Le goût de la rentrée
Jeudi, 6 juillet, 2051
@Noa Vane
@Noa Vane

Ce n'était pas la première fois que Lyra se rendait sur le Chemin de Traverse, mais elle adorait cet endroit bien plus animé que sa banlieue, où sa famille tenait un café avec un coin boutique. Elle aimait y voir les gens déambuler et tout ce qui se trouvait à sa portée. Et c’était encore mieux lorsqu’elle y était avec son père, qui, d’un simple battement de cils, avait bien du mal à lui refuser quoi que ce soit.
Avec ses boucles rousses en deux petits chignons chaotiques sur la tête, Lyra était prête pour une journée de shopping en préparation de son entrée à Poudlard, prévue en septembre. Ses vêtements du jour : un short mauve ressemblant à une jupe et un chandail à motifs de chats dans l’espace. Le tout complété par sa besace qui rebondissait contre sa hanche. Après l’incident du gnome de jardin, les extensions de sacs étaient interdites en ce qui concernait Lyra, si bien que les attaches avaient du mal à se refermer entre ses carnets, son Bic et d’autres objets ramenés de chez elle ou achetés sur le Chemin de Traverse. Elle découvrirait sûrement une chocogrenouille écrasée au fond le soir même, si elle pensait à vider son sac.
Leur dernière visite remontait à un week-end à Londres il y a moins de deux semaines, mais Lyra avait réussi à convaincre son père, Fergus McKenna, de l’y ramener. Ses robes commandées quelques jours plus tôt n’étaient pas encore prêtes, et elle avait déjà reçu sa baguette sous le regard des trois adultes de sa vie, mais elle n’avait pas encore eu l’occasion de déguster une glace chez Florian Fortarôme. Il lui manquait encore le nécessaire de potions, ce qui lui offrait l’occasion parfaite de proposer une halte au comptoir de glaces pour terminer leurs emplettes.
Lâchant la main de son père, Lyra se colla quasiment le nez contre la vitre pour y lire les différents parfums. Framboise, arachide, crapaud à la menthe… il y avait l’embarras du choix. C'était presque trop pour la jeune rouquine, dont le regard s'illuminait à la simple promesse de sucre, comme si ses taches de rousseur en devenaient plus éclatantes.
Mais je suis supposée décider comment… et puis bulle baveuse, ça goûte quoi encore? lâcha-t-elle, se balançant d'un pied sur l'autre, incapable de détacher son regard de toutes ces couleurs, sans s'adresser à personne en particulier, certaine que son père répondrait.
Tu peux en choisir trois, Fergus lui répondit doucement, d'une voix grave, un sourire se cachant à peine derrière sa barbe rousse.
Son père lui avait dit avant même de rentrer dans la petite boutique, les limites. Il ne voulait pas se retrouver avec un cornet de chaque parfum, donc il avait clairement donné un guide de ce que Lyra pouvait commander avant de franchir le portique. Un gros cornet, une coupe, voire le spécial du jour, mais elle devait s'en tenir à trois parfums, et de préférence un qu'il apprécierait une fois qu'elle avait décidé, après quelques bouchées, qu'elle en avait suffisamment mangé.
Le fait que son père lui offre la possibilité d'en choisir trois ne l'aidait guère dans sa décision. Et en plus elle aurait à décider d'un format...La coupe laissait les mains libres, mais le cornet rendait la taxe paternelle plus difficile à récupérer.
550 mots
Image de Lyra générée par IA.
Image de Lyra générée par IA.
Le goût de la rentrée
Noa ne savait plus où regarder.
À chaque fois qu'elle croyait avoir trouvé la chose la plus incroyable de la rue, une autre apparaissait aussitôt. Une vitrine remplie de balais. Une chouette qui hululait derrière une cage. Des livres qui semblaient vouloir s'enfuir de leurs étagères.
Les adultes avaient tort.
Deux yeux, ce n'était pas assez.
Les balais soigneusement alignés semblaient l'appeler derrière la vitre déjà couverte des traces laissées par des générations d'apprentis sorciers. Ils étaient si beaux. Avec leurs manches parfaitement polis et leurs brindilles taillées avec un soin presque maniaque, ils avaient l'air d'attendre qu'un sorcier vienne enfin les emmener dans les airs.
Noa piétina trois fois sur place avant de se tourner vers sa mère. Ses yeux étaient aussi ronds que des gallions, sa bouche dessinait une moue suppliante. Donatella ne cilla pas. Même lorsque sa fille lui promit qu'elle s'occuperait de son balai mieux que de n'importe quoi au monde. Le nom de Poilu s'échappa même de ses lèvres, comme si l'objet possédait déjà son identité.
Il ne fallut qu'une seconde d'hésitation.
Une seule.
Lorsque Donatella reposa les yeux devant elle, Noa avait déjà disparu parmi les passants.
Elle la retrouva quelques mètres plus loin, immobile devant une nouvelle vitrine.
Cette fois, il y avait des animaux.
Un immense lézard semblait la fixer sans cligner des yeux. Un hibou roulait doucement des épaules sur son perchoir tandis qu'une chouette tournait presque entièrement la tête, bien décidée à exhiber son étrange talent.
Les yeux de Noa couraient d'une cage à l'autre sans jamais réussir à s'arrêter.
Les adultes avaient encore tort.
Les yeux pouvaient bel et bien essayer de sortir de leur tête.
Une légère tape derrière son crâne la ramena brusquement sur terre. Elle leva aussitôt les yeux vers sa mère, perdue.
Le regard de Donatella suffisait largement à annoncer les remontrances qui arrivaient. Noa détourna les yeux avant même qu'elles ne commencent.
Elle gonfla les joues et se balança d'un pied sur l'autre.
Ce n'était quand même pas sa faute si les vitrines semblaient vouloir l'aspirer tout entière.
Après un long soupir, Donatella finit par céder sur un point.
— Tu peux aller t'acheter une glace. Mais quand tu reviens, tu es la plus sage et la plus calme des petites filles. Compris ?
Noa hocha si vite la tête que sa tresse bondit contre son épaule. Ses yeux, eux, étaient déjà fixés sur les quelques pièces que sa mère venait de sortir de sa bourse.
Qu'est ce qu'elle allait prendre ? Chocogrenouille ? Crapaud à la menthe ? Il y avait tellement de parfums, et tant de sucre qu'elle n'avait pas encore avalé.
Elle courut presque jusqu’à la devanture sucrée. Là, trônaient une trentaine de bacs colorés qui semblaient se dédoubler par milliers sous les yeux de Noa.
Comment pouvait-elle faire un choix ?
Elle se tortilla d'un côté, puis de l'autre, comme si bouger allait soudainement lui apporter une réponse. Ça ne fonctionna pas. Ou en tout cas, pas dans le sens qu'elle espérait.
Puis, à côté d'elle, une autre enfant observa les parfums avec le même air perdu.
Noa hocha lentement la tête.
Elle comprenait.
Enfin quelqu'un qui comprenait.
Elle se rapprocha légèrement, comme si elles étaient déjà en pleine discussion depuis plusieurs minutes.
— Tu crois qu'on peut tous les goûter avant de choisir ?
À chaque fois qu'elle croyait avoir trouvé la chose la plus incroyable de la rue, une autre apparaissait aussitôt. Une vitrine remplie de balais. Une chouette qui hululait derrière une cage. Des livres qui semblaient vouloir s'enfuir de leurs étagères.
Les adultes avaient tort.
Deux yeux, ce n'était pas assez.
Les balais soigneusement alignés semblaient l'appeler derrière la vitre déjà couverte des traces laissées par des générations d'apprentis sorciers. Ils étaient si beaux. Avec leurs manches parfaitement polis et leurs brindilles taillées avec un soin presque maniaque, ils avaient l'air d'attendre qu'un sorcier vienne enfin les emmener dans les airs.
Noa piétina trois fois sur place avant de se tourner vers sa mère. Ses yeux étaient aussi ronds que des gallions, sa bouche dessinait une moue suppliante. Donatella ne cilla pas. Même lorsque sa fille lui promit qu'elle s'occuperait de son balai mieux que de n'importe quoi au monde. Le nom de Poilu s'échappa même de ses lèvres, comme si l'objet possédait déjà son identité.
Il ne fallut qu'une seconde d'hésitation.
Une seule.
Lorsque Donatella reposa les yeux devant elle, Noa avait déjà disparu parmi les passants.
Elle la retrouva quelques mètres plus loin, immobile devant une nouvelle vitrine.
Cette fois, il y avait des animaux.
Un immense lézard semblait la fixer sans cligner des yeux. Un hibou roulait doucement des épaules sur son perchoir tandis qu'une chouette tournait presque entièrement la tête, bien décidée à exhiber son étrange talent.
Les yeux de Noa couraient d'une cage à l'autre sans jamais réussir à s'arrêter.
Les adultes avaient encore tort.
Les yeux pouvaient bel et bien essayer de sortir de leur tête.
Une légère tape derrière son crâne la ramena brusquement sur terre. Elle leva aussitôt les yeux vers sa mère, perdue.
Le regard de Donatella suffisait largement à annoncer les remontrances qui arrivaient. Noa détourna les yeux avant même qu'elles ne commencent.
Elle gonfla les joues et se balança d'un pied sur l'autre.
Ce n'était quand même pas sa faute si les vitrines semblaient vouloir l'aspirer tout entière.
Après un long soupir, Donatella finit par céder sur un point.
— Tu peux aller t'acheter une glace. Mais quand tu reviens, tu es la plus sage et la plus calme des petites filles. Compris ?
Noa hocha si vite la tête que sa tresse bondit contre son épaule. Ses yeux, eux, étaient déjà fixés sur les quelques pièces que sa mère venait de sortir de sa bourse.
Qu'est ce qu'elle allait prendre ? Chocogrenouille ? Crapaud à la menthe ? Il y avait tellement de parfums, et tant de sucre qu'elle n'avait pas encore avalé.
Elle courut presque jusqu’à la devanture sucrée. Là, trônaient une trentaine de bacs colorés qui semblaient se dédoubler par milliers sous les yeux de Noa.
Comment pouvait-elle faire un choix ?
Elle se tortilla d'un côté, puis de l'autre, comme si bouger allait soudainement lui apporter une réponse. Ça ne fonctionna pas. Ou en tout cas, pas dans le sens qu'elle espérait.
Puis, à côté d'elle, une autre enfant observa les parfums avec le même air perdu.
Noa hocha lentement la tête.
Elle comprenait.
Enfin quelqu'un qui comprenait.
Elle se rapprocha légèrement, comme si elles étaient déjà en pleine discussion depuis plusieurs minutes.
— Tu crois qu'on peut tous les goûter avant de choisir ?
554 mots
@Lyra Moran
@Lyra Moran
#d19002 - Tournes-toi vers le soleil, et l'ombre sera derrière toi.
Le goût de la rentrée
Goûter… tous les parfums… avant de choisir ?
Mais qui était ce génie à ses côtés avec des idées aussi délicieuses ?
Lyra se décolla enfin de la vitrine pour dévisager la fillette blonde qui venait, à ses yeux, d'avoir l'idée du siècle. En l'espace d'une seconde, la jeune sorcière venait de gagner toute son admiration. Une véritable muse de la gourmandise.
Son regard glissa brièvement vers le glacier, puis vers les adultes un peu plus loin, avant de revenir vers la fillette.
Avec la bonne approche... je crois bien qu'on peut au moins essayer, répondit-elle avec un hochement de tête des plus convaincus.
Dans sa tête, le plan semblait pourtant infaillible. S'ils goûtaient tous les parfums, ils choisiraient forcément ceux qu'ils préféraient. C'était même un service rendu au glacier : deux clientes satisfaites reviendraient sûrement un jour. Enfin... c'était ce qu'elle espérait. Peut-être que ça vaudrait un bonus de persuasion. Ou au moins éviter un désavantage.
Sa main fila jusqu'à la poche de sa besace, où ses doigts trouvèrent aussitôt le d20 qu'elle avait glissé là le matin même. On ne savait jamais quand une négociation importante exigerait un lancer de persuasion.
Du coin de l'œil, Fergus croisa brièvement le regard de la vendeuse avant de hausser les épaules avec un sourire résigné. Cette expression-là, Lyra la connaissait. C'était celle qui disait : « Je n'approuve pas forcément son plan... mais j'aimerais bien voir où il mène. »
Elle fit soigneusement mine d'ignorer le regard de son père, qui semblait déjà avoir deviné qu'elle préparait quelque chose.
Si elles étaient deux à faire la demande, leurs chances augmenteraient forcément. C'était comme dans les jeux : plus il y avait de membres dans le groupe, plus les quêtes avaient de chances de réussir. Enfin... c'était ce qu'elle avait retenu après des années à jouer à Donjons et Dragons avec sa famille et à voir défiler toutes sortes de groupes dans leur boutique. À plusieurs, les choses semblaient toujours un peu plus faciles.
Bonjour, lança-t-elle à la dame derrière le comptoir. Elle savait que les bonnes manières donnaient toujours un petit bonus aux négociations. Son lancer de persuasion était peut-être en cours, mais ses yeux, eux, avaient déjà échoué à leur jet de patience.
Excusez-moi, Miss, serait-il possible d'avoir des échantillons de chaque parfum avant de faire son choix? Peut-être pas de café, du moins pour moi, mais autrement... Elle tourna la tête vers sa nouvelle alliée avec un regard qui voulait clairement dire : « Aide-moi. »
Les yeux de Lyra dévoraient les différentes glaces derrière la vitre, chaque petit mont de glace coloré marqué par une pancarte portant son nom. Son ventre gargouilla discrètement, comme s'il approuvait déjà le plan. Elle tenta de rester parfaitement immobile, comme si avoir l'air sage pouvait influencer la décision de la vendeuse. Ses yeux, eux, continuaient pourtant de voyager d'un parfum à l'autre. Framboise. Chocogrenouille. Bulle baveuse. Fraise. Citron. Crapaud à la menthe. Chaque nom semblait meilleur que le précédent, ce qui n'aidait absolument pas à choisir.
Mais qui était ce génie à ses côtés avec des idées aussi délicieuses ?
Lyra se décolla enfin de la vitrine pour dévisager la fillette blonde qui venait, à ses yeux, d'avoir l'idée du siècle. En l'espace d'une seconde, la jeune sorcière venait de gagner toute son admiration. Une véritable muse de la gourmandise.
Son regard glissa brièvement vers le glacier, puis vers les adultes un peu plus loin, avant de revenir vers la fillette.
Avec la bonne approche... je crois bien qu'on peut au moins essayer, répondit-elle avec un hochement de tête des plus convaincus.
Dans sa tête, le plan semblait pourtant infaillible. S'ils goûtaient tous les parfums, ils choisiraient forcément ceux qu'ils préféraient. C'était même un service rendu au glacier : deux clientes satisfaites reviendraient sûrement un jour. Enfin... c'était ce qu'elle espérait. Peut-être que ça vaudrait un bonus de persuasion. Ou au moins éviter un désavantage.
Sa main fila jusqu'à la poche de sa besace, où ses doigts trouvèrent aussitôt le d20 qu'elle avait glissé là le matin même. On ne savait jamais quand une négociation importante exigerait un lancer de persuasion.
Du coin de l'œil, Fergus croisa brièvement le regard de la vendeuse avant de hausser les épaules avec un sourire résigné. Cette expression-là, Lyra la connaissait. C'était celle qui disait : « Je n'approuve pas forcément son plan... mais j'aimerais bien voir où il mène. »
Elle fit soigneusement mine d'ignorer le regard de son père, qui semblait déjà avoir deviné qu'elle préparait quelque chose.
Si elles étaient deux à faire la demande, leurs chances augmenteraient forcément. C'était comme dans les jeux : plus il y avait de membres dans le groupe, plus les quêtes avaient de chances de réussir. Enfin... c'était ce qu'elle avait retenu après des années à jouer à Donjons et Dragons avec sa famille et à voir défiler toutes sortes de groupes dans leur boutique. À plusieurs, les choses semblaient toujours un peu plus faciles.
Bonjour, lança-t-elle à la dame derrière le comptoir. Elle savait que les bonnes manières donnaient toujours un petit bonus aux négociations. Son lancer de persuasion était peut-être en cours, mais ses yeux, eux, avaient déjà échoué à leur jet de patience.
Excusez-moi, Miss, serait-il possible d'avoir des échantillons de chaque parfum avant de faire son choix? Peut-être pas de café, du moins pour moi, mais autrement... Elle tourna la tête vers sa nouvelle alliée avec un regard qui voulait clairement dire : « Aide-moi. »
Les yeux de Lyra dévoraient les différentes glaces derrière la vitre, chaque petit mont de glace coloré marqué par une pancarte portant son nom. Son ventre gargouilla discrètement, comme s'il approuvait déjà le plan. Elle tenta de rester parfaitement immobile, comme si avoir l'air sage pouvait influencer la décision de la vendeuse. Ses yeux, eux, continuaient pourtant de voyager d'un parfum à l'autre. Framboise. Chocogrenouille. Bulle baveuse. Fraise. Citron. Crapaud à la menthe. Chaque nom semblait meilleur que le précédent, ce qui n'aidait absolument pas à choisir.
504 mots
@Noa Vane
@Noa Vane
Le goût de la rentrée
La fillette rousse, le nez presque collé à la vitrine des glaces, s'en décolla un instant pour lui lancer un regard émerveillé. Noa lui répondit par un sourire encore plus large.
Elle était partante.
Évidemment.
À deux, la vendeuse accepterait forcément de leur faire goûter tous les parfums. Elle n'avait aucune raison de refuser. Deux glaces valaient forcément mieux qu'aucune. C'était de l'économie. Enfin... quelque chose dans ce genre-là.
Les deux fillettes s'approchèrent du comptoir, le regard déjà perdu parmi les couleurs des bacs, des idées de sucre plein la tête.
La rousse commença avec une politesse si parfaite que Noa en resta presque impressionnée.
Elle resta un instant bouche entrouverte.
C'était brillant.
Sa mère passait son temps à lui répéter que les adultes préféraient les enfants polis. Celle-là venait de commencer par « Bonjour » puis « Excusez-moi ».
Autant dire que la glace était déjà presque dans leurs mains.
Elle s'empressa de renchérir, posant ses deux mains sur le comptoir.
— Oui ! Parce que si on choisit maintenant et que c'est pas le meilleur, on pourra plus revenir en arrière.
Elle réfléchit une fraction de seconde.
C'était un argument très solide.
— Et puis on prendra quand même une glace après. Même une grosse.
Nouvelle réflexion.
— Enfin... une chacun.
Elle hocha vivement la tête.
— Comme ça, personne perd. On pourra même conseiller les autres enfants après !
Elle adressa un sourire plein de conviction à la vendeuse.
Franchement, le plan était parfait.
Elle était partante.
Évidemment.
À deux, la vendeuse accepterait forcément de leur faire goûter tous les parfums. Elle n'avait aucune raison de refuser. Deux glaces valaient forcément mieux qu'aucune. C'était de l'économie. Enfin... quelque chose dans ce genre-là.
Les deux fillettes s'approchèrent du comptoir, le regard déjà perdu parmi les couleurs des bacs, des idées de sucre plein la tête.
La rousse commença avec une politesse si parfaite que Noa en resta presque impressionnée.
Elle resta un instant bouche entrouverte.
C'était brillant.
Sa mère passait son temps à lui répéter que les adultes préféraient les enfants polis. Celle-là venait de commencer par « Bonjour » puis « Excusez-moi ».
Autant dire que la glace était déjà presque dans leurs mains.
Elle s'empressa de renchérir, posant ses deux mains sur le comptoir.
— Oui ! Parce que si on choisit maintenant et que c'est pas le meilleur, on pourra plus revenir en arrière.
Elle réfléchit une fraction de seconde.
C'était un argument très solide.
— Et puis on prendra quand même une glace après. Même une grosse.
Nouvelle réflexion.
