Mon coeur s'embrase
Le 5 juillet 2050,
Canada, Vieux-Montréal
Près de l'adresse donnée par Chase
Cela fait deux jours que j'ai transplané en Amérique. Il m'a fallu prendre un bus moldu pour atteindre Montréal depuis le magi'port le plus proche de ma destination. Plusieurs heures de trajet sans pouvoir sortir ma baguette, avec un bouquin à la main, et le regard des moldus qui se demandent comment une fille de mon âge peut voyager seule et sans avoir dans les mains ce truc que tous les moldus utilisent. Un téléphone.
Et puis, comme j'ai tout juste dix-huit ans mais que mon corps refuse de grandir et mon visage refuse d'afficher mon âge, j'ai l'air d'avoir quelque chose comme seize ans. Heureusement, c'est une grand-mère qui a fait le voyage à côté de moi, elle s'est contenté de ronfler sans rien me demander de tout le trajet.
Quand je mets le premier pied sur le sol de Montréal, je suis gonflée d'une énergie que je ne connaissais pas. Celle de pouvoir faire absolument tout ce que je veux.
Je serre un peu les lanières de mon sac à dos avant de commencer à marcher, d'abord dans la même direction que les autres pour sortir de cette gare immense, où des bus moldus sont entreposés. Qu'est-ce que c'est lent, les bus moldus, je pense en continuant d'avancer avec la foule. Je regarde les panneaux que je croise, qui sont écrits en français, je ne suis donc pas certaine de comprendre. Dans la poche de ma veste, j'attrape le morceau de parchemin que j'avais préparé, avec l'adresse que Chase m'a donnée.
C'est alors que je sors de la gare avec la foule de gens qui étaient dans le même bus que moi, que je me décide à m'arrêter et à demander mon chemin. J'interpelle une première personne, elle ne comprend pas l'anglais. Puis une deuxième, puis une troisième. Finalement, c'est une personne que je n'ai pas sollicité qui s'approche et qui me demande ce que je cherche.
Je lui donne l'adresse et elle me donne des explications, dans un anglais avec un accent terrible, mais un anglais que je comprends tout à fait.
Alors je commence à marcher, il y a une bonne heure de marche, m'a-t-elle indiqué, mais de toute façon j'ai donné tout mon argent moldu pour acheter ce billet de bus. Je commence à marcher dans la direction qu'elle m'a indiqué et je suis les panneaux "Vieux-Montréal" tout au long de ma route.
La ville est grande, agitée, bien plus que la Citadelle, peut-être même plus que Londres.
Mais je n'en fait fi. Peu importe le brouhaha ambiant, peu importe les klaxons des voitures infernales, peu importe les conversations dans une langue que je ne connais pas. Je marche avec plus de détermination que jamais et le coeur toujours aussi gonflé d'amour et d'espoir.
Alors que j'entre dans le quartier de ma destination, mon coeur se met à battre plus fort.
Canada, Vieux-Montréal
Près de l'adresse donnée par Chase
PNJ présent : Chase Markle
Cela fait deux jours que j'ai transplané en Amérique. Il m'a fallu prendre un bus moldu pour atteindre Montréal depuis le magi'port le plus proche de ma destination. Plusieurs heures de trajet sans pouvoir sortir ma baguette, avec un bouquin à la main, et le regard des moldus qui se demandent comment une fille de mon âge peut voyager seule et sans avoir dans les mains ce truc que tous les moldus utilisent. Un téléphone.
Et puis, comme j'ai tout juste dix-huit ans mais que mon corps refuse de grandir et mon visage refuse d'afficher mon âge, j'ai l'air d'avoir quelque chose comme seize ans. Heureusement, c'est une grand-mère qui a fait le voyage à côté de moi, elle s'est contenté de ronfler sans rien me demander de tout le trajet.
Quand je mets le premier pied sur le sol de Montréal, je suis gonflée d'une énergie que je ne connaissais pas. Celle de pouvoir faire absolument tout ce que je veux.
Je serre un peu les lanières de mon sac à dos avant de commencer à marcher, d'abord dans la même direction que les autres pour sortir de cette gare immense, où des bus moldus sont entreposés. Qu'est-ce que c'est lent, les bus moldus, je pense en continuant d'avancer avec la foule. Je regarde les panneaux que je croise, qui sont écrits en français, je ne suis donc pas certaine de comprendre. Dans la poche de ma veste, j'attrape le morceau de parchemin que j'avais préparé, avec l'adresse que Chase m'a donnée.
C'est alors que je sors de la gare avec la foule de gens qui étaient dans le même bus que moi, que je me décide à m'arrêter et à demander mon chemin. J'interpelle une première personne, elle ne comprend pas l'anglais. Puis une deuxième, puis une troisième. Finalement, c'est une personne que je n'ai pas sollicité qui s'approche et qui me demande ce que je cherche.
Je lui donne l'adresse et elle me donne des explications, dans un anglais avec un accent terrible, mais un anglais que je comprends tout à fait.
Alors je commence à marcher, il y a une bonne heure de marche, m'a-t-elle indiqué, mais de toute façon j'ai donné tout mon argent moldu pour acheter ce billet de bus. Je commence à marcher dans la direction qu'elle m'a indiqué et je suis les panneaux "Vieux-Montréal" tout au long de ma route.
La ville est grande, agitée, bien plus que la Citadelle, peut-être même plus que Londres.
Mais je n'en fait fi. Peu importe le brouhaha ambiant, peu importe les klaxons des voitures infernales, peu importe les conversations dans une langue que je ne connais pas. Je marche avec plus de détermination que jamais et le coeur toujours aussi gonflé d'amour et d'espoir.
Alors que j'entre dans le quartier de ma destination, mon coeur se met à battre plus fort.
Animagus renard polaire
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Mon coeur s'embrase
Je n'ose pas sortir le bout de papier de la poche arrière de mon jean, qui a migré là quand j'ai du me séparer de mon sweat à cause de la chaleur écrasante. Mes mains sont trop moites pour risquer de prendre le papier et effacer l'encre. Il me reste toujours la lettre initiale, mais je dois avouer que j'appréhende d'aller fouiller dans mon sac à dos, j'ai peur de m'y perdre.
Pourtant, mes pieds me portent dans le quartier. L'architecture détonne du reste de la ville, les bâtiments sont moins hauts et plus pittoresques. Je me sens plus à l'aise ici.
Et mon coeur, battant à tout rompre dans ma poitrine, refuse de se calmer.
Maintenant que je me trouve si proche de Chase, je savoure ce sentiment. Cet entre-deux, avant de savoir comment nos retrouvailles vont se passer, cette appréhension de le voir et d'entendre ce qu'il a à me dire, cette excitation de vivre avec lui. Tout ça représente un mélange explosif mais délicieux, et je ne peux m'empêcher de sourire à pleine dent alors que mes yeux se posent sur le moindre visage que je croise à la recherche des yeux bleus de Chase et de ses cheveux incroyablement blonds.
Pas un seul instant, j'imagine que cela puisse mal se passer.
Alors que je me demande comment il va me dire qu'il m'aime, et ce que je vais bien pouvoir lui répondre, je tourne dans un coin de rue qui me met face à un port. Je m'arrête quelques instants pour regarder les bâteaux. Le sourire sur mes lèvres ne disparaît pas, alors que je me remets en route. Je compte bien écumer les rues de tout le Vieux-Montréal jusqu'à croiser Chase en bas d'un immeuble ou jusqu'à je doive interpeller un passant pour lui demander où se trouve son immeuble, selon ce que me permettra ma patience.
Mais pour le moment, je me délecte de cette excitation de ne pas savoir, du soulèvement de mon coeur à chaque coin de rue, de l'impression de le reconnaître dans chaque garçon un peu trop grand et un peu trop blond.
Et puis, alors que je marche le long du port, je remarque l'éclat d'une chevelure.
Cela fait deux ans que je n'ai pas vu Chase, mais je pourrais reconnaître ses cheveux dans une foule d'un million de sorcier. Et si j'ai douté sur chaque passant qui pouvait lui ressembler, tous mes doutes s'évaporent. Je suis certaine que c'est lui, tout mon corps me crie d'aller le retrouver.
Mon coeur s'embrase.
Pourtant, mes pieds me portent dans le quartier. L'architecture détonne du reste de la ville, les bâtiments sont moins hauts et plus pittoresques. Je me sens plus à l'aise ici.
Et mon coeur, battant à tout rompre dans ma poitrine, refuse de se calmer.
Maintenant que je me trouve si proche de Chase, je savoure ce sentiment. Cet entre-deux, avant de savoir comment nos retrouvailles vont se passer, cette appréhension de le voir et d'entendre ce qu'il a à me dire, cette excitation de vivre avec lui. Tout ça représente un mélange explosif mais délicieux, et je ne peux m'empêcher de sourire à pleine dent alors que mes yeux se posent sur le moindre visage que je croise à la recherche des yeux bleus de Chase et de ses cheveux incroyablement blonds.
Pas un seul instant, j'imagine que cela puisse mal se passer.
Alors que je me demande comment il va me dire qu'il m'aime, et ce que je vais bien pouvoir lui répondre, je tourne dans un coin de rue qui me met face à un port. Je m'arrête quelques instants pour regarder les bâteaux. Le sourire sur mes lèvres ne disparaît pas, alors que je me remets en route. Je compte bien écumer les rues de tout le Vieux-Montréal jusqu'à croiser Chase en bas d'un immeuble ou jusqu'à je doive interpeller un passant pour lui demander où se trouve son immeuble, selon ce que me permettra ma patience.
Mais pour le moment, je me délecte de cette excitation de ne pas savoir, du soulèvement de mon coeur à chaque coin de rue, de l'impression de le reconnaître dans chaque garçon un peu trop grand et un peu trop blond.
Et puis, alors que je marche le long du port, je remarque l'éclat d'une chevelure.
Cela fait deux ans que je n'ai pas vu Chase, mais je pourrais reconnaître ses cheveux dans une foule d'un million de sorcier. Et si j'ai douté sur chaque passant qui pouvait lui ressembler, tous mes doutes s'évaporent. Je suis certaine que c'est lui, tout mon corps me crie d'aller le retrouver.
Mon coeur s'embrase.
Animagus renard polaire
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Mon coeur s'embrase
« Chase ! »
Crié-je pour le faire se retourner.
Lorsqu'il se retourne et que mes yeux retrouvent enfin les siens, ma poitrine menace sérieusement d'exploser. L'émotion est si forte qu'elle me submerge tout entière, comme une énorme vague, et je n'arrive plus à me contrôler. Je me mets à courir dans sa direction alors qu'il ouvre les bras en articulant un sourire. Un sourire comme je n'en avais jamais vu sur son visage, un sourire que j'ai imaginé tant de fois être capable de faire apparaître, un sourire que je n'oublierai jamais.
Ses bras m'accueillent, et me blottir contre lui me paraît tout ce qu'il y a de plus naturel, alors même que la dernière fois que l'on s'est vus, à Ilvermorny, nous osions à peine enlacer nos doigts.
Il me serre fort, même si j'ai mon sac sur le dos, dans ses bras jusqu'à ce que j'étouffe. Et notre étreinte dure longtemps, plusieurs minutes, qui ne paraissent même pas longues. Le fait de pouvoir enfin le toucher, après deux ans. Le fait qu'il accepte une étreinte que je désespérais d'avoir un jour. Le fait que nous soyons au même endroit alors que ça me paraissait tout bonnement impossible. Le fait de pouvoir sentir son odeur de menthe fraîche d'aussi près.
Il me relâche et attrape mes mains, alors que je plante mes yeux dans les siens.
Je dois tendre le cou pour le regarder, puisqu'il fait toujours vingt centimètres de plus que moi, et j'attends qu'il ouvre la bouche. Je ne sais pas quoi dire, il y a milles choses que j'aimerais pouvoir verbaliser mais je suis scotchée. Mon regard détaille son visage, alors qu'il ouvre la bouche.
« Tu es là, tu es déjà là, c'est fou. Je pensais que tu mettrais plus de temps à venir, mais tu es déjà là ! Je suis content, vraiment content, que tu sois venue. C'est fou que tu sois là ! »
Il déverse un flot de parole et je ne peux m'empêcher de sourire.
« Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? »
Ajoute-t-il en se renfrognant.
Quelque part, sa remarque brusquement froide me rassure. C'est toujours le Chase que j'ai connu, ça ne le serait pas sans les remarques sanglantes et incroyablement glacées qu'il peut me balancer sans que je ne m'y attende.
« Tu n'as jamais parlé autant, ça me fait tout drôle. »
Je vois qu'il fait un effort, mais il finit par me sourire en retour.
« Alors... qu'est-ce que tu voulais me dire d'aussi important pour me faire traverser l'Atlantique ? »
J'enchaîne avec une pointe d'humour. Celle là, Merlin merci, lui arrache un autre sourire. Un de ceux que je connais, et un de mes préférés aussi, le sourire narquois. Celui de Chase Markle est particulièrement narquois, parmis tout ceux que j'ai déjà vu.
Derrière ce sourire se cache quelque chose, il gagne du temps avant de me répondre. Probablement parce que ce qu'il va me dire est véritablement important, ces quelques mots que j'ai répété dans ma tête pendant ce trajet en bus, puis pendant toute la marche à travers la ville. Et je dois avouer que je meurs d'envie de l'entendre. Alors qu'il tarde à ouvrir la bouche, sous mon regard faussement intrigué et étincellant d'excitation, je me demande un instant s'il va se défiler. Je crois que s'il ne disait pas les mots que j'attends, je pourrais me liquéfier.
« Je t'aime, Adaline. »
Crié-je pour le faire se retourner.
Lorsqu'il se retourne et que mes yeux retrouvent enfin les siens, ma poitrine menace sérieusement d'exploser. L'émotion est si forte qu'elle me submerge tout entière, comme une énorme vague, et je n'arrive plus à me contrôler. Je me mets à courir dans sa direction alors qu'il ouvre les bras en articulant un sourire. Un sourire comme je n'en avais jamais vu sur son visage, un sourire que j'ai imaginé tant de fois être capable de faire apparaître, un sourire que je n'oublierai jamais.
Ses bras m'accueillent, et me blottir contre lui me paraît tout ce qu'il y a de plus naturel, alors même que la dernière fois que l'on s'est vus, à Ilvermorny, nous osions à peine enlacer nos doigts.
Il me serre fort, même si j'ai mon sac sur le dos, dans ses bras jusqu'à ce que j'étouffe. Et notre étreinte dure longtemps, plusieurs minutes, qui ne paraissent même pas longues. Le fait de pouvoir enfin le toucher, après deux ans. Le fait qu'il accepte une étreinte que je désespérais d'avoir un jour. Le fait que nous soyons au même endroit alors que ça me paraissait tout bonnement impossible. Le fait de pouvoir sentir son odeur de menthe fraîche d'aussi près.
Il me relâche et attrape mes mains, alors que je plante mes yeux dans les siens.
Je dois tendre le cou pour le regarder, puisqu'il fait toujours vingt centimètres de plus que moi, et j'attends qu'il ouvre la bouche. Je ne sais pas quoi dire, il y a milles choses que j'aimerais pouvoir verbaliser mais je suis scotchée. Mon regard détaille son visage, alors qu'il ouvre la bouche.
« Tu es là, tu es déjà là, c'est fou. Je pensais que tu mettrais plus de temps à venir, mais tu es déjà là ! Je suis content, vraiment content, que tu sois venue. C'est fou que tu sois là ! »
Il déverse un flot de parole et je ne peux m'empêcher de sourire.
« Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? »
Ajoute-t-il en se renfrognant.
Quelque part, sa remarque brusquement froide me rassure. C'est toujours le Chase que j'ai connu, ça ne le serait pas sans les remarques sanglantes et incroyablement glacées qu'il peut me balancer sans que je ne m'y attende.
« Tu n'as jamais parlé autant, ça me fait tout drôle. »
Je vois qu'il fait un effort, mais il finit par me sourire en retour.
« Alors... qu'est-ce que tu voulais me dire d'aussi important pour me faire traverser l'Atlantique ? »
J'enchaîne avec une pointe d'humour. Celle là, Merlin merci, lui arrache un autre sourire. Un de ceux que je connais, et un de mes préférés aussi, le sourire narquois. Celui de Chase Markle est particulièrement narquois, parmis tout ceux que j'ai déjà vu.
Derrière ce sourire se cache quelque chose, il gagne du temps avant de me répondre. Probablement parce que ce qu'il va me dire est véritablement important, ces quelques mots que j'ai répété dans ma tête pendant ce trajet en bus, puis pendant toute la marche à travers la ville. Et je dois avouer que je meurs d'envie de l'entendre. Alors qu'il tarde à ouvrir la bouche, sous mon regard faussement intrigué et étincellant d'excitation, je me demande un instant s'il va se défiler. Je crois que s'il ne disait pas les mots que j'attends, je pourrais me liquéfier.
« Je t'aime, Adaline. »
Animagus renard polaire
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Mon coeur s'embrase
Ses mots me transportent, ils m'emportent, ils me transcendent. Il ne me semble pas avoir connu une sensation comme celle par le passé, aussi forte et indescriptible. C'est comme si mes pieds n'étaient plus sur le sol et que le monde tournoyait autour de moi. Si bien que ça me fait monter les larmes aux yeux, et je sens la chaleur me monter aux joues.
Je me mets à sourire, avec toutes mes dents, jusqu'à avoir mal aux lèvres.
Le temps que je prends à lui répondre me permet d'apprécier cette sensation électrisante. Et comme depuis que j'ai pris la décision de partir, je découvre tout un tas de sentiments et d'émotions mêlées que je n'avais jamais ressentis avant.
Mais aussi, je me rends compte que ces mots sont difficiles à dire.
« Moi aussi, je t'aime. »
Sont les mots qui sortent de ma bouche.
En les disant, je réalise ce que cela a du coûter à quelqu'un comme Chase de me les dire. Quelqu'un qui soit aussi solitaire, renfermé sur lui-même et froid. Celui a difficilement pris ma main à Ilvermorny. Celui qui a mis des années avant de me parler de lui et des choses qu'il pouvait ressentir vis à vis de son échec à devenir Animagus, ou encore à se disputer avec ses parents.
Et voilà, maintenant que nous avons dit les fameux mots, nous sommes l'un en face de l'autre avec un sourire béat.
« Et maintenant ? »
Je demande doucement, mes mains moites toujours dans les siennes, alors que le sourire de Chase diminue au fur et à mesure que les minutes s'égrainent.
Mes yeux s'écarquillent un peu quand Chase me lâche les mains pour attraper mon visage et s'approcher avec le sien. J'aurai presque oublié que c'est la prochaine étape : s'embrasser. Cette fois, ce n'est pas l'amour ou l'excitation qui m'embrasent mais la panique. Je ne sais pas embrasser, et je doute qu'il ne le sache mieux que moi. Alors, qu'est-ce qui va se passer quand ses lèvres vont toucher les miennes ? Est-ce qu'il faut que j'entrouvre la bouche ? Est-ce qu'il faut que je glisse ma langue contre la sienne ?
Les micro-secondes qui séparent ma bouche de la sienne me paraissent être des heures s'achèvent finalement lorsque ses lèvres se posent sur les miennes.
Mes doutes s'envolent quand la sensation m'envahit.
C'est encore plus intense que d'entendre les mots je t'aime. Nos bouches semblent se connaître depuis toujours et elles bougent l'une contre l'autre d'une manière incontrôlable, s'ouvrant pour une caresse délicate entre nos langues. Mon coeur se gonfle et mon corps tout entier se met à chauffer. Je ressens encore une nouvelle sensation et cette fois, elle est plus forte encore. Ce n'est plus seulement mon coeur qui s'embrase, mais tout mon corps.
Lorsque l'on se lâche, ce n'est même pas bizarre.
Il m'explique ce qu'il a prévu pour nous, il veut que l'on aille vivre dans les haras de ses parents et que l'on s'occupe des chevaux ensemble, que l'on utilise notre magie pour aider ses parents, que l'on essaie d'aller chercher des espèces magiques et qu'on les importe pour réaliser son rêve ensemble, qu'il ne veut plus jamais me quitter.
Alors je le suis, j'acquiesce et je souris.
Je ne me demande pas encore si c'est vraiment ce que je veux, transportée par l'amour.
Je me mets à sourire, avec toutes mes dents, jusqu'à avoir mal aux lèvres.
Le temps que je prends à lui répondre me permet d'apprécier cette sensation électrisante. Et comme depuis que j'ai pris la décision de partir, je découvre tout un tas de sentiments et d'émotions mêlées que je n'avais jamais ressentis avant.
Mais aussi, je me rends compte que ces mots sont difficiles à dire.
« Moi aussi, je t'aime. »
Sont les mots qui sortent de ma bouche.
En les disant, je réalise ce que cela a du coûter à quelqu'un comme Chase de me les dire. Quelqu'un qui soit aussi solitaire, renfermé sur lui-même et froid. Celui a difficilement pris ma main à Ilvermorny. Celui qui a mis des années avant de me parler de lui et des choses qu'il pouvait ressentir vis à vis de son échec à devenir Animagus, ou encore à se disputer avec ses parents.
Et voilà, maintenant que nous avons dit les fameux mots, nous sommes l'un en face de l'autre avec un sourire béat.
« Et maintenant ? »
Je demande doucement, mes mains moites toujours dans les siennes, alors que le sourire de Chase diminue au fur et à mesure que les minutes s'égrainent.
Mes yeux s'écarquillent un peu quand Chase me lâche les mains pour attraper mon visage et s'approcher avec le sien. J'aurai presque oublié que c'est la prochaine étape : s'embrasser. Cette fois, ce n'est pas l'amour ou l'excitation qui m'embrasent mais la panique. Je ne sais pas embrasser, et je doute qu'il ne le sache mieux que moi. Alors, qu'est-ce qui va se passer quand ses lèvres vont toucher les miennes ? Est-ce qu'il faut que j'entrouvre la bouche ? Est-ce qu'il faut que je glisse ma langue contre la sienne ?
Les micro-secondes qui séparent ma bouche de la sienne me paraissent être des heures s'achèvent finalement lorsque ses lèvres se posent sur les miennes.
Mes doutes s'envolent quand la sensation m'envahit.
C'est encore plus intense que d'entendre les mots je t'aime. Nos bouches semblent se connaître depuis toujours et elles bougent l'une contre l'autre d'une manière incontrôlable, s'ouvrant pour une caresse délicate entre nos langues. Mon coeur se gonfle et mon corps tout entier se met à chauffer. Je ressens encore une nouvelle sensation et cette fois, elle est plus forte encore. Ce n'est plus seulement mon coeur qui s'embrase, mais tout mon corps.
Lorsque l'on se lâche, ce n'est même pas bizarre.
Il m'explique ce qu'il a prévu pour nous, il veut que l'on aille vivre dans les haras de ses parents et que l'on s'occupe des chevaux ensemble, que l'on utilise notre magie pour aider ses parents, que l'on essaie d'aller chercher des espèces magiques et qu'on les importe pour réaliser son rêve ensemble, qu'il ne veut plus jamais me quitter.
Alors je le suis, j'acquiesce et je souris.
Je ne me demande pas encore si c'est vraiment ce que je veux, transportée par l'amour.
Fin
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