Sans emploi mais pas sans volonté
Jeudi 11 février 2038
à l'entrée de Gringotts
avec @Lenore Boyer
Victoria sort de la banque sorcière de Gringotts les lèvres pincées et dans une humeur exécrable. Voilà des mois qu'elle cherche obstinément du travail, parcourant les villes et villages d'Écosse, déposant son CV dans de nombreuses boutiques, parlant, se montrant, essayant de se faire connaître ; elle a tout essayé, donné du meilleur d'elle-même, et pourtant elle n'essuie que des refus, des "désolé" à peine pensés, et un insuccès qui commence à l'agacer. La vie n'est pas simple depuis son déménagement, elle a la mer mais pas l'emploi, la vie paisible sans le sens du travail. De quoi l'agacer et la hérisser. À quarante-cinq ans, on est donc déjà trop vieille ? Pas assez vive, pas assez naïve ? Expérimentée, formée, mais trop chère. Ah ! C'est bien la peine de monter en échelons si cela ne mène à rien. Et ces Gobelins... ces Gobelins ! La cerise sur le gâteau ! Elle a rendez-vous avec eux pour parler de sa situation financière, et ils lui reprochent de ne pas travailler ! Comme si c'était de son fait ! C'est bien connu qu'elle l'a choisi, qu'elle se complait dans cette situation et qu'elle ne veut rien en changer. Oui, les journées sur un canapé, c'est bien pour elle, c'est bien son genre. De toute manière l'argent pousse dans les arbres.
N'importe quoi ! Ils lui ont fait perdre sa matinée ! Si elle n'était pas bien élevée, elle les enverrait tous nourrir les strangulots.
Mais c'est une femme à rester digne. Ce qu'elle n'a pas maintenant, elle le trouvera. Si elle doit agrandir sa zone de recherche et s'éloigner de l'Écosse, transplaner tous les jours ou utiliser le réseau de cheminettes, elle le fera. Les mois au chômage commencent à s'enchaîner, et il n'est pas question qu'elle laisse cela se faire sans réagir. Victoria est une sorcière qui a besoin d'action.
En passant les portes d'entrée de Gringotts, la quarantenaire au menton haut croise la route d'une jeune femme qui semble à peine sortie d'études, et que dans sa bonté elle ne peut pas s'empêcher d'interpeller, prévenant, grimace dans les yeux mais sourire sur les lèvres.
« Si vous avez rendez-vous avec les Gobelins, je dois vous dire qu'ils sont d'une humeur terrible ! Méfiez-vous, ils n'ont aucune délicatesse ! »
Elle secoue la tête, dépitée, les sourcils levés et les yeux presque au ciel, avant de s'expliquer.
« J'ai rendez-vous pour parler de ma situation financière parce que je suis au chômage, je leur dis chercher du travail — évidemment que je cherche du travail ! — et on me demande de m'y mettre plus sérieusement ! J'aimerais bien les voir, moi ! Comme si c'était facile ! »
Victoria pousse un râle, bien heureuse de pouvoir laisser sa colère sortir.
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à l'entrée de Gringotts
avec @Lenore Boyer
Victoria sort de la banque sorcière de Gringotts les lèvres pincées et dans une humeur exécrable. Voilà des mois qu'elle cherche obstinément du travail, parcourant les villes et villages d'Écosse, déposant son CV dans de nombreuses boutiques, parlant, se montrant, essayant de se faire connaître ; elle a tout essayé, donné du meilleur d'elle-même, et pourtant elle n'essuie que des refus, des "désolé" à peine pensés, et un insuccès qui commence à l'agacer. La vie n'est pas simple depuis son déménagement, elle a la mer mais pas l'emploi, la vie paisible sans le sens du travail. De quoi l'agacer et la hérisser. À quarante-cinq ans, on est donc déjà trop vieille ? Pas assez vive, pas assez naïve ? Expérimentée, formée, mais trop chère. Ah ! C'est bien la peine de monter en échelons si cela ne mène à rien. Et ces Gobelins... ces Gobelins ! La cerise sur le gâteau ! Elle a rendez-vous avec eux pour parler de sa situation financière, et ils lui reprochent de ne pas travailler ! Comme si c'était de son fait ! C'est bien connu qu'elle l'a choisi, qu'elle se complait dans cette situation et qu'elle ne veut rien en changer. Oui, les journées sur un canapé, c'est bien pour elle, c'est bien son genre. De toute manière l'argent pousse dans les arbres.
N'importe quoi ! Ils lui ont fait perdre sa matinée ! Si elle n'était pas bien élevée, elle les enverrait tous nourrir les strangulots.
Mais c'est une femme à rester digne. Ce qu'elle n'a pas maintenant, elle le trouvera. Si elle doit agrandir sa zone de recherche et s'éloigner de l'Écosse, transplaner tous les jours ou utiliser le réseau de cheminettes, elle le fera. Les mois au chômage commencent à s'enchaîner, et il n'est pas question qu'elle laisse cela se faire sans réagir. Victoria est une sorcière qui a besoin d'action.
En passant les portes d'entrée de Gringotts, la quarantenaire au menton haut croise la route d'une jeune femme qui semble à peine sortie d'études, et que dans sa bonté elle ne peut pas s'empêcher d'interpeller, prévenant, grimace dans les yeux mais sourire sur les lèvres.
« Si vous avez rendez-vous avec les Gobelins, je dois vous dire qu'ils sont d'une humeur terrible ! Méfiez-vous, ils n'ont aucune délicatesse ! »
Elle secoue la tête, dépitée, les sourcils levés et les yeux presque au ciel, avant de s'expliquer.
« J'ai rendez-vous pour parler de ma situation financière parce que je suis au chômage, je leur dis chercher du travail — évidemment que je cherche du travail ! — et on me demande de m'y mettre plus sérieusement ! J'aimerais bien les voir, moi ! Comme si c'était facile ! »
Victoria pousse un râle, bien heureuse de pouvoir laisser sa colère sortir.
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Directrice de la Poste Magique depuis août 2051
Sans emploi mais pas sans volonté
Lenore marchait en direction de Gringotts, yeux baissés, poings et mâchoire serrés. C’était la deuxième fois qu’elle se retrouvait dans cette situation, au pied du mur, et surtout contrainte à puiser dans les ressources familiales. Père avait été très clair : c’était la dernière fois qu’il lui accordait sa clémence par un prêt. Si elle venait à se retrouver dans une troisième galère, sans travail ni en traduction, ni en soutien scolaire, deux options s’offraient à elle. Soit reprendre des études moins futiles que la littérature, plus nobles, soit assurer en se mariant la descendance de leur famille, tournée en dérision depuis sa naissance.
Un frisson parcourût son dos déjà glacé par le froid d’hiver. Malgré sa « demi-magie », comme son frère et tant d’autres s’amusaient à la qualifier avec dédain, elle avait tout essayé pour se voir offrir un ouvrage. Annonce dans les journaux, porte à porte dans les quartiers huppés, affichages clandestins dans les rues de Londres ou glissés dans les boîtes aux lettres, toutes sortes d’entretiens dans des entreprises et, parfois, appels désespérés sur les places bondées de monde. À de nombreuses reprises, les gens déclinaient son offre, disant ne pas être intéressés, que le prix était trop cher ou, dans des cas extrêmes, qu’ils ne voulaient pas confier leur travail ou leurs enfants à une dégénérée au sens propre, comme elle. Quand aux classes plus humbles, elle avait interdiction formelle de les côtoyer. Comme si trouver des clients n’était pas déjà assez dur…
Alors, la jeune femme de 22 ans s’accrochait comme elle pouvait, avec les quelques commandes qu’elle réussissait bien à faire. Certains mois, c’était tout juste suffisant pour tenir sans trop de luxe, en prenant en compte le fait que sa famille lui fournissait de quoi masquer les apparences en vêtements et accessoires sans intérêts. Mais d’autres, comme le dernier, mettaient son compte bancaire à mal. C’est pourquoi, elle était aujourd’hui en mission secrète pour faire une petite transaction du compte de ses parents vers le sien, à la banque des sorciers.
Après avoir dû se faire violence pour ignorer la vitrine de la librairie, le cœur lourd, Nore monta les quelques marches menant à la grande porte de bois d’un pas souple. Perdue dans ses pensées, elle fut surprise et faillit sursauter en voyant sortir une femme de la banque. Son air furieux et fier l’inquiétèrent un peu, surtout lorsqu’elle s’adressa à elle dans une expression presque grimaçante. Mais elle se rassura bien vite devant son sourire, ayant pensé qu’elle avait fait quelque chose qui ne lui avait pas plu. Ce n’était pas elle, le problème, mais les Gobelins et leur humeur exécrable. Cela ne lui assurerait donc pas pour autant une belle journée…
Ah oui ? s’enquit-elle de sa voix douce, qui contrastait avec l’énervement contenu avec peine de l’inconnue.
