Visite diplomatique
Je pince mes lèvres lorsque la co-gérante me répond par la négative.
Bien. J'ai l'air bien bête, moi, maintenant.
— Oui, haha.
Je me force à secouer la tête en riant lorsqu'elle me fait son aparté sur le fait qu'ils doivent le forcer à prendre des jours de repos.
— Ca m'étonne pas de lui. Toujours à deux cents pourcents dans son boulot...
Même si ça m'aurait bien arrangé, qu'il soit là juste un petit jeudi de plus... Donc j'essaye d'éviter d'avoir l'air débile devant la co-gérante. De faire comme si j'étais heureux pour lui, et que je n'avais pas un seum monstrueux qu'il ait décidé de poser son congé pile au moment où j'ai décidé de venir.
Et oui, en effet. J'aurais pu genre au moins me renseigner sur s'il était là ou non avant de genre débouler comme ça. C'aurait été plus... Intelligent. Je me serais pas retrouvé comme un idiot, à ne pas savoir quoi dire devant Peyton.
Mais bon... Je lui ai jamais parlé avant. Elle a l'air... Sympa. Et puis tout le monde est sympa au Piti, de toute façon. Genre c'est un critère pour rentrer : si t'es pas cool, t'es pas embauché. Et si t'es pas cool, on te jette dehors, aussi. Genre comme je l'ai été y'a trois sem-...
Bref. On s'en fout. Je... Au moins, si je lui parle pas, je peux au moins lui demander de transmettre un message sans le regarder ni le falsifier. Comme ça au moins, je serai au point. Je serai sûr qu'il y aura pas de mauvaise interprétation ou de propos déformés ou je sais pas quoi.
Donc je me saisis d'une serviette en papier, qui est littéralement le seul support qui est susceptible d'être à ma portée dans ce bar, et je sors ma baguette.
— Ahem... Oui. Si v- tu pouvais lui filer cette serviette quand il reviendra...
La serviette est à plat contre le comptoir. Ma baguette est dégainée. Prête à écrire. Et je tapote sur la serviette de l'extrémité de ma baguette d'un geste répétitif en me mordant la lèvre.
En fait, je me rends compte que je sais pas quoi écrire.
Je vais quand même pas écrire "désolé" sur la serviette. Ca serait admettre que j'ai eu tort. Ca lui donnerait des arguments en ma défaveur. C'est trop risqué.
Non, il faut que je l'écrive de manière à... Euh... L'écrire... Sans l'écrire ?
— Euh... En fait, je sais pas.
J'ai Peyton qui est juste sous mon nez. Je peux au moins me permettre de lui demander quelques conseils sur la rédaction. Elle le connaît cent fois mieux que moi, son employé.
— Je... Je voulais venir pour m'excuser auprès de Chris. De... Mon comportement, y'a trois semaines. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai débarqué. J'espérais le voir en personne. En personne, c'est plus simple. Moins impersonnel. Mais... Je sais pas quoi écrire, du coup. Je sais pas comment faire. En fait, je sais même pas s'il m'en veut. Je sais même pas s'il s'en souvient. Je... Tu le connais bien, toi. Non ?
Je porte mon regard vers elle, les yeux pleins d'espoir.
Bien. J'ai l'air bien bête, moi, maintenant.
— Oui, haha.
Je me force à secouer la tête en riant lorsqu'elle me fait son aparté sur le fait qu'ils doivent le forcer à prendre des jours de repos.
— Ca m'étonne pas de lui. Toujours à deux cents pourcents dans son boulot...
Même si ça m'aurait bien arrangé, qu'il soit là juste un petit jeudi de plus... Donc j'essaye d'éviter d'avoir l'air débile devant la co-gérante. De faire comme si j'étais heureux pour lui, et que je n'avais pas un seum monstrueux qu'il ait décidé de poser son congé pile au moment où j'ai décidé de venir.
Et oui, en effet. J'aurais pu genre au moins me renseigner sur s'il était là ou non avant de genre débouler comme ça. C'aurait été plus... Intelligent. Je me serais pas retrouvé comme un idiot, à ne pas savoir quoi dire devant Peyton.
Mais bon... Je lui ai jamais parlé avant. Elle a l'air... Sympa. Et puis tout le monde est sympa au Piti, de toute façon. Genre c'est un critère pour rentrer : si t'es pas cool, t'es pas embauché. Et si t'es pas cool, on te jette dehors, aussi. Genre comme je l'ai été y'a trois sem-...
Bref. On s'en fout. Je... Au moins, si je lui parle pas, je peux au moins lui demander de transmettre un message sans le regarder ni le falsifier. Comme ça au moins, je serai au point. Je serai sûr qu'il y aura pas de mauvaise interprétation ou de propos déformés ou je sais pas quoi.
Donc je me saisis d'une serviette en papier, qui est littéralement le seul support qui est susceptible d'être à ma portée dans ce bar, et je sors ma baguette.
— Ahem... Oui. Si v- tu pouvais lui filer cette serviette quand il reviendra...
La serviette est à plat contre le comptoir. Ma baguette est dégainée. Prête à écrire. Et je tapote sur la serviette de l'extrémité de ma baguette d'un geste répétitif en me mordant la lèvre.
En fait, je me rends compte que je sais pas quoi écrire.
Je vais quand même pas écrire "désolé" sur la serviette. Ca serait admettre que j'ai eu tort. Ca lui donnerait des arguments en ma défaveur. C'est trop risqué.
Non, il faut que je l'écrive de manière à... Euh... L'écrire... Sans l'écrire ?
— Euh... En fait, je sais pas.
J'ai Peyton qui est juste sous mon nez. Je peux au moins me permettre de lui demander quelques conseils sur la rédaction. Elle le connaît cent fois mieux que moi, son employé.
— Je... Je voulais venir pour m'excuser auprès de Chris. De... Mon comportement, y'a trois semaines. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai débarqué. J'espérais le voir en personne. En personne, c'est plus simple. Moins impersonnel. Mais... Je sais pas quoi écrire, du coup. Je sais pas comment faire. En fait, je sais même pas s'il m'en veut. Je sais même pas s'il s'en souvient. Je... Tu le connais bien, toi. Non ?
Je porte mon regard vers elle, les yeux pleins d'espoir.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
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Visite diplomatique
Peyton regarde le jeune homme sans comprendre lorsqu'il attrape une serviette et qu'il dégaine sa baguette. Elle ne saisit qu'après qu'il souhaite seulement laisser un message à Christopher, littéralement, sans passer par elle. Écrit par ses mots, c'est sûrement mieux. Au moins, ce seront les siens à lui, de mots. Pas ceux d'une vieille femme de quarante-cinq ans. Mais cela dit, une serviette... Elle aurait pu lui passer un morceau de parchemin, tout de même, ça aurait fait plus propre, non ?
Un sourire compréhensif sur les lèvres, elle l'observe hésiter. En attendant qu'il se décide, ses yeux coulent régulièrement vers son cheese-cake dont l'odeur lui titille les narines. Son estomac gronde doucement. Ce n'est pas tant qu'elle a faim, c'est seulement de la gourmandise. Et elle est bien trop polie pour prendre une bouchée maintenant alors qu'elle a quelqu'un en face d'elle. Elle prend donc son mal en patience sans pour autant perdre son air avenant. Le petit jeune a vraiment l'air d'hésiter. C'est donc si dur ce qu'il veut dire à Chris ?
Comme s'il avait entendu sa pensée, il commence à le lui expliquer. Et Peyton comprend tout à coup la raison de son hésitation.
« Oh, » fait-elle, son regard s'adoucissant lorsqu'il remonte de la serviette pour croiser les yeux du jeune homme.
N'a-t-elle pas entendu parler de ça ? Quelque chose en lien avec ces ambassadeurs qu'a Christopher dans les écoles supérieures. Une dispute ou quelque chose comme ça, une conversation qu'ils ont eu avec les employés dans la cuisine il y a quelques semaines ? Peyton a beau fouiller dans sa mémoire, elle n'arrive pas à retrouver le souvenir précis.
« Je le connais bien, oui, répond-elle avec un sourire affable en approchant son siège du bureau d'un coup de bassin, comme pour offrir au jeune homme gêné l'intimidé dont il a besoin pour avoir cette conversation. Mais tu sais... Si je peux te donner un conseil... »
Et de toute manière elle le fera même s'il n'est pas d'accord car les conseils sont toujours bon à prendre selon elle.
« Ça ne compte pas s'il s'en souvient ou non, s'il t'en veut ou non. Si tu as fait quelque chose que tu penses mériter des excuses, tu dois t'excuser, voilà tout. On ne s'excuse pas parce que les autres nous en veulent mais parce qu'on a fait quelque chose de répréhensible. »
Peyton pose un coude sur la table et se tapote la tempe d'un doigt en réfléchissant. Un long « mh » s'échappe de sa bouche. Son regard se perd sur la serviette qui repose entre eux, sur le comptoir.
« Tu pourrais peut-être lui laisser un mot pour lui proposer un rendez-vous ? Tu as raison, ce serait moins impersonnel de s'excuser face à face. Et c'est comme ça qu'on fait, on s'excuse en regardant l'autre dans les yeux. »
Voilà une des nombreuses leçons de morale que leur a fait leur mère quand ils n'étaient encore que des enfants : s'excuser en regardant dans les yeux, face à face, sinon on est un pleutre.
Christopher est obligé de faire des pieds et des mains pour traverser la foule afin de rejoindre les sanitaires. Heureusement, la queue est tellement longue qu'elle s'étire même en dehors de ceux réservés aux femmes. C'est comme cela qu'il a pu apercevoir Alice de loin, en pleine conversation avec cet homme. Une beauté, évidemment. Avec ses mâchoires bien dessinées, son teint hâlé et son sourire à dévorer... S'il n'était pas plus proche de l'âge d'Alice que du sien — mais pas de beaucoup. Il a observé la jeune femme de loin pendant un moment, jusqu'à ce qu'elle touche le torse de l'homme du bout des doigts. Là, il s'est levé.
« Pardon, 'scusez... »
Il slalome entre les clients du pub moldu et se glisse juste à côté d'Alice dont la longue chevelure blanche est remarquable au milieu de toutes ces coupes de cheveux qui ressemblent les unes aux autres. Même Christopher n'a rien de détonnant au milieu de cette foule avec ses cheveux rasés au-dessus de l'oreille. Il se place juste à côté d'Alice, stratégiquement placé entre elle et sa cible du soir qui a décidé de lever le bras pour le poser sur le mur derrière elle. De ce fait, il se trouve à quelques centimètres à peine dudit bras.
Christopher fait un large sourire à l'homme qui le regarde avec un mépris évident. Il soutient un instant son regard avant de se tourner vers Alice qui a les joues rouges de celle qui a trop bu et le regard trop brillant. Ce n'est pas la première fois de la soirée qu'elle se montre extrêmement tactile avec un inconnu et de toute manière Christopher a déjà eu l'occasion de voir comment elle est quand elle a bu lors de la soirée d'intégration du Pitiponk.
« Moi aussi je vais aux toilettes, lui dit-il sur un ton insolent avant même qu'elle puisse dire quoi que ce soit. Continuez tranquillement, je vais pas vous déranger. »
Sauf que son regard insistant et son grand sourire font exactement ça : ils dérangent. Et c'est le but. Non pas qu'il souhaite intervenir dans les petits plans drague d'Alice mais il est parfaitement conscient que, contrairement à lui qui sent sa tête lui tourner, elle ne supporte pas l'alcool. Sa présence n'est que préventive : soit elle lui fait comprendre qu'elle veut être tranquille et il dégagera, soit elle lui fera silencieusement comprendre qu'elle veut repartir à leur table et là ils partiront ensemble.
Un sourire compréhensif sur les lèvres, elle l'observe hésiter. En attendant qu'il se décide, ses yeux coulent régulièrement vers son cheese-cake dont l'odeur lui titille les narines. Son estomac gronde doucement. Ce n'est pas tant qu'elle a faim, c'est seulement de la gourmandise. Et elle est bien trop polie pour prendre une bouchée maintenant alors qu'elle a quelqu'un en face d'elle. Elle prend donc son mal en patience sans pour autant perdre son air avenant. Le petit jeune a vraiment l'air d'hésiter. C'est donc si dur ce qu'il veut dire à Chris ?
Comme s'il avait entendu sa pensée, il commence à le lui expliquer. Et Peyton comprend tout à coup la raison de son hésitation.
« Oh, » fait-elle, son regard s'adoucissant lorsqu'il remonte de la serviette pour croiser les yeux du jeune homme.
N'a-t-elle pas entendu parler de ça ? Quelque chose en lien avec ces ambassadeurs qu'a Christopher dans les écoles supérieures. Une dispute ou quelque chose comme ça, une conversation qu'ils ont eu avec les employés dans la cuisine il y a quelques semaines ? Peyton a beau fouiller dans sa mémoire, elle n'arrive pas à retrouver le souvenir précis.
« Je le connais bien, oui, répond-elle avec un sourire affable en approchant son siège du bureau d'un coup de bassin, comme pour offrir au jeune homme gêné l'intimidé dont il a besoin pour avoir cette conversation. Mais tu sais... Si je peux te donner un conseil... »
Et de toute manière elle le fera même s'il n'est pas d'accord car les conseils sont toujours bon à prendre selon elle.
« Ça ne compte pas s'il s'en souvient ou non, s'il t'en veut ou non. Si tu as fait quelque chose que tu penses mériter des excuses, tu dois t'excuser, voilà tout. On ne s'excuse pas parce que les autres nous en veulent mais parce qu'on a fait quelque chose de répréhensible. »
Peyton pose un coude sur la table et se tapote la tempe d'un doigt en réfléchissant. Un long « mh » s'échappe de sa bouche. Son regard se perd sur la serviette qui repose entre eux, sur le comptoir.
