Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée

Dimanche 3 Septembre 2051
22h45 – Devant la porte de la bibliothèque
@Sheryl Zaun et @ Eglantine Pinehead
Il était temps, c’était le grand moment et si Gabriel était parvenu à s’extirper de sa salle commune, il espérait que Sheryl avait pu faire de même. Le petit pot de peinture entre les mains, vêtu d’un pantalon noir et d’un sweat à capuche de la même couleur, Gabriel tentait de se faire discret. Il n’avait pas le droit d’être là et il n’avait aucune envie de se faire repérer avant-même d’avoir pu réaliser cette blague, non, c’était mieux qu’une blague, cet acte de révolution contre le système autoritaire de Pinehead et la bibliothèque.

Se faufilant entre les murs, n’allumant sa baguette que lorsque la lumière naturelle de la lune ne lui permettait pas de voir où il allait, il arriva non sans mal devant la porte clause de la bibliothèque, à pas de loups et respirant avec le plus de calme et de contrôle possible malgré l'excitation grandissante. Le petit garçon se calla dans un coin sombre. La capuche sur sa tête, dissimulant ses bouches dorées, il se pencha pour espérer voir apparaitre son amie descendant les marches de la tour de Gryffondor. Elle avait bien plus de chemin que lui jusqu’ici et donc beaucoup plus de chances de se faire chopper.

Quand il la vit arriver au loin, il sorti de sa cachette et marcha discrètement vers elle, un sourire étirant ses lèvres à mesure qu’il se rapprochait d’elle. Instinctivement il la prit dans ses bras, sans parler, ne souhaitant pas briser le silence de la nuit. Il s’écarta doucement d’elle avant de lever le pot au niveau du visage de la brune et de sortir sa baguette, lui demandant d’un geste de menton vers sa ceinture de faire pareil. Ils s’étaient mis d’accord, il s’occuperait des lettres PRI et elle SON afin d’optimiser au mieux leur temps.

Il déboucha le pot avant de fourrer son index et son majeur dedans, ça y est, il était marqué de sa farce. Mais c'était à lui de le faire, Sheryl devait risquer le moins possible, au moins il serait le seul à avoir des preuves de leur acte sur les mains. Il plaça la peinture sur la porte puis fit de même de l’autre côté pour Sheryl, le pigment était vibrant il rayonnait presque dans l'obscurité du couloir. Ils pouvaient maintenant modeler la peinture à l’aide de leur baguette. En prenant du recul, ils pourraient ainsi, grâce à la perspective écrire des lettres géantes. Sous les mouvements de sa baguette, Gabriel regardait avec une étincelle de joie et d’excitation dans ses yeux les lettres prendre forme sur la porte. Ça allait être parfait.

Voici pour vous mesdames. La première réponse est pour Sheryl, Miss Pinehead, je vous laisse intervenir quand le moment vous semble oportun. N'hésitez pas à revenir vers nous par hibou si quelque chose sort de la logique!

Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
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Membre de la secte du Calamar

Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
Pour une mission pareille, j'avais quand même essayé de faire les choses correctement. Pantalon noir, haut noir, chaussures les plus discrètes possible, j'avais même hésité quelques secondes devant mon masque de Boursouflet en me demandant si cacher mon visage était pas une bonne idée. Sauf qu'après l'avoir regardé un peu mieux, je m'étais ravisée. Entre sortir à visage découvert et traverser le château à presque vingt-trois heures avec une tête de Boursouflet, la première option me semblait finalement beaucoup moins suspecte. Puis ça faisait un peu trop carnaval pour une mission secrète et surtout, niveau discrétion, on avait sûrement fait mieux.

Le plus compliqué restait encore de réussir à sortir sans ma double, parce qu'Andy dormait tellement peu que j'avais presque l'impression qu'elle pouvait ouvrir les yeux rien que parce que je pensais un peu trop fort à faire une bêtise. Mais pour une fois, j'avais eu de la chance, elle s'était endormie et j'avais intérêt à en profiter avant qu'elle ne change d'avis. Je m'étais donc dépêchée de quitter le dortoir en faisant le moins de bruit possible, avec quand même un petit pincement au cœur en la laissant derrière moi. C'était pas que je voulais pas qu'elle vienne, au contraire, faire une bêtise sans Andy avait presque quelque chose de bizarre, mais celle-là c'était la mienne avec Gaby et je voulais pas qu'elle se fasse encore attraper à cause de moi, surtout pas en pleine nuit. Aujourd'hui, pour une fois, la bêtise se ferait sans elle.

Par contre, aucune chance qu'elle dorme jusqu'à mon retour. Je connaissais suffisamment Andy pour savoir qu'elle allait probablement se réveiller pendant mon absence, voir mon lit vide et se demander où j'avais encore bien pu passer. J'allais devoir lui expliquer tout ça plus tard, en espérant surtout qu'elle ne m'en veuille pas trop d'être partie sans elle et qu'elle ne décide pas de me bouder pendant trois siècles. Enfin, avec un peu de chance, elle comprendrait que pour une fois j'avais seulement essayé de lui éviter des ennuis… même si quelque chose me disait que cet argument n'allait peut-être pas suffire.

Une fois hors de la salle commune, j'avais descendu les étages en essayant de faire le moins de bruit possible, ce qui était beaucoup plus compliqué quand on avait l'impression que chaque marche grinçait exprès juste pour nous dénoncer. Plusieurs fois, je m'étais arrêtée en plein milieu d'un couloir pour écouter, persuadée d'avoir entendu des pas, avant de repartir un peu plus vite. Franchement, si quelqu'un me demandait ce que je fabriquais dehors à 22h45 habillée entièrement en noir, j'avais absolument aucune excuse crédible. J'allais devoir compter sur mes jambes.