— Enfin... une chacun.
Elle hocha vivement la tête.
— Comme ça, personne perd. On pourra même conseiller les autres enfants après !
Elle adressa un sourire plein de conviction à la vendeuse.
Franchement, le plan était parfait.
247 mots
@Lyra Moran
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#d19002 - Tournes-toi vers le soleil, et l'ombre sera derrière toi.
Le goût de la rentrée
Le visage de la petite rouquine s'illumina aussitôt. À ses yeux, la victoire ne faisait déjà plus aucun doute. Et avec une partenaire comme la blonde à ses côtés, il n'y avait aucune raison pour que leur plan échoue. Du moins, c'est ce que Lyra se disait en tournant la tête vers la dame derrière le comptoir.
Lorsque leur plan tomba à l'eau, les épaules de Lyra s'affaissèrent légèrement. Elle regarda les glaces devant elle un moment avant de soupirer à l'idée de sa décision. Elle se promit de faire revenir sa tante et sa mère pour refaire d'autres choix.
Bon... alors... euh... une glace crapaud à la menthe... une au chocolat et l'autre... à la fraise, s'il vous plaît. Elle ponctua sa commande d'un petit sourire. Déçue ou non, elle n'allait pas être impolie.
Elle aimait beaucoup le chocolat et la menthe, qui allaient forcément très bien ensemble. Mais elle avait aussi envie de quelque chose de plus fruité et léger. Une boule à la fraise lui semblait être le meilleur compromis.
Avec sa commande passée, elle se dirigea vers la caisse tandis que son père se commanda un petit cornet et une cuillère supplémentaire, certain qu'il aurait à terminer son œuvre gustative. Lyra avait bien l'intention de tout manger. Enfin... tout, sauf peut-être les quelques bouchées que son père réussirait à lui subtiliser avant la fin. La fameuse taxe paternelle qu'elle lui accordait.
Lyra tourna la tête vers la fillette blonde en lui adressant un sourire presque complice. Elles n'avaient pas réussi leur coup aujourd'hui, mais elles auraient sûrement des chances futures.
On n'était pas loin, souffla-t-elle avec un petit rire espiègle. Je suis sûre qu'un jour quelqu'un acceptera de nous faire goûter tous les parfums.
Après tout, les grandes aventures exigeaient parfois plusieurs essais avant de réussir.
Lorsque leur plan tomba à l'eau, les épaules de Lyra s'affaissèrent légèrement. Elle regarda les glaces devant elle un moment avant de soupirer à l'idée de sa décision. Elle se promit de faire revenir sa tante et sa mère pour refaire d'autres choix.
Bon... alors... euh... une glace crapaud à la menthe... une au chocolat et l'autre... à la fraise, s'il vous plaît. Elle ponctua sa commande d'un petit sourire. Déçue ou non, elle n'allait pas être impolie.
Elle aimait beaucoup le chocolat et la menthe, qui allaient forcément très bien ensemble. Mais elle avait aussi envie de quelque chose de plus fruité et léger. Une boule à la fraise lui semblait être le meilleur compromis.
Avec sa commande passée, elle se dirigea vers la caisse tandis que son père se commanda un petit cornet et une cuillère supplémentaire, certain qu'il aurait à terminer son œuvre gustative. Lyra avait bien l'intention de tout manger. Enfin... tout, sauf peut-être les quelques bouchées que son père réussirait à lui subtiliser avant la fin. La fameuse taxe paternelle qu'elle lui accordait.
Lyra tourna la tête vers la fillette blonde en lui adressant un sourire presque complice. Elles n'avaient pas réussi leur coup aujourd'hui, mais elles auraient sûrement des chances futures.
On n'était pas loin, souffla-t-elle avec un petit rire espiègle. Je suis sûre qu'un jour quelqu'un acceptera de nous faire goûter tous les parfums.
Après tout, les grandes aventures exigeaient parfois plusieurs essais avant de réussir.
300 mots
@Noa Vane
@Noa Vane
Le goût de la rentrée
Ses épaules s’affaissèrent, et son sourire fana. Pour d’autres, l’issue de la quête aurait été évidente. Qui diable, commerçante digne de ce nom ou non, se débarrasserait d’une cuillère de chacune de ses précieuses marchandises, et ce, gratuitement ? Malgré toute la douceur et la tendresse dont devait faire preuve, par évidence, un glacier envers ses jeunes clients, il restait un marchand. Et les sous restaient les sous.
Mais pour Noa, cela était bien moins clair. Son plan était, à l’évidence, parfait. Une politesse qui attendrirait la vendeuse, couplée à un joli sourire : cela n’avait jamais failli les rares fois où elle l’avait tenté, bien aveugle aux lourdes pièces que déposait sa mère dans son dos pour s’assurer de sa réussite.
La jeune rousse semblait être dans le même état d’hébétude. Une courte — oh, bien trop courte — commande passée avec lassitude et déception.
Mais un sourire échangé suffit à chasser le brouillard qui les avait envahies quelques instants plus tôt. Elles y étaient presque. Un plan à fignoler, sans aucun doute, mais seulement à fignoler.
— Oui ! On a juste pas encore trouvé la bonne personne !
Sa tête claqua vigoureusement l’air dans un balancement vertical. Ses yeux brillaient déjà de nouvelles idées, de nouvelles solutions.
— Faudra essayer avec quelqu’un qui travaille ici depuis longtemps, il sera plus à l’aise pour donner. Quelqu’un qui connaît tous les parfums, un vrai pro ! Et puis peut-être qu’il faut faire semblant d’être triste. Elle fronça les sourcils un instant. Non. Ça, c’est pas très honnête.
Son sourire s’élargit, et elle s’approcha rapidement de son acolyte, ses prunelles écarquillées dans celles de la rousse, et lui tendit la main, un sourire plus confiant aux lèvres.
— On reviendra demain ! Ou après-demain. Ou quand ils auront oublié nos têtes. On abandonne jamais une quête.
Mais pour Noa, cela était bien moins clair. Son plan était, à l’évidence, parfait. Une politesse qui attendrirait la vendeuse, couplée à un joli sourire : cela n’avait jamais failli les rares fois où elle l’avait tenté, bien aveugle aux lourdes pièces que déposait sa mère dans son dos pour s’assurer de sa réussite.
La jeune rousse semblait être dans le même état d’hébétude. Une courte — oh, bien trop courte — commande passée avec lassitude et déception.
Mais un sourire échangé suffit à chasser le brouillard qui les avait envahies quelques instants plus tôt. Elles y étaient presque. Un plan à fignoler, sans aucun doute, mais seulement à fignoler.
— Oui ! On a juste pas encore trouvé la bonne personne !
Sa tête claqua vigoureusement l’air dans un balancement vertical. Ses yeux brillaient déjà de nouvelles idées, de nouvelles solutions.
— Faudra essayer avec quelqu’un qui travaille ici depuis longtemps, il sera plus à l’aise pour donner. Quelqu’un qui connaît tous les parfums, un vrai pro ! Et puis peut-être qu’il faut faire semblant d’être triste. Elle fronça les sourcils un instant. Non. Ça, c’est pas très honnête.
Son sourire s’élargit, et elle s’approcha rapidement de son acolyte, ses prunelles écarquillées dans celles de la rousse, et lui tendit la main, un sourire plus confiant aux lèvres.
— On reviendra demain ! Ou après-demain. Ou quand ils auront oublié nos têtes. On abandonne jamais une quête.
306 mots
@Lyra Moran
Désolée, j’ai mis plus de temps que prévu !
@Lyra Moran
Désolée, j’ai mis plus de temps que prévu !
#d19002 - Tournes-toi vers le soleil, et l'ombre sera derrière toi.
Le goût de la rentrée
À la mention d'une quête, Lyra retrouva son sourire. Noa avait de bien bonnes idées, et puis, elle avait raison. Un héros ne délaissait jamais sa quête. Elles n'avaient peut-être pas réussi cette fois, mais il y aurait d'autres occasions d'arriver à leurs fins. Oui, effectivement, elles se retrouveraient autour d'une glace dans un futur proche.
Je ne suis pas du genre à mentir, mais si jamais on avait un petit moment de tristesse, ce serait un moment opportun ! La tristesse et la glace vont main dans la main. C'est connu. Du moins, c'était ce qu'elle avait remarqué avec sa tante quand celle-ci avait le cœur un peu lourd.
Ce que Lyra aurait donné pour avoir son carnet de notes sur elle, afin de garder toutes ces idées en tête comme elle le faisait lors de ses sessions de Donjons et Dragons. Un autre employé, quelqu'un qui pourrait être plus malléable à leurs demandes... Il fallait simplement trouver la bonne personne.
Tu viens avec moi à une table une fois ta commande passée ? J'ai un stylo et un carnet, on pourra prendre des notes pour notre prochaine visite ! On y goûtera à tous ces délicieux parfums... Tu sais, si tu commandes trois parfums différentes des miennes, on aura tout de même une belle collection à déguster... En fait...
Elle jeta un regard à son père, puis à la blonde, avant de revenir à ses trois boules. Peut-être qu'elle venait de trouver une autre faille dans les règles. Si Noa choisissait trois parfums différents, elles pourraient goûter six parfums différents à elles deux. La quête prenait soudain une tournure prometteuse.
Papa, ça te dirait… commença-t-elle, mais un seul regard de son père suffit à lui faire pousser un soupir. Ah. Elle avait tout de même oublié la taxe paternelle. Bien sûr qu'il ne prendrait pas de glace.
Lyra ne voulait manquer aucune idée, et elle en avait, elle aussi, quelques-unes à proposer. Mais c'était si difficile de se concentrer quand trois boules de glace l'attendaient déjà, juste sous son nez. La quête pouvait attendre quelques minutes. Enfin... probablement.
Je ne suis pas du genre à mentir, mais si jamais on avait un petit moment de tristesse, ce serait un moment opportun ! La tristesse et la glace vont main dans la main. C'est connu. Du moins, c'était ce qu'elle avait remarqué avec sa tante quand celle-ci avait le cœur un peu lourd.
Ce que Lyra aurait donné pour avoir son carnet de notes sur elle, afin de garder toutes ces idées en tête comme elle le faisait lors de ses sessions de Donjons et Dragons. Un autre employé, quelqu'un qui pourrait être plus malléable à leurs demandes... Il fallait simplement trouver la bonne personne.
Tu viens avec moi à une table une fois ta commande passée ? J'ai un stylo et un carnet, on pourra prendre des notes pour notre prochaine visite ! On y goûtera à tous ces délicieux parfums... Tu sais, si tu commandes trois parfums différentes des miennes, on aura tout de même une belle collection à déguster... En fait...
Elle jeta un regard à son père, puis à la blonde, avant de revenir à ses trois boules. Peut-être qu'elle venait de trouver une autre faille dans les règles. Si Noa choisissait trois parfums différents, elles pourraient goûter six parfums différents à elles deux. La quête prenait soudain une tournure prometteuse.
Papa, ça te dirait… commença-t-elle, mais un seul regard de son père suffit à lui faire pousser un soupir. Ah. Elle avait tout de même oublié la taxe paternelle. Bien sûr qu'il ne prendrait pas de glace.
Lyra ne voulait manquer aucune idée, et elle en avait, elle aussi, quelques-unes à proposer. Mais c'était si difficile de se concentrer quand trois boules de glace l'attendaient déjà, juste sous son nez. La quête pouvait attendre quelques minutes. Enfin... probablement.
350 mots
@Noa Vance
Aucun souci, tu m'attrapes à mon retour de disparition soudaine mdrrr
@Noa Vance
Aucun souci, tu m'attrapes à mon retour de disparition soudaine mdrrr
Le goût de la rentrée
Ses traits se tordirent, son corps tressaillit, et son esprit s'éclaira d'un espoir nouveau. Si la fille lui annonçait habiter une lampe et exaucer les vœux, Noa ne serait pas surprise. Il était vrai que la petite blonde avait de bonnes idées — aucun mot de sa mère ne pourrait l'y détourner — mais cette enfant paraissait meilleure encore. La politesse, le petit sourire, et maintenant la phase d'observation ? Oh diable, Noa avait trouvé l'acolyte parfait. Le parfait binôme dans cette quête qui lui semblait si sinueuse et semée d'embûches.
Son crâne oscilla vigoureusement de haut en bas, tandis que son corps s'agitait déjà au simple songe de la réunion secrète. Et puis, il était vrai que leur dernier revers n'en était un qu'à demi — si elles restaient astucieuses, six des parfums si désirés ne seraient plus si inédits.
— Trop bonne idée ! J'arrive !
Ses mots lui avaient à peine échappé que ses jambes la portèrent jusqu'au comptoir. Restait le choix final. Le problème restait entier — elle devait choisir. Il y avait là une bonne trentaine de petites boîtes colorées et seulement trois avaient été éliminées. L'enfant devait faire preuve de stratégie, d'intelligence et de ruse pour déterminer quels parfums étaient les plus curieux. Devait-elle prendre les plus originaux ? Les plus connus ? Les plus colorés ? Ou encore, ceux aux noms les plus rigolos ?
— Bulle baveuse, citron et melon, s'il vous plaît !
Son choix avait été fait. Les trois premiers mots qui lui étaient tombés dessus — elle n'avait jamais été très douée pour choisir. Cornet à la main, elle rejoignit son acolyte d'un pas pressant, les trois boules colorées en équilibre dans sa main, tanguant dangereusement jusqu'à la table. A peine assise, elle lécha les trois parfums d'un traite, et s'humecta les lèvres. Ils étaient tous si bons, si ça tenait qu'à elle, ils seraient tout les trois au sommet du classement.
— Ils sont si bons !
Ses sourcils se froncèrent, et elle tendit sa glace à sa partenaire du jour.
— Tu dois goûter. Après, on fait le classement ensemble ! Bulle baveuse, citron et melon. Et faut être très sérieuse, hein. Sinon on aura pas les meilleurs parfums à la fin.
Son crâne oscilla vigoureusement de haut en bas, tandis que son corps s'agitait déjà au simple songe de la réunion secrète. Et puis, il était vrai que leur dernier revers n'en était un qu'à demi — si elles restaient astucieuses, six des parfums si désirés ne seraient plus si inédits.
— Trop bonne idée ! J'arrive !
Ses mots lui avaient à peine échappé que ses jambes la portèrent jusqu'au comptoir. Restait le choix final. Le problème restait entier — elle devait choisir. Il y avait là une bonne trentaine de petites boîtes colorées et seulement trois avaient été éliminées. L'enfant devait faire preuve de stratégie, d'intelligence et de ruse pour déterminer quels parfums étaient les plus curieux. Devait-elle prendre les plus originaux ? Les plus connus ? Les plus colorés ? Ou encore, ceux aux noms les plus rigolos ?
— Bulle baveuse, citron et melon, s'il vous plaît !
Son choix avait été fait. Les trois premiers mots qui lui étaient tombés dessus — elle n'avait jamais été très douée pour choisir. Cornet à la main, elle rejoignit son acolyte d'un pas pressant, les trois boules colorées en équilibre dans sa main, tanguant dangereusement jusqu'à la table. A peine assise, elle lécha les trois parfums d'un traite, et s'humecta les lèvres. Ils étaient tous si bons, si ça tenait qu'à elle, ils seraient tout les trois au sommet du classement.
— Ils sont si bons !
Ses sourcils se froncèrent, et elle tendit sa glace à sa partenaire du jour.
— Tu dois goûter. Après, on fait le classement ensemble ! Bulle baveuse, citron et melon. Et faut être très sérieuse, hein. Sinon on aura pas les meilleurs parfums à la fin.
376 mots
Ce doit être le talent
@Lyra Moran
Ce doit être le talent
@Lyra Moran
#d19002 - Tournes-toi vers le soleil, et l'ombre sera derrière toi.
Le goût de la rentrée
Pendant que Noa passait sa commande, Lyra sortit son carnet et son stylo. Une larme de glace glissa de boule en boule, et un petit coulis vert, rose et brun commença à lui chatouiller le dos de la main. Elle l'ignora pour commencer son tableau avec des cases pour noter leurs premières impressions, la texture, le goût et, surtout, leur note finale. Le tout divisé en deux colonnes, une pour chacune d'elles, bien sûr.
Bulle baveuse, citron et melon. Lyra ajouta les trois à son tableau avant de donner une léchouille à sa propre glace, histoire d'avoir de quoi ajouter à son cahier. La menthe et le chocolat allaient trop bien ensemble, mais le goût de fraise la fit hésiter. Peut-être qu'elle aurait dû commander autre chose, ou commencer par l'arôme fruité avant de passer à la menthe. Ce n'était pas mauvais non plus, tout de même.
Elle releva les yeux vers Noa et observa attentivement les trois parfums de sa partenaire. Il fallait rester objective. Après tout, elles avaient une mission. Lyra n'avait jamais goûté au melon, mais maintenant, elle était curieuse et surtout gourmande.
Je te conseille de commencer par celle à la fraise, sinon la menthe prend le dessus. Mais les trois ensemble, ce n'est pas mauvais au final… surtout avec le chocolat qui semble faire le lien entre les deux...
Elle désigna les trois boules d'un petit mouvement de la main, avant de faire l'échange de glace. Elle voulait bien goûter au trio de boules colorées que Noa avait choisi. Comme son binôme, elle goûta à son tour de l'autre côté de la glace, prenant bien soin de ne pas lécher aux mêmes endroits. Il fallait quand même éviter de partager trop de bave. C'était plus poli, elle en était certaine.
Elle reprit ensuite son stylo et tapota son menton un moment. Chaque parfum méritait une chance équitable. Impossible de faire un classement digne de ce nom en laissant les goûts se mélanger dès la première bouchée.
Tu crois qu'on a besoin d'autres colonnes ? On devrait peut-être demander des cuillères pour bien savourer chacune individuellement et prendre des notes ! On commence par discuter de quel parfum ?
Lyra planifiait déjà de demander à son père de faire une copie de sa page pour que Noa puisse y ajouter ses ressentis et garder une copie de leurs trouvailles.
Bulle baveuse, citron et melon. Lyra ajouta les trois à son tableau avant de donner une léchouille à sa propre glace, histoire d'avoir de quoi ajouter à son cahier. La menthe et le chocolat allaient trop bien ensemble, mais le goût de fraise la fit hésiter. Peut-être qu'elle aurait dû commander autre chose, ou commencer par l'arôme fruité avant de passer à la menthe. Ce n'était pas mauvais non plus, tout de même.
Elle releva les yeux vers Noa et observa attentivement les trois parfums de sa partenaire. Il fallait rester objective. Après tout, elles avaient une mission. Lyra n'avait jamais goûté au melon, mais maintenant, elle était curieuse et surtout gourmande.
Je te conseille de commencer par celle à la fraise, sinon la menthe prend le dessus. Mais les trois ensemble, ce n'est pas mauvais au final… surtout avec le chocolat qui semble faire le lien entre les deux...
Elle désigna les trois boules d'un petit mouvement de la main, avant de faire l'échange de glace. Elle voulait bien goûter au trio de boules colorées que Noa avait choisi. Comme son binôme, elle goûta à son tour de l'autre côté de la glace, prenant bien soin de ne pas lécher aux mêmes endroits. Il fallait quand même éviter de partager trop de bave. C'était plus poli, elle en était certaine.
Elle reprit ensuite son stylo et tapota son menton un moment. Chaque parfum méritait une chance équitable. Impossible de faire un classement digne de ce nom en laissant les goûts se mélanger dès la première bouchée.
Tu crois qu'on a besoin d'autres colonnes ? On devrait peut-être demander des cuillères pour bien savourer chacune individuellement et prendre des notes ! On commence par discuter de quel parfum ?
Lyra planifiait déjà de demander à son père de faire une copie de sa page pour que Noa puisse y ajouter ses ressentis et garder une copie de leurs trouvailles.
393 mots
@Noa Vance
Que de talent.
@Noa Vance
Que de talent.