La grâce d'un ballet
Vendredi 16 juillet - fin d'après-midi
@Maxine Tremblay
@Maxine Tremblay
Les examens étaient terminés, au plus grand plaisir de Léandre. Même si cela voulait dire qu'il avait encore fort à faire en terme de correction, cela impliquait aussi qu'il n'aurait bientôt plus tout ces élèves dans les pattes. D'ailleurs, il s'autorisait actuellement une pause dans lesdites corrections. Ses pas l'avaient mené à l'extérieur du château et il se trouvait désormais à proximité de ce qui semblait être la zone consacrée aux cours de vol. Pour ce qu'il en savait, les élèves pratiquaient le Quidditch et les courses à Poudlard, mais rien de semblable au ballet sur balais. Quoiqu'il n'ait jamais eu d'attrait particulier pour cette discipline. L'équilibrisme ne l'attirait pas le moins du monde. Il préférait les situations où l'ascendant était assuré.
Alors pourquoi ses pas l'avaient-il menés là ? Peut-être cherchait il à profiter des températures moyennement élevées que les britanniques qualifiaient de chaleur ? Pour une fois, au moins, le soleil était bel et bien présent. Cependant, un regard suffisait sur sa peau pâle pour deviner qu'il n'était pas de ceux qui aimaient faire bronzette durant l'été. Il aurait aussi bien pu prétendre faire du repérage, se familiariser avec son nouveau lieu de travail.. Même s'il ne voyait pas bien à quelle occasion il aurait besoin de revenir ici. Mais peut-être qu'au fond il ne cherchait des réponses. Il n'avait personne à interroger ici. Juste l'endroit où Elina avait dû apprendre à monter sur un balais pour la première fois. Et il ne comprenait toujours pas ce qu'elle avait pu trouver à cette école pour y passer la plus grande majorité de son existence. Elle avait apparemment eu pour habitude de rester à Poudlard durant la plupart des vacances, même lorsqu'elle était encore élève, et lorsqu'elle s'autoriser à partir en voyage, ce n'était que pour mieux y revenir, ne s'en éloignant jamais bien longtemps. Et c'était ce genre de sorcière qui était supposée avoir quitté son poste brutalement ?
Les mots surlignés sont pour "Au fil des mots"
La grâce d'un ballet
Parmi les choses qu'il fallait faire en fin d'année scolaire - et pas uniquement en fin d'année d'ailleurs, plusieurs fois de septembre à juin - il y avait l'entretien du local de matériel. Des locaux pour le matériel devrait même dire la professeur, celui où les élèves pouvaient venir prendre ce dont ils avaient besoin en toute autonomie, et celui qui servait pour les cours. Sans mentir le premier restait celui où il y avait le plus de travail. Certes il y avait moins de choses mais de toute évidence, certains jeunes avaient une notion du respect des affaires... Disons qu'elle leur appartenait, mais il était difficile de penser qu'elle était développée.
Face aux deux portes, mains sur les hanches, la québécoise cherchait comment s'y prendre. Un local après l'autre ou bien par catégorie d'objets? Après un temps de réflexion où ses lèvres firent un drôle de ballet, elle opta pour la seconde méthode et sorti magiquement l'entièreté du matériel de protection. Casques, jambières, lunettes, coudières, protèges-jambes et protèges-bras, gants... Tout était désormais entreposé devant elle sur une table et au sol, plusieurs caisses de bois, pour trier ce qui était définitivement fichu, ce qui avait besoin d'un coup de nettoyage ou de réparation... Et de quoi faire le point sur les tailles. C'était qu'elle avait de tous les gabarits! "Où est-ce que j'ai mis mon carnet?" Se demanda-t-elle à haute voix dans sa langue natale tout en tournant sur elle même. Elle l'avait pris e venant du bureau c'était certain il était donc être par là!
- "Ah! Le voilà!" S'exclama la châtain en le voyant sur un banc le long des tribunes. Une place somme toute plutôt logique vu tout le remue-ménage qu'elle avait pu faire. Trois pas plus tard elle l'attrapait et pouvait revenir à son poste de vérification du matériel. Mais en le rejoignant elle remarqua la présence d'une autre personne. "Bonsoir Léandre." La bilingue avait fait la bascule vers l'anglais par habitude. Pourtant elle avait bien entendu qu'il avait fait ses études dans l'école française, mais elle n'y pensait plus à vrai dire. Encre plus qu'elle avait l'esprit à sa tâche de tri et de rangement.
Face aux deux portes, mains sur les hanches, la québécoise cherchait comment s'y prendre. Un local après l'autre ou bien par catégorie d'objets? Après un temps de réflexion où ses lèvres firent un drôle de ballet, elle opta pour la seconde méthode et sorti magiquement l'entièreté du matériel de protection. Casques, jambières, lunettes, coudières, protèges-jambes et protèges-bras, gants... Tout était désormais entreposé devant elle sur une table et au sol, plusieurs caisses de bois, pour trier ce qui était définitivement fichu, ce qui avait besoin d'un coup de nettoyage ou de réparation... Et de quoi faire le point sur les tailles. C'était qu'elle avait de tous les gabarits! "Où est-ce que j'ai mis mon carnet?" Se demanda-t-elle à haute voix dans sa langue natale tout en tournant sur elle même. Elle l'avait pris e venant du bureau c'était certain il était donc être par là!
