Mais t'es fiole ou quoi ?
PNJ actif : Emy Jenkins, soeur
La façon dont Emy avançait commençait sérieusement à inquiéter Summer. Elle sautillait. Littéralement, comme faisaient les héros des dessins animés moldus. Emy resplendissait de joie, et par Merlin, elle sautillait.
Summer comprenait. Elle comprenait très bien, puisque la petite était avec sa grande soeur pour faire ses courses pour la rentrée de Poudlard. Alors, ok, découvrir le monde magique, c'était très cool, ça elle le lui accordait. Encore plus quand elles étaient seules comme ça : la mère des deux filles les avait amené au Chemin de Traverse, mais elle avait dû aller travailler à Fleury & Bott, où elle était depuis peu une employée, alors elle avait laissé la plus jeune à la charge de Summer. Donc oui, l'ambiance était franchement cool.
Mais non, il ne fallait pas sautiller lorsqu'on était entouré de fioles.
Récapitulons. Summer avait fini sa deuxième année en... pas en beauté, mais c'était peut être mieux que l'année dernière. Enfin, en terme de relations. Pour les notes, ça... Elle se promettait qu'avec le système de filière, elle ferait mieux l'année prochaine. Elle était rentrée chez elle, avait retrouvé l'habitude de la vie moldue. Enfin, l'habitude. Jusqu'à présent, elle avait passé la plupart du temps dans sa chambre, à se défoncer les doigts sur sa guitare. Fallait dire que ses mains avaient cessé de trembler. Summer avait compris, à présent : ça ne le faisait qu'à Poudlard, dès qu'elle rentrait chez elle, ça passait rapidement. Ca reviendrait l'année prochaine, très certainement, mais elle se jurait qu'elle ferait quelque chose pour que ça cesse.
Mais bref, pour le moment cela voulait surtout dire que Summer avait enfin retrouvé son niveau excellent à la guitare, cette exactitude dans son jeu qui lui avait manqué pendant des mois. Du coup, elle rattrapait le temps perdu, et elle passait le plus clair de son temps à gratter sa guitare. Elle jouait tant que parfois, Emy se mettait à hurler de façon tout à fait random juste pour ne plus l'entendre jouer les mêmes musiques en boucles. Summer, elle, ne s'en lassait pas.
Et aujourd'hui, elles étaient là. Summer voulait attendre un peu plus tard dans l'été pour aller faire les courses pour sa troisième année, mais Emy ne pouvait tout simplement pas attendre. Alors sa mère avait cédé face à l'excitation de la plus jeune, et elle avait dit à Summer qu'elle pourrait y retourner plus tard si elle le souhaitait. Ca allait à la Serpentard, donc les voilà.
C'était la deuxième boutique qu'elle faisait. Elles étaient d'abord allées à Fleury & Bott par soucis de simplicité, et Summer tenait sous le bras les livres de sa soeur, tandis que cette dernière sautillait, toujours, quelques mètres devant. Elle aperçut quelque chose qui eut l'air de lui plaire, freina violemment et se tourna brusquement vers sa soeur... Sans se soucier de son sac, qui heurta l'étagère pleine de fioles. Celles ci tremblèrent, et puis...
- Merde !
En temps normal, elle voulait éviter de jurer devant sa soeur. Mais les fioles n'étaient plus des fioles, elles étaient des éclats de verre tranchants, et des marchandises détruites. Summer avait elle assez de galions pour les rembourser ? Combien y en avait il ? Oh, Merlin.
Son premier réflexe fut de s'avancer, d'attraper sa soeur par la taille et de la soulever pour la sortir de la zone du verre, et l'éloigner de là où elle pourrait se couper. Cette dernière était en état de totale panique, au bord des larmes, comme si elle venait de se fermer son entrée à Poudlard.
- Eh, calme toi, c'est pas grave, quelqu'un va venir, il va pouvoir réparer, tu vas voir.
Elle releva les yeux, espérant que le bruit aurait attiré un employé et qu'on viendrait à leur secours.
636 mots
J'espère que ça te va !
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Lundi 10 juillet 2051
Avec @Sage Matthews
Avec @Sage Matthews
La façon dont Emy avançait commençait sérieusement à inquiéter Summer. Elle sautillait. Littéralement, comme faisaient les héros des dessins animés moldus. Emy resplendissait de joie, et par Merlin, elle sautillait.
Summer comprenait. Elle comprenait très bien, puisque la petite était avec sa grande soeur pour faire ses courses pour la rentrée de Poudlard. Alors, ok, découvrir le monde magique, c'était très cool, ça elle le lui accordait. Encore plus quand elles étaient seules comme ça : la mère des deux filles les avait amené au Chemin de Traverse, mais elle avait dû aller travailler à Fleury & Bott, où elle était depuis peu une employée, alors elle avait laissé la plus jeune à la charge de Summer. Donc oui, l'ambiance était franchement cool.
Mais non, il ne fallait pas sautiller lorsqu'on était entouré de fioles.
Récapitulons. Summer avait fini sa deuxième année en... pas en beauté, mais c'était peut être mieux que l'année dernière. Enfin, en terme de relations. Pour les notes, ça... Elle se promettait qu'avec le système de filière, elle ferait mieux l'année prochaine. Elle était rentrée chez elle, avait retrouvé l'habitude de la vie moldue. Enfin, l'habitude. Jusqu'à présent, elle avait passé la plupart du temps dans sa chambre, à se défoncer les doigts sur sa guitare. Fallait dire que ses mains avaient cessé de trembler. Summer avait compris, à présent : ça ne le faisait qu'à Poudlard, dès qu'elle rentrait chez elle, ça passait rapidement. Ca reviendrait l'année prochaine, très certainement, mais elle se jurait qu'elle ferait quelque chose pour que ça cesse.
Mais bref, pour le moment cela voulait surtout dire que Summer avait enfin retrouvé son niveau excellent à la guitare, cette exactitude dans son jeu qui lui avait manqué pendant des mois. Du coup, elle rattrapait le temps perdu, et elle passait le plus clair de son temps à gratter sa guitare. Elle jouait tant que parfois, Emy se mettait à hurler de façon tout à fait random juste pour ne plus l'entendre jouer les mêmes musiques en boucles. Summer, elle, ne s'en lassait pas.
Et aujourd'hui, elles étaient là. Summer voulait attendre un peu plus tard dans l'été pour aller faire les courses pour sa troisième année, mais Emy ne pouvait tout simplement pas attendre. Alors sa mère avait cédé face à l'excitation de la plus jeune, et elle avait dit à Summer qu'elle pourrait y retourner plus tard si elle le souhaitait. Ca allait à la Serpentard, donc les voilà.
C'était la deuxième boutique qu'elle faisait. Elles étaient d'abord allées à Fleury & Bott par soucis de simplicité, et Summer tenait sous le bras les livres de sa soeur, tandis que cette dernière sautillait, toujours, quelques mètres devant. Elle aperçut quelque chose qui eut l'air de lui plaire, freina violemment et se tourna brusquement vers sa soeur... Sans se soucier de son sac, qui heurta l'étagère pleine de fioles. Celles ci tremblèrent, et puis...
- Merde !
En temps normal, elle voulait éviter de jurer devant sa soeur. Mais les fioles n'étaient plus des fioles, elles étaient des éclats de verre tranchants, et des marchandises détruites. Summer avait elle assez de galions pour les rembourser ? Combien y en avait il ? Oh, Merlin.
Son premier réflexe fut de s'avancer, d'attraper sa soeur par la taille et de la soulever pour la sortir de la zone du verre, et l'éloigner de là où elle pourrait se couper. Cette dernière était en état de totale panique, au bord des larmes, comme si elle venait de se fermer son entrée à Poudlard.
- Eh, calme toi, c'est pas grave, quelqu'un va venir, il va pouvoir réparer, tu vas voir.
Elle releva les yeux, espérant que le bruit aurait attiré un employé et qu'on viendrait à leur secours.
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J'espère que ça te va !
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Mais t'es fiole ou quoi ?
Bon, ça fait cinq jours que je suis officiellement employée chez Apothic'Herbes. Pas de quoi paniquer, tout va bien. Heureusement qu'on a fini le déménagement à temps et que j'ai même eu la chance d'avoir eu l'aide de Miya et Ellie — adorables, toutes les deux. Onyama est dans l'arrière-boutique ; elle m'a dit qu'elle me laissait gérer pour la matinée parce qu'elle devait encore régler quelques trucs administratifs auxquels je n'ai même pas envie de réfléchir.
