Juste un soupçon
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Hailey Scott
- Lien avec le PJ : future petite amie à ce moment
- Lien dans le répertoire :
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? oui
- Si "oui", impact envisagé : il s’agit de la rencontre de Soren et Hailey, donc le tout début de leur relation, qui va compter dans la vie de Soren et l'impacter.
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : /
31 décembre 2043
20 ans
Avec @Sage Matthews
J’arrive pas à détacher mes yeux d’elle. Lu'. Elle est là, elle est à mes côtés, et moi je peux pas arrêter de la regarder. Ça fait trop longtemps, bien trop longtemps, qu’on s’est pas vus. Je m’étais pas rendu compte d’à quel point cette absence me creusait jusqu’à ce que je la retrouve. C’est le genre de douleur qu’on sent à peine, auquel on s’habitue, mais qui épuise. J’étais lessivé de son absence, et je m’en rendais même pas compte. Et elle est là, elle me sourit, elle me parle, elle me regarde, et j’entends sa voix, j’entends son rire, et soudainement tout va mieux.
Cette fille, j’ai vécu chaque jour de ma vie depuis bien... merde, j’ai perdu le compte. Plus de quinze ans, non ? À peu près. Chaque putain jour de ma vie avec elle, ou bien si je ne pouvais pas la voir, à noter dans ma tête tout ce que j’aurais à lui dire, à lui raconter. Pas un seul jour sans penser à elle, parce qu’au fond, elle était probablement l'être qui comptait le plus dans ma vie. Elle l’est toujours. La seule différence à présent, c'est qu’elle est si loin, tellement loin de moi. Et que je peux pas aller la voir aussi souvent que je le voudrais.
Là, elle est là, et je ne pense plus qu’à ça, plus qu’à elle à mes côtés. Je ne sais pas comment je vais pouvoir repartir pour la France alors que je suis pas foutu de la lâcher, de me décoller d’elle.
Je vais le faire dans la soirée, je sais. Je vais me détacher d’elle, la lâcher, la laisser faire sa vie avec les copines qu’elle a ici. Je vais faire comme si j'étais ok avec notre éloignement, comme si je pouvais le supporter et comme si je ne me retenais pas de la supplier de rentrer. Ce serait égoïste. Elle a l’habitude que je sois égoïste, cela dit, même si elle ne le mérite pas.
Alors ouais, j’vais faire comme si tout allait bien de mon côté, comme si repartir n’allait pas me briser le coeur, parce qu’elle elle en a besoin. Je sais bien que c’est pas facile pour elle ici, qu’elle lutte pour se trouver une place. Je l’ai lu dans ses lettres. C’est déjà assez dur pour elle, il est de mon devoir de lui simplifier la tâche, même si c’est dur pour moi.
On arrive tous les deux devant ce bar (ou cette boîte ? Pas sûr d’avoir compris) où elle a prévu de fêter le nouvel an. Ça me va. Autant faire comme si tout allait bien, boire un peu trop, et prétendre qu’on est tous les deux ok avec le fait que bientôt, je repartirais et qu’à nouveau, on sera encore loins l’un de l’autre pendant bien trop longtemps.
On entre. Elle cherche sa copine, celle qu’elle m’a dit qu’elle rejoignait. Une dernière fois pour la soirée, une dernière fois pour l’année, je la serre dans mes bras, fort et je lui plante un baiser sur le front.
- Je suis trop content d’être ici ce soir. Avec toi. Tu m’as trop manqué Lu'.
Elle le sait. Bien sûr qu’elle le sait, bien sûr que c’est réciproque, bien sûr qu’elle a aussi mal que moi. Alors, dès que je le peux je m'écarte, et je tape dans mes mains, avant d’annoncer avec un sourire.
- BON ! C’est le Nouvel An, il me FAUT un baiser pour minuit.
Pas une tradition que je tiens tous les ans, pas du tout. Des fois, je l’ai fêté juste tranquille, avec elle, seuls. J’m’en fiche, au pire. Tout ce que je demande c’est de finjr l’année et de commencer la suivante avec un beau moment. Si c’est une simple discussion avec elle, à moitié endormis, avec ma tête sur ses genoux et ses mains qui me font des mini tresses pendant que je me lance dans des discours farfelus, ça me va aussi. C’est même des souvenirs que je chéris. Mais aujourd'hui, on est en soirée, et si je reste collé à elle toute la soirée, ça va pas être simple ni pour elle ni pour moi, donc autant la laisser causer à sa pote tranquille. Du coup, je me penche vers et je lui désigne la foule vers elle :
- Y en a une qui te paraît super sympa, d'ici ?
Que, déjà, je touche pas à sa copine, j'aurais l’air vraiment con, sinon.
Nan mais t’façon, la plupart sont sympas, de meufs, je verrais si je croise une fille qui me plait et qu’a pas l’air occupée.
771 mots
Dernière modification par Soren Mayfield le 30 août 2026, 10:50, modifié 2 fois.
28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la merveilleuse Sage Matthews
Juste un soupçon
On arrive devant ce bar sorcier où on est censé rejoindre Elisa, avec So, mon bras accroché au sien et le sourire qui déborde de mes lèvres. Cette année ne pouvait se ponctuer vraiment bien que s'il était là, alors il est venu. Le revoir... Ça me fait un bien fou. Mon Soren, mon meilleur pote. Celui qui me fait me sentir aimée et me fait rire à longueur de journée. Celui qui me comprend mieux que personne et me laisse être celle que je suis, sans remords ni honte. Celui qui essuie mes tristesses d'un sourire, qui enjolive ma vie d'une blague et qui adoucit mes journées d'une étreinte. Mon Soren, quoi.
On parle sur le chemin. De tout, de rien. Il me parle de la France. Je lui parle de l'Amérique. Je glousse, il me nargue. On rigole, on fronce les sourcils, on s'esclaffe, on s'offusque aux histoires incongrues qui remplissent le quotidien de l'autre. Il découvre le métro new-yorkais, je découvre l'existence de ses nouveaux potes italiens. Je sais pas s'ils resteront amis, mais ils ont l'air de faire rigoler Soren, alors je les apprécie aussi. Je quitte pas son bras une seule seconde, je m'y attache comme à une bouée de sauvetage. L'avoir ici, c'est avoir un petit bout de maison, un petit bout de chez moi et c'est rassurant. J'ai l'impression de pouvoir respirer de nouveau et ça gonfle mon cœur de bonheur. Y a que lui pour pouvoir apporter un sourire pareil à mes lèvres juste en entrant dans une pièce. Et puis, je crois qu'il a senti que j'avais besoin de lui. Dans ma dernière lettre, j'étais... Ouais, j'étais pitoyable. Y avait que lui pour comprendre. Alors, il a compris et il est venu. Parce que c'est So et qu'il me laissera jamais tomber.
Une sorte de videur nous laisse rentrer dans le bar bondé — Nouvel An oblige — et le seul moment où je quitte le bras de Soren, c'est pour me débarrasser de ma grosse veste en fausse fourrure qui dévoile ma robe à sequins verts éclatante. Je ressemble un peu à une boule à facettes et So va probablement se foutre de ma gueule dès qu'il aura tilté, mais c'est jour de fête, alors faut bien sortir le grand jeu, nan ? La chaleur humaine nous frappe immédiatement et, alors que je glisse ma veste dans mon sac à main sans fond, la bouche de So vient rencontrer mon front tandis que ses bras me serrent délicatement contre lui.
« Oh, Soso..., dis-je en le pressant doucement contre moi. »
Je hume son odeur si familière qui me réchauffe le cœur et profite de la douceur de ses bras autour de moi, un sourire sincère étirant mes lèvres une nouvelle fois.
« Tu m'as trop manqué aussi... »
Ma voix n'est qu'un murmure, mais je sais que même avec le brouhaha ambiant, il m'a entendue, parce que quand je parle, Soren m'écoute toujours. On s'éloigne, je lui souris de toutes mes dents puis éclate de rire quand il déballe ses plans de soirée devant moi.
« Ah ouais, tu perds pas le Nord, pouffé-je en levant les yeux au ciel. »
Je baisse rapidement les yeux vers ma main gauche et jette un bref coup d'œil vers mon doigt où trône le petit tatouage qu'on s'est fait avant de partir vers d'autres horizons, laissant voguer un nouveau sourire apaisé sur ma bouche. Purée, que ça fait du bien de le voir. Et je sais que, même quand on sera vieux, je sourirai toujours autant en voyant l'encre bouger sur ma peau pour me rappeler le bon vieux temps avec mon meilleur pote.
Je relève finalement la tête et me remets à chercher Elisa, oubliant de répondre à Soren. Bien assez vite, je reconnais ses tresses colorées caractéristiques de sa personne et reprends le bras de Soren en levant le mien pour apostropher mon amie.
« ELISA ! m'écrié-je.
Je m'arrête et jette un regard vers Soren.
— Enfin, je viens de la voir. Je voulais pas dire pécho ma pote, ris-je. Mais elle est super sympa ! confirmé-je tout en l'embarquant. »
On fend la foule — enfin, je fend la foule et j'entraîne So à ma suite —, puis on finit par atteindre Elisa qui m'adresse son plus beau sourire, sans manquer de glisser un regard écarquillé vers Soren.
« Saaaage, dit-elle en m'attirant à elle pour un câlin. Merde, tu m'avais pas dit que c'était un canon de beauté, chuchote-t-elle dans mon oreille avant de s'éloigner. »
Je pouffe en secouant la tête. Soren est beau, c'est sûr ; mais j'oublie toujours ce détail quand j'en parle aux autres. Pour moi, c'est juste Soren. Et Soren est bien plus qu'une belle gueule.
Elisa papillonne des cils en tendant sa main vers Soren pour qu'il la serre et penche la tête sur le côté.
« Enchantée, Elisa, reprit-elle en lui adressant le sourire cajoleur qui lui va si bien. »
Je me pince les lèvres, au bord du rire, et regarde Soren. Il me connaît. Il sait très bien ce que mes yeux veulent dire.
Pas les potes. Cherche une autre proie.
@Soren Mayfield
895 mots
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Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Juste un soupçon
Elle me serre contre elle, et je j'enfouis mon nez dans ses cheveux, je me remplis de son odeur, de son contact, d'elle, parce que je le peux, parce qu'elle est là, parce qu'elle est avec moi. J'essaie de graver ce moment, cette étreinte dans ma tête, mais je sais très bien que quand je repartirais, ça ne me suffira plus. C'est d'elle que j'ai besoin, pas de souvenirs, peu importe leur qualité.
Elle me murmure que moi aussi je lui ai manqué, et je la serre un peu plus fort, sans rien dire de plus. Pas besoin. Elle sait, je sais. Alors je finis par me détacher d'elle.
Elle rigole à ma phrase, me dit que je perds pas le nord, et, aussitôt, je souris.
- Comment le pourrais je ? je lui rappelle en agitant ma main gauche devant son nez.
Cette main, où, elle et moi, on a marqué notre amitié, on l'a gravé sur notre peau comme elle est gravée dans nos coeurs. Je l'ai beaucoup regardé, ce tatouage, pendant qu'on était loin de l'autre. Cette demi rose des vents, sur mon majeur. Qui devient complète seulement quand celui de Lu' est contre le mien. On se l'est décidé avant qu'elle ne parte aux Etats Unis, et moi en Italie. L'idée, c'était que même si on était loin de l'autre, on aurait toujours un moyen de se retrouver, et que, tous les deux, on serait jamais perdus, pas tant qu'on serait ensemble. Des trucs du genre. C'est pas mon seul tatouage : plusieurs décorent mes bras, et j'en ai quelques un sur les épaules, et c'est, je pense, le plus discret que j'ai, mais c'est, je crois, celui qui compte le plus pour moi. Parce que c'est le seul qui la représente elle, qui veut dire tellement.
C'est le seul qu'elle a elle. Elle est pas très tatouage, et pourtant, elle en a fait un pour moi. Ca aussi, ça veut dire beaucoup. Donc oui, je la chéris, cette demi boussole. Je suis content qu'aujourd'hui, elle puisse être complète.
Elle repère sa copine, et crie son nom à travers la foule. J'essaie de la repérer aussi, mais je l'ai jamais vu, ça pourrait être absolument toutes les meufs de la pièce.
Lu' se retourne vers elle pour me dire qu'elle l'appelait, pas qu'elle me désignait qui je devrais aller voir. Je me mets à rire. Sans blague, Lu'.
- J'avais capté, ouais. C'est laquelle ?
Ah, bah, visiblement, c'est la meuf qui fait un câlin à Lu'. Voilà, trouvé, c'est elle Elisa. Elle a l'air sympa, en effet, avec ses petites tresses et son air enthousiaste. Lu' et elle ont l'air de bien s'entendre. Tant mieux, ça veut dire que Lu' a quand même trouvé de bons amis ici. Qu'elle est pas complètement toute seule. Bref, je les laisse se retrouver, se faire un câlin, tout ça tout ça. Puis la meuf se tourne vers moi, me tend la main, et m'adresse un sourire que je sais pas trop comment interpréter. Ah, elle se présente.
Je lui souris à mon tour, lui serre la main, et lance :
- Salut ! Moi c'est Soren.
J'pense qu'elle doit le savoir, non ? Lu' a dû lui parler de moi comme elle m'a parlé d'elle. D'ailleurs, elle me fait les gros yeux. Je sais très bien ce que ça veut dire, alors je rigole en lâchant la main d'Elisa, et je leur dis à toutes les deux :
- Bon, je vais aller me chercher un verre, vous voulez un truc ?
J'attends leur réponse, puis je les laisse entre filles pour aller chercher tout ça au bar. Je demande les trois verres au barman, qui, visiblement, est un peu débordé. Compréhensible, vu le monde qu'il y a. Du coup, je m'assois sur un tabouret encore libre en attendant qu'on me serve.
- Salut !
Je tourne la tête vers l'origine de la voix. C'est une meuf, assise sur le tabouret à côté de moi. Elle doit avoir mon âge, et elle a l'air d'attendre son verre elle aussi. Enfin, je pense ? J'en sais rien. Elle est assise avec une jambe sous elle et l'autre qui pend du tabouret, et elle sourit. Elle a un grand grand sourire, qui éclaire tout son visage, et, quand elle le tourne vers moi, je remarque que sa langue se glisse légèrement entre ses dents quand elle sourit. Je trouve ça terriblement mignon. Elle est super jolie.
- Salut, je réponds avec un sourire presque aussi large. T'attends ton verre aussi ?
- Ouais, depuis genre... vingt minutes, râle-t-elle.
Elle se départit pas de sourire. Je me demande si elle est toute seule. Et comme je suis du genre curieux, je demande à voix haute.
- T'es toute seule ? Parce que moi j'attends pas un, mais trois verres, donc...
Elle écarquille les yeux dans une expression faussement choquée, et pose une main sur son coeur.
- TROIS verres ? Ah ouais, t'es pas sorti de l'auberge.
- Je pense que je vais finir ma vie à les attendre, ouais.
Elle se met à rire. Je souris tout bêtement, parce que je l'ai fait rire, et c'est con, mais ça me rend fier. Je l'aime bien, c'tte fille. Elle est sympa, elle sourit genre... tout le temps, et ça se voit qu'elle kiffe la vie. Genre, qu'elle est heureuse. Elle a les yeux qui pétillent. Moi, ça me fait sourire.
Comme si en parle l'avait fait arriver, on la serre. Elle n'a qu'un verre, ouais. J'espère que c'est parce qu'elle est seule. Si ça se trouve, on va passer la soirée ensemble.
- Te voilà sauvée, toi, je commente.
Est ce que ça veut dire qu'elle va partir ? Je n'aurais pas d'excuse pour la suivre, puisque j'attends nos verres.
- On abandonne pas ses compagnons d'infortune, capitaine ! Je reste avec toi pour que tu ne meures pas seul.
Et me voilà qui sourit un peu plus, parce que ça veut dire qu'elle reste. Au fond, ces verres pourraient ne jamais arriver, ce serait pas plus mal.
- Alors, c'est verres, ils sont pour qui ?
Je me mords la lèvre pour retenir un énième sourire, et, du doigt, je lui désigne Lu' et sa copine, qui rigolent toutes les deux. Je me demande de quoi elles parlent.
- Les deux meufs, là bas.
- Y en a une des deux c'est ta copine ?
Je relève les yeux, incapable de me retenir de sourire. Si elle demande, ça veut dire qu'elle veut savoir, non ? Et si elle veut savoir... Bon, pas de conclusions hâtives, So, ça veut rien dire.
- Non, ma meilleure amie, et sa pote que je viens de rencontrer. Contente ? j'ajoute, avec un sourcil levé.
- Peut être...
Sans me laisser le temps de répondre ou même de me réjouir de sa réponse évasive qui, peut être, me laisse une chance, on m'apporte les trois verres en question. Elle se met à rire, et commente :
- Comme quoi, personne n'est mort.
- D'ennui, j'aurais pu, si t'avais pas été là.
- Je t'ai donc sauvé la vie ? Tu me dois un truc, alors... Une danse, c'est bien. Tu me dois une danse, voilà. Va servir les demoiselles, et reviens me donner mon dû.
Je rigole, saute de mon tabouret pour me lever, attrape les verres comme je peux, et improvise une mini révérence.
- Je reviens combler ma dette, cheffe.
Quand je m'éloigne, c'est au son de son rire. J'entends à peine la musique, tellement il recouvre tout. Et moi, je souris comme un imbécile.
Elle me murmure que moi aussi je lui ai manqué, et je la serre un peu plus fort, sans rien dire de plus. Pas besoin. Elle sait, je sais. Alors je finis par me détacher d'elle.
Elle rigole à ma phrase, me dit que je perds pas le nord, et, aussitôt, je souris.
- Comment le pourrais je ? je lui rappelle en agitant ma main gauche devant son nez.
Cette main, où, elle et moi, on a marqué notre amitié, on l'a gravé sur notre peau comme elle est gravée dans nos coeurs. Je l'ai beaucoup regardé, ce tatouage, pendant qu'on était loin de l'autre. Cette demi rose des vents, sur mon majeur. Qui devient complète seulement quand celui de Lu' est contre le mien. On se l'est décidé avant qu'elle ne parte aux Etats Unis, et moi en Italie. L'idée, c'était que même si on était loin de l'autre, on aurait toujours un moyen de se retrouver, et que, tous les deux, on serait jamais perdus, pas tant qu'on serait ensemble. Des trucs du genre. C'est pas mon seul tatouage : plusieurs décorent mes bras, et j'en ai quelques un sur les épaules, et c'est, je pense, le plus discret que j'ai, mais c'est, je crois, celui qui compte le plus pour moi. Parce que c'est le seul qui la représente elle, qui veut dire tellement.
C'est le seul qu'elle a elle. Elle est pas très tatouage, et pourtant, elle en a fait un pour moi. Ca aussi, ça veut dire beaucoup. Donc oui, je la chéris, cette demi boussole. Je suis content qu'aujourd'hui, elle puisse être complète.
Elle repère sa copine, et crie son nom à travers la foule. J'essaie de la repérer aussi, mais je l'ai jamais vu, ça pourrait être absolument toutes les meufs de la pièce.
Lu' se retourne vers elle pour me dire qu'elle l'appelait, pas qu'elle me désignait qui je devrais aller voir. Je me mets à rire. Sans blague, Lu'.
- J'avais capté, ouais. C'est laquelle ?
Ah, bah, visiblement, c'est la meuf qui fait un câlin à Lu'. Voilà, trouvé, c'est elle Elisa. Elle a l'air sympa, en effet, avec ses petites tresses et son air enthousiaste. Lu' et elle ont l'air de bien s'entendre. Tant mieux, ça veut dire que Lu' a quand même trouvé de bons amis ici. Qu'elle est pas complètement toute seule. Bref, je les laisse se retrouver, se faire un câlin, tout ça tout ça. Puis la meuf se tourne vers moi, me tend la main, et m'adresse un sourire que je sais pas trop comment interpréter. Ah, elle se présente.
Je lui souris à mon tour, lui serre la main, et lance :
- Salut ! Moi c'est Soren.
J'pense qu'elle doit le savoir, non ? Lu' a dû lui parler de moi comme elle m'a parlé d'elle. D'ailleurs, elle me fait les gros yeux. Je sais très bien ce que ça veut dire, alors je rigole en lâchant la main d'Elisa, et je leur dis à toutes les deux :
- Bon, je vais aller me chercher un verre, vous voulez un truc ?
J'attends leur réponse, puis je les laisse entre filles pour aller chercher tout ça au bar. Je demande les trois verres au barman, qui, visiblement, est un peu débordé. Compréhensible, vu le monde qu'il y a. Du coup, je m'assois sur un tabouret encore libre en attendant qu'on me serve.
- Salut !
Je tourne la tête vers l'origine de la voix. C'est une meuf, assise sur le tabouret à côté de moi. Elle doit avoir mon âge, et elle a l'air d'attendre son verre elle aussi. Enfin, je pense ? J'en sais rien. Elle est assise avec une jambe sous elle et l'autre qui pend du tabouret, et elle sourit. Elle a un grand grand sourire, qui éclaire tout son visage, et, quand elle le tourne vers moi, je remarque que sa langue se glisse légèrement entre ses dents quand elle sourit. Je trouve ça terriblement mignon. Elle est super jolie.
- Salut, je réponds avec un sourire presque aussi large. T'attends ton verre aussi ?
- Ouais, depuis genre... vingt minutes, râle-t-elle.
Elle se départit pas de sourire. Je me demande si elle est toute seule. Et comme je suis du genre curieux, je demande à voix haute.
- T'es toute seule ? Parce que moi j'attends pas un, mais trois verres, donc...
Elle écarquille les yeux dans une expression faussement choquée, et pose une main sur son coeur.
- TROIS verres ? Ah ouais, t'es pas sorti de l'auberge.
- Je pense que je vais finir ma vie à les attendre, ouais.
Elle se met à rire. Je souris tout bêtement, parce que je l'ai fait rire, et c'est con, mais ça me rend fier. Je l'aime bien, c'tte fille. Elle est sympa, elle sourit genre... tout le temps, et ça se voit qu'elle kiffe la vie. Genre, qu'elle est heureuse. Elle a les yeux qui pétillent. Moi, ça me fait sourire.
Comme si en parle l'avait fait arriver, on la serre. Elle n'a qu'un verre, ouais. J'espère que c'est parce qu'elle est seule. Si ça se trouve, on va passer la soirée ensemble.
- Te voilà sauvée, toi, je commente.
Est ce que ça veut dire qu'elle va partir ? Je n'aurais pas d'excuse pour la suivre, puisque j'attends nos verres.
- On abandonne pas ses compagnons d'infortune, capitaine ! Je reste avec toi pour que tu ne meures pas seul.
Et me voilà qui sourit un peu plus, parce que ça veut dire qu'elle reste. Au fond, ces verres pourraient ne jamais arriver, ce serait pas plus mal.
- Alors, c'est verres, ils sont pour qui ?
Je me mords la lèvre pour retenir un énième sourire, et, du doigt, je lui désigne Lu' et sa copine, qui rigolent toutes les deux. Je me demande de quoi elles parlent.
- Les deux meufs, là bas.
- Y en a une des deux c'est ta copine ?
Je relève les yeux, incapable de me retenir de sourire. Si elle demande, ça veut dire qu'elle veut savoir, non ? Et si elle veut savoir... Bon, pas de conclusions hâtives, So, ça veut rien dire.
- Non, ma meilleure amie, et sa pote que je viens de rencontrer. Contente ? j'ajoute, avec un sourcil levé.
- Peut être...
Sans me laisser le temps de répondre ou même de me réjouir de sa réponse évasive qui, peut être, me laisse une chance, on m'apporte les trois verres en question. Elle se met à rire, et commente :
- Comme quoi, personne n'est mort.
- D'ennui, j'aurais pu, si t'avais pas été là.
- Je t'ai donc sauvé la vie ? Tu me dois un truc, alors... Une danse, c'est bien. Tu me dois une danse, voilà. Va servir les demoiselles, et reviens me donner mon dû.
Je rigole, saute de mon tabouret pour me lever, attrape les verres comme je peux, et improvise une mini révérence.
- Je reviens combler ma dette, cheffe.
Quand je m'éloigne, c'est au son de son rire. J'entends à peine la musique, tellement il recouvre tout. Et moi, je souris comme un imbécile.
@Sage Matthews
1274 mots
1274 mots
28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la merveilleuse Sage Matthews
