Le temps dure longtemps
SAMEDI 15 JUILLET 2051
APRÈS-MIDI, DOG'S BAY
@Stella Ruewen
APRÈS-MIDI, DOG'S BAY
@Stella Ruewen
S'évanouir dans les flots semblait une fin en soi plutôt agréable, aux yeux du garçon. Se laisser aller, sentir son corps voguer vers des horizons infinis sans jamais réellement se soucier de ce qu'il deviendrait. Flotter ou couler, respirer ou manquer d'air, sombrer dans les abysses ou fondre au soleil ; l'océan lui offrait à peu près autant de possibilités de se sentir vivant que de se laisser mourir là. Orion n'avait pas l'habitude de l'océan ; de la puissance de ses lames au travers de sa peau, de la douceur de son sel contre sa peau dénudée, de la sagesse de sa brise qui chantait dans ses oreilles. Il avait déjà goûté à l'eau, près de chez lui, dans la rivière qui bordait sa maison. L'océan, cependant, lui était inconnu. Mais là, dans une baie près de Galway, il se sentait bien. Son corps allongé sur l'eau flottait sans chercher à se débattre face aux vagues qui le ramenaient doucement vers la côte et sa tête profitait du son des mouettes entrecoupé par les salves d'eau qui venaient boucher ses tympans. Un éternel paisible, un moment suspendu dans le temps. C'était bien.
Il ne dut finalement se rendre à l'évidence de la fin de cet instant qu'une fois que son dos rencontra le sable. Mère Nature le rendait à ses lieux, le chassant de ses flots et lui proposant de regagner la terre ferme. Poussant un long soupir, à une distance qui lui permettait de s'asseoir dans l'eau, Orion se redressa en continuant à profiter des maigres ondelettes qui étreignaient ses bras à intervalles réguliers. Au loin, il pouvait la voir : son Étoile. Allongée sur une serviette, un petit parasol non loin pour lui offrir un abri si le soleil tentait de la brûler. Dormait-elle ? Ou bien peut-être était-elle en train de penser ? S'il se concentrait suffisamment, serait-il capable d'entendre ce que son esprit disait dans son rêve ?
La marraine de Stella les avait laissés dans cette petite baie moldue un peu plus tôt dans la journée pour qu'ils puissent profiter d'une journée à la plage. Une charmante dame, cette Helen, qu'Orion avait appréciée bien rapidement. Peut-être était-ce principalement lié à l'opinion déjà préfaite que lui avait soufflée l'Étoile ? Ou bien par le curieux fait que cette femme n'était nulle autre que la meilleure amie de sa mère durant leur adolescence ? Toujours était-il qu'il ne rechignait pas à la présence de l'irlandaise, et que les deux avaient même créé une complicité plutôt curieuse. Bien gentiment, elle les avait laissés là et viendrait les chercher plus tard. Pour l'heure, Orion se fichait d'imaginer une fin à cette après-midi idyllique ; ce qui lui importait était de partager ce moment de douceur avec sa petite amie.
Cette pensée le fit sourire. Et puisqu'il ne voulait partager ce sourire qu'avec son Étoile, il se remit sur ses pieds pour la rejoindre. Le sable chaud s'agrippa à ses orteils mouillés et ses cheveux trempés dégoulinaient dans son dos, une sensation plus qu'agréable qui aurait pu le faire ronronner de plaisir. Puis, quand il parvint à sa belle, il s'accroupit près d'elle et vint gentiment presser sa main de ses doigts encore glacés.
« Tu veux venir te baigner un peu ? Elle est vraiment agréable. »
Sa voix était douce. Un murmure ou une caresse, à peine de quoi attraper son attention sans la surprendre.
Surprise promise, surprise due...
577 mots
Couleur RP : #789586 #556B5F - 6ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues... | Roi des Dédaigneux, Comte du Mépris et Partisan des Détestables d'après Paige #OsonsOrion
Le temps dure longtemps
SAMEDI 15 JUILLET 2051
ETE DE LA CINQUIEME ANNEE, 15 ANS
inspiration vestimentaire, thème musical
ETE DE LA CINQUIEME ANNEE, 15 ANS
inspiration vestimentaire, thème musical
Allongée dans le sable à l'ombre du parasol que Helen leur avait gentiment prêté, Stella était sur le point de s'endormir. Son esprit vagabondait, s'accrochait à un son ou à un parfum avant de s'en détacher pour retourner voguer sur d'autres flots. Les flots. Les vagues venaient s'écraser sur la plage et produisaient une mélodie familière et régulière qui berçait doucement la jeune fille, l'entrainant vers les abysses du sommeil. Sommeil qu'elle n'avait jamais eu si doux et agréable que pendant ces vacances hors du temps. Peut-être était-ce quelque chose de spécifique à Galway, peut-être était-ce au contraire une chose qui allait de paire avec la présence de sa très chère marraine et de sa petite famille, à moins que tout cela n'ait rien avoir à avec ça, que ce soit le garçon si spécial à son coeur qui rendait cette expérience si magique, si parfaite. Oui, décida-t-elle, c'était lui qui changeait tout.
Lui avec qui elle aimait se promener le soir, pour observer le soleil couler sur le paysage et le teindre des plus belles couleurs qui soient. Lui qui prenait sa main et allégeait aussitôt son coeur d'un poids dont elle ne soupçonnait pas l'existence. Lui qui embrassait son front le soir avant d'aller se coucher, la préservant ainsi des mauvais rêves. Lui dont elle s'était attachée au point de ne plus supporter son absence ou la distance entre eux. Orion avait tout changé, il lui avait offert un nouveau regard.
Elle somnolait doucement, perdue dans un infini auquel seul Morphée permettait d'accéder quand il s'approcha, sa présence aussitôt reconnaissable pour la jeune sorcière qui sourit, yeux clos.
Tendrement, il pressa sa main de la sienne. Et elle retint un bref sursaut, surprise par le contact si froid de sa peau sur la sienne. Merlin qu'il était froid ! Stella n'avait guère l'habitude de le trouver si peu chaud, lui qui était toujours brûlant. Pour autant, elle ne refusa pas son toucher. Jamais, jamais elle n'aurait fait cela. Parce qu'à chaque fois qu'il l'effleurait, elle ne pouvait s'empêcher de craindre qu'il ne le fasse plus jamais, si bien qu'elle profitait de leurs contacts comme si chacun était le dernier qu'il lui offrirait. Et cette fois ci ne fit pas exception, elle entremêla ses doigts aux siens.
— Tu es tout froid, souffla-t-elle en ouvrant les yeux.
Et, se redressant sur les coudes, elle se permit de goûter ses lèvres. Le baiser avait un goût salé, frais et marin. Embrasser Orion à cet instant fut comme embrasser la mer elle-même, et la jeune fille se sentit traversée d'une vague d'adrénaline qu'elle n'aurait su expliquer.
— Hmm, acquiesça l'Etoile, rêveuse. Tu as le goût de la mer... Est-ce que j'ai le goût du soleil ?
@Orion Blackburn, de la tendresse !
~455 mots.
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15 ans / 5eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / coucou rappeltout
Il en faut peu pour être heureux...
Il en faut peu pour être heureux...