Vers l'horizon. Pv

Retour à la maison. - Lundi 19 juin 2051


L'année scolaire était finie. Matthew avait l'impression que c'était le mois dernier qu'il était descendu du train pour commencer l'année, et là il se tenait sur le quai prêt à rentrer chez lui. Coldren serré contre lui, l'adolescent regardait ses camarades qui se pressaient plus ou moins pour entrer dans les wagons ouverts.

Un peu plus loin, il remarqua son frère qui était beaucoup plus calme qu'à son habitude. Gabriel était tourné face au château, plutôt mélancolique. C'était sa toute dernière année à Poudlard, et Matthew n'arrivait pas encore à réaliser qu'ils allaient de nouveau être séparés.
Mais cette fois, il ne serait pas tout seul. Il y avait toujours Soria bien sûr, mais surtout il avait des amis à présent.

L'adolescent tourna la tête, laissant son frère tourner la page tranquillement, et partit à la recherche d'un wagon. Il ne cherchait personne en particulier, mais il regardait tout de même s'il trouvait une tête connue ici ou là. Il en trouva évidemment, mais ne voulant pas interrompre les conversations, il continua son chemin.

Le Serpentard finit par trouver un compartiment vide. Après avoir jeté un dernier coup d'œil de chaque côté du couloir, il entra à l'intérieur et déposa son lézard sur la banquette du côté de la fenêtre, restant pour sa part du côté de la porte.
Il déposa son sac par terre, du côté de Coldren, après en avoir sorti quelques sucreries comme des caracollants, des plumes au sucre et deux crapauds à la menthe. Classique.

Il se plongea presque aussitôt dans la lecture du roman (d'espionnage, évidemment) qu'il avait également sorti, attendant le départ du train, ou l'arrivée d'un ou d'une camarade à la recherche d'une place.
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@Alice Grant toutes mes excuses pour l'attente ! N'hésite pas si tu veux que je modifie quelque chose. :)

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Fin de l'année. C'était la deuxième fin d'année qu'Alice vivait. Et elle ressentait la même appréhension à monter dans le train. Contrairement à l'année dernière, elle avait contenu ses émotions et avait évité de pleurer dans le hall. Pleurer, c'était bon pour les premières années et elle venait de finir sa deuxième année. La jeune fille était maintenant totalement intégré dans le monde des sorciers, même si des zones d'ombres persistaient dans son cerveau mais elle ne le criait pas sous les toits. Dans deux mois, Alice rentrait en troisième année, l'année qu'elle attendait le plus. Elle allait choisir sa filière, même si c'était déjà fait, avoir des matières qui lui disaient terriblement et abandonner celles qu'elle haïssait de tous son cœur. Elle se promit de plus jamais toucher un chaudron de sa vie.

Alice était chargée comme pas possible mais elle avait maintenant l'habitude. Elle avait tous les trajets possibles en Poudlard Express depuis son premier départ le 1er septembre en 2048. Elle portait sur son dos son sac de cours chargé de toutes les choses qu'elle ne voulait pas laisser dans sa malle pour peur qu'on les vole. Résultat : il était chargé à bloc. Il y avait ses livres, ses carnets, des chutes de parchemin qu'elle avait noirci d'idées, son nécessaire à écrire et ses partitions. Son étui à clarinette ne rentrait pas dedans, elle avait donc fait un bricolage bancale en l'accrochant à une des lanières. Son chat, Babel, occupait ses bras, si elle tombait, elle ne pouvait avoir recours à aucun réflexes.

Le quai qui menait au Poudlard Express était bondé et Alice n'hésitait donc pas bousculer certaines personnes qui bouchaient son chemin. Elle voulait avoir l'opportunité de choisir un compartiment calme et ne pas, par dépit, s'asseoir à une place au milieu de personnes qui discutaient d'un ton fort. Enfin, elle réussit à monter et libéra son chat qui pût marcher devant elle, la queue dressée à la manière d'un conquérant. Alice jetait des regards à droite, à gauche avec l'espoir de trouver un compartiment vide mais, à chaque fois, il était rempli d'amis plongé dans des conversations. À un moment, elle sursauta, elle crut avoir aperçue des cheveux hautement reconnaissable. Noémie. Elle ne lui avait plus parlé depuis deux ou trois mois, au moment de leur douce séparation. Et Alice n'avait pas le courage d'aller l'aborder après des mois de silence. La chance lui sourit : le prochain compartiment était occupé par une tête qu'elle connaissait. Matthew.

" - Salut Matt ! Je peux ?"

Sans même attendre sa réponse, Alice posa son sac sur la banquette opposait et son chat s'empresse d'y grimper à côté. Elle connaissait son ami pour savoir qu'il ne refuserait pas un peu de compagnie. Il semblait plonger dans un livre, ce qui raviva la curiosité d'Alice. Elle voulait savoir ce qu'il lisait. Elle-même n'avait plus de livre sous la main, elle venait de terminer son livre préféré qu'elle lisait pour, au moins, la millième fois. Le livre en question était l'île mystérieuse de Jules Verne. Alice adorait ce récit d'aventure qui mettait en scène plusieurs naufragés de l'air sur une île et ils devaient se débrouiller tous seuls avec ce qu'ils avaient sous la main. Elle s'assit et entreprit de libérer son étui de clarinette de la lanière de son sac qui, heureusement, ne s'était pas détachée pour le poser sur la table.

Alice jeta de nouveau un coup d’œil à Matthew et, plus précisément sur le livre qu'il tenait entre ses mains. Malgré la correction de ses lunettes, elle n'arrivait pas à lire le titre du roman. Elle plissa des yeux et, n'arrivant toujours pas à lire, elle demanda :

" - C'est quoi ton livre ? Il est de quel genre ?"

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627 mots
@Matthew Warren

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
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Du coin de l'œil, Matthew vit la porte du compartiment s'ouvrir. Il tourna alors la tête pour observer Alice entrer juste après lui avoir demandé si elle pouvait. L'adolescent lui offrit un large sourire en la laissant faire, heureux de voir son amie et de l'opportunité de partager ce trajet avec elle.

« Bien sûr. Tiens, tu peux te servir aussi si tu en veux. » ajouta-t-il en désignant les sucreries qu'il avait posées devant lui.

Le jeune Warren observa un court instant le chat de sa camarade, qui n'avait pas l'air de vouloir s'en prendre à Coldren, mais il préférait tout de même faire attention. Il sourit davantage en voyant l'étui de la clarinette. Dommage qu'il n'ait pas son violon à portée de main, l'instrument était resté dans sa malle, bien protégé.

Alice semblait s'intéresser à son livre, et il réalisa un instant qu'il ne savait pas quel était son genre de lecture préféré. La sienne avait été bannie des étagères de la bibliothèque par la personne qui le terrorisait le plus au monde, alors il se contentait de ses propres livres qu'il avait déjà lus et relus.
Il ferma l'objet et le tendit à son amie pour qu'elle puisse lire le titre et le feuilleter si elle en avait envie. L'auteur était un sorcier, alors il n'était pas certain qu'elle le connaisse.

« C'est un roman qui parle d'espionnage. C'est mon genre préféré. Et toi alors, qu'est-ce que tu aimes le plus lire ? »

Il hésita à lui proposer de le lui prêter. Si elle n'aimait pas, il ne voulait pas qu'elle se sente obligée de le prendre et de se forcer à le lire. Matthew se tourna vers le chat, qui semblait être confortablement installé à côté de l'adolescente.
Il hésitait à tendre sa main pour lui demander s'il pouvait le caresser. Même s'il avait un peu plus de méfiance envers les félins, il ne pouvait s'empêcher de s'approcher de tous les animaux, quels qu'ils soient.

« Comment il s'appelle déjà ? » fit-il en tendant finalement sa main vers le chat, lui laissant juste assez d'espace pour décider s'il voulait être câliné ou non.

« Tu as des projets pour les vacances ? Eh, on pourra s'écrire, hein ? »

Il avait déjà prévu de lui envoyer des lettres, mais Alice était sa première amie née-moldue. Est-ce qu'il pouvait envoyer un hibou comme pour ses autres amis, ou devrait-il faire autrement ? Zut, peut-être pourrait-il demander à son oncle ou à Ernest de lui montrer comment faire ?
Il aurait déjà dû en parler avec Alice plus tôt.

« Au fait, tu as choisi quelle filière pour l'année prochaine ? J'espère qu'on aura des cours en commun... »

Il avait eu du mal à se décider et avait encore un peu peur de regretter son choix, mais il pourrait toujours voir plus tard pour ajouter d'autres options si besoin. De toute manière, sa liste de métiers envisagés ne s'était pas raccourcie depuis sa première année, bien au contraire.
Une part de lui enviait celles et ceux qui arrivaient si facilement à faire un choix, et à s'y maintenir jusqu'au bout.
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@Alice Grant

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Alice aimait parler littérature avec son entourage proche, mais également avec toutes sortes de personnes. On choisissait généralement de lire des livres qui nous ressemblaient, et la jeune fille aimait connaître les goûts de chacun afin de se faire une idée de leur personnalité. Ceux qui lisaient de la romance faisaient généralement attention à leur apparence et aimaient les ragots. Ceux qui lisaient de la fantasy, et tous les genres qui en découlaient, n’aimaient pas vraiment le monde tel qu’il était et préféraient s’évader ailleurs. Ceux qui lisaient du fantastique ou de l’horreur étaient courageux et recherchaient les sensations fortes. La littérature montrait qui on était vraiment. Alice en avait fait l’expérience à plusieurs reprises. Elle-même, qui lisait principalement de la science-fiction et de la dystopie, avait peur pour le monde de demain et aimait anticiper les choses. Découvrir ce que lisait Matthew lui permettrait peut-être d’en apprendre davantage sur lui, de comprendre ce qui se cachait derrière son apparence et, surtout, de mieux connaître son ami.

Alice attrapa l'objet livre que lui tendait le jeune garçon. Ses yeux parcoururent le titre. Cela ne lui disait rien, pas plus que le nom de l'auteur. Il devait provenir de la culture sorcière. Elle le retourna pour lire le résumé et le sujet se révéla à elle en même temps que Matthew l'énonçait. Un roman d'espionnage. De la littérature policière. Qu'est-ce que ça racontait de son ami ? Ceux qui lisaient ça était généralement curieux et n'aimait guère perdre. Était-il curieux ? Assurément. Était-il mauvais joueur ? Hélas. Mais Alice l'aimait comme ça. Elle sortit l'Île mystérieuse de Jules Verne et le tendit.

" - J'adore la science-fiction. La dystopie aussi... Bon, ce livre, ça ne l'est pas mais c'est un de mes préférés. J'en ai beaucoup. Il écrit par Jules Verne, un auteur français très très connu. C'est l'histoire de 5 personne sur une île déserte qui se débrouille tous seule avec la nature. Le seul truc nul, il y a pas de femme, comme si on pouvait pas survivre !"

Ce livre ne validait pas du tout le test de Bechdel mais Alice le lisait quand même. Il y avait des œuvres qu'elle ne pouvait s'empêcher de relire et encore relire. Elle les aimait, mais jamais tout à fait. Certaines fin lui plaisent pas, trop ouverte pour satisfaire son désir de savoir, certains sacrifices de l'auteur la faisaient pleurer, trop bouleversant pour accepter la suite de l'histoire sans le personnage... Et pourtant elle les relisait toujours. Parce que malgré tout ce qui pouvait lui déplaire, l'auteur avait cette façon de la faire rêver, de lui faire imaginer des mondes qu'elle aurait aimé connaître, des personnages auxquels elle s'attachait trop, des histoires dont elle aurait voulu ne jamais sortir. Elle pouvait ne pas aimer certains choix, certaines fins, certains personnages, mais elle aimait la façon dont l'auteur la faisait ressentir toutes ces choses.

Alice aimait les livres plus que tout mais elle n'avait jamais trouver personne avec qui partager sa passion. Les livres, c'était des dieux qui les emmenaient dans un autre monde. C'était une porte de sortie vers un émerveillement. C'était des montagnes russes en terme d'émotions. C'était magique. C'était ça, la vraie magie. Et, silencieuse, elle se tenait là, à feuilleter le roman de Matthew, comme si elle avait peur d'exprimer ce qu'elle aimait alors que cela se sentait à travers elle. Une seule fois, elle avait réussit à parler, et c'était un adulte.

Babel, roulé en boule près de la fenêtre, observait son propre reflet dans la vitre, pas vraiment perturbé. Avec tous les voyages qu'il avait fait, elle avait dû imaginer qu'un chat pareil à lui-même vivait dans la vitre. Une main s'avança dans son champs de vision et elle reconnut qu'elle appartenait à un ami de sa maîtresse. Pas de question de le griffer, Alice lui en avait parlé longuement même si elle ne devait rien comprendre. La jeune fille tendit ses épaules quand son chat se leva et vient frotter son museau contre la main puis tout son corps.

" - Babel t'aime bien. Oh ! Tu sais, Summer m'a demander la même chose en mai. J'ai de projets, si on puisse les appeler comme ça. Je vais retrouver mes meilleures amies moldues et rattraper une année en 1 mois. Bien sûr ! Ta famille possède une chouette ?"

Alice avait totalement oublié de mentionner les deux semaines qu'elle allait passer à Londres avec sa grande famille. Elle ne l'avait pas encore dit à ses amies, mais elle s'était trouvé une cousine éloigné dans sa promotion et à Poufsouffle. Et, parmi tous les blaireaux qu'il avait, c'était Cheryl qui avait remporté le titre, celle qu'elle aimait le moins. Mais, elle n'avait pas pû dissimuler la vérité à sa grand-mère : elle venait de retrouver son grand frère.

Les précédents conversations l'avaient démontrer : Matthew et Alice avait une simplicité à évoquer plein de choses à la fois, évoluant sur plusieurs sujets sans jamais se perdre. À peine eut-elle le temps de répondre, que le jeune garçon lui demanda quelles filière elle prenait. Ce sujet était à l'instant plus d'actualité que la première fois qu'Alice l'avait mentionner, avec une préfète de Serdaigle. Si il connaissait ses goûts, ils pouvaient deviner largement laquelle elle prenait.

" - Spéciale. La filière Spéciale. Fini la DCFM, les Potions et le Vol. J'adore la Divination et tout. Et toi ?"

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900 mots
@Matthew Warren

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« Euh... » souffla Matthew, légèrement perdu par les termes Moldus.

La science-fiction il comprenait. On le lui avait déjà expliqué au cours de l'année, mais pour les fameux films. Lui qui pensait enfin tout savoir sur les écrans, sur ce qu'ils projetaient que ce soit en termes d'histoire ou de jeux, il comprenait que le sujet était bien plus étendu qu'il ne l'avait cru.
En revanche, le deuxième terme lui était totalement inconnu.

« C'est quoi, une dystopie ? Tu voudras bien me le prêter aussi ? » ajouta-t-il en montrant le livre qu'elle venait de lui passer et qu'il avait dans les mains.

Bon, il commençait à emprunter beaucoup de choses à son amie, mais si c'était l'un de ses romans préférés, alors il serait forcément intéressant. Et même s'il finissait par découvrir qu'il n'aimait pas, il en apprendrait un peu plus sur les goûts d'Alice.

« C'est un écrivain moldu, c'est ça ? Ça a l'air intéressant en tout cas. Ils arrivent à partir de là, à la fin ? » la questionna-t-il en attrapant une plume en sucre qu'il croqua doucement.

Il n'avait pas été possible d'emprunter les romans jusqu'en avril cette année, et comme l'autorisation était venue à ses oreilles le jour des farces, il avait évité scrupuleusement de le faire jusqu'à la fin de l'année.
Il faudrait quand même qu'il y jette un œil à la rentrée prochaine, voir s'il pouvait trouver d'autres livres qui correspondaient à l'univers littéraire de son amie.
Il finit par pointer son propre roman, rebondissant sur la dernière remarque de sa camarade.

« Dans celui-là, le sorcier-espion à une aide qui agit dans l'ombre. Elle est vraiment trop forte et, franchement, si elle n'était pas là, il n'aurait pas dépassé le chapitre trois. »

C'était d'ailleurs très certainement son personnage préféré de cet univers. Il ignorait si cela était plus appréciable pour son amie, mais au moins elle saurait.
Le chat d'Alice, beaucoup plus doux que celui de Soria, frotta son museau contre sa main. Matthew se rapprocha un peu sur son siège pour lui prodiguer les meilleures caresses possibles. Babel donc.
Coldren lui se contenta de grimper sur le dossier du siège et de se mettre sur le point le plus haut.

L'adolescent se tendit légèrement à la mention de Summer. Il avait compris que sa camarade le fuyait, et ce depuis le lendemain de la saint-Valentin. Il ne savait pas vraiment si c'était parce qu'elle lui reprochait quelque chose, ou si elle voulait éviter de parler de ce qu'il s'était passé, mais il avait compris qu'il valait mieux éviter de l'approcher.

« Un an en un mois ? Wah, vous devez avoir des journées chargées ! Et le mois restant alors, tu as déjà prévu des choses ? » sourit-il. « Un hibou oui. Génial ! »

Lui n'avait jamais eu d'amis avant Poudlard, et depuis qu'il avait fait sa première rentrée, ses étés étaient remplis de correspondances. Il pouvait envoyer une unique lettre, comme toute une tripotée, tant qu'il pouvait garder le contact cela lui suffisait.
Il grattouilla encore une fois derrière les oreilles de Babel, avant de lui faire une dernière caresse et de le laisser tranquille.

« J'ai pris Sciences. Moi aussi, j'avais hâte d'arrêter le vol. Mais je n'ai pas pu arrêter l'Histoire en revanche... »

Pas qu'il n'aimait pas voler, mais il détestait cette sensation d'être coupé du monde, de ne plus pouvoir communiquer avec quiconque.

« La divination ne me tentait pas trop. » avoua-t-il. « Eh mais, on aura à nouveau cours d'Astronomie ensemble ! »

Il se dandina sur son siège, trop heureux, ne parvenant pas à se contenir. C'était presque impensable pour lui d'étudier les étoiles, les constellations et tout le reste, sans Alice à ses côtés.
Un peu plus tôt, il avait vu l'intérêt de son amie pour le bijou de leur directrice de maison. Il s'était donné pour mission secrète d'en trouver un équivalent pour sa camarade. Et il se demandait si ce ne serait pas possible d'y mettre la constellation préférée de la jeune Grant.
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@Alice Grant

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Les livres avaient été les tous premiers meilleures amis d'Alice et, comme pour chaque personne pouvant se targuer d'avoir ce titre, elle avait tous fait pour les connaitre. Très jeune, elle s'était seulement intéressé à leur genre, à savoir qu'il y en avait beaucoup et qu'elle ne les connaissait pas tous. En tout cas, cela l'avait aidé à déterminer son genre préféré : la science-fiction. Puis, plus tard, dans ses dernières années primaires, elle s'était intéressé à l'objet-livre. Développant petit à petit son amour pour l'écriture, elle s’intéressait maintenant à son contenu : les tropes, le worlbuilding, les plots twists, les points de vue, les cliffhangers... Elle apprenait tous ces petits éléments avec l'espoir de d'écrire quelque chose d'unique. D'ailleurs, elle était en plein dedans.

Quand l'hésitation de Matthew se fit entendre, Alice sourit. C'était normal. Elle avait développé ses connaissances autour des livres. Très peu de personne pouvait se vanter d'en avoir plus qu'elle sauf si il en avait fait son sujet d'étude. Cependant, elle s'étonna légèrement quand le garçon lui demanda la définition de dystopie. La dystopie était un genre assez répandu chez les Moldus, mais peut-être pas chez les sorciers. La population sans pouvoirs semblait plus pessimiste que la population sorcière.

" - C'est souvent mêlée à la science-fiction car ça se passe dans le futur. C'est quand un auteur tourne la société au plus mal. Là, dans le monde des sorciers, bon c'est déjà mal, mais imagine que seuls les Sang-Purs sont autorisé à Poudlard. Les parents moldus des Sang-mélé tués et les Nés-Moldus aussi. Et normalement, un petit groupe rentre en conflit avec le gouvernement et renverse le pouvoir. En fait, c'est tout va mal, il y a un soulèvement puis tout va bien. Généralement. Pas toujours. Et bien sûr que je peux te le prêter. Tu me le renvoieras par chouette ou tu me le passeras dans deux mois. Et moi, je pourrai lire ton livre ?"

Alice pensa à son carnet d'Astronomie, qui se trouvait dans son sac. Il s'agissait du premier objet qu'elle lui avait prêté et, il ne le savait, elle y avait ajouter une page entier sur lui, intitulé le Prince des Constellations. Pendant leur première année, elle avait remarqué qu'il aimait beaucoup cette matière et elle avait hâte de rentrer en troisième année pour continuer à la remplir. Il l'interrogea sur l'écrivain et la fin de son livre préféré. Alice sourit mystérieusement à la fin de sa réponse.

" - Exact. Français et connu dans le monde entier. Il a vécu il y a super longtemps mais bon. Tu veux savoir la fin ou tu veux le lire ?"

Alice détestait qu'on lui révèle la fin. C'était dans le top trois de ses pires cauchemars sur les livres : elle aimait souffrir avec les personnages, émettre des hypothèses alambiqués, vivre l'histoire et les émotions par procuration. Elle se demandait si ceux qui aimaient lire était comme elle, sûrement que oui. Une autre chose qu'elle aimait pas beaucoup : les livres sans filles. Quand il y a jamais, il manque toujours quelque chose, mais elle n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Heureusement de leurs jours, il n'y en a plus du tout, c'était dans les romans d'époque très ancienne qu'elles n'étaient pas là. Mais, cela n'a pas empêché l'Île Mystérieuse de Jules Verne de remporter le titre de son livre préféré du moins, il fait partie des dizaines de ses livres préférés. Matthew compris ce qu'elle voulait dire et rebondit dessus en lui affirmant que le héros de son livre n'aurait pas tenu quelques chapitres sans une aide féminine.

Le changement d'attitude de Matthew face à un prénom alarma Alice. Qu'est-ce ce qui se passe ? Cela lui fit froncer légèrement les sourcils. La question était prête à sortir mais elle la ravala. Elle aurait peut-être d'autres occasions pour la poser et, de plus, elle ne voulait pas gacher le moment qu'elle passait avec le garçon. Matthew avait une place spéciale dans son cœur. Elle sourit pour le mettre en confiance. Il continua de la questionner sur ses vacances, bientôt ce serait son tour.

" - Et oui, elles ne sont pas sorcières, on doit faire comme on peux. Louise et Émily sont mes sœurs de cœur : je dois passer du temps avec elles. C'est elles qui m'ont permis de ne pas devenir une solitaire. Bon, je le suis déjà. Mais vraiment solitaire, sans interaction sociale pendant toute une année. Je leur dois pleins de choses. L'autre mois, août, oui. Je pars deux semaines chez ma cousine et deux semaines à Londres avec ma famille et celle éloignée parce que... Parce que. Ton hibou me trouvera partout ? Et toi, tu fais quoi ?"

Alice avait hésité de lui dire pourquoi elle allait à Londres. Non, ce n'est pas pour passer de vacances en famille mais organiser des retrouvailles. Une séparation qui a duré plus de cinquante ans. Aussi âgée que sa grand-mère. Cheryl voudrait peut-être pas que leur lien de parenté s'ébruite. Alice aussi, pour tout dire. Elle n'aimait guère les Poufsouffles et savoir qu'une de leur maison était sa cousine éloigné était un choc, surtout quand il s'agissait de celle qu'elle dépréciait le plus.

Comme beaucoup de discussions de deuxième année qui entamaient leurs troisième, leur conversation dériva sur les filières. C'était un cap essentiel pour chaque élève de la promotion 2049-2050. Certains, pas beaucoup, comme Alice, avait déjà décidé depuis leur première année et d'autres, comme la majorité de leur classe, l'avait choisi au cours de l'année qu'il venait de terminer. Matthew choisissait la Science. Comme Alice, il voulait abandonner le Vol et reprendre l'Astronomie mais n'était pas chaud pour la Divination.

" - L'HdlM n'est pas un calvaire quand même. La prof a des super idées pour que ne soit pas un cours ennuyant. En vrai, c'est une matière comme le Vol ou la Divination. On est pour ou contre. Il y a pas d'entre deux. Et oui, on aura de nouveau l'Astronomie."

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999 mots
@Matthew Warren

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« Je vois. » fit-il quand son amie lui donna la définition d'une dystopie. « Mais... ça ressemble un peu à la réalité. Tu savais que Poudlard n'a pas toujours été une île ? Il y a eu un moment, il y a pas très longtemps, où c'était compliqué pour les nés-moldus. Encore plus que maintenant. »

Matthew avait parlé doucement. Gabriel venait seulement de rentrer à Poudlard, et le monde avait tourné bizarrement. Les choses s'étaient tassées un peu depuis, même si les tensions et ressentiments ne s'étaient jamais vraiment apaisés, de son ressenti.

« Merci ! » fit-il en serrant le livre contre lui. « Pas de problème, je te le rends dès que j'ai fini. Tu peux le prendre oui, aucun soucis. » ajouta-t-il en désignant son propre livre dans les mains de l'adolescente.

Il eut un moment de réflexion quand Alice lui demanda s'il voulait connaître la fin (oui, bien sûr puisqu'il avait demandé) ou s'il voulait le lire. Ah, dilemme. Une part de lui voulait savoir immédiatement, et l'autre voulait pouvoir le découvrir par lui-même.
Découvrir petit à petit les indices si oui ou non, la fin serait joyeuse ou pas.

« Euh... je veux... savoir ? Non lire ? Non, non : savoir ! Non tu sais quoi ? Je vais lire. »

Il hocha furieusement la tête, et posa le livre sur la table, près à commencer si son amie en avait marre de discuter ou si elle voulait du calme. Il n'avait pas oublié qu'elle avait une préférence pour le silence, et respectait évidemment toujours cela.

« Je comprends, ça doit être compliqué. » fit-il, compatissant envers l'adolescente qui devait se partager entre deux mondes opposés et bien séparés. « Je n'avais pas d'amis avant de rentrer à l'école, mais j'aurai du mal à être séparé si longtemps comme ça. C'est déjà pas facile de voir ceux qui ne sont pas de notre année ou de notre maison... »

Il arrivait toujours à trouver du temps pour voir Gabriel ou Ernest, par exemple, mais ce n'était pas aussi souvent qu'il l'aurait voulu. Pareil avec Mina ou Lilith, qui pourtant étaient de la même année que lui.

« Partout, partout. » acquiesça-t-il avec un sourire pour parler des destinations possibles pour le hibou. « Mais si tu pars à l'autre bout de la terre, il fera moins de trajet que si tu pars en Angleterre ou en Irlande. Moi je vais sûrement aller chez mon oncle. Il habite à Godric's Hollow. Sinon je vais resterà la maison avec ma sœur. Mes parents ne prennent pas beaucoup de vacances. »

Ou plutôt, ils en prenaient pendant la période scolaire, afin d'être tranquille tous les deux. À part quand il avait été malade, l'adolescent ne les avaient jamais trop vus ensemble. Il passait beaucoup plus de temps avec son frère ou sa sœur, voir avec son oncle, qu'avec eux.

« Je ne dis pas que c'est ennuyeux. C'est juste... plus difficile à suivre. Mais oui c'est ça, on aime ou pas. Est-ce que tu suivras les cours de Runes aussi ? Ce n'est pas important pour la divination ? »

C'était une réelle question. Il lui avait toujours semblé que les deux étaient un peu liés, bien qu'il soit évidemment possible de suivre l'un et d'ignorer l'autre.
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@Alice Grant, je suis désolé pour l'attente.