Your lips, my lips, apocalypse
Elam. Est. En. Train. De. M’embrasser.
C’était irréel. Totalement irréel. Et incroyable. Et stupide. Et tellement parfait. Et compliqué. Et doux. Et inadmissible. Et naturel. Tellement naturel. Tellement plus simple. Toutes ses pensées allaient à Elam et elles n’étaient que plus parfaites les unes que les autres. Elles n’étaient pas comme d’habitude. Elles n’étaient pas insupportables ou intrusives, elles ne l’embêtaient pas, c’est comme si le monde entier avait décidé d’arrêter d’être agaçant rien que pour lui. Rien que pour eux. Eux seuls contre le reste du monde. Mais les bons moments ne duraient jamais bien longtemps.
Le contact était rompu, et soudain, Alaric se sentit totalement stupide d’avoir fait une chose pareille. Il n’aurait vraiment jamais dû faire ça, il n’aurait jamais dû aimer ça. Il savait ce qui l’attendait. Enfin, non, en fait, c’était différent de Christopher. Parce que d’un côté, il n’y avait jamais rien eu entre eux, juste des mots. Rien de plus. Mais là… C’était devenu réel. Merveilleusement réel. Cruellement réel. Comment réagir à cela quand tout s’était déjà effondré pour moins que ça ? Fallait-il qu’il le repousse et qu’il regrette une fois de plus ? Ou fallait-il qu’il affronte ses peurs ?
Réfléchis, Alaric, réfléchis par Merlin…
Mais Elam ne lui donna pas l’occasion de réfléchir, car, bientôt, il prit la parole. Et alors, Alaric se rendit compte que ce n’était pas le bon moment pour réfléchir. Il avait encore du temps avec lui, sans obligation, et sa tête ne s’étaient pas encore assez remplies de toutes ces idées stupides qui l’attaqueraient à la seconde où il ferait quelque chose de mal. De son point de vue. Le Serpentard releva donc les yeux vers le Poufsouffle avant de froncer les sourcils et de faire un sourire amusé, avant de se retenir de rire. C’était tout ce qu’il trouvait à dire ?
– Tu respires deux minutes ou tu ne t’arrêtes jamais de réfléchir?
Je peux parler...
– Enfin, de toute façon, que tu embrasses bien ou mal n’a pas vraiment d’importance… Je n’ai pas vraiment de… Moyen de comparaison...
Il baissa le regard avant de ricaner, un peu nerveux. Enfin, non, c’était autre chose. Est-ce que c’était… Oui, c’était forcément ça. Il se sentait rougir, il se sentait aussi un peu… Enfin, c’était étrange… Et agréable. Alors c’était ça. Il se sentait amoureux. Il déglutit avant de relever finalement son regard vers le Poufsouffle, avec ce même petit sourire moqueur aux lèvres.
– Alors comme ça, je te plais?
A force de sourire, il allait attraper une crampe. Mais ça en valait la peine. Il était amoureux, et apparemment, c’était réciproque. Le reste importait peu. Son regard se baissa de nouveau, mais cette fois, il tomba sur ses lèvres. Ces mêmes lèvres qui étaient sur les siennes quelques instants auparavant… Il releva son regard vers Elam une seconde fois, comme pour lui demander son avis, sans rien dire, juste une possibilité, puis il sourit, et se pencha vers lui pour l’embrasser de nouveau.
Rapidement, cette fois, il ne voulait pas abuser des bonnes choses, mais son visage resta proche du sien, et il soupira, ne s’arrêtant jamais de sourire. Pas une seule seconde. Pas une seule fois. Il était heureux, maintenant, et ici, avec lui, et c’était tout ce qui comptait. Il posa alors sa main sur la sienne et rougit un peu plus.
– Parce que moi, tu me plais.
C’était irréel. Totalement irréel. Et incroyable. Et stupide. Et tellement parfait. Et compliqué. Et doux. Et inadmissible. Et naturel. Tellement naturel. Tellement plus simple. Toutes ses pensées allaient à Elam et elles n’étaient que plus parfaites les unes que les autres. Elles n’étaient pas comme d’habitude. Elles n’étaient pas insupportables ou intrusives, elles ne l’embêtaient pas, c’est comme si le monde entier avait décidé d’arrêter d’être agaçant rien que pour lui. Rien que pour eux. Eux seuls contre le reste du monde. Mais les bons moments ne duraient jamais bien longtemps.
Le contact était rompu, et soudain, Alaric se sentit totalement stupide d’avoir fait une chose pareille. Il n’aurait vraiment jamais dû faire ça, il n’aurait jamais dû aimer ça. Il savait ce qui l’attendait. Enfin, non, en fait, c’était différent de Christopher. Parce que d’un côté, il n’y avait jamais rien eu entre eux, juste des mots. Rien de plus. Mais là… C’était devenu réel. Merveilleusement réel. Cruellement réel. Comment réagir à cela quand tout s’était déjà effondré pour moins que ça ? Fallait-il qu’il le repousse et qu’il regrette une fois de plus ? Ou fallait-il qu’il affronte ses peurs ?
Réfléchis, Alaric, réfléchis par Merlin…
Mais Elam ne lui donna pas l’occasion de réfléchir, car, bientôt, il prit la parole. Et alors, Alaric se rendit compte que ce n’était pas le bon moment pour réfléchir. Il avait encore du temps avec lui, sans obligation, et sa tête ne s’étaient pas encore assez remplies de toutes ces idées stupides qui l’attaqueraient à la seconde où il ferait quelque chose de mal. De son point de vue. Le Serpentard releva donc les yeux vers le Poufsouffle avant de froncer les sourcils et de faire un sourire amusé, avant de se retenir de rire. C’était tout ce qu’il trouvait à dire ?
– Tu respires deux minutes ou tu ne t’arrêtes jamais de réfléchir?
Je peux parler...
– Enfin, de toute façon, que tu embrasses bien ou mal n’a pas vraiment d’importance… Je n’ai pas vraiment de… Moyen de comparaison...
Il baissa le regard avant de ricaner, un peu nerveux. Enfin, non, c’était autre chose. Est-ce que c’était… Oui, c’était forcément ça. Il se sentait rougir, il se sentait aussi un peu… Enfin, c’était étrange… Et agréable. Alors c’était ça. Il se sentait amoureux. Il déglutit avant de relever finalement son regard vers le Poufsouffle, avec ce même petit sourire moqueur aux lèvres.
– Alors comme ça, je te plais?
A force de sourire, il allait attraper une crampe. Mais ça en valait la peine. Il était amoureux, et apparemment, c’était réciproque. Le reste importait peu. Son regard se baissa de nouveau, mais cette fois, il tomba sur ses lèvres. Ces mêmes lèvres qui étaient sur les siennes quelques instants auparavant… Il releva son regard vers Elam une seconde fois, comme pour lui demander son avis, sans rien dire, juste une possibilité, puis il sourit, et se pencha vers lui pour l’embrasser de nouveau.
Rapidement, cette fois, il ne voulait pas abuser des bonnes choses, mais son visage resta proche du sien, et il soupira, ne s’arrêtant jamais de sourire. Pas une seule seconde. Pas une seule fois. Il était heureux, maintenant, et ici, avec lui, et c’était tout ce qui comptait. Il posa alors sa main sur la sienne et rougit un peu plus.
– Parce que moi, tu me plais.
573 mots
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
Your lips, my lips, apocalypse
La sensation est toujours aussi bizarre. Fin, non, pas bizarre. Mais juste... c'est nouveau tout ça. Embrasser un garçon, être amoureux... Embrasser le garçon dont je suis amoureux. Par Morgane j'embrasse un garçon. J'embrasse un garçon. J'embrasse un garçon. Quand je me sépare de lui, je souris comme un idiot bienheureux, malgré les questions dont je l'assaille. Je ris.
-"Tu trouves que je réfléchis trop ? On peut encore s'embrasser si tu préfères." je réponds avec un sourire un peu trop confiant.
Pour ma défense, c'est grisant. J'ai l'impression d'être... entier ? Je sais pas... Je me suis jamais senti incomplet ou pas à ma place. Mais là... Là je me suis senti... plein. J'ai pas d'autre mots qui me viennent pour décrire la sensation. C'est agréable. Alors, quitte à pouvoir vivre ça plusieurs fois dans la même soirée, autant en profiter.
-"J'ai pas non plus de point de comparaison. Du coup... j'sais pas. On a qu'à dire qu'on embrasse bien tous le deux."
De toute façon... j'ai pas prévu d'embrasser qui que ce soit d'autre. Mais ça je peux pas lui dire. J'veux pas qu'il réagisse mal. Même si du coup, je peux raisonnablement penser qu'il est amoureux de moi lui aussi. Je rougis. Fort. Comme d'habitude en même temps.
-"Euh... Ou-ouais... Ouais... Oui. Tu... je... fin... ouais, tu me plais, ouais."
Dans l'obscurité, tout ce que je peux faire, c'est attendre qu'il fasse un mouvement. Je le vois, mais pas suffisamment pour discerner les expressions de son visage, et le silence qui s'ensuit est trop étrange pour que je ne m'interroge pas. A moins justement que je m'interroge trop et que y a pas lieu de- ah... Un hoquet de surprise quitte mes lèvres quand Alaric revient m'embrasser. L'espace d'une seconde. C'est trop court. J'avance ma tête pour suivre son mouvement de recul, mais je suis trop lent.
-"Je... Ouais... Je..." Bon sang c'est humain d'être aussi stupide ? Il a pourtant rien dit d'extraordinaire ! Remarque... Je lui plais. Je lui plais. "C'est... tu me plais aussi."
Je gémis légèrement. Pourquoi je réagis comme ça ? J'étais normal jusqu'à maintenant pourtant ! C'est ridicule en plus, c'est pas comme il avait eu tout le loisir de s'en rendre compte depuis un moment !
376 mots
Mon coeur sur un plateau
-"Tu trouves que je réfléchis trop ? On peut encore s'embrasser si tu préfères." je réponds avec un sourire un peu trop confiant.
Pour ma défense, c'est grisant. J'ai l'impression d'être... entier ? Je sais pas... Je me suis jamais senti incomplet ou pas à ma place. Mais là... Là je me suis senti... plein. J'ai pas d'autre mots qui me viennent pour décrire la sensation. C'est agréable. Alors, quitte à pouvoir vivre ça plusieurs fois dans la même soirée, autant en profiter.
-"J'ai pas non plus de point de comparaison. Du coup... j'sais pas. On a qu'à dire qu'on embrasse bien tous le deux."
De toute façon... j'ai pas prévu d'embrasser qui que ce soit d'autre. Mais ça je peux pas lui dire. J'veux pas qu'il réagisse mal. Même si du coup, je peux raisonnablement penser qu'il est amoureux de moi lui aussi. Je rougis. Fort. Comme d'habitude en même temps.
-"Euh... Ou-ouais... Ouais... Oui. Tu... je... fin... ouais, tu me plais, ouais."
Dans l'obscurité, tout ce que je peux faire, c'est attendre qu'il fasse un mouvement. Je le vois, mais pas suffisamment pour discerner les expressions de son visage, et le silence qui s'ensuit est trop étrange pour que je ne m'interroge pas. A moins justement que je m'interroge trop et que y a pas lieu de- ah... Un hoquet de surprise quitte mes lèvres quand Alaric revient m'embrasser. L'espace d'une seconde. C'est trop court. J'avance ma tête pour suivre son mouvement de recul, mais je suis trop lent.
-"Je... Ouais... Je..." Bon sang c'est humain d'être aussi stupide ? Il a pourtant rien dit d'extraordinaire ! Remarque... Je lui plais. Je lui plais. "C'est... tu me plais aussi."
Je gémis légèrement. Pourquoi je réagis comme ça ? J'étais normal jusqu'à maintenant pourtant ! C'est ridicule en plus, c'est pas comme il avait eu tout le loisir de s'en rendre compte depuis un moment !
376 mots
Mon coeur sur un plateau
anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde
Your lips, my lips, apocalypse
PNJ actif utilisé : Victoria Blackwood
Alaric ne lâchait pas son petit sourire à la fois attendrit et amoureux. Il en avait rêvé pendant si longtemps... Rester comme cela, près de lui, était juste le bonheur à l'état pure. Il riait, il l'embrassait, il ne partait pas, il ne le craignait pas... Le monde autour de lui n'avait plus aucune importance, et puis... Il lui plaisait. A lui et à personne d'autre. Est-ce que cela voulait dire qu'il était amoureux de lui? Il l'espérait. Il l'espérait tellement... Que ce soit ça, qu'il le regarde comme ça parce qu'il l'aimait vraiment...
- Si tu as besoin, je peux t'embrasser encore, juste au cas où...
Il fit son grand sourire moqueur, avant de se rapprocher une fois de plus de lui et de fermer les yeux. Il aimait cette sensation de ses lèvres sur les siennes, de sa façon dont il avait de rougir encore plus à chaque baiser, de sa main sur la sienne, de...
Des bruits de pas. C'est ce qu'il fallut à Alaric pour repousser Elam. Enfin, repousser était un bien grand mot, objectivement parlant, il s'était juste écarté de lui, et avait coupé court tout contact physique. Mais psychologiquement parlant... C'était s'arracher une part de lui. La seule émotion que l'on pouvait déceler dans ses yeux étaient de la peur, la peur de se faire prendre, la peur de se retour à la réalité trop rapide. Il releva la tête d'un seul coup vers les propriétaires des pas, avant de voir Victoria et Yaara revenir de leur balade. Elles en avaient mis, du temps...
Non, elle n'avait pas mis assez de temps, en fait... Alaric aurait mille fois préféré qu'elles restent là où elles étaient encore quelques heures, le temps de rester dans le monde irréel qu'ils avaient créé, lui et Elam. Mais une autre partie de lui, commençant à remonter petit à petit à la surface, était en train de regretter qu'elles soient parties, qu'elles les aient laissés seuls sur cette plage. Si elles n'étaient pas parties, ils ne se seraient jamais...
Espèce d'idiot.
Alaric serra les poings. Il sentit la douleur remonter à la surface, l'angoisse de décevoir une fois de plus sa famille, et la colère. La colère contre lui-même de n'avoir pas empêché cette... Ce... Cette erreur. Cette si grosse erreur. Cette terrible erreur qui le mettait dans des états pareils. En cet instant, croiser le regard d'Elam aurait été la pire des choses à faire. Il n'aurait pas réussi à ne pas pleurer, à ne pas craquer. Il n'avait pas le droit de flancher. Mais si il ne flanchait pas, alors...
- Ah, c'est pas trop tôt, tu sais à quel point mes parents sont énervants sur les horaires...
Il se releva sans un seul regard vers Elam. Il ne pouvait plus. La permission lui avait été retirée à l'instant même où il avait entendu ces bruits de pas.
- Tranquille, Poil de carotte, tu me laisses dire au revoir aux hôtes de nos trois dernières semaines?
- Tu habites ici, et j'ai une maison de vacances ici, ce ne sont pas nos hôtes.
- Dis au revoir. Maintenant.
Si Victoria avait été aussi sèche, c'est parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi Alaric ne voulait pas dire au revoir à Elam. Pourquoi était-il si... Différent de d'habitude? Après tout, il avait l'air de bien s'amuser avec Elam, jusqu'avant qu'ils ne les laissent seuls. Que s'était-il passé pour qu'il l'évite à ce point?
- Salut, Yaara. Et... Elam.
Pendant une fraction de seconde, son regard se planta dans celui d'Elam. Il regretta cet acte, mais ses yeux ne coopérèrent pas, et la fraction de seconde s'éternisa en secondes. Beaucoup de secondes. Mais plus il le regardait, et plus la mine effrayée de toute à l'heure se transformait en un air méprisant, comme si rien que l'idée de le toucher le dégoûtait. Il releva le menton, hautain, avant de tourner sa tête vers Victoria.
- C'est bon, on peut y aller?
- Attends deux secondes.
Elle se rapprocha de Yaara, de laquelle elle ne s'était pas vraiment éloignée, et lui vola un dernier baiser avant de lever un regard rieur vers ses yeux.
- Je suis toujours dans le coin, si jamais. On pourrait se voir demain, peut-être? C'est un date.
Elle lui fit un grand sourire moqueur. Alaric ne les quittait pas des yeux, angoissé à l'idée de se retourner vers Elam. Mais il le fit, voyant que Yaara et Victoria prenaient leur temps, il décida de se lancer. De le mettre en garde, ou quelque chose dans le genre... Sûrement.
- Pas un mot de ça à personne. Enfin, peut-être à ta cousine, tant qu'elle le dit à personne. Tout ce qu'il s'est passé ici reste ici. Je... Nous... On ne refera pas cette erreur une nouvelle fois, d'accord? Jamais.
Son regard était fuyant, comme si il n'assumait pas ce qu'il disait. Et c'était le cas. Tout ce qu'il voulait, c'était rentrer chez lui, et oublier. Mais serait-ce si facile d'oublier tout ce qu'il venait de vivre? Il n'avait jamais ressenti ça, auparavant. N'allait-il plus jamais le ressentir? Déjà, les questions commençaient à arriver, et, heureusement pour lui, Victoria se détacha de Yaara, la saluant une dernière fois, avant de faire un petit sourire à Elam. Elle prit alors Alaric par le bras, et se fit presque traîner par celui-ci, tant il avait besoin de fuir. Mais qu'avaient-ils fait sur cette plage, par Merlin?
915 mots
Tiens, regardes ce que j'en fais de ton cœur sur un plateau
Tiens, regardes ce que j'en fais de ton cœur sur un plateau
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
Your lips, my lips, apocalypse
PNJ actif : Yaara Al-Alami
-"Hmm... J'aimerais bien. J'aime bien quand... on-"
Alaric me prend par surprise, me faisant rougir, encore une fois. C'aura été une soirée riche en rougeurs pour moi. Je me laisse couler dans le baiser, toujours aussi délicieux que s'il s'agissait du premier. C'est toujours aussi parfait. Ca sent toujours le sucre. Et je me sens encore au Paradis. Jusqu'à ce qu'il s'éloigne de moi, encore une fois. Sauf que cette fois... c'est plus violent. Moins doux, plus rapide. Je suis assez près pour voir de la peur sur son visage.
Et pour cause : nos cousines viennent d'arriver. Je les avais même pas entendues. Et Alaric à l'air vaguement agacé par leur présence. J'avoue que j'aurais aussi préféré qu'elles mettent plus de temps. Voir qu'elles ne reviennent jamais. Que le temps se soit arrêté. Et que le monde se résume à ça. A nous. A cette plage, à la nuit et à nos lèvres. Un Paradis sur Terre. Et juste nous deux. sauf qu'apparemment, le Destin en a décidé autrement. Mon cœur se pince. Il va être l'heure de dire au revoir... Exactement comme vient de le suggérer la cousine d'Alaric.
Qui à l'air pressé de partir. J'ai fait quelque chose ? Je comprends pas. Y a deux secondes on s'embrassait, et là... j'comprends pas. Je... qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que j'ai fait ? J'embrasse mal ? C'est ça ?
-"S-salut. Salut Vic-toria." je marmonne avec un hoquet.
Le regard qu'il m'a lancé... Plus jamais. Je croyais qu'on avait dépassé ce stade. Est-ce que je lui fais honte ? Est-ce qu'il a vraiment dit la vérité quand il a dit que je lui plaisais ? Est-ce que... Est-ce que tout ce qui s'est passé entre nous depuis décembre était vrai. Ou est-ce qu'il m'a manipulé ? Et le pauvre imbécile que je suis a sauté dans le plat. Donc les lettres au début de l'été... c'était du baratin aussi ? Il a du bien rire de moi. Pauvre Elam, qu'il est bête à croire que j'ai un peu d'amitié pour lui. Son sang est pourri par celui des Moldus. Je sais pas, je croyais pourtant... que j'avais réussi à le changer un peu..? Je sais qu'à 12 ans, on peut rien contre une éducation d'une vie entière. Je me recroqueville dans mes épaules. Le plus petit possible. Qu'il ne me voie plus. Avec son regarde destructeur. Qu'il ne me regarde plus. Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. Ne te retourne pas. Ne me regarde pas. Pas comme ça.
-"Désolée Vic, on part en vacances avec Elam demain, ça sera pas possible. Promis, quand on revient." dit Yaara à Victoria avant de l'embrasser elle aussi.
Ma gorge se serre encore un peu. Ca va pas. Non. Ca va pas. Alaric s'approche. Va-t'en. Ne me regarde pas. Pas dans cet état. Les larmes commencent à couler sur mes joues alors que je lui réponds.
-"P-pardon. J'suis désolé."
Va-t'en. Va-t'en. Va-t'en. C'était pas une erreur. C'était une erreur ? Non. C'était pas une erreur. C'était le plus beau moment de ma vie. Mais quel intérêt ? Si je ne peux plus jamais le revivre ? Si je peux pas avoir ce qu'a Yaara avec Vic ? Va-t'en. Je ne les regarde plus. J'enfouis ma tête dans mes genoux. Et je pleure.
Va-t'en.
Va-t'en.
Va-t'en.
550 mots
@Alaric Blackwood
anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde
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