Et soudain, tout bascule
Le 26 juin 2050,
Le hameau
Je me réveille au caquetement d'un hibou. Il fait encore nuit quand j'ouvre les yeux, et, alors que je me redresse dans mon lit, je me demande si ce n'est pas un cauchemar qui m'a réveillée. Les yeux encore collés par le sommeil, le bruit recommence. Et cette fois, on dirait carrément qu'un bec tape au carreau.
Je frotte mon visage pour essayer d'y voir plus clair, alors que je pose les pieds par terre dans le but d'aller vérifier la fenêtre et puis me recoucher gentiment.
En ouvrant les rideaux, je tombe nez à nez avec un hibou. C'est un hibou inconnu, me semble-t-il, même s'il est difficile de distinguer quoi que ce soit à la faible lueur de la lune. J'attrape ma baguette, un peu plus loin sur ma table de chevet, pour l'allumer et regarder l'animal de plus près. Et, le temps passant, mon esprit s'éveillant difficilement, je découvre un courier entre ses serres. J'ouvre la fênetre, récupère la lettre et remercie le hibou qui s'en va immédiatement en caquetant.
Ce doit être fatiguant, d'être un hibou, pensé-je en refermant la fenêtre.
Du bout de ma baguette, toujours allumé, je lis le nom sur l'enveloppe. C'est évidemment le mien, mais je reconnais l'écriture de Chase et mon coeur s'emballe. C'est probablement parce qu'on est au milieu de la nuit, mais mon coeur s'emballe encore plus fort que d'habitude.
Je m'affale sur mon lit et m'empresse d'ouvrir la lettre.
Le hameau
Je me réveille au caquetement d'un hibou. Il fait encore nuit quand j'ouvre les yeux, et, alors que je me redresse dans mon lit, je me demande si ce n'est pas un cauchemar qui m'a réveillée. Les yeux encore collés par le sommeil, le bruit recommence. Et cette fois, on dirait carrément qu'un bec tape au carreau.
Je frotte mon visage pour essayer d'y voir plus clair, alors que je pose les pieds par terre dans le but d'aller vérifier la fenêtre et puis me recoucher gentiment.
En ouvrant les rideaux, je tombe nez à nez avec un hibou. C'est un hibou inconnu, me semble-t-il, même s'il est difficile de distinguer quoi que ce soit à la faible lueur de la lune. J'attrape ma baguette, un peu plus loin sur ma table de chevet, pour l'allumer et regarder l'animal de plus près. Et, le temps passant, mon esprit s'éveillant difficilement, je découvre un courier entre ses serres. J'ouvre la fênetre, récupère la lettre et remercie le hibou qui s'en va immédiatement en caquetant.
Ce doit être fatiguant, d'être un hibou, pensé-je en refermant la fenêtre.
Du bout de ma baguette, toujours allumé, je lis le nom sur l'enveloppe. C'est évidemment le mien, mais je reconnais l'écriture de Chase et mon coeur s'emballe. C'est probablement parce qu'on est au milieu de la nuit, mais mon coeur s'emballe encore plus fort que d'habitude.
Je m'affale sur mon lit et m'empresse d'ouvrir la lettre.
Adaline,
Le jour où tu recevras cette lettre, tu auras fini tes examens. J'espère que tu n'auras pas encore reçu les résultats et envoyé ta candidature pour cette Académie. Sinon, cela signifie que je n'ai aucune chance de te revoir.
Je veux que tu me rejoignes au Canada et que tu viennes vivre avec moi.
Je sais que c'est fou, mais je veux te dire quelque chose depuis longtemps et aucun papier ne fera l'affaire. J'ai besoin que tu sois prêt de moi, pour toujours.
Rejoins moi au 155, rue Notre-Dame Est Montréal, QC H2Y1B5 Canada.
Je t'y attends jusqu'à la fin du mois d'août.
Chase
Animagus renard polaire
Post ASPIC
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Et soudain, tout bascule
Je ne saurai dire combien de minutes se sont écoulées, entre le moment où j'ai lu le dernier mot sur le parchemin et le moment où je me suis levée pour préparer mes bagages.
Mon coeur bat à tout rompre dans chacune des veines de mon corps. La lecture de ce hibou m'a chamboulée plus que je ne l'ai été dans ma vie. Je n'ai pas osé relire ses mots, mais ce n'est pas nécessaire pour les graver dans ma mémoire pour, je l'imagine, toute ma vie. Ce sont ces mots, peut-être pas à la virgule près mais pas loin, que j'ai espéré lire à chaque nouveau hibou reçu cette année. Ils ont été nombreux, tout comme les déceptions.
Et soudain, tout bascule.
Je n'hésite pas.
Il n'y a pas une seule seconde où je me demande si je vais aller le rejoindre. Je suis persuadée de partir depuis la première seconde suivant ma lecture. Je ne me demande pas ce que ça va donner, à quoi ma vie va bien pouvoir ressembler ou si c'est une bonne idée. Je ne pense qu'aux formalités pour voyager, à qui je vais devoir en parler et quel sac je vais utiliser pour emballer toutes mes affaires. Voilà ce qui se passe dans ma tête pendant les minutes qui précède mon départ en furie.
Je me lève, plus réveillée que jamais, et j'allume la lumière. J'attrape le premier sac que je trouve et lui lance un sortilège d'agrandissement. Quelques sortilèges et autant de coups de baguette, les vêtements volent dans tous les sens autour de moi, les bibelots fusent, les livres traversent la pièce, aussi rapidement que mes pensées se tortillent dans mon esprit.
En une heure ma chambre est vide est mon sac est plein.
Je m'assied à mon bureau, sur lequel la lettre de motivation que j'avais préparée pour l'AESM attendait patiemment d'être envoyée. Mes yeux s'attradent le temps de quelques secondes sur la lettre, avant que je ne la chiffonne pour attraper un autre parchemin. Ma plume trempe dans l'encre alors que mes doigts commencent déjà à former des lettres sur le papier.
Ma lettre s'adresse à mon oncle Neville, pour lui demander de soumettre une demande de voyage à l'étranger pour moi au Conseil, et de le faire le plus vite possible.
Je sais qu'il veut m'éloigner de la famille depuis longtemps maintenant, cette autorisation de voyage en Amérique est pour lui l'occasion parfaite. Alors je n'ai aucune doute que ma requête aboutisse.
Je sors de ma chambre en trombe, avec ma vie sur le dos, pour dévaler les escaliers quatre à quatre. Le soleil pointe le bout de son nez, il doit être 5h du matin, quand j'arrive au rez-de-chaussée et que je me rue dans la véranda pour trouver le hibou de ma grand-mère. Je lui confie ma lettre et le regarde s'envoler.
Alors que j'hésite à transplaner sans attendre que mes grands-parents se lèvent, j'entends des pas dans l'escalier.
Mon coeur bat à tout rompre dans chacune des veines de mon corps. La lecture de ce hibou m'a chamboulée plus que je ne l'ai été dans ma vie. Je n'ai pas osé relire ses mots, mais ce n'est pas nécessaire pour les graver dans ma mémoire pour, je l'imagine, toute ma vie. Ce sont ces mots, peut-être pas à la virgule près mais pas loin, que j'ai espéré lire à chaque nouveau hibou reçu cette année. Ils ont été nombreux, tout comme les déceptions.
Et soudain, tout bascule.
Je n'hésite pas.
Il n'y a pas une seule seconde où je me demande si je vais aller le rejoindre. Je suis persuadée de partir depuis la première seconde suivant ma lecture. Je ne me demande pas ce que ça va donner, à quoi ma vie va bien pouvoir ressembler ou si c'est une bonne idée. Je ne pense qu'aux formalités pour voyager, à qui je vais devoir en parler et quel sac je vais utiliser pour emballer toutes mes affaires. Voilà ce qui se passe dans ma tête pendant les minutes qui précède mon départ en furie.
Je me lève, plus réveillée que jamais, et j'allume la lumière. J'attrape le premier sac que je trouve et lui lance un sortilège d'agrandissement. Quelques sortilèges et autant de coups de baguette, les vêtements volent dans tous les sens autour de moi, les bibelots fusent, les livres traversent la pièce, aussi rapidement que mes pensées se tortillent dans mon esprit.
En une heure ma chambre est vide est mon sac est plein.
Je m'assied à mon bureau, sur lequel la lettre de motivation que j'avais préparée pour l'AESM attendait patiemment d'être envoyée. Mes yeux s'attradent le temps de quelques secondes sur la lettre, avant que je ne la chiffonne pour attraper un autre parchemin. Ma plume trempe dans l'encre alors que mes doigts commencent déjà à former des lettres sur le papier.
Ma lettre s'adresse à mon oncle Neville, pour lui demander de soumettre une demande de voyage à l'étranger pour moi au Conseil, et de le faire le plus vite possible.
Je sais qu'il veut m'éloigner de la famille depuis longtemps maintenant, cette autorisation de voyage en Amérique est pour lui l'occasion parfaite. Alors je n'ai aucune doute que ma requête aboutisse.
Je sors de ma chambre en trombe, avec ma vie sur le dos, pour dévaler les escaliers quatre à quatre. Le soleil pointe le bout de son nez, il doit être 5h du matin, quand j'arrive au rez-de-chaussée et que je me rue dans la véranda pour trouver le hibou de ma grand-mère. Je lui confie ma lettre et le regarde s'envoler.
Alors que j'hésite à transplaner sans attendre que mes grands-parents se lèvent, j'entends des pas dans l'escalier.
Animagus renard polaire
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Et soudain, tout bascule
Ma grand-mère, en chemise de nuit, apparaît dans l'embrasure de la véranda.
Elle me regarde d'un drôle d'air. Les expressions du visage de ma grand-mère n'ont plus aucune secret pour moi, enfin je le pensais, parce que ce matin j'ai du mal à décrypter celle qui décore son visage. C'est comme si... elle savait très bien ce que je m'apprête à lui dire.
« Grand-mère. Je pars rejoindre Chase. »
Alors que je m'attends à un silence lourd et un regarde réprobateur, la malice n'abandonne pas son visage. On dirait plutôt qu'elle l'habite tout entière.
Ma grand-mère se met à sourire, et cela ne fait que renforcer mon impression. Est-ce qu'elle l'a vu dans une boule de cristal ? Est-ce qu'elle l'a lu dans le mar de café ? Est-ce que ce sont les cartes qui lui ont dit ? Ou est-ce qu'elle a juste cette intuition de grand-mère ? Je ne crois pas que j'aurai la réponse à cette question, alors qu'elle s'approche de moi en resserant le noeud de sa chemise de nuit.
Elle me prend dans ses bras et elle me chuchote à l'oreille qu'elle est fière de moi.
« File ! »
Sont les derniers mots que j'entendrais d'elle.
En sortant de la maison pour transplaner, je réalise que je ne sais pas combien de temps je serais partie. Et si je ne revenais jamais ? Mais ses pensées sont fugaces, elles disparaissent pour laisser place à tous les espoirs que j'ai nourri toute l'année qui se réalisent enfin. Mon coeur se gonfle d'amour et d'envie alors que j'agite ma baguette pour transplaner.
Elle me regarde d'un drôle d'air. Les expressions du visage de ma grand-mère n'ont plus aucune secret pour moi, enfin je le pensais, parce que ce matin j'ai du mal à décrypter celle qui décore son visage. C'est comme si... elle savait très bien ce que je m'apprête à lui dire.
« Grand-mère. Je pars rejoindre Chase. »
Alors que je m'attends à un silence lourd et un regarde réprobateur, la malice n'abandonne pas son visage. On dirait plutôt qu'elle l'habite tout entière.
Ma grand-mère se met à sourire, et cela ne fait que renforcer mon impression. Est-ce qu'elle l'a vu dans une boule de cristal ? Est-ce qu'elle l'a lu dans le mar de café ? Est-ce que ce sont les cartes qui lui ont dit ? Ou est-ce qu'elle a juste cette intuition de grand-mère ? Je ne crois pas que j'aurai la réponse à cette question, alors qu'elle s'approche de moi en resserant le noeud de sa chemise de nuit.
Elle me prend dans ses bras et elle me chuchote à l'oreille qu'elle est fière de moi.
« File ! »
Sont les derniers mots que j'entendrais d'elle.
En sortant de la maison pour transplaner, je réalise que je ne sais pas combien de temps je serais partie. Et si je ne revenais jamais ? Mais ses pensées sont fugaces, elles disparaissent pour laisser place à tous les espoirs que j'ai nourri toute l'année qui se réalisent enfin. Mon coeur se gonfle d'amour et d'envie alors que j'agite ma baguette pour transplaner.
Animagus renard polaire
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Et soudain, tout bascule
Quelques jours plus tard,
Centre de transport international du Consilium
Je marche à travers le hall du centre, il est rempli de sorciers en tout genre, qui portent pour la plupart des vêtements moldus. Il semblerait que les coutumes sorcières soient plus sages à laisser à la maison, lorsqu'il s'agit de voyager à l'étranger. D'ailleurs, je porte des vêtements tout ce qu'il y a de plus basique, et le jean et le sweat que je porte me permette de me fondre dans la masse.
Sur mon dos, le même sac que j'ai préparé en vitesse il y a quelques jours. Je n'ai pas regretté un seul instant d'avoir fait ce sac et quitté le hameau aussi précipitement. Tout comme je ne regrette aucun des manoeuvres mises en oeuvre pour obtenir la lettre d'autorisation de voyage, avec le tampon du Conseil, sans avoir à parler à mes parents. C'est grâce à cette lettre que je vais pouvoir emprunter le portoloin qui me mènera au Canada. Je ne sais pas comment je ferais pour me rendre à l'adresse que m'a donné Chase, mais je sais que j'y arriverai.
Je me place dans une file d'attente et je m'emploie à sortir une poignée de gallions.
Alors que je compte les pièces pour les donner avec la lettre, une pensée qui ne m'avait pas traversée jusqu'ici : ce sont mes seuls gallions. Une vague de panique me traverse, cela doit probablement se lire sur mon visage car je croise le regard interloqués de plusieurs adultes. Je reconnais certains clients que j'ai servi à la Droguerie Macbeth, l'été dernier ou aux vacances d'hiver, mais je décide d'ignorer leurs mines interrogatives.
Je n'ai jamais croulé sous l'argent, mes parents non plus, mes grands-parents non plus. Alors j'ai récolté un peu d'argent de poche depuis que je suis petite, lors des différentes fêtes de famille, les anniversaires, Noël, et puis plus récemment en aidant à la boutique.
Mais après avoir donné au sorcier qui me permettra d'accéder au portoloin les gallions dans ma main, je n'en aurais plus. Il me paraissent tout d'un coup bien lourd, dans le creux de ma paume.
Avec un haussement d'épaule, probablement exagéré, je ferme le poing et avance un peu dans la file. Ce n'est pas l'argent qui va m'arrêter. Ma grand-mère m'a toujours dit que l'argent, ça va, ça vient, mais surtout, c'est fait pour être dépensé. Et aujourd'hui, mon souhait le plus cher est de rejoindre Chase. Il me restera quelques pièces qui, je l'espère me permettront de le rejoindre à l'adresse précise qu'il a indiqué, et puis je me débrouillerai.
C'est comme si une force jusqu'alors inconnue me portait.
Et elle me porte jusque devant l'employé à qui je confie mon pécule et la lettre, qu'il me rend avant de me laisser entrer dans l'espace réservé aux portoloins internationaux. Guidée par des flèches qui s'agitent magiquement, je me dirige vers mon destin. Il n'y a plus une once d'hésitation dans mon pas.
Je n'ai jamais eu le coeur aussi rempli de certitude.
Est-ce que c'est ça, qu'on appelle l'amour ?
Centre de transport international du Consilium
Je marche à travers le hall du centre, il est rempli de sorciers en tout genre, qui portent pour la plupart des vêtements moldus. Il semblerait que les coutumes sorcières soient plus sages à laisser à la maison, lorsqu'il s'agit de voyager à l'étranger. D'ailleurs, je porte des vêtements tout ce qu'il y a de plus basique, et le jean et le sweat que je porte me permette de me fondre dans la masse.
Sur mon dos, le même sac que j'ai préparé en vitesse il y a quelques jours. Je n'ai pas regretté un seul instant d'avoir fait ce sac et quitté le hameau aussi précipitement. Tout comme je ne regrette aucun des manoeuvres mises en oeuvre pour obtenir la lettre d'autorisation de voyage, avec le tampon du Conseil, sans avoir à parler à mes parents. C'est grâce à cette lettre que je vais pouvoir emprunter le portoloin qui me mènera au Canada. Je ne sais pas comment je ferais pour me rendre à l'adresse que m'a donné Chase, mais je sais que j'y arriverai.
Je me place dans une file d'attente et je m'emploie à sortir une poignée de gallions.
Alors que je compte les pièces pour les donner avec la lettre, une pensée qui ne m'avait pas traversée jusqu'ici : ce sont mes seuls gallions. Une vague de panique me traverse, cela doit probablement se lire sur mon visage car je croise le regard interloqués de plusieurs adultes. Je reconnais certains clients que j'ai servi à la Droguerie Macbeth, l'été dernier ou aux vacances d'hiver, mais je décide d'ignorer leurs mines interrogatives.
Je n'ai jamais croulé sous l'argent, mes parents non plus, mes grands-parents non plus. Alors j'ai récolté un peu d'argent de poche depuis que je suis petite, lors des différentes fêtes de famille, les anniversaires, Noël, et puis plus récemment en aidant à la boutique.
Mais après avoir donné au sorcier qui me permettra d'accéder au portoloin les gallions dans ma main, je n'en aurais plus. Il me paraissent tout d'un coup bien lourd, dans le creux de ma paume.
Avec un haussement d'épaule, probablement exagéré, je ferme le poing et avance un peu dans la file. Ce n'est pas l'argent qui va m'arrêter. Ma grand-mère m'a toujours dit que l'argent, ça va, ça vient, mais surtout, c'est fait pour être dépensé. Et aujourd'hui, mon souhait le plus cher est de rejoindre Chase. Il me restera quelques pièces qui, je l'espère me permettront de le rejoindre à l'adresse précise qu'il a indiqué, et puis je me débrouillerai.
C'est comme si une force jusqu'alors inconnue me portait.
Et elle me porte jusque devant l'employé à qui je confie mon pécule et la lettre, qu'il me rend avant de me laisser entrer dans l'espace réservé aux portoloins internationaux. Guidée par des flèches qui s'agitent magiquement, je me dirige vers mon destin. Il n'y a plus une once d'hésitation dans mon pas.
Je n'ai jamais eu le coeur aussi rempli de certitude.
Est-ce que c'est ça, qu'on appelle l'amour ?
Fin
Animagus renard polaire
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