Apparement, les Gobelins s’étaient montré avec elle aussi indulgents que sa famille à son égard, et c’était dire… Mais ce que Lenore retint surtout, ce fut qu’elle n’était pas la seule dans une situation aussi précaire, puisque cette nouvelle rencontre disait être elle aussi au chômage et en recherche d’emploi.
C’est vrai ? fit la brune avant de se reprendre. Enfin, c’est vrai que c’est dur de trouver du travail… Les gens sont… trop exigeants. Merci de m’avoir prévenue, j’ai justement rendez-vous dans 20 minutes pour… pour la même chose que vous, en fait.
Ce n’était pas tout à fait vrai, en réalité. Contrairement à la femme, qui semblait avoir quitté ses études depuis longtemps, la cadette Goodwin avait toujours ses parents derrière elle, par mesure de sécurité. Enfin, plus pour la réputation de sa famille que pour elle, mais le résultat était le même. Comment dire à une chercheuse d’emploi, déterminée comme elle semblait l’être, qu’elle pouvait obtenir une grande quantité d’argent sans travailler ? Mais cette idée était fausse, également. Qui savait combien de temps il lui restait avant qu’elle ne finisse par décevoir définitivement sa famille entière, par perdre leur confiance déjà précaire ?
@Victoria McBee décidément, je suis inspirée aujourd’hui
666 mots
Un frisson parcourût son dos déjà glacé par le froid d’hiver. Malgré sa « demi-magie », comme son frère et tant d’autres s’amusaient à la qualifier avec dédain, elle avait tout essayé pour se voir offrir un ouvrage. Annonce dans les journaux, porte à porte dans les quartiers huppés, affichages clandestins dans les rues de Londres ou glissés dans les boîtes aux lettres, toutes sortes d’entretiens dans des entreprises et, parfois, appels désespérés sur les places bondées de monde. À de nombreuses reprises, les gens déclinaient son offre, disant ne pas être intéressés, que le prix était trop cher ou, dans des cas extrêmes, qu’ils ne voulaient pas confier leur travail ou leurs enfants à une dégénérée au sens propre, comme elle. Quand aux classes plus humbles, elle avait interdiction formelle de les côtoyer. Comme si trouver des clients n’était pas déjà assez dur…
Alors, la jeune femme de 22 ans s’accrochait comme elle pouvait, avec les quelques commandes qu’elle réussissait bien à faire. Certains mois, c’était tout juste suffisant pour tenir sans trop de luxe, en prenant en compte le fait que sa famille lui fournissait de quoi masquer les apparences en vêtements et accessoires sans intérêts. Mais d’autres, comme le dernier, mettaient son compte bancaire à mal. C’est pourquoi, elle était aujourd’hui en mission secrète pour faire une petite transaction du compte de ses parents vers le sien, à la banque des sorciers.
Après avoir dû se faire violence pour ignorer la vitrine de la librairie, le cœur lourd, Nore monta les quelques marches menant à la grande porte de bois d’un pas souple. Perdue dans ses pensées, elle fut surprise et faillit sursauter en voyant sortir une femme de la banque. Son air furieux et fier l’inquiétèrent un peu, surtout lorsqu’elle s’adressa à elle dans une expression presque grimaçante. Mais elle se rassura bien vite devant son sourire, ayant pensé qu’elle avait fait quelque chose qui ne lui avait pas plu. Ce n’était pas elle, le problème, mais les Gobelins et leur humeur exécrable. Cela ne lui assurerait donc pas pour autant une belle journée…
Ah oui ? s’enquit-elle de sa voix douce, qui contrastait avec l’énervement contenu avec peine de l’inconnue.
Apparement, les Gobelins s’étaient montré avec elle aussi indulgents que sa famille à son égard, et c’était dire… Mais ce que Lenore retint surtout, ce fut qu’elle n’était pas la seule dans une situation aussi précaire, puisque cette nouvelle rencontre disait être elle aussi au chômage et en recherche d’emploi.
C’est vrai ? fit la brune avant de se reprendre. Enfin, c’est vrai que c’est dur de trouver du travail… Les gens sont… trop exigeants. Merci de m’avoir prévenue, j’ai justement rendez-vous dans 20 minutes pour… pour la même chose que vous, en fait.
Ce n’était pas tout à fait vrai, en réalité. Contrairement à la femme, qui semblait avoir quitté ses études depuis longtemps, la cadette Goodwin avait toujours ses parents derrière elle, par mesure de sécurité. Enfin, plus pour la réputation de sa famille que pour elle, mais le résultat était le même. Comment dire à une chercheuse d’emploi, déterminée comme elle semblait l’être, qu’elle pouvait obtenir une grande quantité d’argent sans travailler ? Mais cette idée était fausse, également. Qui savait combien de temps il lui restait avant qu’elle ne finisse par décevoir définitivement sa famille entière, par perdre leur confiance déjà précaire ?
@Victoria McBee décidément, je suis inspirée aujourd’hui
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Gérante des Trois Balais depuis le 25 juillet 2051 - Mère célibataire de 35 ans | Tutoyez moi ! - #ffe0cc (gras)
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Sans emploi mais pas sans volonté
Partager sa frustration l'apaise, et Victoria se sent tout de suite plus sereine après avoir alpagué ainsi cette inconnue. Tout est dit et le cœur s'en réjouit. Pourtant, la réalité de la situation finit par lui tomber dessus, non sans un grimace, comme si la voix d'Aisha s'était installée dans sa tête.
Peut-être Victoria s'est-elle montrée un peu brusque. Peut-être. Mais ce n'était pas grand-chose ! Assez pour devoir présenter des excuses ? Bah, ce sont des choses qui arrivent ! La sorcière n'a pas l'air gêné. Si ?
Victoria accepte la secousse ; elle sent bien qu'Aisha aurait insisté.
« Ah, j'espère que je ne vous ai pas inquiété... J'en suis désolée ! Au moins, vous voici prévenue. »
La conscience tranquille, la commerçante sans emploi retrouve un sourire franc. Mieux vaut prévenir que guérir, n'est-ce pas ? La sorcière face à elle paraît jeune et perdue, presque hésitante ; à coup sûr elle ne sait rien de ce qui l'attend, et n'a peut-être même jamais eu rendez-vous avec des Gobelins. N'est-il pas préférable de savoir qu'ils ne sont ni enthousiastes ni agréables ? Qu'ils peuvent se montrer incompréhensifs et durs ? Qu'elle soit prête pour ce qui l'attend ! Et puis aujourd'hui... Aujourd'hui Victoria est d'humeur à partager sa frustration.
Elle hausse nonchalamment les épaules, débarrassée de sa colère et en prise désormais à une indifférence confortable. N'est-elle pas sortie de Gringotts ? La banque est derrière elle !
« Mais ne vous en faites pas, ça se passera bien, on trouve toujours un compromis ! »
Un sourire encourageant lui colore un instant le visage. Puis l'intérêt porté aux explications de la jeune femme s'éveille.
Trouver du travail ! Cela peut être tout un parcours. Le plus dur, pour Victoria, c'est certainement cette sensation d'inutilité qui lui colle à la peau : non seulement elle ne ramène rien chez elle, mais ses mains restent vides et improductives toute la journée. Elle commence à comprendre les lions qui tournent en rond dans leur cage, et l'envie d'autre chose qui leur secoue le ventre, qui les laisse les nerfs à vif et qui les rend sensibles au moindre effleurement. Toute cette énergie gâchée ! C'est la fuite d'eau qu'on ne contrôle pas et pour laquelle on ne fait rien. Alors que ces mains pourraient produire, ces mains pourraient aider, ces mains pourraient créer, accompagner, façonner, s'agiter, surveiller ; mais non, elles tombent au bout des bras toute la journée. Être inutile ! C'est la plus dure des punitions.
La quarantenaire a un nouveau soupir, dépitée.
« Je ne vous le fais pas dire ! Des mois que je cherche, et pourtant j'ai de l'expérience ! Mais les gens sont difficiles, et ils ne savent pas ce qu'ils veulent... »
Elle trouve en Lenore une femme qui peut la comprendre, et qui ressent peut-être aussi les mêmes sensations qu'elle, et la peine et la colère qui en découlent. Ne rien faire ! Quand on a un diplôme ! Et tous les autres qui se lèvent le matin en sachant où ils vont, et nous, et nous... Victoria a de la compassion pour la jeune sorcière, et celle-ci lui plaît déjà, sans s'être véritablement exprimée.
« Dans quel domaine cherchez-vous ? »
L'ancienne Serpentard l'observe discrètement du regard. Elle est mince, élégante, distinguée ; pas du genre à se salir ; ses mains ne sont pas abîmées, elles ne doivent pas être un outils de travail très récurrent. Victoria ne fouille pas dans les détails, elle se contente de l'impression générale, d'une vision globale, et de là elle déduit. Cette femme ne travaille probablement pas dehors, ni ne porte de charge lourde ; donc pas d'animaux, de plantes ou de métier physique. Peut-être quelque chose avec sa baguette ? Pourquoi pas. Dans la communication ? La médicomagie ? Ou l'art ? Victoria est piètre détective. Mais elle miserait bien sur le milieu scolaire et l'éducation sorcière ; ce port droit et cette façon élégante n'indiquent de toute évidence pas quelqu'un ayant l'habitude du manuel.
