Toi, moi, un slow ?
7 DÉCEMBRE 2050
14h23, COUR DE LA TOUR DE L'HORLOGE
@Stella Ruewen
14h23, COUR DE LA TOUR DE L'HORLOGE
@Stella Ruewen
Depuis le début du mois, le château s'agitait. Si certains pouvaient penser que c'était parce que les premières neiges avaient commencé à tomber, ceux qui n'étaient pas dupes savaient que c'était parce que l'arrivée des correspondants AMICO approchait à grands pas. Orion faisait partie de ceux qui n'étaient pas dupes. Niks, sa cousine, faisait d'ailleurs parmi du programme et c'était ce qui l'avait poussé à réellement s'y intéresser. Lui qui n'avait pourtant jamais réellement songé à se pencher sur les échanges AMICO depuis qu'il en avait entendu parler pour la première fois, il s'était forcé à comprendre pourquoi une personne s'embarasserait à correspondre avec un inconnu à l'autre bout du monde. Le hasard faisant bien les choses, il aura fallu que l'écossais passe son été à envoyer des lettres pour comprendre tout le sens et les liens qu'on pouvait créer au travers d'écrits et de missives qui renfermaient parfois — quand cela concernait l'Etoile, il aurait été plus juste de dire souvent — bien plus que de simples conversations d'usage. Aussi, depuis le début de l'année, il avait suivi avec attention ce qui en découlait du programme et avait appris à développer une attention toute particulière à leur développement ; notamment, lui qui n'avait jamais réellement voyagé depuis qu'il était petit, il s'était découvert une passion dans l'idée de pouvoir découvrir un pays sans réellement s'y trouver mais en le voyant au travers des lettres d'un autre. Orion s'était donc renseigné à sa manière, c'est-à-dire en observant et, après réflexion, s'était promis qu'il essaierait de tenter l'aventure l'année prochaine, si la directrice voulait bien de lui.
Ainsi donc, parmi les agitations nées de l'arrivée des correspondants, toute personne au courant du programme savait donc qu'un bal se profilait à l'horizon et Orion ne faisait pas exception. Au début, il avait songé à ne tout simplement pas s'y rendre ; pour quelle foutue raison, lui, Orion Blackburn, s'infligerait-il de se rendre dans une foule, vêtu d'un costume pompeux, pour danser avec des âmes dont il n'avait que faire de l'existence ? Pire, pourquoi voudrait-il se mêler à des visages dont il ne retiendrait pas les traits, leur parler ou les découvrir ? Non, un bal ? Très peu pour lui. Il était tout simplement résigné. Pourtant, alors qu'il avait fini son déjeuner et comptait aller se promener dans le parc pour se dégourdir un peu les jambes — le froid ne le gênait pas —, il aperçut une âme dont il connaissait très bien les traits, voire même un peu trop bien. Si bien que son avis sur le bal changea aussitôt. Non pas parce que cela pouvait être l'occasion de se mêler aux correspondants, de se permettre d'effleurer un peu d'autres parties du monde, peut-être même de toucher quelques paysages dont il ne connaissait pas l'existence. Mais plutôt parce que s'il y avait une personne qui pouvait l'inciter à sortir de ses habitudes, c'était bien l'Etoile. Elle irait avec lui, c'était certain.
Elle était dans la Cour de la Tour de l'Horloge, assise sur le rebord de l'un des murets qui composaient le cloître de la place et, bien qu'il ne savait pas exactement ce qu'elle faisait là et n'arrivait à le deviner de là où il se trouvait, il s'avança avec hâte pour la retrouver. Elle était de dos — cela ne l'avait toutefois pas empêché de la reconnaître — et ne pouvait donc pas le voir arriver. Se sentant d'humeur taquine, il déroula son écharpe de son cou et, alors qu'il arriva à sa hauteur, il l'enroula autour de ses yeux.
« Bouh ! »
Un large sourire se dessina sur ses lèvres, sentant son visage rafraîchi par la fin de l'automne sous ses mains encore chaudes. Il émit un petit rire amusé puis, retirant l'écharpe de ses yeux tout en la laissant autour de son cou et prenant appui sur le rebord du muret, il fit un petit saut qui lui permit de se retrouver aussitôt face à elle. Il fallait dire que, depuis leur sortie à Pré-au-Lard, Orion se sentait un peu moins complexé à l'idée d'être plus égayé aux alentours de la Serdaigle. C'était presque... étrange. Étonnamment, c'était aussi libérateur pour le garçon. Il aimait ça.
