Fille unique entre deux frères
Les enfants d'une même Fratrie peuvent grandir sous le même sans jamais être éduqué par les mêmes parents, et sans jamais avoir le même frère ou la même sœur. Pourtant ce sont souvent eux qui nous connaissent le mieux.
PNJs actifs • le père, Cassius Vaughan-Caldwell #4f4a64
la mère, Luell Vaughan-Caldwell #68889C
le grand-frère, Anthony Esper Vaughan-Caldwell #2e006c
le petit-frère, Edwin Vaughan-Caldwell #66844d
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la mère, Luell Vaughan-Caldwell #68889C
le grand-frère, Anthony Esper Vaughan-Caldwell #2e006c
le petit-frère, Edwin Vaughan-Caldwell #66844d

Photo prise pendant les vacances, 11 avril 2048; Anthony 14 ans, Edwin 4 ans, Jaelyn 7 ans
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Recueil d'écrits sous formes diverses
⊱ One Shot ⊰
⊱ Solo ⊰
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Dernière modification par Jaelyn Vaughan-Caldwell le 21 sept. 2026, 01:46, modifié 1 fois.
Fille unique entre deux frères
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Quartier Peverell, appartement familial__
Dans la chambre de Jaelyn__
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lundi 18 avril 2050, vacances de Pâques__
Dans la soirée après le dîner__
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Edwin 6 ans ✧ Anthony 16 ans ✧ Cassius 48 ans
Jaelyn 9 ans ½__
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Quartier Peverell, appartement familial__
Dans la chambre de Jaelyn__
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lundi 18 avril 2050, vacances de Pâques__
Dans la soirée après le dîner__
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Edwin 6 ans ✧ Anthony 16 ans ✧ Cassius 48 ans
Jaelyn 9 ans ½__
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❝ Comme dit papa ❞
Comme dit papa
ᔓᔕ
Comme dit papa
ᔓᔕ
Assise à côté de son père depuis assez de temps pour que celui-ci ait eu le temps de lire trois pages de lettre et d'entamer l'exemplaire de la Gazette du sorcier qu'il n'avait pas eu le temps de plus que de feuilleter à sa réception, la fillette tentait de l'imiter en tenant un livre qu'elle ne lisait plus vraiment depuis bientôt trois longues minutes. Son regard dépasse le papier délicat et maintenu blanc par un entretien régulier pour suivre les mouvements de ses frères. Derrière le canapé qui lui faisait face pour compléter le salon de discussion, et assis à une table, Anthony présentait ses cartes de chocogrenouilles à Edwin, lequel s'émerveillait avec bien trop d'entrain aux yeux de la cadette. De ce qu'elle avait entendu, il avait même réussi à obtenir les fondateurs des maisons. Non pas que ça l'intéresse. Mais l'idée de voir la représentation de la personnalité célèbre ne lui déplait pas. Voilà, c'est tout. Rien de plus. Vraiment.
Ses lèvres roses se pincent dans une petite moue qu'elle ne réalise pas tout de suite en suivant les gestes précautionneux d'Anthony qui dispose quelques nouvelles cartes sur la table.
- Là, c'est Andros l'Invincible. J'aime beaucoup sa carte. Commente Anthony avant de relever les yeux sur Edwin pour l'observer se pencher vers les cartes, les yeux plus écarquillés que des souafles. A croire que le garçonnet était attiré par sa collection comme si elle était son véritable centre de gravité, et la vision ne put qu'étirer les lèvres de l'aîné dans l'ombre d'un sourire, une vision qui aussitôt fait douter Jaelyn sur la fiabilité de sa vision. Et toi? Il y en a que tu aimes bien?
- Hum... Les doigts accrochés au rebord de la petite table ronde, le blondinet s'humidifie les lèvres en passant encore et encore et encore les yeux sur les diverses cartes lui faisant face. Mais face à lui, l'oeil attentif d'Anthony ne peut que remarquer que, sans surprise, les yeux d'Edwin retombent toujours sur la carte d'Harry Potter. Et ce détail ne manque pas à Jaelyn qui avait commencé à les observer de loin exactement quand cette carte avait été annoncée. Elles sont toutes trop cool... Mais... Huh...
Il est long. Il m'énerve. C'est pas compliqué comme question!
Et en accord avec l'agacement croissant de ses commentaires internes, ses sourcils se froncent, sans discrétion. Et à nouveau, l'oeil trop attentif d'Anthony ne manque pas le changement d'expression de la tête blonde dans le coin de son champ de vision. Mais il n'y réagit pas. Ne presse pas Edwin. Anthony n'est pas de ce genre, il a une patience que Jaelyn ne peut même pas imaginer se forcer à avoir. En tout cas, pas avec Edwin. Parce qu'Edwin il est trop bête. C'est un bébé.
Un soupir las lui échappe, et elle tente de se replonger dans la lecture de son livre. En vain.
De quoi ça parle déjà? Ah ouais, un dragon-
- C'est compliqué d'avoir que une seule préférée de toutes.
- "Qu'une". Et "entre toutes". Le reprend Cassius sans relever les yeux de son journal. Et Jaelyn comme Edwin tournent les yeux vers leur père dont ils tiennent la couleur de leurs cheveux. Après une seconde, Cassius finit par abaisser son journal sur ses cuisses croisées -rapidement imité par Jaelyn qui ne détourne pas le regard une seconde- pour observer ses fils avec ce sourire en coin et cette assurance qui irritaient de plus en plus son fils aîné.
- Edwin, c'est très facile la preuve, je pense que je peux deviner. Cassius laissa passer quelques secondes de silence pour laisser ses mots emplir l'espace et faire jouer un semblant de suspens. Je suis sûr que tu préfères Harry Potter.
Le petit garçon se redresse sur sa chaise, l'air époustouflé puis jette un regard à son frère comme pour observer sa propre réaction. Et ce qu'il voit? Qu'Anthony n'est pas impressionné, lui. Au contraire, il a un visage mécontent. Le même que quand il se dispute. Alors l'expression du petit blondinet se calme, car même dans son esprit d'enfant, quelque chose lui fait comprendre qu'il y a un problème.
Où? Quoi? Pourquoi? Les réponses à ces questions restent trop complexes.
Pourtant, à voir le visage illuminé d'un sourire admiratif chez Jaelyn, la question de savoir si les deux têtes blondes avaient bien assisté à la même scène se posait.
- N'est-ce pas Edwin? Relance Cassius avec cet air tranquille.
A nouveau, Edwin lance un regard du côté d'Anthony, lequel lui adresse un sourire pour décrisper son visage. Ce qui ne fonctionne pas parfaitement.
- Huh oui, mais je pense que j'aime pareil Hermione Granger. Ils sont trop forts tous les deux.
- Hermione Granger? Répète Cassius dans un haussement de sourcils presque surpris qui lui fait perdre son sourire un instant.
Et comme s'il n'en fallait pas plus pour pousser Jaelyn à intervenir, elle rejoint la conversation en posant son attention sur ses frères.
- Ouais, mais tu préfères quand même Harry Potter, papa a raison. Je t'ai vu la regarder plein de fois, même d'ici! Son intervention fait retrouver un sourire amusé à Cassius qui lève une main pour caresser l'arrière de la tête de sa fille.
- Tu as vu ça d'ici? Mais c'est que tu as de très bons yeux.
Le compliment agrandit le sourire sur la frimousse de l'enfant qui gonfle ses poumons de fierté. Parce que son papa est le meilleur, et qu'un compliment du meilleur ça veut forcément dire qu'elle est géniale aussi. Alors oui, si son papa le disait, c'est que c'était vrai: elle a une super vue.
- Donc parce qu'on pense savoir pour quelqu'un d'autre on lui enlève la possibilité de s'exprimer? Anthony gardait la même posture, les yeux tournés vers son père et lâcha un soupir. ça ne me parait pas intéressant. Conclu-t-il.
- Anthony...
- J'ai déjà dit que je préfère Esper.
Pendant les quelques secondes suivantes, Cassius et Anthony s'observèrent en croup de faïence, dans une tension qui s'accumulait sous la surface.
- Ouais bah il prenait trop de temps aussi. C'est juste des cartes hein, il y a pas besoin de prendre autant de temps dessus. Rétorque Jaelyn. Et le temps c'est précieux! Comme l'argent! Pas vrai papa?
Cassius acquiesce avant de fermer son journal et de retirer sa main de la chevelure de sa fille -laquelle suivit le chemin de sa main- avant de taper dans ses mains pour mettre un terme à tout argumentaire.
- Allez, allez les enfant. Il est tard.
L'était-il vraiment?
- Au lit maintenant.
Anthony ne trouve pas ça juste de pouvoir être chassé de la pièce simplement parce qu'il sait que ses paroles et le ton employé ne plaisent pas à son père. Cette démonstration de pouvoir était d'une gaminerie qui le faisait doucement bouillonner intérieurement. Mais Jaelyn se lève et enlace leur père, et est bientôt imité par Edwin qui s'approche du canapé. Alors non, il ne dit rien. Non, il ne pousse pas plus loin. Pas devant les petits, il ne veut pas montrer un tel exemple. Mais lui n'ira pas jusqu'à son père trônant comme un seigneur sur leur canapé, il se contente de le saluer vaguement en ramassant sa petite collection et attend Edwin pour lui tendre la main et l'accompagner au lit, parce que son père ne fait pas ça, et parce que leur mère est clouée au lit à cause de la maladie et endormie depuis un moment.
Jaelyn, son livre à la main, avance derrière ses frères, qui se tiennent la main. Une voix critique dans sa tête, pour faire taire celle qui aimerait se faire escorter aussi. Elle referme la porte du salon, permettant d'avoir un dernier regard vers son père qui a le visage crispé, concentré à nouveau sur son journal. Elle se retourne, et se fige une seconde de surprise. Ses deux frères, qui ont leur chambre respective au bout du couloir caché par l'angle de sa chambre se sont arrêtés là, à quelques pas de sa porte. Elle s'approche à son tour en les observant.
- Bonne nuit.
- Bonne nuit! A demain!
La blondinette s'arrête devant la porte de sa chambre sans l'ouvrir immédiatement et marmonne un "bonne nuit" en retour en ouvrant finalement sa porte et la referme aussitôt.
A l'abris dans son petit monde de rose, de fourrure et de brillance qui s'illumine dès son entrée détectée, l'enfant s'approche du lit à baldaquin qui trône au centre de la pièce, dépose son livre sur l'une des tables de chevet encadrant son lit et se laisse tomber sur ses draps frais. Une seconde passe avant qu'elle ne se laisse glisser à terre pour chercher sous son lit la boite où elle a rangé sa dernière peluche conservée en secret: un boursouflet rose qui parvenait à la faire sourire en toute circonstance.
Toc
toc
toc
Aussitôt Jaelyn s'empresse de repousser la peluche dans sa boite qu'elle cache comme de la contrebande, les yeux ronds tournés vers la porte et le coeur battant trop fort. Ce n'était qu'une peluche. Pas grand chose, mais déjà trop. Après tout, ne s'était-elle pas débarrassée de ses peluches après que son papa ait sous-entendu que même si elle grandissait, elle gardait une part de petite fille avec des peluches entassées dans sa chambre à en rendre jaloux des boutiques?
Si c'est lui, hors de question de passer pour un bébé en ayant caché un doudou. Elle n'en était pas un, de bébé. Mais jusqu'où ça va pour se prouver?
- Oui?
- C'est moi. Je te dérange pas longtemps t'en fais pas.
Elle cligne des yeux, comme si l'explication de la présence de son frère derrière la porte allait se clarifier ainsi.
Mais évidement rien.
Jusqu'à ce qu'un bruit de frottement passe sous sa porte.
- Cadeau. Dit-il simplement. Et sans plus d'explications, le bruit de ses pas qu'elle n'avait pas entendu arriver s'éloigne calmement dans le couloir.
Une seconde plus tard, elle est sur ses pieds et trottine jusqu'à la porte de sa chambre, les yeux rivés au sol jusqu'à enfin trouver ce qui avait été passé sous sa porte. Une carte. Une carte de la collection de son frère. Et pas n'importe laquelle. Celle qu'elle avait tout autant lorgnée qu'Edwin: Harry Potter.
1713 mots