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Peut-être Victoria s'est-elle montrée un peu brusque. Peut-être. Mais ce n'était pas grand-chose ! Assez pour devoir présenter des excuses ? Bah, ce sont des choses qui arrivent ! La sorcière n'a pas l'air gêné. Si ?
Victoria accepte la secousse ; elle sent bien qu'Aisha aurait insisté.
« Ah, j'espère que je ne vous ai pas inquiété... J'en suis désolée ! Au moins, vous voici prévenue. »
La conscience tranquille, la commerçante sans emploi retrouve un sourire franc. Mieux vaut prévenir que guérir, n'est-ce pas ? La sorcière face à elle paraît jeune et perdue, presque hésitante ; à coup sûr elle ne sait rien de ce qui l'attend, et n'a peut-être même jamais eu rendez-vous avec des Gobelins. N'est-il pas préférable de savoir qu'ils ne sont ni enthousiastes ni agréables ? Qu'ils peuvent se montrer incompréhensifs et durs ? Qu'elle soit prête pour ce qui l'attend ! Et puis aujourd'hui... Aujourd'hui Victoria est d'humeur à partager sa frustration.
Elle hausse nonchalamment les épaules, débarrassée de sa colère et en prise désormais à une indifférence confortable. N'est-elle pas sortie de Gringotts ? La banque est derrière elle !
« Mais ne vous en faites pas, ça se passera bien, on trouve toujours un compromis ! »
Un sourire encourageant lui colore un instant le visage. Puis l'intérêt porté aux explications de la jeune femme s'éveille.
Trouver du travail ! Cela peut être tout un parcours. Le plus dur, pour Victoria, c'est certainement cette sensation d'inutilité qui lui colle à la peau : non seulement elle ne ramène rien chez elle, mais ses mains restent vides et improductives toute la journée. Elle commence à comprendre les lions qui tournent en rond dans leur cage, et l'envie d'autre chose qui leur secoue le ventre, qui les laisse les nerfs à vif et qui les rend sensibles au moindre effleurement. Toute cette énergie gâchée ! C'est la fuite d'eau qu'on ne contrôle pas et pour laquelle on ne fait rien. Alors que ces mains pourraient produire, ces mains pourraient aider, ces mains pourraient créer, accompagner, façonner, s'agiter, surveiller ; mais non, elles tombent au bout des bras toute la journée. Être inutile ! C'est la plus dure des punitions.
La quarantenaire a un nouveau soupir, dépitée.
« Je ne vous le fais pas dire ! Des mois que je cherche, et pourtant j'ai de l'expérience ! Mais les gens sont difficiles, et ils ne savent pas ce qu'ils veulent... »
Elle trouve en Lenore une femme qui peut la comprendre, et qui ressent peut-être aussi les mêmes sensations qu'elle, et la peine et la colère qui en découlent. Ne rien faire ! Quand on a un diplôme ! Et tous les autres qui se lèvent le matin en sachant où ils vont, et nous, et nous... Victoria a de la compassion pour la jeune sorcière, et celle-ci lui plaît déjà, sans s'être véritablement exprimée.
« Dans quel domaine cherchez-vous ? »
L'ancienne Serpentard l'observe discrètement du regard. Elle est mince, élégante, distinguée ; pas du genre à se salir ; ses mains ne sont pas abîmées, elles ne doivent pas être un outils de travail très récurrent. Victoria ne fouille pas dans les détails, elle se contente de l'impression générale, d'une vision globale, et de là elle déduit. Cette femme ne travaille probablement pas dehors, ni ne porte de charge lourde ; donc pas d'animaux, de plantes ou de métier physique. Peut-être quelque chose avec sa baguette ? Pourquoi pas. Dans la communication ? La médicomagie ? Ou l'art ? Victoria est piètre détective. Mais elle miserait bien sur le milieu scolaire et l'éducation sorcière ; ce port droit et cette façon élégante n'indiquent de toute évidence pas quelqu'un ayant l'habitude du manuel.
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Directrice de la Poste Magique depuis août 2051
Sans emploi mais pas sans volonté
Le changement d’attitude de la femme fut aussitôt remarquée par Nore, qui en fut un peu déconcertée. Alors qu’elle s’était emportée à l’instant, au point d’interpeler une inconnue à la sortie de la banque pour lui manifester son agacement, elle semblait désormais le regretter légèrement. Du moins se sentit elle obligée de lui servir des excuses, peut-être à cause de l’aspect réservé que la jeune femme dégageait. Cela la mit un peu mal à l’aise. Les gens pensaient-ils toujours qu’ils l’importunaient, alors qu’elle n’était juste pas toujours très douée au début d’une conversation ? Cette femme ne l’ennuyait guère. Elle l’intriguait même, ainsi voulait elle lui montrer qu’elle était ouverte à la discussion.
Oh non, désolée si c’est l’impression que je donne, mais c’est pas du tout le cas ! Merci au contraire, je croise les doigts pour mon rendez-vous alors.
À son soupir, la brune semblait désespérée dans sa quête de travail, peut-être plus qu’elle si c’était possible. Ça se comprenait : si elle n’avait pas la même famille qu’elle, ou en tout cas si elle ne dépendait plus d’elle, cette dame avait vu passer suffisamment d’années depuis ses études pour avoir cherché du travail longtemps. Ou alors, peut-être qu’elle avait eu un emploi qu’elle aurait pu qualifier de stable, avant de le voir s’écrouler et de devoir en trouver un autre après un long moment sans avoir eu besoin de le faire. Ça devait être frustrant, trop frustrant pour que ce soit agréable à imaginer. Alors, elle se raccrocha à sa propre expérience pour lui donner raison :
C’est clair ! Moi qui pensais que j’allais mieux m’en sortir une fois que j’aurai de l’expérience, je ne suis pas sortie de l’auberge…
En réalité, elle savait que cet espoir était vain. Pour obtenir des clients dans son domaine, très intellectuel, il lui fallait chercher parmi les personnes cultivées et aptes à débourser leurs gallions pour quelque chose d’aussi peu nécessaire qu’une traduction, d’aussi incertain qu’un accompagnement scolaire. Autrement dit, au sein de ces milieux élitistes et fermés d’esprit, qui soit connaissaient déjà sa faiblesse par de quelconques ragots, soit lui faisaient passer un petit test d’aptitudes innocent, déguisé sous une bonne couche de politesse. Quoi qu’elle fasse, même si elle parvenait à accumuler suffisamment de commandes au fil des années, l’expérience ne changerait rien à tout ça.
Je cherche surtout dans les domaines littéraires ou linguistiques, à mon compte ou en entreprise, comme je suis sortie de la Magifac Litté en juin dernier. Idéalement des commandes en traduction, mais je suis prête à m’adapter si ça peut me permettre de travailler : soutien scolaire, correction, accompagnement littéraire, aide comme interprète auprès d’étrangers… Mais rien n’y fait pour le moment !
Lenore s’était un peu emballée, avait parlé presque comme si elle était face à un employeur ou à un particulier qu’elle devait convaincre. Même si son timbre restait doux et posé, ses mots débordaient de passion pour ce domaine, ainsi que d’une urgence palpable par quelqu’un de perspicace. Elle avait tant l’habitude de ce genre d’exercice, répétés à longueur de journée en ce moment… sans que ça ne serve à grand chose. En tout cas, face à une autre demandeuse d’emploi, c’était totalement inutile. Un brin rougissante, elle préféra dévier la conversation vers l’autre, comme souvent.
Et vous ? C’est quoi, votre domaine de recherche ?
Avec son air assuré, cela devait être quelque chose qui nécessitait un contact direct avec des gens. Peut-être conseillère, commerçante ou responsable de communication pour une entreprise… Devant une élégance particulière qu’elle décela dans sa tenue, la plus jeune la verrait même avocate ou politicienne. Après tout, elle avait l’air de défendre ses idées avec force, non ? Mais c’était peut-être un peu exagéré. Une telle personne n’aurait pas eu besoin de passer par Gringotts, même si elle était actuellement sans emploi, tant un salaire suffirait pour au moins six mois si l’on était pas trop dépensier. Et elle était beaucoup trop encline à imaginer des tas de choses extravagantes sur les personnes qu’elle rencontrait.
@Victoria McBee
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Oh non, désolée si c’est l’impression que je donne, mais c’est pas du tout le cas ! Merci au contraire, je croise les doigts pour mon rendez-vous alors.
