Prologue d'une rentrée scolaire
King's Cross Station,
Londres
1er septembre 2049
Londres
1er septembre 2049
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VICTORIA OLSEN PJ #314e43 |
APOLLO SANE meilleur ami de Victoria (PNJ) #5d4e00 |
ELISABETH ROSEWOOD mère de Victoria (PNJ) #74070e |
CHARLES OLSEN père de Victoria (PNJ) #294851 |
• | FICHE DE RÉFÉRENCEMENT DES PNJ
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Une gare était toujours un endroit bondé et agité. De nombreux passants couraient dans tous les sens, traversaient les quais de tous côtés et se bousculaient au passage. Malgré leurs chemins différents, ils avaient tous un point en commun : ils étaient pressés, donnant à la grande bâtisse un air de fourmilière géante.
Peut-être étaient-ils pressés de rentrer chez eux, ou stressés d'être en retard à une réunion. Peut-être avaient-ils un rendez-vous important ou devaient-ils rejoindre un être cher. De toute manière, on ne s'attardait pas dans une gare.
Ces raisons-là, Victoria les ignorait mais n'en avait que faire. Cachée derrière un grand poteau de la gare de King's Cross, à Londres, elle observait ces gens. Les trains, qui laissaient encore s'échapper une fumée épaisse, transformaient l'atmosphère en brouillard opaque, empêchant quiconque de voir de l'autre côté et la dissimulant des regards. Cela rendait l'endroit plus clos, plus intime.
La fillette ne regardait pas tout ce beau monde, mais seulement certains passants qui attiraient plus l'attention que d'autres. À gauche, elle aperçut un musicien moldu ; il jouait de l'accordéon à qui voulait bien l'entendre, son chapeau devant lui pour récolter quelques pièces qui lui serviraient à manger ce soir. À droite, un couple s'étreignait amoureusement, peiné de devoir se quitter pendant encore un long mois. Un peu plus au fond, elle pouvait distinguer un chien accourant vers son maître qui, lui, venait de poser le pied hors du wagon, sa valise à la main.
Tous ces petits moments de bonheur auxquels Victoria assistait de loin lui étaient précieux. Ils étaient parmi les rares où elle n'avait plus besoin de penser à rien. Plus besoin de soigner les apparences. Elle pouvait simplement se fondre dans le décor et, pendant un instant, ne plus porter le poids de son nom sur les épaules. Alors, elle se fondait dans la masse et devenait comme toutes ces personnes en même temps.
En effet, lorsque l'on observait un peu plus, que l'on regardait un peu mieux, comme elle se plaisait à le faire, ces petits moments simples vous sautaient aux yeux, et on ne pouvait qu'être tendrement ému.
Malheureusement, comme tout, ils n'étaient qu'éphémères.
Quelqu'un héla Victoria, la ramenant brusquement à la réalité. À contrecœur, elle se détourna de ce tableau enivrant pour se diriger vers son meilleur ami, Apollo. Il venait de l'appeler avec une phrase du style « Vicks, dépêche, on va louper le train ! » et la fillette sut qu'elle n'avait d'autre choix que de tourner les talons et de dire au revoir à cet endroit bondé et agité.
429 mots
Dernière modification par Victoria Olsen le 18 août 2026, 10:26, modifié 1 fois.
Prologue d'une rentrée scolaire
Arrivée à sa hauteur, elle récupéra la valise qui l'attendait aux pieds d'Apollo. Elle murmura un simple merci alors que son meilleur ami l'assaillait de questions.
"T'étais où ? Tu faisais quoi ? Tes parents te cherchent. Ils veulent te voir avant que tu montes, ils ne doivent pas trop traîner. Réunion d'affaires, d'après ce que j'ai compris. Tu sais où est ton frère ? Tu veux que je porte ta valise ?"
"J'étais partie aux toilettes, j'en revenais quand tu m'as appelée." mentit-elle.
Elle ne voulait pas qu'Apollo se moque de cette sensibilité qu'elle tentait tant bien que mal d'étouffer ou, pire, qu'il balance à ses parents qu'elle prenait plaisir à observer le train de vie des Moldus. Chose qu'elle avait explicitement interdiction de faire.
"Ils doivent être quelque part sur le quai, on devrait les rejoindre. Je ne sais pas où est Aaron, mais il ne doit pas être loin non plus, s'il n'est pas avec les parents."
"Je vais me débrouiller, merci." ajouta-t-elle en se dirigeant vers la voie 9¾.
"Tu mens toujours très mal, Vicks." accusa Apollo.
Face au regard perplexe de la fillette, il précisa :
"Les toilettes sont de l'autre côté.
Je t'ai vue les observer. Les Moldus, je veux dire. T'en fais pas, je dirais rien."
Voilà pourquoi Victoria aimait autant son meilleur ami ; il ne compliquait rien, savait quand garder les choses pour lui sans qu'elle ne lui demande quoi que ce soit et surtout, surtout, il la connaissait comme personne. Impossible de lui cacher un secret ou de lui mentir, il devinait tout de suite quand la sorcière omettait une parole ou déformait un souvenir dans son intérêt, bien que cela restât très rare. Et il ne s'en formalisait jamais, bien trop conscient des raisons qui poussaient la jeune Olsen à le faire. En quelques mots : les conséquences pour avoir bravé les interdits restaient corsées dans sa famille tordue, il ne pouvait être que compréhensif là-dessus.
Un signe de tête et un sourire suffirent à remercier silencieusement le garçon. Elle entrelaça leurs doigts de sa main libre et se mit soudainement à courir, entraînant son meilleur ami.
Surpris par ce changement d'humeur, le pauvre Apollo se prit les pieds dans sa valise et faillit se ramasser lamentablement face contre terre. Heureusement, l'élan de Victoria l'entraîna et il réussit à se rattraper juste à temps, avant de la suivre dans sa course folle.
"T'étais où ? Tu faisais quoi ? Tes parents te cherchent. Ils veulent te voir avant que tu montes, ils ne doivent pas trop traîner. Réunion d'affaires, d'après ce que j'ai compris. Tu sais où est ton frère ? Tu veux que je porte ta valise ?"
"J'étais partie aux toilettes, j'en revenais quand tu m'as appelée." mentit-elle.
Elle ne voulait pas qu'Apollo se moque de cette sensibilité qu'elle tentait tant bien que mal d'étouffer ou, pire, qu'il balance à ses parents qu'elle prenait plaisir à observer le train de vie des Moldus. Chose qu'elle avait explicitement interdiction de faire.
"Ils doivent être quelque part sur le quai, on devrait les rejoindre. Je ne sais pas où est Aaron, mais il ne doit pas être loin non plus, s'il n'est pas avec les parents."
"Je vais me débrouiller, merci." ajouta-t-elle en se dirigeant vers la voie 9¾.
"Tu mens toujours très mal, Vicks." accusa Apollo.
Face au regard perplexe de la fillette, il précisa :
"Les toilettes sont de l'autre côté.
Je t'ai vue les observer. Les Moldus, je veux dire. T'en fais pas, je dirais rien."
Voilà pourquoi Victoria aimait autant son meilleur ami ; il ne compliquait rien, savait quand garder les choses pour lui sans qu'elle ne lui demande quoi que ce soit et surtout, surtout, il la connaissait comme personne. Impossible de lui cacher un secret ou de lui mentir, il devinait tout de suite quand la sorcière omettait une parole ou déformait un souvenir dans son intérêt, bien que cela restât très rare. Et il ne s'en formalisait jamais, bien trop conscient des raisons qui poussaient la jeune Olsen à le faire. En quelques mots : les conséquences pour avoir bravé les interdits restaient corsées dans sa famille tordue, il ne pouvait être que compréhensif là-dessus.
Un signe de tête et un sourire suffirent à remercier silencieusement le garçon. Elle entrelaça leurs doigts de sa main libre et se mit soudainement à courir, entraînant son meilleur ami.
Surpris par ce changement d'humeur, le pauvre Apollo se prit les pieds dans sa valise et faillit se ramasser lamentablement face contre terre. Heureusement, l'élan de Victoria l'entraîna et il réussit à se rattraper juste à temps, avant de la suivre dans sa course folle.
403 mots
Prologue d'une rentrée scolaire
Voie 9¾
King's Cross Station,
Londres
King's Cross Station,
Londres
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Arrivés devant la barrière qui les séparait du train écarlate, ils traversèrent le mur et se retrouvèrent sur le quai.
"Ah, enfin vous voilà ! C'est pas trop tôt !"
Eurh. Elisabeth Rosewood entrait en scène.
"Mère. J'étais partie aux toilettes et Apollo gardait ma valise." répondit Victoria.
"Je ne veux rien savoir." déclara-t-elle sèchement, en fixant suspicieusement leurs mains toujours liées. "Va dire au revoir à ton père, et monte. Ton frère t'attend dans un wagon. On se revoit à Halloween."
Eh beh, pour un au revoir, c'était du lourd ! De vrais adieux à la Rosewood !
Ce premier voyage pour Poudlard promettait. Ah oui, au cas où vous ne l'auriez pas compris, Victoria et Apollo rentraient en première année à Poudlard. Ils avaient reçu leur lettre en même temps, il y a deux mois, à leur plus grand bonheur. Aussi excités qu'ils étaient d'y être, ils avaient peur de ne pas se retrouver dans la même maison. Ils s'étaient promis maintes et maintes fois que ça ne changerait rien, qu'ils continueraient à se voir, à se parler, à manger ensemble, et même à se faire des sessions devoirs s'il le fallait, pour se retrouver. Victoria espérait que ces promesses ne soient pas des promesses en l'air, mais elle comptait sur Apollo pour tenir parole. Bref.
Maitre Sane, le père d'Apollo, n'ayant pas pu venir assister au départ des enfants, il ne restait plus qu'à dire au revoir à Charles Olsen, père bien-aimé de Victoria.
Quand elle l'aperçut adossé à une colonne, elle lâcha la main de son meilleur ami et trottina vers son père avant de se jeter dans ses bras.
"Au revoir, trésor. Profite bien du voyage. Et n'oublies pas, quand tu arrives à Poudlard-"
"Je vous envoie une lettre pour tout vous raconter, je sais." coupa-t-elle. "C'est promis."
"Et n'oublies pas de me raconter comment s'est passé le banquet ! Je veux savoir si c'est toujours aussi appétissant que quand j'y étais." ajouta-t-il malicieusement.
La fillette hocha la tête et monta dans le wagon le plus proche, où Apollo l'attendait, une tête passée dehors.
"Au revoir, Monsieur Olsen !"
Le train émit un sifflement strident alors que les portes se fermaient, un nuage de vapeur couvrit la vue des fenêtres et la locomotive se mit en marche, emportant avec elle une multitude d'élèves vers le grand château d'Écosse.
393 mots
Dernière modification par Victoria Olsen le 19 août 2026, 00:17, modifié 1 fois.
Prologue d'une rentrée scolaire
Poudlard Express,
entre l'Angleterre et l'Écosse
entre l'Angleterre et l'Écosse
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Dès les premières secousses, Victoria se mit à la recherche de son frère qui soit disant les attendait. Suivie de près par Apollo, elle arpenta les couloirs étroits du Poudlard Express, mais ne trouva personne dans ce wagon.
Bon, Aaron devait être ailleurs.
Ils repérèrent une cabine vide et s'y installèrent, après avoir déposé leurs valises dans les filets prévus à cet effet.
Apollo s'affala sur une des banquettes pendant que Victoria s'assit côté fenêtre. Elle observa le paysage, un sourire paisible accroché aux lèvres.
Lorsqu'enfin, elle s'en détourna, elle remarqua qu'Apollo s'était assoupi dans une position plus que comique. Moitié assis, moitié allongé, il ronflait doucement, un bras en l'air et une jambe sur la banquette.
La fillette gloussa, prit son livre et bouquina pendant une bonne heure. Les respirations sonores d'Apollo rythmaient sa lecture. Elle ne vit pas le temps passer.
Une secousse particulièrement brusque tira Sane de son coma profond.
"Ben, alors, on s'est assoupi ?" le taquina Victoria.
"Tu peux te moquer ! Moi au moins je dors. C'est pas moi qui suis resté éveillé la nuit dernière parce qu'il était trop stressé pour la rentrée."
Ouch. Coup bas.
Vicks lui répondit avec toute la maturité et le sang-froid dont elle savait faire preuve ; elle lui tira la langue.
Alors qu'une énième joute verbale et enfantine se préparait entre les deux adversaires, une dame avec un chariot rempli de nourriture empêcha un désastre certain. Merlin soit loué, nul doute qu'il y aurait eu des dégâts !
"Vous voulez quelque chose les enfants ?" proposa-t-elle.
Avant que Victoria n'ouvre la bouche pour décliner, Apollo la devança :
"On va vous prendre deux de chaque, s'il vous plaît ! Ne vous en faites pas, Milady, c'est moi qui paye." ajouta-t-il narquoisement à l'intention de Victoria.
Il obtint pour toute réponse, un fusillement du regard de l'intéressée. Mais c'est qu'il se foutait allègrement de sa tronche en plus ! Pour vous expliquer, Milady était le surnom que lui donnait le personnel du manoir ainsi que tous les membres des familles nobles et riches que sa mère invitait pour des soirées. Apollo l'avait adopté pour se payer sa tête et abuser des manières aristocrates. Il savait qu'il faisait enrager Vica et il adorait ça.
Ils remercièrent la dame au chariot et commencèrent leur dégustation.
"Fiche-toi encore une fois de moi pendant le trajet, et tu le regretteras, Sane."
"C'est une menace ? Ouuuh, maman, j'ai peur."
Il leva les bras en l'air comiquement.
"C'est une promesse." ajouta-t-elle froidement.
"Roh Vicks, broute ta chocogrenouille et arrête de faire ta tête de méchante, tu sais très bien que ça ne marche pas avec moi."
Pff, c'était trop pas juste.
"Tu devrais me dire merci à la place, ton ventre gargouille tellement fort qu'il pourrait réveiller un troll des cavernes."
Ça c'était du compliment !
Le reste du trajet fut étonnamment calme, bien qu'on frôla une bataille de guilis de peu. Le ventre à moitié plein et les cheveux ébouriffés, Victoria descendit du train, euphorique, suivie par son compère. Ils avaient enfilé leurs uniformes et s'étaient essuyé la bouche, tachée de chocogrenouille.
Apollo remarqua soudainement qu'il avait oublié sa valise. Il fit demi-tour, non sans avoir dit à la sorcière d'avancer sans lui et qu'il la rejoindrait plus tard. Victoria se dirigea donc seule le long du quai vers les barques.
Une nouvelle année débutait, sa première et apportait avec elle son lot de surprises. Mais toutes les surprises ne sont pas agréables.
582 mots




