TW La liberté d'aimer

Ne t'inquiète pas, ma chérie, je suis forte, tu le sais. La maladie n'est qu'une étape de ma vie que je surmonterais avec brio.

Si tu veux, pleures toutes les larmes de ton corps mais te referme pas sur toi-même. Les amies sont les meilleures béquilles.

Je t'aime, ma fille, je t'aime. Ne l'oublies jamais. N'y doutes jamais. Je me bats avant tout pour toi, papa et toi êtes ma priorité.

Ses mains tournaient les pages, ses yeux sautaient sur les Mots que sa mère avait écrit avec l'encre de l'amour. Alice ferma douloureusement les yeux : sa mère se disait forte mais chacun avait sa faiblesse. Et si la sienne était la maladie ? Elle ne voulait pas penser à ça, mais ses pensées revenaient inlassablement à ça. La jeune fille connaissait sa faiblesse et elle en avait honte : être maîtriser par ses émotions et non elle qui les maitrise. Si sa mère chutait, elles chuteront ensemble. Elle détonnait au milieu des Serpentards qu'elle cotoyait au quotidien. Elle avance sur une ligne parralèlle à sa maison, sans jamais la croiser. Cependant, elle faisait son propre chemin, elle avançait seule mais sereine. Elle en était fière.

Alice s'était calmée. Elle ne reniflait plus. Elle ne pleurait plus. Elle ne voyait plus floue. Elle avait tous le trajet à tenir. Seule aurait été plus facile mais elle ne pouvait pas chercher un autre compartiment ou demander à Narcisse d'aller ailleurs. Elle n'a que le choix de rester. Soudain, ses oreilles s'enflammèrent, son coeur fit un sursaut dans son corps et ses yeux s'équarquillèrent. Qu'est-ce qu'il venait dire ? Que c'était moins grave qu'elle soit morte ! Mais c'est pire. Alice préférait savoir que sa mère repose en paix qu'elle est une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Ses mains se crispèrent et les larmes recommencèrent à apparaître. Sa bouche s'entrouvit et laissa échapper des mots venimeux.

" - Co... Comment ça ? Comment peux tu dire ça ? Tu préfères savoir que ta mère risque de mourir ou qu'elle est en paix. Alors ! La deuxième option, tu choisis, je le sais."

Alice s'effondra en larmes, ses lunettes furent enlevées et ses mains se plaquèrent sur ses yeux. Comment Narcisse pouvait dire ça ? Vivait-il la même expérience qu'Alice ? Non ! Il était sorcier, ses parents devaient être aussi sorciers. Ils n'avaient pas les mêmes problèmes que les Moldus. Eux, ils avaient une baguette magique et des sorts pleins la tête. Un de lancer et tout était gérer. Oh, comment elle détestait les sorciers ! Elle les hait !

" - Vous, les sorciers, vous êtes nés avec le rubis sur l'ongle. Un coup de baguette magique. Un petit Abracadabre et tout est réglé. Nous, les Moldus, on a pas les mêmes problèmes que vous. En un claquement de doigts, vous êtes à l'hôpital, nous on doit prendre la voiture ou appeler les urgences, des minutes qui peuvent coûter beaucoup. Une potion but, le bras cassé est réparé, nous on doit attendre plusieurs mois dans le plâtre sans pouvoir faire ce qu'on faisait avant. Vous, les sorciers, vous croyez que la vie est facile, nous on sait qu'elle est compliquée. Et après, vous nous méprisez. Aillez un minimum de compassion !"

Alice pleurait, sa voix tremblait. Avec sa tirade, elle n'avait pas entendu les dernières questions de Narcisse, ou, plutôt, ne souhaitait pas répondre. Ah, des fois, comment elle détestait la magie !

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575 mots
@Narcisse Brando

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

TW La liberté d'aimer
CW : Mention de blessures, séjours à l'hôpital, mort


Les paupières de Narcisse battirent tel un papillon devant l'emportement soudain de sa camarade. Et il avait beau ressentir la plus grande compassion pour elle à l'idée qu'elle puisse souffrir à cause de la maladie de sa mère, il ne comprenait pas. Etait-elle en train de dire qu'elle préférait que sa mère soit morte plutôt que vivante ?! Les larmes de la Serpentard ne l'aidaient pas à réfléchir, mais au fond de son cœur, il lui était impossible d'accepter un tel état de fait.

Les accusations liées au fait qu'il ne soit pas né-moldu, il s'en fichait, ce n'était pas ce qui lui importait. Même si ce genre de pensée ne lui serait jamais venues à l'esprit, et qu'il ressentait bien toute l'aversion qu'il pouvait avoir à leur égard, ce n'était pas le sujet. Aussi, seule cette réponse sortit, au début.

"Mais, j'suis né-moldu aussi !"

Un visage d'incompréhension, avant qu'il ne secoue doucement la tête, les mains levées en signe d'apaisement.

"Wow, wow, désolé, désolé ! J'voulais pas t'faire pleurer ! Mais toi tu préfères que ta maman soit morte plutôt que vivante ?! Je sais comment ça marche, j'étais beaucoup à l'hôpital pour aller voir maman quand elle était en convalescence. Elle peut plus avoir d'enfant à cause d'une blessure, et elle a beaucoup souffert, mais elle a toujours préféré se battre pour rester avec nous."

Un petit silence, un soupir attristé. Il haussa les épaules, d'un air impuissant et abasourdi, mais son regard était doux.

"C'est elle qui m'l'a dit. J'suis trop désolé pour toi, mais ta maman, tu penses vraiment qu'elle préférerait être morte que plus avec toi ?"

Il répétait les paroles de ses parents, sans pleinement les comprendre. Mais il n'avait pas besoin, pensait-il, de les avoir comprise pour les ressentir. Il n'avait pas besoin de réfléchir pour savoir qu'il préférait avoir sa maman vivante que morte !

5A - Médiateur
01237f

TW La liberté d'aimer
Alice, qui s'était promis de ne plus se donner en spectacle, fondait en pleurs. Elle cachait ses yeux avec ses mains, refusant de croiser les iris sombres de Narcisse. Ne pouvait-il pas comprendre ? Les larmes dégoulinant de ses mains, s'enroulaient autour de ses avants-bras. Elle détestait cette sensation, cette sensation qui était un rappel constant de sa faiblesse. Ne pouvait-elle pas assimiler la nouvelle avec dignité ? Plus que quelques heures et elle verrait sa mère. Pourquoi craquait-elle maintenant ? Même pendant la séance avec le psycomage, elle avait gardé la tête relativement froide. Pourquoi craquait-elle maintenant ? Le Poudlard Expresse avalait les kilomètres qui la séparait de sa mère. Dans quelques heures tout au plus, elle pourrait serrer Mary dans ses bras.

Tandis qu'elle se demandait encore et encore pourquoi elle était à fleur de peau, l'exclamation de Narcisse eut l'effet d'une douche froide sur son esprit. Hein ? Quoi ? Né-Moldu, lui ? Alice ne remettait en cause l'affirmation du garçon, elle l'accepta d'un sursaut d'épaules. C'était lui qui connaissait son statut, elle n'allait pas l'inventer à sa place. Pourtant, elle l'aurait cru au moins avec un parent sorcier. Il avait un boursouflet comme animal de compagne, un animal magique, pas sûr qu'on en trouve dans des animaleries moldus. Elle n'était pas honteuse de sa tirade que le garçon s'était pris en pleine face, malgré son statut. Ça lui avait fait du bien de cracher sur les sorciers. Peut-être qu'il partageait son avis ? Mais, elle savait qu'elle devait s'excuser. Il n'était pas légitimes de ces paroles. Elle murmura :

" - Désolée, je savais pas. Vraiment désolée, pardon. Je me suis emportée, c'est tout."

Ces mots avaient réussis à calmer l'eau qui s'écoulait en continu de ses yeux. Alice releva les lunettes sur sa tête et épongea l'eau restante avec une main qu'elle essuya sur son pantalon. Elle en avait que faire de la civilité, elle n'allait tout de même pas tamponner ses yeux avec un mouchoir qu'elle aurait sorti d'une pochette et déplié d'un geste élégant du poignet. Elle replia ses genoux contre elle et les entoura de ses bras, comme si elle faisait un câlin à sa mère. La tête légèrement penchée, elle écoutait Narcisse.

Le garçon ne comprenait pas pourquoi elle préférait avoir sa mère morte que vivante, d'après ses mots. Alice soupira : ce n'était pas ce qu'elle avait dit. Les gens ont toujours une manie sidérante de comprendre seulement les mots qu'ils veulent entendre. Elle se mordilla la lèvre avant de répondre calmement.

" Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je... Je préfère la savoir morte, qu'elle repose en paix au lieu qu'elle soit en danger de mort. Elle est atteinte d'une maladie mortelle. Mortelle !"

Alice espérait avoir été convaincante. De ce qu'elle avait compris, la mère de Narcisse passait beaucoup de moments à l'hôpital. Mais les mots qu'il employait indiquait qu'elle y allait souvent pour blessures. Elle se retient de crier. Les blessures et les malades mortelles, ce n'étaient pas pareil ! Les médecins ont beaucoup plus de connaissance et de savoir-faire avec les premières. Il y avait beaucoup d'ombres aussi, sur les maladies mortelles. Une nouvelle question fut posée et le corps d!Alice se tendit, comme traversé par un courant électrique. La question... Le garçon venait de positionner Alice dans une position embarrassante, il venait de lui demander de confronter le point de vue de sa mère. Elle se crispa.

" - Non... Arrête. Je suis déjà plus avec elle, la magie m'a envoyé loin d'elle."

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589 mots
@Narcisse Brando

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
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