À son soupir, la brune semblait désespérée dans sa quête de travail, peut-être plus qu’elle si c’était possible. Ça se comprenait : si elle n’avait pas la même famille qu’elle, ou en tout cas si elle ne dépendait plus d’elle, cette dame avait vu passer suffisamment d’années depuis ses études pour avoir cherché du travail longtemps. Ou alors, peut-être qu’elle avait eu un emploi qu’elle aurait pu qualifier de stable, avant de le voir s’écrouler et de devoir en trouver un autre après un long moment sans avoir eu besoin de le faire. Ça devait être frustrant, trop frustrant pour que ce soit agréable à imaginer. Alors, elle se raccrocha à sa propre expérience pour lui donner raison :
C’est clair ! Moi qui pensais que j’allais mieux m’en sortir une fois que j’aurai de l’expérience, je ne suis pas sortie de l’auberge…
En réalité, elle savait que cet espoir était vain. Pour obtenir des clients dans son domaine, très intellectuel, il lui fallait chercher parmi les personnes cultivées et aptes à débourser leurs gallions pour quelque chose d’aussi peu nécessaire qu’une traduction, d’aussi incertain qu’un accompagnement scolaire. Autrement dit, au sein de ces milieux élitistes et fermés d’esprit, qui soit connaissaient déjà sa faiblesse par de quelconques ragots, soit lui faisaient passer un petit test d’aptitudes innocent, déguisé sous une bonne couche de politesse. Quoi qu’elle fasse, même si elle parvenait à accumuler suffisamment de commandes au fil des années, l’expérience ne changerait rien à tout ça.
Je cherche surtout dans les domaines littéraires ou linguistiques, à mon compte ou en entreprise, comme je suis sortie de la Magifac Litté en juin dernier. Idéalement des commandes en traduction, mais je suis prête à m’adapter si ça peut me permettre de travailler : soutien scolaire, correction, accompagnement littéraire, aide comme interprète auprès d’étrangers… Mais rien n’y fait pour le moment !
Lenore s’était un peu emballée, avait parlé presque comme si elle était face à un employeur ou à un particulier qu’elle devait convaincre. Même si son timbre restait doux et posé, ses mots débordaient de passion pour ce domaine, ainsi que d’une urgence palpable par quelqu’un de perspicace. Elle avait tant l’habitude de ce genre d’exercice, répétés à longueur de journée en ce moment… sans que ça ne serve à grand chose. En tout cas, face à une autre demandeuse d’emploi, c’était totalement inutile. Un brin rougissante, elle préféra dévier la conversation vers l’autre, comme souvent.
Et vous ? C’est quoi, votre domaine de recherche ?
Avec son air assuré, cela devait être quelque chose qui nécessitait un contact direct avec des gens. Peut-être conseillère, commerçante ou responsable de communication pour une entreprise… Devant une élégance particulière qu’elle décela dans sa tenue, la plus jeune la verrait même avocate ou politicienne. Après tout, elle avait l’air de défendre ses idées avec force, non ? Mais c’était peut-être un peu exagéré. Une telle personne n’aurait pas eu besoin de passer par Gringotts, même si elle était actuellement sans emploi, tant un salaire suffirait pour au moins six mois si l’on était pas trop dépensier. Et elle était beaucoup trop encline à imaginer des tas de choses extravagantes sur les personnes qu’elle rencontrait.
@Victoria McBee
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Sans emploi mais pas sans volonté
Les domaines littéraires ou linguistiques ? C'est plutôt cohérent, oui, cela lui va bien. Et quels domaines ! De quoi impressionner Victoria, qui a toujours eu du respect pour ceux qui s'en sortaient avec la théorie, l'écriture, ou la littérature. Passer des heures à réfléchir sur le sens d'un mot ou la tournure d'une phrase... Elle admire, mais ce n'est décidément pas une spécialité dans laquelle elle a des compétences. Et des connaissances ? Théoriques, un peu, mais de personnes... Non, pas vraiment, pas davantage ; elle y réfléchit, pense à Aisha qui travaille dans le milieu administratif, mais ce n'est pas pareil, ce n'est pas comparable. Peut-être est-elle, elle, en contact avec des sorciers de ces domaines particuliers, mais Victoria n'en est même pas sûre.
« Je vous souhaite bien du courage ! On s'en tire toujours, c'est une situation temporaire : c'est ce que je me répète. Mais quand on est en plein dedans... La route paraît longue ! »
L'écossaise sourit au lieu de soupirer, et pourtant elle ne passe pas loin de la lassitude. Enfin, ce n'est pas son genre. C'est une femme d'action, de persévérance, de courage ; sûrement aussi Gryffondor que Serpentard ; elle ne renonce pas, ne craint rien, et surtout elle a de l'espoir, et elle croit en ses capacités. Même si les périodes de veille comme celle qu'elle traverse la poussent à bout, elle serre les dents et elle avance. C'est ce qu'on lui a appris depuis toute petite, quand les hivers étaient rudes et les notes glissaient, grinçaient, prenaient des formes loin du O de l'excellence, de l'optimal. N'abandonne pas, jamais. C'est une course de fond, et il faut tenir la distance.
Sans s'agacer. Une bonne colère de temps en temps, c'est permis, mais se loger dedans ! Cela ne crée que de nouveaux problèmes.
« J'aimerais bien vous aider, mais les domaines littéraires, je n'y connais pas grand chose. Mais vous êtes jeune, vous trouverez ! Peut-être que le Ministère pourrait avoir des choses pour vous ? Cela vaut toujours le coup d'aller y jeter un œil ou de poser des questions. Je connais quelques personnes qui y travaillent si vous avez besoin de contacts là-bas. »
Quelques clients dont elle est restée proche, des amis, de la famille, et des connaissances d'Aisha. Mais tout le monde connaît toujours un sorcier lié au Ministère de la Magie. La communauté sorcière n'est pas bien grande, après tout.
Victoria se redresse, un sourire grand comme sa main sur le visage. Elle aime parler de ce qu'elle fait, parce qu'elle en est fière ; elle a mis du temps à trouver sa voie mais désormais elle ne changerait pour rien au monde. Le contact, les gens, les conseils, agir de manière concrète et pratique, pour une utilité qui la dépasse, c'est l'idéal. Elle est une femme de terrain. Les bureaux et les calculs, ce n'est vraiment pas pour elle.
« Je suis dans le commerce, avec une formation de négociante, mais je peux m'adapter, j'ai travaillé dans tous types d'endroits. En ce moment j'essaye de me rapprocher de l'Écosse, je viens d'y déménager, près de la mer, et j'aimerais trouver un travail dans le coin. Quelque chose qui m'éviterait de transplaner deux fois par jours, vous voyez ? Vous connaissez bien l'Écosse ? C'est un coin magnifique, je suis fière d'avoir grandi là-bas, et bien heureuse d'y retourner ! Mais c'est clair que par-là, les emplois ne courent pas les rues... »
Elle secoue la tête avec déception. Il est difficile de tout avoir : la mer ou l'épanouissement professionnel, un travail qui a du sens mais une situation personnelle loin d'être idéale... Pour le moment, elle est près de sa sœur, Suzan, et c'est tout ce qui compte. Le travail viendra plus tard, elle en est sûre.
« Mais bon, c'est difficile pour tout le monde ! L'important, c'est de persévérer, et puis un beau matin on trouve une solution, et ça va mieux. »
Victoria adresse un clin d'œil à Lenore. Rester positive ! C'est l'essentiel.
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« Je vous souhaite bien du courage ! On s'en tire toujours, c'est une situation temporaire : c'est ce que je me répète. Mais quand on est en plein dedans... La route paraît longue ! »
L'écossaise sourit au lieu de soupirer, et pourtant elle ne passe pas loin de la lassitude. Enfin, ce n'est pas son genre. C'est une femme d'action, de persévérance, de courage ; sûrement aussi Gryffondor que Serpentard ; elle ne renonce pas, ne craint rien, et surtout elle a de l'espoir, et elle croit en ses capacités. Même si les périodes de veille comme celle qu'elle traverse la poussent à bout, elle serre les dents et elle avance. C'est ce qu'on lui a appris depuis toute petite, quand les hivers étaient rudes et les notes glissaient, grinçaient, prenaient des formes loin du O de l'excellence, de l'optimal. N'abandonne pas, jamais. C'est une course de fond, et il faut tenir la distance.
Sans s'agacer. Une bonne colère de temps en temps, c'est permis, mais se loger dedans ! Cela ne crée que de nouveaux problèmes.
« J'aimerais bien vous aider, mais les domaines littéraires, je n'y connais pas grand chose. Mais vous êtes jeune, vous trouverez ! Peut-être que le Ministère pourrait avoir des choses pour vous ? Cela vaut toujours le coup d'aller y jeter un œil ou de poser des questions. Je connais quelques personnes qui y travaillent si vous avez besoin de contacts là-bas. »
Quelques clients dont elle est restée proche, des amis, de la famille, et des connaissances d'Aisha. Mais tout le monde connaît toujours un sorcier lié au Ministère de la Magie. La communauté sorcière n'est pas bien grande, après tout.