- "Ah! Le voilà!" S'exclama la châtain en le voyant sur un banc le long des tribunes. Une place somme toute plutôt logique vu tout le remue-ménage qu'elle avait pu faire. Trois pas plus tard elle l'attrapait et pouvait revenir à son poste de vérification du matériel. Mais en le rejoignant elle remarqua la présence d'une autre personne. "Bonsoir Léandre." La bilingue avait fait la bascule vers l'anglais par habitude. Pourtant elle avait bien entendu qu'il avait fait ses études dans l'école française, mais elle n'y pensait plus à vrai dire. Encre plus qu'elle avait l'esprit à sa tâche de tri et de rangement.
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
La grâce d'un ballet
Les réflexions de Léandre furent interrompu par un brouhaha indistinct qui s'arrêta aussi vite qu'il avait débuté. Curieux, il remarqua que cela avait semblé provenir du local de matériel. Il s'en approcha sans empressement. Quoiqu'il se fut agit, il y avait peu de chances que cela représente une urgence de quelque sorte que ce soit et, de toute manière, il était bien loin de la zone placée sous sa responsabilité. C'était l'affaire de la professeure de vol s'il y avait un quelconque souci ici. Lorsqu'il eu contourné le bâtiment et eu les portes de visu, il remarqua la présence de la sorcière qui faisait face à un véritable fouillis de matériel disposés pelle-mêle sur une table et a même le sol. De toute évidence, il avait eu raison de ne pas s'alarmer car sa collègue s'était lancée dans une session d'entretien. Pas de vandale ou d'animal de compagnie fou.
Il fronça cependant les sourcils en entendant la sorcière se parler à elle même dans une langue qui n'était assurément pas anglaise. L'accent était singulier, mais c'était assurément du français. Difficile de ne pas reconnaitre l'intonation très spécifique du québécois. Alors qu'il en était là de ses réflexion, elle s’aperçut de sa présence et le salua, utilisant cette fois l'anglais. Il n'était donc plus temps de poursuivre sa route comme si de rien n'était... Lorsqu'il lui répondit, ce fut toutefois en français.
" Bonjour mademoiselle... heu... Excusez-moi je n'ai pas encore réussit à retenir les noms de tous mes collègues... "
C'était un euphémisme. Il n'en avait retenu presque aucun. Seulement ceux des personnes avec qui il avait échangé directement et qui avait réussit à retenir un tant soit peu son attention. Ce n'était guère un souci de mémoire, mais plutôt un manque d'intérêt de sa part. Il n'aimait pas s'encombrer l'esprit d'informations s'il ne pensait pas devoir avoir à nouveau recours à celles-ci. Son arrivée récente et les examens lui donnaient encore une excuse suffisante pour ne pas avoir retenu les noms de tous les adultes résidents au château. Il lui semblait toutefois nécessaire de s'en excuser maintenant qu'il était pris en faute, sans pour autant qu'il soit en mesure de dire si la sorcière s'en offusquerait ou non. Il espérait que non. Non pas par crainte de faire mauvaise impression, mais par désir d'éviter d'être la cible de protestations plaintives et agaçantes. A ce stade, il était incapable de dire si c'était là le genre de la professeur de vol.
412 mots
Il fronça cependant les sourcils en entendant la sorcière se parler à elle même dans une langue qui n'était assurément pas anglaise. L'accent était singulier, mais c'était assurément du français. Difficile de ne pas reconnaitre l'intonation très spécifique du québécois. Alors qu'il en était là de ses réflexion, elle s’aperçut de sa présence et le salua, utilisant cette fois l'anglais. Il n'était donc plus temps de poursuivre sa route comme si de rien n'était... Lorsqu'il lui répondit, ce fut toutefois en français.
" Bonjour mademoiselle... heu... Excusez-moi je n'ai pas encore réussit à retenir les noms de tous mes collègues... "
C'était un euphémisme. Il n'en avait retenu presque aucun. Seulement ceux des personnes avec qui il avait échangé directement et qui avait réussit à retenir un tant soit peu son attention. Ce n'était guère un souci de mémoire, mais plutôt un manque d'intérêt de sa part. Il n'aimait pas s'encombrer l'esprit d'informations s'il ne pensait pas devoir avoir à nouveau recours à celles-ci. Son arrivée récente et les examens lui donnaient encore une excuse suffisante pour ne pas avoir retenu les noms de tous les adultes résidents au château. Il lui semblait toutefois nécessaire de s'en excuser maintenant qu'il était pris en faute, sans pour autant qu'il soit en mesure de dire si la sorcière s'en offusquerait ou non. Il espérait que non. Non pas par crainte de faire mauvaise impression, mais par désir d'éviter d'être la cible de protestations plaintives et agaçantes. A ce stade, il était incapable de dire si c'était là le genre de la professeur de vol.
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