En arrivant enfin près de la bibliothèque, j'aperçus Gaby qui sortait de l'ombre et un grand sourire apparut aussitôt sur mon visage. Je lui rendis son étreinte sans rien dire, bien trop consciente que le moindre bruit pouvait nous attirer des ennuis avant même qu'on ait commencé. Ce serait quand même franchement nul de se faire attraper maintenant, avec une porte encore parfaitement propre.

Mon regard descendit vers le petit pot qu'il me montrait, puis vers ma baguette lorsqu'il me fit signe de la sortir. Je compris immédiatement et la récupérai à ma ceinture, avant de regarder Gaby plonger carrément ses doigts dans la peinture. Je fronçai légèrement les sourcils en comprenant pourquoi il faisait ça. Monsieur l'irrésistible essayait encore de jouer les protecteurs en gardant toutes les traces sur ses propres mains... C'était mignon, mais complètement inutile s'il pensait que ça allait m'empêcher de participer.

Lorsqu'il eut déposé la peinture de mon côté, je m'éloignai de quelques pas de la porte pour avoir suffisamment d'envergure avec ma baguette. Il fallait quand même faire les choses bien, on était pas venus jusque-là en pleine nuit pour écrire trois pauvres petites lettres minuscules que personne ne remarquerait le lendemain. Je commençai donc à modeler doucement la peinture, concentrée sur mes mouvements, avant de jeter un coup d'œil vers Gaby pour voir où il en était. Ses premières lettres commençaient elles aussi à prendre forme et je reportai aussitôt mon attention sur les miennes, essayant de garder à peu près la même taille que lui.

Petit à petit, la peinture s'étirait sur la porte et notre idée commençait enfin à ressembler à quelque chose. Enfin, à quelque chose de magnifique, évidemment. Je reculais parfois légèrement la tête pour vérifier le résultat, puis reprenais mes mouvements de baguette lorsqu'une lettre me semblait un peu trop petite ou pas assez large. Entre deux gestes, mon regard repartait vers Gaby, puis vers ses lettres, histoire qu'on ne termine pas avec une moitié du mot gigantesque et l'autre complètement écrasée.

Et plus ça avançait, plus j'avais envie de rire. La porte était quand même beaucoup plus belle comme ça. À ce rythme-là, on allait finir par créer un véritable chef-d'œuvre et Pinehead devrait presque nous remercier pour la décoration.

Quand j'eus enfin terminé ma partie, je tournai la tête vers Gaby avec des yeux brillants de fierté, puis reculai encore de quelques pas pour pouvoir admirer l'ensemble avec suffisamment de recul. Je passai mon regard d'un bout à l'autre du mot, vérifiant nos lettres comme si j'étais devenue une grande spécialiste de la peinture sur porte de bibliothèque, avant de plaquer une main devant ma bouche pour retenir le rire qui menaçait de sortir.

PRISON.

En énorme, directement sur la porte de la bibliothèque.
Je regardai de nouveau Gaby, beaucoup trop fière de nous, avant de me rapprocher suffisamment pour pouvoir lui murmurer sans risquer de réveiller la moitié du château.

" Je crois que c'est notre meilleure idée... ou celle qui va nous valoir le plus d'ennuis. Peut-être les deux."

Mon sourire s'agrandit encore tandis que je regardais une nouvelle fois notre chef-d'œuvre. J'aurais probablement dû commencer à regretter, surtout avec ma chance légendaire avec la bibliothécaire ces derniers temps, mais pour le moment j'étais surtout beaucoup trop fière de notre magnifique amélioration de la bibliothèque.

990 mots
@Gabriel Yates, @Eglantine Pinehead
Edit: @Andreas Wilson pour la mention

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«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»

Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
Le jeune garçon s'appliquait tentant de respecter les proportions entre ses lettres et celles de Sheryl, que ce soit assez visible pour être impactant mais pas trop pour éviter de se retrouver à court de peinture ou de place. Le orange vibrant semblait glisser sous les gestes de leur baguettes et une fois le mot écrit sur la porte, Gabriel fit un nouveau pas en arrière. C'était incroyable, si on lui avait dit qu'en début de deuxième année il effectuerait un acte de vendalisme pour revendiquer une position et défendre son point de vue... Il ne l'aurait jamais cru. Lui le Corsaire qui rêvait d'imaginaire et de liberté. Mais finalement n'était ce pas là un digne acte de marin que de se battre pour la liberté de rêver au travers d'histoires couchées sur du papier?

Alors qu'il admirait leur œuvre le murmure de Sheryl le ramena sur terre. Un fin sourire et ira ses lèvres sans même qu'il n'ait besoin de tourner le regard vers la Gryffondor. Il commençait à bien la connaître et visualisais déjà très bien sa tête avec ses yeux pétillants et son sourire plein de malice.

-La meilleure idée de tous les temps.

Cette sensation de justicier lui revint, comme lorsqu'ils avaient préparé leur farce. Ce sentiment de se battre pour ce qui lui semblait juste, de faire quelque chose de bien contre une force qui leur imposait in dictat bien trop rude et injuste. Une interdiction de lire des romans en dehors de la bibliothèque en début d'année dernière, un système demprun bien trop stricte, forçant a une compétition malsaine entre les élèves et une intolerance pure au sein d'un lieu qui devrait être un refuge pour ceux souhaitant simplement travailler ou s'évader dans des histoires d'autres mondes.

Il se pencha pour récupérer le pot de peinture. mais malheureusement dans sa démarche et dans la pénombre, son pied poussa le pot encore ouvert et celui-ci chancela avant de tomber. Un bruit léger certes mais suffisant pour briser le silence ambiant raisonna et Gabriel seppressa de le ramasser pour éviter que tout son contenu ne se répende sur le sol. Il ferma rapidement le pot avant de lancer un regard de surprise à Sheryl.

