoncer. De repartir en arrière. D'oublier cette lubie. Il aurait pu, mais, la porte d'entrée s'ouvrit à cet instant. Un beau jeune homme s'immobilisa sur le perron et l'observa avec curiosité. Une de ses mains passa dans cheveux blonds un brin déstructuré. Théodore baissa aussitôt les yeux. Alexandre descendit d'une marche et s'adressa poliment à lui.

"- Bonjour. Si vous êtes un ami de ma mère, elle est à la maison." 

Son cœur s'accéléra aussitôt. Rosina. Il l'invita à aller la retrouver. S'il savait ! Lors de leur dernière rencontre, lorsqu'elle lui avait annoncé avec crainte sa grossesse, son visage s'était figé lorsqu'il lui avait répondu sèchement ne pas vouloir d'enfant. Il avait pris la fuite. Lâchement. Puis, au premier angle mort, il avait transplané. Au soir, il était revenu chez sa sœur, enivré, et avait pleuré. Peu de souvenirs lui revenaient de leur conversation. L'alcool avait effacé la plupart de leurs confidences. Il lui restait toutefois cette inquiétude de ressembler à son père qui venait de temps en temps le visiter, lorsque ses obligations familiales le lui permettaient.

"Monsieur ?"

Il s'arracha à ses pensée en entendant la voix inquiète d'Alexandre. Cette fois, faire demi-tour ou s'enfuir était exclu. Il devait enfin se confesser et s'expliquer. Les mots venaient difficilement. Il toussa pour s'éclaircir la gorge et réussit à articuler à peu près clairement :

"Alors, en réalité, c'est à toi que voudrais parler, Alexandre."

Qu'un inconnu sache son nom éveilla à la fois sa curiosité et sa méfiance. Hélène lui avait aussi tant de fois asséné ses exhortations à la sécurité. La savoir toujours aussi prisonnière du passé après toutes ces années lui brisait le cœur. Il avait juste treize ans à l'époque, elle quinze. Ils s'amusaient joyeusement sur le Chemin de Traverse lorsque de mauvais sorciers avaient attaqué la boutique où ils étaient entrés. Malgré ses faibles connaissances, il avait voulu le défendre. Elle s'était empressée de le tirer en arrière et l'avait contenu en tremblant le temps que ces gens disparaissent. Cela avait peu duré, mais assez pour que que tout sentiment de sécurité disparaisse aux yeux de sa sœur. 

"Je suis une connaissance de Hélène Sang-Mercy."

"Ah, elle a des amis ? "

Une légère pointe d'insolence résonna dans sa voix un brin moqueuse. Il comprenait son agacement à son égard. Après l'attaque, Hélène l'avait elle aussi souvent énervé à tout lui interdire sous prétexte qu'une autre attaque pouvait avoir lieu à tout moment. Un jour, à bout, il lui avait même lâché qu'elle n'avait pas à le commander, car elle n'était pas vraiment sa sœur. Après toutes ces années, il en avait encore honte. Ses mots avaient été si méchants.

"Sois moins critique envers elle. Ta tante a beaucoup souffert, et même si ses actes semblent excessifs, aïe pitié d'elle."

"Alors, vous êtes venus me faire la leçon, c'est ça ?"

Pour la première fois depuis plus d'une semaine, il eut envie d'éclater de rire devant la moue peu enthousiaste l'adolescent. Curieusement, son agitation avait disparu. Il se sentait même en confiance. Assez pour oser sortir ces mots que son esprit ne cessait de ressasser.

"Non. Je suis venu pour toi. Parce que... je suis ton père."

A ces mots, Alexandre se tendit et se recula. Théodore se mordit les lèvres, hésitant sur ses prochaines paroles. Aucune ne lui semblait bonne. Il passa les mains dans ses poches et attendit. L'adolescent allait bien finir par réagir, de quelque manière que ce soit. Le temps lui sembla s'étirer. Deux dames, sur le trottoir d'en face, s'arrêtèrent à un moment, sans doute pour examiner ce que cet adulte faisait face à ce garçon taciturne. Pourraient-elle téléphoner à Scotland Yard ? Dans la société moldue, on s'inquiètait rapidement lorsqu'un homme s'approchait d'un peu trop près d'un enfant.

"Je vous croyais en Europe."

"- Quoi ?"

" Il y a six ans, quand Hélène s'est présentée, elle m'a dit que peu après ma naissance, vous étiez parti voyager en Europe, y vivre un tas d'aventures."

Un rire amer lui échappa. Que sa sœur ait inventé une fable aussi ridicule le dépassait. C'était d'autant plus grotesque qu'elle savait combien il détestait changer ses habitudes. Se hasarder dans un nouveau quartier, cela lui prenait plusieurs jours de préparation avant d'oser y esquisser quelques pas.

"Je n'ai jamais quitté Londres. Sauf pour aller à Poudlard."

Il eut soudain conscience que la suite de la conversation serait délicate dans une rue où circulaient autant de Moldus. Les deux dames qui discutaient sur le trottoir d'en face les surveillaient toujours et un facteur approchait en sifflotant. Il se saisit discrètement de sa baguette et murmura :

"Assurditio." 

Alexandre, indécis, suivit ses souvements.

"Auriez-vous d'autres choses à me dire ?"

"Que je suis désolé. Je sais. C'est bête. C'est stupide. J'ai été lâche. Odieux aussi. Le jour où ta mère m'a dit... je ne me suis pas bien comporté. Il n'y a pas d'excuse, je sais bien. J'ai... paniqué. Comme toi, je suis Né-Moldu, et comme toi, je suis né d'une relation adultère. Sauf que j'ai toujours su qui était mon père. Ma mère était célibataire, officiellement, et mon père descendait d'une lignée de famille de Sang-Pur. Il..."

Alexandre le coupa d'un roulement des yeux agacé.

"Je vois bien le personnage et l'ambiance."

Théodore s'immobilisa, perturbé de l'interruption. Est-ce que ses explications énervaient son fils ? Il pouvait le comprendre. Son discours donnait l'iimpression de se justifier. Il se mordit la lèvre, sans réuissir à percevoir le moyen de poursuivre correctement leur échange. Après un court silence, Alexandre reprit d'une voix intrigué :

"Vous ne continuez pas votre histoire ?"

"Je peux ?"

"Ben oui. "

"Euh, d'accord. Alors, euh... Mon père donc. Je voyais peu mon père. Il venait de temps en temps voir ma mère, déposer un cadeau à mon intention. J'étais rarement présent lors de ses visites. J'en étais profondément frustré. Et puis, j'étais souvent en colère de voir que tous mes camarades à l'école avec des parents, même si beaucoup étaient divorcés qu'ils voyaient tous bien plus que je voyais mon père."

Une colère qui était resté sans cesse murée de lui. Malgré les exortations des psychologues à se confier, il s'était toujours replié sur lui-même. Puis, il y avait eu Poudlard et Hélène.

"C'est pourquoi j'ai fui, pourquoi... Je ne pensais pas que je pouvais pas avoir une place à tes côtés. Ta mère avait un mari. Dans ma tête, tu avais déjà un père, qui allait t'élever. J'ai eu peur de t'offrir la vie que j'avais eu."

"Pourquoi ma tante ne m'a t-elle pas dit ça au lieu de mentir ?"

Il baissa la tête, gêné de cette colère reportée sur sa sœur. Elle ne méritait pas. Depuis toujours, Hélène portait tout au détriment de son propre équilibre.

"Ne lui en veux pas, s'il te plait. Je sais. Elle peut être étouffante. Agaçante même. Mais elle n'a jamais de mauvaises intentions. Je l'ai rencontré pour la première fois à Poudlard, quelques jours après la rentrée. Je peinais à trouver ma place lorsqu'une grande fille de troisième année s'est plantée devant moi et a annoncé être ma grande sœur."

Avec le recul, la scène était pour le moins absurde. D'ailleurs, il ne l'avait pas tout de suite. Hélène l'avait convaincu en lui montrant un album de famille. Sur plusieurs photographies, il avait reconnnu ce père qui passait de temps en temps voir sa mère. Il avait flotté pendant un pett temps, perturbé par ces informations avant de les accepter. Hélène l'avait guidé dans ses premiers pas au château et l'avait introduit auprès de ses amis.

"Déjà, elle était sévère, une pure Serdaigle, mais elle savait s'entourer. Elle avait toujours de bos conseils. Sans compter qu'elle adorait expliquer aux autres les cours ou corriger les devoirs. Tu sais, elle rêvait de devenir professeur. Avant..."

"Avant quoi ?"

"Avant qu'on se retrouve au mauvais moment dans ue boutiique où des sorciers s'affrontaient. Elle avait juste quinze ans. Depuis ce jour, elle n'a plus été la même. Elle s'est entièrement refermée. Elle a même rompu avec son copain alors qu'ils sortaient depuis plus deux ans. Elle vit constamment dans la peur qu'un drame se produise à nouveau, et tout est sujet à réveiller les souvenirs de ce jour-là."

Au fil de ses explications, le teint d'Alexandre pâlit. Il laissa échapper dans un filet de voix :

"Alors, son obcession pour la sécurité..."

"Ouais..."

"Je... J'aimerais réfléchir à tout ça. Est-ce qu'on peut se voir un autre jour ?"

"Bien sûr. Je suis au Hide Park, tous les jours à quinze heures. Viens quand tu veux."

Si son fils ne s'énervait pas immédiatement à son égard, c'était une petite victoire. Toutefois, durant sa réflexion, celui-ci allait peut-être se dire qu'il avait essayé de le manipuler avec ses émotions ou à considérer que rien n'excusait son absence. Il baissa les yeux et préféra ne rien ajouter. Alexandre resta tout aussi silencieux, puis après quelques instants se décida à reculer. Une fois devant l'entrée, il tâtonna maladroitement la porte et disparut.

Sixième année de devoirs
Sixième année de RP - Promotion 45-46
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Alexandre est un ainé gentil, très soucieux des petits, surtout des nouveaux venus, et en particulier ceux de sa maison.

14 juil. 2026, 17:53
Solo Un été à tisser des liens
3 Juillet 2051


Depuis plusieurs jours, Alexandre se repassait cette conversation édifiante qui s'était tenue au pas de sa porte. Après toutes ces années, il avait effacé son père de ses pensées. Comme il avait cessé d'espérer que son père adoptif sorte un jour de sa librairie et s'intéresse à lui. Au début, il l'avait imaginé dans des pays européens, le plus souvent dans ceux de l'Est, les plus méconnus. Le savoir dans le froid lui causait alors une certaine joie.

Il se redressa dans son lit et fixa le télescope installé devant sa fenêtre pour préparer ce satané devoir d'astronomie. Un soupir lui échappa. Il détailla une à une les autres parties de sa chambre. Ses manuels et ses cahiers étaient soigneusement empilés sur le bureau. Ses vieux jouets, ceux qu'il se sentait incapable de se séparer, étaient rangés dans le coffre au pied de son armoire. Dans sa cage, posée sur sa table de chevet, Turluc somnolait. Il était revenu au petit matin avec deux cadavres dans le bec, fier de les lui déposer sur la table de la cuisine au moment du petit-déjeuner. Une fois de plus, sa mère avait hurlé et avait quitté la pièce. Pour sa part, il avait juste agité sa baguette et fait disparaître les souris d'un rapide Evanesco.

Garder le secret sur de telles révélations était sans doute une mauvaise idée. Mais à qui en parler ? Sa mère, à raison, ne conservait pas de bons souvenirs avec son ancien amant. Elle lui conseillerait de ne pas le revoir. Sa tante ? L'histoire apprise à son sujet l'avait peiné. Jamais derrière une façade aussi stricte, il n'aurait imaginé que celle-ci cache les séquelles d'une attaque qui la poursuivait sans relâche. Il comprenait désormais mieux son obsession pour la sécurité, mais se couper de tout pour cette seule raison, c'était ne pas vivre. Elle se châtiait elle-même. Peut-être volontairement. Son petit frère l'accompagnait. Sans doute se considérait-elle responsable s'il avait été blessé ce jour-là.

En tous les cas, ruminer ne l'aiderait pas à prendre une décision. Il pouvait passer l'été entier dans sa chambre, à revivre chaque détail de la conversation, rien ne bougerait pourtant autant. Son père avait dit l'attendre chaque après-midi à Hyde Park.

Il devait y aller.

il se leva et chercha ses baskets qui avaient une fois de plus glissé sous son lit. Alors qu'il nouait ses lacets, ses pensées se bousculaient en lui. Son père avait été lâche en fuyant la femme qu'il avait autrefois aimé à l'annonce de sa future paternité. Il ne ferait pas cette erreur. Il était un Gryffondor, courageux, droit, l'honneur chevillé au corps. Il irait accomplir la suite de son destin.

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Alexandre est un ainé gentil, très soucieux des petits, surtout des nouveaux venus, et en particulier ceux de sa maison.

14 juil. 2026, 19:15
Solo Un été à tisser des liens
13 Juillet 2051


Il attendait Alexandre à l'angle de deux rues en sentant à chaque nouvelle minute son ventre se nouer davantage. c'était ridicule. Il le savait. Il avait plus d'une heure d'avance. bien sûr que son fils ne serait pas encore là. Mais son esprit refusait de taire cette satanée anxiété. Il se sentait en sursis, persuadé qu'à tout moment le jeune homme pouvait décider de ne plus le voir. Il le comprendrait. Il avait abandonné sa mère. Il avait eu peur de revenir vers lui avant son dix-septième anniversaire. Il aurait toutes les raisons du monde de se fâcher et de lui tenir rancune.

