La Maladie d'Amour
TW : profond mal être
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J’ai finit par m’asseoir contre le mur, les jambes ramenées contre moi, mes bras les enserrant. J’en ai rien à foutre des regards qu’on me lance. Mes orteils bougent dans mes grolles, poussent le cuir vers le haut. Mes doigts bataillent nerveusement contre mon jean. Et dans ma tête ?
Dans ma tête, ça s’arrête pas.
J’ai aucune mémoire, sauf pour certains trucs. Des trucs débiles comme la tenue que portait quelqu’un la première fois que je l’ai rencontré, et des trucs moins débile comme des mots qui m’ont secoué.
Tu seras un gars sans carrière et sans avenir.
Tu finiras au fond de l'allée comme un sale clébard.
T’es en train de saboter dix ans de ma vie.
Je serre les dents. Je presse mon front contre les genoux. Un gros raté. Tellement un gros raté que je suis pas foutu de tenir tête a Willows. Lui, il a fait carrière ? Il a réussi dans ce qu’il voulait faire ? Rahima rit plus fort avec lui qu’avec moi ? Elle lui confie des trucs qu’elle me dit pas ?
Ça tourne dans ma tête. Des questions sans réponse. Des paroles qui font mal. Ça tourne. Ça tourne encore. J’ai envie de retourner me coucher, de me mettre la tête à l’envers et dormir pendant des semaines. Mais je peux pas. Jude compte sur moi. Et je sais même pas pourquoi. Je sais rien faire de mes dix doigts. Je sais juste gratter et chanter. Et encore, pas assez pour percer.
J’ai rien.
Je vais nul part.
Je serre plus fort mes genoux, les yeux grands ouverts sur mon jean. Ma colonne vertébrale tire. Et alors ? Ressentir jusqu’à plus rien ressentir du tout, c’est ma mélodie préférée.
Wow, Lloyd.
Ça va pas, hein ?
Lève toi. Va vérifier si Rahima va bien.
Pour voir qu’elle s’éclate avec Willows ? Plutôt crever. Si lui il la fait rire, ça veut bien dire que je suis pas le mec marrant que je pensais être. Qu’au final, c’est juste facile de rendre heureux mon Soleil
Et il me resterait quoi, si on m’enlève le bonheur de la voir heureuse grâce à moi ?
Ben ouais, t’as tout pour toi, Willows. T’as même mon Soleil.
373 mots
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J’ai finit par m’asseoir contre le mur, les jambes ramenées contre moi, mes bras les enserrant. J’en ai rien à foutre des regards qu’on me lance. Mes orteils bougent dans mes grolles, poussent le cuir vers le haut. Mes doigts bataillent nerveusement contre mon jean. Et dans ma tête ?
Dans ma tête, ça s’arrête pas.
J’ai aucune mémoire, sauf pour certains trucs. Des trucs débiles comme la tenue que portait quelqu’un la première fois que je l’ai rencontré, et des trucs moins débile comme des mots qui m’ont secoué.
Tu seras un gars sans carrière et sans avenir.
Tu finiras au fond de l'allée comme un sale clébard.
T’es en train de saboter dix ans de ma vie.
Je serre les dents. Je presse mon front contre les genoux. Un gros raté. Tellement un gros raté que je suis pas foutu de tenir tête a Willows. Lui, il a fait carrière ? Il a réussi dans ce qu’il voulait faire ? Rahima rit plus fort avec lui qu’avec moi ? Elle lui confie des trucs qu’elle me dit pas ?
Ça tourne dans ma tête. Des questions sans réponse. Des paroles qui font mal. Ça tourne. Ça tourne encore. J’ai envie de retourner me coucher, de me mettre la tête à l’envers et dormir pendant des semaines. Mais je peux pas. Jude compte sur moi. Et je sais même pas pourquoi. Je sais rien faire de mes dix doigts. Je sais juste gratter et chanter. Et encore, pas assez pour percer.
J’ai rien.
Je vais nul part.
Je serre plus fort mes genoux, les yeux grands ouverts sur mon jean. Ma colonne vertébrale tire. Et alors ? Ressentir jusqu’à plus rien ressentir du tout, c’est ma mélodie préférée.
Wow, Lloyd.
Ça va pas, hein ?
Lève toi. Va vérifier si Rahima va bien.
Pour voir qu’elle s’éclate avec Willows ? Plutôt crever. Si lui il la fait rire, ça veut bien dire que je suis pas le mec marrant que je pensais être. Qu’au final, c’est juste facile de rendre heureux mon Soleil
Et il me resterait quoi, si on m’enlève le bonheur de la voir heureuse grâce à moi ?
Ben ouais, t’as tout pour toi, Willows. T’as même mon Soleil.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
La Maladie d'Amour
Après quelques heures, je sors de la chambre de Rahima avec un poids en moins. Les médecins sont gentils avec elle, aucune alarme à l'horizon. J'ai toujours peur qu'elle se retrouve cassée à cause d'eux, qu'ils la traitent comme une expérience, un cas à étudier. Je souhaite ça à personne et surtout pas à mon rayon de soleil. C'était ça le dernier clou dans mon cercueil. J'aurais peut-être mieux vécu ces années si je n'étais pas allé à l'hôpital. Ça m'a métamorphosé en mal Sainte-Mangouste. En Italie, ils sont plus compréhensifs, je n'étais pas un fou, juste quelqu'un qu'il fallait aider à sortir du mieux possible. Je ne dis pas que je suis complètement guéri mais je vais beaucoup mieux.
"Je viendrais te voir la semaine prochaine avec Alys ou Andrew, promis.", je dis à Rahima, un grand sourire sur les lèvres avant de fermer la porte. En tournant la tête je le retrouve. Lloyd assis contre le mur en boule. Putain, il fait pitié comme ça. Les gens du personnel l'ont vraiment laissé comme ça pendant des heures ? Mais bouse, c'est pas une façon de faire. Sérieux, ils auraient pu lui ramener une chaise ou je sais pas, juste un truc. Wow, pourquoi ça m'énerve ? C'est mon pire ennemi, je devrais être content de voir qu'il est autant dans le trou et que personne ne l'aide. Je l'ai plus dans mon estime que le personnel de santé, c'est chaud.
Puis, je ne sais pas quoi lui dire là. Je devrais juste marcher vers la sortie sans rien lui dire, comme s'il était invisible. Mais il a l'air pas bien du tout crispé comme ça, je ne sais même pas s'il m'entend. Nos ennemis nous connaissent mieux que nos amis, c'est ça ? J'ai toujours trouvé ça un peu idiot comme réflexion mais ce n'est peut-être pas si faux. Il a vu des facettes de moi que je montre à personne et c'est sûrement pareil pour lui.
"Tu... Tu veux un truc du salon de thé ?", je lâche doucement avant de le regarder dans les yeux. Je me suis vraiment adouci avec les années. Jamais je lui aurais proposé quelque chose comme ça quand on était jeune. Mais, je n'ai pas envie de sortir de ce lieu avec la culpabilité bloqué dans la gorge même si c'est River.
391 mots
"Je viendrais te voir la semaine prochaine avec Alys ou Andrew, promis.", je dis à Rahima, un grand sourire sur les lèvres avant de fermer la porte. En tournant la tête je le retrouve. Lloyd assis contre le mur en boule. Putain, il fait pitié comme ça. Les gens du personnel l'ont vraiment laissé comme ça pendant des heures ? Mais bouse, c'est pas une façon de faire. Sérieux, ils auraient pu lui ramener une chaise ou je sais pas, juste un truc. Wow, pourquoi ça m'énerve ? C'est mon pire ennemi, je devrais être content de voir qu'il est autant dans le trou et que personne ne l'aide. Je l'ai plus dans mon estime que le personnel de santé, c'est chaud.
Puis, je ne sais pas quoi lui dire là. Je devrais juste marcher vers la sortie sans rien lui dire, comme s'il était invisible. Mais il a l'air pas bien du tout crispé comme ça, je ne sais même pas s'il m'entend. Nos ennemis nous connaissent mieux que nos amis, c'est ça ? J'ai toujours trouvé ça un peu idiot comme réflexion mais ce n'est peut-être pas si faux. Il a vu des facettes de moi que je montre à personne et c'est sûrement pareil pour lui.
"Tu... Tu veux un truc du salon de thé ?", je lâche doucement avant de le regarder dans les yeux. Je me suis vraiment adouci avec les années. Jamais je lui aurais proposé quelque chose comme ça quand on était jeune. Mais, je n'ai pas envie de sortir de ce lieu avec la culpabilité bloqué dans la gorge même si c'est River.
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Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
La Maladie d'Amour
La porte de la chambre qui tient prisonnière mon Soleil s’ouvre. Mes yeux glissent jusqu’aux pieds sapés de Willows. Ouais. J’aurais dû me lever avant qu’il débarque. Ça lui donne des munitions pour m’en coller une entre les yeux. Vas y. Crache ton mépris. Donne moi une raison de me lever pour rétorquer. Offre moi une sortie de star avant que j’aille rejoindre Rahima pour voir si tu l’as pas brisée.
Mais tu dis rien. Ben non. Tu préfères me regarder de haut. Vas y. Crache. Allez. Je me lèverai, même si j’ai plus de sang dans les jambes. Crache. Cogne. Fais un truc. Sors ta baguette si tu veux. Fais un truc. N’importe quoi. Je veux pas de ta pitié. Nan. En fait je m’en fous. Je m’en contre fous.
Je leve finalement les yeux vers lui. Un… truc du salon de thé. Je tourne la tête vers la porte. Fermée. C’est pas à Rahima qu’il cause.
C’est à moi. Et c’est moi qu’il regarde.
Je … m’attendais pas à ça.
Je me sens bête, d’un coup. Genre plus bête que d’habitude.
Wow.
Je fais pitié à ce point, Willows ? Quand ton harceleur de l’école te propose un truc dans un salon de thé… ça fait sincèrement bizarre. Je dirai pas que ça me fait mal parce que là, je me sens juste vide.
Pas de colère.
Rien.
Le néant le plus total.
Mes bras se décroisent. Je tend une jambe et m’appuie sur mon genou pour se lever. Des coups de jus sillonne mes muscles. Je tapote ma cuisse pour essayer de dégager le fourmillement désagréable qui me parcourt.
« Nan, ça va », je réponds.
Mon épaule heurte le mur contre lequel je m’appuie. Je balance un coup de menton vers la porte de chambre.
« Tu l’as connaît d’où, Rahima…? »
Sincère curiosité. Je sais que Rahima a tendance à aimer tout le monde. C’est une chic fille.
320 mots
Mais tu dis rien. Ben non. Tu préfères me regarder de haut. Vas y. Crache. Allez. Je me lèverai, même si j’ai plus de sang dans les jambes. Crache. Cogne. Fais un truc. Sors ta baguette si tu veux. Fais un truc. N’importe quoi. Je veux pas de ta pitié. Nan. En fait je m’en fous. Je m’en contre fous.
Je leve finalement les yeux vers lui. Un… truc du salon de thé. Je tourne la tête vers la porte. Fermée. C’est pas à Rahima qu’il cause.
C’est à moi. Et c’est moi qu’il regarde.
Je … m’attendais pas à ça.
Je me sens bête, d’un coup. Genre plus bête que d’habitude.
Wow.
Je fais pitié à ce point, Willows ? Quand ton harceleur de l’école te propose un truc dans un salon de thé… ça fait sincèrement bizarre. Je dirai pas que ça me fait mal parce que là, je me sens juste vide.
Pas de colère.
Rien.
Le néant le plus total.
Mes bras se décroisent. Je tend une jambe et m’appuie sur mon genou pour se lever. Des coups de jus sillonne mes muscles. Je tapote ma cuisse pour essayer de dégager le fourmillement désagréable qui me parcourt.
« Nan, ça va », je réponds.
Mon épaule heurte le mur contre lequel je m’appuie. Je balance un coup de menton vers la porte de chambre.
« Tu l’as connaît d’où, Rahima…? »
Sincère curiosité. Je sais que Rahima a tendance à aimer tout le monde. C’est une chic fille.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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La Maladie d'Amour
Je ne sais pas ce qui se passe. Pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi tout d'un coup j'ai pitié de lui ? Ça n'a jamais été comme ça. Je le charrie constamment quand on se croise et lui fait son buffle. Entre nous, le silence n'existe pas. Sauf là. C'est doux. Bizarre mais doux. Et je ne sais pas pourquoi. Il doit penser qu'il y a quelque chose qui a grillé dans mon crâne et je pense que c'est le cas. C'est ça vieillir ? C'est proposer à mon ennemi d'enfance de lui ramener un snack ? Je devrais lui faire bouffer le carrelage non ?
Il se relève un peu en mode casse-gueule puis il ne veut pas. Non ça ira, je n'ai pas à aller au petit salon de thé de l'hôpital lui acheter un truc. Je garde mes mornilles et mon énergie donc ça me va. Dans un coin de ma tête, je m'attendais à ce qu'il m'insulte, qu'il me dise qu'il n'a pas besoin de ma pitié et qu'il était assez grand pour s'acheter quelque chose tout seul. Puis, je me serais énervé et je serais parti en lui envoyant un regard noir car la seule fois où je me montre sympathique, il se montre ingrat. Au final, ce n'est pas ça du tout qui se passe. Juste un silence étrange car j'ai dit des mots qui sortent de l'ordinaire. Je suis mitigé par le résultat.
"Je... la connais de Poudlard.", je réponds presque mécaniquement. Mon cerveau rame comme il peut pour rajouter autre chose. Il n'est pas trop programmé pour faire la conversation tranquille avec Lloyd River. Au contraire, il est plus habitué aux insultes, injures et moqueries. "On a juste commencé à parler et hum... 'fin...", Sulien tu perds tes moyens devant River, ça devient grave. "On s'est juste bien trouvé dans les bêtises et tout ça... Et Poudlard, maintenant, pas avant, trop d'écart d'âge pour de toute façon.", j'ai envie de me frapper la tête dix fois contre le mur. Je sens la gêne me parcourir le corps. Je peux parler comme il faut, mais parler parler ? C'est plus ce que c'était, hein.
"Et toi ? C'est depuis juin, non ?"
369 mots
Il se relève un peu en mode casse-gueule puis il ne veut pas. Non ça ira, je n'ai pas à aller au petit salon de thé de l'hôpital lui acheter un truc. Je garde mes mornilles et mon énergie donc ça me va. Dans un coin de ma tête, je m'attendais à ce qu'il m'insulte, qu'il me dise qu'il n'a pas besoin de ma pitié et qu'il était assez grand pour s'acheter quelque chose tout seul. Puis, je me serais énervé et je serais parti en lui envoyant un regard noir car la seule fois où je me montre sympathique, il se montre ingrat. Au final, ce n'est pas ça du tout qui se passe. Juste un silence étrange car j'ai dit des mots qui sortent de l'ordinaire. Je suis mitigé par le résultat.
"Je... la connais de Poudlard.", je réponds presque mécaniquement. Mon cerveau rame comme il peut pour rajouter autre chose. Il n'est pas trop programmé pour faire la conversation tranquille avec Lloyd River. Au contraire, il est plus habitué aux insultes, injures et moqueries. "On a juste commencé à parler et hum... 'fin...", Sulien tu perds tes moyens devant River, ça devient grave. "On s'est juste bien trouvé dans les bêtises et tout ça... Et Poudlard, maintenant, pas avant, trop d'écart d'âge pour de toute façon.", j'ai envie de me frapper la tête dix fois contre le mur. Je sens la gêne me parcourir le corps. Je peux parler comme il faut, mais parler parler ? C'est plus ce que c'était, hein.
"Et toi ? C'est depuis juin, non ?"
369 mots
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
La Maladie d'Amour
Je comprends pas trop ce qui passe, mais je crois aussi que je m’en fous.
Ça se passe.
C’est tout.
J’ai Sulien Willows qui me tape la discute dans un hosto à côté de la chambre de mon Soleil qu’on se partage. Comme si on était pas ce qu’on était de base. Comme si l’hôpital nous avait réinitialiser.
Ouais, l’hôpital. Ou toi qui fait pitié, même avec Willows. La honte, un peu.
Il connaît Rahima depuis Poudlard. Chelou, un peu. Mon cerveau essaye de faire le calcul de leur différence d’âge, mais pédale dans la semoule et abandonne. Dans ce cas… moi aussi je la connais depuis Poudlard, alors. Mais je me souviens pas. Je me souviens pas. Peut-être que si j’avais pas été obnubilé par ma future carrière dans la musique et mes concerts, Rahima aurait été dans ma vie plus tôt. J’aurais pas vécu tout ce que j’ai vécu. Ça aurait été ma copine du Northside. Elle serait venu à la maison et aurait rencontré mes parents plus tôt. Il n’y aurait pas eu Miya. Elle n’aurait pas eu Miya. Jude lui aurait appris que sa bisexualité n’est pas une tare. Elle aurait vécue sa vie sans avoir un seul jour à se demander si c’est elle le problème.
Il mentionne un truc qui me fait tiquer : il parle de Poudlard, mais maintenant.
Ah, ouais.
Donc t’as réussi ta vie, hein.
Je sens mes lèvres qui s’étirent toutes seules. Wow. Ça fait mal. Alors même toi, t’as réussi. Je baisse les yeux. Je hausse une épaule.