Victoria se redresse, un sourire grand comme sa main sur le visage. Elle aime parler de ce qu'elle fait, parce qu'elle en est fière ; elle a mis du temps à trouver sa voie mais désormais elle ne changerait pour rien au monde. Le contact, les gens, les conseils, agir de manière concrète et pratique, pour une utilité qui la dépasse, c'est l'idéal. Elle est une femme de terrain. Les bureaux et les calculs, ce n'est vraiment pas pour elle.
« Je suis dans le commerce, avec une formation de négociante, mais je peux m'adapter, j'ai travaillé dans tous types d'endroits. En ce moment j'essaye de me rapprocher de l'Écosse, je viens d'y déménager, près de la mer, et j'aimerais trouver un travail dans le coin. Quelque chose qui m'éviterait de transplaner deux fois par jours, vous voyez ? Vous connaissez bien l'Écosse ? C'est un coin magnifique, je suis fière d'avoir grandi là-bas, et bien heureuse d'y retourner ! Mais c'est clair que par-là, les emplois ne courent pas les rues... »
Elle secoue la tête avec déception. Il est difficile de tout avoir : la mer ou l'épanouissement professionnel, un travail qui a du sens mais une situation personnelle loin d'être idéale... Pour le moment, elle est près de sa sœur, Suzan, et c'est tout ce qui compte. Le travail viendra plus tard, elle en est sûre.
« Mais bon, c'est difficile pour tout le monde ! L'important, c'est de persévérer, et puis un beau matin on trouve une solution, et ça va mieux. »
Victoria adresse un clin d'œil à Lenore. Rester positive ! C'est l'essentiel.
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Directrice de la Poste Magique depuis août 2051
Sans emploi mais pas sans volonté
Une fois encore, Lenore fut frappée par tant de détermination émanant d’une seule personne. La dame semblait ne pas souffrir de sa situation, ou en tout cas elle ne le montrait pas le moins du monde. Au contraire, on aurait dit qu’elle s’y plaisait, dans le sens où elle paraissait la considérer comme une étape à franchir dans sa vie, un combat dans la victoire vous offre plus de gratitude qu’une vie stable. Le courage, elle l’avait assurément, et elle ne serait pas contre un petit conseil pour l’avoir, elle aussi. Comment faisait-elle pour rester aussi forte alors que sa recherche d’emploi devait être encore moins sécurisante que la sienne ?
Se rendant compte qu’elle était restée bouche bée, la jeune femme s’empressa de la refermer, les joues rouges. Elle la rouvrit aussitôt, cependant, consciente qu’elle l’avait suffisamment laissée attendre.
C’est sûr, mais vous avez sans doute raison, merci beaucoup !
Oui, il ne s’agissait sûrement que d’un état passager, duquel on se défaisait à force de patience. Mais est-ce que la suite était nécessairement plus joyeuse ? Nore secoua la tête pour chasser ses pensées. Le pessimisme lui allait très mal, et elle voulait croire qu’un jour elle parviendrait à gagner sa vie par une activité qu’elle aimait. Même si pour cela il fallait également que ses parents approuvent. Et, pour le moment, la vie leur avait donné raison : la littérature était loin d’être un domaine viable.
Pourtant, la femme aux cheveux frisés avait l’air de penser qu’il y avait des débouchés qui lui rendaient les bras, quelque part. Déjà, elle était jeune, ce qui pouvait effectivement jouer en sa faveur. Ensuite, il y avait le Ministère… Là, la brune eut un léger rictus, peu visible mais qui traduisait bien ce qu’elle en pensait. Jamais le gouvernement sorcier n’embaucherait quelqu’un comme elle, si ça se savait. Et ça se saurait un jour ou l’autre, si un travailleur haut placé se montrait condescendant et lui demandait d’utiliser sa baguette pour telle ou telle tâche ingrate. Mais elle était bien éduquée et montra son hésitation de manière polie :
Oh, euh… vous voulez dire comme secrétaire, ou au bureau de la coopération magique internationale ? J’y ai pensé, sauf que… je ne pense pas que je puisse être prise. Après… pourquoi pas ? Mais je ne veux pas vous embêter pour rien.
Elle n’allait pas cracher sur une aide, car on ne savait jamais, mais il lui manquait aussi des qualifications. Si elle ne trouvait pas du travail d’ici la fin de l’année, elle n’hésiterait pas plus longtemps et retournerait sur les bancs de l’école pour enrichir son dossier, le plus possible.
L’autre femme parut contente qu’elle lui pose des questions sur son domaine de travail. Encore une fois, son expression s’éclaircit en une fraction de seconde, ce qui surprit Lenore. Était-elle étonnée par son interrogation, alors qu’elle avait eu la même à son égard quelques secondes auparavant ? Impossible. Peut-être qu’elle était juste très fière de son boulot, ou en tout cas de celui qu’elle pratiquait avant, et ça se comprenait à ses explications : ça devait être tellement vivant ! Quelque chose qui lui plairait, mais sur ce domaine elle ne connaissait pas l’avis des Goodwin.
Oui, c’est beau l’Écosse… fut la première chose qu’elle parvint à répondre, d’un ton presque rêveur. Enfin je ne connais pas trop, à part ce que j’en ai vu à Poudlard. D’ailleurs, peut-être que vous trouverez du travail à Pré-au-Lard ? C’est très commerçant, même si j’imagine qu’ici c’est mieux. (elle désigne le Chemin de Traverse d’un geste vague) En tout cas vous êtes dans un chouette secteur : voir du monde, tout ça… ça a l’air génial.
Elle lui prodiguerait bien quelques conseils, au lieu de parler comme une jeune écolière trop bavarde, mais malheureusement elle ne connaissait personne de ce domaine. Dans sa famille, ils étaient plus dans le médical ou la justice, ainsi seuls comptaient le sang-froid, les grandes démonstrations et le prestige. Quant à ses amies, Abi avait arrêté ses études pour prendre de petits boulots, alors que Jude avait fini les siennes en même tant qu’elle. Seule Soline travaillait comme vendeuse, aux dernières nouvelles, mais elle ne savait pas si elle avait un très grand réseau. Ça, sa famille l’avait sûrement malgré tout, mais elle ne voulait pas donner de faux espoirs à la quarantenaire.
Si quelqu’un me parle d’un travail dans le commerce, j’essayerai de vous prévenir, promit-elle au moins. J’aime beaucoup votre manière de voir les choses, c’est motivant et… réconfortant, je me demande comment vous faites !
Et elle ponctua ses paroles par un sourire, amusée par le clin d’œil de l’inconnue et l’humeur bien plus positive après cet échange.
@Victoria McBee
786 mots
Se rendant compte qu’elle était restée bouche bée, la jeune femme s’empressa de la refermer, les joues rouges. Elle la rouvrit aussitôt, cependant, consciente qu’elle l’avait suffisamment laissée attendre.
C’est sûr, mais vous avez sans doute raison, merci beaucoup !
Oui, il ne s’agissait sûrement que d’un état passager, duquel on se défaisait à force de patience. Mais est-ce que la suite était nécessairement plus joyeuse ? Nore secoua la tête pour chasser ses pensées. Le pessimisme lui allait très mal, et elle voulait croire qu’un jour elle parviendrait à gagner sa vie par une activité qu’elle aimait. Même si pour cela il fallait également que ses parents approuvent. Et, pour le moment, la vie leur avait donné raison : la littérature était loin d’être un domaine viable.
Pourtant, la femme aux cheveux frisés avait l’air de penser qu’il y avait des débouchés qui lui rendaient les bras, quelque part. Déjà, elle était jeune, ce qui pouvait effectivement jouer en sa faveur. Ensuite, il y avait le Ministère… Là, la brune eut un léger rictus, peu visible mais qui traduisait bien ce qu’elle en pensait. Jamais le gouvernement sorcier n’embaucherait quelqu’un comme elle, si ça se savait. Et ça se saurait un jour ou l’autre, si un travailleur haut placé se montrait condescendant et lui demandait d’utiliser sa baguette pour telle ou telle tâche ingrate. Mais elle était bien éduquée et montra son hésitation de manière polie :
Oh, euh… vous voulez dire comme secrétaire, ou au bureau de la coopération magique internationale ? J’y ai pensé, sauf que… je ne pense pas que je puisse être prise. Après… pourquoi pas ? Mais je ne veux pas vous embêter pour rien.
Elle n’allait pas cracher sur une aide, car on ne savait jamais, mais il lui manquait aussi des qualifications. Si elle ne trouvait pas du travail d’ici la fin de l’année, elle n’hésiterait pas plus longtemps et retournerait sur les bancs de l’école pour enrichir son dossier, le plus possible.