Il se releva a ses côtés.

-C'est le moment où on faut la course.

Son expression retrouva sa malice habituelle et son cœur qi serait emballé quelques secondes auparavant s'envolait. L'excitation reprenait le dessus. Il rangea sa baguette et commença à trottiner dans le couloir.

-Aller on file!

Il chuchotait toujours, mais sa voix était quand même moins discrète qu'il ne l'aurait voulu. il accéléra, veillant a ne rien faire tomber et abandonnant leur œuvre maintenant prête à être admirée dès demain. Sacourse était normale, il avait le pot en main et courrait ni rapidement ni lentement. Ils devaient fuir le plus loin possible pour éviter de se faire avoir. Le pire serait très certainement si Tête de Une traînait dans le coin, ils seraient morts. Mais Gabriel l'avait romis à Sheryl, il ferait tout pour qu'elle n'ait pas de problèmes.

Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
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Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
J'étais encore en train d'admirer notre magnifique chef-d'œuvre, beaucoup trop fière de nous et déjà en train d'imaginer la tête de Pinehead le lendemain matin, quand un bruit juste à côté de moi me fit sursauter. Je tournai brusquement la tête et vis le pot de peinture chanceler avant que Gaby ne se dépêche de le rattraper. Sérieusement ? On avait réussi à sortir de nos salles communes en pleine nuit, à traverser une bonne partie du château sans croiser personne et même à écrire PRISON en énorme sur la porte de la bibliothèque sans se faire repérer, mais monsieur beau gosse blondinet trouvait quand même le moyen d'essayer de nous faire attraper pile au moment où on avait presque réussi.

Je regardai aussitôt dans les deux directions du couloir, le cœur battant beaucoup plus vite qu'une seconde auparavant, parce qu'à cette heure-là le château était tellement silencieux que j'avais l'impression que le bruit de son pot venait de résonner jusqu'aux cachots. Et avec ma chance légendaire concernant Pinehead, il ne manquerait plus qu'elle débarque maintenant pour nous trouver tous les deux devant sa bibliothèque, avec PRISON écrit en énorme sur la porte et Gaby tenant encore le pot de peinture dans les mains. Même en étant très douée pour raconter n'importe quoi quand ça m'arrangeait, là, j'allais avoir un peu de mal à lui faire croire qu'on passait juste par hasard.

Quand Gaby se releva enfin en annonçant que c'était le moment de faire la course, je tournai vers lui un regard faussement accusateur, mais mon sourire revint presque aussitôt. Au moins, on était d'accord sur une chose : c'était vraiment pas le moment de rester ici pour vérifier si quelqu'un avait entendu.

" Ah bah bravo Gaby, on réussit tout parfaitement et c'est au moment de partir que tu décides de réveiller tout le château ! Et compte pas sur moi pour t'attendre si Pinehead débarque, chacun pour soi beau gosse blondinet ! Puis t'as intérêt à courir vite, parce que si elle nous rattrape je lui dis que c'était ton idée. Avec ta petite tête d'ange elle me croira peut-être pas, mais franchement ça vaut le coup d'essayer."

Je lui lançai un grand sourire qui devait largement suffire à lui faire comprendre que je racontais n'importe quoi. Jamais je le laisserais prendre pour nous deux alors qu'on avait préparé toute cette bêtise ensemble, mais ça ne m'empêchait absolument pas de le laisser croire deux secondes que j'étais capable de l'abandonner lâchement à Pinehead pendant que je retournais tranquillement dans mon dortoir.

Je rangeai rapidement ma baguette avant de partir derrière lui, en essayant encore pendant quelques secondes de faire le moins de bruit possible, sauf que cette bonne résolution disparut assez vite quand je le vis accélérer. Évidemment, il suffisait qu'il transforme notre fuite en course pour que mon cerveau oublie presque complètement qu'on venait quand même de redécorer illégalement la porte de la bibliothèque en pleine nuit. J'accélérai donc à mon tour pour essayer de revenir à sa hauteur, avec une énorme envie de rire qui devenait de plus en plus difficile à retenir et cette drôle d'excitation que j'adorais chaque fois qu'une mauvaise idée se terminait par une fuite dans les couloirs.

Je lui lançai un petit regard en coin en arrivant presque à côté de lui, toujours avec mon sourire beaucoup trop fier sur le visage. Pour quelqu'un qui avait voulu jouer les protecteurs cinq minutes plus tôt en mettant lui-même les doigts dans la peinture pour éviter que j'en aie sur les mains, il venait quand même de trouver une technique particulièrement efficace pour nous faire prendre tous les deux.

" En fait ton plan pour m'éviter les ennuis, c'était de faire assez de bruit pour qu'on se fasse attraper ensemble ? C'est mignon, fallait juste me prévenir."

Je lui donnai un léger coup d'épaule en continuant d'avancer avant de jeter un dernier regard derrière nous. Je distinguais encore vaguement notre énorme PRISON dans la pénombre et rien que d'imaginer Pinehead devant demain matin, je dus me mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire en plein couloir. Finalement, Gaby avait peut-être raison, c'était probablement notre meilleure idée depuis qu'on se connaissait et, si on réussissait maintenant à retourner chacun dans notre salle commune sans se faire attraper, la mission serait parfaite.
Enfin presque, parce que l'histoire du pot, elle, je comptais bien la lui ressortir pendant très longtemps.

737 mots

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Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
Il trottinait et elle... Elle faisait sa Sheryl. Elle lui repprochait sa petite bourde avec le pot de peinture. Mais c'est elle qui commençait à se sentir à l'aise à discuter comme ça au milieu du couloir! Courir était pourtant tout ce qu'ils avaient à faire pour éviter de potentiellement se faire prendre par un adulte. Mais ce sourire malicieux, les petits surnoms de Sheryl, quelque part Gabriel n'avait pas envie que ça s'arrête, il aimait cette complicitée crée avec cette farce bien trop dangereuse pour eux-deux.

Quand elle passa à côté de lui, rajoutant quelques mots et lui filant un petite coup d'épaule, Gabriel manqua de trébucher. Le pot de peinture lui glissa des mains et fila vers le sol. Cette fois tombant de plus haut, mais heureusement bien fermé, il rebondit dans ce qui sembla être un immense fracas pour le jeune garçon. Immédiatement il se figea, ses yeux suivant le pot qui roulait doucement dans le couloir avant d'attraper Sheryl et de la plaquer contre le mur derrière une colonne de pierre.

-Bon sang Sheryl tu ne te tais jamais?

Tanta-t-il de chuchotter l'air faussement agacé. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine. Il était face à elle, presque collé à elle pour tenter de se fondre dans la pénombre du couloir. Seule la faible lueur de la lune se refléttait dans ses grands yeux bruns. Une lueur brillait dans ses yeux, encore plus ce soir et on pourrait presque la confondre avec la lumière d'une étoile. La main de Gabriel se resserra autour du bras de Sheryl, non pas par colère, le petit garçon parraitrait presque insisible à cette émotion, mais quelque chose d'autre, peut-être de la protection où aussi parce qu'il n'avait pas envie qu'elle ne s'échappe.

Il se pencha pour jeter un coup d'oeil dans le couloir, il ne vit rien. Pourtant si quelqu'un faisait une ronde il avait très certainement entendu le pot tomber. Il se redressa, se retrouvant à nouveau face à Sheryl. Ils étaient proche l'un de l'autre et le regard de Gabriel se perdit une seconde sur le visage de la brune. L'excitation de leur farce, cette aventure vécue à deux, c'était un peu comme dans les livres que pouvait lire Jean, sa cousine de temps en temps. Ces livres qui parlent un peu trop d'amour et pas assez d'aventure pour le jeune garçon mais dont elle peut parler des heures parfois! S'il ne les lisait pas vraiment, il avait lu certaine quatrième de couverture. C'était comme ça l'amour. Il n'en savait rien, est-ce qu'on ressentait vraiment quelque chose, est-ce que... Embrasser quelqu'un était vraiment agréable? Son regard tomba sur les lèvres de Sheryl. Il sentit une petite chaleur lui monter aux joues. Ce n'était pas vraiment le moment et en même temps... Est-ce que ce n'était pas le moment parfait?

Galvanisé par l'excitation et le moment, Gabriel ne réfléchit plus vraiment. Il se pencha en avant, inclinant lévèrement la tête pour faire un bisou sur la bouche de Sheryl. SOn tout premier bisou et il ne savait pas vraiment si c'était agréable ou pas. Mais Sheryl était cool, belle et il aimait passer du temps avec elle. C'était suffisant non? Il s'écarta d'elle un peu troublé. Il devait dire quelque chose, avant qu'elle ne lui lance une pique.

-C'est pour te faire taire, attention je peux recommencer.

Il venait vraiment de dire ça? Ce n'était pas une réplique que Jean lui avait sortie d'un de ses livres? Peut-être. Certainement même. Mais c'était marrant non? De toute façon il souriait comme un benêt, sans aucune raison apparente. Par fierté? Parce qu'ils venaient de faire quelque chose de dingue, parce qu'il était persuadé que la chute de ce pot de peinture signait leur arrêt de mort et donc autant tenter quelque chose? Il y pense depuis leur retrouvailles au chemin de traverse après tout et même s'il n'aurait pas imaginé partager un premier baiser dans de telles circonstances ça avait quelque chose d'épic qui plaisait bein au garçon. Il était stylé non?

Mes dés sont vraiment pourris c'est fou. Mais ça me va

Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
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Membre de la secte du Calamar

Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
Tout était entièrement de sa faute. Enfin presque, parce que d'accord, peut-être que lui donner un petit coup d'épaule alors qu'il tenait encore le pot de peinture n'était pas l'idée la plus intelligente que j'avais eue de la soirée, mais franchement je l'avais à peine touché ! C'était pas ma faute si monsieur beau gosse blondinet avait soudainement décidé de perdre tout son équilibre et encore moins si ce fichu pot semblait avoir pour mission personnelle de nous faire attraper avant la fin de la soirée. Je tournai donc la tête vers Gaby, déjà prête à me moquer de lui lorsqu'il manqua de trébucher, sauf que mon sourire disparut aussitôt en voyant le pot lui échapper des mains et tomber sur le sol dans un bruit qui me parut absolument gigantesque au milieu du silence.

Je suivis le pot des yeux tandis qu'il rebondissait avant de rouler tranquillement dans le couloir, comme s'il était super fier de lui, puis j'ouvris la bouche pour demander à Gaby s'il comptait le faire tomber une troisième fois histoire d'être vraiment certain que Pinehead nous entende depuis son lit. Sauf que je n'eus même pas le temps de sortir le moindre mot qu'il m'attrapa par le bras et m'entraîna derrière une colonne, me plaquant contre le mur avec lui juste devant moi. Je me figeai aussitôt, autant parce que je ne m'attendais absolument pas à me retrouver là que parce qu'il était quand même vachement près tout à coup, avant de lever vers lui un regard faussement outré lorsqu'il me demanda si je ne me taisais jamais.