« Qu'est-ce qu'tu fais là, toi ? » demanda-t-il en haussant un sourcil. « Enfin, c'était pas pour ça que j'suis venu te voir. Tu mets quoi au bal AMICO ? Histoire que j'accorde mon noeud pap' avec ta robe. Ma mère m'a toujours dit que c'était plus classe d'avoir le nœud de la même couleur que sa cavalière. »
Hop lé, voici un Orion bien trop confiant, honte à lui !
773 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 27 déc. 2025, 12:34, modifié 1 fois.
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Toi, moi, un slow ?
MERCREDI 07 DÉCEMBRE 2050
QUATRIÈME ANNÉE, 14 ANS
QUATRIÈME ANNÉE, 14 ANS
La première semaine du Mois Maudit s’achevait à peine que Stella avait déjà l’impression de la subir depuis des jours et des jours. Dans le château, tout le monde ne parlait plus que de cette fête débile qui clôturait l’année, des cadeaux que chacun voulait et des plans prévus pour les vacances.
Tout cela était insupportable, c’était comme une piqûre douloureuse des événements qui avaient eu lieu quelques années plus tôt. Les premières neiges lui rappelaient uniquement cette allée froide et glissante, la joie ambiante était comme une punition — voir les Autres se réjouir alors qu’elle même était abattue par des souvenirs empoisonnés n’avait rien de très agréable —, tout la narguait. Et, inévitablement, repenser à tout ça la faisait penser à l’Intru, à cet Imposteur qui n’allait pas tarder à venir au monde, à venir pourrir sa vie. Assise sur un banc de la cour de l’horloge, Stella contracta les poings jusqu’à ce que ses phalanges blanchissent, le coeur pétri de colère.
Depuis le début du mois elle faisait de son mieux pour éviter Maliah et rester à bonne distance d’elle, consciente que sa rancœur ne faisait que pourrir la vie de sa benjamine. Elle arrivait encore à faire un peu d’effort en fin Novembre — parfois elle arrivait même à s’imaginer que tout allait parfaitement bien — mais le premier jour du Mois Maudit chassait à chaque fois le peu de bonne volonté qu’elle avait péniblement rassemblé. *Foutu mois* songea-t-elle avec animosité.
Il faisait froid en ce début d'après-midi, et même si Stella avait eu envie de sortir travailler dans l'air frais pour éclaircir ses idées, mais il semblait désormais que cela l'avait uniquement amenée à se figer dans ses pensées et à se flageller. « Comme si ça allait changer quoi qu'ce soit » marmonna-t-elle à voix basse en ramenant ses yeux sur le devoir d'Astronomie à peine entamé qui était laissé à l'abandon devant elle. A la vue de son parchemin vierge, elle grimaça. Rien à faire, même travailler une de ses matières favorites ne l'aidait pas à retrouver le moral. *Stupide mois* Et stupide neige. A cette pensée, Etoile jeta un regard noir aux petits flocons qui chutaient tranquillement du ciel, inconscients d'avoir été la cause d'un accident terrible.
La jeune Serdaigle inspira profondément, laissant l'air frais venir infester ses poumons, avant d'expirer lentement. Ses yeux suivirent la vapeur s'échapper de sa bouche jusqu'à ce qu'elle s'évapore, et un sourire sans joie étira sa bouche. Voilà qui n'était pas sans lui rappeler une autre fumée bien plus néfaste. Dans les faits, elle n'avait jamais touché à une cigarette — et depuis son expérience à la petite soirée de Kim en début d'année, elle ne retoucherait pas à l'alcool avant un bon moment —, mais il lui était déjà arrivé de voir des sorciers ou des Moldus fumer, et elle avait toujours été plus ou moins intriguée par ce vice. Qu'est-ce que ça pouvait bien apporter ? Une impression de légèreté ? La satisfaction de se détruire lentement ? Oui, peut-être qu'être conscient de son corps qui s'effritait lentement était assez pour développer une addiction à cette...chose. Chose qui détruisait et qui sentait mauvais en plus. *Aydan aurait voulu que je m'en tienne le plus éloignée possible* songea-t-elle dans un soupir en relâchant ses muscles, s'affaissant légèrement sur sa place. Jamais elle n'arriverait à se concentrer ainsi, impossible.
Au moment où Stella allait remballer ses affaires et se réfugier à l'intérieur, l'effluve d'un parfum familier l'enveloppa toute entière et, un instant plus tard, la voix d'Orion résonna à son oreille. Il semblait avoir bandé les yeux de la jeune sorcière à l'aide de son écharpe puis qu'elle ne voyait plus rien et qu'un tissus encore empreint de chaleur humaine réchauffait son visage.
Etoile ne put retenir un sourire — un vrai cette fois — et elle releva la tête vers le garçon dès que l'écharpe glissa de ses yeux à son cou. Et hop, une écharpe gagnée ! « Tu sais que tu ne récupéreras jamais cette écharpe ? » dit-elle, amusée, en l'observant sauter habilement par-dessus le banc pour venir se placer en face d'elle. C'était fou comme il lui avait redonné le sourire en un rien de temps.
La quatrième année rangea rapidement ses affaires de cours pour faire de la place et hocha les épaules à la première question d'Orion. Rien. Elle ne faisait rien. La suite la fit redresser vivement la tête et hausser un sourcil étonné. *Qu'est-ce que... Quoi ?* Pourquoi lui parlait-il du bal ?
Son attention pleinement ancrée sur Orion, Stella pencha la tête. « Un bal ? », répéta-t-elle, le regard malicieux. « Quel bal ? Personne ne m'a invitée à un bal », ajouta-t-elle innocemment en retenant difficilement un sourire amusé. Ainsi donc il voulait y aller avec elle sans l'inviter ? *Voilà qui est bien présomptueux* pensa-t-elle avec amusement. Baissant les yeux sur son parchemin d'Astronomie uniquement marqué du titre du devoir, elle feignit d'être captivée par son pseudo contenu tout en gardant un regard discret sur le garçon pour observer sa réaction.
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@Orion Blackburn, me voilà ! heureusement Stella a du répondant héhé
@Orion Blackburn, me voilà ! heureusement Stella a du répondant héhé
15 ans / 5eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / coucou rappeltout
Il en faut peu pour être heureux...
Il en faut peu pour être heureux...
Toi, moi, un slow ?
Quand Orion regardait Stella, il aimait à la détailler avant de réellement engager la conversation. Il n'avait pas instauré cette routine vraiment exprès. Non, cela s'était fait tout seul, sans vraiment qu'il n'en prenne réelle conscience, au fur de leurs rendez-vous insouciants. Instinctivement, ses yeux parcouraient son visage dans un ordre bien précis.
D'abord, il y avait ses iris. Ils étaient si bleus, si envoûtants que son regard ne savait les éviter. Il aimait se perdre dans son océan, cherchant ce qui se tramait dans les reflets de son âme ; la plupart du temps, il se plaisait à se dire que la joie qu'il y lisait était liée à sa présence, parce qu'elle semblait apparaître de manière spontanée, sans crier gare, quand il venait la retrouver au détour d'un couloir, à la sortie d'un cours ou encore au déjeuner mais il ne pouvait nier la passion qu'il éprouvait à décortiquer ce qui s'y déroulait quand elle était déjà occupée à faire quelque chose. Par exemple, quand elle semblait angoissée — et il le savait parce qu'elle mordillait automatiquement sa lèvre inférieure —, c'était comme si une légère tempête la secouait ; son regard se faisait plus alerte, plus stressé, comme une biche qui ressentait un danger. Ou bien quand elle était concentrée. Imperturbable, studieuse, l'Étoile était du genre à laisser son esprit s'imprégner de sa connaissance, prête à ouvrir de nouvelles portes pour se cultiver. Ses yeux divaguaient alors vers ces contrées encore inexplorées et, quand les deux adolescents étudiaient ensemble, il ne savait nier la passion secrète et coupable qu'il avait de l'observer à son insu.
Ensuite, une fois qu'Orion avait fini de lire son âme, il laissait ses yeux voguer vers ses joues. Outre le fait qu'il aimait découvrir si de nouvelles taches de rousseur s'étaient ou pas ajoutées à la constellation qui décorait ses paumettes, il aimait aussi secrètement voir à quel point la présence du garçon la faisait rougir. Généralement, il lui suffisait d'un compliment ou d'une caresse pour les voir s'enflammer, mais il se rendait de plus en plus compte qu'il les lorgnait dans le but de voir si sa simple présence était suffisante à la colorier. Du même acabit, il n'hésitait pas à jeter un coup d'œil à son nez puisque, de la même manière, il réunissait la poudre d'étoiles qui saupoudrait son visage en la seule et même constellation qu'il aimait détailler.
Puis, finalement, il y avait ses lèvres. Pleines, roses, elles représentaient l'interdit. Celui qu'il avait déjà osé braver deux fois. Orion n'aimait pas se mentir à lui-même, aussi savait-il pertinemment que, lorsqu'il arrivait à cette étape de sa dissection faciale, il se mettait lui-même à rougir malgré lui. Et bien qu'avec le temps, la sensation éprouvée lors de la première rencontre de ses lèvres avec les siennes s'était dissipée, il se souvenait du baiser échangé à Pré-au-Lard comme si c'était hier. Chaud, agréable, il arrivait qu'il se le remémore à des moments aléatoires de la journée. Puis qu'il secoue vivement la tête pour chasser les idées qui lui venaient.
Cette fois-là ne fit pas exception et, alors qu'il attendait une réponse de la jeune fille, il se permit de passer son visage en revue avant qu'elle ne se mette à parler. Fort heureusement — ou du moins, c'est ce qu'il espérait —, son analyse était d'ordinaire rapide, ne donnant à priori pas l'impression à l'Etoile qu'elle était décortiquée. Yeux, joues, nez, lèvres. Yeux. Amusés, souriants mais... perturbés ? Agacés. Dans le fin fond de ses iris, il demeurait encore des restes de pensées parasites et désagréables, presque imperceptibles. Mais dans le monde d'Orion, qui ne tournait en l'instant qu'autour de Stella, il y percevait les moindres détails. L'agacement, néanmoins, fut rapidement effacé et elle le nargua sur sa nouvelle possession, ne manquant pas de le faire sourire à son tour. Elle était fine, juste, rapide, et la présence du garçon semblait avoir fait envoler tous ses soucis, bien que ces derniers restèrent coincés dans un coin de la tête du Serpent.
« Toi, Stella Ruewen, serais prête à trahir les couleurs de ta maison pour une écharpe verte et argent ? » la tenta-t-il, sachant bien que l'Etoile n'était pas peu fière de son appartenance aux Aiglons — après tout, elle ne loupait pas un match de Quidditch, encore moins depuis qu'elle était devenue cheerleader.
Joues. Rougies par le froid, rosies par l'amusement, elles étaient tendres à la vue. Nez. Retroussé par la malice, adorable. Lèvres. Lèvres ?
Orion fronça les sourcils l'espace d'une demi-seconde. Le visage de Stella s'était baissé pour ranger un parchemin vierge sur le côté pour déblayer l'espace à ses côtés et l'inviter à se poser à côté d'elle, l'empêchant de finir son inspection faciale comme il l'aurait souhaité. Mais bien vite, son visage se releva vers lui, interloquée face à sa première question. Son expression était si vive qu'il en manqua de redéposer son regard sur ses lèvres, préférant le consacrer à ses yeux curieux. Elle semblait... surprise de sa demande, ce qui eût pour effet de surprendre Orion tout autant. Comment ça, il ne l'avait pas invitée ? Ne venait-il pas de le faire, à mi-mot ? Il arqua un sourcil.
« Bah, le bal AMICO, Etoile. Tu viens avec moi, non ? Enfin, je détesterais que t'ailles toute seule quoi, donc je veux bien me sacrifier » dit-il, confiant sur le fait que c'était un compliment. Pour dire, il se permit même de lui adresser un hochement de tête déterminé tout en s'asseyant à ses côtés, puis plaça un bras derrière elle, le laissant reposer sur le dossier du banc tandis que son autre main venait attraper les doigts de la jeune fille. « Puis, je suppose que tu veux aller avec moi, donc... Et » continua-t-il avec une expression un peu plus grave, pressant sa main dans la sienne, « je sais que c'est pas un mois facile pour toi... Enfin, bref, je me porte volontaire, quoi. »
@Stella Ruewen, et un Orion maladroit, un !
1005 mots
D'abord, il y avait ses iris. Ils étaient si bleus, si envoûtants que son regard ne savait les éviter. Il aimait se perdre dans son océan, cherchant ce qui se tramait dans les reflets de son âme ; la plupart du temps, il se plaisait à se dire que la joie qu'il y lisait était liée à sa présence, parce qu'elle semblait apparaître de manière spontanée, sans crier gare, quand il venait la retrouver au détour d'un couloir, à la sortie d'un cours ou encore au déjeuner mais il ne pouvait nier la passion qu'il éprouvait à décortiquer ce qui s'y déroulait quand elle était déjà occupée à faire quelque chose. Par exemple, quand elle semblait angoissée — et il le savait parce qu'elle mordillait automatiquement sa lèvre inférieure —, c'était comme si une légère tempête la secouait ; son regard se faisait plus alerte, plus stressé, comme une biche qui ressentait un danger. Ou bien quand elle était concentrée. Imperturbable, studieuse, l'Étoile était du genre à laisser son esprit s'imprégner de sa connaissance, prête à ouvrir de nouvelles portes pour se cultiver. Ses yeux divaguaient alors vers ces contrées encore inexplorées et, quand les deux adolescents étudiaient ensemble, il ne savait nier la passion secrète et coupable qu'il avait de l'observer à son insu.
Ensuite, une fois qu'Orion avait fini de lire son âme, il laissait ses yeux voguer vers ses joues. Outre le fait qu'il aimait découvrir si de nouvelles taches de rousseur s'étaient ou pas ajoutées à la constellation qui décorait ses paumettes, il aimait aussi secrètement voir à quel point la présence du garçon la faisait rougir. Généralement, il lui suffisait d'un compliment ou d'une caresse pour les voir s'enflammer, mais il se rendait de plus en plus compte qu'il les lorgnait dans le but de voir si sa simple présence était suffisante à la colorier. Du même acabit, il n'hésitait pas à jeter un coup d'œil à son nez puisque, de la même manière, il réunissait la poudre d'étoiles qui saupoudrait son visage en la seule et même constellation qu'il aimait détailler.
Puis, finalement, il y avait ses lèvres. Pleines, roses, elles représentaient l'interdit. Celui qu'il avait déjà osé braver deux fois. Orion n'aimait pas se mentir à lui-même, aussi savait-il pertinemment que, lorsqu'il arrivait à cette étape de sa dissection faciale, il se mettait lui-même à rougir malgré lui. Et bien qu'avec le temps, la sensation éprouvée lors de la première rencontre de ses lèvres avec les siennes s'était dissipée, il se souvenait du baiser échangé à Pré-au-Lard comme si c'était hier. Chaud, agréable, il arrivait qu'il se le remémore à des moments aléatoires de la journée. Puis qu'il secoue vivement la tête pour chasser les idées qui lui venaient.
Cette fois-là ne fit pas exception et, alors qu'il attendait une réponse de la jeune fille, il se permit de passer son visage en revue avant qu'elle ne se mette à parler. Fort heureusement — ou du moins, c'est ce qu'il espérait —, son analyse était d'ordinaire rapide, ne donnant à priori pas l'impression à l'Etoile qu'elle était décortiquée. Yeux, joues, nez, lèvres. Yeux. Amusés, souriants mais... perturbés ? Agacés. Dans le fin fond de ses iris, il demeurait encore des restes de pensées parasites et désagréables, presque imperceptibles. Mais dans le monde d'Orion, qui ne tournait en l'instant qu'autour de Stella, il y percevait les moindres détails. L'agacement, néanmoins, fut rapidement effacé et elle le nargua sur sa nouvelle possession, ne manquant pas de le faire sourire à son tour. Elle était fine, juste, rapide, et la présence du garçon semblait avoir fait envoler tous ses soucis, bien que ces derniers restèrent coincés dans un coin de la tête du Serpent.
« Toi, Stella Ruewen, serais prête à trahir les couleurs de ta maison pour une écharpe verte et argent ? » la tenta-t-il, sachant bien que l'Etoile n'était pas peu fière de son appartenance aux Aiglons — après tout, elle ne loupait pas un match de Quidditch, encore moins depuis qu'elle était devenue cheerleader.
Joues. Rougies par le froid, rosies par l'amusement, elles étaient tendres à la vue. Nez. Retroussé par la malice, adorable. Lèvres. Lèvres ?
Orion fronça les sourcils l'espace d'une demi-seconde. Le visage de Stella s'était baissé pour ranger un parchemin vierge sur le côté pour déblayer l'espace à ses côtés et l'inviter à se poser à côté d'elle, l'empêchant de finir son inspection faciale comme il l'aurait souhaité. Mais bien vite, son visage se releva vers lui, interloquée face à sa première question. Son expression était si vive qu'il en manqua de redéposer son regard sur ses lèvres, préférant le consacrer à ses yeux curieux. Elle semblait... surprise de sa demande, ce qui eût pour effet de surprendre Orion tout autant. Comment ça, il ne l'avait pas invitée ? Ne venait-il pas de le faire, à mi-mot ? Il arqua un sourcil.
« Bah, le bal AMICO, Etoile. Tu viens avec moi, non ? Enfin, je détesterais que t'ailles toute seule quoi, donc je veux bien me sacrifier » dit-il, confiant sur le fait que c'était un compliment. Pour dire, il se permit même de lui adresser un hochement de tête déterminé tout en s'asseyant à ses côtés, puis plaça un bras derrière elle, le laissant reposer sur le dossier du banc tandis que son autre main venait attraper les doigts de la jeune fille. « Puis, je suppose que tu veux aller avec moi, donc... Et » continua-t-il avec une expression un peu plus grave, pressant sa main dans la sienne, « je sais que c'est pas un mois facile pour toi... Enfin, bref, je me porte volontaire, quoi. »
@Stella Ruewen, et un Orion maladroit, un !
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues... | Roi des Dédaigneux, Comte du Mépris et Partisan des Détestables d'après Paige #OsonsOrion
Toi, moi, un slow ?
La présence d'Orion elle-même changeait quelque chose en la jeune fille qu'elle aurait eu toutes les peines du monde à décrire. Il avait... il avait ce pouvoir mystérieux de l'emmêler. Oui, c'était cela. Lorsqu'il était là, elle s'emmêlait les pensées, les bras, les jambes, et parfois même les mots. Les mots. Il vola dans l'air, le souvenir des lèvres du garçon sur les siennes, et elle le sentit passer, la narguer, la moquer. Les joues rosies par le vestige de ce bref contact, réitéré lors de leur...rencard, car ils avaient appelé cela un rencard. Et ils n'en avaient jamais parlé. Pas vraiment, du moins.
La tête baissée vers son parchemin, attendant la réponse du garçon avec impatience, l'Aiglonne ne put s'empêcher de songer à ce baiser. Ce fameux baiser. Doux. Chaud. Agréable. Naturel. Si naturel qu'il lui avait fallu plus d'une minute pour qu'elle se souvienne qui elle était. Mais lui ? Lui elle n'avait pas oublié. Elle n'avait pas oublié que Orion Blackburn, le Serpent, l'Intru, le Chasseur, l'avait embrassée. Deux fois. Et les deux fois, elle s'était sentie brûler de l'intérieur, comme si son corps lui-même se changeait en lave et faisait-elle le plus ridicule des cratères. Et d'ailleurs, ce n'était pas seulement dans sa tête. Ses joues se coloraient, ses mains se réchauffaient, son sang bouillonnait en elle et chaque respiration lui semblait soudain plus difficile l'une que l'autre. Par Merlin, Orion avait le don improbable et déconcertant de dérégler tout son corps. Et son coeur, surtout son coeur.
Avec ses fossettes, ses cheveux sombres emmêlés, ses sourires mystérieux et ses mimiques froides, il faisait des ravages. Pas qu'à son coeur, mais à son esprit aussi. Dieux, il lui semblait impossible de réfléchir lorsqu'il se trouvait aux alentours, tant et si bien qu'il lui fallait parfois deux fois plus de temps pour arriver à la fin de ses devoirs lorsqu'ils étudiaient ensemble. Tout ça parce qu'il existait.
Orion existait, respirait, et cette simple présence mettait l'Etoile sens dessus dessous, elle ne savait plus où donner de la tête, quoi faire de ses mains ou comment réfléchir. Une véritable empotée.
Pourtant elle l'était naturellement, empotée. Combien de fois s'était-elle retrouvée assise sur les fesses à cause d'une bête glissade ou d'un tournant prit un peu trop vide ? Merlin, elle avait arrêté de compter ses chutes. Un jour, une chute comme aimait le dire Mei, son amie de Serpentard. Elle ne se moquait jamais, du moins jamais vraiment, mais elle aimait dire que Stella était la fille la plus maladroite qu'elle ait rencontrée. Et Orion ? Que pouvait-il bien penser du talent légendaire de la quatrième année pour se retrouver par terre ? Sûrement peu de bien. Quoique, il était le premier à tendre les bras pour la rattraper, lui empêcher une chute et la retenir contre lui. De nouveau, elle eut une pensée pour la nuit de leur rencontre. Par tous les diables. Il fallait vraiment qu'elle arrête. Elle allait devenir barge si elle continuait d'y repenser. A... A ça, ce baiser, cette proximité, ce jeu du chat et de la souris. *Arrête, arrête, arrête*, s'intima-t-elle, se sentant soudain piquer un fard.
Fort heureusement, la taquinerie d'Orion sur les couleurs de sa Maison la sortit de ses pensées.
— Si l'écharpe est à toi alors oui, répondit-elle, effrontée. Tu..tu sens bon.
L'aveu, murmuré, soufflé, lui échappa sans qu'elle ne puisse le retenir. Rougissante, nerveuse, elle se mordit l'intérieur de la joue. Idiote ! la tança le Fantôme, quelque part depuis les abysses. Repoussant le démon, la jeune sorcière se concentra uniquement sur les pétales rouges qui s'étalaient sur ses joues. Oh Merlin, il fallait vraiment qu'elle cesse de rougir ainsi en présence du garçon. Ridicule.
Encore, encore et toujours ce mot, éternellement elle y revenait, elle ne pouvait s'en empêcher. Une sorte de refrain familier ou une habitude dont on a du mal à se défaire, quoi qu'il en fut, la Serdaigle continuait d'en revenir à ce mot. C'était un cycle éternel, un recommencement.
Son expression perplexe ainsi que les mots qui sortirent de sa bouche ne furent pas pour déplaire à l'adolescente et, si elle avait eu moins de retenue, elle aurait pu rire de le voir ainsi surpris. Car Orion n'était jamais surpris. Orion savait toujours comment réagir, que dire, quoi faire. Sauf, semblait-il, lorsqu'il se trouvait en la compagnie de l'Etoile. Peut-être possédait-elle le don très spécial de le désarçonner, mais il aurait fallu qu'elle s'en rende compte et qu'elle se résolve à en jouer, que cela lui apporte quelque chose ou pas. Hélas, trois fois hélas, la jeune fille n'était absolument pas consciente de l'effet qu'elle avait sur le Serpentard. Elle ne pouvait que contempler son comportement, prier pour qu'elle lui trouve un sens mais sans jamais se demander si, peut-être, à tout hasard, la perte de contrôle du garçon était de son œuvre. Jamais Stella n'y aurait pensé.
— Tu veux bien te sacrifier pour moi ? répéta-t-telle, soudain confuse. Tu penses donc être le seul qui peut m'accompagner à ce bal ? Dire que je pensais demander à Elijah de venir avec moi...
Mensonge, mensonge, mensonge. Elle ne voulait y aller avec personne d'autre qu'Orion.
Elle voulait se sentir jolie dans une robe, elle voulait demander à sa cousine de l'aider à mettre un peu de maquillage, elle voulait demander aux filles du dortoir de l'aider à faire ses cheveux. Oui elle voulait se faire belle, la plus belle, et elle avait envie que le garçon la trouve belle. Qu'il lui redise encore combien il la trouvait jolie. C'était ridicule — diantre, encore ce mot — mais elle aimait l'idée qu'il l'observait et qu'il aimait ce qu'il voyait. Qu'il la regardait et qu'il pensait qu'elle était belle. Parce que Stella se sentait rarement belle. Mais avec lui, avec Orion ? Elle se sentait sublime lorsqu'il la regardait comme si elle était la plus rare et la plus belle des pierres précieuses.
Sa peau en contact avec la sienne la brûlait, elle n'aurait su dire si elle en voulait plus ou non. Et elle en voulait plus, Stella Ruewen en voulait toujours plus lorsqu'il était question d'Orion. Et ça, c'était son malheur. Un malheur bienheureux qui la suivait, prospérait, recommençait toujours.
— Je.. Est-ce que tu me proposes d'y aller avec toi ? s'enquit-elle timidement. Je veux dire...bien sûr que je meurs d'envie de t'accompagner, je..je ne veux pas que tu demandes à une autre, fit-elle. Et je ne veux pas y aller avec quelqu'un d'autre, c'est juste...
...elle aurait aimé qu'il lui demande en bonne et due forme. Elle aurait aimé qu'il pose la question avec sincérité, qu'il s'inquiète réellement de savoir si elle avait envie ou non d'y aller.
Alors elle réunit ses lèvres en une fine ligne, pressa avec affection la main du garçon et attendit.
La tête baissée vers son parchemin, attendant la réponse du garçon avec impatience, l'Aiglonne ne put s'empêcher de songer à ce baiser. Ce fameux baiser. Doux. Chaud. Agréable. Naturel. Si naturel qu'il lui avait fallu plus d'une minute pour qu'elle se souvienne qui elle était. Mais lui ? Lui elle n'avait pas oublié. Elle n'avait pas oublié que Orion Blackburn, le Serpent, l'Intru, le Chasseur, l'avait embrassée. Deux fois. Et les deux fois, elle s'était sentie brûler de l'intérieur, comme si son corps lui-même se changeait en lave et faisait-elle le plus ridicule des cratères. Et d'ailleurs, ce n'était pas seulement dans sa tête. Ses joues se coloraient, ses mains se réchauffaient, son sang bouillonnait en elle et chaque respiration lui semblait soudain plus difficile l'une que l'autre. Par Merlin, Orion avait le don improbable et déconcertant de dérégler tout son corps. Et son coeur, surtout son coeur.
Avec ses fossettes, ses cheveux sombres emmêlés, ses sourires mystérieux et ses mimiques froides, il faisait des ravages. Pas qu'à son coeur, mais à son esprit aussi. Dieux, il lui semblait impossible de réfléchir lorsqu'il se trouvait aux alentours, tant et si bien qu'il lui fallait parfois deux fois plus de temps pour arriver à la fin de ses devoirs lorsqu'ils étudiaient ensemble. Tout ça parce qu'il existait.
Orion existait, respirait, et cette simple présence mettait l'Etoile sens dessus dessous, elle ne savait plus où donner de la tête, quoi faire de ses mains ou comment réfléchir. Une véritable empotée.
Pourtant elle l'était naturellement, empotée. Combien de fois s'était-elle retrouvée assise sur les fesses à cause d'une bête glissade ou d'un tournant prit un peu trop vide ? Merlin, elle avait arrêté de compter ses chutes. Un jour, une chute comme aimait le dire Mei, son amie de Serpentard. Elle ne se moquait jamais, du moins jamais vraiment, mais elle aimait dire que Stella était la fille la plus maladroite qu'elle ait rencontrée. Et Orion ? Que pouvait-il bien penser du talent légendaire de la quatrième année pour se retrouver par terre ? Sûrement peu de bien. Quoique, il était le premier à tendre les bras pour la rattraper, lui empêcher une chute et la retenir contre lui. De nouveau, elle eut une pensée pour la nuit de leur rencontre. Par tous les diables. Il fallait vraiment qu'elle arrête. Elle allait devenir barge si elle continuait d'y repenser. A... A ça, ce baiser, cette proximité, ce jeu du chat et de la souris. *Arrête, arrête, arrête*, s'intima-t-elle, se sentant soudain piquer un fard.
Fort heureusement, la taquinerie d'Orion sur les couleurs de sa Maison la sortit de ses pensées.
— Si l'écharpe est à toi alors oui, répondit-elle, effrontée. Tu..tu sens bon.
L'aveu, murmuré, soufflé, lui échappa sans qu'elle ne puisse le retenir. Rougissante, nerveuse, elle se mordit l'intérieur de la joue. Idiote ! la tança le Fantôme, quelque part depuis les abysses. Repoussant le démon, la jeune sorcière se concentra uniquement sur les pétales rouges qui s'étalaient sur ses joues. Oh Merlin, il fallait vraiment qu'elle cesse de rougir ainsi en présence du garçon. Ridicule.
Encore, encore et toujours ce mot, éternellement elle y revenait, elle ne pouvait s'en empêcher. Une sorte de refrain familier ou une habitude dont on a du mal à se défaire, quoi qu'il en fut, la Serdaigle continuait d'en revenir à ce mot. C'était un cycle éternel, un recommencement.
Son expression perplexe ainsi que les mots qui sortirent de sa bouche ne furent pas pour déplaire à l'adolescente et, si elle avait eu moins de retenue, elle aurait pu rire de le voir ainsi surpris. Car Orion n'était jamais surpris. Orion savait toujours comment réagir, que dire, quoi faire. Sauf, semblait-il, lorsqu'il se trouvait en la compagnie de l'Etoile. Peut-être possédait-elle le don très spécial de le désarçonner, mais il aurait fallu qu'elle s'en rende compte et qu'elle se résolve à en jouer, que cela lui apporte quelque chose ou pas. Hélas, trois fois hélas, la jeune fille n'était absolument pas consciente de l'effet qu'elle avait sur le Serpentard. Elle ne pouvait que contempler son comportement, prier pour qu'elle lui trouve un sens mais sans jamais se demander si, peut-être, à tout hasard, la perte de contrôle du garçon était de son œuvre. Jamais Stella n'y aurait pensé.
— Tu veux bien te sacrifier pour moi ? répéta-t-telle, soudain confuse. Tu penses donc être le seul qui peut m'accompagner à ce bal ? Dire que je pensais demander à Elijah de venir avec moi...
Mensonge, mensonge, mensonge. Elle ne voulait y aller avec personne d'autre qu'Orion.
Elle voulait se sentir jolie dans une robe, elle voulait demander à sa cousine de l'aider à mettre un peu de maquillage, elle voulait demander aux filles du dortoir de l'aider à faire ses cheveux. Oui elle voulait se faire belle, la plus belle, et elle avait envie que le garçon la trouve belle. Qu'il lui redise encore combien il la trouvait jolie. C'était ridicule — diantre, encore ce mot — mais elle aimait l'idée qu'il l'observait et qu'il aimait ce qu'il voyait. Qu'il la regardait et qu'il pensait qu'elle était belle. Parce que Stella se sentait rarement belle. Mais avec lui, avec Orion ? Elle se sentait sublime lorsqu'il la regardait comme si elle était la plus rare et la plus belle des pierres précieuses.
Sa peau en contact avec la sienne la brûlait, elle n'aurait su dire si elle en voulait plus ou non. Et elle en voulait plus, Stella Ruewen en voulait toujours plus lorsqu'il était question d'Orion. Et ça, c'était son malheur. Un malheur bienheureux qui la suivait, prospérait, recommençait toujours.
— Je.. Est-ce que tu me proposes d'y aller avec toi ? s'enquit-elle timidement. Je veux dire...bien sûr que je meurs d'envie de t'accompagner, je..je ne veux pas que tu demandes à une autre, fit-elle. Et je ne veux pas y aller avec quelqu'un d'autre, c'est juste...
...elle aurait aimé qu'il lui demande en bonne et due forme. Elle aurait aimé qu'il pose la question avec sincérité, qu'il s'inquiète réellement de savoir si elle avait envie ou non d'y aller.
Alors elle réunit ses lèvres en une fine ligne, pressa avec affection la main du garçon et attendit.
@Orion Blackburn, mieux vaut tard que jamais ?
~1137 mots.
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15 ans / 5eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / coucou rappeltout
Il en faut peu pour être heureux...
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