Cette dame est particulière, mais je l'adore. Elle a une totale confiance en moi, et je me demande bien pourquoi, d'ailleurs. Peut-être parce que je vis avec ses deux fils ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est qu'elle m'oriente avec beaucoup de patience et qu'elle n'attend jamais de moi plus que ce que je peux lui offrir. Je me sens bien, à ses côtés. C'est mon acolyte. Je ne sais pas si c'est sa voix rauque qu'elle adoucit quand elle s'adresse à moi ou les petits froncements de sourcil inquiets qui se dessinent sur son visage quand elle voit que je galère, mais je me sens à l'aise près d'elle. Loin de moi les histoires où je l'imaginais envoyer les trolls au front, je suis maintenant persuadée que c'est un esprit de la forêt qui est venu sur terre pour me guider. Bien sûr, elle garde son jardin bien secret et elle ne me dévoile pas tout de sa vie. Mais je sais qu'elle a été mariée et qu'elle a beaucoup aimé. Les jumeaux sont le fruit de son éducation et ils ont bien tourné, bien que je les voie de temps en temps revenir avec des ecchymoses sur les poings après s'être aventurés dans l'allée des embrumes. Mais je les adore aussi. Ils me font rire et ils sont comme elle avec moi : gentils et patients. Ça me fait du bien, quand je fais le contraste avec la maison. Je peux rigoler et me planter comme je veux. Pas de regard désapprobateur, pas de moquerie. Ça fait du bien.
Deux petites filles rentrent dans la boutique et je me mets au garde-à-vous, à l'affût. Pas question de me foirer alors que ça ne fait même pas une semaine ! Je les salue avec un grand sourire et les laisse vaquer à leurs occupations en veillant à rester à disposition si elles ont besoin de moi et je pars ranger quelques étagères qui n'ont pas été totalement organisées après le déménagement. Onyama m'a expliqué comment faire, alors je m'applique comme je peux. Herbes françaises, ça part dans cette étagère-là ; ingrédients du Mexique à but curatif, hop, dans ce tiroir. Tout est étiqueté pour m'aider. Et puis soudain... DLINNNG ! J'entends du verre s'éclater sur le sol dans un fracas qui me fait sursauter, suivi d'une injure. Oh-oh...
Je me retourne vers l'origine du bruit et vois les deux jeunes filles complètement livides. Je grimace un peu, j'espère qu'elles ne se sont pas fait mal. Vite, je me déplace vers elles et vois l'étendue des dégâts. Une armoire pleine de fioles vides... était vide. Et sur le sol, des centaines, que dis-je, des milliers d'éclats de verre. Ouch.
« Ouille ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?, demandé-je en regardant les bouts de verre complètement dépitée. Je relève les yeux vers elles en me penchant, l'air inquiet. Tout va bien ? Vous ne vous êtes pas fait mal ?, rajouté-je en posant mes mains sur leurs épaules. »
Les pauvres, elles ont l'air tétanisées. J'applique une petite pression rassurante sur leurs bras avant de leur sourire tristement ; je suis embêtée par les dégâts occasionnés, mais je suis sûre qu'on peut trouver une solution.
Cette dame est particulière, mais je l'adore. Elle a une totale confiance en moi, et je me demande bien pourquoi, d'ailleurs. Peut-être parce que je vis avec ses deux fils ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est qu'elle m'oriente avec beaucoup de patience et qu'elle n'attend jamais de moi plus que ce que je peux lui offrir. Je me sens bien, à ses côtés. C'est mon acolyte. Je ne sais pas si c'est sa voix rauque qu'elle adoucit quand elle s'adresse à moi ou les petits froncements de sourcil inquiets qui se dessinent sur son visage quand elle voit que je galère, mais je me sens à l'aise près d'elle. Loin de moi les histoires où je l'imaginais envoyer les trolls au front, je suis maintenant persuadée que c'est un esprit de la forêt qui est venu sur terre pour me guider. Bien sûr, elle garde son jardin bien secret et elle ne me dévoile pas tout de sa vie. Mais je sais qu'elle a été mariée et qu'elle a beaucoup aimé. Les jumeaux sont le fruit de son éducation et ils ont bien tourné, bien que je les voie de temps en temps revenir avec des ecchymoses sur les poings après s'être aventurés dans l'allée des embrumes. Mais je les adore aussi. Ils me font rire et ils sont comme elle avec moi : gentils et patients. Ça me fait du bien, quand je fais le contraste avec la maison. Je peux rigoler et me planter comme je veux. Pas de regard désapprobateur, pas de moquerie. Ça fait du bien.
Deux petites filles rentrent dans la boutique et je me mets au garde-à-vous, à l'affût. Pas question de me foirer alors que ça ne fait même pas une semaine ! Je les salue avec un grand sourire et les laisse vaquer à leurs occupations en veillant à rester à disposition si elles ont besoin de moi et je pars ranger quelques étagères qui n'ont pas été totalement organisées après le déménagement. Onyama m'a expliqué comment faire, alors je m'applique comme je peux. Herbes françaises, ça part dans cette étagère-là ; ingrédients du Mexique à but curatif, hop, dans ce tiroir. Tout est étiqueté pour m'aider. Et puis soudain... DLINNNG ! J'entends du verre s'éclater sur le sol dans un fracas qui me fait sursauter, suivi d'une injure. Oh-oh...
Je me retourne vers l'origine du bruit et vois les deux jeunes filles complètement livides. Je grimace un peu, j'espère qu'elles ne se sont pas fait mal. Vite, je me déplace vers elles et vois l'étendue des dégâts. Une armoire pleine de fioles vides... était vide. Et sur le sol, des centaines, que dis-je, des milliers d'éclats de verre. Ouch.
« Ouille ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ?, demandé-je en regardant les bouts de verre complètement dépitée. Je relève les yeux vers elles en me penchant, l'air inquiet. Tout va bien ? Vous ne vous êtes pas fait mal ?, rajouté-je en posant mes mains sur leurs épaules. »
Les pauvres, elles ont l'air tétanisées. J'applique une petite pression rassurante sur leurs bras avant de leur sourire tristement ; je suis embêtée par les dégâts occasionnés, mais je suis sûre qu'on peut trouver une solution.
@Summer Jenkins, et voilà ! Dis-moi si ça te convient !
616 mots
616 mots
Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Mais t'es fiole ou quoi ?
Ce fut la dame qui les avait saluées quand elles étaient entrées qui arriva la première.
Summer déglutit. Elle avait l’air plus sympa que d’autres, certes, mais... il y avait une telle quantité de verre par terre. Tant de fioles détruites. Comment ne pas craindre la colère de la jeune femme ? La Serpentard poussa un petit peu sa soeur derrière elle. Juste au cas où. Elle s’était déjà confrontée à un adulte bizarre dans cette même allée, elle était prête à recommencer s’il le fallait.
L’adulte commença par lui demander ce qui s’était passé. Summer grimaça, puis, après un rapide coup d’oeil à sa soeur pour se rendre compte qu’elle n’était franchement pas en état de répondre et semblait plus tôt hésiter entre pleurer et prendre la fuite, Summer prit la responsabilité de la discussion.
- Elle a pas fait exprès... Elle a pas fait attention, elle s’est retournée trop vite, et... et voilà.
Nouvelle grimace. Elle attrapa gentiment le poignet de sa soeur pour l’empêcher de choisir l’option de la fuite, et pour lui faire comprendre qu’elle était là, et que si conflit il devait y avoir, elle la protégerait tant qu’elle le pourrait.
Pendant ce temps, la dame s’était approchée. Elle posa ses mains sur leurs épaules, et leur demanda si elles s’étaient fait mal. Summer vérifia d’un coup d’œil la réponse sur le visage de sa soeur, puis secoua la tête. Elles allaient bien.
- Non, ça va. Vraiment désolées...
Elle se détendit un peu, et lâcha Emy, sachant que cette dernière ferait pareil et ne prendrait pas ses jambes à son coup. L'émotion prédominante de la jeune vendeuse ne semblait pas être la colère. L'échange ne devrait pas devenir conflit.
Elle contempla les fioles. Enfin, ce qu’il en restait. Ça n’avait plus grand chose de fioles, à présent. Il y en avait une telle quantité... combien de gallions cela représentait ? Allait elle devoir rembourser ? Était ce réparable ? Pouvait elle se permettre de partir et laisse la vendeuse se débrouiller ? Non, définitivement pas. C’était leur faute, elle devait l’aider.
Elle inspira. Hésita. Oui, elle devait l'aider. En fait, si elle avait été seule, elle se serait probablement excusée deux ou trois fois, puis aurait acheté un petit quelque chose pour donner une raison à sa présence et sa bêtise, puis elle se serait éclipsée bien gentiment. Mais bon, là, il y avait sa soeur. Sa petite soeur, dont elle était l'ainée. A qui elle se devait de montrer l'exemple. Sans même vraiment le vouloir la future troisième année devenait bien plus responsable en présence de sa benjamine.
Alors elle grimaça, s'avança d'un pas en laissant sa soeur en arrière, et reprit :
- Vous... Vous allez vous en sortir ? Vous avez besoin d'aide ?
Elle ne savait pas trop ce qu'avait prévu la jeune femme, si elle comptait tout jeter, ou bien si elle voulait réparer tout de suite les dégâts, ou encore ramasser les éclats de verre pour s'en occuper plus tard... Dans tous les cas, Summer devrait plus ou moins être en mesure de l'aider, non ?
518 mots
@Sage Matthews
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Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Summer déglutit. Elle avait l’air plus sympa que d’autres, certes, mais... il y avait une telle quantité de verre par terre. Tant de fioles détruites. Comment ne pas craindre la colère de la jeune femme ? La Serpentard poussa un petit peu sa soeur derrière elle. Juste au cas où. Elle s’était déjà confrontée à un adulte bizarre dans cette même allée, elle était prête à recommencer s’il le fallait.
L’adulte commença par lui demander ce qui s’était passé. Summer grimaça, puis, après un rapide coup d’oeil à sa soeur pour se rendre compte qu’elle n’était franchement pas en état de répondre et semblait plus tôt hésiter entre pleurer et prendre la fuite, Summer prit la responsabilité de la discussion.
- Elle a pas fait exprès... Elle a pas fait attention, elle s’est retournée trop vite, et... et voilà.
Nouvelle grimace. Elle attrapa gentiment le poignet de sa soeur pour l’empêcher de choisir l’option de la fuite, et pour lui faire comprendre qu’elle était là, et que si conflit il devait y avoir, elle la protégerait tant qu’elle le pourrait.
Pendant ce temps, la dame s’était approchée. Elle posa ses mains sur leurs épaules, et leur demanda si elles s’étaient fait mal. Summer vérifia d’un coup d’œil la réponse sur le visage de sa soeur, puis secoua la tête. Elles allaient bien.
- Non, ça va. Vraiment désolées...
Elle se détendit un peu, et lâcha Emy, sachant que cette dernière ferait pareil et ne prendrait pas ses jambes à son coup. L'émotion prédominante de la jeune vendeuse ne semblait pas être la colère. L'échange ne devrait pas devenir conflit.
Elle contempla les fioles. Enfin, ce qu’il en restait. Ça n’avait plus grand chose de fioles, à présent. Il y en avait une telle quantité... combien de gallions cela représentait ? Allait elle devoir rembourser ? Était ce réparable ? Pouvait elle se permettre de partir et laisse la vendeuse se débrouiller ? Non, définitivement pas. C’était leur faute, elle devait l’aider.
Elle inspira. Hésita. Oui, elle devait l'aider. En fait, si elle avait été seule, elle se serait probablement excusée deux ou trois fois, puis aurait acheté un petit quelque chose pour donner une raison à sa présence et sa bêtise, puis elle se serait éclipsée bien gentiment. Mais bon, là, il y avait sa soeur. Sa petite soeur, dont elle était l'ainée. A qui elle se devait de montrer l'exemple. Sans même vraiment le vouloir la future troisième année devenait bien plus responsable en présence de sa benjamine.
Alors elle grimaça, s'avança d'un pas en laissant sa soeur en arrière, et reprit :
- Vous... Vous allez vous en sortir ? Vous avez besoin d'aide ?
Elle ne savait pas trop ce qu'avait prévu la jeune femme, si elle comptait tout jeter, ou bien si elle voulait réparer tout de suite les dégâts, ou encore ramasser les éclats de verre pour s'en occuper plus tard... Dans tous les cas, Summer devrait plus ou moins être en mesure de l'aider, non ?
518 mots
@Sage Matthews
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Mais t'es fiole ou quoi ?
Eh bah, je suis dans une belle... sauce ! Avec un peu de chance, Yama n'a rien entendu. Je continue de regarder les débris un peu embêtée avant de prendre une profonde inspiration. Pas de quoi s'énerver, bien sûr. De toute façon, quand j'entends la panique dans la voix de la petite fille face à moi, rien ne me vient d'autre que de l'empathie. Si je suis déjà incapable de hausser la voix de manière générale, je le suis encore plus quand je me retrouve face à des enfants en détresse. Elles doivent déjà être bien assez gênées comme ça. Au moins, elles vont bien. Enfin, physiquement. Mentalement, elles sont désemparées.
Je me redresse en posant mes mains sur mes hanches, tentant d'élaborer un plan d'action. C'est moi l'adulte, et l'objectif, c'est que Yama ne voie pas que toutes ses fioles neuves ne sont pas mises à la poubelle seulement cinq jours après avoir été déballées.
« C'est pas grave, les filles. Le plus important, c'est que personne ne soit blessé, hein ? Plus de peur que de mal, ris-je avant de les inviter à sortir de l'amas de verres qui les entoure. »
Autant éviter qu'elles se coupent en restant parmi les bouts coupants. Nettoyer un parquet, je sais le faire, mais lancer un sortilège pour les soigner, j'avoue que j'aurais plus de mal. D'ailleurs, où est ma fichue baguette quand j'ai besoin d'elle ? Je fronce légèrement les sourcils, puis capitule. De toute façon, vu la quantité, il me faudrait m'y prendre à deux fois pour lancer le sortilège de réparation et j'avoue que je suis un peu gênée de montrer si peu de compétences face à ces deux petites filles.
« Non, ça ira, 'fin... En fait, l'une de vous n'aurait pas sa baguette sur elle, par hasard ? Et saurait lancer le sortilège de réparation ?
Un vague souvenir de ma baguette derrière le comptoir me frappe, mais je l'ignore volontairement. Non, pas envie de me ridiculiser.
— Peut-être toi ?, demandé-je, les yeux pleins d'espoir, vers celle qui semblait être l'aînée des deux petites. »
Eh, faut bien que je trouve un moyen de nettoyer quand même. Je lui adresse un sourire plus qu'encourageant, alors qu'au fond, je sais très bien que c'est parce que je préfère éviter d'aller chercher mon catalyseur.
« Non pas que je sache pas lancer le sortilège, évidemment, ris-je de manière presque trop forcée en me grattant la nuque. C'est juste que je n'arrive pas à remettre sur ma baguette. Elle doit être cachée quelque part, mais je sais juste plus où. Ouuuups ! »
Est-ce que c'était trop surjoué ? Naaan, bien sûr que nan. Je suis une bonne actrice. N'est-ce pas ? Bon, j'espère que oui. De toute façon, elles me devront bien ça. Enfin, non, elles ne me doivent rien. Mais elles ont proposé d'aider, non ?
Je me redresse en posant mes mains sur mes hanches, tentant d'élaborer un plan d'action. C'est moi l'adulte, et l'objectif, c'est que Yama ne voie pas que toutes ses fioles neuves ne sont pas mises à la poubelle seulement cinq jours après avoir été déballées.
« C'est pas grave, les filles. Le plus important, c'est que personne ne soit blessé, hein ? Plus de peur que de mal, ris-je avant de les inviter à sortir de l'amas de verres qui les entoure. »
Autant éviter qu'elles se coupent en restant parmi les bouts coupants. Nettoyer un parquet, je sais le faire, mais lancer un sortilège pour les soigner, j'avoue que j'aurais plus de mal. D'ailleurs, où est ma fichue baguette quand j'ai besoin d'elle ? Je fronce légèrement les sourcils, puis capitule. De toute façon, vu la quantité, il me faudrait m'y prendre à deux fois pour lancer le sortilège de réparation et j'avoue que je suis un peu gênée de montrer si peu de compétences face à ces deux petites filles.
« Non, ça ira, 'fin... En fait, l'une de vous n'aurait pas sa baguette sur elle, par hasard ? Et saurait lancer le sortilège de réparation ?
Un vague souvenir de ma baguette derrière le comptoir me frappe, mais je l'ignore volontairement. Non, pas envie de me ridiculiser.
— Peut-être toi ?, demandé-je, les yeux pleins d'espoir, vers celle qui semblait être l'aînée des deux petites. »
Eh, faut bien que je trouve un moyen de nettoyer quand même. Je lui adresse un sourire plus qu'encourageant, alors qu'au fond, je sais très bien que c'est parce que je préfère éviter d'aller chercher mon catalyseur.
« Non pas que je sache pas lancer le sortilège, évidemment, ris-je de manière presque trop forcée en me grattant la nuque. C'est juste que je n'arrive pas à remettre sur ma baguette. Elle doit être cachée quelque part, mais je sais juste plus où. Ouuuups ! »
Est-ce que c'était trop surjoué ? Naaan, bien sûr que nan. Je suis une bonne actrice. N'est-ce pas ? Bon, j'espère que oui. De toute façon, elles me devront bien ça. Enfin, non, elles ne me doivent rien. Mais elles ont proposé d'aider, non ?
@Summer Jenkins
480 mots
480 mots
Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Mais t'es fiole ou quoi ?
La jeune femme continua en riant. Elle les éloigna des débris de verre, et Summer la suivit avec bonne volonté. Elle n'avait pas l'air inquiète, elle devait avoir une solution toute prête. Les filles allaient pouvoir faire leurs achats et s'éclipser.
Emy, à côté d'elle, garder la tête baissée et ne pipait pas un mot. Elle n'était d'habitude pas tellement timide, quoiqu'un peu plus peut être que son ainée, mais là, se retrouver devant une adulte, après avoir fait une telle bêtise... Summer savait très bien que si elle était du genre à relativiser la chose (oh, on était des sorciers où on l'était pas, quelques fioles cassées ne signifiaient pas non plus la fin de monde), et surtout ne se laisserait pas faire si on commençait à les gronder, Emy elle avait l'impression qu'elle venait de gâcher toute sa rentrée, qu'on l'enverrait à Serpentard rien que pour ça, qu'on la pointerait du doigt dans les couloirs... Summer était reconnaissante envers la vendeuse pour ne pas avoir dit un seul mot réprobateur. Elle savait qu'à la première remarque qui sortirait des lèvres de l'adulte, Emy fondrait en larmes.
Après les avoir éloignées du danger, la dame fixa éclats de verre, et Summer se dit qu'elle cherchait le meilleur sort à lancer. Elle allait sortir sa baguette de sa poche, lancer fissa un petit sortilège, et il n'y aurait plus de problème. Elle attendit que ce soit le cas, sans bouger, sans rien dire.
Mais non. Au contraire.
Elle se tourna vers les deux filles et leur demanda si l'une d'elles avait sa baguette. Emy fit un pas en arrière en niant de la tête, toujours sans la regarder : non, elles n'étaient pas encore aller l'acheter. Summer, sachant que ce serait le moment le plus magique des achats, avait tenu à garder ça pour la fin, afin que sa soeur ne s'ennuie pas ensuite.
Elle, elle ne bougea pas. Evidemment qu'elle l'avait, quelle question ! Elle prenait toujours sa baguette avec elle. Pourquoi lui demandait elle ça ?
Une autre question suivit. Savait elle lancer le sortilège réparation ? Réparo ? Elle l'avait appris en première année. Elle savait le lancer, bien sûr. Mais l'adulte aussi, en théorie, et mieux qu'elle. Alors... pourquoi ces questions ?
Elle fronça les sourcils quand la femme se mit à rire en insistant sur le fait qu'elle savait le lancer, et soudainement, elle se mit à douter. Le savait elle vraiment ?
Elle eut beau prétendre avoir perdu baguette, Summer ne la croyait pas trop. Déjà parce que si Summer ne retrouvait plus sa baguette, elle ne rirait pas, elle serait en train de retourner la boutique pour la retrouver. Et puis, c'était un peu bizarre, comme excuse, non ?
- Vous... Vous êtes sûre que vous ne préférez pas le faire vous même ? Je veux dire... vous êtes plus expérimentée, non ?
Elle n'osa cependant pas insister. L'autre avait été gentille avec elle malgré leur bêtise, elle n'allait pas la plonger dans l'embarras. Alors elle sortit sa baguette, la serra fermement entre ses doigts qui, Merlin merci, ne tremblaient plus, et fixa les morceaux de verres.
C'était un peu stressant de se voir observée par une inconnue et sa soeur, mais elle s'efforça de se concentrer :
- Reparo !
Elle le réussit. Elle n'avait pas eu trop de doute, c'était un sort plutôt facile, mais le contexte faisait qu'elle n'état pas trop sûre de sa concentration. Pourtant, sous l'effet de son sortilège, les éclats se rassemblèrent, se recollèrent, et les fioles se reconstituèrent.
Du coin de l'oeil, la Serpentard vit Emy ouvrir des yeux impressionnés, et elle ne put retenir un sourire fier, avant de se tourner vers la dame.
- Ca va comme ça ? J'ai peur qu'il reste quelques fissures, il faudrait vérifier...
Elle s'approcha des fioles, à présent posées par terre, sans toutefois oser les toucher.
648 mots
@Sage Matthews
1 : réussite critique
2-3-4 : réussite
5-6 : échec
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Emy, à côté d'elle, garder la tête baissée et ne pipait pas un mot. Elle n'était d'habitude pas tellement timide, quoiqu'un peu plus peut être que son ainée, mais là, se retrouver devant une adulte, après avoir fait une telle bêtise... Summer savait très bien que si elle était du genre à relativiser la chose (oh, on était des sorciers où on l'était pas, quelques fioles cassées ne signifiaient pas non plus la fin de monde), et surtout ne se laisserait pas faire si on commençait à les gronder, Emy elle avait l'impression qu'elle venait de gâcher toute sa rentrée, qu'on l'enverrait à Serpentard rien que pour ça, qu'on la pointerait du doigt dans les couloirs... Summer était reconnaissante envers la vendeuse pour ne pas avoir dit un seul mot réprobateur. Elle savait qu'à la première remarque qui sortirait des lèvres de l'adulte, Emy fondrait en larmes.
Après les avoir éloignées du danger, la dame fixa éclats de verre, et Summer se dit qu'elle cherchait le meilleur sort à lancer. Elle allait sortir sa baguette de sa poche, lancer fissa un petit sortilège, et il n'y aurait plus de problème. Elle attendit que ce soit le cas, sans bouger, sans rien dire.
Mais non. Au contraire.
Elle se tourna vers les deux filles et leur demanda si l'une d'elles avait sa baguette. Emy fit un pas en arrière en niant de la tête, toujours sans la regarder : non, elles n'étaient pas encore aller l'acheter. Summer, sachant que ce serait le moment le plus magique des achats, avait tenu à garder ça pour la fin, afin que sa soeur ne s'ennuie pas ensuite.
Elle, elle ne bougea pas. Evidemment qu'elle l'avait, quelle question ! Elle prenait toujours sa baguette avec elle. Pourquoi lui demandait elle ça ?
Une autre question suivit. Savait elle lancer le sortilège réparation ? Réparo ? Elle l'avait appris en première année. Elle savait le lancer, bien sûr. Mais l'adulte aussi, en théorie, et mieux qu'elle. Alors... pourquoi ces questions ?
Elle fronça les sourcils quand la femme se mit à rire en insistant sur le fait qu'elle savait le lancer, et soudainement, elle se mit à douter. Le savait elle vraiment ?
Elle eut beau prétendre avoir perdu baguette, Summer ne la croyait pas trop. Déjà parce que si Summer ne retrouvait plus sa baguette, elle ne rirait pas, elle serait en train de retourner la boutique pour la retrouver. Et puis, c'était un peu bizarre, comme excuse, non ?
- Vous... Vous êtes sûre que vous ne préférez pas le faire vous même ? Je veux dire... vous êtes plus expérimentée, non ?
Elle n'osa cependant pas insister. L'autre avait été gentille avec elle malgré leur bêtise, elle n'allait pas la plonger dans l'embarras. Alors elle sortit sa baguette, la serra fermement entre ses doigts qui, Merlin merci, ne tremblaient plus, et fixa les morceaux de verres.
C'était un peu stressant de se voir observée par une inconnue et sa soeur, mais elle s'efforça de se concentrer :
- Reparo !
Elle le réussit. Elle n'avait pas eu trop de doute, c'était un sort plutôt facile, mais le contexte faisait qu'elle n'état pas trop sûre de sa concentration. Pourtant, sous l'effet de son sortilège, les éclats se rassemblèrent, se recollèrent, et les fioles se reconstituèrent.
Du coin de l'oeil, la Serpentard vit Emy ouvrir des yeux impressionnés, et elle ne put retenir un sourire fier, avant de se tourner vers la dame.
- Ca va comme ça ? J'ai peur qu'il reste quelques fissures, il faudrait vérifier...
Elle s'approcha des fioles, à présent posées par terre, sans toutefois oser les toucher.
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@Sage Matthews
1 : réussite critique
2-3-4 : réussite
5-6 : échec
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA