C.W Pas facile pour un père de jouer les décorateurs

Mardi 27 juin 2051
Dans la journée
Avec : @Cinaed Wallace


George n'avait pas vraiment eu le temps de décorer la chambre de sa fille. Lorsqu'il avait emménagé à Pré-Au-Lard à Pâques, il s'était concentré sur le rangement, déposer sa candidature pour être professeur à Poudlard, passer des entretiens, puis préparer les examens et les cours lorsque ce fut acté qu'il soit le nouveau professeur de Soins aux Créatures Magiques. Et avec tout ça, profiter de temps précieux avec sa fille.
Autant dire que la décoration était passée à la trappe. Seulement, il comptait se rattraper.

Le sorcier profita que Hope soit chez sa soeur pour se rendre au quotidien des sorciers à Godric's Hollow afin de faire les achats essentiels. La fillette voulait une chambre à paillettes. George n'était pas emballé par l'idée mais il savait à quel point sa fille raffolait de paillettes. Aussi, il prit la décision de lui faire un mur blanc et de parsemé des paillettes roses de façon à ce que ce soit joli et agréable à voir.
Il nota d'acheter des rideaux roses, un petit tapis de jeu, un bureau et d'autres objets utiles. Et il ne devait pas oublier la parure de lit !

D'un pas décidé, George entra dans le magasin. Il prit le papier blanc et les paillettes. Ça c'était facile. Il prit ensuite les rideaux qu'il avait imaginé.
Seulement voilà. Il se trouvait maintenant devant les parures de lit et il ne savait pas du tout laquelle prendre. Et puis, devait-il aussi prendre le petit rideau à accrocher au-dessus du lit ? Ce petit rideau comme les princesses avaient sur leur lit ? Le jeune homme fixait tout ça en poussant un soupir indécis et perdu :

- Qu'est-ce qui va le mieux ? Celle-là ou celle-ci ?

George regardait les parures, désespéré. Qu'est-ce que voulait Hope ? Tout ce que la fillette lui avait dit c'était paillettes et paillettes. Et ça n'aidait pas vraiment l'adulte en ce moment précis...
C'était dans des moments pareils que George regrettait l'absence d'une femme dans sa vie. Les femmes savaient quoi faire dans ces moments.


J'espère que ce début te convient :cute:
N'hésite pas si tu veux modifier le titre !

Professeur de SaCM depuis le 01.06.2051
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !

C.W Pas facile pour un père de jouer les décorateurs
Cinaed n'était pas rassuré à l'idée de laisser les enfants seuls à l'appartement mais une partie de lui essayait de se rappeler qu'il le faisait quand il allait travailler et que ce n'était donc rien de nouveau pour eux. Mais une partie de lui continuait à penser que, puisqu'il ne travaillait pas aujourd'hui, il devrait rester avec eux. Et s'ils faisaient brûler l'appartement ? Ce n'était pas arrivé, même quand il rentrait un peu tard du travail, mais et si, aujourd'hui, ils s'ennuyaient trop ? Et s'ils pensaient que Cinaed était un mauvais gardien, lui qui ne passait pas tout son temps libre avec eux ? Leur mère avait fait pareil, non ? De les laisser tout seul alors qu'elle avait l'opportunité de passer du temps avec eux. L'ébéniste n'avait pas envie qu'ils trouvent des points de comparaison entre lui et leur mère, c'était surtout ça qui était angoissant. Mais Rhys était occupé et ne pouvait pas les garder - et de toute façon, lui aussi avait le droit à du temps libre - et Adeline et Alexander avaient été contents de pouvoir rester à la maison. Enfin, Cinaed avait cru ça à leur réaction.

Et si, finalement, ils n'étaient pas contents du tout ?
C'était une pensée qui l'obsédait un peu, malgré le fait qu'il avait quitté la maison pour faire des emplettes essentiellement pour eux. Pour deux enfants qui avaient toujours vécu dans le monde magique, finir dans le Londres moldu devait faire tout bizarre. Peut-être que Cinaed devrait déménager, en fait. Mais à la place, il essayait d'amener un peu du monde sorcier chez lui, même si cela voulait dire se débarrasser de la majorité de ses bidules moldus pour qu'il n'y ai pas d'accident à cause des interférences magiques. Cinaed n'était pas encore prêt à quitter Londres, ni cet appartement dans lequel il avait guérit beaucoup de choses pour son petit cœur. Ca lui semblait faux de s'enfuir, de quitter la ville alors qu'il venait juste de se sentir à nouveau chez lui dans l'appartement. Mais, à bien y penser, Alexander et Adeline seraient mieux dans un village sorcier. Pas Godric's Hollow, trop près de leur mère et trop étouffant pour Cinaed, mais peut-être Pré-au-Lard ? Une jolie maison à faire construire un peu à l'écart du village. Peut-être que ce serait ça le vrai bonheur.

M'enfin bon, pour le moment Cinaed était surtout en mission. Adeline était mauvaise en botanique - elle n'aimait pas ça, non plus - alors l'ébéniste s'était mis en tête de lui dégotter un de ces petits chaudrons qui aidaient à faire pousser une plante. Ca l'occuperait et peut-être que cela la réconcilierait avec cette matière. Oh, pas qu'il veuille la pousser dans une filière qui en avait ou dans un diplôme de botanique, mais faire pousser des plantes était, d'après sa mère, une activité vraiment calme. Cinaed s'y était essayé et, quand il n'avait pas le cerveau en ébullition, il trouvait ça sympa. Une petite partie de lui espérait qu'Adeline y trouverait un peu de paix et, accessoirement, que ça lui apprendrait un peu à prendre soin de ses affaires et d'un être vivant.

Evidemment, à peine entré dans le magasin, il s'était emparré du petit chaudron en question et puis... avait craqué sur un ours en plus qui faisait des câlins tout seul. Pour quand Adeline retournerait à Poudlard. Au cas où elle se sente seule, v'voyez ? Et puis il avait été attiré par tout ce qui avait une forme de dragon, ou tous les trucs qu'Alexander aurait pu aimer. En somme, il avait dans un sac qu'il embarquait en allant faire ses courses, tout plein de choses qui n'auraient pas dû y être.
Pas grave.

D'un pas décidé, Cinaed se dirigea vers le fond de la boutique, là où les objets étaient souvent moins demandés et, alors qu'il observait rapidement quelques objets du quotidien, un homme prit la parole à quelques pas de lui. Certain qu'il lui avait parlé à lui - à lui très précisément, voyez-vous - Cinaed se tourna vers la voix et s'approcha de l'homme avec un grand sourire.

La mienne aurait préféré des dragons, mais si elle avait voulu des paillettes, elle aurait prit celle-ci. dit-il en pointant une couverture aux jolis reflets. Délicatement enchantée, elle était moins criarde que l'autre, un peu plus facile de s'endormir dedans, donc. Celle-ci est enchantée pour s'étendre toute seule en plus, non ? Pas besoin de faire son lit, du coup. Enfin, ce genre d'enchantement était un peu traitre parce que si la couverture n'était pas bien posée au pied du lit, et bien tirée sous le matelas, elle pouvait tout aussi bien se déplier en biais est finir par terre. Mais bon. Pas d'accompagnateur pour vous non plus ? demanda-t-il ensuite avec un sourire sympathique. De mon côté, j'en aurais eu besoin d'un, j'ai prit trop de choses... fit-il avec un rire penaud. Mais c'est mignon, non ? demanda-t-il en sortant le nounours de son sac et en l'agitant devant les yeux de l'autre. Avec ses deux mains, il bougeait les petits bras de la peluche. Et puis, d'une voix haut perché, qui lui fit presque mal à la gorge, il ajouta. Je suis un nounours qui adore les câlins, embarqué par un papa angoissé.

Un papa. Ca lui faisait toujours quelque chose au fond de lui de le dire, ou même juste d'y penser. Un bonheur sans limite, qui réchauffait tout son corps comme s'il avait toujours vécu enterré dans la neige avant cela. Même si tout était fatiguant et qu'il avait eu plus d'anxiété ces derniers jours qu'il n'en avait eu depuis dix ans, ça valait le coup. Il se sentait heureux, sous toutes ces nouveautés et ces questions qui le tenaient éveillé la nuit. Une fois que l'angoisse se serait effacée et que la fatigue aurait reprit son niveau normal - du genre qui vous rappelait que vous vieillissiez, mais pas celle qui vous donnait l'impression d'être un cadavre ambulant - il ne resterait que ce bonheur dévorant. Cinaed avait hâte, honnêtement, mais pas trop non plus. Il avait l'impression que sans questions, sans peurs, il ne ferait plus aussi attention à bien faire les choses. Au moins, être anxieux lui permettait de penser à tout et de faire en sorte de toujours avoir un coup d'avance sur les besoins des enfants.

1060

Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]