Contre toute attente, après une semaine, Alexandre était venu le trouver à Hyde Park. Il l'avait découvert assis dans l'herbe à écouter de la musique sur un vieux walkman. Leur conversation avait été maladroite, pleine d'hésitations, mais il lui avait dit malgré tout qu'il acceptait l'idée de le voir de temps en temps, pour apprendre à faire connaissance. Ils s'étaient rencontré une première fois au Chaudron Baveur où ils avaient uniquement parlé de leur scolarité à Poudlard, de leurs matières favorites et de celles qu'ils haïssaient. Il l'avait impressionné à exceller dans toutes les disciplines et il lui avait confessé qu'à son époque, il récoltait au mieux des acceptable, hormis en Sortilèges. Par manque d'investissement et non de talent. Son fils avait alors voulu savoir quel métier il exerçait. Il avait rougi. Comment avouer que l'on vivait aux crochets de sa sœur guérisseuse ou de la générosité des femmes qu'il lui arrivait de séduire ? iI avait éludé la question en prétextant un besoin impérieux. a son retour, Alexandre avait oublié en se perdant dans un de ses dessins. Il avait passé la fin de leur premier entretien à l'observer créer son œuvre.

Pour leur second rendez-vous, ils avaient choisi une activité simple et avaient opté pour une séance de cinéma. Devant le guichet, cela avait été un long moment pour décidé du film. Il voulait le laisser libre, mais son fils avait protesté et affirmé que cela lui allait bien de voir n'importe lequel. Devant son incapacité à faire un choix simple, un doute lui était né. Il avait ainsi pris sur lui et avait choisi un film d'aventures.

Il songeait souvent à ce court moment où il avait aperçu un détail en son fils que personne n'aurait pu voir. Une difficulté à choisir, sur un sujet simple, comme lui aussi en avait souvent l'expérience. Il avait repensait depuis à leurs différentes conversations et tenté de déceler de petits signes qui confirmeraient sa suspicion.

Soudain, Alexandre arriva et le salua d'un ton jovial. il lui répondit un peu plus gêné et se força à retirer les mains de ses poches.

"Alors, aujourd'hui, c'est à toi de choisir."

"J'ai bien pensé à quelque chose qui sera utile pour ta septième année. Suis-moi."

Ils traversèrent la moitié de Londres grâce au métro et il le conduisit aux bords de la Tamise. les lieux étaient urbains, mais une petite potion laissait aux berges une petite réserve pour la course à pied ou le vélo. Rêveur, Alexandre contempla le fleuve. il lui rappela sa présence et lui montra une salle polyvalente. Perplexe, son fils haussa les épaules. Il fit alors apparaitre une clé;

"Un de mes amis me l'a prêté."

"Sympa !"

Il étouffa un rire. Que c'était tout de même naïf un Gryffondor avec ses belles valeurs de justice ! Il avait bien emprunté la clé, mais sur la commode d'un vestibule de sa maitresse du moment. Elle et son époux ignoraient tout et il la remettrait à sa place dès demain. La ruse était la meilleure des armes et il était heureux à ce sujet d'être un digne élève de Serpentard. Une fois entrés, il referma la porte à clé alors que l'adolescent s'éloignait vers la salle. Il le rejoignit et sourit de satisfaction. Les paniers étaient toujours installés. Parfait.

"Alors, on fait quoi ici ?"

"Réviser un peu ? Il parait que tu as du mal avec les sortilèges de lévitation !"

"Oh oui ! Tu as une technique pour les réussir du premier coup ? Ou pour pas perdre la concentration au milieu ?"

Il pouffa devant son enthousiasme qui le faisait parler à toute vitesse et agita sa baguette vers un stock de ballons. D'un seul essai, ils se soulevèrent tous. son fils poussa un cri d'admiration. Il les laissa tomber au sol.

"Allez, on va faire un jeu. On envoie une balle dans le panier. Celui qui a met le plus gagne. Tu veux commencer ?"

Hésitant, Alexandre se saisit de sa baguette et fixa quelques minutes un des ballons avant de se décider à jeter le sort. Il s'envola aussitôt et se déplaça pendant quelques mètres, puis retomba d'un coup. Déçu, son fils soupira. Il agita sa propre baguette et immédiatement envoya le ballon dans le panier.

"Ne pense pas aux étapes. Tu sais le faire. Aïe confiance en toi. Pense au panier, à la destination, pense que tu mets ce ballon dans le panier."

"Je vais essayer."

"N'essaie pas, fais-le !"

"Tu te prends pour Yoda, dis donc ?"

"C'est pas une bonne manière d'apprendre ?"

Alexandre marqua un court instant de silence, puis éclata de rire. Il se décida à recommencer. Il pointa sa baguette et jeta le sort sans attendre. Le ballon s'envola et fusa vers le panier mais le rata de deux mètres. Il le rejoignit et l'encourage à recommencer. Après quelques essais, il parvint à se régler et leur jeu put réellement commencer.

Vers la fin d'après-midi, alors qu'ils quittaient la salle polyvalente, Alexandre lui demanda :

"Dis, on le referait ? il faudrait que je m'entraine encore, si je veux garder ce mouvement mémoire. !"

"Bien sûr !"

Sixième année de devoirs
Sixième année de RP - Promotion 45-46
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Alexandre est un ainé gentil, très soucieux des petits, surtout des nouveaux venus, et en particulier ceux de sa maison.