Diaries of memories SOLO

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RPG SOLO | @/Wayne Chandler


groupe de personne sur le bord de plage



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S O M M A I R E
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PROLOGUE : mal à corder
CHAPITRE 1 : Premier accord
CHAPITRE 2 : Deuxième accord
CHAPITRE 3 : Troisième accord
CHAPITRE 4 : Quatrième accord
CHAPITRE 5 : Cinquième accord
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Dernière modification par Wayne Chandler le 22 juil. 2026, 18:54, modifié 7 fois.

SIXIEME ANNEE | Gryff' courageux et timide
voilière ouverte : discussion, envie de RP..etc

Diaries of memories SOLO
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PROLOGUE : Mal à corder | +++

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WAYNE CHANDLER
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MATHILDE CHANDLER
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GRANDE SOEUR DE WAYNE
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ASHLEY CHANDLER
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MERE DE WAYNE
BONNE LECTURE
Depuis ce voyage en Chine, depuis ce retour à la réalité je n’avais plus la force. Une force qui, de temps normale me pousserait à me lever hors de mon lit aux draps blancs, à prendre ce violon laissé de côté dans le désordre sombre, à écrire à mes proches durant ces vacances. M’en restait-il vraiment encore maintenant ? Je ne l’avais plus, cette force, elle m’a quitté là dans cette chambre d’hôtel où pour la première fois la vie me frappa de plein fouet dans le cœur, dans mes organes, dans mes sentiments.

Nous sommes en Août, deuxième mois des vacances d’été mais qui en réalité signifiait bientôt la reprise des cours au château. La verrais-je malgré tout ? M’adressera-t-elle un regard ou bien vivra-t-elle sans que tout ça ne ce soit passé ? Chaque dalle, chaque pierre du château, chaque endroit me la rappellera elle et ça. Mais que puis-je y faire ? Elle a raison, j’en suis le coupable. Pourquoi me voiler la face maintenant que tout est encore plus sombre, plus noir. Pendant combien de temps vais-je encore couler dans ses eaux profondes ? Je manque d’air, de lumière.

On toqua à ma porte de chambre, le lieu que je ne quittais plus depuis que nous étions rentrée de notre voyage en terre d’Asie. Elle était plongé dans le noir, seul les rideaux filtraient un peu de lumière qui se reflétait sur les paroles de la chanson qu’avait écrit mon meilleur ami, sur lequel était posé mon violon avec son archer disposé pas loin de celui-ci. Je savais que c’était ma mère qui toquait, elle vient toujours me rapporter mon repas, j’avais arrêter de descendre pour manger parce que cela signifiait devoir le voir lui mais je ne veux plus le voir lui.

La porte s’ouvrit doucement, et un petit rayon de lumière blanche venait taper sur la chaise de mon bureau, qui était principalement remplis de désordre et décorer d’un plateau repas confectionné par ma mère. Hélas, en temps normal j’aurais été heureux de voir la tête de ma grande-sœur dépassé de l’embrasure de la porte pour voir où j’étais placer aujourd’hui mais depuis notre retour juste un grand vide s’était emparé de moi laissant ma joie, mon bonheur, mes émotions disparaître petit à petit. Je la regardais, avancer doucement, elle regardait le sol en désordre pour se créer un chemin vers moi sans rien toucher. Je n’aurais pas eu la force de le remettre là où il devrait être de toute façon.

Comment tu te sens aujourd’hui ?
— Je ne sais pas Math.
Maman s’inquiète, moi la deuxième et encore plus les jumeaux.. tu ne veux descendre un peu ?
— Non.
Maman a ramené des gâteaux hier, on t’as gardé une part tu souhaites la manger ?
— J’ai pas faim merci.
D’accord.. je te laisse alors..


Elle repartit par le même chemin qu’elle avait fini par trouver pour venir jusqu’à mon lit mais étonnamment elle s’arrêta avant de fermer la porte. « dépêche toi de fermer cette fichu porte » avais-je soudain pensé. Je n’étais jamais méchant, je m’énervais jamais parce que plus jeune cela faisait peur aux jumeaux et surtout à mon meilleur ami qui était pas encore habitué à son nouvel environnement alors j’ai appris à me calmer et à ne plus rien dire juste à tout enfermé au plus profond de moi pour ne pas les faire pleurer, ne pas les inquiéter et voir cette peur dans leurs regards.

Maman m’a dit de te dire qu’elle passera te voir ce soir.
— Elle ne travail pas ce soir ?
Elle a fait en sorte de changer d’équipe le temps des vacances.
— D’accord.
Je ne sais pas si ça va faire quelque chose mais papa a demandé de tes nouvelles hier soir.
— Quelle ironie, il ne doit même pas s’inquiéter.
Il s’inquiète vraiment Wayne !
— C’est parce que maman était pas loin, c’est tout.


Mathilde soupira, le combat qu’on venait de faire elle le savait que cela ne mènerait à rien elle referma la porte jetant un dernier coup d’œil en ma direction laissant le silence de nouveau envahir la pièce sombre et froide. Autrefois j’aimais le silence, mais plus maintenant, j’aimais aussi penser mais plus maintenant. Cie n’était plus là, et pourtant elle me manquait les jours où je ne tenais plus le silence lourd de conséquences et de souvenirs mais je ne pouvais la laisser revenir. Elle est la fautive elle aussi, elle est cet éléments qui a tout causé, tout créée mais comment lui en vouloir si je n’ai fait que l’écouter ? La suivre dans ce qu’elle me disait ? Etait-elle vraiment la coupable avec moi au fond ? Ou alors étais-je le seul à blâmer ?

La fatigue me prit de cours en pleine après-midi, je ne dormais quasiment plus voir plus du tout durant la nuit. C’était devenu le lieu de rencontre de mes souvenirs de cette nuit qui doucement se transformait en un théâtre de cauchemars retraçant notre dispute. Je me souviens encore que durant une nuit j’avais renversé le contenu de mes tiroirs de bureau dans un vacarme mélodieux, que ma mère s’était levée croyant que quelqu’un était venu nous voler mais tout ce que je me souviens réellement de ce passage c’est son regard qu’elle a eu en me regardant.
Un regard qui vous marque à jamais, elle me regardait si inquiète que cela en devenais de la peur, la frayeur se lisait dans ses yeux quand aux rayons de lumière se reflété dans ses yeux humides. Elle tremblait si fort que les larmes lui était venu, je pleurais moi aussi ce soir-là mais pas du cauchemar que j’avais eu mais parce que je me rendais compte de mon état et de comment cela pouvait se traduire envers mon entourage. Cette nuit-là, ma mère resta près de mon lit à me surveiller et lorsqu’elle s’endormit les bras croisé sur mon matelas les larmes lui coulèrent sur sa peau pale.

C’est le bruit de quelqu’un qui parlait devant ma porte qui me réveilla, mais trop endormi je n’y prêtais pas attention je voulais juste me rendormir. Dormir jusqu’à la rentrée, pouvoir au moins la revoir de loin. J’étais seul au fond maintenant, ce fut le prémices de ma descente dans la douce labeur de travailler. La porte s’ouvra doucement, j’ouvris les yeux à l’odeur de boisé qui envahissait ma chambre. Un « outch » résonna plusieurs fois je regardais qui s’approchait malgré que je savais qui venait à ma rencontre. Son parfum ne l’a trahissait jamais quand elle rentrait dans une pièce :

— On peut discuter ?

Ma maman, ma mère celle qui pouvait se rendre malade lorsque je n’allais pas bien quand j’étais plus jeune. Est-ce qu’elle se rendait malade aujourd’hui vu mon état ? Je m’assis sur mon lit, allumant la lampe de chevet au passage ce qui créa une source de lumière dans ma chambre, un faisceau de lumière rassurante et calme. Ramenant mes genoux contre mon torse j’y posais le menton mes cheveux avait tant poussé que pour sûr à la rentrée on me prendra pour une fille.
Ma mère prenait place à mes côtés, elle me regarda si tristement mais malgré tout elle me regardait si tendrement, si doucement que je ne la comprenais pas et d’une voix si douce comme le coton on pouvait sentir sa fatigue du travail.

— Tu veux parler de quoi ?
Tu as encore mis beaucoup de bordel, tu t’es énervé contre quoi ?
— Moi même..
Je vois, tu veux sortir demain ?
— Non.
Je t’emmène quand-même avec moi demain, j’ai plusieurs petites surprises pour toi.
— J’aime pas les surprises maman..
Tu vas les aimer celles-ci je te le promet.


Ce soir là, et comme à chaque fois depuis qu’on était rentrée ma mère ne me cria pas dessus pour mon état ou sur les dégâts de ma chambre ou encore de mes réponses froide et détaché de la réalité. Mais étrangement, elle m’avait sourit et son sourire me rassura et me donna la force après son départ de ma chambre de me lever depuis des semaines.
Cette nuit-là, je refis connaissance avec ma salle de bain, et je pu dormir d’un sommeil de plomb, sans cauchemars ni souvenirs. Elle ne me forçait en rien à sortir, mais elle pense à moi malgré tout, mon père pense à moi de temps en temps ? Est-ce que Mathilde avait raison, s’inquiète-t-il vraiment que son fils ne descende plus manger le soir ?
Dernière modification par Wayne Chandler le 1 janv. 2025, 04:06, modifié 1 fois.

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CHAPITRE 1 : premier accord | +++

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WAYNE CHANDLER
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ASHLEY CHANDLER
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MERE DE WAYNE
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FENNEL DALE
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AMI D'ENFANCE
BONNE LECTURE
Deux jours plus tard, j’entendis une bribe de conversation entre mon père et ma mère, je ne supportais plus de le voir ou encore de l’entendre marcher ou parler comme si rien ne s’était passé. Je m’y mon casque sur les oreilles et lança la playlist “good energy for you” que mon meilleur ami Jae m’avait envoyée après des semaines d’ignorance à ses messages. Je ne souhaitais pas entendre leur conversation la plupart du temps ils discutent de l’organisation des vacances chez les grands-parents, qui devrait y aller et qui devrait rester à la maison avec eux, ou alors ils parlent boulot -ils sont tous deux dans le même établissement de fonction- plus récemment j’étais devenu le nouveau sujet de discussion à la table : “WayWay ne nous aime plus maman ?” “ils vous aime encore, c’est très compliqué pour lui” était le plus courant entre Emile et Emilia et notre mère ; parfois c’était Mathilde et maman qui parlaient entre elles pas loin de ma porte : “Maman ça devient grave là faut que t’en parle avec papa c’est plus possible la situation” “Je sais chérie, je sais mais tu connais ton père..”.

Aux yeux de toute la famille, chacun savait qu’Adrien avait plus de pression sur moi que sur ma grande sœur. Pendant longtemps elle a été à ses yeux une fille rebelle qui défiait l’autorité par les fêtes, l'alcool, le tabac mais qui gardait toujours d'excellentes notes durant l’année. J’en faisais de même mais jamais assez pour lui.
Musique dans les oreilles je m'asseyais sur le sol, dos contre le matelas de mon lit aux draps froissés qui n’a pas été fait depuis si longtemps. Je me coupais du monde, les premières notes de la musique se jouaient dans mes oreilles, repliant les genoux contre mon torse, je posais la tête dessus et ferma les yeux. “Pas mal les musiques Jae..” pensais-je. Au bout d’une trentaine de minutes je rouvris les yeux, baissez le son de la musique et constata ma porte de chambre ouverte en relevant la tête je vis une Ashley au visage fermé et les traits tendus, les bras croisés sur sa poitrine elle tapait la pointe de son pied sur le parquet. “Ça va chauffer pour ma peau c’est pas bon..” me fis-je comme réflexion mentale.

– Wayne je t’attendais dans la voiture à treize heures pile il est le demi passé ! Lâchait ma mère sur un ton sec.
– Tu discutais avec papa, je ne voulais pas sortir et prendre le risque de discuter avec lui tu sais..

En guise de réponse, un regard plus doux et un sourire rassurant. Elle se décala de l’entrée avant de partir dans le couloir en me lâchant sur son passage “ne m’oblige pas à venir te chercher Wayne !” suivi d’un petit rire de la part de ma grande-soeur. Je pris mon sac en main avant de vérifier si j’avais toutes mes affaires au complet : brosse j’ai, bonbons au citron j’ai, carte et papier importants j’ai aussi, écouteur et téléphone j’ai aussi. Je rangea le téléphone dans ma poche de pantalon, mis mon sac sur mon épaule et me dirigea vers la voiture.

Une fois dedans, la ceinture mise et le sac à mes pieds je regardais par la fenêtre les nombreux décors qui défilaient devant mes yeux. Des tableaux de natures d’été qui crient de leur couleurs qui pour autant tous ses décors de scène ne m'arrachaient pas un sourire. J’aimais la nature, les plantes, les fleurs, jardiner et tout ce qui touche à la terre et ce qui en provient or, je n’y trouvais plus le goût aujourd’hui. Mes plantes ? Mathilde les arrose et tente de les faire survivre jusqu’à mon retour près d’elles. Mon téléphone se mit à vibrer dans ma poche, je le sortis sous les yeux curieux de ma mère.

Je regardais le message que mon meilleur ami qui a su faire preuve de beaucoup de patience -ce qui n’était clairement pas son point fort- avec moi à de nombreuses reprises m’avait envoyé : “Hello ! Hello ! J’espère que tu es sur la route pour la première surprise de ta mère, je suis sûr que cela va te plaire à deux mille pourcent ! Mon meilleur pote me manque on se voit quand je reviens de Corée je te laisse pas le choix de toute façon ;p”.

– On est arrivé ! Évite de trop tirer la tête s’il te plaît chéri ?

On était devant une maison aux briques peintes d’un blanc qui tourne plus au gris, aux fenêtres grandes possédant des volets d’un jolie bleu. Je sortais de la voiture à la suite de ma mère, mit mon sac sur mon épaule et continuais mon observation : un petit jardin aux fleurs colorées ornait les abords de la maison, une dame arrosait les parterres de fleurs. Elle releva la tête au son des portières qui se refermaient, un grand sourire lui vient en voyant ma mère avant de poser son regard sur moi et m’accordait un sourire plus doux. “A quoi ça rime ?” pensais-je. La dame vient nous ouvrir le portail, accorda une accolade à ma mère, “se connaissent-elles ?” puis nous dirigea vers l'intérieur de la maison aux briques blanches.

Intérieur sobres avec quelques touches colorées, la jeune femme parlait avec ma mère car après tout je n’ai aucun indices sur ce qu’il se passe, à choisir je préfère rester dans mon lit à regarder le plafond pour la millième fois. Après un moment d'absence, une voix masculine se fit entendre dans l’enceinte de la maison : une voix familière mais qui avait changée. Un jeune adolescant masculin venait de rentrer dans la pièce :

– M'man tu pas aurais vu mon téléphone ?

Les yeux posés sur le nouvel individu, je le reconnut de suite : Fennel Dale. Même cheveux roux, même tâche de rousseurs, même sourire, je tournais la tête vers ma mère qui affichait un très grand sourire avant de mimer des lèvres “surprise”. Dale avançait dans ma direction avant de me sauter dessus. Je me mit à rigoler tellement la scène était absurde.

– WAYYYYYYNNNEEEEEEEEEE !!!!! Tu m’as trop MAN-QUER !
– Doucement, doucement Dale !!
– Pardon pardon ! Avait-il dit en s’asseyant à côté de moi avant de reprendre le sourire aux lèvres : alors comment ça va depuis le temps hein ? Comment va Park ?

Le voir autant heureux de me voir remplissait mon coeur d’une douce chaleur, ça faisait longtemps. Nos deux mères étaient parties se poser dans le jardin nous laissant à deux dans le salon. Il est bizarre de le revoir après deux ans sans que j’ai donné de nouvelle. Lorsqu’on était petit, on avait un petit groupe qui s’était formé le derniers mois de notre dernière année de primaire à mon entrée à Poudlard j’avais arrêté de donner des nouvelles -hormis à Jae qui m’avait fait promettre de lui écrire-, c’est touchant de savoir que ma mère avait ça dans l’espoir que je retrouve le sourire le temps de l’absence de Jae.

– Jae va bien, il est parti voir de la famille pendant deux semaines, il revient dimanche.
– Il a de la chance de pouvoir voyager comme ça.
– Il ne le voit pas comme ça, mais plus comme une obligation familiale ?
– Tu le connais bien on dirait, avait-il avec un sourire triste sur le visage.
– Et toi ? Le collège, comment ça se passe ?
– Je suis avec la plupart des copains tu les reverras sans doute on habite tous ici ou du moins dans des villes assez proches, il y a vraiment que toi et Park qui sont partis loin.

On discutait, on se racontait notre vie chacun de notre côté, surtout lui. J’avais oublié que c’était quelqu’un qui aime beaucoup parler. Quelques heures plus tard, ma mère m’annonçait qu’il fallait qu’on rentre, Dale et moi avons échangé nos numéros et comptes sociaux avant qu’on reprenne la route direction la maison. Le sourire ne me quittait pas, ma mère l’avait remarquée, et si je les revois tous ? Ce soir-là, je partageais le repas en compagnie de tout le monde. Mon monde commençait à reprendre de la couleur.
Dernière modification par Wayne Chandler le 18 mai 2026, 00:54, modifié 2 fois.

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Chapitre 2: deuxième accord | +++

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ASHLEY CHANDLER
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MERE DE WAYNE
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SAGE SEAL
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AMI D'ENFANCE
BONNE LECTURE
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BONNE LECTURE
Une journée s’était écoulée depuis ma visite chez la famille de Dale, les Fennel. Ma mère à été appelée en urgence à l’hôpital avec mon géniteur. Mon père ne prenait quasiment jamais de vacances ou de semaine de repos, bien dommage quand on a des enfants. Ma journée de la veille s’est composer d’écoute de musique, je me suis remis au violon pour le plaisir de ma mère et de ma grande-soeur, je commençais doucement à remettre le soleil dans ma chambre et après avoir fait un grand ménage dans ma chambre -troquer mes draps blanc pour des draps aux motifs fleurit- je recevais souvent des messages de Jae me demandant si j’avais encore disparu, je rigolais seul dans ma chambre. On comptait les jours avant son retour de la Corée : “Je n'ai même pas défait mes affaires à la maison que je viendrais voir l’homme de vie ! C’est pas une preuve d’amour ça ?”. Je profitais de ses petits messages parfois il arrivait que je reçois des lettres de sa part avec des photos de lui et sa famille entrain de faire des activités et autres.

Ca lui arrivait aussi de m’appeler à des moments dans la journée quand il s’ennuyait de son côté.

– Wayyyynnnneeeeeeee je veeuuuux rentreeeeeerrrr !!

Avait-il dit sur un ton de plainte enfantine, il m’avait appelé juste après que ma mère m’ait dit de me préparer car on repartait en expédition. Ainsi préparer j’attendais que ma génitrice viennent me chercher.

– Arrête de te plaindre tu veux ? Tu rentres dans cinq jours chéri.
– Tu te rends compte que c’est dur loin de toi love ?
– Tu survis déjà, c’est beaucoup.
– Méchant va, je te montre mon amour et toi tu me recales ? Coeur de pierre !


Puis le fou rire. On ne sortait pas ensemble, nos parents le pensent par contre. Ma mère avait toqué à ma porte avant de rentrer, elle passait le bonjour à Jae avant de me dire qu’il fallait que je raccroche pour qu’on puisse prendre la route. Jae fit une moue boudeuse en qualifiant Ashley de “pilpoquette d’amourette” avant de raccrocher. Je pris mon sac et on se dirigea vers la voiture, monter dedans et pour la deuxième fois je contemplais le décor qui défilait devant mes yeux. Après une dizaine ou une quinzaine de minute on se retrouvait devant une maison aux briques rouge, aux volets blanc veillit et écailler par le temps, le devant de la maison était vide de verdure “dommage, il y a du potentiel” pensais-je. Un portail nous séparait de la maison, ma mère sonna une fois, puis deux, puis trois. Personne ne vit nous ouvrir, on se regardait avec ma mère d’incompréhension et elle me confirmait pourtant que c’était bien le bon jour et la bonne heure de rendez-vous en regardant dans ses messages.

Je regardais les alentours autour de moi, un petit quartier tranquille, au bout de la rue j’avais remarqué la maison de Dale, “ils habitent vraiment tous au même endroit ?” pensais-je perdu dans mes pensées. Cela a valu un coup de coude de la part de ma génitrice, une demi-tête dépasser de la fenêtre -méthode douteuse pour se faire discret cela dit-, des cheveux d’un blond pure, des yeux verts nous regarder les sourcils froncés. “Seal ?” j'écarquille les yeux, lui aussi en remarquant ma présence avant d’ouvrir la fenêtre, de passer par-dessus et de nous rejoindre au portail. Je clignais plusieurs fois des yeux, ma mère comprimait un rire -on pouvait voir des perles d’eau au coin de ses yeux- avant que Seal ne prenne la parole les yeux écarquillaient :

Mais t’es encore en vie toi ? C’est une dinguerie Dale m’avait pas prévu, je suis CHO-QUÉ ! Depuis quand es-tu revenue à la vie ? T’as une mine affreuse gars je t’assure.
– Bonjour à toi aussi je suppose ?
– Ouais ouais salut, bref on passe les trucs banals t’es trop adulte pour moi. J’aime pas.
– Adulte ?
– Nan mais sérieusement mon frère, j’espère pour toi que t’es préparé physiquement et mentalement hein !


C’est moi où le monde tourne beaucoup d’un coup ? Depuis quand est-il est autant actif ? Il n'était pas timide avant ? Ma mère se mit à rire aux éclats en s’excusant entre deux rires. “qu’est-ce qu’il y a de drôle ?” avait-je pensé complètement perdu face à la situation. Seal a fini par nous faire entrer après que les voisins ont crié en disant que c’était impoli de laisser les gens à la porte sans les inviter. Il avait fait une grimace avant de rire, l’intérieur était assez sobre avec peu de meuble mais qui était fonctionels, des murs blanc cassés, et peu de couleur hormis un joli bouquet de fleur sur la table basse.

– Intrigué par les fleurs le lâcheur ?
– Elles sont jolies.
– C’est ta sœur qui nous les a envoyés, à moi et papa. Avant toute question ma mère est décédée l’année dernière, oui je m’en suis remis, non je ne pleure pas son absence, oui papa travaille deux fois plus.
– J’ai rien dit.
– J'anticipe, croit moi on apprend vite ce genre de chose quand la mort ou la perte de quelqu’un se fait connaître..


Jusqu’à maintenant il abordait un visage confiant et gardait toujours le sourire, à son dernier dialogue il l’avait perdu en regardant dans le vide.
[on dirait toi quand tu l’as perdu, c’est triste hein]
Un frisson m’avait parcourus. Elle ne pouvait pas déjà revenir ? Elle ne peut pas. Tant que je voudrais qu’elle ne soit pas là, elle ne sera pas là.

– Je peux comprendre, j’ai perdu quelqu’un de très proche cette année..
– Comment ?
– J’étais lâche c’est tout.
– Pardonne-toi à toi puis à elle, c’est comme ça que j’ai pu deal avec la mort de maman.
– Comment fais-tu ?
– Comment je fais quoi ?


Je venais de retrouver un ami, il avait bien changé. Une réalité me frappa, avant de partir de chez Dale, il m’avait mis en garde sur le temps qui passe et que plus rien n’était comme avant. Maintenant je comprenais, Seal était à cette époque le plus timide et le moins sûr de lui qui selon les autres pouvait facilement rivaliser avec moi. “J’ai pas changé on dirait..” Aujourd’hui il est devenu confiant, plus sûr de lui. Je sentais ma gorge se nouer, je serrais mes mains sur la lance de mon sac. Les yeux de Seal me regardaient, avant de soupirer et de m’enlacer. On est resté comme ça quelques minutes avant qu’il ne se détache et me regarde avant de parler doucement comme si chaque mot pouvait m'écorchais plus que je ne l’était.

– Je ne sais pas ce qu’il s’est passé pour que tu partes comme ça et honnêtement on s’en fiche tous. T’es plus le même et nous aussi et pourtant on te retrouve dans le même état que lorsque t’es parti mon frère. Vraiment je croyais pas ta mère quand elle nous disait que t’était dans un état pas possible et que même l’autre asiat’ là arrivait pas à te consoler.
– Sympa tout ça, et l’asiat’ comme tu dis a un nom.
– Je sais, Jae-Sang Park je crois ? Je suis sûr il est tombé raide love de toi en même temps je le comprends t’es vraiment beau-gosse comme mec.
– Faut arrêter avec ça même Jae le dit.
– Baah il a pas tord si tu laissais la porte ouverte à tout le monde je sui sûr que plus d'un te sauterait dessus moi le premier !


On avait fini par rire de bon cœur ensemble, ma mère nous regardait de loin dans un coin de la pièce le sourire soulagé et doux d’une maman. Seal à continuer de me sermonner sur le fait que j’ai inquiété beaucoup de monde et notamment Jae qui l’avait supplié de répondre à la requête de ma mère à lui et les autres.

– On t’en veux tous un peu de ne pas nous avoir donner de nouvelle depuis tout ce temps tu sais mais on te pardonne maintenant faut juste que tu gardes contact avec nous et que l’été prochain du viennes nous voir et on fera p’trêtre un basket avec les deux autres imbus d’eux même là. Et faut que tu ramènes l’autre là qui parle pas notre langue surtout sinon c'est pas fun du tout.

Je lui avais sourit joyeusement, avant de prendre son contact et ses réseaux pour pouvoir organiser tout ça. On remontait dans la voiture et on avait repris la route pour rentrer, sur le chemin j’avais remercié ma mère pour tout ce qu’elle avait fait pour me remonter le moral et que je puisse un peu oublier ma rupture amicale avec elle. J’avais envoyé un message à Jae lui demandant si il était dispo pour un appel et pour réponse j’avais le droit à un appel visio entrant. Au final, peut-être que ça à du bien d’avoir perdu l’acte d’avant ?

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CHAPITRE 3 : troisième accord | +++

WAYNE CHANDLER
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Reducio
homme photo en noir et blanc
ASHLEY CHANDLER
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Reducio
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LEACH ARCHER
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La suite du périple continue. Je commençais doucement à regretter cette surprise que ma mère m’avait faite et qui s’écoulait sur plusieurs jours maintenant. Je sortais beaucoup plus de ma chambre, je recommençais à doucement me réintégrer dans les repas où mon géniteur ne participait pas au plus grand désarroi de ma mère et de ma grande-sœur qui au fond je le savais n’attendait sans doute que je fasse le premier pas.

Le voir revenait à me souvenir de ce dernier jour de notre voyage en pays d’Asie. Voir son regard froid et dur sur moi comme si j'étais la personne en qui il avait le plus de regrets. Je ne me souviens pas de mon enfance, mes souvenirs partent de ma rentrée en école primaire jusqu’à la découverte de mes pouvoirs qui fut un grand choc pour tout le monde. Et qui aujourd’hui est un trop grand secret autour de moi. Mathilde l’espérait, une réconciliation entre lui et moi, repartir sur de bonnes bases car elle, elle l’aimait bien cette douce amie que j’ai perdu à cause de… la folie ? Me revoilà à penser à cette fille. Non, non elle restera aussi loin que possible.

Ma mère venait de toquer à ma porte de chambre, elle rentra et fut (espérons) choquée du rangement qui a été fait si on oubliait mes partitions et chansons étalées un peu partout sur le parquet de ma chambre. Elle soupira et m’avait dit qu’on prendrait la route dans une quinzaine de minutes. Je n'avais pas eu de nouvelle de Jae aujourd’hui, mais les autres gars commençaient doucement à m'écrire en prenant de mes nouvelles, me racontant leur journée ou encore les premières disputes entre eux depuis qu’on avait repris contact. Lorsque je rangeais les différentes partitions et les chansons dans un classeur je sentais mon téléphone qui vibrait dans ma poche arrière. “Un message ? C’est peut-être Jae ?” à ma grande surprise ce fut un numéro que je ne connaissais pas, le message envoyé me faisait un peu peur.


`` Je ne veux pas te revoir, tu devras faire avec. Je ne serais pas le plus sympa avec toi.``


J'effaçais la conversation et le numéro en même temps. Le message ne m’était sans doute pas adressé ou du moins je m'enfonçais dans le déni parce que vite la réalité vous rattrape quand le moment en ai le plus opportun.

Est-il possible de détester la voiture à force de la prendre trop souvent ? Il y a des chances, sur le chemin -le même depuis le début- je regardais par la fenêtre le décor qui avance plus rapidement que mes propres pensées bloqué sur le message que j’ai reçu plus tôt. Une lueur d’espoir abritait mon corps en me disant qu’il n’était vraiment pas pour moi le message, j’en avais parlé avec Jae, qui avait décidé de ne plus donner de nouvelles depuis ce matin. Logique quand on pense que ses vacances se finissent bientôt et qu’il rentre dans deux jours. Enfin.

Arriver devant la maison, ceintures détachées, ma mère ne sortait pas de la voiture et bizarrement je ne sentais pas la visite qu’on avait aujourd’hui.

– Faut que je te mette en garde Wayne, elle regardait le vide devant elle avant de m'accorder un regard triste, il n’est pas le plus enthousiaste à te revoir il a même demandé hier à qu’on ne vienne pas.

Outch.

Elle me tapota l’épaule avec tout le courage et l’espoir que cela se passa bien retransmis dans ce geste. Je lui offrit un sourire des plus faux, après tout je ne suis habituée à être seul. On sortait de la voiture et un homme d’une quarantaine d'années nous attendait sur le palier, le portail déjà ouvert et le visage fermé dans une expression des plus froides. Ashley et moi nous nous regardions, inquiet de la suite, mais on aller à sa rencontre.

Les présentations se firent à l’intérieur de la maison, décor très rustique et si Math’ aurait été là elle aurait pensé à un décor de maison dans la montagne de chasseur. Il y avait deux canapés qui se faisaient face, ma mère et moi étions assis sur l’un tendit que de l’autre avait l’homme qui n’avait pas changé d’expression entre nous une table basse sur laquelle résidaient des miettes de pain et de la viande séchée. Un frisson m'a parcouru l’échine. Un mauvais frisson. Une nouvelle tête apparut dans le champ de vision, je tournais la tête devant le garçon qui venait de rentrer dans la pièce sous le regard scrutateur de ce que maintenant je supposais être le père de Leach Archer.

– Papa tu leur fais peur arrête ça c’est agaçant vraiment.

Son père se retourna vers lui avant de.. lui accordait un sourire béat, et de lui parler avec une voix toute mignonne ? Oh wow, par Merlin, il est gaga de son fils ??
On s’échangea un regard avec ma mère surpris tant dis que Leach soupirait d’agacement. Il lui avait demandé de faire visiter la maison à ma mère, chose qu’il fit. Me voici seul avec celui qui avait d’être le moins à l’aise ici.

– T’as reçu le message ?
– Pardon ?
– Putain t’es vraiment sourd m’a parole ! As. tu. reçu. mon. message. Oui ou non ?


Je regrette que Jae ne soit pas avec moi pour m’aider, il avait un regard près à me tuer si il le pouvait et que la loi l’autoriser. Tout dans sa voix me faisait comprendre qu'il n'était vraiment pas ravi que je sois là. Note pour plus tard, ne pas raconter ça à maman ni à Math’.

– Oui.
– Je ne ferai pas la conversation avec un lâche qui s'est enfui en nous laissant derrière lui.
– Je ne me suis pas enfui, Leach.
– Tu me tiens tête maintenant ?


Silence. J’avais oublié qu’il était si cruel. Avant qu’on ne devienne amis lui et moi il faisait partie de ceux qui me harcelaient en primaire. Il s’est adouci peu de temps après que Jae et les jumeaux Kellner lui ont parlé. Mais son comportement était celui qui continuait d’embêter les autres, les faires espéré pour ensuite les lâcher sans scrupule ou encore de leur faire des farces pour mieux rigoler après. Aujourd’hui devant moi, j’ai le Leach sans scrupule qui est prêt à blesser les autres comme les autres l’ont blessé et dieu sait que les excuses avec lui ne marchent pas.

– J’me disais aussi que t’étais trop peureux pour répondre. Et en vrai, ça me manquait un peu de ne pas avoir quelqu’un à emmerder.

Tout le long je regardais mes mains liées entre elles, ses derniers mots avait l’effet de couteaux qui vous raflent la peau. Je relevais la tête, est-ce pour ça que Jae ne me répondais pas au final ? Il était au courant du planning de cette semaine. J’avais la chance de ne pas m'être pas encore fait critiquer pour mon statut de né-moldu au château et s' il y a bien une chose que le copain de Math’ m’ait appris avant de rentrer à Poudlard était la réparti.

– Tu seras déçu d’apprendre que ça ne me fait ni chaud ni froid, je ne me suis pas enfui et la pensé ne m’y était même pas venu. Mais je vois que tu restes fidèle à toi-même Leach, cruel, froid, hautain, capricieux et vicieux.

Il écarquilla les yeux, après tout, l’être humain renvoie l’effet de celui qui lui fait face. Il resta sans voix, la bouche légèrement ouverte : il était choqué.

– J’te demande pardon le binoclard ?
– Je ne te demande pas de m’apprécier, au contraire tu faisais partie de ceux qui aimer me faire des croches-pieds ou encore de cacher mes affaires à l’origine.Mais j’ai eu espoir que tu changes, par respect pour ma mère tu pourrais au moins faire un effort elle s’est donné beaucoup de mal juste dans le but de me remonter le moral.


Il éclata de rire, un rire à gorge déployée avant de s'essuyer le coin des yeux, sourire jusqu’aux oreilles, avant de venir s’installer à côté de moi. Il posa sa main sur mon épaule avant de lancer fière et content.

Ravi de voir que tu as pris du répondant après deux ans de silence radio.
– Quoi ?
J’te teste binoclard, je refuse que tu reviennes dans ma vie sans avoir au moins changer et j’te parle pas physiquement qui au passage t’es devenu vraiment beau gosse si on oublie les cernes !


Un rire gêné sorti de ma bouche. Comment on prend les compliments déjà venant de son ancien harceleur ? Le reste de la rencontre se fit sur une note plus douce mais un peu piquante aussi. Il s’est excusé de beaucoup de choses du passé mais aussi du message, et s’est l’esprit et le cœur léger qu’on se quittait lui et moi. Même si je savais au fond de moi qu’il continuerait à me lancer des piques.

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CHAPITRE 4 : quatrième accord | +++

WAYNE CHANDLER
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AAYDEN KELLNER
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On était au quatrième jour des balades en voiture qui finissent souvent par aboutir à une guette à pans. Je n’avais pas eu de nouvelles de Jae sauf un petit message disant qu’il m’appellerait bientôt avant de prendre l’avion pour revenir et que le temps lui manque pour discuter. Ca m’avait fait sourire devant son message, “toujours prévenant’’ avais- je fini par penser.

Aujourd’hui je n’avais pas la surprise de la visite, car au lieu de prendre la voiture comme les jours précédents c’était la famille qui se déplaçait jusqu’à nous. Un honneur comme l’avait suggéré mon géniteur au repas auquel je n’avais pas participé sous les plaintes continuels de mon père sur l’absentéisme régulier à la table. [Il ne connaît pas le mot famille, il a détruit la tienne non ?] Assis sur le sol de ma chambre, dos contre le lit, cette douce voix féminine me parvenait une fois de plus. Un soupir de mécontentement traversait mes lèvres avant de replier mes genoux contre mon torse et poser le menton dessus. [Tu ne me chasses plus ?] Si. Je te l’ai dit, je ne veux plus te voir ni t’entendre.

Un toquement se fit entendre le lendemain matin, puis un deuxième, puis un troisième. Et une porte qui s'ouvrit dans un grand fracas, ce qui me réveilla par un énorme sursaut, les yeux grands ouverts je recherchais de la main mes lunettes sur ma table de chevet, les trouver, les mettres sur mon nez et voir ma grande-soeur les bras croisé sur la poitrine le regards dur et le visage aux trait tiré par la colère.

– T’as pas entendu le réveil sérieux !?
– Cris pas du matin !


Un soupir se fit entendre de la bouche de Mathilde, le nez pincé par deux doigts, avant de reposer son regard sur moi. Je me suis permis un regard sur l’heure sur mon téléphone et.. IL EST ONZE HEURES PASSE ??? Mes yeux faisaient des allers-retours entre l’heure et ma grande-soeur debout, habillée, coiffée, et maquillée.

C’est bon tu as compris ? Les Kellner viennent manger dans une heure je te rappelle.
– J’ai complètement oublié de mettre un réveil !


Je sautais du lit, attrapais de quoi faire une tenue qui passerait pour un repas amical du midi, mes affaires de douche. Ma soeur faisait mon lit sous le regard amusé de la situation..

Même pas un “merci ma grande sœur d’amour de m’avoir réveillé de mon sommeil de plomb” ?
– Tu peux encore rêver Math’ ! lançais-je du couloir direction la salle de bain.


Un rire se faisait entendre dans la cuisine, je savais que ma mère se moquait de la situation. Une fois l’eau activée -fallait bien attendre qu’elle chauffe non ?- une fois terminé, séché et habillé, une voix féminine adulte se faisait entendre de derrière la porte : ma mère.

Les Kellner arrivent dans une trentaine de minutes, tu auras le temps de te préparer ou pas ?
– Tu sais où est ma trousse avec mes produits m’man ?
Sous l’évier.
– Merci ! Tu fais quoi pour ce midi ?
Un plat que tu raffoles chéri.


Un “ew” est sorti de ma bouche, ça signifie qu’on a des aubergines au repas. Un rire se faisait entendre de l’autre côté de la porte avant de disparaître aux bruits des pas qui s'éloignaient. Une dizaine de minutes plus tard, je sortais de la salle de bain, alla dans ma chambre regarder les notifications que j’ai pu manquer. Deux appels manquaient de la part de Jae, avant que je puisse déverrouiller mon téléphone un troisième essai d’appel de Jae apparu sur mon écran je répondis à son appel qui bascula vite sur un appel en visioconférence.

Bon dieu Wayne tes cheveux ont tellement poussé !!
– C’est une horreur à laver je t’avoue.
Mais t’es grave sexy comme çaaaaaa, tu les coupes pas ? On est d’accord hein ?
– A vos ordres capitaine !
En mimant le salut militaire, un fou rire s’installa.

Puis un petit silence s’était installé comme ci, les mots ne voulaient pas sortir de peur de gâcher le moment, je regardais d’un œil l’heure affichée au-dessus de la tête de Jae qui était allongé sur le ventre sur son lit. J’en avais conclu qu’il avait posé son téléphone contre son oreiller.

Tu vas t’en sortir avec les Kellner ?
– J’en sais rien.
J’aurai aimé être là..
– Je sais, mais tu prends bientôt l’avion non ?
Yep, j’ai hâte de revenir te voir, et de t’étouffer de câlins !


Un sourire apparut sur mon visage, je le regardais raconter ses journées. Je ne suis vraiment pas quelqu’un qui aime le contact physique, mais avec Jae je n’ai juste pas eu le choix de devoir m’y habituer. Au bout d’une vingtaine de minute j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir et plusieurs voix se fit entendre.

– Le devoir m’appelle Jae, on se voit demain comme toujours ?
Déjà ?
– Oui, écris moi quand t’es arrivé sur le territoire ok ?
Promis ! A demain !


Je raccrochais, mis mon téléphone dans ma poche avant d’aller accueillir avec du retard nos invités d’aujourd’hui. Je saluais les parents en premier, puis deux têtes jumelles plus grandes que moi firent leur apparition. Aayen et Niels si mes souvenirs étaient bons, c'est les derniers qui ont intégré le groupe en primaire. Les deux me scrutaient de la tête aux pieds, puis les salutations se firent dans le calme et la bienveillance ce qui m'avait étonné.

Il n’y avait pas vraiment de discussion, en réalité aucun de nous trois n'osait réellement tenter le dialogue. Un tableau assez drôle quand on y pense. Les adultes discutèrent dans la cuisine avec ma grande-soeur -les deux derniers étant partis la veille chez les grands-parents- on était à trois assis à la table. Les deux face à moi. Ils échangèrent des regards et faisaient des messes basses en me regardant. Je souhaitais disparaître de la table, et de leur jugement. C’est Aayen qui prit la parole en premier d’un ton chaleureux :

Tu as beaucoup changé Wayne, on se disait qu’on avait du mal à te reconnaître.
Pardonne-nous pour ses messes basses.
On ne voulait pas que tu te sentes mal avec nous.
Mais tu as beaucoup changé et on ne sait pas vraiment le caractère que tu as aujourd’hui.


Les deux, à eux seuls pouvaient faire une discussion solo. Je les regardais à tour de rôle, j’avais presque le tournis à tourner la tête à chaque prise de parole de chaque frère. Par merlin, je sentais déjà le mal de tête arriver avant l’heure !

– J’ai pas changé en réalité, peut-être juste le physique oui mais le reste n’a pas vraiment suivi je dirais ?
Tu prendras en assurance avec le temps,
fit Aayden.
Surtout si tu continues à côtoyer Leach, suivi Niels.
– J’ai pu remarquer que oui, il n’a pas vraiment changé de ce côté là..
Après que tu n’es plus donné de nouvelle il s’est vite renfermé sur lui-même et à commencer à s’en prendre à quiconque lui passer sous la main Niels en a fait de nombreuses fois les frais.
– Je suis sincèrement désolé, je pensais qu’il se calmerait ?
Ne t’excuses pas Wayne, tu n’y ais pour rien dedans. Tu as bien fait de changer d’établissement et d’embarquer Jae-Sang avec toi c’est pour le mieux.


Niels m'accordait un doux sourire à la fin de sa phrase avant de venir me tapoter l’épaule et retourner aux côtés de son frère. Je m’en voulais qu’il est dû prendre les mots tranchants de Leach, mais au fond je savais qu’à cette époque à par Jae peut voir un micro pourcentage du groupe me considéré réellement comme leur ami mais plus comme le “petit gars qui ne parlait pas”. Je ne peux pas leur en vouloir.

La discussion se fit naturellement comme si le passé n’avait pas laissé de trace, ni de marque sur l’amitié qui se formait maintenant sur des bases solides. Mon téléphone vibra dans ma poche, sans doute Jae qui m’annonçait qu’il prenait son avion pour le retour ici. Les jumeaux n’attendaient pas des excuses de ma part mais du changement et ils espéraient -à leur demande qui sonnait un peu comme un ordre quand j’y repense- que je puisse passer un peu plus de temps avec eux dans le futur. Auquel j’avais répondu positivement, le repas fut annoncé et prit place sur la table, la discussion se fit sans complication entre adolescents et adultes qui discutèrent sans problèmes.

– Ça devrait être illégal d’interdire le téléphone dans un établissement tu fais comment pour discuter avec tes parents et tes amis ?

Un rire m’échappa, un rire amer sur la fin car des amis en réalité il ne se compte que sur les doigts d’une main et l’une venait de partir en claquant la porte en retournant tout mon monde.

– On envoie des lettres à la place, dis-je en prenant une bouchée de haricots verts.
Si vous souhaitez lui écrire hésitez pas à venir me les donner ou nous les envoyer pour qu’on puisse lui transmettre, on fait des colis, fit ma mère avec un grand sourire.
– Vous êtes au Moyen-Âge dans votre école, fit Aayden.
– Mais c’est plutôt sympa en vrai !

Le reste du repas se fit dans la joie et la bonne humeur, à la fin je pris les contacts des frères avant de les saluer chaleureusement. Ma mère souriait en me voyant reprendre un peu de vie après ses semaines dans le noir à mijoter dans une ambiance noirâtre. Maintenant, j’avais hâte de retrouver mon meilleur-ami, mon frère de cœur demain.

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CHAPITRE 5 : cinquième accord | +++ | fin

WAYNE CHANDLER
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Le lendemain, mon réveil fut marqué par un pic d’adrénaline importante à l’idée de savoir qu’on allait se revoir. Le temps était avec moi aujourd’hui, le ciel était clair, sans nuages, il faisait chaud mais à l’ombre on tenait bien les UV solaires et le soir on allait avoir de l’orage pour faire retomber la chaleur. J’avais pris le temps dans la salle de bain, Math’ à tambouriner à la porte pour pouvoir rentrer se préparer pour aller chez son copain. Oups, j’ai pris un peu trop de temps. En sortant je vis une Mathilde peu contente qui pue un peu le tabac, elle avait sans doute fumer ce matin.

Tu comptes pécho ton pote ?
– Tu pues le tabac ma sœur.
Dépêche avant que Maman le sente alors.


Un soupir m’échappa, je lui laissai la place dans la salle de bain. Nos parents savaient qu’elle allait souvent à des soirées, il n’était pas rare qu’elle ne rentre pas ou alors qu’elle revenait au petit matin avec les odeurs de la veille. Je me demande si sait bien les soirées ?
Je retournais dans ma chambre pour attraper un livre qui traînait sur mon bureau, assis sur le sol je commençais ma lecture pour passer le temps, souvent Jae et sa famille revenaient en début d’après-midi j’avais encore deux bonnes heures devant moi. Mon téléphone posé à côté de moi, j’attendais ses nouvelles. Pire qu’un ex qui ne veut pas vous lâcher.

Tu manges avec nous Wayne ? criait ma mère du salon.
– Oui !

Midi sonna, j’allais rejoindre les autres pour manger un bon gratin de je ne sais pas quoi et au vu du visuels je m’attendais à un test culinaire de ma génitrice. Mathilde avait la tête ailleurs, les restes de la soirée se faisaient voir malgré les tentatives de le cacher, elle me lançait un regard qui voulait dire “dit rien à maman” je ne pouvais que nier mon observation. Une fois le repas fini, la table débarrassée et nettoyée, j'ai repris mon livre pour aller me poser sur la balancelle du jardin.

Plonger dans ma lecture, je n’avais pas entendu les bruits de pas qui s'approchaient de moi ni du portail qui sépare mon jardin et celui de Jae s’ouvrir juste avant le drame. Deux mains venaient de se poser sur mes épaules et un “bouh” se fit entendre dans mon oreille. Un sursaut de peur arriva, je tombais de la balancelle les fesses la première sous le fou rire du coupable.

– JAE ! JE VAIS TE TUER !
Tu oserais faire ça chéri ?


Il me tendit la main pour m’aider à me relever, une fois debout je retirais la possible trace de poussière dû à la terre sèche. Au moment où j’allais lui répondre, des bras se refermèrent autour de mes côtes et une petite tête vient se nicher contre mon épaule. Je posais ma joue contre ses cheveux et refermais mes bras autour de ses épaules en lâchant un soupir le sourire aux lèvres.

Tu m’as tellement manqué que j’ai mal au cœur, lâcha Jae avec la voie qui se cassa.
– Je sais, tu m’as beaucoup manqué aussi.
Je te lâches plus du reste des vacances !
– Tu peux.


Son étreinte se resserra un peu plus. D’aussi loin que je me souvienne de notre amitié, Jae a toujours été celui qui était le plus sensible de nous deux. Même quand on ne parlait pas la même langue, il lui arrivait de pleurer en me voyant me faire embêter ou encore en me voyant faire une tête dépitée quand j’avais pas la réponse. On a toujours été ensemble peu importe ce qui se passer dans nos vies respectives, quand j’ai eu ma lettre d’admission à Poudlard et que j’ai dû lui annoncer que j’allais étudier dans une école assez loin je me souviens des larmes qu’il avait lâcher en croyant qu’on allait ainsi plus se revoir.

– Il va falloir me lâcher un jour Jae.
Non.
– Math’ va croire qu’on sort ensemble si tu continues.
Parce qu'elle ne le croit pas déjà ?
– On ne va pas rester debout toute l’après-midi Jae..
J’ai dit que je te lâchais plus.
– T’es vraiment un enfant parfois tu le sais ça ?


A contre-coeur sans doute il me lâcha, il essuya ses yeux humides avant de sourire. Pas possible cet homme quand-même. Je me réinstalla sur la balancelle, posa mon livre à côté de moi, il restait debout devant moi. Il me raconte ses vacances pour la millième fois mais si cela lui fait plaisir alors oui, je le laisse raconter encore et encore les mêmes évènements. Au bout d’une vingtaine de minutes ma mère nous avait apporté des jus frais avant de repartir.

Et toi ? Tout s’est bien passé avec les gars ?
– Il n’y a qu’avec Leach que ç'a été un peu compliqué de dialoguer mais à la fin ça s’est arrangé.
Tu m’étonnes, il reste fidèle à lui même !


Il venait s’asseoir à côté de moi, replier ses jambes pour s’asseoir en tailleur sur la balancelle. Il avait le sourire qui aller jusqu’aux oreilles, ça me faisait plaisir de le voir comme ça. Lors de nos appels il avait ce sourire fade qui lui collait au visage tellement que je commençais à m'inquiéter pour lui. On discutait de tout, parfois il posait sa joue contre mon épaule en parlant.

Tu sais, même si elle n’est pas à tes côtés cette année..
– Jae, s’il te plaît.
Je veux juste te dire que tu n’as pas à t’empêcher de vivre Wayne ! Je déteste le fait que cette situation t'ait rendue si triste !


Quand il commençait à s'énerver, son accent revenait le plus souvent, et peu de monde le prenait au sérieux. C’est un être littéralement angélique.

– Je suis en tort je te rappelle.
Et alors ? Elle l’est tout autant à n’avoir rien dit avant. Si je la revois un jour, je lui fais entendre deux mots !


Un rire m’échappa, ce n’est pas un sermon qu’il me faisait mais une pièce de théâtre qui touchait à sa fin. Qui tirait son rideau sur une note positive. J’avais retrouvé un groupe d’amis qui repartait sur de bonnes bases, Jae avait fini par créer un groupe dans lequel tout le monde y était. Les messages fusèrent entre joie et incompréhension, disputes et des “images mood”.

Même si on est tous ensemble, tu restes mon préféré Wayne ! Je t’apporterais mes cadeaux souvenirs demain après avoir tout ranger !
– Tu m’en ramènes tout le temps !
Mais là s’est symbolique, la prochaine fois du m’accompagnera avec ma famille !
– Jae je connais rien et je ne parle même pas couramment ta langue natale !
Pas de discussion c’est acté et vendu ta mère est déjà d’accord.


La guerre est gagnée pour le jeune coréen et perdue pour le jeune anglais. Une dernière salutation et la peinture venait de mettre son dernier coup de pinceau sur la toile de la réconciliation.

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