La So'Lu'Tion à tout

Il y a un léger temps de latence. Un silence suspendu entre mes paroles et les siennes. Je n'ose pas tourner la tête de peur de briser le moment. Je sais bien qu'il est éphémère, qu'il ne va pas durer. Que ses bras autour du mien finiront par se retirer, et que la chaleur de sa tête sur mon épaule et sous ma joue finira par refroidir. Mais peu importe, elle est là, avec moi, contre moi, pour le moment, et ça me suffit. Le silence me va, il me permet de profiter de cet instant, juste elle et moi.
Elle peut bien prendre le temps qu'elle veut pour me répondre. S'il le fallait je serais prêt à attendre pendant des heures. Je lui dois bien ça, et encore, elle mériterait bien plus. Si j'avais pu, j'aurais pu lui donner absolument toute la magie du monde. Elle en aurait fait un bien meilleur usage que certains, j’le sais.

Elle finit tout de même par reprendre la parole. On est toujours sur les boursfoufflets. Je souris à pleine dents en secouant la tête d’un air savant, profitant du fait que puisqu’elle me regarde à présent, elle peut voir mon expression.

- Tout le monde devrait le comprendre, enfin. Evidemment que c’est primordial !

Les pauvres boursoufflets, enfin. C’est pas ma créature préférée, mais je trouve ça très drôle, comme animal, et très mignon. Je ne sais pas où elle a trouvé cette idée d’en faire des chaussettes, mais c’est ignoble. Berk. Personne ne devrait jamais vouloir mettre les pieds dans ce qui a été autrefois un animal tout rose et tout mignon.

Elle soupire, avant de rigoler à mes paroles, et je souris comme un con, heureux de l’avoir fait rire. Je l’écoute parler sans me départir de ce sourire qu’elle crée sans même sans rendre compte, je crois, et je me mets carrément à rire à la fin.

- Alors c’est donc çaaaa ! On te paye. Je me disais, aussi, avec tes bijoux de luxe, là… Nan mais franchement, on devrait pas partager les bénéfices ? Genre on fait du cinquante cinquante. Parce que bon, c’est quand même grâce à moi, que tu les gagnes, hein…

On rigole à nouveau, tous les deux, puis elle remet sa tête sur mon épaule, et je souris (est ce que j’ai arrêté de sourire à un moment, même ?) à son contact.

Puis elle me remercie d’être là pour elle, et, à nouveau, je cale ma joue sur le haut de sa tête. Je réfléchis à quoi dire, et moi aussi, je prends mon temps.

- Je suis là où je dois être.

C’est vrai. Ma place est à ses côtés, au plus près d’elle. C’est là que je me sens le mieux et c’est là que je suis supposé être. Je le sais. La vie m’a placé à ses côtés suffisamment tôt pour que j’ai le temps de le comprendre.

- J’sais pas si je survivrais si je pouvais pas être avec toi, hm. Pas la peine de me remercier.

Je pense ce que je dis. Lu’, c’est genre… ma bouffée d’oxygène, un peu. J’ai appris à respirer avec elle, et si elle venait à disparaître, je sais pas si je m’en remettrais. Si j’apprendrais jamais à respirer autrement. J’en aurais même pas envie, en fait.

- Toi, par contre, je pense que tu mérites des milliers de merci pour me supporter tous les jours, je lance avec un sourire taquin.

C’est à moitié une blague, à moitié pas tant que ça. Je sais que je suis chiant, des fois. Je parle trop fort, trop vite, je bouge trop, je plaisante trop, tout ça. Mais je sais qu’elle s’en fout, Lu’, qu’elle m’aime comme je suis et qu’avec elle je peux faire n’importe quoi, elle me pardonnera toujours. C’est elle, de nous deux, qui mérite les merci, et pas l’inverse. Je sais pas si elle s’en rend compte ou pas, mais c’est le cas.

