Boulet un jour, canon toujours
@Sage Matthews
03 juillet 2051
03 juillet 2051
« ...que les longboard c'est plus chiant, tu peux pas faire autant de figures, explique Ellie, très à fond alors que j'ai décroché y'a un bail. Un jour j't'apprendrais, tu verras en deux semaines tu feras un ollie.. C'est quoi déjà le nom du gamin qui veut te faire faire du surf ? Et t'sais que.. »
Ellie, elle est comme ça. Elle gambade autour de moi, elle sautille sur place, elle s'extasie sur à peu près tout ce qu'elle voit, et surtout, elle s'arrête jamais de parler. C'est épuisant. Et parfois je me demande comment je me suis débrouillée pour me retrouver avec cet arc-en-ciel bruyant et kleptomane sur les bras, puis j'me rappelle que tous les gosses ont besoin d'un peu d'aide et que mon arc-en-ciel, personne ne l'aurait aidée et elle n'aurait accepté l'aide de personne d'autre. Et puis, j'dois admettre qu'elle me touche. Enfin, quand elle babole pas sans arrêt. Parce que là, en l'occurrence, j'ai surtout envie de la bâillonner pour qu'elle garde le silence. Aussi étonnant que ça puisse paraitre, j'en fait rien et je continue de l'écouter me parler de skate.
Je lui donne même pas le nom d'Elijah, parce que c'est lui qui m'a parlé de ça, je sais qu'elle est déjà passée à autre chose. Elle est juste contente de passer du temps avec moi pour mon jour où je bosse pas alors si je dois supporter une migraine à la fin de la journée, ça m'importe peu.
On est parties faire les boutiques, officiellement, mais officieusement je suis là pour un présent que je pourrais lui offrir dans une quinzaine de jours, pour son vingt-troisième anniversaire. Elle a dit qu'elle voulait rien mais en vrai j'aurais aimé lui trouver une babiole pour sa piaule. Je sais pas où elle dort, je sais même pas si elle a un vrai appart à elle toute seule, parfois ça me fait chier de pas savoir. J'ai l'impression de pas bien prendre soin d'elle, puis je me rappelle que c'est ni ma gosse ni ma soeur, je lui dois rien à la petite. Mais je dois rien non plus à Paige, Eli ou Orion, pourtant faut croire que j'ai la sale manie de ramasser les enfants dans la rue. Fin, pas dans la rue, mais t'as capté. Je suis pas fan des gosses, Paige était ma seule exception jusqu'au bal. Parce que Eli s'est révélé un gosse cool, avec des idées ouf et des répliques dignes de film. Et Orion... Orion il avait besoin d'aide. Moi aussi on m'a appris à me battre, j'lui rends service.
« ...alors j- ooh, tiens y'a des nouveaux à l'Apothic'herbes, s'exclame Ellie On va voir ! »
Et la voilà partie. J'esquisse un sourire, m'approche, un peu méfiante, et ma mâchoire manque de se décrocher quand je reconnais la jeune qui lutte avec un carton de deux fois sa taille.
« Sage ? » je lance, ébahie, en inclinant la tête.
493 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Boulet un jour, canon toujours
PNJs présents : Onyama Adamou, Miles Bowers, Sacha Bowers
Je me mords la langue en hissant le carton de fioles que Miss Adam- je veux dire Onyama m'a demandé d'amener à l'intérieur. Onyama, oui, elle m'a demandé de l'appeler comme ça. En réalité, elle m'a même demandé que je l'appelle Yama, mais je me sens encore trop nouvelle et je ne la connais pas assez. Il faut dire que cette dame a de la prestance. Je ne sais pas trop si c'est le fait qu'elle a un regard perçant ou sa voix rauque de fumeuse qui me donne l'impression qu'elle a été un jour cheffe d'un gang, mais j'aime imaginer qu'elle a mené une armée de trolls pour se battre contre... Comment il s'appelait déjà ? Je crois que Don dit Voldy. Enfin, soit. À moins que ce soit le gars sans nez qui avait le soutien des trolls ? C'est bien lointain tout ça. Peu importe.
Onyama s'attend certainement à ce que j'arrive avec le carton en lévitation, mais je n'arrive pas à remettre ma main sur ma fichue baguette... De toute façon, me connaissant, ça aurait fini en catastrophe. Et avec des fioles en verre, mieux vaut éviter. Cela dit, le carton est lourd et j'ai un peu de mal, mais Sacha m'attrape au pas de la porte et réceptionne le colis.
« Oh, merci, dis-je avec un sourire vers le garçon.
— T'inquiète, tu m'avais l'air en difficulté, rit-il en soulevant le carton sans peine. »
C'est mon coloc' et le frère jumeau de Miles. Les fils d'Onyama, par la même occasion. Ce sont eux qui m'ont recommandée à elle quand elle a racheté la boutique — je ne les remercierai jamais assez, on ne m'avait jamais laissé la chance d'être une apothicaire, une vraie, avant ! Ils m'ont à la bonne, les jumeaux. Sacha, en particulier. Il est d'une douceur qu'on croise rarement, même s'il ne la donne pas à tout le monde. Je l'apprécie beaucoup. Il s'éloigne et je repars dehors pour récupérer des cartons supplémentaires.
Et mince... Ceux qui restent sont encore deux fois plus gros. Je fronce les sourcils, ne sachant comment les aborder. Faut dire que j'ai pas des biscotos énormes. Mais bon, même si mon premier jour dans la boutique est dans deux jours, je ne veux pas que Mis- Onyama me prenne pour une incapable ! Je coince une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, prête à en découdre et me penche vers l'avant pour me saisir du carton de déménagement. Mais y a quoi là-dedans ? Un cadavre ? Je frissonne. Non, Onyama fait un peu peur, mais ce n'est pas une tueuse... Je l'imagine une nouvelle fois mener les trolls à la bataille et le creux entre mes sourcils s'accentue. La pensée quitte mon esprit quand je vois un bout de bois tomber devant moi et mes cheveux tomber devant mes yeux. Ma baguette ! Je ris intérieurement. Ma coquine de baguette était dans mon chignon ! Quelle cru-
Je relève la tête subitement en entendant mon prénom à quelques mètres de moi. C'est une voix que je reconnais mais que je ne replace pas immédiatement. Je tourne ma tête vers l'origine de la voix et mes yeux s'écarquillent.
« Miya !, souris-je en me redressant, abandonnant ma quête impossible face au gros carton. Bah ça alors, qu'est-ce que tu fais là ?, je demande en posant mes poings sur mes hanches. »
Je me mords la langue en hissant le carton de fioles que Miss Adam- je veux dire Onyama m'a demandé d'amener à l'intérieur. Onyama, oui, elle m'a demandé de l'appeler comme ça. En réalité, elle m'a même demandé que je l'appelle Yama, mais je me sens encore trop nouvelle et je ne la connais pas assez. Il faut dire que cette dame a de la prestance. Je ne sais pas trop si c'est le fait qu'elle a un regard perçant ou sa voix rauque de fumeuse qui me donne l'impression qu'elle a été un jour cheffe d'un gang, mais j'aime imaginer qu'elle a mené une armée de trolls pour se battre contre... Comment il s'appelait déjà ? Je crois que Don dit Voldy. Enfin, soit. À moins que ce soit le gars sans nez qui avait le soutien des trolls ? C'est bien lointain tout ça. Peu importe.
Onyama s'attend certainement à ce que j'arrive avec le carton en lévitation, mais je n'arrive pas à remettre ma main sur ma fichue baguette... De toute façon, me connaissant, ça aurait fini en catastrophe. Et avec des fioles en verre, mieux vaut éviter. Cela dit, le carton est lourd et j'ai un peu de mal, mais Sacha m'attrape au pas de la porte et réceptionne le colis.
« Oh, merci, dis-je avec un sourire vers le garçon.
— T'inquiète, tu m'avais l'air en difficulté, rit-il en soulevant le carton sans peine. »
C'est mon coloc' et le frère jumeau de Miles. Les fils d'Onyama, par la même occasion. Ce sont eux qui m'ont recommandée à elle quand elle a racheté la boutique — je ne les remercierai jamais assez, on ne m'avait jamais laissé la chance d'être une apothicaire, une vraie, avant ! Ils m'ont à la bonne, les jumeaux. Sacha, en particulier. Il est d'une douceur qu'on croise rarement, même s'il ne la donne pas à tout le monde. Je l'apprécie beaucoup. Il s'éloigne et je repars dehors pour récupérer des cartons supplémentaires.
Et mince... Ceux qui restent sont encore deux fois plus gros. Je fronce les sourcils, ne sachant comment les aborder. Faut dire que j'ai pas des biscotos énormes. Mais bon, même si mon premier jour dans la boutique est dans deux jours, je ne veux pas que Mis- Onyama me prenne pour une incapable ! Je coince une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, prête à en découdre et me penche vers l'avant pour me saisir du carton de déménagement. Mais y a quoi là-dedans ? Un cadavre ? Je frissonne. Non, Onyama fait un peu peur, mais ce n'est pas une tueuse... Je l'imagine une nouvelle fois mener les trolls à la bataille et le creux entre mes sourcils s'accentue. La pensée quitte mon esprit quand je vois un bout de bois tomber devant moi et mes cheveux tomber devant mes yeux. Ma baguette ! Je ris intérieurement. Ma coquine de baguette était dans mon chignon ! Quelle cru-
Je relève la tête subitement en entendant mon prénom à quelques mètres de moi. C'est une voix que je reconnais mais que je ne replace pas immédiatement. Je tourne ma tête vers l'origine de la voix et mes yeux s'écarquillent.
« Miya !, souris-je en me redressant, abandonnant ma quête impossible face au gros carton. Bah ça alors, qu'est-ce que tu fais là ?, je demande en posant mes poings sur mes hanches. »
567 mots
@Miya Ryuū, voilà pour toi, très chère !
@Miya Ryuū, voilà pour toi, très chère !
Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Boulet un jour, canon toujours
Etonnée mais pas moins attendrie de croiser Sage ici, je m'approche d'elle à grandes foulées et la rejoins en quelques enjambées. Ellie l'atteint avant moi, et c'est toute excitée et pleine de son entrain habituel qu'elle accoste la jeunette.
« Saluuut, chantonne-t-elle. Tu connais Miya ? Comment ? J'm'appelle Ellie...c'est à toi tout ça ? Attends j'te file un coup d'mains si tu veux », débite-t-elle d'une traite.
Et sur ses mots, elle se baisse et attrape un carton entre ses bras. Je retiens un haussements de sourcil moqueur, amusée par son petit manège. Elle sait qu'elle est canon, et elle sait qu'elle a les bras musclés ma gamine des rues. Mais, si je me souviens bien, c'est pas Sage qu'elle mettra dans son lit de sitôt. L'anglaise a beau être charmante, je ne crois pas qu'elle s'intéresse trop aux filles. Secouant la tête dans un rire amusé, j'ébouriffe ses cheveux avec affection. Elle est mimi c'te petite, dans son propre monde et parfois elle me donne l'impression d'être très tête en l'air, mais elle est douce, et c'est facile de se prendre d'affection pour elle.
Tandis qu'Ellie apporte un carton à l'intérieur j'entame la conversation avec Sage.
« Comment ça va ma fleur ? Me dis pas que c'est toi qui reprends l'Apothic'herbes ? je lance, curieuse. Je suis là avec Ellie, la tempête qui vient de passer, elle me force à sortir de l'Allée. »
C'est pas exactement vrai. Un peu, j'admets, mais je ne passe pas non plus toute ma vie dans ce trou miteux, je traine à Pré-au-Lard, je sors dans les bars de Londres, je vais à la Réserve, aux Loges, etc. Bon, c'est vrai que je suis majoritairement cachée dans l'Allée, le plus souvent dans la réserve du Sisyphe, mais ça me permet de rester distraite. Je repense plus à cette soirée foireuse au Pitiponk, je repense ni à Rahima, ni à Lloyd, ni à Jude ou à ce qu'elle ma confié. Et je fume de plus en plus. Je sais, j'avais promis de réduire ma consommation, mais c'est trop dur. Il me faut un truc pour constamment anesthésier mon cerveau, pour étouffer les pensées parasites qui m'habitent. Je m'enfume jusqu'à perdre la raison, la notion du temps, ma raison d'être, tout. Je prends du filtre calmant aussi. Fabrication maison. Pareil pour la potion de sommeil sans rêve. J'en abuse, je sais, mais je préfère oublier cette soirée ratée autant que je peux.
Pour me sortir de ces pensées négatives, je secoue légèrement la tête et force un sourire un peu trop grand. Mais Sage est adorable, Sage est douce, Sage est respectueuse.
« T'as besoin d'un coup d'main avec les plus gros ? » je propose, indiquant les cartons massifs.
457 mots
« Saluuut, chantonne-t-elle. Tu connais Miya ? Comment ? J'm'appelle Ellie...c'est à toi tout ça ? Attends j'te file un coup d'mains si tu veux », débite-t-elle d'une traite.
Et sur ses mots, elle se baisse et attrape un carton entre ses bras. Je retiens un haussements de sourcil moqueur, amusée par son petit manège. Elle sait qu'elle est canon, et elle sait qu'elle a les bras musclés ma gamine des rues. Mais, si je me souviens bien, c'est pas Sage qu'elle mettra dans son lit de sitôt. L'anglaise a beau être charmante, je ne crois pas qu'elle s'intéresse trop aux filles. Secouant la tête dans un rire amusé, j'ébouriffe ses cheveux avec affection. Elle est mimi c'te petite, dans son propre monde et parfois elle me donne l'impression d'être très tête en l'air, mais elle est douce, et c'est facile de se prendre d'affection pour elle.
Tandis qu'Ellie apporte un carton à l'intérieur j'entame la conversation avec Sage.
« Comment ça va ma fleur ? Me dis pas que c'est toi qui reprends l'Apothic'herbes ? je lance, curieuse. Je suis là avec Ellie, la tempête qui vient de passer, elle me force à sortir de l'Allée. »
C'est pas exactement vrai. Un peu, j'admets, mais je ne passe pas non plus toute ma vie dans ce trou miteux, je traine à Pré-au-Lard, je sors dans les bars de Londres, je vais à la Réserve, aux Loges, etc. Bon, c'est vrai que je suis majoritairement cachée dans l'Allée, le plus souvent dans la réserve du Sisyphe, mais ça me permet de rester distraite. Je repense plus à cette soirée foireuse au Pitiponk, je repense ni à Rahima, ni à Lloyd, ni à Jude ou à ce qu'elle ma confié. Et je fume de plus en plus. Je sais, j'avais promis de réduire ma consommation, mais c'est trop dur. Il me faut un truc pour constamment anesthésier mon cerveau, pour étouffer les pensées parasites qui m'habitent. Je m'enfume jusqu'à perdre la raison, la notion du temps, ma raison d'être, tout. Je prends du filtre calmant aussi. Fabrication maison. Pareil pour la potion de sommeil sans rêve. J'en abuse, je sais, mais je préfère oublier cette soirée ratée autant que je peux.
Pour me sortir de ces pensées négatives, je secoue légèrement la tête et force un sourire un peu trop grand. Mais Sage est adorable, Sage est douce, Sage est respectueuse.
« T'as besoin d'un coup d'main avec les plus gros ? » je propose, indiquant les cartons massifs.
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#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Boulet un jour, canon toujours
Ça me fait plaisir de la voir, Miya. La première fois, c'était chez moi. Enfin, à la coloc', quoi. C'est Miles qui l'avait invitée et elle m'avait tout de suite plu. Elle est vraiment différente de moi, Miya, mais je crois qu'elle m'aime bien aussi. En tout cas, elle n'a jamais rechigné à entamer la conversation avec moi quand Miles n'était pas là pour une raison inconnue. Je sais pas exactement ce qu'ils ont été avec Miya, mais ils s'entendent toujours bien. Je crois que c'était un truc physique, pas vraiment émotionnel. C'est peut-être pour ça qu'ils ont réussi à rester amis. Miles n'en parle pas beaucoup, il a tendance à ramener d'autres filles à la coloc' donc je pense qu'il préfère éviter de se taper une réputation de Don Juan. Je suis bien contente qu'il ait jamais rien tenté avec moi, d'ailleurs. Je les considère comme des frères, avec Sacha, alors ce serait bizarre.
La fille qui l'accompagne ressemble à un arc-en-ciel et me plaît instantanément. Je lui adresse un grand sourire en retour avant de hocher la tête à sa question.
« Salut Ellie ! Et ouaip, c'est ma super copine, Miya. Hein ?, dis-je à l'attention de la principale intéressée. »
Je veux lui dire qu'elle n'a pas besoin de se charger des cartons, mais elle est déjà partie avec un gros paquet sur les bras. Et bah, ce fut rapide ! Je la regarde s'en aller, un peu déboussolée, puis glousse en jetant un coup d'œil amusé à Miya. Ce n'est clairement pas le genre de personne que j'aurais imaginée en sa compagnie, mais elle a l'air super ! Peut-être qu'on pourra aussi être copines, elle et moi. La main de la Japonaise vient trouver ma tête pour secouer mes cheveux et je suis bien contente d'avoir retiré ma baguette pour que mes mèches tombent en cascade dans mon dos — autrement, j'aurais perdu ma baguette pour de bon en ne la remarquant pas tomber au sol, c'est sûr.
« Ouhla, non !, dis-je en rigolant à la possibilité que je reprenne la boutique.
Moi ? Reprendre Apothic'Herbes ? J'ai même pas de diplôme. Elle est mignonne, Miya, à penser que je puisse faire un truc pareil. Ça se voit qu'elle a pas eu maman pour me remettre à ma place.
— Du tout, mais je suis la nouvelle employée. C'est Miss Adam- enfin, je veux dire Onyama qui m'a engagée. Tu sais, la maman de Miles et Sacha ? Ils sont à l'intérieur, tous les trois, si tu veux leur dire coucou, reprends-je avec un sourire, puis, en jetant un nouveau coup d'œil vers là où sa copine s'est engouffrée, je rajoute, elle est trop choupi, ta copine ! Toute colorée comme elle est, je me demande comment elle t'a trouvée dans l'allée. C'est toi qui l'a récupérée ? »
Miya a l'air un peu dans ses pensées quand je parle, mais finalement m'adresse un sourire. Je ne relance pas ma question, elle répondra sûrement plus tard. Elle me propose de me donner un coup de mains et je me sens un peu mal d'interrompre sa journée. Elle a sûrement d'autres choses à faire de ses congés. Néanmoins, je fais un rapide scan des cartons qu'il me reste à rentrer et je pousse un long soupir.
« Je voudrais pas te déranger... T'es sûre ?
Je me déplace vers l'un de ceux que je suis certaine de ne pas savoir déplacer seule et hausse un sourcil.
— Pour lui, en vrai, je veux bien. Mais uniquement si ça te dérange pas ou te coupe pas dans ta journée, évidemment. »
La fille qui l'accompagne ressemble à un arc-en-ciel et me plaît instantanément. Je lui adresse un grand sourire en retour avant de hocher la tête à sa question.
« Salut Ellie ! Et ouaip, c'est ma super copine, Miya. Hein ?, dis-je à l'attention de la principale intéressée. »
Je veux lui dire qu'elle n'a pas besoin de se charger des cartons, mais elle est déjà partie avec un gros paquet sur les bras. Et bah, ce fut rapide ! Je la regarde s'en aller, un peu déboussolée, puis glousse en jetant un coup d'œil amusé à Miya. Ce n'est clairement pas le genre de personne que j'aurais imaginée en sa compagnie, mais elle a l'air super ! Peut-être qu'on pourra aussi être copines, elle et moi. La main de la Japonaise vient trouver ma tête pour secouer mes cheveux et je suis bien contente d'avoir retiré ma baguette pour que mes mèches tombent en cascade dans mon dos — autrement, j'aurais perdu ma baguette pour de bon en ne la remarquant pas tomber au sol, c'est sûr.
« Ouhla, non !, dis-je en rigolant à la possibilité que je reprenne la boutique.
Moi ? Reprendre Apothic'Herbes ? J'ai même pas de diplôme. Elle est mignonne, Miya, à penser que je puisse faire un truc pareil. Ça se voit qu'elle a pas eu maman pour me remettre à ma place.
— Du tout, mais je suis la nouvelle employée. C'est Miss Adam- enfin, je veux dire Onyama qui m'a engagée. Tu sais, la maman de Miles et Sacha ? Ils sont à l'intérieur, tous les trois, si tu veux leur dire coucou, reprends-je avec un sourire, puis, en jetant un nouveau coup d'œil vers là où sa copine s'est engouffrée, je rajoute, elle est trop choupi, ta copine ! Toute colorée comme elle est, je me demande comment elle t'a trouvée dans l'allée. C'est toi qui l'a récupérée ? »
Miya a l'air un peu dans ses pensées quand je parle, mais finalement m'adresse un sourire. Je ne relance pas ma question, elle répondra sûrement plus tard. Elle me propose de me donner un coup de mains et je me sens un peu mal d'interrompre sa journée. Elle a sûrement d'autres choses à faire de ses congés. Néanmoins, je fais un rapide scan des cartons qu'il me reste à rentrer et je pousse un long soupir.
« Je voudrais pas te déranger... T'es sûre ?
Je me déplace vers l'un de ceux que je suis certaine de ne pas savoir déplacer seule et hausse un sourcil.
— Pour lui, en vrai, je veux bien. Mais uniquement si ça te dérange pas ou te coupe pas dans ta journée, évidemment. »
@Miya Ryuū
605 mots
605 mots
Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Boulet un jour, canon toujours
Elle est mignonne Sage, c'est un peu comme ma petite fée. On s'entend bien, je trouve, et je suis contente d'avoir un bon contact avec elle. C'est rassurant de savoir que si j'ai besoin je peux aller à la coloc' même si Miles ou Zach sont pas là pour moi. Un instant, un seul, j'hésite à lui parler de Lloyd, et Rahima, de cette soirée gâchée, de lui qui continue de me tourner dans la tête, d'elle qui hante mes pensées et se cache derrière chaque fissure de mon coeur. Puis je me dis que j'suis une adulte et que c'est pas à ma jolie fée de devoir supporter le poids de mes erreurs. D'ailleurs c'est la responsabilité de personne, je devrais être capable de faire ça toute seule. Père l'a toujours dit, je n'ai pas les épaules taillées pour la vie que je me suis choisie. Et Mère aussi a raison, je suis bien prétentieuse quand je dis que je suis capable de tout bien faire. Arrogante.
Sa voix me tire de mes pensées quand elle m'apostrophe. Lui offrant un vague sourire, j'acquiesce et confirme ses propos. Elle a l'air un peu désarçonnée par Ellie, et ça me fait marrer. Ouais, elle est comme ça ma petite irlandaise, elle arrive comme une tempête et elle surprend les autres.
« Désolée, elle est un peu speed parfois », je grimace, m'excusant.
Mais ça n'a pas l'air de déranger l'anglaise qui s'esclaffe à mes précédents propos et m'explique que non, ce n'est pas elle qui a repris l'Apothic'herbes mais une certaine Onyama. Le nom me dit un truc vite fait, et je me demande si je l'ai pas déjà entendu dans la bouche de la vieille Daisy. Il faut dire que c'est pas impossible, surtout si cette Onyama aime tremper dans un certain type de petites affaires louches. La mère de Miles et Zach ? Ah ouais, 'tain ça vient de là, c'est pour ça que son prénom me paraissait vaguement familier — ils ont dû m'en parler une ou deux fois.
« Les jumeaux sont là ? je répète, écarquillant les yeux. Un peu que j'ai envie d'aller leur dire bonjour, ça fait un bail que j'suis pas passée vous voir à l'appart ! Quant à Ellie, c'est une petite anecdote, je commence, mystérieuse, m'approchant du carton. C't'espèce de kleptomane a essayé d'me faire les poches, je l'ai surprise et depuis elle me quitte plus d'une semelle... Elle pionce même chez moi, j'fais auberge de jeunesse ! »
Je me plains, mais c'est d'une voix affectueuse. Parce que, depuis qu'Ellie est entrée dans ma vie je me sens moins seule. Un peu plus entourée, un peu plus colorée. Elle se permet petit à petit d'ajouter son grain de sel à mon appart à Pré-au-Lard et ça me plait. Des mug funs dans la cuisine, quelques peintures de son crû dans le couloir, des draps et vêtements colorés éparpillés dans tous les sens. C'est comme vivre avec une petite soeur bordélique. Faut parfois la secouer pour qu'elle fasse quelque chose, elle est pénible quand il est question de bouffe et elle écoute sa musique trop fort quand elle s'occupe à ses activités de mécano, mais c'est aussi une vraie lumière dans ma vie. Elle apporte de la légèreté et de la douceur, elle apporte la joie.
Sage insiste, je sens qu'elle veut pas me couper dans ma journée. Mais je balaie ses excuses d'un geste du poignet et remonte mes manches avec dynamisme.
« Pff mais nan t'inquiète pas pour ça, j'proposerais pas mon aide à n'importe qui, je dis en observant le carton. Ouais lui il est énorme, mais dis t'as essayé de les faire léviter ? »
Sourcil haussé, je lui lance un petit regard amusé. Wingardium Leviosa, telle est la chose qui me vient en premier à l'esprit quand je rencontre ce genre de difficultés, mais j'ai l'impression que c'est pas le cas de ma petite Sage, qui s'obstine à porter tous les cartons un par un à l'intérieur à la force de ses bras. J'dis pas que c'est idiot, seulement ça m'étonne qu'elle ait pas le réflexe.
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690 mots
Sa voix me tire de mes pensées quand elle m'apostrophe. Lui offrant un vague sourire, j'acquiesce et confirme ses propos. Elle a l'air un peu désarçonnée par Ellie, et ça me fait marrer. Ouais, elle est comme ça ma petite irlandaise, elle arrive comme une tempête et elle surprend les autres.
« Désolée, elle est un peu speed parfois », je grimace, m'excusant.
Mais ça n'a pas l'air de déranger l'anglaise qui s'esclaffe à mes précédents propos et m'explique que non, ce n'est pas elle qui a repris l'Apothic'herbes mais une certaine Onyama. Le nom me dit un truc vite fait, et je me demande si je l'ai pas déjà entendu dans la bouche de la vieille Daisy. Il faut dire que c'est pas impossible, surtout si cette Onyama aime tremper dans un certain type de petites affaires louches. La mère de Miles et Zach ? Ah ouais, 'tain ça vient de là, c'est pour ça que son prénom me paraissait vaguement familier — ils ont dû m'en parler une ou deux fois.
« Les jumeaux sont là ? je répète, écarquillant les yeux. Un peu que j'ai envie d'aller leur dire bonjour, ça fait un bail que j'suis pas passée vous voir à l'appart ! Quant à Ellie, c'est une petite anecdote, je commence, mystérieuse, m'approchant du carton. C't'espèce de kleptomane a essayé d'me faire les poches, je l'ai surprise et depuis elle me quitte plus d'une semelle... Elle pionce même chez moi, j'fais auberge de jeunesse ! »
Je me plains, mais c'est d'une voix affectueuse. Parce que, depuis qu'Ellie est entrée dans ma vie je me sens moins seule. Un peu plus entourée, un peu plus colorée. Elle se permet petit à petit d'ajouter son grain de sel à mon appart à Pré-au-Lard et ça me plait. Des mug funs dans la cuisine, quelques peintures de son crû dans le couloir, des draps et vêtements colorés éparpillés dans tous les sens. C'est comme vivre avec une petite soeur bordélique. Faut parfois la secouer pour qu'elle fasse quelque chose, elle est pénible quand il est question de bouffe et elle écoute sa musique trop fort quand elle s'occupe à ses activités de mécano, mais c'est aussi une vraie lumière dans ma vie. Elle apporte de la légèreté et de la douceur, elle apporte la joie.
Sage insiste, je sens qu'elle veut pas me couper dans ma journée. Mais je balaie ses excuses d'un geste du poignet et remonte mes manches avec dynamisme.
« Pff mais nan t'inquiète pas pour ça, j'proposerais pas mon aide à n'importe qui, je dis en observant le carton. Ouais lui il est énorme, mais dis t'as essayé de les faire léviter ? »
Sourcil haussé, je lui lance un petit regard amusé. Wingardium Leviosa, telle est la chose qui me vient en premier à l'esprit quand je rencontre ce genre de difficultés, mais j'ai l'impression que c'est pas le cas de ma petite Sage, qui s'obstine à porter tous les cartons un par un à l'intérieur à la force de ses bras. J'dis pas que c'est idiot, seulement ça m'étonne qu'elle ait pas le réflexe.
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#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Boulet un jour, canon toujours
Miya s'excuse pour le comportement de sa demoiselle arc-en-ciel, ce qui me fait froncer les sourcils. Elle doit savoir que je ne suis pas dérangée par si peu, et je crois bien reconnaître sur son visage qu'elle le réalise assez vite. Après tout, ça fait un an qu'on se connaît, elle et moi. C'est ma copine, Miya. Alors si elle veut ramener les petits chatons qu'elle trouve dans la rue, qu'elle les amène ! Moi, je suis une pro des âmes errantes et des petits refoulés de la portée. Les juger ? Jamais.
Je lui adresse un nouveau sourire avant de hocher vivement de la tête quand elle me parle des jumeaux. Bien sûr qu'ils sont là, leur mère y a bien veillé. Je ne les ai jamais vus aussi au garde-à-vous depuis qu'ils sont en présence d'Onyama. Respect ou trauma ? Je le découvrirai bien assez vite quand je travaillerai pour elle. Mais au vu des sourires qu'elle me glisse tout personnellement et des tapes d'encouragement qu'elle m'adresse quand je ramène un nouveau carton sans me demander où est ma baguette, je sens au fond de moi qu'ils l'admirent tout simplement. Et cette pensée me réconforte.
L'anecdote sur sa rencontre avec Ellie me fait pouffer, alors je me couvre la bouche pour qu'elle ne croie pas que je me moque. Un vrai petit chaton errant, alors ? C'est adorable. Instinctivement, ou peut-être parce que je comprends tout à fait ce sentiment de ne pas savoir où est notre place, je prends l'arc-en-ciel en affection. Puis, si elle crèche chez Miya, je ne peux que l'aimer.
« Elle a l'air chouette, affirmé-je. T'as renforcé le placard à biscuits ? Je sais que c'est celui-là que je dois verrouiller quand Don vient à l'appart. Conseil de sœur, ris-je en calant une mèche derrière mon oreille. »
Je me tourne vers l'énorme carton, rassurée par la volonté dynamique de Miya de m'aider. Puis vient... la question fatidique. Je me mets à rire et me gratte la tête.
« Ah oui, je trouvais plus ma baguette, mais elle était dans mon chignon en fait... Ha, ha, ha. Oui, t'as raison, ce sera plus simple comme ça. »
Je lève mon catalyseur vers Miya pour montrer que je l'ai bien récupérée, mais intérieurement, je grimace. Mince, Sage, c'est un bête sortilège de lévitation. T'en es capable, tu l'as fait pendant toutes tes études et encore après. Pourquoi tu t'efforces de te brider avec ta magie ?
Au fond, je sais très bien que depuis New York, je me sens un peu nulle dans tout. Mais mince, ça fait quatre ans. J'en suis plus que capable. En plus, Miya croit en moi, non ? Je prends une profonde inspiration. L'avantage, c'est que ma détermination est exactement ce qui permet à ce sortilège de réussir. Sois pas cruche. Je me motive et d'un geste souple de la main, je prononce l'incantation.
« Wingardium Leviosa ! »
Wow wow wow.
Okay, ça bouge.
Pas mal, Sage, continue.
Ma langue sort du côté droit de ma bouche tandis que je la mords en signe de concentration et je regarde le gros carton qui semble liée à ma baguette se déplacer.
« CHAUD DEVANT, J'ARRIVE ! hurlé-je à l'intention de... Miya ? Onyama ? Les jumeaux ? Je sais pas. À l'intention de quelqu'un, en tout cas. Et ces personnes doivent bouger s'ils veulent pas se prendre un carton remplis de bocaux pour foies de dragon leur tomber dans la gueule. J'ARRIVE VRAIMENT, JE RIGOLE PAS ! »
Je joue à cache-cache ou je fais de la magie, là ? Je sais pas. Bref, Miya, aide-moi.
Je lui adresse un nouveau sourire avant de hocher vivement de la tête quand elle me parle des jumeaux. Bien sûr qu'ils sont là, leur mère y a bien veillé. Je ne les ai jamais vus aussi au garde-à-vous depuis qu'ils sont en présence d'Onyama. Respect ou trauma ? Je le découvrirai bien assez vite quand je travaillerai pour elle. Mais au vu des sourires qu'elle me glisse tout personnellement et des tapes d'encouragement qu'elle m'adresse quand je ramène un nouveau carton sans me demander où est ma baguette, je sens au fond de moi qu'ils l'admirent tout simplement. Et cette pensée me réconforte.
L'anecdote sur sa rencontre avec Ellie me fait pouffer, alors je me couvre la bouche pour qu'elle ne croie pas que je me moque. Un vrai petit chaton errant, alors ? C'est adorable. Instinctivement, ou peut-être parce que je comprends tout à fait ce sentiment de ne pas savoir où est notre place, je prends l'arc-en-ciel en affection. Puis, si elle crèche chez Miya, je ne peux que l'aimer.
« Elle a l'air chouette, affirmé-je. T'as renforcé le placard à biscuits ? Je sais que c'est celui-là que je dois verrouiller quand Don vient à l'appart. Conseil de sœur, ris-je en calant une mèche derrière mon oreille. »
Je me tourne vers l'énorme carton, rassurée par la volonté dynamique de Miya de m'aider. Puis vient... la question fatidique. Je me mets à rire et me gratte la tête.
« Ah oui, je trouvais plus ma baguette, mais elle était dans mon chignon en fait... Ha, ha, ha. Oui, t'as raison, ce sera plus simple comme ça. »
Je lève mon catalyseur vers Miya pour montrer que je l'ai bien récupérée, mais intérieurement, je grimace. Mince, Sage, c'est un bête sortilège de lévitation. T'en es capable, tu l'as fait pendant toutes tes études et encore après. Pourquoi tu t'efforces de te brider avec ta magie ?
Au fond, je sais très bien que depuis New York, je me sens un peu nulle dans tout. Mais mince, ça fait quatre ans. J'en suis plus que capable. En plus, Miya croit en moi, non ? Je prends une profonde inspiration. L'avantage, c'est que ma détermination est exactement ce qui permet à ce sortilège de réussir. Sois pas cruche. Je me motive et d'un geste souple de la main, je prononce l'incantation.
« Wingardium Leviosa ! »
Wow wow wow.
Okay, ça bouge.
Pas mal, Sage, continue.
Ma langue sort du côté droit de ma bouche tandis que je la mords en signe de concentration et je regarde le gros carton qui semble liée à ma baguette se déplacer.
« CHAUD DEVANT, J'ARRIVE ! hurlé-je à l'intention de... Miya ? Onyama ? Les jumeaux ? Je sais pas. À l'intention de quelqu'un, en tout cas. Et ces personnes doivent bouger s'ils veulent pas se prendre un carton remplis de bocaux pour foies de dragon leur tomber dans la gueule. J'ARRIVE VRAIMENT, JE RIGOLE PAS ! »
Je joue à cache-cache ou je fais de la magie, là ? Je sais pas. Bref, Miya, aide-moi.
@Miya Ryuū
607 mots
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Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche

