Tu connais Spiderman ?
Le « c'est quoi comme BD ? » résonne un petit moment entre eux. Le plaisir de voir le garçon accepter comme si de rien n'était n'efface pas l'appréhension qui est montée en Clinton lorsque Narcisse a refusé pour la deuxième fois qu'il le paye. Même l'idée de pouvoir rapidement envoyer à Derek quelque chose qui lui fera amplement plaisir, une surprise à laquelle il ne s'attend pas et qui apaisera l'angoisse de sa toute première rentrée, n'attendrit pas ce qu'il ressent : Narcisse Brando refuse qu'il paye.
Ce n'est pas de la simple politesse. Ou peut-être que si ? Clinton ne sait plus. La seule chose qu'il sait, c'est que les choses ne se passent pas comme il l'avait imaginé. Le cinquième année devait accepter de lui rendre ce service et accepter, surtout, l'argent que Clinton allait lui donner pour l'achat d'une bande dessinée, car c'est ce que tout le monde aurait fait. Il s'est basé sur le prix de celle que Derek a eu en Roumanie, a converti en argent sorcier et s'est même procuré une toute petite bourse à donner à Narcisse. Elle est là, dans le revers de sa cape. Il sent son poids contre son cœur qui bat.
Mais ça ne se passe pas comme prévu.
Clinton déglutit et fait à peine attention à la petite boule rose qui couine et se frappe contre le front du garçon qui le surplombe en taille. C'est quoi comme BD ? Il a la réponse, évidemment. Machinalement, il plonge la main dans la poche de sa cape et ses doigts se referment sur le morceau de parchemin sur lequel il a écrit le titre de la BD en question, qui est très bizarre mais il ne juge pas les goûts de son frère. Il le sort, ouvre la bouche... Et se contente de tourner et retourner le papier entre ses doigts moites au lieu de lire ce qu'il y a écrit dessus. Pour la première fois depuis bien longtemps, il ne parvient pas à contrôler son visage sur lequel se dévoile toute sa perplexité.
Une part de lui lui souffle d'accepter. Après tout, ça fera de l'argent économisé. Mais la dette qu'il est persuadé de contracter s'il laisse Narcisse lui payer une bande dessinée qu'il peut s'acheter tout seul l'en empêche. Il ne veut rien lui devoir. Déjà que si on le voit trop souvent en sa compagnie, les petits espions de ses parents leur répèteront tout... Non, non hors de question. Faut que je refuse, réalise-t-il gravement. Ne serait-ce que parce que c'est plus juste.
D'un bref sourire, Clinton remercie l'engouement de Narcisse. La main qui tenait le morceau de papier repart se cacher au fond de sa poche. Il plonge sérieusement les yeux dans ceux de son vis-à-vis, désireux d'être convaincant ou au moins d'être compris.
« Écoute... C'est vraiment gentil de ta part de vouloir payer à ma place, mais tu n'as pas à faire ça. C'est moi qui viens te demander quelque chose, une chose dont j'ai besoin. Si j'avais pu, je l'aurais acheté moi-même avec mon argent. J'ai de quoi payer cette bande dessinée. Si je te demande, c'est parce que je ne peux pas le faire moi-même. Mais tu n'as pas à payer pour moi, tu comprends ça ? »
En parlant, Clinton fait un pas en avant pour accentuer ses propos. Il s'est exprimé lentement, a choisi soigneusement ses mots, et son air grave convaincra certainement Narcisse de faire comme il désire, n'est-ce pas ? Il comptait lui donner l'argent seulement après acceptation finale de la demande, mais... Cinton attrape la bourse dans le revers de sa cape et l'ouvre sous les yeux du garçon, comme une preuve de ce qu'il avance.
« Deux Gallions, douze Mornilles et vingt-six Noises, précise-t-il. Ça fait environ vingt euros en Livre Sterling. J'ai vu que c'était le prix de la BD que je voulais. »
Il avance la main pour encourager Narcisse à lui prendre la bourse. Il a souvent vu ses parents faire ça, dans des restaurants par exemple. L'argent permet d'obtenir ce qu'on veut, tout le monde aime l'argent. Non ?
Ce n'est pas de la simple politesse. Ou peut-être que si ? Clinton ne sait plus. La seule chose qu'il sait, c'est que les choses ne se passent pas comme il l'avait imaginé. Le cinquième année devait accepter de lui rendre ce service et accepter, surtout, l'argent que Clinton allait lui donner pour l'achat d'une bande dessinée, car c'est ce que tout le monde aurait fait. Il s'est basé sur le prix de celle que Derek a eu en Roumanie, a converti en argent sorcier et s'est même procuré une toute petite bourse à donner à Narcisse. Elle est là, dans le revers de sa cape. Il sent son poids contre son cœur qui bat.
Mais ça ne se passe pas comme prévu.
Clinton déglutit et fait à peine attention à la petite boule rose qui couine et se frappe contre le front du garçon qui le surplombe en taille. C'est quoi comme BD ? Il a la réponse, évidemment. Machinalement, il plonge la main dans la poche de sa cape et ses doigts se referment sur le morceau de parchemin sur lequel il a écrit le titre de la BD en question, qui est très bizarre mais il ne juge pas les goûts de son frère. Il le sort, ouvre la bouche... Et se contente de tourner et retourner le papier entre ses doigts moites au lieu de lire ce qu'il y a écrit dessus. Pour la première fois depuis bien longtemps, il ne parvient pas à contrôler son visage sur lequel se dévoile toute sa perplexité.
Une part de lui lui souffle d'accepter. Après tout, ça fera de l'argent économisé. Mais la dette qu'il est persuadé de contracter s'il laisse Narcisse lui payer une bande dessinée qu'il peut s'acheter tout seul l'en empêche. Il ne veut rien lui devoir. Déjà que si on le voit trop souvent en sa compagnie, les petits espions de ses parents leur répèteront tout... Non, non hors de question. Faut que je refuse, réalise-t-il gravement. Ne serait-ce que parce que c'est plus juste.
D'un bref sourire, Clinton remercie l'engouement de Narcisse. La main qui tenait le morceau de papier repart se cacher au fond de sa poche. Il plonge sérieusement les yeux dans ceux de son vis-à-vis, désireux d'être convaincant ou au moins d'être compris.
« Écoute... C'est vraiment gentil de ta part de vouloir payer à ma place, mais tu n'as pas à faire ça. C'est moi qui viens te demander quelque chose, une chose dont j'ai besoin. Si j'avais pu, je l'aurais acheté moi-même avec mon argent. J'ai de quoi payer cette bande dessinée. Si je te demande, c'est parce que je ne peux pas le faire moi-même. Mais tu n'as pas à payer pour moi, tu comprends ça ? »
En parlant, Clinton fait un pas en avant pour accentuer ses propos. Il s'est exprimé lentement, a choisi soigneusement ses mots, et son air grave convaincra certainement Narcisse de faire comme il désire, n'est-ce pas ? Il comptait lui donner l'argent seulement après acceptation finale de la demande, mais... Cinton attrape la bourse dans le revers de sa cape et l'ouvre sous les yeux du garçon, comme une preuve de ce qu'il avance.
« Deux Gallions, douze Mornilles et vingt-six Noises, précise-t-il. Ça fait environ vingt euros en Livre Sterling. J'ai vu que c'était le prix de la BD que je voulais. »
Il avance la main pour encourager Narcisse à lui prendre la bourse. Il a souvent vu ses parents faire ça, dans des restaurants par exemple. L'argent permet d'obtenir ce qu'on veut, tout le monde aime l'argent. Non ?
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Tu connais Spiderman ?
Narcisse sent sa tête légèrement basculer sur le côté lorsqu'il observe son camarade fouiller énergiquement dans ses poches. S'il avait eu une once de méfiance, il se serait mis en garde, et aurais anticipé une éventuelle attaque surprise. C'est ce que Klee avait pensé, tout du moins, mais elle n'avait même plus envie de s'épuiser à avertir son humain de compagnie. De toute évidence, il n'avait aucune envie de l'écouter ! A quoi bon apprendre sa merveilleuse langue se buvait pas ensuite la moindre de ses paroles comme les divins commandements qu'ils étaient ?
L'adolescent sourit en voyant son cadet sortir le petit bout de parchemin. Il aurait cru se voir, lui-même avait tiré un nombre incalculable de feuilles en préparation d'une prise de parole, d'une demande importante ou d'une discussions profonde. On ne pouvait pas dire qu'il ait jamais réussi à suivre ne serait-ce qu'une fois ce qu'il préparait... Tout finissait presque systématiquement en totale improvisation.