« Mars, en fait », je réponds. « On s’est vite fait croiser à la fête que mon pote et moi on avait organisé au Pitiponk. T’étais là, j’crois. T’cherchais… pfff… j’sais plus. Mais, ouais. C’est en… juin. »
Le premier juin. Le jour de mon anniversaire. Miya qui sortait avec Rahima. Miya qui lui a dit qu’elle m’aimerait toujours. Miya qui a rit dans les bras de Sulien. Miya qui s’est démené pour me retrouver. Et Rahima qui devait pleurer quelque part. Puis Rahima qui revient me voir six jours plus tard. Rahima qui pleure dans mes bras. Rahima qui souffre d’être elle. Rahima qui me berce. Rahima qui promet de ne pas me lâcher. Juillet, Miya qui danse avec un gars. Miya qui vient me dire qu’elle m’aime. Miya qui me dit qu’on a perdu —
Je souffle. Allez. Allez, focus, Lloyd. Focus. S’il te plaît.
« T’es… »
Allez, ça commence bien. Continue.
Je lève les yeux sur Sulien. Je m’accroche à son profil. A ses yeux que je connais par cœur malgré moi. A ce nez que j’ai rêvé d’exploser des centaines de fois. A cette bouche qui — wow il a les traits fins, quand même — m’a vomi des saloperies dessus et qui avait raison. Accroche toi à n’importe quoi.
« T’es prof à Poudlard, alors ? »
482 mots
Ça se passe.
C’est tout.
J’ai Sulien Willows qui me tape la discute dans un hosto à côté de la chambre de mon Soleil qu’on se partage. Comme si on était pas ce qu’on était de base. Comme si l’hôpital nous avait réinitialiser.
Ouais, l’hôpital. Ou toi qui fait pitié, même avec Willows. La honte, un peu.
Il connaît Rahima depuis Poudlard. Chelou, un peu. Mon cerveau essaye de faire le calcul de leur différence d’âge, mais pédale dans la semoule et abandonne. Dans ce cas… moi aussi je la connais depuis Poudlard, alors. Mais je me souviens pas. Je me souviens pas. Peut-être que si j’avais pas été obnubilé par ma future carrière dans la musique et mes concerts, Rahima aurait été dans ma vie plus tôt. J’aurais pas vécu tout ce que j’ai vécu. Ça aurait été ma copine du Northside. Elle serait venu à la maison et aurait rencontré mes parents plus tôt. Il n’y aurait pas eu Miya. Elle n’aurait pas eu Miya. Jude lui aurait appris que sa bisexualité n’est pas une tare. Elle aurait vécue sa vie sans avoir un seul jour à se demander si c’est elle le problème.
Il mentionne un truc qui me fait tiquer : il parle de Poudlard, mais maintenant.
Ah, ouais.
Donc t’as réussi ta vie, hein.
Je sens mes lèvres qui s’étirent toutes seules. Wow. Ça fait mal. Alors même toi, t’as réussi. Je baisse les yeux. Je hausse une épaule.
« Mars, en fait », je réponds. « On s’est vite fait croiser à la fête que mon pote et moi on avait organisé au Pitiponk. T’étais là, j’crois. T’cherchais… pfff… j’sais plus. Mais, ouais. C’est en… juin. »
Le premier juin. Le jour de mon anniversaire. Miya qui sortait avec Rahima. Miya qui lui a dit qu’elle m’aimerait toujours. Miya qui a rit dans les bras de Sulien. Miya qui s’est démené pour me retrouver. Et Rahima qui devait pleurer quelque part. Puis Rahima qui revient me voir six jours plus tard. Rahima qui pleure dans mes bras. Rahima qui souffre d’être elle. Rahima qui me berce. Rahima qui promet de ne pas me lâcher. Juillet, Miya qui danse avec un gars. Miya qui vient me dire qu’elle m’aime. Miya qui me dit qu’on a perdu —
Je souffle. Allez. Allez, focus, Lloyd. Focus. S’il te plaît.
« T’es… »
Allez, ça commence bien. Continue.
Je lève les yeux sur Sulien. Je m’accroche à son profil. A ses yeux que je connais par cœur malgré moi. A ce nez que j’ai rêvé d’exploser des centaines de fois. A cette bouche qui — wow il a les traits fins, quand même — m’a vomi des saloperies dessus et qui avait raison. Accroche toi à n’importe quoi.
« T’es prof à Poudlard, alors ? »
482 mots
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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La Maladie d'Amour
Mars, okay, je ne suis peut-être pas au courant de tout au final. Mais Juin à l'air d'être beaucoup plus significatif et ça ne m'étonne pas. Ce n'était vraiment pas le mois de mon rayon de soleil. On a parlé longtemps après de ça. Enfin, je lui ai plutôt parlé de ce qui c'était passé de mon côté, que Miya n'avait pas refusé de flirter avec moi alors qu'elle était en train de pleurer quelque part, sûrement. J'ai peut-être omis le détail où je lui ai lâché que j'aurais dû la faire sombrer avec moi mais à ce moment-là, je pensais que la pilule aller passer comme toujours... Ce n'est pas le cas du tout. Je n'aime pas qu'on prenne mes amis pour des imbéciles, qu'on prenne leur cœur pour en faire de la bouillie. Franchement, je ne sais pas ce qu'elle a Miya, mais elle n'a jamais eu besoin de moi pour sombrer. Elle le fait toute seule comme une grande fille.
"Le Pitiponk... Ah ! Oui... Oui je vois...", c'est la soirée où j'étais bourré et où j'ai fissuré quelqu'un... Hum.... Chris ! Voilà, Chris. Salvadora m'a bien tiré les oreilles le lendemain parce que dans mes rêvasseries de personne bourrée, je lui ai tout dis, en me plaignant. Ce n'est pas très correct de balancer tous les possibles défauts de quelqu'un dans sa face alors que quelques semaines avant, on était en train de se draguer — en ignorant le vautour, mais hey, c'était stylé. Bon, en-tout-cas, je dois avouer que ce n'était pas sympathique de ma part. Sasa m'a dit que je m'accroche trop à la divination pour lire les autres sauf que si je n'avais pas ignoré les signes avant, je n'aurais pas souffert autant.
Je retourne à Lloyd et il me regarde. Je tourne mes yeux vers le mur le plus proche. Ça me gêne de me faire observer comme ça. Il y a un truc sur mon visage ? Une poussière, un cil ou je ne sais pas, autre chose ? Mon visage est resté à peu près le même depuis qu'on était gosse, juste des cernes plus marqués et un tatouage de rune sur la tempe. Ah, et un grain de beauté qui s'est rajouté il y a quelques années sur ma mâchoire mais il est minuscule. Non, vraiment je ne comprends pas pourquoi il me regarde fixement comme ça.
"Heu... Ouais, professeur de divination, donc je n'ai pas trop d'élèves mais ils sont gentils en général.", ça arrive d'avoir quelques cas mais c'est assez rare je trouve. "Ça va faire un an en novembre.", que le temps passe vite. Ça va faire un an que je vis mon rêve et j'ai l'impression d'enfin vivre depuis trois-quatre ans. C'est peu mais c'est un début.
"Ça fait un an pour la Fausse, si je me trompe pas, pour toi ?... Ça doit être quelque chose de... gérer un business."
486 mots
"Le Pitiponk... Ah ! Oui... Oui je vois...", c'est la soirée où j'étais bourré et où j'ai fissuré quelqu'un... Hum.... Chris ! Voilà, Chris. Salvadora m'a bien tiré les oreilles le lendemain parce que dans mes rêvasseries de personne bourrée, je lui ai tout dis, en me plaignant. Ce n'est pas très correct de balancer tous les possibles défauts de quelqu'un dans sa face alors que quelques semaines avant, on était en train de se draguer — en ignorant le vautour, mais hey, c'était stylé. Bon, en-tout-cas, je dois avouer que ce n'était pas sympathique de ma part. Sasa m'a dit que je m'accroche trop à la divination pour lire les autres sauf que si je n'avais pas ignoré les signes avant, je n'aurais pas souffert autant.
Je retourne à Lloyd et il me regarde. Je tourne mes yeux vers le mur le plus proche. Ça me gêne de me faire observer comme ça. Il y a un truc sur mon visage ? Une poussière, un cil ou je ne sais pas, autre chose ? Mon visage est resté à peu près le même depuis qu'on était gosse, juste des cernes plus marqués et un tatouage de rune sur la tempe. Ah, et un grain de beauté qui s'est rajouté il y a quelques années sur ma mâchoire mais il est minuscule. Non, vraiment je ne comprends pas pourquoi il me regarde fixement comme ça.
"Heu... Ouais, professeur de divination, donc je n'ai pas trop d'élèves mais ils sont gentils en général.", ça arrive d'avoir quelques cas mais c'est assez rare je trouve. "Ça va faire un an en novembre.", que le temps passe vite. Ça va faire un an que je vis mon rêve et j'ai l'impression d'enfin vivre depuis trois-quatre ans. C'est peu mais c'est un début.
"Ça fait un an pour la Fausse, si je me trompe pas, pour toi ?... Ça doit être quelque chose de... gérer un business."
486 mots
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
La Maladie d'Amour
Bien sûr que tu vois de quoi je parle. T’as fait du mal à mon pote. Et mon pote, il m’a montré qu’il tenait plus à l’avenir prochain de son entrejambe qu’à mes propres sentiments. Je lui en veux plus. Il avait raison, au final. Il voulait juste m’éviter de souffrir en me préoccupant encore de ce qui pouvait arriver à Miya. Ça me parait loin, maintenant. Tellement loin. Au final, Lil’… il savait que je pourrais replonger. T’es fier de moi, aujourd’hui ? T’es fier de moi ?
Sulien ne me regarde pas. Il tourne même sa tête. J’suis si dégueulasse comme ça ? J’te fais de la peine à ce point ? Ouais, je sais. Moi aussi, j’peux plus m’encadrer. Ça nous fait un point commun, hein ?
Il a la mâchoire délicate, hein. Il est maigre. Si maigre que je peux bien voir la ligne de sa mâchoire, le mouvement de l’os qui rejoint l’oreille d’un côté et finit en pointe de l’autre côté. T’as pas dû prendre beaucoup de coup dedans. Elle casserait si je frappais dedans. Elle est tellement fine. Tellement…
Je cligne des yeux en les abaissant.
Wow.
J’inspire.
Allez.
Prof de divination. Ok. Donc… ce que tu voulais faire, c’est ça ? Donc t’as bel et bien réussi ta vie. Et en plus, t’as Rahima au quotidien. T’as Jane, aussi. Ma Jane. Ma Jane que j’aurai dû garder. Elle prenait soin de moi. Elle m’aimait bien, elle. Elle était douce, tellement douce. Elle avait une belle mâchoire elle aussi que j’adorais couvrir de baiser.
J’avale difficilement ma salive. Je frotte mon visage dans mes mains.
« Euh, ouais. Ouais. Ouais… » Pfoua, allez, là. « C’est pas vraiment moi qui gère, c’est Jude. Ma soeur, j’sais pas si tu te souviens… t’la croisé, l’autre jour, au bar. On est en co-gérance mais c’est… elle qui gère. Moi j’fais le guignol. » Je crache un rire en ramenant mes yeux sur lui. « Certains trucs changent pas, hein …? T’avais raison, au final. » Ma tempe revient contre le mur alors que je le regarde en souriant, les dents qui se découvre dans ce rictus que je devrai pas appeler un sourire. Plutôt une grimace douloureuse toute crasseuse d’envie. « J’ai fini au fond de l’Allée comme un sale clébard, et toi… tu formes la jeunesse. Respect, Willows… t’es un super devin. »
399 mots
Sulien ne me regarde pas. Il tourne même sa tête. J’suis si dégueulasse comme ça ? J’te fais de la peine à ce point ? Ouais, je sais. Moi aussi, j’peux plus m’encadrer. Ça nous fait un point commun, hein ?
Il a la mâchoire délicate, hein. Il est maigre. Si maigre que je peux bien voir la ligne de sa mâchoire, le mouvement de l’os qui rejoint l’oreille d’un côté et finit en pointe de l’autre côté. T’as pas dû prendre beaucoup de coup dedans. Elle casserait si je frappais dedans. Elle est tellement fine. Tellement…
Je cligne des yeux en les abaissant.
Wow.
J’inspire.
Allez.
Prof de divination. Ok. Donc… ce que tu voulais faire, c’est ça ? Donc t’as bel et bien réussi ta vie. Et en plus, t’as Rahima au quotidien. T’as Jane, aussi. Ma Jane. Ma Jane que j’aurai dû garder. Elle prenait soin de moi. Elle m’aimait bien, elle. Elle était douce, tellement douce. Elle avait une belle mâchoire elle aussi que j’adorais couvrir de baiser.
J’avale difficilement ma salive. Je frotte mon visage dans mes mains.
« Euh, ouais. Ouais. Ouais… » Pfoua, allez, là. « C’est pas vraiment moi qui gère, c’est Jude. Ma soeur, j’sais pas si tu te souviens… t’la croisé, l’autre jour, au bar. On est en co-gérance mais c’est… elle qui gère. Moi j’fais le guignol. » Je crache un rire en ramenant mes yeux sur lui. « Certains trucs changent pas, hein …? T’avais raison, au final. » Ma tempe revient contre le mur alors que je le regarde en souriant, les dents qui se découvre dans ce rictus que je devrai pas appeler un sourire. Plutôt une grimace douloureuse toute crasseuse d’envie. « J’ai fini au fond de l’Allée comme un sale clébard, et toi… tu formes la jeunesse. Respect, Willows… t’es un super devin. »
399 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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La Maladie d'Amour
Il m'observe encore, je le vois du coin de l'œil. Je devrais lui demander, non ? Si j'ai un truc ou non. Il n'y a pas trop de miroirs ici pour que je vérifie. Enfin, bref, c'est pas grave, juste je me sentirai un peu idiot en rentrant chez moi.
Il me parle de la Fausse. C'est Jude qui gère et oui je me souviens bien d'elle, de comment elle m'a volé mon poignard que je n'utilise qu'en cas d'extrême urgence. Ouais, je me souviens bien. Elle ne doit pas me blairer du tout après ce que j'ai fait. C'était du pur bluff et je suis content de toujours avoir ma main. Dia m'aurait sûrement jugé très fort pour ma bêtise. La prochaine fois je le cacherai un peu mieux au lieu de me comporter comme Dario à faire le fou comme ça. Puis, je me suis épuisé pour rien avec ce vautour même si très réussi. Bref, c'est elle qui gère tout et lui fait son boulu comme toujours. Il a quand même quelques fans non ? Je veux dire, il a une boite aux lettres pour ses fans donc... Il a un petit public, c'est déjà ça.
J'avais raison de ? Wow, pourquoi il me fait cette grimace-là ? Hey, te mets pas à pleurer parce que je ne saurais pas te consoler. Je peux te faire pleurer mais l'inverse ça va être plus compliqué. Je ne suis pas la meilleure épaule sur laquelle pleurer. La preuve, je n'ai même pas réussi à consoler Rahima à la fête de juin, c'est elle qui m'a consolé, vraiment la honte.
Oh.
Okay, je vois de quoi il parle là. J'ai un goût amer qui se loge dans ma gorge quand il me qualifie de devin. Tu te rappelles de tout ce que j'ai dit ? Si ma vie flanchait la tienne allait être un enfer. Mais, je l'ai passé l'enfer.
"Ne pense pas que j'ai eu la vie facile.", s'il te plaît, ne penses pas que j'ai eu la vie belle, ce n'est pas vrai. Je souffre encore, je fais encore des cauchemars, des crises d'angoisse, de panique, des flash-back horribles... J'ai vécu l'enfer et j'ai encore des chaînes autour de moi.
"J'aurai dû devenir prof plus tôt.", je regarde le sol. J'ai honte d'être si misérable au fond, d'avoir fait autant de déçus dans ma vie. Il y a tous les souvenirs qui reviennent, j'aime pas, je veux pas.
410 mots
Il me parle de la Fausse. C'est Jude qui gère et oui je me souviens bien d'elle, de comment elle m'a volé mon poignard que je n'utilise qu'en cas d'extrême urgence. Ouais, je me souviens bien. Elle ne doit pas me blairer du tout après ce que j'ai fait. C'était du pur bluff et je suis content de toujours avoir ma main. Dia m'aurait sûrement jugé très fort pour ma bêtise. La prochaine fois je le cacherai un peu mieux au lieu de me comporter comme Dario à faire le fou comme ça. Puis, je me suis épuisé pour rien avec ce vautour même si très réussi. Bref, c'est elle qui gère tout et lui fait son boulu comme toujours. Il a quand même quelques fans non ? Je veux dire, il a une boite aux lettres pour ses fans donc... Il a un petit public, c'est déjà ça.
J'avais raison de ? Wow, pourquoi il me fait cette grimace-là ? Hey, te mets pas à pleurer parce que je ne saurais pas te consoler. Je peux te faire pleurer mais l'inverse ça va être plus compliqué. Je ne suis pas la meilleure épaule sur laquelle pleurer. La preuve, je n'ai même pas réussi à consoler Rahima à la fête de juin, c'est elle qui m'a consolé, vraiment la honte.
Oh.
Okay, je vois de quoi il parle là. J'ai un goût amer qui se loge dans ma gorge quand il me qualifie de devin. Tu te rappelles de tout ce que j'ai dit ? Si ma vie flanchait la tienne allait être un enfer. Mais, je l'ai passé l'enfer.
"Ne pense pas que j'ai eu la vie facile.", s'il te plaît, ne penses pas que j'ai eu la vie belle, ce n'est pas vrai. Je souffre encore, je fais encore des cauchemars, des crises d'angoisse, de panique, des flash-back horribles... J'ai vécu l'enfer et j'ai encore des chaînes autour de moi.
"J'aurai dû devenir prof plus tôt.", je regarde le sol. J'ai honte d'être si misérable au fond, d'avoir fait autant de déçus dans ma vie. Il y a tous les souvenirs qui reviennent, j'aime pas, je veux pas.
410 mots
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
La Maladie d'Amour
Bordel, Lloyd, tu t’entends ? On en est là ? On se couche devant Willows ? Reprends-toi en main. C’est ça qu’elle t’a dit, Jude. Pas de te transformer en paillasson devant le mec qui connaît ta tête quand tu chiales et le visage que tu prends quand t’as mal.
Je le regarde. Ouais. Ça se voit que t’as dérouillé depuis Poudlard. Si moi j’ai pris en masse, toi… c’est comme si on t’avait déterré il y a peu. La peau blafarde qui fait ressortir le tatouage qui lui mange la gorge, elle me frappe. J’aime pas. On dirait qu’il prend pas le soleil. On sort bientôt de l’Été, pourquoi toi t’as l’air de sortir de taule ? Est-ce que toi aussi, t’es enfermé dans ta propre vie ? Toi aussi, t’as l’impression qu’elle te prend à la gorge comme nos deux tatouages ? Ton loup, il dit quoi de toi ? Je peux pas croire qu’il est juste là pour faire beau, c’est pas vrai. Comme les lèvres de Miya dans mon cou, c’est pas de la déco. J’ai appris très tôt que ce qu’on garde dans notre corps à vie, ça en dit long sur ce qu’on veut se dire à nous même. Le kelpy sur mon bras, c’est ce que je veux que les gens pensent de moi. Le squelette dans mon dos qui jouent devant un public d’ombre, c’est l’âme que j’ai donné à la scène. Le baiser de Miya dans mon cou, c’est la marque d’un amour que je ne pourrai jamais oublier.
Je baisse les yeux. Je serre les dents. Je sais rien. Je condamne. Mais… ouais, j’ai pensé que t’avais eu la vie facile alors que c’est marqué sur toi que t’as pas été épargné. Je suis qui, en fait, pour penser ça ? Je gueule dans mon micro que j’ai grandit dans la rue alors que j’ai eu des parents qui s’inquiétaient pour moi quand je rentrais pas. De quoi je parle, en fait ? Bordel, même mes chansons c’est que du vent.
« Pourquoi… t’es pas devenu prof plus tôt ? » je demande en regardant ses pieds bien zappés. « C’était ton rêve, nan ? » Je souffle, je détourne la tête vers l'intérieur du couloir. « Scuse. C'est... franchement pas mes affaires. C'est juste que... t'as toujours eu la... niaque, quoi. Et... t'étais doué. En cours. Même à côté, en fait. T'as réussi à lire mon avenir sans me lire dans les lignes de la main ou dans une boule de cristal ou... dans mon fond de café... ou dans les... bref, t'as capté. »
Je tourne à nouveau la tête vers lui, les yeux vides, je le sens. Vas y. Envoie moi bouler. C'est pas grave.
458 mots
Je le regarde. Ouais. Ça se voit que t’as dérouillé depuis Poudlard. Si moi j’ai pris en masse, toi… c’est comme si on t’avait déterré il y a peu. La peau blafarde qui fait ressortir le tatouage qui lui mange la gorge, elle me frappe. J’aime pas. On dirait qu’il prend pas le soleil. On sort bientôt de l’Été, pourquoi toi t’as l’air de sortir de taule ? Est-ce que toi aussi, t’es enfermé dans ta propre vie ? Toi aussi, t’as l’impression qu’elle te prend à la gorge comme nos deux tatouages ? Ton loup, il dit quoi de toi ? Je peux pas croire qu’il est juste là pour faire beau, c’est pas vrai. Comme les lèvres de Miya dans mon cou, c’est pas de la déco. J’ai appris très tôt que ce qu’on garde dans notre corps à vie, ça en dit long sur ce qu’on veut se dire à nous même. Le kelpy sur mon bras, c’est ce que je veux que les gens pensent de moi. Le squelette dans mon dos qui jouent devant un public d’ombre, c’est l’âme que j’ai donné à la scène. Le baiser de Miya dans mon cou, c’est la marque d’un amour que je ne pourrai jamais oublier.
Je baisse les yeux. Je serre les dents. Je sais rien. Je condamne. Mais… ouais, j’ai pensé que t’avais eu la vie facile alors que c’est marqué sur toi que t’as pas été épargné. Je suis qui, en fait, pour penser ça ? Je gueule dans mon micro que j’ai grandit dans la rue alors que j’ai eu des parents qui s’inquiétaient pour moi quand je rentrais pas. De quoi je parle, en fait ? Bordel, même mes chansons c’est que du vent.
« Pourquoi… t’es pas devenu prof plus tôt ? » je demande en regardant ses pieds bien zappés. « C’était ton rêve, nan ? » Je souffle, je détourne la tête vers l'intérieur du couloir. « Scuse. C'est... franchement pas mes affaires. C'est juste que... t'as toujours eu la... niaque, quoi. Et... t'étais doué. En cours. Même à côté, en fait. T'as réussi à lire mon avenir sans me lire dans les lignes de la main ou dans une boule de cristal ou... dans mon fond de café... ou dans les... bref, t'as capté. »
Je tourne à nouveau la tête vers lui, les yeux vides, je le sens. Vas y. Envoie moi bouler. C'est pas grave.
458 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
La Maladie d'Amour
TW : mal-être, mention de mort métaphorique
Pourquoi je ne suis pas devenu prof plus tôt ? Ha, c'est drôle comme question. J'aimerai tellement dire que j'étais hésitant et que j'ai fait un peu de tout avant de me décider enfin ou que je sois parti dans la recherche avant pour être un vrai professionnel et que j'ai décidé que c'était le moment de devenir prof ou encore que je me suis fracassé la gueule sur mes examens et j'ai dû réessayer plusieurs fois avant d'y arriver. Tout serait mieux que ces sept ans à errer sans but, à attendre que tout s'arrête un jour, à ne plus savoir qui on est dans le miroir...
J'ai fait tellement de choses durant ces années pourtant mais ce n'était pas moi. Chanter sur scène avec mon groupe ? La popularité m'a angoissé et j'ai failli crever. Accompagner Callahan dans son trafic ? J'ai fui, parce que participer à la destruction des autres ça me tuais. Toutes ces nuits passées avec des inconnus ? J'ai arrêté après avoir compris que toutes ces personnes ne me feraient jamais oublier l'ouragan que Roan a laissé dans mon cœur.
"La... La vie a décidé pour moi.", ce n'est pas vrai Sulien, tu le sais. Tu as choisi ton destin tout seul. Mes yeux tombent sur les runes tatouées sur le dos de mes mains, celles qui me rappellent de ne plus laisser mes sentiments prendre le dessus, de toujours penser avec logique et raison. Si seulement j'avais écouté les signes, je suis sûr que je n'en serais pas là. Mon cœur a voulu croire à quelque chose d'inexistant au lieu de voir les mauvais présages. J'ai refusé et on m'a puni en me laissant seul avec mes regrets. Le Sulien qui a la "niaque", comme il le dit, qui est doué à l'école ou dans beaucoup d'autres choses, est mort dans un appartement à Londres en 2038. Ou plutôt dans l'ancienne Sainte-Mangouste en 2039. Je l'ai cherché pendant longtemps mais j'ai fait mon deuil, je crois.
"C'était des paroles en l'air, vraiment... Rien à voir avec la divination... Juste une coïncidence.", peut-être que j'aurais dû la fermer pour une fois. Je m'adosse contre le mur pour me retrouver séparé de Lloyd par la porte. Le couloir est rempli de vert qui court dans tous les sens. Un rire sort de mes lèvres. Il est rempli de douleur. Bordel, Sulien regarde à quel point tu fais petit comparé à lui. Peut-être que grand-père avait raison, je suis une honte. "Mais ça devrait te satisfaire, hein ? C'est ce que tu voulais... Que je crève seul et tout ça... Sans oublier briser ma baguette mais laisse moi ça au moins.", je souris pour me moquer de moi-même.
"De deux gamins qui se crient des horreurs dessus, on se retrouve avec deux adultes brisés..."
475 mots
Pourquoi je ne suis pas devenu prof plus tôt ? Ha, c'est drôle comme question. J'aimerai tellement dire que j'étais hésitant et que j'ai fait un peu de tout avant de me décider enfin ou que je sois parti dans la recherche avant pour être un vrai professionnel et que j'ai décidé que c'était le moment de devenir prof ou encore que je me suis fracassé la gueule sur mes examens et j'ai dû réessayer plusieurs fois avant d'y arriver. Tout serait mieux que ces sept ans à errer sans but, à attendre que tout s'arrête un jour, à ne plus savoir qui on est dans le miroir...
J'ai fait tellement de choses durant ces années pourtant mais ce n'était pas moi. Chanter sur scène avec mon groupe ? La popularité m'a angoissé et j'ai failli crever. Accompagner Callahan dans son trafic ? J'ai fui, parce que participer à la destruction des autres ça me tuais. Toutes ces nuits passées avec des inconnus ? J'ai arrêté après avoir compris que toutes ces personnes ne me feraient jamais oublier l'ouragan que Roan a laissé dans mon cœur.
"La... La vie a décidé pour moi.", ce n'est pas vrai Sulien, tu le sais. Tu as choisi ton destin tout seul. Mes yeux tombent sur les runes tatouées sur le dos de mes mains, celles qui me rappellent de ne plus laisser mes sentiments prendre le dessus, de toujours penser avec logique et raison. Si seulement j'avais écouté les signes, je suis sûr que je n'en serais pas là. Mon cœur a voulu croire à quelque chose d'inexistant au lieu de voir les mauvais présages. J'ai refusé et on m'a puni en me laissant seul avec mes regrets. Le Sulien qui a la "niaque", comme il le dit, qui est doué à l'école ou dans beaucoup d'autres choses, est mort dans un appartement à Londres en 2038. Ou plutôt dans l'ancienne Sainte-Mangouste en 2039. Je l'ai cherché pendant longtemps mais j'ai fait mon deuil, je crois.
"C'était des paroles en l'air, vraiment... Rien à voir avec la divination... Juste une coïncidence.", peut-être que j'aurais dû la fermer pour une fois. Je m'adosse contre le mur pour me retrouver séparé de Lloyd par la porte. Le couloir est rempli de vert qui court dans tous les sens. Un rire sort de mes lèvres. Il est rempli de douleur. Bordel, Sulien regarde à quel point tu fais petit comparé à lui. Peut-être que grand-père avait raison, je suis une honte. "Mais ça devrait te satisfaire, hein ? C'est ce que tu voulais... Que je crève seul et tout ça... Sans oublier briser ma baguette mais laisse moi ça au moins.", je souris pour me moquer de moi-même.
"De deux gamins qui se crient des horreurs dessus, on se retrouve avec deux adultes brisés..."
475 mots
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026