Non, jamais, et il devait quand même commencer à le savoir depuis le temps. J'allais d'ailleurs très certainement lui répondre quelque chose là-dessus, sauf qu'il se pencha pour regarder dans le couloir et, pour une fois dans ma vie, je réussis l'exploit de garder ma bouche fermée pendant plus de trois secondes. Je tendis l'oreille à mon tour en essayant d'entendre quelque chose, le cœur battant beaucoup trop vite pendant que j'imaginais déjà Pinehead apparaître au bout du couloir et nous trouver cachés là, à quelques mètres de sa bibliothèque qu'on venait quand même de redécorer avec un énorme PRISON. Là, même avec toute la mauvaise foi du monde, ça allait devenir compliqué de lui expliquer qu'on passait juste dans le coin par hasard.

Pourtant, aucun bruit de pas ne se fit entendre et, lorsque Gaby se retourna enfin vers moi, j'étais déjà prête à lui murmurer qu'on avait peut-être suffisamment joué avec notre chance pour ce soir et qu'il serait quand même pas mal de déguerpir avant que quelqu'un décide vraiment de venir voir ce qui se passait. Sauf qu'au lieu de repartir, il resta juste devant moi et je fronçai légèrement les sourcils en me demandant ce qu'il fabriquait encore. Il me regardait bizarrement tout à coup et, pendant une seconde, je crus presque qu'il avait entendu quelque chose derrière moi, jusqu'à ce que son visage se rapproche du mien et que ses lèvres viennent se poser sur les miennes.

Alors ça, par contre, je l'avais pas vu venir.
Je restai surprise quelques secondes en sentant mes joues chauffer presque aussitôt, parce que même si faire un bisou à un garçon n'était pas complètement nouveau pour moi, Gaby venait quand même de m'embrasser sans prévenir, cachés derrière une colonne en pleine nuit, juste après avoir écrit PRISON sur la porte de la bibliothèque. Et surtout bah... c'était Gaby quoi. Le beau gosse que j'avais déjà trouvé super mignon cet été et avec qui j'adorais faire n'importe quoi depuis qu'on s'était retrouvés. Alors forcément, mon cœur se mit à battre encore plus vite et cette fois Pinehead n'avait absolument rien à voir là-dedans.

Quand il recula, je continuai de le regarder avec mes joues qui devaient maintenant être aussi rouges que mon blason et un sourire qui arriva tout seul sur mon visage. J'avais même pas vraiment envie qu'il se soit déjà éloigné, mais évidemment monsieur trouva exactement le bon moyen pour m'empêcher de rester trop longtemps sans savoir quoi dire en m'annonçant que c'était pour me faire taire et qu'il pouvait recommencer.

Je haussai aussitôt un sourcil en le regardant, parce que s'il croyait vraiment qu'une menace pareille allait réussir à me faire parler moins, il me connaissait très très mal. Au contraire, maintenant j'avais presque envie de raconter absolument tout ce qui pouvait me passer par la tête juste pour voir jusqu'où il comptait aller avec sa super technique, et le sourire idiot qu'il avait sur le visage me donnait encore plus envie de l'embêter.

" Ah ouais ? Donc maintenant c'est comme ça que tu comptes me faire taire ? Parce que tu sais que si tu me dis que tu peux recommencer, tu vas juste me donner encore plus envie de continuer à parler exprès pour voir si t'es vraiment capable de tenir ta menace. Puis franchement, me donner une raison de parler encore plus, je suis pas sûre que ce soit ton idée la plus intelligente de la soirée."

Je lui tirai la langue avec un grand sourire, même si mes joues encore bien rouges me trahissaient sûrement complètement. Tant pis, de toute façon il devait bien se douter que son bisou m'avait plu sinon j'aurais probablement pas été là à lui donner presque volontairement une raison de recommencer. Puis c'était lui qui avait commencé, alors maintenant il allait devoir assumer parce que moi, évidemment, j'avais absolument pas l'intention de lui rendre les choses trop faciles.

Je finis quand même par jeter un regard vers le couloir et me rappelai qu'on était toujours en pleine nuit hors de nos dortoirs, avec une bibliothèque fraîchement décorée derrière nous et probablement pas mal de gens qui seraient ravis de nous coller jusqu'à la fin de l'année s'ils nous trouvaient là. Retourner chacun de notre côté était sûrement la solution la plus raisonnable, sauf que déjà ça voulait dire traverser encore une bonne partie du château sans se faire voir et, surtout, j'avais pas spécialement envie que notre soirée s'arrête maintenant. Puis on avait une autre solution beaucoup plus marrante et, techniquement, si personne ne nous trouvait avant le matin, personne ne pourrait savoir où on avait passé la nuit.
Je tournai donc de nouveau les yeux vers Gaby avec ce petit sourire qui annonçait généralement que j'avais encore une idée pas très raisonnable derrière la tête.

" Bon, faudrait quand même qu'on bouge avant que Pinehead débarque vraiment, mais j'ai mieux que retourner chacun dans notre dortoir. On pourrait aller se cacher dans notre trappe secrète et attendre là-bas jusqu'au matin, comme ça personne nous voit rentrer et demain on ressort tranquillement comme si on avait absolument rien fait. Puis on sera tranquilles tous les deux... enfin, tranquilles c'est vite dit parce que je te préviens, moi je compte toujours pas me taire."

Je laissai mon sourire s'agrandir en le regardant avant d'ajouter, beaucoup trop fière de pouvoir maintenant retourner sa propre menace contre lui.

" Donc si tu veux vraiment me faire taire bah ..... "

Je lui tirai une nouvelle fois la langue incapable de finir ma phrase avant de commencer à m'éloigner dans le couloir, tout en tournant légèrement la tête vers lui pour vérifier qu'il me suivait.

1 208 mots
@Gabriel Yates moooh leur premier bisous :wow:

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Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
Eglantine pouvait veiller jusqu'à tard dans sa bibliothèque. Sans compter les journées où elle surveillait les petits protégés qui avaient gagné le droit d'accéder à sa Réserve. Chaque jour, elle entretenait sa bibliothèque, réparait les erreurs de la journée, et entretenait ses rayonnages comme la prunelle de ses yeux. Mais ce soir, elle sentit son chapeau qui voit tout l'avertir qu'une menace planait sur la paix de cet endroit.

Comme une automate, réglée comme une horloge, précise comme un aigle, elle dégaina sa baguette, pour lancer le sortilège de détection.

"Homonculus."

La carte apparut sous ses yeux, et derrière la porte, elle vit deux noms, dont un qu'elle connaissait particulièrement bien. Et ne n'était en aucun cas un compliment ! Ce nom-là, elle avait juré que si elle le revoyait de nouveau, elle sévirait de nouveau.

De plus, le sortilège révélait à la perfection leurs perfides activités, et ils croyaient qu'ils pourraient s'enfuir. Dans un calme olympien, baguette en main, elle ouvrit d'un coup de catalyseur la porte, constatant les dégâts. Son silence planait sur la scène, jugeant lourdement les deux adolescents.

"Mademoiselle Zaun, Monsieur Yates."

Ses yeux lançaient des éclairs. Elle avait juré que cette année, elle sévirait sans pareille, mettant au pas les dissidents et les voyous. Et il était hors de question qu'elle laisse s'échapper les deux hooligans qui avaient osé tagger sa précieuse porte !

"J'ose espérer que vous avez passé une belle soirée, car elle est à présent terminée."

Sa voix tomba comme un couperet. Ses épaules carrés renforçaient son élégance et sa posture impeccable, qui accompagnait ses mots justes et implacables.

Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »

Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
La voix de la bibliothécaire claqua dans l’air, électrisant tout l’air autour des deux enfants, coupant l’herbe sous le pied à Gabriel qui commençait à se détendre aux mots de sa camarade, bien trop joueuse pour être innocente.

-Diablesse…

Lui susurra-t-il à l’oreille avant d’oser passer une tête pour voir ce qu’il se passait. Son regard tomba sur la bibliothécaire, grande et froide dans le couloir sombre. Un frisson couru le long de la colonne vertébrale du tout fraichement deuxième année. Il avait presque oublié durant ses vacances à quel point cette vieille peau pouvait faire peur. Son cœur s’emballa, mais pas comme lorsqu’il partageait son moment avec Sheryl, cette fois c’était la peur et l’appréhension qui inondait les veines du blondinet.

Il se tourna vers Sheryl, il lui avait promis de tout faire pour éviter qu’elle se fasse punir, mais il était visiblement mal parti. Il se mordit la lèvre, son regard se perdant une seconde sur le visage de la jolie brune. Puis il lui chuchota quelques mots.

-Reste-là, je vais essayer de faire diversion.

Il déposa un bisou sur le front de la jeune fille avant de s’écarter d’elle et de faire face à la bibliothécaire dans le couloir. Il leva les mains au niveau de sa tête en signe de paix et pour montrer qu’il ne comptait pas opposer de résistance. Son souffle se coupa dans sa gorge nouée quand il croisa le regard plein de ressenti de l’adulte. Il avala avec difficulté sa salive avant de balbutier quelques mots.

-Miss, je me rends, c’était mon idée et cette peinture est de mon fait. Miss Zaun n’y est pour rien, je lui en avais parlé, elle m’a déconseillé de le faire et a voulu m’arrêté ce soir en vain.

Ses yeux avaient bien du mal à ne pas filer vers le sol. Mais il devait soutenir le regard de l’adulte, parce que ses idées étaient réelles et qu’il y avait des convictions derrière ce geste.

-Mais les méthodes mises en place à la bibliothèque éloignent les élèves de ce lieu et des livres. Je ne pouvais pas me taire, au nom des élèves et en mon nom aussi.

Bon voilà, il avait ce qu’il avait à dire. Il laissa ses mains tomber de chaque côté de son corps et son regard céda face à celui de l’adulte et tomba sur le sol sombre du couloir du château. Ses doigts tremblaient légèrement et il avait presque du mal à inspirer de l’air pour se calmer. Il allait avoir une sacrée punition et il le savait, mais il était prêt, c’étaient des risques qu’il devait et qu’il pouvait prendre. Parce que se taire c’était accepter. Son cœur lui raisonnait toujours dans ses oreilles, comme des tambours de guerre annonçant une attaque proche à venir, un couroux auquel Gabriel devait tenter de survivre.

Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
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Membre de la secte du Calamar

Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
J'avais déjà un pied prêt à partir vers notre trappe secrète quand une voix beaucoup trop familière me glaça sur place. Oh non. Non, non, non ! Je reconnus immédiatement Pinehead et, pendant une seconde, je restai complètement immobile, les yeux écarquillés, en me demandant si j'avais pas moyen de disparaître directement dans le mur derrière moi. Sérieusement, on avait réussi à sortir de nos dortoirs, à traverser le château, à écrire notre magnifique PRISON sur la porte de la bibliothèque et même à survivre à deux chutes de pot de peinture, mais il fallait évidemment qu'elle débarque maintenant ! Et dire qu'il y avait à peine quelques secondes, j'étais encore en train de proposer à Gaby de passer le reste de la nuit tranquillement tous les deux. Bah voilà, notre petite soirée venait officiellement de tourner au cauchemar.