Le sourire de Narcisse laisse place à une moue déterminée lorsque Clinton continue de protester et d'insister pour le payer. Sérieusement, avait-il l'air d'être un trafiquant de bandes dessinées ? Il échangea un regard avec Klee, qui soupira sans se gêner.
Elle-même pensa que son humain n'était pas le genre à accepter une telle transaction. La jeune femme aux cheveux bruns et aux gros sourcils ne se serait pas gênée, en revanche. Déjà qu'elle semblait se faire des fortunes auprès de plusieurs élèves en échanges de paquets qui sentaient mauvais... Parfois, elle se demandait si elle n'aurait pas été une meilleure humaine de compagnie. Mais non, elle se ravisa vite, pas avec son caractère exécrable, beurk. Mieux valait son petit humain, qui n'était plus si petit, bien trop divertissant à martyriser et manipuler.
L'adolescent avait doucement levé une main quand Clinton s'était avancé d'un pas, et prit une profonde inspiration, avant de secouer la tête de plus belle.
"Mec... j'comprends, mais ça m'fait plaisir, tu vas pas payer pour un cadeau, ce s'rait bizarre, haha ! On a aucun problème d'argent, t'inquiète pas !"
Il n'accorda pas le moindre regard à l'argent présenté. Narcisse n'avait pas le moindre intérêt pour l'argent. Pour lui, il ne représentait rien de plus qu'un concept abstrait, géré par sa famille, duquel il n'avait jamais manqué. Mais il savait que c'était quelque chose d'important, et qu'on n'utilise pas à la légère.
Sa main levée bascula vers l'avant, l'air de dire :
"Pfff, t'inquiète ! Mon papa va t'la trouver d'occasion ! Enfin, sauf si tu la veux neuve ? Dans tous les cas tu payes pas, c'est mort, haha !"
Son bref éclat de rire résonna contre le sortilège qu'il avait lancé, quelques instants plus tôt.
@Onyx Willard Klee parle de toi
L'adolescent sourit en voyant son cadet sortir le petit bout de parchemin. Il aurait cru se voir, lui-même avait tiré un nombre incalculable de feuilles en préparation d'une prise de parole, d'une demande importante ou d'une discussions profonde. On ne pouvait pas dire qu'il ait jamais réussi à suivre ne serait-ce qu'une fois ce qu'il préparait... Tout finissait presque systématiquement en totale improvisation.
Le sourire de Narcisse laisse place à une moue déterminée lorsque Clinton continue de protester et d'insister pour le payer. Sérieusement, avait-il l'air d'être un trafiquant de bandes dessinées ? Il échangea un regard avec Klee, qui soupira sans se gêner.
Elle-même pensa que son humain n'était pas le genre à accepter une telle transaction. La jeune femme aux cheveux bruns et aux gros sourcils ne se serait pas gênée, en revanche. Déjà qu'elle semblait se faire des fortunes auprès de plusieurs élèves en échanges de paquets qui sentaient mauvais... Parfois, elle se demandait si elle n'aurait pas été une meilleure humaine de compagnie. Mais non, elle se ravisa vite, pas avec son caractère exécrable, beurk. Mieux valait son petit humain, qui n'était plus si petit, bien trop divertissant à martyriser et manipuler.
L'adolescent avait doucement levé une main quand Clinton s'était avancé d'un pas, et prit une profonde inspiration, avant de secouer la tête de plus belle.
"Mec... j'comprends, mais ça m'fait plaisir, tu vas pas payer pour un cadeau, ce s'rait bizarre, haha ! On a aucun problème d'argent, t'inquiète pas !"
Il n'accorda pas le moindre regard à l'argent présenté. Narcisse n'avait pas le moindre intérêt pour l'argent. Pour lui, il ne représentait rien de plus qu'un concept abstrait, géré par sa famille, duquel il n'avait jamais manqué. Mais il savait que c'était quelque chose d'important, et qu'on n'utilise pas à la légère.
Sa main levée bascula vers l'avant, l'air de dire :
"Pfff, t'inquiète ! Mon papa va t'la trouver d'occasion ! Enfin, sauf si tu la veux neuve ? Dans tous les cas tu payes pas, c'est mort, haha !"
Son bref éclat de rire résonna contre le sortilège qu'il avait lancé, quelques instants plus tôt.
@Onyx Willard Klee parle de toi