recueil PNJ TW Humanoïde

humanoïde, [\ymanɔid], n.m.
être vivant ou machine ayant la forme ou l'apparence d'un être humain

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{ précédemment, pendant, prochainement }
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Recueil relatant la première étape de la guérison de Miya de son addiction à la boisson et à la cigarette. Certains posts seront plus durs que d'autre, prenez en compte les tw/cw et faites bien attention à vous.
Bien entendu, ce recueil n'a pas l'objectif de faire l'apologie de l'alcool ou de la cigarette, les deux étant
très nocifs autant pour le corps que pour l'esprit. Faites attention, prenez soin de vous. ~Mimi.

Inspiré du recueil Poussière de fée de Paige Barrow.
@Sage Matthews, @Paige Barrow

#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage

recueil PNJ TW Humanoïde
TROIS JOURS - [17.07.2051]
{ appartement de Miya, nuit }

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let down - radiohead
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Allongée sur mon matelas, j'attends que le temps passe. Il est plus de minuit passé. Nous sommes demain. Je ne sais pas quoi faire de cette information, je ne sais pas quoi faire de ces horaires, je ne sais pas quoi faire de moi. La seule chose que j'ai en tête, la seule chose qui tourne en boucle dans mon esprit, ce sont les mots de Lloyd. Ces choses qu'il m'a dites dans son cabaret alors que je n'étais pas moi-même, alors que je pleurais la perte de mon enfant disparue, alors que j'étais à moitié consciente de ce qui se passait. A cause de tes foutues addictions. Ouais, à cause de moi. A cause de moi, toujours à cause de moi. Faut que je regarde la vérité en face, faut que j'arrête de me voiler la face, que je regarde mes erreurs, que j'en apprenne quelque chose.

Il faut que je prenne soin de moi.
Il faut que je prenne soin de moi.
Il faut que je prenne soin de moi.

Cette phrase, ces quelques petits mots alignés les uns à la suite des autres, je ne les veux pas, je ne les aime pas, je n'en veux pas. Je vais bien. Je suis bien. Je suis pas folle. Je suis pas folle, je suis pas folle je suis pas folle je suis pas folle. Je suis saine d'esprit. Je suis saine d'esprit. Je ne suis pas poursuivie par des hallucinations. Je ne suis pas.. Je ne suis pas le monstre qu'ils voient.

Il faut que je prenne soin de moi.

J'essaye de graver cette phrase dans mon esprit, j'essaye de lui creuser un écrin, de l'enfoncer dans un coin de mon âme qui restera intact, qui acceptera ce fait, qui m'aidera à guérir. Guérir.

Je veux pas retourner chez le médecin. Je veux plus y retourner, je veux plus jamais y aller. Plus jamais, jamais plus. Je me le suis juré, je n'irais plus jamais. Cet homme, cet affreux homme. Je ne veux plus jamais le voir, j'irais plus jamais le voir. Je suis pas folle. Je suis pas tarée. Je suis pas une malade. Je suis Miya. Je suis barmaid. Je suis japonaise. Je suis amoureuse. Je ne suis pas mère. Un gémissement m'échappe, je roule sur le côté et agrippe un oreiller avec force, me rattachant à lui comme je me rattache à la réalité, à ma réalité, la mienne. Mon enfer, mon bel enfer.

La bouteille est posée sur le comptoir. Je sais où elle est, je sais exactement où elle est. Et je sais ce que ça serait de me lever, de traverser mon appartement et de me rendre dans la cuisine. Je sais ce que ça serait d'attraper la bouteille, de sentir le verre froid sous mes doigts encore plus froids. Je sais ce que ça serait d'ouvrir la bouteille, d'inspirer le parfum enivrant de l'alcool. Je sais ce que ça serait de verser le liquide dans ma gorge, de me laisser posséder par la boisson, de me laisser enivrer, de boire jusqu'à perdre la raison. Je pourrais le faire. Je pourrais boire, et boire, et boire. Boire jusqu'à perdre conscience du temps, perdre conscience de mon propre corps, perdre conscience de l'espace. Boire jusqu'à ce que l'organisme tourne qu'à l'alcool. Boire et me perdre dans l'alcool, dans les relents métalliques du liquide. Boire et tituber dans la nuit, boire et vomir dans mon appartement, m'effondrer de fatigue, me réveiller crasseuse, avec un mal de tête à vous fendre le crâne, avec la bouge pâteuse et les yeux vitreux. Je pourrais.

Mais j'ai promis. J'ai promis que j'arrêterais.

