La Maladie d'Amour
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Avec @Sulien Willows
Samedi 16 Septembre 2051
__________
Un autre jour, une autre visite à Rahima, une autre raison de m’être levé cet après-midi. En ce moment, j’ai juste envie de rester au lit. Ça va pas. Je me pose plein de questions, tout le temps, mais je crois que ce ne sont pas les bonnes questions parce que je trouve jamais de réponse. Alors ça tourne dans ma tête, ça m’obsède.
Je réfléchis, aussi. Beaucoup trop. A tout. A des trucs qui ne peuvent pas amener de questions, puisque ce sont des conséquences. Moi, si j’aime pas réfléchir, c’est pas pour rien. Je crois que j’ai été dans le déni pendant des années. Dix ans ? Quinze ? Juste… mate ma vie : j’ai trente-trois ans, et je possède rien à moi. J’ai rien créé. Je suis un artiste raté. Je suis un co-gérant qui gère rien du tout. J’ai pas de gosse — j’en ai plus, en fait. J’ai des parents super qui ont galéré pour nous élever et qui vivent toujours dans le même taudis. J’ai un toit sur la tête mais il ne m’appartient pas. J’ai une amie que j’aime à en crever que j’ai gagné après lui avoir brisé son joli petit coeur. J’ai une femme qui m’aime mais qui nous fait souffrir. J’ai un Lil’, un frère, qui va se marier et je peux rien faire pour l’aider, lui qui m’a arraché au pire choix de ma vie. J’ai une soeur qui a sacrifié dix ans de sa vie pour moi qui ne lui ai rien apporté.
J’ai quoi, hein ? J’ai quoi, à moi ? Rien. Alors que j’ai tout autour de moi qui ne m’appartient pas.
J’ai juré : heureusement que j’ai mon Soleil pour garder la tête hors de l’eau. Elle est douce, tout le temps. Elle juge jamais. Elle est… j’te jure, elle est parfaite. Je la mérite pas. Mais dans ses yeux, j’ai toujours l’impression que c’est moi le cadeau dans notre relation. Rahima, si tu savais comme c’est toi, la plus belle chose sur terre.
Je referme la porte de sa chambre derrière moi, non sans lui avoir lancé un baiser avant. Je reviens demain, mon petit chat. Tu sais que je reviens toujours.
Savoir qu’elle est contagieuse, ça me donne toujours l’impression d’être poisseux dés que je reviens dans le couloir. Alors que je respecte les règles d’hygiène. Là, genre ? Je vais direct transplaner jusqu’à chez moi pour prendre ma deuxième douche de la journée. Franchement, en ce moment, j’en suis à trois, t’sais. Une avant d’aller la voir, une après être rentré à l’appart et une autre encore après le jogging du retour de la Fausse Danse.
J’ai jamais aussi été propre. Même Dolly elle me reconnaît plus. Je crois que ça lui plait pas trop, parce que ce matin, elle a pissé dans mes Docs. Je l’ai prévenue que si elle recommençait, j’allais m’y mettre aussi. Je crois qu’elle en a rien à fiche. Mais, en même temps, c’est un furet.
499 mots
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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La Maladie d'Amour
TW : brève mention de crise d'angoisse
Je suis à la Nouvelle Sainte-Mangouste avec la boule au ventre. Non pas parce que j'ai peur d'entendre que le cas de Rahima s'est aggravé — quoique peut-être à moitié — mais à cause d'un passé bien trop douloureux dont je n'ai pas envie de me rappeler. Et pour éviter ça, j'évite tout lieu qui contient bien trop de souvenirs, Sainte-Mangouste en fait partie. Enfin, l'ancienne mais la première fois que j'ai posées les pieds dans les nouveaux locaux, j'ai cru que mon cœur allait me lâcher tellement la crise d'angoisse fut violente. Donc j'évite, sauf que là, je ne peux pas.
Rahima est clouée sur un lit l'hôpital et ô grand jamais je n'irai pas la voir au moins une fois par semaine. Je devrais le faire tous les jours mais mon corps ne le supporterait pas. Bien sûr qu'elle ne sait rien sur mon long séjour à Sainte-Mangouste, c'est quelque chose qui sort très très peu de mes lèvres. Je lui ai juste dit qu'avec la rentrée j'allais avoir beaucoup de travail mais que je ferais de mon mieux pour me libérer un après-midi. Je n'aime pas lui mentir, je ne devrais pas mais ce n'est pas le moment de lui vomir mon passé alors qu'elle est déjà fatiguée. Juste, je fais mine de rien en invitant Andrew ou Alys dans le cas où je commencerais à hyperventiler. C'est jamais arrivé, sûrement parce que voir Rahima ça me vide les pensées et que d'être accompagné ça me soulage.
Mais là, je suis seul. Andrew et Alys ne sont pas disponibles et je n'ai personne d'autre à qui demander. Juliette est occupée et ce ne sont clairement pas ses affaires. Et mes parents, jamais je ne voudrais que la première fois qu'ils rencontrent Rahima, elle soit complètement achevée par la maladie. Déjà qu'avec Andrew et Alys ce n'était pas tip top... Donc je suis venu seul et j'ai la gorge nouée. Je fais ça pour mon rayon de soleil. Je me répète cette pensée en boucle parce que voir autant de capes vertes se balader m'angoisse. J'ai juste à monter les escaliers jusqu'au premier étage puis de marcher droit vers sa chambre en ignorant tout autre forme de vie. Voilà, me mettre en automatique sera plus simple tant que personne ne vient me déranger. J'ai envie de fuir mais je ne le ferai pas. Rahima a besoin que je sois là pour elle et je le serai.
Je marche sans faire attention à ce qui m'entoure. Quand je me fixe un objectif, les choses autours deviennent flous et futiles. C'est très utile dans cette situation. Je me vois seulement monter les escaliers puis le sol blanc du couloir pour aller jusqu'à mon rayon de soleil. C'est comme une routine, je répète les choses mécaniquement comme dans mes souvenirs. Puis là, j'attrape la poignée.... Oula c'est pas la poignée ça.
Je reviens à la réalité et je lâche immédiatement quand je me rends compte que je tenais le blouson de quelqu'un. "Pardon, j'étais un peu dans la-", ma voix se bloque dans ma gorge en voyant à qui je m'adresse. Lloyd River qui sort de la chambre de Rahima. Eww, j'ai attrapé le morveux ! Mais, qu'est-ce qu'il fou ici ?
"Tu- hum...", les mots m'échappe. Je ne suis pas dans le meilleur des états pour parler comme il se doit.
561 mots
@Lloyd River
Je suis à la Nouvelle Sainte-Mangouste avec la boule au ventre. Non pas parce que j'ai peur d'entendre que le cas de Rahima s'est aggravé — quoique peut-être à moitié — mais à cause d'un passé bien trop douloureux dont je n'ai pas envie de me rappeler. Et pour éviter ça, j'évite tout lieu qui contient bien trop de souvenirs, Sainte-Mangouste en fait partie. Enfin, l'ancienne mais la première fois que j'ai posées les pieds dans les nouveaux locaux, j'ai cru que mon cœur allait me lâcher tellement la crise d'angoisse fut violente. Donc j'évite, sauf que là, je ne peux pas.
Rahima est clouée sur un lit l'hôpital et ô grand jamais je n'irai pas la voir au moins une fois par semaine. Je devrais le faire tous les jours mais mon corps ne le supporterait pas. Bien sûr qu'elle ne sait rien sur mon long séjour à Sainte-Mangouste, c'est quelque chose qui sort très très peu de mes lèvres. Je lui ai juste dit qu'avec la rentrée j'allais avoir beaucoup de travail mais que je ferais de mon mieux pour me libérer un après-midi. Je n'aime pas lui mentir, je ne devrais pas mais ce n'est pas le moment de lui vomir mon passé alors qu'elle est déjà fatiguée. Juste, je fais mine de rien en invitant Andrew ou Alys dans le cas où je commencerais à hyperventiler. C'est jamais arrivé, sûrement parce que voir Rahima ça me vide les pensées et que d'être accompagné ça me soulage.
Mais là, je suis seul. Andrew et Alys ne sont pas disponibles et je n'ai personne d'autre à qui demander. Juliette est occupée et ce ne sont clairement pas ses affaires. Et mes parents, jamais je ne voudrais que la première fois qu'ils rencontrent Rahima, elle soit complètement achevée par la maladie. Déjà qu'avec Andrew et Alys ce n'était pas tip top... Donc je suis venu seul et j'ai la gorge nouée. Je fais ça pour mon rayon de soleil. Je me répète cette pensée en boucle parce que voir autant de capes vertes se balader m'angoisse. J'ai juste à monter les escaliers jusqu'au premier étage puis de marcher droit vers sa chambre en ignorant tout autre forme de vie. Voilà, me mettre en automatique sera plus simple tant que personne ne vient me déranger. J'ai envie de fuir mais je ne le ferai pas. Rahima a besoin que je sois là pour elle et je le serai.
Je marche sans faire attention à ce qui m'entoure. Quand je me fixe un objectif, les choses autours deviennent flous et futiles. C'est très utile dans cette situation. Je me vois seulement monter les escaliers puis le sol blanc du couloir pour aller jusqu'à mon rayon de soleil. C'est comme une routine, je répète les choses mécaniquement comme dans mes souvenirs. Puis là, j'attrape la poignée.... Oula c'est pas la poignée ça.
Je reviens à la réalité et je lâche immédiatement quand je me rends compte que je tenais le blouson de quelqu'un. "Pardon, j'étais un peu dans la-", ma voix se bloque dans ma gorge en voyant à qui je m'adresse. Lloyd River qui sort de la chambre de Rahima. Eww, j'ai attrapé le morveux ! Mais, qu'est-ce qu'il fou ici ?
"Tu- hum...", les mots m'échappe. Je ne suis pas dans le meilleur des états pour parler comme il se doit.
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@Lloyd River
Dernière modification par Sulien Willows le 18 sept. 2026, 08:19, modifié 1 fois.
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La Maladie d'Amour
La porte est refermée, et je devrai repartir. Je repars pas. Ma main reste sur la poignée de la porte de Rahima. Je n’ai pas envie de partir. Je n’ai pas envie de rentrer chez moi — non, chez Jude — pour m’y retrouver seul. Tout seul. J’ai pas envie. Même si je mets la musique à fond, ça ne couvre pas le bruit que fait mon cerveau. Même les philtre de paix ne le calme pas assez pour que j’appelle ça des pauses. Je me sens à la fois vide et acculé. Tout fait du bruit autour de moi autant que je ne ressens que le silence. Ça n’a aucun sens. Ma vie n’a aucun sens. Je possède tout sans avoir quelque chose à moi. J’ai tout gagné et je n’ai rien à célébrer.
Ça n’a aucun sens.
Je remarque à peine les pas qui se rapproche dans le couloir. J’y prête pas vraiment attention. On va me demander ce que je fais là, et je saurai pas quoi répondre. J’ai même pas envie de parler. Je veux juste rester avec Rahima, rire, jouer aux cartes, oublier le temps d’une heure encore que tout ça n’a aucun sens.
Les pas sont là, à portée. Je tourne ma tête vers eux.
Euh, c’est une blague ?
Je le reconnais direct, avec son teint de cadavre tout droit sorti du cimetière, ses yeux cernés et sa sale tête de fils à papa.
Qu’est-ce qu’il fout là ?
Bouge de là, en fait.
Sa main chope mon blouson. Je me fige. Mais il est sous quoi pour être dans le cirage comme ça ? Nan, mais c’est pas la question en fait : qu’est-ce qu’il fout là ? Pourquoi il s’est approché comme ça ? Il allait pas voir mon Soleil, quand même ? Avec sa vieille tête, là, va pas me dire que c’est un pote à Rahima parce que je vais câbler.
Je recule même pas. Je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que mon corps veut naturellement faire barrière entre lui et Rahima.
Il me lâche enfin. Je serre les dents.
Tu m’as reconnu au moins ou t’es sous philtre de je sais pas quoi ?
Ma mâchoire se décrispe un peu quand je comprends que je vais pas me confronter à lui : il me jette aucun fion. Ça m’arrange, parce que je suis pas d’humeur, et j’ai envie de cogner personne ici. On m’interdirait de venir, et plutôt crever que de pas pouvoir retourner rendre visite à Rahima.
Je tire sur mon blouson pour le remettre en place. J’en profite pour remettre la zipette droite, bien contre la fermeture.
« Qu’est-ce tu fous là. »
Je pense même pas à me foutre de la tronche de sa tenue. Je supporte pas la mode sorcière. Là, ça me paraît pas être la priorité de lui dire qu’il est mal zappé et qu’il me donne envie de gerber.
488 mots
Ça n’a aucun sens.
Je remarque à peine les pas qui se rapproche dans le couloir. J’y prête pas vraiment attention. On va me demander ce que je fais là, et je saurai pas quoi répondre. J’ai même pas envie de parler. Je veux juste rester avec Rahima, rire, jouer aux cartes, oublier le temps d’une heure encore que tout ça n’a aucun sens.
Les pas sont là, à portée. Je tourne ma tête vers eux.
Euh, c’est une blague ?
Je le reconnais direct, avec son teint de cadavre tout droit sorti du cimetière, ses yeux cernés et sa sale tête de fils à papa.
Qu’est-ce qu’il fout là ?
Bouge de là, en fait.
Sa main chope mon blouson. Je me fige. Mais il est sous quoi pour être dans le cirage comme ça ? Nan, mais c’est pas la question en fait : qu’est-ce qu’il fout là ? Pourquoi il s’est approché comme ça ? Il allait pas voir mon Soleil, quand même ? Avec sa vieille tête, là, va pas me dire que c’est un pote à Rahima parce que je vais câbler.
Je recule même pas. Je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que mon corps veut naturellement faire barrière entre lui et Rahima.
Il me lâche enfin. Je serre les dents.
Tu m’as reconnu au moins ou t’es sous philtre de je sais pas quoi ?
Ma mâchoire se décrispe un peu quand je comprends que je vais pas me confronter à lui : il me jette aucun fion. Ça m’arrange, parce que je suis pas d’humeur, et j’ai envie de cogner personne ici. On m’interdirait de venir, et plutôt crever que de pas pouvoir retourner rendre visite à Rahima.
Je tire sur mon blouson pour le remettre en place. J’en profite pour remettre la zipette droite, bien contre la fermeture.
« Qu’est-ce tu fous là. »
Je pense même pas à me foutre de la tronche de sa tenue. Je supporte pas la mode sorcière. Là, ça me paraît pas être la priorité de lui dire qu’il est mal zappé et qu’il me donne envie de gerber.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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La Maladie d'Amour
Par Merlin, j'ai honte d'avoir glissé comme ça. Sur toutes ces années de vie, je n'ai jamais fait de gaffe avec Lloyd, tout simplement pour instaurer ma supériorité évidente sur cet idiot. Non parce qu'il est sang-mêlé hein, je m'en contre-fiche de ce qui coule dans son sang. C'est juste... Je ne l'aime pas, c'est tout. Beaucoup trop d'histoires entre nous pour que je sois un minimum agréable avec lui. Mais là, il me surprend vraiment au pire moment de ma journée.
Je sens le stress qui croule sous ma peau, prêt à exploser à n'importe quel mouvement trop brusque. Est-ce que j'ai envie de m'effondrer ici, devant ce morveux ? Non, du tout donc je prends une grande respiration et je calme mon corps qui s'attendait à atterrir dans la chambre de Rahima. Je n'aime pas qu'on me sorte de mes petites transes, ça me perturbe complètement. Mais il faut que je me calme pour me sortir de cette situation dans les règles de l'art.
Mes yeux traversent son être de haut en bas. Il est vraiment venu habillé comme ça en plein dans la capitale ? Je veux dire, chez soi pourquoi pas mais à Godric's pour visiter quelqu'un à l'hôpital qui souffre tous les jours ? C'est bien la pire des façons pour attirer l'œil des gens sur soi. Enfin, ça ne devrait pas le déranger. Il ne doit même pas y faire attention. Lloyd River ne connaît pas les règles en société sorcière car il ne fait aucun effort pour l'intégrer. Je le sais car il tape avec les poings. Il ne pense même pas à sa baguette, arme beaucoup plus puissante — si notre magie suit bien sûr.
Il est tout grognon aussi. Non que ça change vraiment de d'habitude quoiqu'en y pensant, il aurait déjà essayé de me prendre de haut. Bah alors ? On passe une mauvaise journée ? Je ne devrais pas me moquer ainsi mais c'est si rare de le voir au fond du trou.
"Je suis là pour visiter Rahima. J'imagine que tu viens tout juste de finir ta visite vu que tu sors de sa chambre.", elle aime bien cet homme pour mon plus grand malheur. Mais bon, si ça la rend heureuse, je n'empêcherai pas une telle liaison. "Maintenant, si tu veux bien bouger pour que je puisse la voir..."
Je ne bouge pas, je le regarde seulement car il bougera pour ne pas avoir plus de problèmes qu'il n'en a déjà.
414 mots
@Lloyd River
Je sens le stress qui croule sous ma peau, prêt à exploser à n'importe quel mouvement trop brusque. Est-ce que j'ai envie de m'effondrer ici, devant ce morveux ? Non, du tout donc je prends une grande respiration et je calme mon corps qui s'attendait à atterrir dans la chambre de Rahima. Je n'aime pas qu'on me sorte de mes petites transes, ça me perturbe complètement. Mais il faut que je me calme pour me sortir de cette situation dans les règles de l'art.
Mes yeux traversent son être de haut en bas. Il est vraiment venu habillé comme ça en plein dans la capitale ? Je veux dire, chez soi pourquoi pas mais à Godric's pour visiter quelqu'un à l'hôpital qui souffre tous les jours ? C'est bien la pire des façons pour attirer l'œil des gens sur soi. Enfin, ça ne devrait pas le déranger. Il ne doit même pas y faire attention. Lloyd River ne connaît pas les règles en société sorcière car il ne fait aucun effort pour l'intégrer. Je le sais car il tape avec les poings. Il ne pense même pas à sa baguette, arme beaucoup plus puissante — si notre magie suit bien sûr.
Il est tout grognon aussi. Non que ça change vraiment de d'habitude quoiqu'en y pensant, il aurait déjà essayé de me prendre de haut. Bah alors ? On passe une mauvaise journée ? Je ne devrais pas me moquer ainsi mais c'est si rare de le voir au fond du trou.
"Je suis là pour visiter Rahima. J'imagine que tu viens tout juste de finir ta visite vu que tu sors de sa chambre.", elle aime bien cet homme pour mon plus grand malheur. Mais bon, si ça la rend heureuse, je n'empêcherai pas une telle liaison. "Maintenant, si tu veux bien bouger pour que je puisse la voir..."
Je ne bouge pas, je le regarde seulement car il bougera pour ne pas avoir plus de problèmes qu'il n'en a déjà.
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@Lloyd River
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La Maladie d'Amour
Je ne veux pas qu’il soit là. Je veux juste qu’il se barre. Qu’il sorte de mon champ de vision. Qu’il arrête d’exister dans la même pièce que moi. Je déteste tout ce qu’il est, tout ce qu’il représente. T’as réussi, toi, Willows ? T’as réussi ta vie ? Ben c’est pas juste. Toi, t’as toujours tout eu grâce à Papa et Maman, hein ? Les bonnes notes, les beaux fringues, les relations… je le déteste. Moi, j’ai vu ce qu’il cache en dessous de tout son apparat. Un sale type. Un pauvre débile qui utilise les autres pour se valoriser. C’est un guignol, et méchant avec ça. J’ai jamais supporté la méchanceté gratuite. Jamais. Qu’elle soit dirigée vers moi ou quoi, je m’en tape, c’est pas la question. Je suis solide.
Ma guitare, elle, ne l’était pas.
Nan, Willows. J’ai pas oublié. J’oublierai jamais.
Je fronce les sourcils. Il vient voir Rahima. Ma Rahima. Ce mec vient voir mon Soleil, lui qui se complet dans les ombres. J’aime pas. J’ai une peur immédiate qui me prend à la gorge : il peut le faire pâlir, mon Soleil. Avec son attitude, avec sa dégaine, avec ses réflexions, son sarcasme qui me sort par les yeux et tout ce qu’il est, tout, absolument tout. Rahima, c’est une soeur du Northside. Comme moi. Elle a rien à faire avec ce mec, ce foutu sorcier tout propre sur lui — mes genoux, ouais. Ce mec, il a rien de propre. Il est crasseux à l’intérieur. Il me dégoûte. C’est viscéral. J’ai jamais autant détesté un mec que Sulien Willows.
Tu veux que je bouge ?
Je croise les bras sur la poitrine.
Je le toise du haut des quelques centimètres que j’ai sur lui.
« Elle est malade », je rappelle. « Si t’es là pour la faire chialer avec tes soucis de gosse de riche de mes nœuds, tu peux faire demi-tour. »
Ouais, parce que je connais ma Rahima : elle peut se mettre de côté pour aider se guignole.
339 mots
Ma guitare, elle, ne l’était pas.
Nan, Willows. J’ai pas oublié. J’oublierai jamais.
Je fronce les sourcils. Il vient voir Rahima. Ma Rahima. Ce mec vient voir mon Soleil, lui qui se complet dans les ombres. J’aime pas. J’ai une peur immédiate qui me prend à la gorge : il peut le faire pâlir, mon Soleil. Avec son attitude, avec sa dégaine, avec ses réflexions, son sarcasme qui me sort par les yeux et tout ce qu’il est, tout, absolument tout. Rahima, c’est une soeur du Northside. Comme moi. Elle a rien à faire avec ce mec, ce foutu sorcier tout propre sur lui — mes genoux, ouais. Ce mec, il a rien de propre. Il est crasseux à l’intérieur. Il me dégoûte. C’est viscéral. J’ai jamais autant détesté un mec que Sulien Willows.
Tu veux que je bouge ?
Je croise les bras sur la poitrine.
Je le toise du haut des quelques centimètres que j’ai sur lui.
« Elle est malade », je rappelle. « Si t’es là pour la faire chialer avec tes soucis de gosse de riche de mes nœuds, tu peux faire demi-tour. »
Ouais, parce que je connais ma Rahima : elle peut se mettre de côté pour aider se guignole.
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Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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La Maladie d'Amour
Bon, il va bouger ? Rahima n'a pas tout son temps non plus. Puis, il a dû la fatiguer ce guignol. Mon pauvre rayon de soleil. Ne t'inquiète pas, je suis venu avec ta tablette de chocolat favorite, même si ça voulait dire aller dans le trop vaste monde moldu. Je connais quelques trucs, mais leur monde avance à une vitesse effrayante et c'est facile de se sentir perdu en même pas quelques mois. Cependant, je ne regrette pas d'avoir lâché Étude des moldus, c'était d'un ennui... Salavadora m'explique beaucoup mieux les choses sans en faire un événement exceptionnel qui serait une énorme révolution. Je comprends beaucoup mieux l'utilité de certains de leurs objets avec elle.
Bref, ce n'est pas le moment de rêvasser, il y a un grand boullu qui fait son grand singe de corps. Je ne sais pas ce qui doit se passer dans sa tête mais ça ne doit pas être fameux. De ce que Callahan m'a raconté, c'est un vrai chien de foire mais ces temps-ci il a l'air plus calme. Un coup de vieillesse peut-être ? Rah, non, je n'aime pas penser que ce soit ça car cela veut dire que je suis vieux. Je suis très jeune pour un sorcier mais j'ai l'impression d'avoir les os qui craquent toutes les heures. Et là, je n'ai pas envie de les faire craquer pour passer.
Il ne bouge pas, non il croise les bras et me regarde de haut. Comme si c'était impressionnant. Je rappelle : il fait 2 centimètres de plus que moi. C'est ridicule.
"Hein ?", il insinue que je vais faire pleurer Rahima là ? Mais il s'est tapé combien de fois la tête contre le mur depuis la dernière fois que je l'ai vu ? "Je viens voir une amie qui se retrouve dans un lit d'hôpital à cause d'une maladie, tu penses vraiment que je viens pour me plaindre ?", puis soucis de gosse de riche ? Je suis la risée de ma famille, tout ce qui touche aux sang-purs ne me concerne plus. Je vis juste ma vie comme je le peux. "L'empêcher de voir ses proches ne va pas l'aider dans sa guérison. Donc si tu viens bien être un bon ami et me laisser passer pour qu'on puisse avoir notre moment hebdomadaire.", je lui mime de déguerpir avec ma main. J'aurais bien voulu le pousser de moi-même mais c'est Lloyd. Je ne le retoucherai pas une deuxième fois.
411 mots
Bref, ce n'est pas le moment de rêvasser, il y a un grand boullu qui fait son grand singe de corps. Je ne sais pas ce qui doit se passer dans sa tête mais ça ne doit pas être fameux. De ce que Callahan m'a raconté, c'est un vrai chien de foire mais ces temps-ci il a l'air plus calme. Un coup de vieillesse peut-être ? Rah, non, je n'aime pas penser que ce soit ça car cela veut dire que je suis vieux. Je suis très jeune pour un sorcier mais j'ai l'impression d'avoir les os qui craquent toutes les heures. Et là, je n'ai pas envie de les faire craquer pour passer.
Il ne bouge pas, non il croise les bras et me regarde de haut. Comme si c'était impressionnant. Je rappelle : il fait 2 centimètres de plus que moi. C'est ridicule.
"Hein ?", il insinue que je vais faire pleurer Rahima là ? Mais il s'est tapé combien de fois la tête contre le mur depuis la dernière fois que je l'ai vu ? "Je viens voir une amie qui se retrouve dans un lit d'hôpital à cause d'une maladie, tu penses vraiment que je viens pour me plaindre ?", puis soucis de gosse de riche ? Je suis la risée de ma famille, tout ce qui touche aux sang-purs ne me concerne plus. Je vis juste ma vie comme je le peux. "L'empêcher de voir ses proches ne va pas l'aider dans sa guérison. Donc si tu viens bien être un bon ami et me laisser passer pour qu'on puisse avoir notre moment hebdomadaire.", je lui mime de déguerpir avec ma main. J'aurais bien voulu le pousser de moi-même mais c'est Lloyd. Je ne le retoucherai pas une deuxième fois.
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Ouais, je crois que tu vas te plaindre, parce que t’es un foutu égoïste, Willows. Je sais pas pourquoi t’es comme ça. Je sais pas pourquoi t’as le vice comme ça, pourquoi t’es aussi mauvais. J’en sais rien. Et je sais pas non plus comment toi tu peux être ami avec Rahima. Peut-être parce qu’elle adopte tout les chiens errants qu’elle croise et même les caniches bien peignés. J’en sais rien. J’en sais rien et ça me saoule de pas savoir.
Son ami. Je serre les dents. J’aime pas savoir qu’on peut partager tout les deux l’amitié de Rahima. Il la mérite pas. Je suis sûr qu’il lui vole ses sourires, sa joie, son énergie. C’est un foutu vampire bouffeur de bonheur. Je le sais. Il l’a fait avec Lil, à la soirée du Holy Bloody Valentine. Il me l’a dit. Lui, il a réussi à rendre mal mon Chris ? Ce mec qui croule sous la confiance en lui ? Je te dis pas comme j’ai eu envie de le choper pour l’encastrer dans un mur. Lil a pas voulu. Lil aime pas la violence, même quand c’est mérité. Et autant te dire que Willows, il la mérite.
Hebdomadaire ! Grosse baltringue ! Hebdomadaire ? Tu peux pas organiser ton emploi du temps pour aller voir ta pote tout les jours ?
Mince.
Je sais plus ce que je lui reproche, là.
Sa sale main toute osseuse qui me fait signe de bouger, je crois.
Je baisse les yeux sur elle. Eh vas y bouge la, je te l’envoie dans la tête.
« Parce que t’as cru que toi t’étais bien placé pour aider les gens à guérir ? » je rétorque en levant les yeux sur lui. « T’es un tas de pus avec des jambes. Donc tu décarres. Je lui dirai que t’es passé. »
Et je lui demanderai pourquoi elle se coltine un guignol pareil. Elle m’a déjà moi comme ami qui ne la mérite pas.
330 mots
Son ami. Je serre les dents. J’aime pas savoir qu’on peut partager tout les deux l’amitié de Rahima. Il la mérite pas. Je suis sûr qu’il lui vole ses sourires, sa joie, son énergie. C’est un foutu vampire bouffeur de bonheur. Je le sais. Il l’a fait avec Lil, à la soirée du Holy Bloody Valentine. Il me l’a dit. Lui, il a réussi à rendre mal mon Chris ? Ce mec qui croule sous la confiance en lui ? Je te dis pas comme j’ai eu envie de le choper pour l’encastrer dans un mur. Lil a pas voulu. Lil aime pas la violence, même quand c’est mérité. Et autant te dire que Willows, il la mérite.
Hebdomadaire ! Grosse baltringue ! Hebdomadaire ? Tu peux pas organiser ton emploi du temps pour aller voir ta pote tout les jours ?
Mince.
Je sais plus ce que je lui reproche, là.
Sa sale main toute osseuse qui me fait signe de bouger, je crois.
Je baisse les yeux sur elle. Eh vas y bouge la, je te l’envoie dans la tête.
« Parce que t’as cru que toi t’étais bien placé pour aider les gens à guérir ? » je rétorque en levant les yeux sur lui. « T’es un tas de pus avec des jambes. Donc tu décarres. Je lui dirai que t’es passé. »
Et je lui demanderai pourquoi elle se coltine un guignol pareil. Elle m’a déjà moi comme ami qui ne la mérite pas.
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La Maladie d'Amour
Je commence à sentir les regards sur moi, j'aime pas, j'aime pas, par Circée il ne veut pas se bouger à la fin ? Tout serait plus simple s'il n'était pas aussi borné ! Plus on se tient là, plus tous ces foutu yeux se tournent vers nous et je ne veux pas que les gens d'ici se posent des questions sur moi. Je veux qu'ils me laissent tranquille, qu'ils ne me touchent plus, qu'ils ne m'adressent même plus la parole. Donc, bordel, bouge et laisse moi passer ! Laisse-moi voir Rahima pour que je m'assure qu'ils la traitent bien, pour que je puisse la faire rire en lui racontant ce qui se passe à Poudlard, que je puisse oublier ces murs blancs, ces odeurs médicales et cet endroit. Faut que je reste calme mais tous les vieux mécanismes à l'intérieur de moi commencent à se mettre en marche.
Il ne bouge toujours pas, non, à la place il me poignarde avec des mots. Je dois bien avouer une chose, c'est qu'il sait frapper avec autre chose que ses poings. Ce ne sont que des syllabes balancé en l'air pour lui mais moi ça tire sur mes fils. Non, je ne suis pas qualifié pour aider les gens à guérir mais je fais de mon mieux. J'essaye de les aider pour pas qu'ils se retrouvent brisés à vie comme moi. Je donne mes morceaux à mes proches parce qu'ils m'ont tellement donné que j'ai encore honte d'avoir été incapable de voir tous leurs efforts. Et mon rayon de soleil m'a beaucoup donné alors qu'elle n'allait pas bien donc, cet abruti ne m'empêchera pas de la voir et de lui donner cette tablette de chocolat.
Je garde la tête haute et je m'approche d'un pas de lui. "Sûrement plus qu'un morveux de bas étage.", ce surnom lui va toujours aussi bien. "Tu ne veux pas camper devant la porte tant que t'y es ? Je ne vais pas quand même avoir besoin de prévenir les gardes que tu es un criminel de l'Allée, hein ?"
344 mots
Il ne bouge toujours pas, non, à la place il me poignarde avec des mots. Je dois bien avouer une chose, c'est qu'il sait frapper avec autre chose que ses poings. Ce ne sont que des syllabes balancé en l'air pour lui mais moi ça tire sur mes fils. Non, je ne suis pas qualifié pour aider les gens à guérir mais je fais de mon mieux. J'essaye de les aider pour pas qu'ils se retrouvent brisés à vie comme moi. Je donne mes morceaux à mes proches parce qu'ils m'ont tellement donné que j'ai encore honte d'avoir été incapable de voir tous leurs efforts. Et mon rayon de soleil m'a beaucoup donné alors qu'elle n'allait pas bien donc, cet abruti ne m'empêchera pas de la voir et de lui donner cette tablette de chocolat.
Je garde la tête haute et je m'approche d'un pas de lui. "Sûrement plus qu'un morveux de bas étage.", ce surnom lui va toujours aussi bien. "Tu ne veux pas camper devant la porte tant que t'y es ? Je ne vais pas quand même avoir besoin de prévenir les gardes que tu es un criminel de l'Allée, hein ?"
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Dernière modification par Sulien Willows le 18 sept. 2026, 08:46, modifié 1 fois.
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
La Maladie d'Amour
J’ai jamais capté pourquoi il m’appelait “morveux” alors qu’on a que deux années de différence. Même ma sœur qui en a quatre m’appelle jamais “morveux”, même mes darons, en fait. Pauvre type. T’as besoin de toujours asseoir ton autorité inexistante sur les gens, hein ?
Vas y, Willows, avance, jette moi tes saloperies au visage. Je bougerais pas. Ouais, j’ai envie de lui dire. Ouais, je vais camper ici. Je vais camper ici, devant cette porte, pour n’avoir qu’à tendre le bras pour ouvrir la porte et revoir le visage de celle qui me tient hors de l’eau. Toi, tu viens une fois par semaine. Moi, je pourrai rester avec elle tout les jours, toutes les nuits. Tu sais pas ce que c’est de rien avoir, hein ? T’as tout, toi. Sauf la santé, vu ta sale tronche et ton teint de cachet d’aspirine. Tu sais pas ce que c’est de prendre conscience que t’es tout seul, que t’as rien créé et que tu crèveras seul. Mate comment t’es fringué. T’as l’assurance tranquille du mec qui possède tout.
Un poids tombe dans mon ventre.
T’as pas dit ça, Willows hein ?
Tu viens pas de me menacer ? T’es quand même pas si débile. T’as pas le vice à ce point ?
Oh si, tu l’as. Je t’impressionne pas, hein ? Mais tu sais que je suis buté. Tu sais que je bougerai pas. On t’enlèvera pas ça : t’es malin.
Plus que moi, hein ? Tu le sais. Moi, à côté de toi, je suis qu’un abruti. J’ai pas la lueur intelligente qui brille dans tes yeux bleus. Bordel. Même dans ton regard t’as un truc que j’ai pas.
Mon regard dégringole de ses yeux pour tomber dans son cou, là où se trouve son tatouage. Un loup qui met en valeur la courbe du haut de sa clavicule.
Tsss.
Dans son cou, il a un loup.
Moi ? Les lèvres de Miya.
Ça en dit long sur nous, hein, Willows ? Toi, t’es classe, hein ? Et moi, un gros blaireau. Un criminel de l’Allée, comme tu dis. T’avais raison, quand on était petit : si t’as raté ta vie, la mienne est un enfer.
J’inspire. Ma main vole jusqu’à mon visage pour le frotter. Et je m’écarte. Mais je pars pas. Oh, ça non. Je m’adosse au mur et regarde droit devant moi, la mâchoire serrée.
Je bougerai pas.
Je veux être sûr que quand tu partiras… Rahima ira toujours bien.
414 mots
Vas y, Willows, avance, jette moi tes saloperies au visage. Je bougerais pas. Ouais, j’ai envie de lui dire. Ouais, je vais camper ici. Je vais camper ici, devant cette porte, pour n’avoir qu’à tendre le bras pour ouvrir la porte et revoir le visage de celle qui me tient hors de l’eau. Toi, tu viens une fois par semaine. Moi, je pourrai rester avec elle tout les jours, toutes les nuits. Tu sais pas ce que c’est de rien avoir, hein ? T’as tout, toi. Sauf la santé, vu ta sale tronche et ton teint de cachet d’aspirine. Tu sais pas ce que c’est de prendre conscience que t’es tout seul, que t’as rien créé et que tu crèveras seul. Mate comment t’es fringué. T’as l’assurance tranquille du mec qui possède tout.
Un poids tombe dans mon ventre.
T’as pas dit ça, Willows hein ?
Tu viens pas de me menacer ? T’es quand même pas si débile. T’as pas le vice à ce point ?
Oh si, tu l’as. Je t’impressionne pas, hein ? Mais tu sais que je suis buté. Tu sais que je bougerai pas. On t’enlèvera pas ça : t’es malin.
Plus que moi, hein ? Tu le sais. Moi, à côté de toi, je suis qu’un abruti. J’ai pas la lueur intelligente qui brille dans tes yeux bleus. Bordel. Même dans ton regard t’as un truc que j’ai pas.
Mon regard dégringole de ses yeux pour tomber dans son cou, là où se trouve son tatouage. Un loup qui met en valeur la courbe du haut de sa clavicule.
Tsss.
Dans son cou, il a un loup.
Moi ? Les lèvres de Miya.
Ça en dit long sur nous, hein, Willows ? Toi, t’es classe, hein ? Et moi, un gros blaireau. Un criminel de l’Allée, comme tu dis. T’avais raison, quand on était petit : si t’as raté ta vie, la mienne est un enfer.
J’inspire. Ma main vole jusqu’à mon visage pour le frotter. Et je m’écarte. Mais je pars pas. Oh, ça non. Je m’adosse au mur et regarde droit devant moi, la mâchoire serrée.
Je bougerai pas.
Je veux être sûr que quand tu partiras… Rahima ira toujours bien.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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La Maladie d'Amour
S'il ne bouge pas là, franchement je ne saurai pas quoi faire. Je n'écarterai pas Lloyd de Rahima parce qu'elle l'aime bien. C'est ça qui nous différencie. Lui il veut m'éloigner d'elle — même si je suis son ami depuis plus longtemps — parce que c'est juste son ami à lui. Moi je partage, je la laisse être avec qui elle veut pour son bonheur, pour qu'elle est le sourire aux dents. Puis, même si je le déteste, Lloyd ne lui ferait pas de mal, je le sais. La preuve, il vient la voir. Ce n'est pas quelqu'un qui manipule les autres, c'est juste... un gros bourrin sans cervelle. Donc, j'espère qu'il bouge sinon, je ne sais pas, je le pousse ? Je l'attire avec quelques galions ?
Par contre, il me regarde un peu trop, j'aime pas. Il avait l'air de juger un peu ma tenue tout à l'heure mais bon, c'est pas à lui que je vais demander des conseils de mode. Là, il observe mon visage puis il descend un peu plus bas sur mon cou, mon tatouage. Qu'est-ce qu'il y a River ? Tu veux le même tatouage peut-être, au lieu du petit baiser dans ton cou ? Comme si tu savais ce que mes tatouages portent en eux... C'est juste un loup pour toi, pas Fenrir, pas un dieu qui a été enchaîné parce qu'il avait quelque chose en plus et qu'on a vu le mal en lui. Ce n'est pas une représentation d'année de douleurs pour toi, ni l'espoir de se libérer de ces dernières. Non, c'est juste un loup bien tatoué comme le baiser dans ton cou.
Il s'écarte enfin mais il reste à côté, planté là comme un chien de garde. "Tu vas vraiment rester là jusqu'à ce que je sorte ?" C'est vraiment un fou. Mais il y a un truc doux qui fait surface en moi. T'aimes tellement Rahima que tu restes là pour être sûr que je ne lui ferai pas de mal, hein ? Je souris en regardant la poignée. Ouais, il ne lui fera pas de mal.
"J'imagine à plus tard.", je dis avant de rentrer dans la chambre de mon rayon de soleil. Aller, tu vas l'avoir ta tablette de chocolat ma petite Rahima.
378 mots
Par contre, il me regarde un peu trop, j'aime pas. Il avait l'air de juger un peu ma tenue tout à l'heure mais bon, c'est pas à lui que je vais demander des conseils de mode. Là, il observe mon visage puis il descend un peu plus bas sur mon cou, mon tatouage. Qu'est-ce qu'il y a River ? Tu veux le même tatouage peut-être, au lieu du petit baiser dans ton cou ? Comme si tu savais ce que mes tatouages portent en eux... C'est juste un loup pour toi, pas Fenrir, pas un dieu qui a été enchaîné parce qu'il avait quelque chose en plus et qu'on a vu le mal en lui. Ce n'est pas une représentation d'année de douleurs pour toi, ni l'espoir de se libérer de ces dernières. Non, c'est juste un loup bien tatoué comme le baiser dans ton cou.
Il s'écarte enfin mais il reste à côté, planté là comme un chien de garde. "Tu vas vraiment rester là jusqu'à ce que je sorte ?" C'est vraiment un fou. Mais il y a un truc doux qui fait surface en moi. T'aimes tellement Rahima que tu restes là pour être sûr que je ne lui ferai pas de mal, hein ? Je souris en regardant la poignée. Ouais, il ne lui fera pas de mal.
"J'imagine à plus tard.", je dis avant de rentrer dans la chambre de mon rayon de soleil. Aller, tu vas l'avoir ta tablette de chocolat ma petite Rahima.
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