Je tournai la tête vers lui lorsqu'il me souffla son petit « Diablesse », avec un sourire qui m'échappa malgré moi. J'aimais bien quand il m'appelait comme ça, même si j'allais certainement pas lui faire le plaisir de le lui dire, surtout maintenant qu'il avait déjà suffisamment pris la grosse tête avec ses histoires de garçon irrésistible. Sauf que mon sourire disparut rapidement quand je le vis jeter un œil dans le couloir. Pinehead était vraiment là et, vu la manière dont elle venait de prononcer nos noms, quelque chose me disait qu'elle n'était pas spécialement venue nous féliciter pour notre magnifique décoration. Je me mordis la lèvre en repensant à toutes les heures de colle que j'avais déjà accumulées l'année dernière. Franchement, j'aurais peut-être dû demander à mes parents de m'acheter directement une chambre à la bibliothèque, ça m'aurait évité les allers-retours.

Mais avant même que j'aie le temps de réfléchir à une excuse, Gaby se tourna vers moi pour me demander de rester là pendant qu'il essayait de faire diversion. Je fronçai légèrement les sourcils, prête à lui demander ce qu'il comptait encore inventer, sauf qu'il déposa un bisou sur mon front avant de sortir de notre cachette. Je restai quelques secondes à le regarder s'éloigner, avec un petit sourire que j'arrivais décidément plus à faire disparaître depuis qu'il m'avait embrassée, puis je tendis l'oreille pour écouter ce qu'il allait bien pouvoir raconter à Pinehead.

Et évidemment, monsieur l'irrésistible avait décidé de tenir sa promesse !

Il m'avait déjà prévenue qu'il prendrait toute la responsabilité si jamais on se faisait attraper et, sur le moment, ça m'avait surtout fait rire. Franchement, j'avais trouvé ça plutôt mignon de sa part de vouloir jouer les héros pour m'éviter une nouvelle punition, mais j'étais tellement persuadée qu'on allait réussir notre coup que j'avais pas vraiment imaginé qu'il serait obligé de tenir sa promesse. Sauf que maintenant, il était réellement devant Pinehead, les mains levées, en train de lui expliquer très sérieusement que j'avais rien à voir avec notre magnifique décoration et que j'avais même essayé de l'en empêcher. Et bah dis donc, il était prêt à raconter absolument n'importe quoi pour me protéger, mon beau gosse blondinet !

Je souris malgré moi en l'écoutant, parce que franchement, comment je pouvais ne pas le trouver adorable à cet instant ? Il avait même pas hésité une seconde à se dénoncer alors qu'il savait très bien ce qui l'attendait. Sauf que plus il parlait, plus je me rendais compte que j'allais absolument pas réussir à rester tranquillement cachée pendant que Pinehead lui préparait probablement la pire punition de sa vie. C'était une chose de plaisanter là-dessus cet été, quand on était encore chez Weasley à imaginer notre vengeance, mais le voir maintenant prendre tous les risques pour moi, c'était complètement différent.

Puis fallait quand même pas exagérer ! On avait eu cette idée ensemble, choisi notre magnifique peinture orange ensemble, partagé le prix du pot et même les lettres sur la porte. Et maintenant, on venait aussi de partager un baiser, même si celui-là, j'étais pas certaine d'avoir envie d'en parler devant Pinehead. Alors si monsieur l'irrésistible pensait qu'après tout ça, j'allais gentiment le laisser prendre toute la punition pour lui, il pouvait toujours rêver ! On avait tout partagé depuis le début, on allait quand même pas commencer à faire chacun de notre côté pile au moment où ça devenait moins drôle.

Je jetai un dernier regard vers le couloir en me demandant si j'étais vraiment prête à retourner volontairement entre les griffes de Pinehead alors que j'avais déjà suffisamment donné l'année dernière avec mes heures de colle et toutes ces fichues lignes à recopier. Franchement, j'avais même pas terminé ma première semaine de deuxième année que j'étais déjà sur le point de recommencer mes exploits ! Mon cerveau me conseillait donc de rester bien planquée derrière ma colonne, mais il avait rarement le dernier mot quand il s'agissait de mes amis, et encore moins quand l'ami en question était un certain blondinet qui venait de m'embrasser quelques minutes plus tôt.

Je sortis donc de derrière notre colonne pour venir me placer à côté de Gaby, non sans lui adresser un petit sourire. Franchement, il était adorable à vouloir me protéger comme ça, mais j'allais quand même pas le laisser se faire punir tout seul. Sauf que maintenant que j'étais devant Pinehead, avec son regard qui me donnait déjà envie de retourner me cacher, je commençais sérieusement à me demander si j'avais pas perdu la tête. Je baissai légèrement les yeux avant de prendre mon courage à deux mains pour lui adresser la parole.

" Euh... Miss ? Peu importe la raison pour laquelle je suis ici ce soir, je sais très bien que je devrais être dans mon dortoir à cette heure-ci. Je sais aussi que Gaby essaie de m'éviter des ennuis, mais... je peux pas le laisser prendre toute la punition tout seul. Alors si vous comptez le punir, je préfère que vous nous punissiez tous les deux. "

Je jetai un petit regard vers Gaby, espérant qu'il comprendrait pourquoi j'avais pas réussi à rester cachée, avant de reporter mon attention sur Pinehead. Bon, maintenant que je venais volontairement de me jeter dans la gueule du loup, j'avais plus qu'à attendre de savoir à quelle sauce elle comptait nous manger. Et quelque chose me disait qu'elle allait pas me louper cette fois.

Je regardai brièvement notre énorme PRISON sur la porte, puis mes chaussures, en cherchant comment expliquer notre geste sans aggraver encore notre situation. Parce que même si je trouvais toujours notre décoration absolument magnifique, j'étais pas assez bête pour croire que Pinehead allait partager mon avis.

" Et... je suis désolée pour votre porte, Miss. On voulait pas abîmer vos livres ni détruire votre bibliothèque. Je sais que ça excuse pas ce qu'on a fait, mais Gaby a raison sur un point, on trouve certaines règles un peu trop strictes et... enfin, on aurait sûrement dû trouver une autre manière de vous le dire. "

Je me mordis légèrement la lèvre en attendant sa réaction. J'aurais bien aimé ajouter que notre peinture magique devait pouvoir s'enlever facilement, mais je sentais que c'était pas vraiment le moment de lui donner des conseils pour nettoyer sa propre bibliothèque. Puis, pour une fois, j'avais peut-être intérêt à arrêter de parler avant de dire une nouvelle bêtise.

Je me rapprochai légèrement de Gaby, suffisamment pour que nos bras se frôlent, avant de glisser discrètement ma main dans la sienne et de serrer doucement ses doigts en lui adressant un petit sourire. J'avais beau avoir une peur bleue de ce qui allait nous tomber dessus, je regrettais pas d'être sortie de ma cachette. On avait partagé le pot, l'idée, les lettres et même un baiser... alors on partagerait aussi les ennuis. Et puis, quitte à se faire passer un savon par Pinehead, autant se serrer les coudes jusqu'au bout !

1296 mots
@Gabriel Yates, @Eglantine Pinehead

2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»

Nuit Le goût d'une vengeance bien préparée
Eglantine ne bougeait pas. Elle attendait patiemment que les deux cornichons viennent à elle, se refusant à se rabaisser à leur niveau. Les élèves se taisent et obéissent, rien de plus, rien de moins. Aussi fut-elle patiente, les mains croisées sur le bas de son ventre, son regard fixé droit sur eux, pénétrant même les épais murs du château. Et était-elle en train de rêver, ou enfin, lorsqu'un mouvement se fit, seul l'un des deux enfants obéit et s'approcha ? Sa tête bascula imperceptiblement sur le côté, son esprit élaborant déjà les sanctions appropriées.

Il se rendait... mais où se croyait-il, pas la barbe de Merlin ? Elle se retint de justesse de lever les yeux au ciel. Oui, bien évidemment, une contrevenante telle que mademoiselle Zaun n'était pas à l'origine d'une telle bêtise ? Elle en doutait royalement. Mais elle se tut et laissa le jeune s'étaler dans sa stupidité... Et voilà qu'il se mit à faire le révolutionnaire, mais quelle éducation infligeait-on à ces enfants ?! Elle était sur le point de sonner la jeune Zaun, lorsqu'elle daigna enfin les gratifier de sa présence.

Oh, misère... pas une pour rattraper l'autre. Au lieu de saisir la porte de sortie que son camarade lui fournissait, elle l'enfonçait et l'affichait sans remord. Bon, pour être honnête, si elle avait profité de l'occasion, Eglantine n'aurait pas apprécié pour autant. Dans leur situation, il leur était impossible de bien s'en tirer, de toute manière. Ses doigts tapotaient rythmiquement son poignet, sa fureur croissant de seconde en seconde, bien qu'elle n'en affiche rien. Et comme toujours, elle parlait trop, qu'elle se taise pour l'amour de Merlin !

Mais alors qu'elle s'apprêtait à répondre, le rapprochement des deux élèves la fit tiquer et elle les coupa en un éclair.

"Par Merlin, il suffit ! Il ne s'agit pas d'un rendez-vous amoureux, éloignez-vous l'un de l'autre, bande d'inconscients."

Bien, par où commencer... la liste était longue et sempiternelle.

"Jeunes gens, vous avez largement dépassé les bornes. Surtout vous, mademoiselle Zaun, votre punition sera exemplaire. Monsieur Yates, non content de mentir pour tenter de couvrir votre camarade, en pensant atténuer sa responsabilité, vous ne faites qu'aggraver vos cas. Quant à vous, mademoiselle Zaun, vous vous êtes déjà faite remarquer de façon très péjorative l'année passée... et vous osez commettre de nouveaux méfaits ? Je m'assurerais que chacune de vos soirées durant les prochains mois soient occupés par les retenues."

Un silence pour laisser le temps flotter, et elle reprit de son regard assassin.

"Et par la barbe de Merlin, cessez de jouer aux soi-disant redresseurs de torts ! Vous n'avez pas votre mot à dire. Vous êtes des enfants. Les enfants se taisent, et obéissent aux adultes, plus particulièrement dans une école. Pour vous, Yates, vous devrez accompagner le concierge pour ses rondes tous les soirs, pendant un mois. Vous devrez également rédiger trois dissertations sur les sujets que je vous communiquerait demain. De plus, j'écrirai une lettre à vos parents, pour raconter votre pitoyable comportement. Zaun, ce n'est pas un, mais trois mois de retenue, que vous venez de gagner. Et cela, uniquement si madame la directrice ne vous renvoie pas sur le champ. Car oui, vous devrez tous deux allez vous expliquer devant vos directeurs de maison, mais également devant madame la directrice."

Un nouveau silence, qui ne laissait aucune place au doute.

"M'avez-vous bien compris, jeunes gens ?"

Reducio
Et maintenant, pour les mentions aux concernés :

@Sarah Priddy @Jae Dawson pour information : Sheryl Zaun a déjà eu plusieurs retenues et est très connue pour ses exactions et son mauvais comportement
@Darren Voyles Pour Gabriel, ton PJ sera mis au courant
@Maggie Anderson Pour Sheryl, comme je t'ai déjà expliqué par hibou

Au passage, considérez qu'inRP, il y a bien évidemment un concierge !

Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »