A la recherche du trésor
Vendredi 8 septembre 2051,
Dans l'après-midi,
Dans l'après-midi,
Pour être parfaitement honnête, Daisy ne savait pas ce qu’elle faisait au milieu de tous ces oiseaux. Enfin pas vraiment. Bien sûr, elle savait qu’elle était là parce que Noa l’avait persuadée qu’il y avait quelques mystères et énigmes encore non découverts dans le château. Ce qu’elle ne savait pas, c’est pourquoi elles fouillaient dans la volière... Parce qu’aux dernières nouvelles, une volière ça contenait des hiboux, des chouettes, des crottes d’oiseaux, des beuglantes de parents mécontents… mais pas de mystère. Car qui irait cacher ses secrets dans un lieu où n'importe quel volatile pouvait les picorer ? Comme le hibou qui était en train de becqueter ses cheveux. Elle le chassa d'un coup de main et soupira. A la base, elles devaient interroger des fantômes et des tableaux. Et oh surprise, il n'y avait ni l'un, ni l'autre, ici.
Elle recommença à tapoter sur les murs et le sol. Si quelqu'un les voyait comme ça, nul doute qu'elles iraient faire un petit séjour obligatoire à l'infirmerie. Elle inspecta le bas des fenêtres. Que cherchait-elle au juste ? Sûrement pas un parchemin, ça aurait été bien trop visible. Plutôt quelque chose de gravé dans la pierre comme une minuscule inscription. Un indice quoi... Elle se releva. La vue était belle. De la tour ouest, on pouvait contempler tout l'extérieur de Poudlard : le parc, le stade de Quidditch, le lac noir... Daisy prit conscience qu'elles ne pourraient pas chercher à l'aveugle dans chaque zone du château. Elle regarda Noa qui fouillait encore frénétiquement et déclara :
- On ne peut pas continuer comme ça. Il nous faut un truc précis à trouver et un plan. Et un point de départ !
La dernière phrase était sortie un peu plus fort, sûrement sous le coup de la fatigue. Néanmoins, elle espérait que Noa cesse ses recherches pour convenir d'étapes avec elle.
@Noa Vane que la quête commence
Vraiment très peu pour être heureux
A la recherche du trésor
Avez-vous déjà pensé qu’un hibou était coopératif ?
Parce que Noa, elle, l’avait cru. Elle avait pensé que ces petites boules de plumes, qui avaient l’air si gentilles, la guideraient jusqu’au trésor. Ou, à défaut, jusqu’au premier indice. Mais elles restaient là, obstinément perchées sur les pierres froides de l’école, à contempler la fillette de leurs grands yeux d’ambre, sans la moindre intention de lui venir en aide.
Noa les fixait en retour.
— Bon… Vous savez quelque chose ?
L’animal battit doucement des ailes avant de lui tourner le dos dans un bruissement de plumes presque arrogant. Noa resta un instant interdite, les sourcils légèrement froncés. Elle avait pourtant entendu dire qu’ici, à Poudlard, on pouvait apprendre la langue des boursouflets. Alors pourquoi pas celle des hiboux ? Ce n’était pas comme s’ils avaient l’air tellement plus compliqués à comprendre.
Mais la voix de Daisy interrompit ses réflexions. La fillette aux cheveux d’or se tourna vers elle, abandonnant pour quelques secondes son enquête ornithologique. Son amie semblait désespérer.
— Quoi ? T’as trouvé quelque chose ?
La Vane se pinça les lèvres, pensive. Parler aux hiboux ne fonctionnait finalement pas. Mais elle en était sûre : il y avait un indice quelque part par ici !
— C’est ici, le point de départ ! Le château, il a déjà été fouillé de partout par les élèves, mais ici, c’est aussi vieux que le reste de l’école, et personne n’a pensé à venir ! S’il y a un trésor, c’est forcément ici.
Parce que Noa, elle, l’avait cru. Elle avait pensé que ces petites boules de plumes, qui avaient l’air si gentilles, la guideraient jusqu’au trésor. Ou, à défaut, jusqu’au premier indice. Mais elles restaient là, obstinément perchées sur les pierres froides de l’école, à contempler la fillette de leurs grands yeux d’ambre, sans la moindre intention de lui venir en aide.
Noa les fixait en retour.
— Bon… Vous savez quelque chose ?
L’animal battit doucement des ailes avant de lui tourner le dos dans un bruissement de plumes presque arrogant. Noa resta un instant interdite, les sourcils légèrement froncés. Elle avait pourtant entendu dire qu’ici, à Poudlard, on pouvait apprendre la langue des boursouflets. Alors pourquoi pas celle des hiboux ? Ce n’était pas comme s’ils avaient l’air tellement plus compliqués à comprendre.
Mais la voix de Daisy interrompit ses réflexions. La fillette aux cheveux d’or se tourna vers elle, abandonnant pour quelques secondes son enquête ornithologique. Son amie semblait désespérer.
— Quoi ? T’as trouvé quelque chose ?
La Vane se pinça les lèvres, pensive. Parler aux hiboux ne fonctionnait finalement pas. Mais elle en était sûre : il y avait un indice quelque part par ici !
— C’est ici, le point de départ ! Le château, il a déjà été fouillé de partout par les élèves, mais ici, c’est aussi vieux que le reste de l’école, et personne n’a pensé à venir ! S’il y a un trésor, c’est forcément ici.
252 mots
@Daisy Wilson
@Daisy Wilson
#d19002 - Tournes-toi vers le soleil, et l'ombre sera derrière toi.
A la recherche du trésor
- Non on n'en sait rien. Ça peut être ailleurs. Car on sait pas à quoi il ressemble notre trésor. On sait même pas à qui il était. Imagine il l'a caché dans les toilettes ou pire, dans le parc. On le retrouvera jamais.
Daisy se laissa choir sur le sol. Quelle mauvaise idée elle avait eu de suivre Noa alors qu'elle aurait pu occuper son après-midi à lire. Encore une preuve supplémentaire que les livres étaient une meilleure compagnie que les sorciers. Eux au moins, ils contenaient la réponse aux mystères qu'ils proposaient. Elle croisa ses bras sur elle-même pour signifier son abandon. Les deux petites filles n'étaient pas de taille pour un pareil défi. Il leur aurait fallu quelqu'un qui connaisse bien le château. Ou mieux quelqu'un qui puisse voir ce qui s'y passait en secret. Mais pour ça, il aurait fallu être un fantôme... La rousse se releva d'un coup.
- J'ai une idée ! On sait pas ce qu'on cherche. Mais la dame grise, elle pourrait savoir ! Il faut qu'on l'invoque.
Le cerveau de la petite fille tournait à toute allure. Elle n'était pas coutumière des fantômes aussi ne savait-elle pas comment leur parler ou comment les faire venir. Elle ouvrit son sac et en sortit quelques parchemins et une chocogrenouille qu'elle déposa sur le sol.
- C'est pour l'offrande. Vas-y mets quelque chose aussi.
Elle s'assit ensuite, jambes croisées en tendant ses deux mains pour que Noa puisse les prendre.
- Par contre, quand elle arrive, c'est toi qui parle hein.
@Noa Vane
Daisy se laissa choir sur le sol. Quelle mauvaise idée elle avait eu de suivre Noa alors qu'elle aurait pu occuper son après-midi à lire. Encore une preuve supplémentaire que les livres étaient une meilleure compagnie que les sorciers. Eux au moins, ils contenaient la réponse aux mystères qu'ils proposaient. Elle croisa ses bras sur elle-même pour signifier son abandon. Les deux petites filles n'étaient pas de taille pour un pareil défi. Il leur aurait fallu quelqu'un qui connaisse bien le château. Ou mieux quelqu'un qui puisse voir ce qui s'y passait en secret. Mais pour ça, il aurait fallu être un fantôme... La rousse se releva d'un coup.
- J'ai une idée ! On sait pas ce qu'on cherche. Mais la dame grise, elle pourrait savoir ! Il faut qu'on l'invoque.
Le cerveau de la petite fille tournait à toute allure. Elle n'était pas coutumière des fantômes aussi ne savait-elle pas comment leur parler ou comment les faire venir. Elle ouvrit son sac et en sortit quelques parchemins et une chocogrenouille qu'elle déposa sur le sol.
- C'est pour l'offrande. Vas-y mets quelque chose aussi.
Elle s'assit ensuite, jambes croisées en tendant ses deux mains pour que Noa puisse les prendre.
- Par contre, quand elle arrive, c'est toi qui parle hein.
@Noa Vane
Vraiment très peu pour être heureux
A la recherche du trésor
Invoquer la Dame Grise ? Par Merlin, cette fille était un génie. La future Dumbledore — non, même la future Rowena ! Un fantôme savait tout, c’était évident. Elle avait dû voir passer tant d’élèves, tant de professeurs. Et puis, elle était tout de même Helena Serdaigle, la fille de la fondatrice. Il était certain que sa mère lui avait transmis tous ses secrets. Autrement, ce n’était pas vraiment une mère.
Noa observa les parchemins et la chocogrenouille posés au sol. Elle aussi devait y ajouter son offrande. Elle retourna ses poches et en retira une carte. Une belle carte bleue et or, sur laquelle un grand sorcier à la barbe blanche souriait. Son beau trésor resta un instant entre ses doigts. C’était sa préférée. Puis elle la déposa avec les présents de la petite rousse.
Donner son trésor devait forcément lui en rapporter un plus grand encore. C’était évident.
Daisy avait presque pensé à tout. Aux offrandes, à la prière… Mais il manquait toujours quelque chose.
— Il faut peut-être une bougie.
Elle fouilla dans son propre sac, en sortit une plume, deux cailloux et un vieux morceau de ficelle. Pas de bougie. Elle fronça le nez.
— Ou alors du sang.
Noa réfléchit un instant. C’était sûrement dans les livres qu’on trouvait ce genre d’informations. Elle n’en avait pas sous la main, malheureusement. Et puis, sa mère n’aurait probablement pas aimé qu’elle se coupe pour faire venir un fantôme. Les adultes étaient parfois très compliqués.
— Bon, on va faire sans.
Elle attrapa les mains de Daisy et les serra avec beaucoup de sérieux.
— Dame Grise, Dame Grise, si vous êtes là, venez nous parler ! On cherche un trésor et on a besoin de vous !
Elle ouvrit un œil. Rien.
Noa attendit encore quelques secondes, puis se pencha vers son amie.
— Tu crois qu’elle est occupée ?
Noa observa les parchemins et la chocogrenouille posés au sol. Elle aussi devait y ajouter son offrande. Elle retourna ses poches et en retira une carte. Une belle carte bleue et or, sur laquelle un grand sorcier à la barbe blanche souriait. Son beau trésor resta un instant entre ses doigts. C’était sa préférée. Puis elle la déposa avec les présents de la petite rousse.
Donner son trésor devait forcément lui en rapporter un plus grand encore. C’était évident.
Daisy avait presque pensé à tout. Aux offrandes, à la prière… Mais il manquait toujours quelque chose.
— Il faut peut-être une bougie.
Elle fouilla dans son propre sac, en sortit une plume, deux cailloux et un vieux morceau de ficelle. Pas de bougie. Elle fronça le nez.
— Ou alors du sang.
Noa réfléchit un instant. C’était sûrement dans les livres qu’on trouvait ce genre d’informations. Elle n’en avait pas sous la main, malheureusement. Et puis, sa mère n’aurait probablement pas aimé qu’elle se coupe pour faire venir un fantôme. Les adultes étaient parfois très compliqués.
— Bon, on va faire sans.
Elle attrapa les mains de Daisy et les serra avec beaucoup de sérieux.
— Dame Grise, Dame Grise, si vous êtes là, venez nous parler ! On cherche un trésor et on a besoin de vous !
Elle ouvrit un œil. Rien.
Noa attendit encore quelques secondes, puis se pencha vers son amie.
— Tu crois qu’elle est occupée ?
313 mots
@Daisy Wilson
@Daisy Wilson
#d19002 - Tournes-toi vers le soleil, et l'ombre sera derrière toi.
A la recherche du trésor
Daisy regarda tour à tour le visage de la jeune fille et les offrandes. La bougie lui semblait une bonne idée, le sang en revanche... elles n'étaient pas en train de faire un sacrifice. La blonde sembla se faire la même réflexion puisqu'elle lui prit les mains et commença à réciter une invocation. La rousse ferma les yeux et la suivit.
- Dame Grise, Dame Grise, si vous êtes là, venez nous parler ! On cherche un trésor et on a besoin de vous !
Elle attendit mais seule la voix de Noa glissa jusqu'à elle.
- Tu crois qu’elle est occupée ?
Daisy ouvrit les yeux et chercha du regard si quelque chose avait changé. Mais rien. C'était la même volière, avec les mêmes chouettes, les mêmes pierres et les mêmes crottes. Peut-être n'avaient-elles pas demandé avec suffisamment de conviction ? Elle avait lu un livre sur l'histoire d'Helena Serdaigle un jour. Il y était écrit qu'elle avait volé le diadème de sa mère puis qu'un homme l'avait tuée dans une forêt pour avoir refusé ses avances. Ça faisait froid dans le dos mais ça ne lui donnait pas d'indice pour l'invoquer. Elle repensa alors à ce cahier d'activité spécial Poudlard qu'elle avait enfant avec des sudokus, des mots mêlés et cette espèce de jeu où il fallait trouver des rimes. Et en y réfléchissant bien, elle se rappela d'un texte à trou qui se prêtait bien à leur situation.
- Je pense qu'il faut qu'on l'invoque plus fort, comme quand on jette un sort. Toi tu la visualises dans ta tête et moi je récite un poème.
Il valait mieux que ce soit elle qui parle, son amie y aurait beaucoup moins mis les formes. Elle ferma les yeux à nouveau et essaya de déclamer au mieux ce dont elle se rappelait :
- Chère Helena Serdaigle, nous te saluons
Fille bien aimée de Rowena, nous t'invoquons
Oh toi fantôme le plus intelligent des quatre maisons
Viens montrer l'étendue de ton érudition
Toi maîtresse de la réflexion,
Viens en aide aux curieux petits aiglons
De ton savoir nous nous abreuvons,
Et tes énigmes, nous quémandons
- Dame Grise, Dame Grise, si vous êtes là, venez nous parler ! On cherche un trésor et on a besoin de vous !
Elle attendit mais seule la voix de Noa glissa jusqu'à elle.
- Tu crois qu’elle est occupée ?
Daisy ouvrit les yeux et chercha du regard si quelque chose avait changé. Mais rien. C'était la même volière, avec les mêmes chouettes, les mêmes pierres et les mêmes crottes. Peut-être n'avaient-elles pas demandé avec suffisamment de conviction ? Elle avait lu un livre sur l'histoire d'Helena Serdaigle un jour. Il y était écrit qu'elle avait volé le diadème de sa mère puis qu'un homme l'avait tuée dans une forêt pour avoir refusé ses avances. Ça faisait froid dans le dos mais ça ne lui donnait pas d'indice pour l'invoquer. Elle repensa alors à ce cahier d'activité spécial Poudlard qu'elle avait enfant avec des sudokus, des mots mêlés et cette espèce de jeu où il fallait trouver des rimes. Et en y réfléchissant bien, elle se rappela d'un texte à trou qui se prêtait bien à leur situation.
- Je pense qu'il faut qu'on l'invoque plus fort, comme quand on jette un sort. Toi tu la visualises dans ta tête et moi je récite un poème.
Il valait mieux que ce soit elle qui parle, son amie y aurait beaucoup moins mis les formes. Elle ferma les yeux à nouveau et essaya de déclamer au mieux ce dont elle se rappelait :
- Chère Helena Serdaigle, nous te saluons
Fille bien aimée de Rowena, nous t'invoquons
Oh toi fantôme le plus intelligent des quatre maisons
Viens montrer l'étendue de ton érudition
Toi maîtresse de la réflexion,
Viens en aide aux curieux petits aiglons
De ton savoir nous nous abreuvons,
Et tes énigmes, nous quémandons
Vraiment très peu pour être heureux