Je tiendrais.
Je tiendrais plus que trois jours.
Je tiendrais plus qu'une semaine.
Je tiendrais plus qu'un mois, plus que deux.
Je tiendrais jusqu'à ce que Lloyd me regarde.

Parce que je suis pas malade. Je suis pas folle. J'en suis capable.

Je suis pas malade je suis pas dingue je suis pas addicte. J'aime l'alcool. C'est pas un problème. Il faut pas penser que c'est un défaut. J'aime boire. C'est normal. Je suis pas malade. Pas folle.

Je pousse un râle, me mord la joue jusqu'au sang.
Je vais tenir.
Je vais tenir.

Je peux y arriver.
Je vais y arriver.

La bouteille est à quelques mètres. Il me suffirait de me lever.

Résiste.
Je vaux mieux que ça.
Je suis pas malade, je suis pas folle.

Un cri de rage m'échappe. J'enfonce ma tête dans l'oreiller et tente de le déchirer, de le détruire.

Mais je suis Miya.
Pas Lloyd.
Pas Jude.
Pas Kieran.
Pas Kenji.

Alors je lâche.

Je me lève, mécaniquement. Je vais à la salle de bain. Et j'attrape une fiole de sommeil sans rêves que j'avale d'un coup. D'abord une. Puis deux. Et une fiole de filtre calmant. Jusqu'à ce que je m'anesthésie, jusqu'à ce que je ressente plus l'appel douloureux de la bouteille.

Les yeux dans le vague, le regard perdu dans le vide, je me traîne jusqu'à mon lit. Je m'affale sur le matelas. Je me perds entre les draps, je me laisse tomber dans les coussins. Et j'oublie tout, je m'oublie moi, j'oublie Lloyd, j'oublie notre enfant, j'oublie ma promesse, j'oublie tout ce que je lui ai dit, j'oublie tout ce que je lui ai promis. Je chute, je chute sans m'arrêter. Je tombe et je sais pas quoi faire. J'ai les yeux ouverts mais je ne vois rien. Je serre les poings mais je sens rien. J'ai la tête enfoncée dans mes oreillers mais je flotte, je pars à la dérive. Je ne sens que cette odeur de mélisse, de réglisse. Cette odeur sucré, ce parfum des nuits sans rêves, cette senteur des nuits tranquilles et des réveils agités. Des nuits de sueur, des nuits de courbatures et de souffrance. Je m'enfonce dans mon matelas, je me noie entre les draps. Je coule, mon corps est lourd, mon corps est si lourd que je ne le sens plus. Mes paupières se ferment toute seule. Je n'ai plus de pensées concrètes, je n'ai plus d'idées logiques, je n'ai plus rien. Je ne suis même plus humaine.

Je ne suis pas malade.
Je ne suis pas folle.

Je suis ravagée.


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1033 mots

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recueil PNJ TW Humanoïde
UNE SEMAINE - [21.07.2051]
{ appartement de Miya, nuit }
PNJ actif : Ellie "Dash" Clarke


tw : symptômes de manque, sevrage pathologique

Il y'a quelqu'un chez moi. Quelqu'un qui n'est pas Ellie. Quelqu'un qui n'est pas Léo. Surtout, quelqu'un qui n'a pas été invité. Je deviens folle. Je suis devenue folle. Non. Jenesuispasfolle. Je ne suis pas folle. Je suis certainement pas folle. Merde je suis devenue cinglée. Je perds la tête, je perds la notion du temps, je suis incapable de rester moi. Y'a quelqu'un chez moi. Je ne suis pas entrain d'halluciner. J'entends du bruit, j'entends des voix, je vois des voix. Il y a une personne chez moi. Kieran, c'est toi ? Non, bien sûr que non c'est pas lui. Qu'est-ce qu'il viendrait foutre chez moi à trois heures du matin ? Je tremble. Je tremble comme une feuille, je suis incapable de me contrôler, incapable de tenir mon bras et ma baguette tendus droits devant moi. Je tremble fort, au point d'avoir mal aux membres. Je suis cinglée. J'imagine rien, je sais que y'a des gens chez moi. Je les entends rire, je les entends parler, je les..je les vois. Je les vois putain, je les vois. Je hurle. Je leur crie de dégager, je leur ordonne de s'en aller, je sortir de chez moi. Mais non Miya, t'es couchée dans ton lit. T'es allongée sous tes draps, tremblante, et tu attends de t'endormir. Alors tout ça, tu l'as imaginé ? Je suis folle. Non, il y'a des gens chez moi, j'en suis certaine. Je suis debout. Je suis vraiment debout, ou c'est dans mon imagination ? Je suis un monstre. Je suis entrain de devenir exactement ce que Mère m'a toujours dit que je serais. Vous aviez raison Mère, vous aviez raison. C'est ça que vous vouliez, Mère, que je vous donne raison, que je devienne cette créature en laquelle vous n'avez jamais eu confiance ? Concentre toi Miya. Lève toi Miya. Prends ta baguette Miya. Tu deviens folle Miya. J'inspire. J'expire. Et encore. Respirer, c'est comme la cigarette. Mais non idiote. C'est l'inverse. La cigarette, c'est comme respirer. T'inspires. T'expires. Tu remplis tes poisons de ton poumon. Non, c'est l'inverse Miya. Tu remplies tes poumons de ton poison. Poison. Poison comme l'alcool. L'alcool comme celui sur la table de la cuisine. Mais je peux pas y aller, je peux pas y aller. Y'a des gens chez moi, je peux pas aller dans la cuisine sans passer devant les gens chez moi. Je veux pas voir les gens, je veux pas les voir. C'est une menace Miya, une menace. Lève toi. T'es déjà debout. T'as déjà ta baguette en main. Quand est-ce que tu t'es levée ? Est-ce qu'il me reste des filtres calmants ? Espèce de monstre. Et les gens chez moi, qui va s'en occuper ? C'est moi ? Bien sûr que c'est moi. Je dois les chasser de chez moi, je dois les faire partir, je dois me protéger. Protéger. Ils m'en veulent. C'est Mère. Mère et Père ont envoyé leur homme de main finir le sale boulot. Je gémis, retourne me cacher sous ma couette, heurte le sol dans un bruit mat. Nan, c'est pas ton lit ça Miya. J'halète, rampe sur le sol. J'suis complètement tarée. Psycho. T'es psycho ma vieille. NAN ! J'ai promis. J'ai promis que je boirais pas. J'ai pas bu. J'ai pas bu depuis la dernière fois. Même pas au taf, même pas en soirée, même pas la nuit dernière. Je tremble. J'ai des frissons. Sors les gens de chez toi Miya. Sors les, hurle. Je cris. Je pousse des râles. Je leur demande de sortir, je les supplie de m'aider, je tempête et les menace de leur faire du mal. Dis-moi Miya, cette voix rauque, c'est bien la tienne ? Je pousse une respiration sifflante, défaite. Déjantée. Je suis pas malade. Je vois pas des gens. Je suis pas entrain d'halluciner. Y'a vraiment des gens chez moi, hein que y'a vraiment des gens chez moi ? Je me redresse péniblement, je m'appuie maladroitement sur un meuble avec mon catalyseur fermement empoigné dans ma main libre. Réfléchis Miya. Qui est chez toi ? Je tourne sur moi-même. Comment je suis arrivée ici ? Je me suis pas levée. J'ai pas bougé. J'étais dans mon lit. J'ahane. Couverte de sueur, je marmonne quelques insultes japonaises. Seul le silence me répond. Parce que tu es seule Miya, il n'y a personne chez toi. Pauvre folle. Je titube jusqu'à la cuisine, attrape la bouteille et la jette dans l'évier avec force. CRAC. Elle se brise sur les parois, elle explose dans un millier de débris tranchants. La boisson coule, se répand dans le creux, s'enfuit dans le trou. Je deviens complètement folle. J'ai peur. J'ai peur de moi, j'ai peur des hallucinations, j'ai peur de la magie, j'ai peur des humains, j'ai peur du monde. Affalée sur le sol de ma cuisine, je contemple mes mains sans les voir. Mon corps perdu dans un t-shirt trop grand pour moi, je me noie dans le tissus, je me perds dans les plis, je disparais dans l'étoffe. Venez, venez vous qui êtes chez moi, vous qui habitez mon appartement sans me prévenir. Mais personne ne vient. J'entends plus les voix mais je continue de les voir. Le monde tangue, le monde tourne sur lui-même, le monde se tourne et se retourne. Je tremble. Je tremble si fort que je me laisse glisser à terre, j'échappe ma baguette. Un monstre. Je ricane faiblement. J'ai jeté l'alcool. J'ai jeté, je l'ai vraiment jeté, je l'ai vraiment fait. Je l'ai fait toute seule, sans personne pour me dire de le faire, sans personne pour me tenir la main. Comme t'as dit, Lloyd, tu m'as pas tenu la main. Je l'ai fait comme une grande t'as vu ? Je l'ai fait sans que tu me tiennes la main. 'spèce de tarée. Il doit savoir. Il doit savoir que j'ai jeté l'alcool, que je l'ai vraiment fait, que je suis devenue mieux. C'est bon maintenant ? On peut s'aimer maintenant ? Et là, sur le carrelage glacé de chez moi, je fonds en larmes. Je fonds en larmes, je pleure fort et je pleure piteusement. Je pleure parce que je suis seule, parce qu'il n'y a personne chez moi, parce que je ne suis pas malade. Monstre. Non. Il n'y a personne. J'ai tout imaginé. Lentement, je me redresse. J'observe mon environnement au travers de mes larmes. Ma cuisine. Comment je suis arrivée dans ma cuisine ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment j'ai fait pour passer de mon lit à ici ? Pourquoi je m'en souviens pas ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je panique, je m'agite, j'ai peur. J'ai peur Lloyd, j'ai peur sans toi. Tu tiendras pas ma main mais est-ce que tu peux me regarder ? S'il te plait, je veux juste que tu me regardes. Je j'ai besoin que tu me regardes. Regarde la folie me consumer. Un grincement. Je me redresse. Je cherche ma baguette, je tâtonne dans le noir jusqu'à la trouver. Je me retiens à elle. Je lâche pas.

« Je suis pas folle. »

Qu'est-ce que tu racontes pauvre folle Miya ? De quoi tu parles ? Je me hisse sur mes jambes. Je suis pas folle. Mais pourquoi je leurs dis ça ? Je dois les attaquer, je dois me défendre. Je dois-

« Miya, c'est moi ! »

Un cri aigu. Deux corps qui tombent. Je me tourne instinctivement, atterris sur le dos. L'impact chasse tout l'air de mes poumons. Un corps étranger retombe sur moi. Ma tête rebondit sur le sol je suis sonnée. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis élancée vers le corps étranger. Dans une bête prise d'aïkido je l'ai renversé avec mon corps. Et ensuite... Et ensuite le corps a parlé. Il a parlé dans une voix que je connais, une voix qui m'est familière, une voix que je devrais pas attaquer.

« 'tain qu'est-ce que tu fous ! »

Elle se relève de moi, me tend une main pour m'aider. Une main pour m'aider. Pour m'aider ? Une main pour m'aider alors que tu m'as dit que tu me tiendrais pas la main.

« Je suis pas folle. »

« Je sais que t'es pas folle. T'es malade. Maintenant viens te coucher. Je vais dormir avec toi. »


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1378 mots

#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
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recueil PNJ TW Humanoïde
DOUZE JOURS - [26.07.2051]
{ appartement de Miya, 10h }
PNJ actif : Ellie "Dash" Clarke

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Qui es-tu quand personne ne regarde ?


Assise à une chaise de la cuisine, je patiente. J'attends que les frissons s'arrêtent, j'attends que le calme revienne, que les tremblement cessent. Parce que tout ça...ça finit toujours par s'arrêter. Je sais, maintenant, que ça finit toujours par s'arrêter. Eventuellement, j'arrête de bouger. J'arrête de quémander l'alcool comme une droguée. Comme une junkie. Mais je suis pas folle. Je suis folle. Je suis pas folle. C'est Ellie qui l'a dit, je suis pas folle. Mais elle a aussi dit que j'étais malade, et je suis pas malade. Je suis pas malade Ellie, tu te trompes. Je suis saine d'esprit. Je suis très bien y'a rien qui cloche avec moi. Tu te trompes Ellie. Vous vous trompez tous je suis bien dans ma tête, bien dans mon coeur, bien dans mon âme. La seule chose qui va pas c'est que je suis toute seule. Je reste toute seule depuis ce quatorze juillet. Parait que c'est la fête nationale en France ou un truc du genre. C'est Winnie qui m'a dit. Ouais, Winnie. Pense à Winnie. Pense pas à boire. Pense pas à tes clopes. Penses à rien d'autre qu'à Winnie. A ses longs et beaux cheveux. A la jolie tâche de naissance sur son visage. A ses yeux rieurs. A son talent pour la peinture. A son-

« Miya ? »

Sa voix est douce. Attendrie. Comme celle d'une mère pour son enfant. Sauf que ça devrait être l'inverse, ça devrait pas être dans ce sens. C'est moi la grande, c'est moi la responsable. Alors je lui réponds rien. Je continue de trembler, je continue de sombrer, de glisser dans ma folie.

« Miya, tu fais encore une crise. »

Un constat. Un simple constat. Je serre les dents, j'agite mes jambes, je crispe mes mains sur mon verre d'eau. L'eau. C'est le nouveau truc que j'ai trouvé pour m'empêcher de boire. Dès que j'ai envie ou que je me sens plus capable de résister, je me sers un verre d'eau. Puis un autre. Et encore un. Je bois jusqu'à ce que la sensation s'éloigne. Parce qu'elle disparait pas, non. Elle ne disparait pas, jamais vraiment. Elle se cache sous ma peau, elle se terre sous mes os, elle se dissimule dans l'oxygène que je respire. L'envie ne s'en va jamais, elle reste là. Elle pourrit ma vie, elle détruit mon existence, elle me bouffe entièrement. La nuit, le jour, c'est devenu la même chose. Il faut que je me rappelle constamment qui je suis. Où je suis. Comment je suis arrivée là.

« Tu veux un café ? »

Je secoue la tête. Ah, oui, le silence. Le silence aussi est revenu. Comme quand j'étais chez Kal, au Japon. Je parle plus. J'y arrive plus. C'est trop lourd. Je marmonne un peu au travail, je dis oui, merci, deux trois trucs utiles aux clients mais ça s'arrête là. Je parle plus. Je dors plus. J'ai mis ma vie sur pause. Je flotte, je suis dans un entre-deux, je n'existe plus. Plus vraiment. Quand je sens que je perds pieds, quand je sens que ça devient trop, quand je sens que la folie l'emporte, que je deviens incapable de me contrôler, je joue à un jeu. Je fais la liste des informations dont je suis certaine. Je me répète mon nom. Mon métier. Ma nationalité. Mon domicile. Puis je me donne des informations inutiles. Mon frère. Mon lézard. Mes guitares. Ma peluche géante. Ma magie. Ma baguette. Mes amis. Je répète ces choses inlassablement en boucle pour essayer de garder un esprit sain, un esprit logique. Mais je suis pas malade. Je suis pas folle. Ils ont tort, ils ont tous tort. Je suis un peu cabossée, voilà tout. Un peu abimée par la vie, un peu détruite sur les côtés, un peu effondrée sur les bords. Je suis un dessin incomplet, je suis un brouillon qui ne servira jamais, je suis une esquisse, une œuvre ratée. Je suis le silence, je suis l'envie, je suis la peur, je suis la tristesse, je suis la souffrance. Mais je ne suis plus Miya. Je ne suis jamais Miya, Miya a disparu. Elle s'est enfuie cette nuit là, quand je suis devenue folle. Mais je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle je ne suis pas folle je ne suis pas folle. C'est devenu mon mantra. Ma promesse. Je suis ni folle, ni malade, ni détruite. Je passe par une mauvaise phase. J'ai mal au coeur. J'ai le coeur brisé. Ouais, j'ai le coeur brisé, éclaté en mille morceaux. Mais c'est tout.

« T'as rien mangé depuis hier. »

Un autre constat. Une autre informations. C'est pas une question. Pourtant je hoche la tête. Oui, c'est vrai que j'ai rien mangé depuis hier. J'ai essayé. Mais j'ai tout rendu cette nuit, quand je me suis levée en sursaut, en sueurs, et que je me suis précipitée vers les toilettes pour vomir et cracher un peu de bile. Je me suis effondrée sur le carrelage. J'ai pris trois flacons de potion de sommeil sans rêve. Et j'ai dormi toutes la nuit par terre, dans ma crasse, dans le froid, sans bouger, prostrée sur moi-même. Ce matin, tout à l'heure, je me suis réveillée et j'ai de nouveau vomis. Et dans pas longtemps, va falloir que je me lève pour aller au taf. Je vais devoir arrêter de trembler, arrêter de pleurer, arrêter d'appeler Lloyd en marmonnant. Lloyd. Mon coeur chante son nom en permanence, je fredonne notre chanson sans m'arrêter, je suis redevenue amoureuse comme y a dix ans, presque dix, quand j'me suis barrée. Je pince les lèvres, serre les dents. Je me suis barrée. C'est moi qui ait disparu. C'est ma faute. C'est moi qui ait causé la perte de son enfant. C'est moi qui ait pas su prendre bien soin d'elle. Tout ça c'est ma faute c'est ma faute c'est ma fau-

« Miya. »

Je lève les yeux vers elle, interrompant la boucle infernale de mes pensées.

« Je t'ai réchauffé le ragoût de mes parents. Essaye de manger un peu muirnín. »

Alors je m'exécute. Je prends la fourchette, j'avale quelques bouchées du plat qu'elle me tend. Je fais ce qu'il faut pour la faire sourire, pour la rassurer, pour qu'elle puisse dormir la nuit.


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1049 mots
muirnín, prononcé moor-neen = trésor

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recueil PNJ TW Humanoïde
QUINZE JOURS, RECHUTE - [29.07.2051]
{ appartement de Miya, nuit }

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daylight - david kushner
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Je suis pas capable de le faire. Je vais pas y arriver. Je vais crever, je vais brûler sur place, je vais me consumer, je vais avoir mal. Mal mal mal. Mal jusqu'à vouloir briser mes propres os, mal au point de vouloir retirer ma peau, mal au point de vouloir en crever. C'est ça qu't'as ressenti Lloyd quand je suis partie ? Ce vide affreux, ce manque douloureux, terrible, qui appelle chaque fibre de ton corps. Je tousse, roule dans le lit et crache un peu de bile dans la bassine posée à côté du lit. Je vais pas y arriver. Deux semaines. Deux minuscules semaines. Qui se sont écoulées comme si elles avaient duré un, deux, trois mois. Je coule, je me noie dans la douleur. Je n'existe plus, je ne suis que souffrance et manque, que peine et vide, que tristesse. J'ai réussi à tenir deux semaines mais j'arriverais pas à tenir plus. Je suis désolée, je suis pas la fille forte que tu penses que je suis Lloyd. Je suis faible. Je suis fragile. Il suffirait d'un coup pour me détruire, pour me faire éclater en morceaux, pour que je m'effondre en moi-même. Tous les morceaux glisseraient vers l'intérieur jusqu'à ce que je me remplisse de ma folie. Sauf que je suis pas folle. Je suis pas folle, je le sais. Ils ont pas le droit de dire que je suis folle. Je suis pas malade non plus, je le suis pas.

Je me lève, me traine dans le couloir. Je vagabonde dans l'appartement, j'essaye de pas penser à l'envie qui rampe sous ma peau, qui grandit dans mes os, qui s'empare de mon corps. J'avance et j'essaye de me concentrer sur ce que je vois, sur ce que mes yeux sont encore capables d'observer et d'analyser dans la semi lumière de la nuit. Ce que la lune me permet de discerner.

La peinture sur les murs, les photos collées dessus qui s'agitent, me sourient ou bien restent un peu figées sur le papier glacé. Les œuvres d'art offertes par Eowyn, celles ramenées par Ellie, et le tableau hideux que Finn a insisté pour que j'accroche dans le couloir. Je m'arrête devant et le regarde un peu. Quelques secondes à peine, suffisamment pour me gaver de sa vision et pouvoir m'en détourner sans la crainte que son souvenir hante mes iris plus noires que la nuit. Me hanter. Ouais, c'est bien ça, cette foutue envie me hante, elle me détruit, elle me bouffe de l'intérieur.

Et soudain, ça revient.

Non. Non non non. S'il vous plait. Par pitié. Non.

Les tremblements. Les frissons. La peur. Et le manque, surtout le manque. L'impression d'avoir la fièvre, l'impression de nager dans mes vêtements, dans ma peau, dans ma sueur, dans mon être. Je me dirige en titubant vers la salle de bain, perdue dans mon environnement. Je veux pas, je veux pas vivre ça, je veux plus vivre ça. S'il te plait. S'il te plait mon amour regarde moi. Tu me regardes plus, tu me parles plus, tu veux plus de moi. T'as dit que tu tiendrais pas ma main. Et c'est ce que tu fais, t'as raison. Tu tiens pas ma main. Tu me regarde crever, tu me regardes être submergée par cette vague cruelle de manque qui s'abat sur moi à la seconde où je me relâche.

La douche s'allume dans un jet glacé qui me fait glapir de surprise et de douleur. Pourquoi je fais ça hein, dis-moi pourquoi je fais ça ? Pourquoi je choisis de souffrir ? Pourquoi j'inflige ça à ce corps déjà bien trop abîmé ? Je dois être folle, je dois être une bête folle, une créature qui n'est pas consciente de son état, qui s'inflige des dommages supplémentaires, l'animal pris au piège qui continue de se blesser en tournoyant follement dans son piège. J'ai mal. L'eau froide coule sur ma peau, mes cheveux, colle mes vêtements à mon corps. Je crachote, avale un peu d'eau qui éclaircit vaguement mon esprit, tousse à cause du liquide dans mes poumons et suffoque. Je ne peux pas me soigner. Même l'eau guérisseuse, même l'eau douce, même l'eau bienfaitrice suffit pas à m'aider, à me soigner, à me défaire de cette maladie qui ronge mon corps. Maladie ?

NON. Non. non.
Je suis pas malade.
Je suis pas devenue folle.

Je suis simplement dans une phase compliquée de ma vie. Voilà pourquoi mes dents claquent et mes bras s'agitent sans que je puisse les contrôler, pauvre petite poupée de cire incapable de faire le moindre mouvement d'elle même. Je reste figée, immobile sous l'eau qui de la douce qui ne me sert strictement à rien, qui ne m'aide pas le moins du monde, qui ne me sauve pas.

Elle me sauve pas, l'eau.
Alors, le regard fou, l'expression enragée, j'éteins la sortie d'eau.

Je ressemble à un animal sauvage dans sa cage. Je ressemble à une folle mise sous barreaux. Je ressemble à une espèce de chose mal faite, moche, dégoûtante à regarder et encore plus dégueu à toucher. Voilà pourquoi tu ne veux pas prendre ma main, mon amour ? Parce que je suis trop répugnante, trop immonde ? Pitié dis-moi que c'est pour ça, dis-moi que c'est ça. Dis-moi que tu ne veux plus que je t'approche parce que je suis sale, repoussante et pas parce que tu ne vois plus l'humaine en moi. Oh s'il te plait mon coeur, reviens. Reviens embrasser mes mains, reviens caresser tendrement mes cheveux, reviens faire de moi ta reine, ta princesse. Je veux être tienne encore une fois, juste une, qui durera pour toujours. Oh s'il te plait mon amour, je ne veux plus que tu me fuies. Je marche pieds nus dans mon appartement sale. Dis moi Lloyd, est-ce que toi aussi tu penses à moi parfois ? Est-ce que tes pensées se tournent vers moi depuis que tu m'as posé cet ultimatum, depuis que j'ai eu le droit de te toucher une dernière fois, depuis que tu es devenu un presque inconnu pour moi, mon corps ? Je suis une bête enragée, je suis folle. NON. Je ne suis pas folle, je ne suis pas malade. Je n'ai pas la fièvre, je n'ai pas les membres qui tremblent, je ne suis pas couverte de sueur, je ne suis pas brûlante. Ils mentent, ils mentent tous.

Je fouille les placards avec frénésie.

Où est-elle ?
Où est-elle ?
Où est-elle ?
Où est-elle ?

Je veux ma bouteille. Je veux la voir. Je veux absolument la voir, je veux juste la tenir.

{ ... }

Affalée
par terre
je divague.

La bouteille,
abandonnée,
a été vidée.

Elle gît sur le sol.
Elle attend à côté.
Elle est sage à terre.

J'ai bu.

J'ai tout bu.

Jusqu'à voir flou.
Jusqu'à me sentir nauséeuse.
Jusqu'à vomir par terre.
Jusqu'à m'effondrer.

J'ai tout bu et je me sens pas mieux. Je crois que je me sens pire. Je crois que je suis très mal.


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1168 mots

#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
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UN JOUR - [30.07.2051]
{ appartement de Miya, nuit }

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La douleur est atroce. Elle est partout, elle me brûle, elle m'asservie. Je suis incapable de penser à autre chose qu'à la brûlure qui se répand dans tout mon corps, à cette souffrance qu'on ne peut pas nommer tant elle fait mal, tant elle me réduit en poussière, tant elle m'incinère, tant elle est puissante, à une intensité que je suis incapable de supporter. Je gémis, je pleure, je supplie Lloyd de venir, de prendre ma main, cette main qu'il a relâchée, cette main qu'il ne veut plus tenir. Je ne veux pas croire qu'il m'a dit ça, je ne veux pas qu'il m'ait laissée seule dans le chaos seule dans la douleur seule dans le noir. Je suis seule face à mes démons et il n'y a rien que je puisse faire afin de les calmer, afin de reprendre le contrôle. Je ne peux pas faire cesser cette torture, je peux pas faire quoi que ce soit pour l'arrêter ou pour m'en protéger, non. Elle me consume jusqu'à la dernière goutte de mon essence, de mon être. Je disparais dessous, je n'ai plus d'identité, je suis à moitié en vie, je ne suis plus consciente. Je pleure. Je supplie. Je gémis. Je suis trempée mais je suis froide. J'ai chaud. Non c'est l'inverse. Je suis chaude et j'ai froid. J'ai la fièvre, le mal de Lloyd. Reviens mon trésor, reviens je t'en supplie. Dis moi que tout va bien se passer, dis moi que je suis capable d'être quelqu'un de bien, dis moi que je peux continuer d'être ton rêve, que malgré mes vices je peux continuer d'être aimée. Je t'en prie. Je ne veux plus continuer comme ça, je ne peux plus continuer comme ça.


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287 mots

#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage

recueil PNJ TW Humanoïde
CINQ JOURS - [03.08.2051]
{ appartement de Miya, nuit }

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eleanor rigby - cody fry
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Je flotte dans l'espace temps. Je ne suis plus un être, je n'existe plus, tout ça n'a aucune importance. Je ne suis plus ni humaine ni chose, je ne suis plus tout court. Mon corps se désintègre, mes pensées ne viennent plus, ma peau s'effrite, je me détruis lentement sous mon regard imperturbable. Je me détruis, je me réduis en miettes, je ne suis rien de plus qu'un amas de poussière destiné à être perdu sur la Terre, à m'envoler jusqu'aux étoiles, jusqu'aux planètes et à les regarder. Je flotterais parmi elles, je danserais entre elles. Le manque me consume, je me réduis en miettes, une infinité de miettes. Je ne suis que fragments d'existence, je ne suis plus une chose à part entière, je ne peux plus dire que j'existe car je ne suis plus, je ne me ressens plus. Je me laisse aller, tout simplement. Je n'écoute plus que la pulsation régulière de mon coeur. Ce qui est bizarre, car mon coeur a cessé de battre à l'instant où la vie de mon enfant a été déchirée en deux. Et pourtant, il est là ce coeur, et il bat, il continue de battre, il continue de danser dans ma poitrine. Dans un rythme saccadé, dans un effort acharné, il continue de donner du sien. Il pompe et il pompe, la machine ne s'arrête pas, elle envoie le sang dans mon corps, l'oxygène à mon cerveau. La terrible machine humaine ne s'arrête pas, jamais. Et ce alors même que je n'existe plus, alors que je ne ressens plus rien, alors que je ne suis plus rien. Je me laisse aller à la dérive, je ne veux plus exister, je ne veux plus être. Un monde sans elle n'a aucun sens, et un monde sans lui encore moins. Dis moi mon amour, mon ange, mon petit coeur, est-ce que tu regardes maman depuis là haut ? Dis moi ma princesse, est-ce que tu as honte de moi ? Est-ce que tu m'en veux ? Est-ce que tu me regrettes ? J'ai un rire las, un rire mat, un son creux, désagréable. Je ne ressens même plus le manque. Je suis un vide abyssal. Je suis les abysses. Nouveau rire vide de sens. Vide, amorphe. Un rire comme moi.


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3780 mots

#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage

recueil PNJ TW Humanoïde
HUIT JOURS - [06.08.2051]
{ appartement de Miya, nuit }

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la jeune fille et la mort - schubert
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« Je suis désolée mon coeur, je suis tellement tellement désolée...je voulais pas ça, je voulais t'offrir le meilleur, je voulais t'offrir le plus beau, je voulais t'offrir quelque chose de génial, quelque chose de merveilleux, quelque chose qui t'aurait fait plaisir... S'il te plait mon ange, mon petit ange, ma jolie petite fille, je t'en supplie pardonne moi.. Tu sais tu aurais eu une belle vie... Maman t'aurait aimée très fort, si fort que t'aurais eu marre qu'elle t'aime, qu'elle te serre contre elle, qu'elle te berce et qu'elle te couvre de compliments, d'amour, de cadeaux. Et papa....Merlin, papa t'aurait aimé tellement fort lui aussi.. Dis moi mon coeur, tu le vois depuis là-haut ? Est-ce que tu veilles sur nous mon trésor ? Est-ce que tu me pardonnes ? Dis, je t'en supplie mon bébé, tu veux bien me pardonner de ne pas avoir su comment être une bonne mère pour toi ? Je..j'ai.. J'ai honte, mon petit coeur. J'ai honte de ne pas avoir su t'aimer suffisamment pour prendre soin de toi, j'ai honte de ne pas avoir su m'arrêter mais.. Mais je fais vraiment des efforts. Je te promets mon ange, je te le jure sur ma propre vie, je te jure que je fais des efforts, j'en fais tellement que je me noie, je me perds, je disparais. Pardonne moi mon coeur, pardonne moi de ne pas avoir su être assez bien pour toi, pour ton père, pour notre famille... Pour le "Nous". »


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249 mots

#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage