Juste un soupçon
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Hailey Scott
- Lien avec le PJ : future petite amie à ce moment
- Lien dans le répertoire :
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? oui
- Si "oui", impact envisagé : il s’agit de la rencontre de Soren et Hailey, donc le tout début de leur relation, qui va compter dans la vie de Soren et l'impacter.
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : /
31 décembre 2043
20 ans
Avec @Sage Matthews
J’arrive pas à détacher mes yeux d’elle. Lu'. Elle est là, elle est à mes côtés, et moi je peux pas arrêter de la regarder. Ça fait trop longtemps, bien trop longtemps, qu’on s’est pas vus. Je m’étais pas rendu compte d’à quel point cette absence me creusait jusqu’à ce que je la retrouve. C’est le genre de douleur qu’on sent à peine, auquel on s’habitue, mais qui épuise. J’étais lessivé de son absence, et je m’en rendais même pas compte. Et elle est là, elle me sourit, elle me parle, elle me regarde, et j’entends sa voix, j’entends son rire, et soudainement tout va mieux.
Cette fille, j’ai vécu chaque jour de ma vie depuis bien... merde, j’ai perdu le compte. Plus de quinze ans, non ? À peu près. Chaque putain jour de ma vie avec elle, ou bien si je ne pouvais pas la voir, à noter dans ma tête tout ce que j’aurais à lui dire, à lui raconter. Pas un seul jour sans penser à elle, parce qu’au fond, elle était probablement l'être qui comptait le plus dans ma vie. Elle l’est toujours. La seule différence à présent, c'est qu’elle est si loin, tellement loin de moi. Et que je peux pas aller la voir aussi souvent que je le voudrais.
Là, elle est là, et je ne pense plus qu’à ça, plus qu’à elle à mes côtés. Je ne sais pas comment je vais pouvoir repartir pour la France alors que je suis pas foutu de la lâcher, de me décoller d’elle.
Je vais le faire dans la soirée, je sais. Je vais me détacher d’elle, la lâcher, la laisser faire sa vie avec les copines qu’elle a ici. Je vais faire comme si j'étais ok avec notre éloignement, comme si je pouvais le supporter et comme si je ne me retenais pas de la supplier de rentrer. Ce serait égoïste. Elle a l’habitude que je sois égoïste, cela dit, même si elle ne le mérite pas.
Alors ouais, j’vais faire comme si tout allait bien de mon côté, comme si repartir n’allait pas me briser le coeur, parce qu’elle elle en a besoin. Je sais bien que c’est pas facile pour elle ici, qu’elle lutte pour se trouver une place. Je l’ai lu dans ses lettres. C’est déjà assez dur pour elle, il est de mon devoir de lui simplifier la tâche, même si c’est dur pour moi.
On arrive tous les deux devant ce bar (ou cette boîte ? Pas sûr d’avoir compris) où elle a prévu de fêter le nouvel an. Ça me va. Autant faire comme si tout allait bien, boire un peu trop, et prétendre qu’on est tous les deux ok avec le fait que bientôt, je repartirais et qu’à nouveau, on sera encore loins l’un de l’autre pendant bien trop longtemps.
On entre. Elle cherche sa copine, celle qu’elle m’a dit qu’elle rejoignait. Une dernière fois pour la soirée, une dernière fois pour l’année, je la serre dans mes bras, fort et je lui plante un baiser sur le front.
- Je suis trop content d’être ici ce soir. Avec toi. Tu m’as trop manqué Lu'.
Elle le sait. Bien sûr qu’elle le sait, bien sûr que c’est réciproque, bien sûr qu’elle a aussi mal que moi. Alors, dès que je le peux je m'écarte, et je tape dans mes mains, avant d’annoncer avec un sourire.
- BON ! C’est le Nouvel An, il me FAUT un baiser pour minuit.
Pas une tradition que je tiens tous les ans, pas du tout. Des fois, je l’ai fêté juste tranquille, avec elle, seuls. J’m’en fiche, au pire. Tout ce que je demande c’est de finjr l’année et de commencer la suivante avec un beau moment. Si c’est une simple discussion avec elle, à moitié endormis, avec ma tête sur ses genoux et ses mains qui me font des mini tresses pendant que je me lance dans des discours farfelus, ça me va aussi. C’est même des souvenirs que je chéris. Mais aujourd'hui, on est en soirée, et si je reste collé à elle toute la soirée, ça va pas être simple ni pour elle ni pour moi, donc autant la laisser causer à sa pote tranquille. Du coup, je me penche vers et je lui désigne la foule vers elle :
- Y en a une qui te paraît super sympa, d'ici ?
Que, déjà, je touche pas à sa copine, j'aurais l’air vraiment con, sinon.
Nan mais t’façon, la plupart sont sympas, de meufs, je verrais si je croise une fille qui me plait et qu’a pas l’air occupée.
771 mots
Dernière modification par Soren Mayfield le 30 août 2026, 10:50, modifié 2 fois.
28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la merveilleuse Sage Matthews
Juste un soupçon
On arrive devant ce bar sorcier où on est censé rejoindre Elisa, avec So, mon bras accroché au sien et le sourire qui déborde de mes lèvres. Cette année ne pouvait se ponctuer vraiment bien que s'il était là, alors il est venu. Le revoir... Ça me fait un bien fou. Mon Soren, mon meilleur pote. Celui qui me fait me sentir aimée et me fait rire à longueur de journée. Celui qui me comprend mieux que personne et me laisse être celle que je suis, sans remords ni honte. Celui qui essuie mes tristesses d'un sourire, qui enjolive ma vie d'une blague et qui adoucit mes journées d'une étreinte. Mon Soren, quoi.
On parle sur le chemin. De tout, de rien. Il me parle de la France. Je lui parle de l'Amérique. Je glousse, il me nargue. On rigole, on fronce les sourcils, on s'esclaffe, on s'offusque aux histoires incongrues qui remplissent le quotidien de l'autre. Il découvre le métro new-yorkais, je découvre l'existence de ses nouveaux potes italiens. Je sais pas s'ils resteront amis, mais ils ont l'air de faire rigoler Soren, alors je les apprécie aussi. Je quitte pas son bras une seule seconde, je m'y attache comme à une bouée de sauvetage. L'avoir ici, c'est avoir un petit bout de maison, un petit bout de chez moi et c'est rassurant. J'ai l'impression de pouvoir respirer de nouveau et ça gonfle mon cœur de bonheur. Y a que lui pour pouvoir apporter un sourire pareil à mes lèvres juste en entrant dans une pièce. Et puis, je crois qu'il a senti que j'avais besoin de lui. Dans ma dernière lettre, j'étais... Ouais, j'étais pitoyable. Y avait que lui pour comprendre. Alors, il a compris et il est venu. Parce que c'est So et qu'il me laissera jamais tomber.
Une sorte de videur nous laisse rentrer dans le bar bondé — Nouvel An oblige — et le seul moment où je quitte le bras de Soren, c'est pour me débarrasser de ma grosse veste en fausse fourrure qui dévoile ma robe à sequins verts éclatante. Je ressemble un peu à une boule à facettes et So va probablement se foutre de ma gueule dès qu'il aura tilté, mais c'est jour de fête, alors faut bien sortir le grand jeu, nan ? La chaleur humaine nous frappe immédiatement et, alors que je glisse ma veste dans mon sac à main sans fond, la bouche de So vient rencontrer mon front tandis que ses bras me serrent délicatement contre lui.
« Oh, Soso..., dis-je en le pressant doucement contre moi. »
Je hume son odeur si familière qui me réchauffe le cœur et profite de la douceur de ses bras autour de moi, un sourire sincère étirant mes lèvres une nouvelle fois.
« Tu m'as trop manqué aussi... »
Ma voix n'est qu'un murmure, mais je sais que même avec le brouhaha ambiant, il m'a entendue, parce que quand je parle, Soren m'écoute toujours. On s'éloigne, je lui souris de toutes mes dents puis éclate de rire quand il déballe ses plans de soirée devant moi.
« Ah ouais, tu perds pas le Nord, pouffé-je en levant les yeux au ciel. »
Je baisse rapidement les yeux vers ma main gauche et jette un bref coup d'œil vers mon doigt où trône le petit tatouage qu'on s'est fait avant de partir vers d'autres horizons, laissant voguer un nouveau sourire apaisé sur ma bouche. Purée, que ça fait du bien de le voir. Et je sais que, même quand on sera vieux, je sourirai toujours autant en voyant l'encre bouger sur ma peau pour me rappeler le bon vieux temps avec mon meilleur pote.
Je relève finalement la tête et me remets à chercher Elisa, oubliant de répondre à Soren. Bien assez vite, je reconnais ses tresses colorées caractéristiques de sa personne et reprends le bras de Soren en levant le mien pour apostropher mon amie.
« ELISA ! m'écrié-je.
Je m'arrête et jette un regard vers Soren.
— Enfin, je viens de la voir. Je voulais pas dire pécho ma pote, ris-je. Mais elle est super sympa ! confirmé-je tout en l'embarquant. »
On fend la foule — enfin, je fend la foule et j'entraîne So à ma suite —, puis on finit par atteindre Elisa qui m'adresse son plus beau sourire, sans manquer de glisser un regard écarquillé vers Soren.
« Saaaage, dit-elle en m'attirant à elle pour un câlin. Merde, tu m'avais pas dit que c'était un canon de beauté, chuchote-t-elle dans mon oreille avant de s'éloigner. »
Je pouffe en secouant la tête. Soren est beau, c'est sûr ; mais j'oublie toujours ce détail quand j'en parle aux autres. Pour moi, c'est juste Soren. Et Soren est bien plus qu'une belle gueule.
Elisa papillonne des cils en tendant sa main vers Soren pour qu'il la serre et penche la tête sur le côté.
« Enchantée, Elisa, reprit-elle en lui adressant le sourire cajoleur qui lui va si bien. »
Je me pince les lèvres, au bord du rire, et regarde Soren. Il me connaît. Il sait très bien ce que mes yeux veulent dire.
Pas les potes. Cherche une autre proie.
@Soren Mayfield
895 mots
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Dernière modification par Sage Matthews le 7 sept. 2026, 00:45, modifié 1 fois.
Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Juste un soupçon
Elle me serre contre elle, et je j'enfouis mon nez dans ses cheveux, je me remplis de son odeur, de son contact, d'elle, parce que je le peux, parce qu'elle est là, parce qu'elle est avec moi. J'essaie de graver ce moment, cette étreinte dans ma tête, mais je sais très bien que quand je repartirais, ça ne me suffira plus. C'est d'elle que j'ai besoin, pas de souvenirs, peu importe leur qualité.
Elle me murmure que moi aussi je lui ai manqué, et je la serre un peu plus fort, sans rien dire de plus. Pas besoin. Elle sait, je sais. Alors je finis par me détacher d'elle.
Elle rigole à ma phrase, me dit que je perds pas le nord, et, aussitôt, je souris.
- Comment le pourrais je ? je lui rappelle en agitant ma main gauche devant son nez.
Cette main, où, elle et moi, on a marqué notre amitié, on l'a gravé sur notre peau comme elle est gravée dans nos coeurs. Je l'ai beaucoup regardé, ce tatouage, pendant qu'on était loin de l'autre. Cette demi rose des vents, sur mon majeur. Qui devient complète seulement quand celui de Lu' est contre le mien. On se l'est décidé avant qu'elle ne parte aux Etats Unis, et moi en Italie. L'idée, c'était que même si on était loin de l'autre, on aurait toujours un moyen de se retrouver, et que, tous les deux, on serait jamais perdus, pas tant qu'on serait ensemble. Des trucs du genre. C'est pas mon seul tatouage : plusieurs décorent mes bras, et j'en ai quelques un sur les épaules, et c'est, je pense, le plus discret que j'ai, mais c'est, je crois, celui qui compte le plus pour moi. Parce que c'est le seul qui la représente elle, qui veut dire tellement.
C'est le seul qu'elle a elle. Elle est pas très tatouage, et pourtant, elle en a fait un pour moi. Ca aussi, ça veut dire beaucoup. Donc oui, je la chéris, cette demi boussole. Je suis content qu'aujourd'hui, elle puisse être complète.
Elle repère sa copine, et crie son nom à travers la foule. J'essaie de la repérer aussi, mais je l'ai jamais vu, ça pourrait être absolument toutes les meufs de la pièce.
Lu' se retourne vers elle pour me dire qu'elle l'appelait, pas qu'elle me désignait qui je devrais aller voir. Je me mets à rire. Sans blague, Lu'.
- J'avais capté, ouais. C'est laquelle ?
Ah, bah, visiblement, c'est la meuf qui fait un câlin à Lu'. Voilà, trouvé, c'est elle Elisa. Elle a l'air sympa, en effet, avec ses petites tresses et son air enthousiaste. Lu' et elle ont l'air de bien s'entendre. Tant mieux, ça veut dire que Lu' a quand même trouvé de bons amis ici. Qu'elle est pas complètement toute seule. Bref, je les laisse se retrouver, se faire un câlin, tout ça tout ça. Puis la meuf se tourne vers moi, me tend la main, et m'adresse un sourire que je sais pas trop comment interpréter. Ah, elle se présente.
Je lui souris à mon tour, lui serre la main, et lance :
- Salut ! Moi c'est Soren.
J'pense qu'elle doit le savoir, non ? Lu' a dû lui parler de moi comme elle m'a parlé d'elle. D'ailleurs, elle me fait les gros yeux. Je sais très bien ce que ça veut dire, alors je rigole en lâchant la main d'Elisa, et je leur dis à toutes les deux :
- Bon, je vais aller me chercher un verre, vous voulez un truc ?
J'attends leur réponse, puis je les laisse entre filles pour aller chercher tout ça au bar. Je demande les trois verres au barman, qui, visiblement, est un peu débordé. Compréhensible, vu le monde qu'il y a. Du coup, je m'assois sur un tabouret encore libre en attendant qu'on me serve.
- Salut !
Je tourne la tête vers l'origine de la voix. C'est une meuf, assise sur le tabouret à côté de moi. Elle doit avoir mon âge, et elle a l'air d'attendre son verre elle aussi. Enfin, je pense ? J'en sais rien. Elle est assise avec une jambe sous elle et l'autre qui pend du tabouret, et elle sourit. Elle a un grand grand sourire, qui éclaire tout son visage, et, quand elle le tourne vers moi, je remarque que sa langue se glisse légèrement entre ses dents quand elle sourit. Je trouve ça terriblement mignon. Elle est super jolie.
- Salut, je réponds avec un sourire presque aussi large. T'attends ton verre aussi ?
- Ouais, depuis genre... vingt minutes, râle-t-elle.
Elle se départit pas de sourire. Je me demande si elle est toute seule. Et comme je suis du genre curieux, je demande à voix haute.
- T'es toute seule ? Parce que moi j'attends pas un, mais trois verres, donc...
Elle écarquille les yeux dans une expression faussement choquée, et pose une main sur son coeur.
- TROIS verres ? Ah ouais, t'es pas sorti de l'auberge.
- Je pense que je vais finir ma vie à les attendre, ouais.
Elle se met à rire. Je souris tout bêtement, parce que je l'ai fait rire, et c'est con, mais ça me rend fier. Je l'aime bien, c'tte fille. Elle est sympa, elle sourit genre... tout le temps, et ça se voit qu'elle kiffe la vie. Genre, qu'elle est heureuse. Elle a les yeux qui pétillent. Moi, ça me fait sourire.
Comme si en parle l'avait fait arriver, on la serre. Elle n'a qu'un verre, ouais. J'espère que c'est parce qu'elle est seule. Si ça se trouve, on va passer la soirée ensemble.
- Te voilà sauvée, toi, je commente.
Est ce que ça veut dire qu'elle va partir ? Je n'aurais pas d'excuse pour la suivre, puisque j'attends nos verres.
- On abandonne pas ses compagnons d'infortune, capitaine ! Je reste avec toi pour que tu ne meures pas seul.
Et me voilà qui sourit un peu plus, parce que ça veut dire qu'elle reste. Au fond, ces verres pourraient ne jamais arriver, ce serait pas plus mal.
- Alors, c'est verres, ils sont pour qui ?
Je me mords la lèvre pour retenir un énième sourire, et, du doigt, je lui désigne Lu' et sa copine, qui rigolent toutes les deux. Je me demande de quoi elles parlent.
- Les deux meufs, là bas.
- Y en a une des deux c'est ta copine ?
Je relève les yeux, incapable de me retenir de sourire. Si elle demande, ça veut dire qu'elle veut savoir, non ? Et si elle veut savoir... Bon, pas de conclusions hâtives, So, ça veut rien dire.
- Non, ma meilleure amie, et sa pote que je viens de rencontrer. Contente ? j'ajoute, avec un sourcil levé.
- Peut être...
Sans me laisser le temps de répondre ou même de me réjouir de sa réponse évasive qui, peut être, me laisse une chance, on m'apporte les trois verres en question. Elle se met à rire, et commente :
- Comme quoi, personne n'est mort.
- D'ennui, j'aurais pu, si t'avais pas été là.
- Je t'ai donc sauvé la vie ? Tu me dois un truc, alors... Une danse, c'est bien. Tu me dois une danse, voilà. Va servir les demoiselles, et reviens me donner mon dû.
Je rigole, saute de mon tabouret pour me lever, attrape les verres comme je peux, et improvise une mini révérence.
- Je reviens combler ma dette, cheffe.
Quand je m'éloigne, c'est au son de son rire. J'entends à peine la musique, tellement il recouvre tout. Et moi, je souris comme un imbécile.
Elle me murmure que moi aussi je lui ai manqué, et je la serre un peu plus fort, sans rien dire de plus. Pas besoin. Elle sait, je sais. Alors je finis par me détacher d'elle.
Elle rigole à ma phrase, me dit que je perds pas le nord, et, aussitôt, je souris.
- Comment le pourrais je ? je lui rappelle en agitant ma main gauche devant son nez.
Cette main, où, elle et moi, on a marqué notre amitié, on l'a gravé sur notre peau comme elle est gravée dans nos coeurs. Je l'ai beaucoup regardé, ce tatouage, pendant qu'on était loin de l'autre. Cette demi rose des vents, sur mon majeur. Qui devient complète seulement quand celui de Lu' est contre le mien. On se l'est décidé avant qu'elle ne parte aux Etats Unis, et moi en Italie. L'idée, c'était que même si on était loin de l'autre, on aurait toujours un moyen de se retrouver, et que, tous les deux, on serait jamais perdus, pas tant qu'on serait ensemble. Des trucs du genre. C'est pas mon seul tatouage : plusieurs décorent mes bras, et j'en ai quelques un sur les épaules, et c'est, je pense, le plus discret que j'ai, mais c'est, je crois, celui qui compte le plus pour moi. Parce que c'est le seul qui la représente elle, qui veut dire tellement.
C'est le seul qu'elle a elle. Elle est pas très tatouage, et pourtant, elle en a fait un pour moi. Ca aussi, ça veut dire beaucoup. Donc oui, je la chéris, cette demi boussole. Je suis content qu'aujourd'hui, elle puisse être complète.
Elle repère sa copine, et crie son nom à travers la foule. J'essaie de la repérer aussi, mais je l'ai jamais vu, ça pourrait être absolument toutes les meufs de la pièce.
Lu' se retourne vers elle pour me dire qu'elle l'appelait, pas qu'elle me désignait qui je devrais aller voir. Je me mets à rire. Sans blague, Lu'.
- J'avais capté, ouais. C'est laquelle ?
Ah, bah, visiblement, c'est la meuf qui fait un câlin à Lu'. Voilà, trouvé, c'est elle Elisa. Elle a l'air sympa, en effet, avec ses petites tresses et son air enthousiaste. Lu' et elle ont l'air de bien s'entendre. Tant mieux, ça veut dire que Lu' a quand même trouvé de bons amis ici. Qu'elle est pas complètement toute seule. Bref, je les laisse se retrouver, se faire un câlin, tout ça tout ça. Puis la meuf se tourne vers moi, me tend la main, et m'adresse un sourire que je sais pas trop comment interpréter. Ah, elle se présente.
Je lui souris à mon tour, lui serre la main, et lance :
- Salut ! Moi c'est Soren.
J'pense qu'elle doit le savoir, non ? Lu' a dû lui parler de moi comme elle m'a parlé d'elle. D'ailleurs, elle me fait les gros yeux. Je sais très bien ce que ça veut dire, alors je rigole en lâchant la main d'Elisa, et je leur dis à toutes les deux :
- Bon, je vais aller me chercher un verre, vous voulez un truc ?
J'attends leur réponse, puis je les laisse entre filles pour aller chercher tout ça au bar. Je demande les trois verres au barman, qui, visiblement, est un peu débordé. Compréhensible, vu le monde qu'il y a. Du coup, je m'assois sur un tabouret encore libre en attendant qu'on me serve.
- Salut !
Je tourne la tête vers l'origine de la voix. C'est une meuf, assise sur le tabouret à côté de moi. Elle doit avoir mon âge, et elle a l'air d'attendre son verre elle aussi. Enfin, je pense ? J'en sais rien. Elle est assise avec une jambe sous elle et l'autre qui pend du tabouret, et elle sourit. Elle a un grand grand sourire, qui éclaire tout son visage, et, quand elle le tourne vers moi, je remarque que sa langue se glisse légèrement entre ses dents quand elle sourit. Je trouve ça terriblement mignon. Elle est super jolie.
- Salut, je réponds avec un sourire presque aussi large. T'attends ton verre aussi ?
- Ouais, depuis genre... vingt minutes, râle-t-elle.
Elle se départit pas de sourire. Je me demande si elle est toute seule. Et comme je suis du genre curieux, je demande à voix haute.
- T'es toute seule ? Parce que moi j'attends pas un, mais trois verres, donc...
Elle écarquille les yeux dans une expression faussement choquée, et pose une main sur son coeur.
- TROIS verres ? Ah ouais, t'es pas sorti de l'auberge.
- Je pense que je vais finir ma vie à les attendre, ouais.
Elle se met à rire. Je souris tout bêtement, parce que je l'ai fait rire, et c'est con, mais ça me rend fier. Je l'aime bien, c'tte fille. Elle est sympa, elle sourit genre... tout le temps, et ça se voit qu'elle kiffe la vie. Genre, qu'elle est heureuse. Elle a les yeux qui pétillent. Moi, ça me fait sourire.
Comme si en parle l'avait fait arriver, on la serre. Elle n'a qu'un verre, ouais. J'espère que c'est parce qu'elle est seule. Si ça se trouve, on va passer la soirée ensemble.
- Te voilà sauvée, toi, je commente.
Est ce que ça veut dire qu'elle va partir ? Je n'aurais pas d'excuse pour la suivre, puisque j'attends nos verres.
- On abandonne pas ses compagnons d'infortune, capitaine ! Je reste avec toi pour que tu ne meures pas seul.
Et me voilà qui sourit un peu plus, parce que ça veut dire qu'elle reste. Au fond, ces verres pourraient ne jamais arriver, ce serait pas plus mal.
- Alors, c'est verres, ils sont pour qui ?
Je me mords la lèvre pour retenir un énième sourire, et, du doigt, je lui désigne Lu' et sa copine, qui rigolent toutes les deux. Je me demande de quoi elles parlent.
- Les deux meufs, là bas.
- Y en a une des deux c'est ta copine ?
Je relève les yeux, incapable de me retenir de sourire. Si elle demande, ça veut dire qu'elle veut savoir, non ? Et si elle veut savoir... Bon, pas de conclusions hâtives, So, ça veut rien dire.
- Non, ma meilleure amie, et sa pote que je viens de rencontrer. Contente ? j'ajoute, avec un sourcil levé.
- Peut être...
Sans me laisser le temps de répondre ou même de me réjouir de sa réponse évasive qui, peut être, me laisse une chance, on m'apporte les trois verres en question. Elle se met à rire, et commente :
- Comme quoi, personne n'est mort.
- D'ennui, j'aurais pu, si t'avais pas été là.
- Je t'ai donc sauvé la vie ? Tu me dois un truc, alors... Une danse, c'est bien. Tu me dois une danse, voilà. Va servir les demoiselles, et reviens me donner mon dû.
Je rigole, saute de mon tabouret pour me lever, attrape les verres comme je peux, et improvise une mini révérence.
- Je reviens combler ma dette, cheffe.
Quand je m'éloigne, c'est au son de son rire. J'entends à peine la musique, tellement il recouvre tout. Et moi, je souris comme un imbécile.
@Sage Matthews
1274 mots
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28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
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Vava par la merveilleuse Sage Matthews
Juste un soupçon
Je jette un coup d'œil à Elisa qui guette Soren avec le rouge aux joues. Elle le trouve beau... Elle sourit... Elle rougit... Je suis pas débile, il lui plaît. Soren, lui, a rien l'air de capter. Il tend sa main vers elle, la serre comme s'il était en entretien d'embauche et je dois me mordre la langue pour ne pas éclater de rire au sourire de mon amie qui semble faiblir un peu. Quand elle reprend sa main pour elle, elle hausse les épaules et, gentiment, elle répond à sa demande :
« Un Whisky Pur Feu, dit-elle. Ce soir, c'est la fête. Plus qu'une heure et trente minutes avant minuit, les gars ! hurle-t-elle pour le reste du groupe d'amis qu'elle a intégré. »
Je ne comprends toujours pas comment Elisa arrive à avoir autant d'amis ; elle doit se couper genre en... dix mille. Et pourtant, elle arrive quand même à toujours faire du temps pour moi et à m'intégrer dans toutes les soirées qu'elle côtoie. Je l'adore. Je l'adore vraiment.
Je détourne mon regard de mon amie et, avec un petit sourire, réponds à Soren :
« Un cocktail aux fruits, c'est très bien, dis-je, yeux plissés à cause de mon visage qui sourit trop. »
Il hoche la tête, s'éloigne et je me retourne vers ma Elisa. Dans le bar, la musique bat son plein et je peine à entendre toutes les anecdotes farfelues que la sorcière me raconte.
« ... un Billywig géant qui me file dans ... déchiré le t-shirt ... bordel, dix gallions, j'te dis ... journée shopping samedi ... »
Je tends l'oreille, vraiment, mais la conversation se perd dans la musique. Je rigole, je réagis à moitié, on pouffe et elle hurle dans mes oreilles. Elle me tend son verre pour que je sirote dedans, elle le finit à ma suite et pique celui de son voisin. On rigole toujours plus. Je lui raconte des anecdotes pourries sur la Grande-Bretagne. On pouffe encore. Elle m'entraîne un peu vers la piste de danse pour qu'on se déhanche. Je me rends pas trop compte du temps qui passe ; je sais juste que j'ai pas une foutue idée d'où est Soren et... Nan, ça fait longtemps qu'il est parti, non ?
Quand je réalise qu'il s'est peut-être perdu et que je suis en train de simplement danser sans faire attention à lui, une pointe de culpabilité me prend. Je regarde un peu à l'horizon et vers le bar, parce qu'il est sûrement là-bas, et je l'aperçois. Il est là, dans sa belle veste en cuir rouge qui ne lui va qu'à lui, en train de discuter avec une jolie fille aux cheveux foncés. Elle rayonne. Son maquillage est coloré sur son nez, et les lumières se reflètent dans les paillettes qu'elle a appliquées sur ses yeux. So... So sourit, je crois. Il rigole, aussi. J'esquisse un sourire en le voyant, heureuse de le voir comme ça, mais mes yeux ne se détachent pas de la fille qui l'accompagne malgré moi. Je me demande qui elle est. Elle est jolie. Mais c'est qui ? C'est le style de So, je crois. Je l'ai jamais vue ici. Ils continuent de discuter, j'aperçois le petit rictus rieur de Soren. On dirait qu'elle l'aime bien.
J'me dis qu'il faut que je détourne les yeux, parce que Soren doit certainement bien s'amuser et qu'il a été clair sur l'objectif de sa soirée : son bisou du Nouvel An, il va se donner les moyens de l'avoir, mais pile au moment où je crois qu'il va l'inviter à danser, il revient vers nous avec des verres en main. Elisa me tire la main et me crie quelque chose dans les oreilles qui me ramène à la réalité et je secoue la tête.
« Sage ? T'as entendu ce que je t'ai dit ? demande-t-elle. »
Je lève les yeux vers elle, grimace en souriant. Oups. Elle s'esclaffe et secoue la tête de gauche à droite, faussement dépitée, mais bien rapidement, je sens la présence de Soren qui revient à côté de nous. Je veux le gronder de s'être détourné de son rencard, lui taper le bras pour le remballer vers la jolie fille qui l'attend au comptoir, mais à la place, je me retourne simplement en souriant.
« Ça t'en a pris, du temps ! m'écrié-je en riant. »
Puis, parce que je sais que je peux le débarrasser, je me saisis du cocktail aux couleurs fruitées qu'il tient en main et tends le whisky à Elisa qui trempe directement ses lèvres dedans. Je glisse ma bouche sur la paille, laisse le cocktail frais glisser dans ma gorge non sans frissonner à la brûlure de l'alcool le long de mon œsophage et penche la tête vers l'oreille de Soren pour qu'il m'entende malgré le bruit.
« Elle est jolie, dis-je. Tu devrais l'inviter à danser. »
Je m'éloigne, guette sa réaction. Je sais pas ce que je recherche dans son regard. Une hésitation ? Bien sûr que non. Je veux que mon Soren s'éclate. Je veux qu'il se fasse plaisir pour ce Nouvel An qui n'arrive qu'une fois chaque année et, qui plus est, se déroule en Amérique cette fois. À New York ! Non, clairement, il faut qu'il s'éclate. On n'est pas à New York tous les jours. On fait pas la fête tous les jours.
Nous non plus, on se voit pas tous les jours.
Mais c'est pas ma soirée. Et moi j'ai Elisa. Et Soren, il a sa belle brune à draguer. Alors, je lui pince le bras en le poussant vers le comptoir en riant.
« Allez, reste pas planté là, fonce ! m'exclamé-je, amusée. La laisse pas filer, So ! »
Je crois que je rigole de bon cœur. Puis Elisa me tire, trinque avec mon verre et m'invite à boire une gorgée de plus. Je le fais, je tourne les yeux. Faut que So s'amuse, pas qu'il reste collé à nous s'il a pas envie. Et cette fille, clairement, elle veut passer sa soirée avec lui. Et lui aussi. Alors fonce, So, reste pas là.
« Un Whisky Pur Feu, dit-elle. Ce soir, c'est la fête. Plus qu'une heure et trente minutes avant minuit, les gars ! hurle-t-elle pour le reste du groupe d'amis qu'elle a intégré. »
Je ne comprends toujours pas comment Elisa arrive à avoir autant d'amis ; elle doit se couper genre en... dix mille. Et pourtant, elle arrive quand même à toujours faire du temps pour moi et à m'intégrer dans toutes les soirées qu'elle côtoie. Je l'adore. Je l'adore vraiment.
Je détourne mon regard de mon amie et, avec un petit sourire, réponds à Soren :
« Un cocktail aux fruits, c'est très bien, dis-je, yeux plissés à cause de mon visage qui sourit trop. »
Il hoche la tête, s'éloigne et je me retourne vers ma Elisa. Dans le bar, la musique bat son plein et je peine à entendre toutes les anecdotes farfelues que la sorcière me raconte.
« ... un Billywig géant qui me file dans ... déchiré le t-shirt ... bordel, dix gallions, j'te dis ... journée shopping samedi ... »
Je tends l'oreille, vraiment, mais la conversation se perd dans la musique. Je rigole, je réagis à moitié, on pouffe et elle hurle dans mes oreilles. Elle me tend son verre pour que je sirote dedans, elle le finit à ma suite et pique celui de son voisin. On rigole toujours plus. Je lui raconte des anecdotes pourries sur la Grande-Bretagne. On pouffe encore. Elle m'entraîne un peu vers la piste de danse pour qu'on se déhanche. Je me rends pas trop compte du temps qui passe ; je sais juste que j'ai pas une foutue idée d'où est Soren et... Nan, ça fait longtemps qu'il est parti, non ?
Quand je réalise qu'il s'est peut-être perdu et que je suis en train de simplement danser sans faire attention à lui, une pointe de culpabilité me prend. Je regarde un peu à l'horizon et vers le bar, parce qu'il est sûrement là-bas, et je l'aperçois. Il est là, dans sa belle veste en cuir rouge qui ne lui va qu'à lui, en train de discuter avec une jolie fille aux cheveux foncés. Elle rayonne. Son maquillage est coloré sur son nez, et les lumières se reflètent dans les paillettes qu'elle a appliquées sur ses yeux. So... So sourit, je crois. Il rigole, aussi. J'esquisse un sourire en le voyant, heureuse de le voir comme ça, mais mes yeux ne se détachent pas de la fille qui l'accompagne malgré moi. Je me demande qui elle est. Elle est jolie. Mais c'est qui ? C'est le style de So, je crois. Je l'ai jamais vue ici. Ils continuent de discuter, j'aperçois le petit rictus rieur de Soren. On dirait qu'elle l'aime bien.
J'me dis qu'il faut que je détourne les yeux, parce que Soren doit certainement bien s'amuser et qu'il a été clair sur l'objectif de sa soirée : son bisou du Nouvel An, il va se donner les moyens de l'avoir, mais pile au moment où je crois qu'il va l'inviter à danser, il revient vers nous avec des verres en main. Elisa me tire la main et me crie quelque chose dans les oreilles qui me ramène à la réalité et je secoue la tête.
« Sage ? T'as entendu ce que je t'ai dit ? demande-t-elle. »
Je lève les yeux vers elle, grimace en souriant. Oups. Elle s'esclaffe et secoue la tête de gauche à droite, faussement dépitée, mais bien rapidement, je sens la présence de Soren qui revient à côté de nous. Je veux le gronder de s'être détourné de son rencard, lui taper le bras pour le remballer vers la jolie fille qui l'attend au comptoir, mais à la place, je me retourne simplement en souriant.
« Ça t'en a pris, du temps ! m'écrié-je en riant. »
Puis, parce que je sais que je peux le débarrasser, je me saisis du cocktail aux couleurs fruitées qu'il tient en main et tends le whisky à Elisa qui trempe directement ses lèvres dedans. Je glisse ma bouche sur la paille, laisse le cocktail frais glisser dans ma gorge non sans frissonner à la brûlure de l'alcool le long de mon œsophage et penche la tête vers l'oreille de Soren pour qu'il m'entende malgré le bruit.
« Elle est jolie, dis-je. Tu devrais l'inviter à danser. »
Je m'éloigne, guette sa réaction. Je sais pas ce que je recherche dans son regard. Une hésitation ? Bien sûr que non. Je veux que mon Soren s'éclate. Je veux qu'il se fasse plaisir pour ce Nouvel An qui n'arrive qu'une fois chaque année et, qui plus est, se déroule en Amérique cette fois. À New York ! Non, clairement, il faut qu'il s'éclate. On n'est pas à New York tous les jours. On fait pas la fête tous les jours.
Nous non plus, on se voit pas tous les jours.
Mais c'est pas ma soirée. Et moi j'ai Elisa. Et Soren, il a sa belle brune à draguer. Alors, je lui pince le bras en le poussant vers le comptoir en riant.
« Allez, reste pas planté là, fonce ! m'exclamé-je, amusée. La laisse pas filer, So ! »
Je crois que je rigole de bon cœur. Puis Elisa me tire, trinque avec mon verre et m'invite à boire une gorgée de plus. Je le fais, je tourne les yeux. Faut que So s'amuse, pas qu'il reste collé à nous s'il a pas envie. Et cette fille, clairement, elle veut passer sa soirée avec lui. Et lui aussi. Alors fonce, So, reste pas là.
@Soren Mayfield,
1023 mots
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Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Juste un soupçon
Je reviens vers les filles avec leur deux commandes. Lu' me hurle, pour couvrir la musique, que ça m'a pris du temps. Un grand sourire vient recouvrir mon visage.
- Si tu savais !
J'ai failli en mourir... Mais bon, si je lui disais ça, elle ne comprendrait pas. Elle n'a pas entendu la discussion que j'ai eu avec la fille du bar. Cela dit, vu son expression et la façon dont ses joues sont rouges, j'pense qu'elle a déjà bu un peu, alors ça la ferait peut être rire quand même. Mais bon, des fois que, j'le dis pas.
Moi aussi, je porte mon verre à mes lèvres. J'ai copié Elisa, j'ai commandé un Whisky Pur Feu, parce qu’après tout, elle a raison, ce soir, c’est la fête. L’alcool va probablement bientôt me monter à la tête mais après tout, qu’est ce que ça peut faire ? Tout le monde est pompette, ici, ça n’en fera qu’un de plus.
Sage se penche vers moi (enfin, se redresse, vu que, à son grand dam, je suis plus grand qu’elle) et j’incline la tête pour rapprocher mon oreille de ses lèvres et entendre ce qu’elle a à me dire.
Elle est jolie. Un nouveau sourire naît sur mes lèvres. Ouais, je sais. J’ai vu. Elle est… ‘Fin, je sais pas si on peut qualifier de beauté. Oui, elle est jolie, bien sûr, mais y a beaucoup de filles qui sont belles. Elle, elle est… Je sais pas, resplendissante de vie. Éblouissante de joie ? Je sais pas. Plein de trucs que je saurais pas nommée, mais ouais, ça, ça la rend bien plus belle que la plupart des autres filles. Bien plus que les traits de son visage, son maquillage pailleté, ou que sais je d’autre. Elle accroche le regard pour plein d’autres raisons que ça.
Lu’ continue en me disant que je devrais l’inviter à danser, et je m’écarte un peu pour lui avouer :
- C’est déjà à moitié fait… ‘Fin, je lui dois une danse, quoi. Mais…
Je voudrais lui dire que je préfère passer la soirée avec elle, si c’est ce qu’elle souhaite. Si elle veut qu’on répète ce nouvel an d’il y quelques années, juste tous les deux, en ignorant tout le monde autour et en dansant juste tous les deux, c’est à elle que je dirais oui. Parce que… parce que la fille du bar a beau beaucoup me plaire, Lu’ c’est Lu’. Peu importe par qui, je pourrais juste jamais la remplacer, ou quoi. J’pense que si elle a voulu rejoindre toutes ses copines, c’est pour passer le nouvel an avec elle, pas toute seule avec moi, donc j’pense que ça lui va, mais j’voudrais vérifier quand même. Mais elle m’en laisse pas le temps de lui dire tout ça, elle me crie de foncer et de pas la laisser filer, alors je ravale ce que je voulais lui dire, je souris, je lève les pouces, et je lui crie que oui, j’y vais ! Je finis mon verre d’une traite, grimace quand l’alcool me brûle la gorge, et pose mon verre là où je peux. Puis, après avoir adressé un salut à Sage et son groupe de copine, je rebrousse chemin, et je retourne là où, moi et la fille du bar (dont je ne connais même pas le nom, honte à moi) nous sommes séparés. Je la retrouve facilement. Je l’ai dit, elle accroche le regard. Elle danse, seule, sur la musique. Elle est assurée, elle sourit, elle a les yeux fermés, comme si elle se pensait seule au monde. Peut être que dans sa tête, elle l’est.
Je dois jouer des coudes pour me frayer un chemin jusqu’à elle. Quand je m’approche d’elle, elle rouvre les yeux, et me sourit en me reconnaissant.
- Te voilà ! Tu viens accomplir ton dû ?
Elle a un accent américain. On l’entend à peine avec cette musique, mais elle a celui là même que je répète à Lu’ de ne pas prendre, sinon je rirais à chaque phrase qui sort de sa bouche. Il est assez marrant, l’accent américain. Enfin, il me fait rire, quand c’est sur Lu’, parce que j’ai pas l’habitude, quoi. Sur elle, par contre… je sais pas, c’est harmonieux. C’est fluide, c’est léger, je trouve ça beau. Mon accent britannique détonne ici, de toute façon. Si quelqu’un devait se moquer, ce serait elle.
- Faut croire… J’espère que tu seras pas trop exigeante avec moi.
Elle hausse un sourcil en se donnant un air faussement méprisant.
- Je suis très exigeante, fais attention à toi.
Je rigole aussitôt, et elle me suit dans mon fou rire. Je me rapproche d’elle, et elle lève les yeux vers moi. Elle est grande, elle aussi, un tout petit plus que Sage. Donc quand même bien grande, parce que Lu’ est pas ce qu’on pourrait appeler petite, même si pour moi, elle le sera toujours.
- Sage m’a dit de t’inviter à danser, mais bon, tu m’as déjà forcé la main, donc…
Elle fait un grand pas théâtral pour s’écarter de moi, percute un couple qui danse, manque de tomber, et je la rattrape par la main pour la tenir, même si elle n’a pas besoin d’aide. Elle se met à rire de sa connerie, et je souris aussi, sans lui lâcher la main. Elle ne fait pas un geste pour se détacher de moi, cela dit.
- Bon, j’ai raté ma mise en scène, mais tout ça pour dire que ta pote est une femme de génie et que je ne comprenne pas que tu ne l’écoute pas.
Je hausse les sourcils, amusé. Je suis pas déjà revenu pour ça ? C’est un peu comme une proposition, non ?
- Ah parce qu’en plus, il faut que je te demande ?
- Evidemment, dit-elle comme si c’était évident. Et fait gaffe, il faut que ce soit bien fait, sinon je refuse, et alors là, t’es endetté à vie.
Je souris, elle hoche la tête pour se donner convaincue de ses propos. Puis elle hausse les sourcils et se détache de moi pour croiser les bras et tapoter le sol du pied, histoire de bien me faire comprendre qu’elle attend. Je me mets à rire :
- Je dois faire quoi, poser le genou par terre et te supplier ?
- Non, ça ça va, tu peux le garder pour quand on se connaîtra mieux, rit-elle.
Je dois faire une grimace en me rendant compte du sous entendu involontaire et carrément prématuré que je viens de faire, parce qu’elle rit de plus belle, me tapote le bras dans un air de réconfort et me dit :
- Un simple « Hailey, m’accordes tu cette danse ? » suffira, t’inquiètes.
Hailey. Alors c’est son prénom. C’est joli, mélodique. C’est pas courant, aussi. Ou peut être qu’à New York, ça l’est ? J’en ai jamais croisé en Grande Bretagne, en tout cas, mais peut être que c’est un prénom bien américain. Je sais pas, mais j’aime bien. Je le lui dirais bien, mais j’ai une mission d’une plus grande importance à accomplir, alors je lui reprends la main, je l’attire vers moi, et je me penche un peu vers elle pour pouvoir lui dire sans avoir à crier.
- Hailey, m’accordes tu cette danse ?
Elle s’écarte un peu en riant, mais elle ne se détache pas de moi. Elle pose les mains sur mes épaules, et, à nouveau, me sourit. Encore une fois, sa langue dépasse un peu de ses dents. Elle doit faire ça sans s’en rendre compte, mais c’est adorable, et sans que je le veuille, mon regard s’y accroche.
- C’est les yeux qu’on regarde en premier, beau gosse.
Je remonte aussitôt le regard, un brin gêné, et je patauge avec une explication :
- On voit ta langue quand tu souris.
Elle paraît surprise une seconde, puis explose de rire.
- Je sais. Je le fais sans y penser.
Je lui souris aussi. Ouais, j’avais vu ça.
Je la regarde dans les yeux, et hausse les sourcils, à mon tour en train d’attendre pour une potentielle confirmation qu’elle accepte ma demande, mais elle a déjà les mains sur les épaules, alors je sais ce qu’elle va dire. Elle fait semblant de lever les yeux au ciel, et je fais mine de m’offusquer, sans reculer parce que si je me ramasse comme elle a failli faire, j’aurais l’air con, et elle rigole, encore. Puis elle finit par se rapprocher de moi, passe les bras autour de mon cou, et, pendant un moment, mon coeur s’arrête quand je crois qu’elle va m’embrasser. Mais non, elle se contente de rapprocher sa bouche de mon oreille pour me murmurer :
- Je suis d’humeur généreuse… j’accepte de te laisser rembourser ta dette immédiatement.
Puis, sans se détacher de moi, elle recule un peu, probablement pour observer ma réaction, et je lui souris comme un con, parce que, même si j’étais à peu près sûr qu’elle allait dire oui, je peux l’attraper par la taille, et, par Merlin, je danse avec Hailey.
- Si tu savais !
J'ai failli en mourir... Mais bon, si je lui disais ça, elle ne comprendrait pas. Elle n'a pas entendu la discussion que j'ai eu avec la fille du bar. Cela dit, vu son expression et la façon dont ses joues sont rouges, j'pense qu'elle a déjà bu un peu, alors ça la ferait peut être rire quand même. Mais bon, des fois que, j'le dis pas.
Moi aussi, je porte mon verre à mes lèvres. J'ai copié Elisa, j'ai commandé un Whisky Pur Feu, parce qu’après tout, elle a raison, ce soir, c’est la fête. L’alcool va probablement bientôt me monter à la tête mais après tout, qu’est ce que ça peut faire ? Tout le monde est pompette, ici, ça n’en fera qu’un de plus.
Sage se penche vers moi (enfin, se redresse, vu que, à son grand dam, je suis plus grand qu’elle) et j’incline la tête pour rapprocher mon oreille de ses lèvres et entendre ce qu’elle a à me dire.
Elle est jolie. Un nouveau sourire naît sur mes lèvres. Ouais, je sais. J’ai vu. Elle est… ‘Fin, je sais pas si on peut qualifier de beauté. Oui, elle est jolie, bien sûr, mais y a beaucoup de filles qui sont belles. Elle, elle est… Je sais pas, resplendissante de vie. Éblouissante de joie ? Je sais pas. Plein de trucs que je saurais pas nommée, mais ouais, ça, ça la rend bien plus belle que la plupart des autres filles. Bien plus que les traits de son visage, son maquillage pailleté, ou que sais je d’autre. Elle accroche le regard pour plein d’autres raisons que ça.
Lu’ continue en me disant que je devrais l’inviter à danser, et je m’écarte un peu pour lui avouer :
- C’est déjà à moitié fait… ‘Fin, je lui dois une danse, quoi. Mais…
Je voudrais lui dire que je préfère passer la soirée avec elle, si c’est ce qu’elle souhaite. Si elle veut qu’on répète ce nouvel an d’il y quelques années, juste tous les deux, en ignorant tout le monde autour et en dansant juste tous les deux, c’est à elle que je dirais oui. Parce que… parce que la fille du bar a beau beaucoup me plaire, Lu’ c’est Lu’. Peu importe par qui, je pourrais juste jamais la remplacer, ou quoi. J’pense que si elle a voulu rejoindre toutes ses copines, c’est pour passer le nouvel an avec elle, pas toute seule avec moi, donc j’pense que ça lui va, mais j’voudrais vérifier quand même. Mais elle m’en laisse pas le temps de lui dire tout ça, elle me crie de foncer et de pas la laisser filer, alors je ravale ce que je voulais lui dire, je souris, je lève les pouces, et je lui crie que oui, j’y vais ! Je finis mon verre d’une traite, grimace quand l’alcool me brûle la gorge, et pose mon verre là où je peux. Puis, après avoir adressé un salut à Sage et son groupe de copine, je rebrousse chemin, et je retourne là où, moi et la fille du bar (dont je ne connais même pas le nom, honte à moi) nous sommes séparés. Je la retrouve facilement. Je l’ai dit, elle accroche le regard. Elle danse, seule, sur la musique. Elle est assurée, elle sourit, elle a les yeux fermés, comme si elle se pensait seule au monde. Peut être que dans sa tête, elle l’est.
Je dois jouer des coudes pour me frayer un chemin jusqu’à elle. Quand je m’approche d’elle, elle rouvre les yeux, et me sourit en me reconnaissant.
- Te voilà ! Tu viens accomplir ton dû ?
Elle a un accent américain. On l’entend à peine avec cette musique, mais elle a celui là même que je répète à Lu’ de ne pas prendre, sinon je rirais à chaque phrase qui sort de sa bouche. Il est assez marrant, l’accent américain. Enfin, il me fait rire, quand c’est sur Lu’, parce que j’ai pas l’habitude, quoi. Sur elle, par contre… je sais pas, c’est harmonieux. C’est fluide, c’est léger, je trouve ça beau. Mon accent britannique détonne ici, de toute façon. Si quelqu’un devait se moquer, ce serait elle.
- Faut croire… J’espère que tu seras pas trop exigeante avec moi.
Elle hausse un sourcil en se donnant un air faussement méprisant.
- Je suis très exigeante, fais attention à toi.
Je rigole aussitôt, et elle me suit dans mon fou rire. Je me rapproche d’elle, et elle lève les yeux vers moi. Elle est grande, elle aussi, un tout petit plus que Sage. Donc quand même bien grande, parce que Lu’ est pas ce qu’on pourrait appeler petite, même si pour moi, elle le sera toujours.
- Sage m’a dit de t’inviter à danser, mais bon, tu m’as déjà forcé la main, donc…
Elle fait un grand pas théâtral pour s’écarter de moi, percute un couple qui danse, manque de tomber, et je la rattrape par la main pour la tenir, même si elle n’a pas besoin d’aide. Elle se met à rire de sa connerie, et je souris aussi, sans lui lâcher la main. Elle ne fait pas un geste pour se détacher de moi, cela dit.
- Bon, j’ai raté ma mise en scène, mais tout ça pour dire que ta pote est une femme de génie et que je ne comprenne pas que tu ne l’écoute pas.
Je hausse les sourcils, amusé. Je suis pas déjà revenu pour ça ? C’est un peu comme une proposition, non ?
- Ah parce qu’en plus, il faut que je te demande ?
- Evidemment, dit-elle comme si c’était évident. Et fait gaffe, il faut que ce soit bien fait, sinon je refuse, et alors là, t’es endetté à vie.
Je souris, elle hoche la tête pour se donner convaincue de ses propos. Puis elle hausse les sourcils et se détache de moi pour croiser les bras et tapoter le sol du pied, histoire de bien me faire comprendre qu’elle attend. Je me mets à rire :
- Je dois faire quoi, poser le genou par terre et te supplier ?
- Non, ça ça va, tu peux le garder pour quand on se connaîtra mieux, rit-elle.
Je dois faire une grimace en me rendant compte du sous entendu involontaire et carrément prématuré que je viens de faire, parce qu’elle rit de plus belle, me tapote le bras dans un air de réconfort et me dit :
- Un simple « Hailey, m’accordes tu cette danse ? » suffira, t’inquiètes.
Hailey. Alors c’est son prénom. C’est joli, mélodique. C’est pas courant, aussi. Ou peut être qu’à New York, ça l’est ? J’en ai jamais croisé en Grande Bretagne, en tout cas, mais peut être que c’est un prénom bien américain. Je sais pas, mais j’aime bien. Je le lui dirais bien, mais j’ai une mission d’une plus grande importance à accomplir, alors je lui reprends la main, je l’attire vers moi, et je me penche un peu vers elle pour pouvoir lui dire sans avoir à crier.
- Hailey, m’accordes tu cette danse ?
Elle s’écarte un peu en riant, mais elle ne se détache pas de moi. Elle pose les mains sur mes épaules, et, à nouveau, me sourit. Encore une fois, sa langue dépasse un peu de ses dents. Elle doit faire ça sans s’en rendre compte, mais c’est adorable, et sans que je le veuille, mon regard s’y accroche.
- C’est les yeux qu’on regarde en premier, beau gosse.
Je remonte aussitôt le regard, un brin gêné, et je patauge avec une explication :
- On voit ta langue quand tu souris.
Elle paraît surprise une seconde, puis explose de rire.
- Je sais. Je le fais sans y penser.
Je lui souris aussi. Ouais, j’avais vu ça.
Je la regarde dans les yeux, et hausse les sourcils, à mon tour en train d’attendre pour une potentielle confirmation qu’elle accepte ma demande, mais elle a déjà les mains sur les épaules, alors je sais ce qu’elle va dire. Elle fait semblant de lever les yeux au ciel, et je fais mine de m’offusquer, sans reculer parce que si je me ramasse comme elle a failli faire, j’aurais l’air con, et elle rigole, encore. Puis elle finit par se rapprocher de moi, passe les bras autour de mon cou, et, pendant un moment, mon coeur s’arrête quand je crois qu’elle va m’embrasser. Mais non, elle se contente de rapprocher sa bouche de mon oreille pour me murmurer :
- Je suis d’humeur généreuse… j’accepte de te laisser rembourser ta dette immédiatement.
Puis, sans se détacher de moi, elle recule un peu, probablement pour observer ma réaction, et je lui souris comme un con, parce que, même si j’étais à peu près sûr qu’elle allait dire oui, je peux l’attraper par la taille, et, par Merlin, je danse avec Hailey.
@Sage Matthews 
1517 mots
1517 mots
28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la merveilleuse Sage Matthews
Juste un soupçon
TW : état d'ivresse
J'ose pas regarder Soren partir. Je crois qu'au fond, j'aurais aimé qu'il reste avec moi. C'est Nouvel An. C'est le début d'un tout. Et Soren, c'est toutes mes premières fois. C'est mon premier vrai éclat de rire. C'est ma première fois sur un balai. C'est ma première égratignure sur le genou après être tombée sur le gravier. C'est ma première bataille d'eau. C'est ma première nuit à la belle étoile à regarder les lucioles. C'est mon premier trajet dans le Poudlard Express. C'est ma première larme. C'est ma première réconciliation.
C'est mon premier ami. C'est mon premier meilleur ami. Et puis, c'est le seul. Le seul meilleur ami et le seul Soren.
Mais c'est pas mon Nouvel An, cette année, Soren, hein ? Ce sera pas mon premier 2044, et c'est pas grave. Au fond, il est là. Il est pas loin. Juste pas à côté de moi.
Je l'entends bafouiller quelque chose sur sa danse, et moi, je continue de pas le regarder. D'avoir l'air de me marrer aux paroles que je vois glisser sur les lèvres d'Elisa pour qu'il se sente libre de ses mouvements. C'est son corps que j'entends s'éloigner, alors que la musique m'éclate encore dans les oreilles. Comment je peux l'entendre partir par-dessus le bruit ? Je sais pas, mais je l'entends partir. Ou bien je le sens. J'sais pas. Je fais pas gaffe.
« Ça va ? me demande Elisa en penchant la tête. »
Je secoue la tête. J'avais même pas regardé que je regardais dans le vide. Vivement, j'opine du chef pour la rassurer, rhabillant mes lèvres d'un sourire qui se force à oublier l'absence que mon meilleur ami a laissée à mes côtés. Mes lèvres retrouvent ma paille et j'aspire ma boisson en profitant du doux goût sucré et fruité du cocktail dans ma gorge.
« De fou ! On danse ? »
Elle rit. Ça me rassure. De toute façon, je sais que c'est pas avec Elisa que je vais pouvoir me plaindre de Soren. Elisa, c'est ma copine et je l'adore. Mais c'est pas ma meilleure amie. C'est celle qui me présente à ses groupes d'amis, celle qui me traîne de bar en bar et qui me tire de mon lit un samedi matin pour aller faire du shopping. C'est pas celle qui me ramasse après une journée éreintante de formation ou qui vient sécher mes larmes si je lui dis que j'ai du mal à supporter la solitude de la maison Martin. Elle a de beaux côtés, et je l'adore. Mais ce genre de choses, c'est ce que je confie à Soren, pas à Elisa. C'est So, mon meilleur ami. C'est à lui que je me confie. Et je vais pas me confier à lui maintenant pour me plaindre de son absence alors qu'il est à quinze mètres de moi en train de draguer une jolie brune au sourire éclatant et au maquillage de fée.
Je me rends compte que j'ai fini mon cocktail qu'une fois que c'est de l'air que j'aspire et je fronce les sourcils. Purée, tout ça pour ça ? Faut que j'arrête de me prendre la tête. Je dépose le verre sur une table errante et me saisis de la main d'Elisa. Elle boit son whisky cul-sec et m'adresse ce regard de défi qui veut dire qu'elle veut se déchaîner sur le dancefloor.
« C'eeeest parti ! dis-je en enroulant mes bras autour de ses épaules. »
Elle rit encore. Puis elle me suit. Elle se colle à moi sur le rythme de la musique, coule des regards sur les garçons qui nous tournent autour. Moi, je peux pas m'empêcher de jeter des coups d'œil sur Soren. Il est pas loin, je le reconnais à sa tignasse blonde et à sa veste en cuir rouge. J'aimerais m'abandonner aux mêmes regards qu'Elisa, mais je sais pas ce qui me prend. C'est l'alcool, peut-être ? Je sais pas. Mais je ressens tout à fond. Et là, c'est lui que je ressens pas à côté de moi qui me crève le cœur. Soren, t'es pas venu pour moi, alors ? T'es venu pour qui ? La belle brune ? Dans les interstices que laissent les gens, j'aperçois ses mains sur ses hanches, son sourire aux lèvres et purée, je veux être heureuse, mais il est pas là avec moi et ça me fait mal. Je voulais mon meilleur ami avec moi pour Nouvel An. Lui, il veut la jolie brune.
Je me laisse distraire par les mains d'Elisa qui m'entraînent dans tous les sens. Elle me fait tourner sur moi-même, me fait rire. On trébuche un peu. Elle récupère un verre qu'un gars lui a offert et m'en offre quelques gorgées et je sens la terre qui commence à tourner. Ma vue se brouille un peu, mais à travers les gribouillis de visage, j'arrive à saisir le sourire d'Elisa, et je manque de trébucher de nouveau quand elle me rattrape.
Il est quelle heure ? J'sais pas.
Il est où, Soso ? Il était pas venu avec nous ?
La musique est forte.
Elle me déglingue les oreilles.
So, t'étais pas allé nous chercher un verre ?
« Wouuh ! s'enthousiasme Elisa. On retourne prendre un verre ?
— Ouaiiis ! Laisse-moi, j'vais y aller. »
Peut-être que je croiserai Soren.
« Reviens-moi vite, ma Saaaage, crie-t-elle en me faisant des grands signes dramatiques qui me font éclater de rire tandis que je m'éloigne en titubant. »
Merde, ça tourne. Merde, j'ai dit merde. Je veux me rattraper en me plaquant la main sur la bouche, puis je me rappelle que tout se passe dans ma tête. J'aime pas jurer. C'est pas mon genre. Je jure jamais. Mais là, je jure que je fais pas exprès.
J'avance, je manque de bousculer un ou deux couples qui froncent les sourcils ou qui rigolent et j'arrive au bar sans m'étaler au sol.
Elle voulait quoi, Elisa, déjà ? Je sais plus.
Je rigole un peu quand je me rends compte que je suis perdue dans ma propre tête et en tournant les yeux, je vois un petit verre tout seul dans lequel il reste un fond de je-sais-pas-trop-quoi. Miam, ça a l'air bon.
Eh mais, il est où, Soso ?
Je perds ma pensée quand je finis le verre dans ma bouche. Je sais même plus ce que je voulais dire. Je relève la tête, repose le verre et tente d'attraper un barman au vol. Merde, y a du monde. Purée, j'ai encore dit merde. Merde !
Rohlala, mais So, t'es où quand j'ai besoin de toi et de tes grands bras pour attraper le barman occupé à ma place, hein ?
@Soren Mayfield, elle me fait de la peine
1119 mots
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Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Juste un soupçon
TW : état d'ivresse
On danse. Elle ne me repousse pas, je ne lâche pas la prise de mes mains sur ses hanches. Son sourire ne s'efface pas, sa langue ne disparaît pas. Je perds le compte des musiques qui défilent. Peu importe, en soit. Elle est là, avec moi, contre moi, et elle me parle, elle rit, elle danse.
Ouais, j'perds un peu la notion du temps. C'est pas bien grave. J'entendrais crier, quand minuit approchera, pas de doute là dessus.
Elle et moi on parle, au rythme de nos mouvements. Elle me dit qu'elle vit ici, à New York, me parle de ses études, me raconte en mimant tout ce que fait sa soeur, en pleine crise d'ado et, de ce que je vois, chiante à en mourir, même si le sourire affectueux qui ne quitte pas ses lèvres montre qu'elle n'en pense rien du tout.
Moi aussi, je lui parle de moi, de ma famille, de Poudlard, de l'ISMI. Je lui raconte mes exploits sur le balai, lui parle de cette grosse chute en sixième année qui m'a apprit à modérer mon allure et mes pirouettes. En quelques minutes, elle en sait plus sur ma vie que beaucoup de mondes que je connais depuis bien plus longtemps.
Quand une nouvelle musique recommence, elle détache ses mains de ma nuque, et je crois qu'elle va s'en aller, qu'elle va me dire que c'est bon, on a assez dansé, et qu'elle va aller faire autre chose, mais non, elle se contente de repousser une mèche de ses cheveux qui s'était collé sur le maquillage de ses joues, de la replacer derrière son oreille, et elle remet ses mains là où elles étaient, et elle m'entraîne à nouveau.
- Et donc, le British, qu'est ce que tu fais à New York ?
L'éclat brillant de ses yeux et la forme de son sourire montrent que l'alcool commence à lui monter à la tête, et moi aussi. Mon verre de whisky fait son effet, de même que les autres alcools qu'on a grapillé en cours de route. Ouais, la journée de demain va être rude, mais pour l'instant, c'est juste trop bien. Je peux plus m'arrêter de sourire, et elle, je me demande même si elle en est physiquement capable.
Je m'approche d'elle, j'appuie ma joue contre la sienne et approche suffisamment mes lèvres de son oreille pour ne pas avoir à hurler en lui répondant.
- Je suis venu voir Sage, elle habite ici en ce moment.
Et elle se sentait seule. Moi aussi. On avait besoin de se voir. Je ne le dis pas, mais je le pense très fort. Peut être qu'elle va comprendre, sans que je n'ai à lui dire. Peut être pas. Au fond, qu'est ce que ça fait ? On s'en fout.
J'ai envie de l'embrasser. Je crois qu'elle s'en rend compte, mais elle n'y fait aucune allusion, depuis tout à l'heure. Peut être qu'elle a pas envie. Je sais pas. J'aimerais bien qu'elle me dise.
Mais elle se contente de reculer un peu, de me désigner quelque part du menton, et de me dire :
- Elle a l'air bien pompette, en tout cas.
Je me retourne immédiatement pour voir de qui elle parle. C'est Sage. Elle rigole toute seule, au comptoir, et ouais, même si elle me tourne le dos, ça se voit d'ici qu'elle est complètement bourrée. Sérieux ? De nous deux, c'est moi le moins ivre des deux là ? Et bah. Je muris, faut croire.
Je ne la quitte pas des yeux pour vérifier qu'elle va bien. Elle fait quoi, là, elle commande un autre verre ? Elle pense pas que ça suffit ? Je veux dire, je suis mal placé pour lui dire qu'il faudrait qu'elle se limite, mais bon, là...
Elle attrape un verre à moitié vide, et le bois d'une traite, sans se préoccuper de ce qu'il y a dedans. Je serre les dents.
- Merde.
J'me retourne vers Hailey, qui regarde Sage avec des lèvres pincées, et je commence :
- Je suis désolé, je...
- Vas y t'inquiètes, va l'aider. Je suis grande, je me débrouille.
Je la lâche immédiatement, lui adresse un sourire reconnaissant pour sa compréhension, et j'amorce deux pas vers Lu' quand la voix d'Hailey me retient.
- Soren ! Je vais vers... là bas.
Elle agite un doigt vague vers le fond de la pièce, là où les gens dansent moins, et je lève les pouces, avec un sourire. Ca veut dire qu'elle veut que je la retrouve. Qu'elle ne s'est pas lassée de moi.
Mais bon, là le soucis, c'est Lu'. Quand j'arrive à côté d'elle, elle est tellement défoncée qu'elle me voit même pas arriver. Enfin, je crois ? Je sais pas. Elle rigole toute seule.
- Lu', eh ! Ca va ?
Merde, qu'est ce que je suis con. C'est pas trop la question à poser, là. Je lui prends le verre dans lequel elle vient de boire des mains, je jette un coup d'oeil méfiant dans son fond désormais vide, et je le repose loin d'elle.
- Hey, t'es complètement KO, là. Viens.
Par Merlin. Je la tire hors de son siège, en l'attrapant fermement par le bras pour que, de un, elle me suive, et de deux, elle ne tombe pas. Je l'attire un peu plus à l'écart, loin de tous les gens qui dansent, qui chantent ou que sais je, et je la tourne pour la mettre face à moi. J'écarte doucement les mèches de cheveux qui lui tombent sur le visage et m'empêchent de la voir. J'essaie, sans trop de succès, de décrypter son expression, alors je me contente de lui dire :
- Ok, ça va ? Tu te sens bien ? Lu', nan mais tu te rends compte ? Je sais que t'es bourrée mais tu bois pas dans un verre où tu sais pas ce qu'il y a dedans ! Ni à qui il était !
Je sais pas ce que je m'imagine. Y a personne qui a envie de droguer personne, ici, si ? Fin, je sais pas. Je sais pas comment ça agirait. Est ce que je le verrais tout de suite, si y avait un truc pas normal dans son verre ? Par Merlin, je sais pas. A moitié inquiet, je la quitte pas des yeux, pour vérifier que ouais, elle va bien.
@Sage Matthews
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28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la merveilleuse Sage Matthews
Juste un soupçon
TW : état d'ivresse
Oh. T'es là.
C'est toi, hein, So ? Oui, je te reconnais. C'est ta main qui s'agrippe à mon bras et qui me tire vers l'arrière. Je la reconnaîtrais entre mille, la main de Soren. C'est ça que ça fait de grandir avec quelqu'un. On apprend à le connaître par cœur, à se souvenir de son odeur, de son toucher et de son visage même quand la nuit est noire et que les pensées sont floues. Et là, moi, je sais que c'est Soren qui me tire en arrière.
Mes pieds ont un peu de mal à suivre et je grommelle quand on me retire mon verre des mains. Il avait l'air sympa, ce verre ! Lui, il m'abandonnait pas le soir du Nouvel An, au moins. Et il me laissait pas aller commander mon verre toute seule au bar. Mais-
Oooh. Oui. Soso, c'est bien toi.
Un large sourire s'empare de mes lèvres. Tu me demandes si ça va ? Bien. Sûr. Je. Pète. La. Forme. J'ai jamais été aussi bien, sérieux ! La musique est géniale, Elisa est... Elisa est quelque part, mais on dansait, on chantait, on s'éclatait. Soren n'était pas là, mais on s'éclatait quand même.
Mais Soren, lui, il a pas l'air ravi. Pas l'air ravi du tout. Oh non. Je l'ai abandonné. C'est moi qui l'ai abandonné. Quand il est allé chercher un verre, je me suis pas assurée qu'il s'ennuyait pas et maintenant qu'il m'a enfin retrouvée parmi la marée humaine, il m'en veut. Je croise son regard fâché et j'ai envie de me faire toute petite. Ses doigts se mêlent à mes cheveux et, pendant une seconde, je me demande s'il ne veut pas tout simplement me prendre le visage en coupe pour m'obliger à croiser ses yeux déçus. Mon sourire tombe un peu et mes yeux se perdent dans le vide. Je voulais pas le décevoir. Je le jure, je voulais pas.
Pourtant, si t'es fâché, Soren, pourquoi est-ce que c'est à moi que tu demandes si je vais bien ? Et pourquoi je suis contente que ta peau épouse la mienne sur mon visage en sachant pertinemment que tu me râles dessus ? Ça va ? Ça va ? Ça va ? J'entends pas tout ce qu'il me dit, mais j'entends au moins ça. Je fronce légèrement les sourcils et, pleine d'espoir, je m'agrippe aux deux pans de sa veste.
« Sooooreeeen, je lance pleine d'enthousiasme. Oh, Soren, tu m'as manqué ! J'te jure, tu m'as tellement manqué ! »
Je souris malgré moi, parce que la joie est une émotion fluctuante que je ne contrôle plus ce soir et je laisse légèrement tomber mon visage dans sa main. Je suis bien, là. Y a rien qui puisse m'arriver quand je suis près de Soren. J'ai jamais vraiment eu d'endroit où je me sentais chez moi. Jamais eu de cabane dans les bois où me cacher quand je devais essuyer mes larmes. Jamais eu de bras maternels pour me réfugier quand la vie devenait trop dure. Non, jamais. À part lui. À part Soren. C'est lui, ma maison. C'est lui, mon chez-moi.
« Un verre ? Mais qu'est-ce que tu racontes ! J'ai rien... » Je manque d'hoqueter. Je tire encore sur sa veste. « Rien, rien, rien, rien bu. Oh, Soren, merci d'être venu. Je devais... » Je marque une nouvelle pause, fronçant les sourcils pour me rappeler ma mission première avant qu'on ne se retrouve. Et je tire encore. Et je me rapproche encore de lui. « Ah oui, je devais prendre un verre pour Elisa ! Tu l'as vue ? Tu l'as v- »
Mon cœur rate un battement tandis que les mots meurent sur mes lèvres. En me pendant à sa veste, je n'avais pas remarqué à quel point je m'étais rapprochée de son visage. Je croise ses yeux verts. Ses yeux si rassurants et si verts. Je passe d'une prunelle à l'autre, parce que la proximité de nos visages ne me permet pas de les regarder toutes les deux. La droite. La gauche. La droite. Mon chez-moi. Mes yeux verts. On est censé faire quoi, là ? Ah oui. Je dois finir ma phrase. Je disais quoi, déjà ? J'arrive pas à me souvenir. J'ai juste mon regard qui s'ancre dans le sien, son visage qui vole au-dessus du mien et j'ai envie de... J'ai envie d'avancer le mien ? Ta main sur ma nuque, elle me tirera vers ton sourire ?
Mon sourire faiblit, non pas parce que je ne veux plus sourire, mais parce que les muscles de mon visage ne savent plus quoi faire d'eux-mêmes. Je suis tellement contente qu'il soit là. J'en oublie complètement la sensation désagréable qui me poursuivait il y a quelques secondes sans que je ne sache pourquoi. Pourquoi étais-je en colère contre toi, Soren ? Je suis jamais en colère contre toi, je... Je...
Je perds l'équilibre. Je brise le contact. Mes yeux quittent les siens parce que j'ai basculé légèrement sur le côté, tant le monde tanguait. La seule chose qui n'avait pas tourné, c'était son regard dans le mien, mais je l'ai laissé partir, lui aussi. Je me mets à rire de mon manque d'adresse, oubliant totalement ce qui vient de se passer. Soren aussi, il va rire. Il va se ficher de ma tête parce que je sais pas tenir sur mes deux pieds, tout comme il sait que je sais pas tenir droit sur un balai. Il sait ce genre de choses sur moi, So.
« Wouuuuh, ça tourne ! »
Un nouveau rire m'échappe et je me rattrape à son bras en m'éloignant pour de bon de lui. On est censé faire quoi, là ? Ah oui. Je dois finir ma phrase.
« Je disais... Ah, je disais que je dois retrouver Elisa, c'est ça ? Elle est où ? Elisaaaa ! »
Mes deux mains tiennent ses poignets, à présent, et je me laisse légèrement valser vers l'arrière pour trouver mon amie aux cheveux colorés. Elle doit bien être là, quelque part, avec quelqu'un. Et elle m'attend ! J'ai une mission, moi, chef !
@Soren Mayfield
1027 mots
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Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