L’autre femme parut contente qu’elle lui pose des questions sur son domaine de travail. Encore une fois, son expression s’éclaircit en une fraction de seconde, ce qui surprit Lenore. Était-elle étonnée par son interrogation, alors qu’elle avait eu la même à son égard quelques secondes auparavant ? Impossible. Peut-être qu’elle était juste très fière de son boulot, ou en tout cas de celui qu’elle pratiquait avant, et ça se comprenait à ses explications : ça devait être tellement vivant ! Quelque chose qui lui plairait, mais sur ce domaine elle ne connaissait pas l’avis des Goodwin.
Oui, c’est beau l’Écosse… fut la première chose qu’elle parvint à répondre, d’un ton presque rêveur. Enfin je ne connais pas trop, à part ce que j’en ai vu à Poudlard. D’ailleurs, peut-être que vous trouverez du travail à Pré-au-Lard ? C’est très commerçant, même si j’imagine qu’ici c’est mieux. (elle désigne le Chemin de Traverse d’un geste vague) En tout cas vous êtes dans un chouette secteur : voir du monde, tout ça… ça a l’air génial.
Elle lui prodiguerait bien quelques conseils, au lieu de parler comme une jeune écolière trop bavarde, mais malheureusement elle ne connaissait personne de ce domaine. Dans sa famille, ils étaient plus dans le médical ou la justice, ainsi seuls comptaient le sang-froid, les grandes démonstrations et le prestige. Quant à ses amies, Abi avait arrêté ses études pour prendre de petits boulots, alors que Jude avait fini les siennes en même tant qu’elle. Seule Soline travaillait comme vendeuse, aux dernières nouvelles, mais elle ne savait pas si elle avait un très grand réseau. Ça, sa famille l’avait sûrement malgré tout, mais elle ne voulait pas donner de faux espoirs à la quarantenaire.
Si quelqu’un me parle d’un travail dans le commerce, j’essayerai de vous prévenir, promit-elle au moins. J’aime beaucoup votre manière de voir les choses, c’est motivant et… réconfortant, je me demande comment vous faites !
Et elle ponctua ses paroles par un sourire, amusée par le clin d’œil de l’inconnue et l’humeur bien plus positive après cet échange.
@Victoria McBee
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Gérante des Trois Balais depuis le 25 juillet 2051 - Mère célibataire de 35 ans | Tutoyez moi ! - #ffe0cc (gras)
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Sans emploi mais pas sans volonté
Elle est bien jeune, cette sorcière qui fait aujourd'hui face à Victoria ; jeune et hésitante, encore peu assurée, peut-être volontaire mais pas encore affirmée. Sa posture attendrit la commerçante : ses yeux ronds, son étonnement, sa gratitude, son oscillation ; elle se fera marcher dessus si elle ne gagne pas en assurance. Et ce serait dommage, cela ne devrait pas pouvoir se faire. Mais comment gagner en assurance, à son âge, quand on n'a probablement jamais travaillé, qu'on sort tout juste d'une école et que l'on cherche sans regarder aux conditions, espérant juste trouver quelque chose, plutôt que trouver quelque chose de convenable, d'à la hauteur ? Un sourire chagrin s'installe comme un lourd hibou sur le visage de Victoria. Elle pourrait en soupirer, mais c'est là mal la connaître.
« Quel est votre nom ? Je penserais à vous si je tombe sur une annonce qui vous conviendrez. »
Elle tend la main pour se présenter, poignée ferme habituée à montrer ce qu'elle a dans le ventre.
« Victoria McBee » s'introduit-elle avant de revenir sur les propos de Lenore : « Comme secrétaire, oui, ça peut être un bon début. Je vous avoue que je connais mal le fonctionnement du Ministère, mais je peux trouver quelques contacts. Mais ne partez pas pessimiste, sinon ah, ceux qui doivent choisir le seront aussi à votre sujet ! Montrez-leur que vous avez des compétences, une envie de travailler, et que vous n'abandonnez pas de sitôt. Vous savez, parfois, il faut insister ! Cherchez à rencontrer des personnes qui travaillent dans l'entreprise qui vous plaît, faites parler de vous, soyez là quand il le faut. Ce n'est pas simple à votre âge, je le sais bien, mais parfois c'est comme ça que ça fonctionne. Il faut vous démarquer. »
Victoria a un grand mouvement de bras avec un sourire amusé. Pré-au-Lard ! Oui, elle y a songé, mais ce n'est pas si simple de travailler là-bas, d'ailleurs elle ne pense pas qu'un commerce soit à la recherche d'employés. Mais c'est surtout que Remi est entré à Poudlard, et l'ancienne Serpentard imagine qu'il lui en voudrait s'il devait la croiser même lors de ses sorties entre amis. L'avoir toujours dans les pattes, ce n'est peut-être pas ce qu'un jeune adolescent en pleine découverte du monde recherche. Aisha l'a prévenue à ce sujet, et Victoria reconnaît qu'elle a raison, même si cela la peine. Son petit Remi qui déjà grandi... Les visites à sa sœur, Suzan, ne sont plus pareilles, il y a comme un silence... mais dans ce silence elles se soutiennent.
Alors, évidemment, ce conflit induit par la présence de son neveu a son importance. Et Victoria renonce, non sans une certaine déception.
« Le Chemin et Pré-au-Lard, oui, oui, c'est vrai... J'ai essayé une ou deux fois, mais il n'y a pas beaucoup de commerces qui recrutent. Et puis, je cherche peut-être autre chose, des villages plus calmes... »
Elle hausse les épaules et n'en dit pas davantage. Elle a tendance à ne pas confier ce qui touche à sa vie personnelle à des inconnus, même si elle se doute ne rien avoir à redouter de Lenore.
« Mais je vous remercie pour votre soutien ! Ça me met du baume au cœur après le rendez-vous duquel je sors avec ces Gobelins... »
Les yeux roulent et montent au ciel.
« Soyez solide avec eux, ne vous laissez pas faire. Vous avez le droit de porter vos propres revendications et d'avoir vos impératifs. Ils peuvent s'agacer si ça leur chante, c'est vous qui choisirez, ne l'oubliez pas. C'est ma manière de voir les choses, oui... Je ne sais pas ce que ça vaut, mais c'est comme ça que je fonctionne. Avec volonté ! Quand on comprend que les choses ne vous tomberont pas toutes cuites dans le bec, il faut partir les chercher. »
Victoria tapote l'épaule de la jeune femme avec bienveillance. « N'ayez pas peur de vous montrer obstinée, vous avez tout autant droit à votre place dans votre domaine que les autres ! »
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« Quel est votre nom ? Je penserais à vous si je tombe sur une annonce qui vous conviendrez. »
Elle tend la main pour se présenter, poignée ferme habituée à montrer ce qu'elle a dans le ventre.
« Victoria McBee » s'introduit-elle avant de revenir sur les propos de Lenore : « Comme secrétaire, oui, ça peut être un bon début. Je vous avoue que je connais mal le fonctionnement du Ministère, mais je peux trouver quelques contacts. Mais ne partez pas pessimiste, sinon ah, ceux qui doivent choisir le seront aussi à votre sujet ! Montrez-leur que vous avez des compétences, une envie de travailler, et que vous n'abandonnez pas de sitôt. Vous savez, parfois, il faut insister ! Cherchez à rencontrer des personnes qui travaillent dans l'entreprise qui vous plaît, faites parler de vous, soyez là quand il le faut. Ce n'est pas simple à votre âge, je le sais bien, mais parfois c'est comme ça que ça fonctionne. Il faut vous démarquer. »
Victoria a un grand mouvement de bras avec un sourire amusé. Pré-au-Lard ! Oui, elle y a songé, mais ce n'est pas si simple de travailler là-bas, d'ailleurs elle ne pense pas qu'un commerce soit à la recherche d'employés. Mais c'est surtout que Remi est entré à Poudlard, et l'ancienne Serpentard imagine qu'il lui en voudrait s'il devait la croiser même lors de ses sorties entre amis. L'avoir toujours dans les pattes, ce n'est peut-être pas ce qu'un jeune adolescent en pleine découverte du monde recherche. Aisha l'a prévenue à ce sujet, et Victoria reconnaît qu'elle a raison, même si cela la peine. Son petit Remi qui déjà grandi... Les visites à sa sœur, Suzan, ne sont plus pareilles, il y a comme un silence... mais dans ce silence elles se soutiennent.
Alors, évidemment, ce conflit induit par la présence de son neveu a son importance. Et Victoria renonce, non sans une certaine déception.
« Le Chemin et Pré-au-Lard, oui, oui, c'est vrai... J'ai essayé une ou deux fois, mais il n'y a pas beaucoup de commerces qui recrutent. Et puis, je cherche peut-être autre chose, des villages plus calmes... »
Elle hausse les épaules et n'en dit pas davantage. Elle a tendance à ne pas confier ce qui touche à sa vie personnelle à des inconnus, même si elle se doute ne rien avoir à redouter de Lenore.
« Mais je vous remercie pour votre soutien ! Ça me met du baume au cœur après le rendez-vous duquel je sors avec ces Gobelins... »
Les yeux roulent et montent au ciel.
« Soyez solide avec eux, ne vous laissez pas faire. Vous avez le droit de porter vos propres revendications et d'avoir vos impératifs. Ils peuvent s'agacer si ça leur chante, c'est vous qui choisirez, ne l'oubliez pas. C'est ma manière de voir les choses, oui... Je ne sais pas ce que ça vaut, mais c'est comme ça que je fonctionne. Avec volonté ! Quand on comprend que les choses ne vous tomberont pas toutes cuites dans le bec, il faut partir les chercher. »
Victoria tapote l'épaule de la jeune femme avec bienveillance. « N'ayez pas peur de vous montrer obstinée, vous avez tout autant droit à votre place dans votre domaine que les autres ! »
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Directrice de la Poste Magique depuis août 2051
Sans emploi mais pas sans volonté
L’espace d’un instant, Lenore crut lire quelque chose dans le drôle de sourire qu’esquissa son aînée. Un sourire… triste ? Ou mélancolique ? Cela ressemblait beaucoup trop à de la pitié à son goût. Peut-être qu’elle se faisait des idées, mais après la manière peu optimiste avec laquelle elle avait répondu à sa proposition, ce ne serait pas si étonnant que ça. Élevée à la dure concernant l’étiquette, elle n’aimait pas trop qu’on la pense faible et peu sûre d’elle, mais c’était pourtant ce qu’elle était, au fond. Même si elle avait envie et persévérait au mieux, il y avait toujours quelque chose qui trahissait ses doutes et le peu d’estime d’elle-même construite auprès des autres, pendant toutes ces années.
Mais entre pitié et compassion, il n’y avait qu’un pas, et la jeune fille était reconnaissante pour cette aide que l’inconnue voulait lui apporter. Souriant à son tour, elle se présenta, comme demandé :
Merci beaucoup. Je suis Lenore Goodwin, et vous ?
Si elle avait un jour l’occasion de la recommander auprès de connaissances, il fallait peut-être bien qu’elle connaisse son nom, à elle aussi ! Il s’agissait donc de Victoria McBee… Une rencontre qu’elle n’oublierait pas de sitôt, pour sûr ! Les mots de Victoria l’inspiraient, la motivaient, lui redonnaient espoir. Oui, elle pouvait y arriver, force de volonté ! Et elle avait le droit de venter ses qualités, de s’imposer et de montrer à tous ce qu’elle savait faire. Sinon, comment parviendrait elle à trouver un travail ? Si elle n’avait pas de compétences en ce qui concernait la pratique magique, elle en avait bien d’autres, et tout aussi valables. À quoi servait une baguette dans les milieux littéraires ? Il y avait bien des gens assez intelligents pour le comprendre dans ce pays, et pour aller au delà des préjugés.
Elle hocha alors la tête, convaincue, avant de prendre un ton enthousiaste :
Vous avez raison, merci beaucoup ! Voir du monde, ça, je sais faire. C’est parler de moi qui est… plus compliqué. Il se trouve que… que je ne suis pas très douée avec ma baguette, et que certains croient… Ils croient que ça définit ce que je peux faire.
La brune marqua une petite pause et prit une grande inspiration, pour empêcher ses émotions de prendre le dessus. Concentre toi sur les mots de Victoria ! Celle-ci lui inspirait confiance, si bien qu’elle avait laissé transparaître son principal défaut, sans pour autant s’étendre. Toutefois, elle s’efforça de passer à autre chose.
Mais oui, je dois me montrer plus affirmée et prouver encore plus mes qualités !
Elle s’était exprimée d’un ton plus fort, qui dénotait avec son parler habituel, comme si elle cherchait par ces mots à convaincre un employeur mais, surtout, à se convaincre elle-même. Cependant, elle ne put s’empêcher de rougir légèrement à la fin de sa réplique, consciente qu’elle pouvait paraître ridicule aux yeux des passants. Et la gêne de Nore se mêla à une petite fierté, malgré elle, lorsque Victoria la remercia pour ses mots. Une fierté modeste et pour quelque chose qu’elle jugeait insignifiant, mais une fierté quand même.
Oh ce n’est rien, je ne fais que vous rendre la pareille ! Surtout que je ne suis pas d’une grande aide, je ne connais pas trop les petits villages écossais… Mais si je le peux, je vous aiderai sans hésiter !
De par son éducation, la deuxième fille Goodwin avait appris le nom des grandes villes de Grande-Bretagne, ou bien des villages qui avaient leur importance dans le monde magique. Mais ses parents ne s’étaient pas trop attardés sur des petites bourgades sans intérêt, à son plus grand regret.
Encore une fois, Lenore ouvrit la bouche aux paroles encourageantes de Victoria. Comment faisait-elle pour être aussi assurée ? En tout cas, écouter ces mots forts de sens lui faisaient un bien fou, lui donnaient une énergie revitalisante dont elle avait grand besoin. C’était une très belle manière de penser, venant d’une personne extrêmement bienveillante qu’elle ne finirait pas par oublier. Un sourire lumineux et touché la gagna, et elle se confondit en remerciements.
Merci, merci infiniment ! C’était vraiment ce que j’avais besoin d’entendre, et quoi qu’en pensent les Gobelins, ça vaut beaucoup. J’essayerai de m’en souvenir, ou en tout cas je ferai au mieux. Encore merci !
Et elle eut un petit rire malgré elle, emprunt d’émotion et de soulagement mais aussi parce qu’elle venait de dire trois fois « merci » en l’espace de quelques secondes. Et autant ne pas les compter depuis sa rencontre avec Victoria !
@Victoria McBee
762 mots
Mais entre pitié et compassion, il n’y avait qu’un pas, et la jeune fille était reconnaissante pour cette aide que l’inconnue voulait lui apporter. Souriant à son tour, elle se présenta, comme demandé :
Merci beaucoup. Je suis Lenore Goodwin, et vous ?
Si elle avait un jour l’occasion de la recommander auprès de connaissances, il fallait peut-être bien qu’elle connaisse son nom, à elle aussi ! Il s’agissait donc de Victoria McBee… Une rencontre qu’elle n’oublierait pas de sitôt, pour sûr ! Les mots de Victoria l’inspiraient, la motivaient, lui redonnaient espoir. Oui, elle pouvait y arriver, force de volonté ! Et elle avait le droit de venter ses qualités, de s’imposer et de montrer à tous ce qu’elle savait faire. Sinon, comment parviendrait elle à trouver un travail ? Si elle n’avait pas de compétences en ce qui concernait la pratique magique, elle en avait bien d’autres, et tout aussi valables. À quoi servait une baguette dans les milieux littéraires ? Il y avait bien des gens assez intelligents pour le comprendre dans ce pays, et pour aller au delà des préjugés.
Elle hocha alors la tête, convaincue, avant de prendre un ton enthousiaste :
Vous avez raison, merci beaucoup ! Voir du monde, ça, je sais faire. C’est parler de moi qui est… plus compliqué. Il se trouve que… que je ne suis pas très douée avec ma baguette, et que certains croient… Ils croient que ça définit ce que je peux faire.
La brune marqua une petite pause et prit une grande inspiration, pour empêcher ses émotions de prendre le dessus. Concentre toi sur les mots de Victoria ! Celle-ci lui inspirait confiance, si bien qu’elle avait laissé transparaître son principal défaut, sans pour autant s’étendre. Toutefois, elle s’efforça de passer à autre chose.
Mais oui, je dois me montrer plus affirmée et prouver encore plus mes qualités !
Elle s’était exprimée d’un ton plus fort, qui dénotait avec son parler habituel, comme si elle cherchait par ces mots à convaincre un employeur mais, surtout, à se convaincre elle-même. Cependant, elle ne put s’empêcher de rougir légèrement à la fin de sa réplique, consciente qu’elle pouvait paraître ridicule aux yeux des passants. Et la gêne de Nore se mêla à une petite fierté, malgré elle, lorsque Victoria la remercia pour ses mots. Une fierté modeste et pour quelque chose qu’elle jugeait insignifiant, mais une fierté quand même.
Oh ce n’est rien, je ne fais que vous rendre la pareille ! Surtout que je ne suis pas d’une grande aide, je ne connais pas trop les petits villages écossais… Mais si je le peux, je vous aiderai sans hésiter !
De par son éducation, la deuxième fille Goodwin avait appris le nom des grandes villes de Grande-Bretagne, ou bien des villages qui avaient leur importance dans le monde magique. Mais ses parents ne s’étaient pas trop attardés sur des petites bourgades sans intérêt, à son plus grand regret.
Encore une fois, Lenore ouvrit la bouche aux paroles encourageantes de Victoria. Comment faisait-elle pour être aussi assurée ? En tout cas, écouter ces mots forts de sens lui faisaient un bien fou, lui donnaient une énergie revitalisante dont elle avait grand besoin. C’était une très belle manière de penser, venant d’une personne extrêmement bienveillante qu’elle ne finirait pas par oublier. Un sourire lumineux et touché la gagna, et elle se confondit en remerciements.
Merci, merci infiniment ! C’était vraiment ce que j’avais besoin d’entendre, et quoi qu’en pensent les Gobelins, ça vaut beaucoup. J’essayerai de m’en souvenir, ou en tout cas je ferai au mieux. Encore merci !
Et elle eut un petit rire malgré elle, emprunt d’émotion et de soulagement mais aussi parce qu’elle venait de dire trois fois « merci » en l’espace de quelques secondes. Et autant ne pas les compter depuis sa rencontre avec Victoria !
@Victoria McBee
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Sans emploi mais pas sans volonté
Victoria apprécie l'évolution de la sorcière avec qui elle échange : Lenore semble prendre confiance en elle à mesure que le temps passe. C'est une bonne chose, bien que la future directrice de la Poste Magique soit de nature optimiste, elle sait aussi que le monde peut être dur. Le Gobelin avec lequel elle avait rendez-vous ce matin, et le manque d'empathie qu'il avait, en sont la preuve. Il est important de demeurer solide, solide et positif, c'est ce que les épreuves de la vie lui ont appris. Alors si Lenore s'affirme, Victoria est rassurée. Elle ressortira au moins de la banque sorcière avec cette satisfaction.
La sorcière hoche la tête, convaincue. Lenore Goodwin... Elle la reverra, c'est certain. Ou elle en entendra parler.
L'enthousiasme de l'une alimente l'enthousiasme de l'autre. Pourtant, ses paroles sur l'importance de la magie dans leur communauté parlent à Victoria : elle aussi a connu ces difficultés, ce jugement, même si cela s'est effacé après Poudlard, elle a été touchée par ces propos mauvais et idiots qui ont parfois remis en question sa confiance en elle. Est-ce si indispensable de savoir faire de la magie ? Pourtant, l'école britannique n'apprend-elle pas aussi à ses élèves qu'ils peuvent trouver leur place autrement qu'en creusant avec leur baguette ? Heureusement que Victoria est passée au-dessus de tout cela ! Dans les emplois qui ont été les siens et dans la voie dans laquelle elle s'est engagée, la magie n'a pas une grande importance, et elle est toujours ravie de pouvoir s'en passer et exister autrement, par ses choix et ses actes plutôt que par ses capacités.
« Tss, n'écoutez pas les gens Lenore ! Beaucoup sont ceux qui ne sont pas à l'aise avec leur baguette, et ça ne fait pas d'eux de moins bons sorciers que les autres ! Moi-même, pour tout vous dire, je ne suis pas bien à l'aise avec la magie, j'ai toujours préféré faire les choses avec mes mains, c'est plus sûr. Mais voyez : j'ai une maison, je vis dans un endroit merveilleux, et avec une femme plus merveilleuse encore ! Et bientôt, j'en suis sûre, j'aurai aussi un travail. Alors, avec ou sans baguette... »
Avec ou sans baguette, ça ne veut rien dire, et Lenore a raison d'affirmer que sa puissance avec ce petit bout de bois dans les mains ne la définit pas.
Victoria était tentée de lever les yeux au ciel, mais les remerciements qu'on lui offre la remettent sur ses pieds. La Serpentard en elle est flattée, et pourtant un sourire amusé lui monte aux lèvres avant qu'elle ne l'efface : Aisha aurait levé les yeux au ciel, elle, en la voyant être ainsi gratifiée, et c'est ce qui l'amuse, mais il serait trop malheureux de penser qu'elle ne prend pas au sérieux les merci de Lenore.
« Ah, mais ne me remerciez pas, ça me fait plaisir de vous aider. »
Victoria McBee n'a peut-être pas de travail, mais elle n'est pas pour autant inutile. C'est sûrement ce qui l'aide à rester positive.
La sorcière pose une main sur sa hanche et de l'autre, pointe son index sur Lenore.
« J'ai confiance en vous, vous vous en sortirez. Mais si jamais vous avez besoin de quelqu'un, n'hésitez pas, vous avez mon nom ! »
Les hiboux sont efficaces, et Victoria est disponible bien trop souvent à son propre goût. Ce serait mentir que de dire qu'elle ne s'ennuie pas, elle n'est vraiment pas faite pour ces périodes sans emploi. Vivement qu'elle en sorte, elle verra alors plus de monde, pourra s'occuper les mains, et faire ce qui lui plaît. C'est tout ce qu'elle demande.
« Bon courage pour votre rendez-vous, et n'oubliez pas ce que je vous ai dit ! »
La commerçante offre un clin d'œil et un sourire encourageant à Lenore. Bien contente de quitter Gringotts, et satisfaite de cette rencontre qui lui a aussi redonné de l'espoir (car quoi de mieux que d'encourager quelqu'un pour se sentir soi-même de nouveau poussé vers l'avant ?), Victoria se laisserait bien tenter par une petite déambulation dans les rues du Chemin de Traverse. Après tout, elle ne s'y rend pas tous les jours, et la matinée n'est pas aussi terrible qu'elle l'imaginait.
707
C'est probablement une fin pour moi, sauf si rebondissement ! Merci pour ce RP !
La sorcière hoche la tête, convaincue. Lenore Goodwin... Elle la reverra, c'est certain. Ou elle en entendra parler.
L'enthousiasme de l'une alimente l'enthousiasme de l'autre. Pourtant, ses paroles sur l'importance de la magie dans leur communauté parlent à Victoria : elle aussi a connu ces difficultés, ce jugement, même si cela s'est effacé après Poudlard, elle a été touchée par ces propos mauvais et idiots qui ont parfois remis en question sa confiance en elle. Est-ce si indispensable de savoir faire de la magie ? Pourtant, l'école britannique n'apprend-elle pas aussi à ses élèves qu'ils peuvent trouver leur place autrement qu'en creusant avec leur baguette ? Heureusement que Victoria est passée au-dessus de tout cela ! Dans les emplois qui ont été les siens et dans la voie dans laquelle elle s'est engagée, la magie n'a pas une grande importance, et elle est toujours ravie de pouvoir s'en passer et exister autrement, par ses choix et ses actes plutôt que par ses capacités.
« Tss, n'écoutez pas les gens Lenore ! Beaucoup sont ceux qui ne sont pas à l'aise avec leur baguette, et ça ne fait pas d'eux de moins bons sorciers que les autres ! Moi-même, pour tout vous dire, je ne suis pas bien à l'aise avec la magie, j'ai toujours préféré faire les choses avec mes mains, c'est plus sûr. Mais voyez : j'ai une maison, je vis dans un endroit merveilleux, et avec une femme plus merveilleuse encore ! Et bientôt, j'en suis sûre, j'aurai aussi un travail. Alors, avec ou sans baguette... »
Avec ou sans baguette, ça ne veut rien dire, et Lenore a raison d'affirmer que sa puissance avec ce petit bout de bois dans les mains ne la définit pas.
Victoria était tentée de lever les yeux au ciel, mais les remerciements qu'on lui offre la remettent sur ses pieds. La Serpentard en elle est flattée, et pourtant un sourire amusé lui monte aux lèvres avant qu'elle ne l'efface : Aisha aurait levé les yeux au ciel, elle, en la voyant être ainsi gratifiée, et c'est ce qui l'amuse, mais il serait trop malheureux de penser qu'elle ne prend pas au sérieux les merci de Lenore.
« Ah, mais ne me remerciez pas, ça me fait plaisir de vous aider. »
Victoria McBee n'a peut-être pas de travail, mais elle n'est pas pour autant inutile. C'est sûrement ce qui l'aide à rester positive.
La sorcière pose une main sur sa hanche et de l'autre, pointe son index sur Lenore.
« J'ai confiance en vous, vous vous en sortirez. Mais si jamais vous avez besoin de quelqu'un, n'hésitez pas, vous avez mon nom ! »
Les hiboux sont efficaces, et Victoria est disponible bien trop souvent à son propre goût. Ce serait mentir que de dire qu'elle ne s'ennuie pas, elle n'est vraiment pas faite pour ces périodes sans emploi. Vivement qu'elle en sorte, elle verra alors plus de monde, pourra s'occuper les mains, et faire ce qui lui plaît. C'est tout ce qu'elle demande.
« Bon courage pour votre rendez-vous, et n'oubliez pas ce que je vous ai dit ! »
La commerçante offre un clin d'œil et un sourire encourageant à Lenore. Bien contente de quitter Gringotts, et satisfaite de cette rencontre qui lui a aussi redonné de l'espoir (car quoi de mieux que d'encourager quelqu'un pour se sentir soi-même de nouveau poussé vers l'avant ?), Victoria se laisserait bien tenter par une petite déambulation dans les rues du Chemin de Traverse. Après tout, elle ne s'y rend pas tous les jours, et la matinée n'est pas aussi terrible qu'elle l'imaginait.
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C'est probablement une fin pour moi, sauf si rebondissement ! Merci pour ce RP !
Directrice de la Poste Magique depuis août 2051