@Sage Matthews
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28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la merveilleuse Sage Matthews

La So'Lu'Tion à tout
Je ris encore. Je ris toujours aux côtés de Soren. C'est un mec si drôle. C'est d'ailleurs une des premières choses qui m'a frappée quand il est venu chez moi pour la première fois grâce à Soline. Son sourire et son aisance familière à me faire rire. On n'a pas mis longtemps à se lier, lui et moi. C'était une évidence. Comme le soleil qui se lève à l'est et se couche à l'ouest, comme le fait que la Terre est ronde, comme dire que le ciel est bleu. C'est juste comme ça. J'entends le sourire dans sa voix qui me charrie, qui rebondit sur mes mots avec tant de facilité qu'on dirait qu'il a deviné ce que j'allais dire avant même que je n'y pense et je secoue la tête quand il ne fait que mentionner le fait qu'on devrait partager les gains. Il sait très bien que, bien que ce soit faux, je lui aurais donné tout ce qu'il avait demandé s'il en avait eu besoin ; des mornilles ou un rein, je n'aurais rechigné à aucun des deux.

Sa joue vient retrouver le haut de mon crâne avec sa douceur habituelle, ses mots viennent creuser le silence et toucher mon cœur avec la même chaleur qui m'a trouvée un peu plus tôt dans notre conversation. Naturellement, mes doigts viennent caresser la peau de son avant-bras en signe de reconnaissance, à défaut de le serrer encore plus fort et de lui couper la circulation sanguine.

« Tu sais très bien ce que je veux dire, murmuré-je pour que le moment de quiétude ne me quitte pas. »

Il doit bien le savoir, non ? Je sais qu'il sait. Il dit que c'est moi qui devrais être remerciée. Au fond, je remercie surtout la vie de l'avoir mis sur mon chemin. Je sais pas ce que je ferais sans mon Soren à mes côtés.

« Je suis là où je dois être aussi. Avec mon meilleur ami, ponctué-je, ne lui laissant pas l'occasion de pouvoir me retourner le compliment une nouvelle fois. »

Je rouvre les yeux, tombe une nouvelle fois face à la beauté du lac, et pousse un long soupir. L'après-midi touche à sa fin. Soren va mieux, je crois. On est bien, ici, l'un avec l'autre. Pendant une seconde, je me demande comment serait la vie si elle pouvait se résumer à ce moment. À ce passé, ce présent et ce futur qui seraient uniquement avec Soren. Et l'espace d'un instant, je me dis que je n'ai besoin de rien d'autre que lui.

Alors, je me redresse et tourne mon visage vers le sien. Mes prunelles viennent accrocher les siennes, heureuses, et je viens coller mes lèvres sur sa joue. C'est un baiser de reconnaissance. Pour lui, pour ce qu'il représente. Pour lui rappeler qui il est pour moi. Ma bouche quitte sa peau, réchauffée par la sensation de son épiderme sous mes lèvres et je colle mon front contre son épaule. Je l'hume un peu, je m'imprègne du moment et de son odeur. Puis, à nouveau, je m'écarte et me mets sur les genoux en lui tendant la main, prête à me relever.

« On rentre ? demandé-je. Je commence à avoir faim. Et puis, comme ça, on pourra trouver un moyen de placarder les couloirs d'affiches contre le braconnage et la maltraitance des boursoufflets. Je trouve que c'est important de faire passer un message à la femme de ta vie pour lui dire qu'elle a très mauvais goût. »

Un rire me quitte et je me mets sur mes pieds, la main toujours tendue pour qu'il l'attrape et qu'on s'en aille. Je le regarde encore un peu, lui et ses petites bouclettes malicieuses qui gigotent avec chacun de ses rires, ses yeux bleus qui rigolent même à travers ses larmes et son sourire qui ne le quitte plus depuis qu'on s'est retrouvés. Je devais le réconforter, il sourit ; ma mission est accomplie.

@Soren Mayfield, fin pour moi <3
660 mots

Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche

La So'Lu'Tion à tout
Elle murmure, presque sans briser ce silence qu’elle a réussi à construire dans mon coeur. Et dans ma tête, ce qui, il faut le lui céder, est un bel exploit. J’suis pas un mec silencieux, moi, pas du tout, que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur. Je pense trop, trop vite, trop fort, sans avoir le temps de suivre le fil de mes propres pensées, et quand je parle, souvent, c’est pareil. Un beau bordel dans ma tête, qu’elle seule parvient à apaiser. Toujours pas compris comment elle fait. Sincèrement, je la soupçonne d’avoir un super pouvoir secret, qu’elle me dissimule en secret depuis des années et des années. Mais c’est fini ! J’ai découvert la vérité. Elle ne pourra plus me le cacher.
Mais passons. Elle me murmure que je sais ce qu’elle veut dire, et je souris doucement, parce qu’elle a raison.

- Je sais, je confirme à voix basse.

Moi aussi, je ne souhaite pas briser la tranquillité du moment. Il est trop beau pour ça.
C’est fou ce pouvoir qu’elle a sur moi, quand même. Il y a, quoi, 5 minutes, j’étais encore en train de me lamenter sur mon sort et à lui dire que je trouverais jamais de meuf, ou quoi, et nous voilà, à présent, blottis l’un contre l’autre à nous murmurer quelques douces confidences. Personne d’autre qu’elle ne peut changer mon humeur comme ça. Personne.

Elle reprend la parole pour me dire, elle aussi, qu’elle est à sa place, et je ne réponds rien, parce que je sais qu’elle veut avoir le dernier mot sur cette histoire. Alors je me contente de sourire un peu plus largement, et de me presser contre elle un peu plus fort.
Oh oui. Oui, elle est là où elle doit être et je suis tellement, tellement chanceux qu’elle le soit. C’est vrai, il aurait suffit que ses parents aient engagé une autre préceptrice que ma mère, et jamais nous ne serions connus. Elle aurait pu être bien ailleurs, avec quelqu’un d’autre, une autre fille, un autre garçon, que sais-je. Mais non, c’est avec moi qu’elle est, c’est ma vie qu’elle a bouleversé, c’est ma meilleure amie. Je suis tellement reconnaissant envers le CV de ma mère.
J’aime penser, cependant, que même si ça n’avait pas été par l’intermédiaire des cours de ma mère, nos vies se seraient tout de même croisées, puis s’effleurer et s’entremêler. Je sais pas si je crois au destin, mais… J’veux dire, je n’ai jamais ressenti de connexion aussi forte avec quelqu’un que celle que j’ai avec Lu’. C’est obligé qu’on est fait pour être ensemble. Y a pas d’autres possibilités. On aurait forcément trouvé un moyen de se rencontrer et de devenir amis, peu importe lequel.

Elle se détache de moi, et je tourne la tête vers elle. C’est le signal, ça, on va bientôt rentrer. Mais d’abord, elle approche son visage du mien et viens plaquer ses lèvres contre ma joue. Et moi, évidemment, je me fige et je me mets à sourire comme un con. Voilà, je l’avais dit, elle doit avoir un pouvoir.

Finalement, elle s’éloigne, et parle. Elle me dit qu’elle veut rentrer. Voilà, j’l’avais dit. Je souris à ses mots, ouvre de grands yeux, et lui lance :

- Carrément… Laisse moi réfléchir, je suis sûr qu’on peut trouver un slogan parfait !

Elle se relève, et me tend la main pour m’aider à faire de même. Je l’attrape et me redresse d’un bond, sans même avoir à forcer sur son bras. Et puis on rentre, mon coeur d’artichaut recollé et le rire sur ses lèvres.

@Sage Matthews merci pour ce RP :love:
601 mots

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Vava par la merveilleuse Sage Matthews