« Tu pourrais peut-être lui laisser un mot pour lui proposer un rendez-vous ? Tu as raison, ce serait moins impersonnel de s'excuser face à face. Et c'est comme ça qu'on fait, on s'excuse en regardant l'autre dans les yeux. »
Voilà une des nombreuses leçons de morale que leur a fait leur mère quand ils n'étaient encore que des enfants : s'excuser en regardant dans les yeux, face à face, sinon on est un pleutre.
Pendant ce temps-là...
QUELQUE PART DANS LE LONDRES MOLDU
QUELQUE PART DANS LE LONDRES MOLDU
Christopher est obligé de faire des pieds et des mains pour traverser la foule afin de rejoindre les sanitaires. Heureusement, la queue est tellement longue qu'elle s'étire même en dehors de ceux réservés aux femmes. C'est comme cela qu'il a pu apercevoir Alice de loin, en pleine conversation avec cet homme. Une beauté, évidemment. Avec ses mâchoires bien dessinées, son teint hâlé et son sourire à dévorer... S'il n'était pas plus proche de l'âge d'Alice que du sien — mais pas de beaucoup. Il a observé la jeune femme de loin pendant un moment, jusqu'à ce qu'elle touche le torse de l'homme du bout des doigts. Là, il s'est levé.
« Pardon, 'scusez... »
Il slalome entre les clients du pub moldu et se glisse juste à côté d'Alice dont la longue chevelure blanche est remarquable au milieu de toutes ces coupes de cheveux qui ressemblent les unes aux autres. Même Christopher n'a rien de détonnant au milieu de cette foule avec ses cheveux rasés au-dessus de l'oreille. Il se place juste à côté d'Alice, stratégiquement placé entre elle et sa cible du soir qui a décidé de lever le bras pour le poser sur le mur derrière elle. De ce fait, il se trouve à quelques centimètres à peine dudit bras.
Christopher fait un large sourire à l'homme qui le regarde avec un mépris évident. Il soutient un instant son regard avant de se tourner vers Alice qui a les joues rouges de celle qui a trop bu et le regard trop brillant. Ce n'est pas la première fois de la soirée qu'elle se montre extrêmement tactile avec un inconnu et de toute manière Christopher a déjà eu l'occasion de voir comment elle est quand elle a bu lors de la soirée d'intégration du Pitiponk.
« Moi aussi je vais aux toilettes, lui dit-il sur un ton insolent avant même qu'elle puisse dire quoi que ce soit. Continuez tranquillement, je vais pas vous déranger. »
Sauf que son regard insistant et son grand sourire font exactement ça : ils dérangent. Et c'est le but. Non pas qu'il souhaite intervenir dans les petits plans drague d'Alice mais il est parfaitement conscient que, contrairement à lui qui sent sa tête lui tourner, elle ne supporte pas l'alcool. Sa présence n'est que préventive : soit elle lui fait comprendre qu'elle veut être tranquille et il dégagera, soit elle lui fera silencieusement comprendre qu'elle veut repartir à leur table et là ils partiront ensemble.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Visite diplomatique
Alors. C'est... Bien. C'est cool. De penser comme ça. De donner des leçons de vie, et tout. Mais... Ce n'est pas vraiment la réponse que je voulais.
Ce que je voulais, c'étaient des conseils pour ce que j'allais écrire sur cette serviette. C'étaient des mots précis à écrire de manière à éviter de le froisser tout en faisant comme si je m'excusais alors que ce n'était pas vraiment le cas. Et pas en tête à tête.
Franchement, je commençais à m'y faire, à ce rempart de la serviette : un mot d'excuse. Pas besoin de le regarder dans les yeux. Pas besoin de guetter sa réaction. J'écris juste le mot comme ça, je lui refile et je disparais. Pas de problème. Pas de représailles. Non franchement, c'était parfait, en fait.
Et là, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle me conseille d'écrire un mot dans l'optique de le revoir ? Pour m'excuser yeux dans les yeux ? Non, c'est trop. Je peux pas.
Même si... Hmpf, peut-être qu'elle me dit ça parce qu'elle connait Chris, justement. Et qu'elle sait qu'il va mal réagir si je m'excuse sur une serviette.
Raaaaah, pourquoi c'est aussi casse-tête de vouloir admettre qu'on avait tort sans admettre qu'on avait tort ? Et pourquoi j'ai l'impression de tourner en rond avec ce maudit problème ?!
Je soupire longuement, détournant le regard :
— C'est... Pas si répréhensible. Mais il y a un monde où il l'a vraiment mal pris, en fait. Pour ça que...
Non mais je dis n'importe quoi.
Bien sûr qu'il l'a mal pris. Il me l'a parfaitement fait comprendre. Je sais qu'il attend des excuses. Je sais qu'il trouve que j'ai abusé. Je sais qu'il a trouvé ça lunaire que j'aille jusqu'à l'abandonner pour la soirée de Halloween au lieu de juste penser à expliquer le problème avec Thomas. Mais il ne m'aurait pas écouté parce qu'il a une confiance aveugle envers Thomas, de toute façon. Mais même, c'est... J'aurais au moins pu essayer, au lieu d'essayer de le prouver par un moyen détourné. Raaah.
— Non mais je sais quoi écrire, en fait.
Je lève les yeux vers Peyton pour capter son regard lorsque je vais prononcer ce mot :
— Merci.
Puis je rebaisse le regard vers la serviette afin d'informuler un Sponte Scripto dessus : « T'avais raison. Pour un ambassadeur, j'ai pas été très diplomate. Je ferai gaffe à te parler direct des trucs qui vont pas me gênent, même si c'est sur ton Tommy Thomas. Désolé. A quand le prochain évent ? Edmund ».
J'ai tout de même toujours un peu de mal à croire que j'ai suivi des conseils de June. Pour de vrai. J'espère juste que ça va pas me porter préjudice. Parce que, durant mes années à Poudlard, tout ce qui est sorti de sa bouche a toujours été un sale coup. M'enfin.
— Désolé de t'avoir pris autant de ton temps... De toute façon, je repasserai bientôt. En tant qu'étudiant, le Pitiponk est pas un bar facile à esquiver, haha. Donc pas besoin de définir un rendez-vous ultérieur, je pense.
Plus qu'à espérer que je ne me ferai pas jeter dehors dès que j'y mettrai les pieds la prochaine fois...
Ce que je voulais, c'étaient des conseils pour ce que j'allais écrire sur cette serviette. C'étaient des mots précis à écrire de manière à éviter de le froisser tout en faisant comme si je m'excusais alors que ce n'était pas vraiment le cas. Et pas en tête à tête.
Franchement, je commençais à m'y faire, à ce rempart de la serviette : un mot d'excuse. Pas besoin de le regarder dans les yeux. Pas besoin de guetter sa réaction. J'écris juste le mot comme ça, je lui refile et je disparais. Pas de problème. Pas de représailles. Non franchement, c'était parfait, en fait.
Et là, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle me conseille d'écrire un mot dans l'optique de le revoir ? Pour m'excuser yeux dans les yeux ? Non, c'est trop. Je peux pas.
Même si... Hmpf, peut-être qu'elle me dit ça parce qu'elle connait Chris, justement. Et qu'elle sait qu'il va mal réagir si je m'excuse sur une serviette.
Raaaaah, pourquoi c'est aussi casse-tête de vouloir admettre qu'on avait tort sans admettre qu'on avait tort ? Et pourquoi j'ai l'impression de tourner en rond avec ce maudit problème ?!
Je soupire longuement, détournant le regard :
— C'est... Pas si répréhensible. Mais il y a un monde où il l'a vraiment mal pris, en fait. Pour ça que...
Non mais je dis n'importe quoi.
Bien sûr qu'il l'a mal pris. Il me l'a parfaitement fait comprendre. Je sais qu'il attend des excuses. Je sais qu'il trouve que j'ai abusé. Je sais qu'il a trouvé ça lunaire que j'aille jusqu'à l'abandonner pour la soirée de Halloween au lieu de juste penser à expliquer le problème avec Thomas. Mais il ne m'aurait pas écouté parce qu'il a une confiance aveugle envers Thomas, de toute façon. Mais même, c'est... J'aurais au moins pu essayer, au lieu d'essayer de le prouver par un moyen détourné. Raaah.
— Non mais je sais quoi écrire, en fait.
Je lève les yeux vers Peyton pour capter son regard lorsque je vais prononcer ce mot :
— Merci.
Puis je rebaisse le regard vers la serviette afin d'informuler un Sponte Scripto dessus : « T'avais raison. Pour un ambassadeur, j'ai pas été très diplomate. Je ferai gaffe à te parler direct des trucs qui vont pas me gênent, même si c'est sur ton Tommy Thomas. Désolé. A quand le prochain évent ? Edmund ».
J'ai tout de même toujours un peu de mal à croire que j'ai suivi des conseils de June. Pour de vrai. J'espère juste que ça va pas me porter préjudice. Parce que, durant mes années à Poudlard, tout ce qui est sorti de sa bouche a toujours été un sale coup. M'enfin.
— Désolé de t'avoir pris autant de ton temps... De toute façon, je repasserai bientôt. En tant qu'étudiant, le Pitiponk est pas un bar facile à esquiver, haha. Donc pas besoin de définir un rendez-vous ultérieur, je pense.
Plus qu'à espérer que je ne me ferai pas jeter dehors dès que j'y mettrai les pieds la prochaine fois...
Peut-être (?) une fin de RP pour moi, je me vois bien le clôturer comme ça. Si Chris fait pas de dinguerie en découvrant le mot d'Edmund... ? 
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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Visite diplomatique
Il a peur, se dit Peyton en regardant le jeune hésiter. Il a peur de la réaction de Christopher. Et elle le comprend. Chris est un homme très ouvert et pas rancunier pour un sou mais s'il pense qu'on lui a manqué de respect ou qu'on s'est fichu de lui, là il peut se montrer dur, surtout avec ses petits ambassadeurs. Peyton a eu l'occasion de le voir au cours des années. Résultat ? Le petit jeune qui est venu lui demander de l'aide ne prend pas en compte ses conseils et commence à écrire sur sa serviette. Au moins l'a-t-il remercié.
Tout en gardant un œil sur lui, Peyton attrape sa cuillère et prend un morceau de son cheese-cake. Elle retient difficilement le gémissement de bonheur quand la pâtisserie coule dans sa gorge. Dieu que c'est bon ! Elle fait comme si de rien n'était mais en réalité elle coule des regards vers la serviette même si elle n'arrive pas à lire ce qu'il écrit. Ça titille sa curiosité, cette affaire. Elle a bien envie de l'aider mais il lui a clairement fait comprendre que ses conseils n'étaient pas souhaitables, même si c'est lui qui est venu les chercher, alors elle tient sa langue et la réserve pour manger sa petite gourmandise.
Peyton avale vivement sa bouchée quand il lève de nouveau les yeux vers elle. Il esquive vraiment, hein ? Pense-t-il réellement qu'elle ne voit pas clair dans son jeu ? Elle lui accorde un regard affable.
« Difficile à esquiver si tu aimes venir ici, oui, dit-elle. Je vais récupérer ça et le donner à Chris. »
Elle désigne du doigt la serviette avant de poser le coude sur la table et le menton au creux de sa main.
« Tu ne m'as pas dérangé, lui lance-t-elle avec un fabuleux sourire qui creuse ses joues. Au plaisir de te revoir. La prochaine fois si tu attends des conseils, essaie de les écouter. »
Elle le dit sans changer de ton ni se départir de son sourire.
« Amuse-toi bien ! »
Puis sans transition, elle se penche pour attraper la serviette qu'elle compte bien donner à Chris qui...
...éclate de rire lorsqu'il lit le contenu de la serviette. Aussitôt après, il plaque la main sur sa tempe en gémissant.
« Ouh là là, j'ai maaaal...
— Tu as encore bu hier soir, » le gourmande Peyton, qui n'est pourtant pas la dernière à s'enfiler des canons le soir avec son frangin.
Christopher ne relève pas. Il n'a tout simplement pas envie de se rappeler d'hier, que ce soit de la journée ou de la soirée. La soirée était plutôt sympa, à vrai dire, ce qui est assez difficile à accepter puisqu'Alice est tout de même une chieuse royale. Mais après quelques verres, une fois oubliés les affres de la journée et les crasses de leurs familles, sans compter de ce mot qui commence par mar et termine par iage, elle s'est révélée être une compagne de soirée assez amusante — surtout quand il s'agissait de rire à ses dépends. Ils se sont même confiés l'un à l'autre, c'est dire.
Chris ramène ses yeux sur la serviette que vient de lui donner Peyton. Elle lui a expliqué qu'un petit gars était venu la voir hier, que c'était pour lui parler, qu'il lui avait laissé un message. Au départ, Christopher n'a pas du tout pensé à Edmund. Il était persuadé que jamais le jeune homme ne reviendrait s'excuser puisque c'est évident qu'il a un ego de la taille d'un cognard. Et pourtant, il a compris dès les premiers mots que la serviette venait de son petit mauvais ambasssadeur de la GEAD.
« J'ai pas été très diplomate, lit-il à voix haute en levant la serviette devant lui. Ça pour pas être diplomate, il a pas été diplomate. Par contre, je paris une gallion qu'il viendra jamais me parler des choses qui vont pas. Il a encore parlé de Thomas. Ce gosse a un problème de jalousie. C'est bizarre, non ? »
Il prend à partie ses deux patrons qui sont devant lui, adossés sur le plan de travail central de la cuisine du Pitiponk. Peyton ne lui jette qu'un regard avant de baisser les yeux sur la pipe qu'elle fourre mais un sourcil est arqué sur son front. Pierce, lui, plante son regard profond dans le sien. Comme toujours quand il fait ça, Christopher se redresse légèrement.
« Il est juste attaché à toi, commente calmement Pierce.
— Mouais... Bah s'il pouvait être attaché en faisant mieux son taf. Non mais quand même le coup de la serviette... »
Un nouveau rire lui échappe. Une serviette ! Pour s'excuser ! C'est idiot, non ? C'est un comportement de gamin.
« Il aurait pu prendre un parchemin, sérieux. Cela dit, c'est audacieux.
— Il ne m'a pas laissé le temps de lui proposer, » intervient Peyton, l'air concerné.
Elle se retient de dire qu'il n'a pas non plus écouté ses conseils. Ce serait lui desservir. Même s'il a mal agi et même s'il n'a pas suivi ses conseils, ses remords semblaient sincères. Elle a envie qu'Edmund ait une nouvelle chance auprès de Christopher.
« Qu'est-ce que tu vas faire ? lui demande-t-elle.
— Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? réplique Chris en haussant les épaules et en se tournant vers le mur à gauche des escaliers qui montent à l'étage. C'est juste un ambassadeur, je vais pas en faire un drame. Je lui enverrai le prochain évent et on verra bien s'il est sincère ou non en fonction des efforts qu'il fera. En attendant... »
Christopher dégaine sa baguette magique et lance un sortilège de glu sur la serviette et la plaque sur le mur. Il se recule pour admirer le paysage, un large sourire sur les lèvres. Derrière lui résonnent les soupirs conjoints de Pierce et de Peyton. La serviette restera collée là longtemps, en guise de souvenir. Après tout, c'est pas tous les jours qu'on a le droit à un mot si joliment écrit de la part de son ambassadeur qui n'a pas ce qu'il faut où il faut pour venir s'excuser en le regardant droit dans les yeux, hein ?
_________
Je suis d'accord, c'est une belle façon de conclure ! Son mot m'a bien amusé et inspiré ! Comme le dit Chris dans le texte : il considère qu'Edmund est toujours son ambassadeur. Il ne répond pas au mot mais lui enverra le prochain événement à diffuser. S'ils se croisent au Pitiponk, Chris agira comme d'habitude avec lui. Comprendre par là qu'il ne se gênera pas pour se moquer de la serviette, pour lui mettre une grande tape dans le dos en lui disant « bah alors, t'avais peur de t'excuser en face ? » et il le chambrera pendant quelques temps avec ça. Il sera attentif aux efforts d'Ed sur les prochains événements, pour voir s'il est sérieux.
Merci beaucoup pour ce RP, j'ai adoré l'écrire ! Au plaisir d'écrire de nouveau avec Ed, j'aime trop leur relation à tous les deux.
Tout en gardant un œil sur lui, Peyton attrape sa cuillère et prend un morceau de son cheese-cake. Elle retient difficilement le gémissement de bonheur quand la pâtisserie coule dans sa gorge. Dieu que c'est bon ! Elle fait comme si de rien n'était mais en réalité elle coule des regards vers la serviette même si elle n'arrive pas à lire ce qu'il écrit. Ça titille sa curiosité, cette affaire. Elle a bien envie de l'aider mais il lui a clairement fait comprendre que ses conseils n'étaient pas souhaitables, même si c'est lui qui est venu les chercher, alors elle tient sa langue et la réserve pour manger sa petite gourmandise.
Peyton avale vivement sa bouchée quand il lève de nouveau les yeux vers elle. Il esquive vraiment, hein ? Pense-t-il réellement qu'elle ne voit pas clair dans son jeu ? Elle lui accorde un regard affable.
« Difficile à esquiver si tu aimes venir ici, oui, dit-elle. Je vais récupérer ça et le donner à Chris. »
Elle désigne du doigt la serviette avant de poser le coude sur la table et le menton au creux de sa main.
« Tu ne m'as pas dérangé, lui lance-t-elle avec un fabuleux sourire qui creuse ses joues. Au plaisir de te revoir. La prochaine fois si tu attends des conseils, essaie de les écouter. »
Elle le dit sans changer de ton ni se départir de son sourire.
« Amuse-toi bien ! »
Puis sans transition, elle se penche pour attraper la serviette qu'elle compte bien donner à Chris qui...
Le lendemain...éclate de rire lorsqu'il lit le contenu de la serviette. Aussitôt après, il plaque la main sur sa tempe en gémissant.
« Ouh là là, j'ai maaaal...
— Tu as encore bu hier soir, » le gourmande Peyton, qui n'est pourtant pas la dernière à s'enfiler des canons le soir avec son frangin.
Christopher ne relève pas. Il n'a tout simplement pas envie de se rappeler d'hier, que ce soit de la journée ou de la soirée. La soirée était plutôt sympa, à vrai dire, ce qui est assez difficile à accepter puisqu'Alice est tout de même une chieuse royale. Mais après quelques verres, une fois oubliés les affres de la journée et les crasses de leurs familles, sans compter de ce mot qui commence par mar et termine par iage, elle s'est révélée être une compagne de soirée assez amusante — surtout quand il s'agissait de rire à ses dépends. Ils se sont même confiés l'un à l'autre, c'est dire.
Chris ramène ses yeux sur la serviette que vient de lui donner Peyton. Elle lui a expliqué qu'un petit gars était venu la voir hier, que c'était pour lui parler, qu'il lui avait laissé un message. Au départ, Christopher n'a pas du tout pensé à Edmund. Il était persuadé que jamais le jeune homme ne reviendrait s'excuser puisque c'est évident qu'il a un ego de la taille d'un cognard. Et pourtant, il a compris dès les premiers mots que la serviette venait de son petit mauvais ambasssadeur de la GEAD.
« J'ai pas été très diplomate, lit-il à voix haute en levant la serviette devant lui. Ça pour pas être diplomate, il a pas été diplomate. Par contre, je paris une gallion qu'il viendra jamais me parler des choses qui vont pas. Il a encore parlé de Thomas. Ce gosse a un problème de jalousie. C'est bizarre, non ? »
Il prend à partie ses deux patrons qui sont devant lui, adossés sur le plan de travail central de la cuisine du Pitiponk. Peyton ne lui jette qu'un regard avant de baisser les yeux sur la pipe qu'elle fourre mais un sourcil est arqué sur son front. Pierce, lui, plante son regard profond dans le sien. Comme toujours quand il fait ça, Christopher se redresse légèrement.
« Il est juste attaché à toi, commente calmement Pierce.
— Mouais... Bah s'il pouvait être attaché en faisant mieux son taf. Non mais quand même le coup de la serviette... »
Un nouveau rire lui échappe. Une serviette ! Pour s'excuser ! C'est idiot, non ? C'est un comportement de gamin.
« Il aurait pu prendre un parchemin, sérieux. Cela dit, c'est audacieux.
— Il ne m'a pas laissé le temps de lui proposer, » intervient Peyton, l'air concerné.
Elle se retient de dire qu'il n'a pas non plus écouté ses conseils. Ce serait lui desservir. Même s'il a mal agi et même s'il n'a pas suivi ses conseils, ses remords semblaient sincères. Elle a envie qu'Edmund ait une nouvelle chance auprès de Christopher.
« Qu'est-ce que tu vas faire ? lui demande-t-elle.
— Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? réplique Chris en haussant les épaules et en se tournant vers le mur à gauche des escaliers qui montent à l'étage. C'est juste un ambassadeur, je vais pas en faire un drame. Je lui enverrai le prochain évent et on verra bien s'il est sincère ou non en fonction des efforts qu'il fera. En attendant... »
Christopher dégaine sa baguette magique et lance un sortilège de glu sur la serviette et la plaque sur le mur. Il se recule pour admirer le paysage, un large sourire sur les lèvres. Derrière lui résonnent les soupirs conjoints de Pierce et de Peyton. La serviette restera collée là longtemps, en guise de souvenir. Après tout, c'est pas tous les jours qu'on a le droit à un mot si joliment écrit de la part de son ambassadeur qui n'a pas ce qu'il faut où il faut pour venir s'excuser en le regardant droit dans les yeux, hein ?
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Je suis d'accord, c'est une belle façon de conclure ! Son mot m'a bien amusé et inspiré ! Comme le dit Chris dans le texte : il considère qu'Edmund est toujours son ambassadeur. Il ne répond pas au mot mais lui enverra le prochain événement à diffuser. S'ils se croisent au Pitiponk, Chris agira comme d'habitude avec lui. Comprendre par là qu'il ne se gênera pas pour se moquer de la serviette, pour lui mettre une grande tape dans le dos en lui disant « bah alors, t'avais peur de t'excuser en face ? » et il le chambrera pendant quelques temps avec ça. Il sera attentif aux efforts d'Ed sur les prochains événements, pour voir s'il est sérieux.
Merci beaucoup pour ce RP, j'ai adoré l'écrire ! Au plaisir d'écrire de nouveau avec Ed, j'aime trop leur relation à tous les deux.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER