Les indociles heureux
xx août 2045
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Foutue pour foutue, autant y aller à fond. Voilà ce que je me dis tandis que je marche dans la rue du Chemin de Traverse, ma cousine à mes côtés et ses enfants gambadant joyeusement devant. Il me fallait un truc pour me distraire, et Emilia avait envie de compagnie pour sortir ses enfants, le choix s'est imposé à moi. Plutôt que tourner en rond dans mon appart en attendant ma formation autant sortir et passer du temps avec ma famille. Ma famille. Ces deux mots font bizarre, ils sont bizarres. Comme toujours. Ma famille. Mon regard navigue vers ma cousine.
Elle est belle, Emilia. D'une beauté à se damner. Willem savait ce qu'il faisait quand il lui a passé la bague au doigt. Leurs enfants aussi sont magnifiques. Mes yeux quittent l'anglaise pour se concentrer sur Hope, qui avance joyeusement devant nous, ses longs cheveux roux flottant dans le vent tandis qu'elle accélère et tire son frère derrière elle. Hope, ma jolie petite Hope, ma gentille, parfaite petite flamme. Hope. Ma filleule. Dix ans que ça dure mais j'ai toujours du mal à le réaliser. Moi. On m'a choisie moi pour prendre soin de cette petite fille si jamais quelque chose venait à arriver à ses parents. Moi. Miya. La personne la moins qualifiée pour prendre soin de qui que ce soit. J'arrive même pas à prendre soin de moi. Secouant la tête, j'essaye de me ramener à l'instant présent. J'aime pas la direction que prennent mes pensées. Si ça continue j'vais penser à-
« Hope ! s'exclame Emilia, me faisant sursauter. Ne laisse pas Levi tout seul mon coeur ! »
La fillette soupire, s'arrête dans sa course endiablée et fait quelques pas en arrière pour retrouver son petit frère qui l'attend les bras croisés, un air boudeur sur le visage. Je souris, attendrie. Le petit garçon lui tire la langue et marmonne ce qui ressemble fort à des réprimandes pour l'avoir laissé tout seul ne serait-ce que quelques secondes. Un rire m'échappe. Gentille et bien plus compréhensive que je ne le serais jamais, Hope, caresse le sommet du crâne de Levi et lui répond posément, s'excusant sûrement de l'avoir abandonné derrière. Ils sont adorables, je songe.
Et les deux petits diablotins repartent déjà à l'assaut de la rue. Un sourire étire mes lèvres.
« Ils s'entendent bien hein, je fais. Mieux que 'Ji et moi on dirait. »
Ma cousine sourit, pensive, et observe ses enfants continuer de sautiller et s'extasier.
« J'ai de la chance, confirme-t-elle. Hope prend très soin de Levi, je trouve ça mignon. »
Je vais pour répondre quand soudain, du coin de l'oeil, je vois la catastrophe se profiler. Levi est tout enthousiaste, courant derrière sa soeur, la regardant avec de grands yeux émerveillés et il n'a clairement pas vu l'autre en face. Flute. Frustrée, j'accélère pour essayer d'attraper mon neveu avant qu'il ne percute quelqu'un mais, force m'est de constater que je ne suis pas surpuissante, et j'arrive trop tard pour sauver mon pauvre petit lutin de la collision. BOUM !
510 mots
Venez comme vous êtes ! Dispute, amitié naissante ou autre, vous pouvez être l'enfant/l'adulte que Levi a percuté sans faire exprès, ou vous pouvez être la personne qui accompagne et assiste à la scène, .... Bref, faites-vous plaisir et écrivez !
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Les indociles heureux
SOLINE THORNE
Calme, dans la lune -- 65 BPM
#8b2047
En prévision d'une nouvelle activité que Soline avait accepté d'essayer, cette dernière s'était dit qu'il lui fallait s'approvisionner en accessoires. Diarmuid, ce jeune homme dont elle avait récemment fait la connaissance et qu'elle croisait régulièrement, l'avait finalement convaincue de s'essayer aux duels. C'était quelque chose qu'elle avait bien voulu faire d'elle-même, mais elle n'en avait pas encore trouvé le courage. Peut-être que se rendre aux Loges d'Hécate accompagnée et se lancer dans le grand bain aux côtés d'une personne expérimentée l'aiderait à franchir ce pas qui lui faisait si peur.
Soline marchait donc tranquillement sur le Chemin de Traverse, dans le but ultime d'acheter un nécessaire à baguette magique chez Ollivander. Elle ne se servait que peu de cet outil, n'étant pas bien à l'aise avec la pratique de la magie, mais il lui semblait pourtant évident qu'elle devait l'entretenir convenablement si elle venait à s'en servir pour des duels. Avec cet objectif en tête, son esprit vagabondait, si bien qu'elle flânait plus qu'elle ne marchait. Elle était dans la lune et ne faisait pas beaucoup attention à ce qui l'entourait. La rue n'était pourtant pas déserte, mais Soline vivait souvent dans sa bulle, dans son monde. Elle en sortit brutalement lorsqu'elle percuta quelqu'un. Elle lâcha un petit cri de surprise et fut déséquilibrée, au point de manquer de s'étaler de tout son long sur les pavés, de peu. Elle reprit l'équilibre sur ses pieds maladroits et regarda enfin devant elle, pour voir un enfant tout aussi sonné qu'elle. Son pouls s'accéléra d'un coup et son estomac se tordit sur lui-même à la pensée d'avoir blessé un garçon si jeune.
"Oh non, je suis vraiment désolée ! Je ne regardais pas où j'allais. Je t'ai fait mal ? Tu es blessé ?" dit-elle, stressée et un peu affolée, en se penchant vers lui. La culpabilité lui broyait désormais les entrailles.
J'espère que ça ne te dérange pas.
Les indociles heureux
Je grimace à l'impact, toute mon attention focalisée sur mon neveu. Oh mon petit lutin, j'espère qu'il ne s'est pas fait mal. A cet âge là on est encore tout fragile tout petit tout innocent. Il n'a pas dû la voir, tout content qu'il était de pouvoir galoper dans les rues du Chemin de Traverse. Je me précipite vers lui, Emilia sur les talons, accordant à peine un regard à l'inconnue dans laquelle est rentré Levi et qui se confond en excuses. C'est pas par impolitesse, simplement je me soucie plus du sort de mon neveu que de celui de l'inconnue. Mais quand je serais certaine que le petit n'a rien, je m'excuserais. Et, plus tard, je serais un peu en colère contre Levi pour son inattention.
« Levi ! je m'exclame en arrivant à ses côtés. Mon petit ange, tu t'es fait mal ? »
Je m'agenouille à même le sol, tant pis pour mes fringue, et prend le visage du garçon en coupe. Il n'a pas l'air blessé. Sonné et confus, oui, mais il n'a pas l'air de s'être fait mal. Je le serre quand même dans mes bras contre mon coeur, soulagée de le retrouve en un seul morceau.
« J'ai foncé dans quelqu'un », balbutie-t-il contre moi.
Entre temps, Emilia et Hope sont arrivées. La première présente aussitôt ses excuse à l'inconnue qui s'est pris le petit boulet de canon tout roux dans le ventre tandis que la seconde serre son frère contre elle en lui murmurant des remontrances de grande soeur. Je soupire, soulagée que ça soit plus de peur que de mal. Je me serais énervée si l'autre en face s'était montré moins aimable avec mon petit Levi. Mais fort heureusement, ce dernier est tombé sur la bonne personne.
« Je suis vraiment désolée, fait Emilia, toute confuse. Mon fils va bien ne vous en faites pas, et vous ? Il ne vous a pas fait mal j'espère ? Toutes mes excuses il est un peu turbulant. »
A ces mots, le petit garçon renifle entre mes bras et s'extraie tant bien que mal de l'étreinte dans laquelle Hope et moi l'avons enfermé pour le réconforter. Ses yeux sont plein de larmes qu'il retient et son visage est plissé, je devine qu'il est simplement vexé de se faire reprendre en pleine rue et devant une inconnue. Un sourire rassuré, rare, étire mes lèvres alors que je le regarde se tourner vers sa mère et croiser les bras sur sa poitrine, l'air tout contrarié. Il prends une profonde inspiration, je le vois à son torse qui se gonfle, puis il expire lentement. Je me retiens de rire.
« C'est même pas vrai que je suis turbulant, ronchonne-t-il. Je suis désolée madame. »
457 mots
C'est parfait !
« Levi ! je m'exclame en arrivant à ses côtés. Mon petit ange, tu t'es fait mal ? »
Je m'agenouille à même le sol, tant pis pour mes fringue, et prend le visage du garçon en coupe. Il n'a pas l'air blessé. Sonné et confus, oui, mais il n'a pas l'air de s'être fait mal. Je le serre quand même dans mes bras contre mon coeur, soulagée de le retrouve en un seul morceau.
« J'ai foncé dans quelqu'un », balbutie-t-il contre moi.
Entre temps, Emilia et Hope sont arrivées. La première présente aussitôt ses excuse à l'inconnue qui s'est pris le petit boulet de canon tout roux dans le ventre tandis que la seconde serre son frère contre elle en lui murmurant des remontrances de grande soeur. Je soupire, soulagée que ça soit plus de peur que de mal. Je me serais énervée si l'autre en face s'était montré moins aimable avec mon petit Levi. Mais fort heureusement, ce dernier est tombé sur la bonne personne.
« Je suis vraiment désolée, fait Emilia, toute confuse. Mon fils va bien ne vous en faites pas, et vous ? Il ne vous a pas fait mal j'espère ? Toutes mes excuses il est un peu turbulant. »
A ces mots, le petit garçon renifle entre mes bras et s'extraie tant bien que mal de l'étreinte dans laquelle Hope et moi l'avons enfermé pour le réconforter. Ses yeux sont plein de larmes qu'il retient et son visage est plissé, je devine qu'il est simplement vexé de se faire reprendre en pleine rue et devant une inconnue. Un sourire rassuré, rare, étire mes lèvres alors que je le regarde se tourner vers sa mère et croiser les bras sur sa poitrine, l'air tout contrarié. Il prends une profonde inspiration, je le vois à son torse qui se gonfle, puis il expire lentement. Je me retiens de rire.
« C'est même pas vrai que je suis turbulant, ronchonne-t-il. Je suis désolée madame. »
457 mots
C'est parfait !
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Les indociles heureux
Soline s'éloigna de quelques pas en voyant deux femmes arriver à la hâte près du garçon, s'enquérant elles aussi de son état. Une petite fille les suivait. De toute évidence, la famille au complet était de sortie aujourd'hui. Et la maladresse de Soline avait sans aucun doute perturbé leur balade. Elle resta plantée là, le cœur battant trop fort dans sa poitrine - si tant est qu'il semblât vouloir s'en échapper - regardant la première femme agenouillée et serrant le garçon, et la deuxième se retourner vers elle. Elle s'attendit à de la colère, de la peur peut-être, mais pas à des excuses.
Pourtant, c'est bien ce qu'elle lui présenta, à sa plus grande surprise. Les parents avaient tendance à se montrer féroces quand il s'agissait du bien-être de leurs petits, et ce sans toujours se demander ce qu'il s'était réellement passé. Un incident du genre était toujours de la faute de l'adulte, qui devait savoir mieux que cela. Ainsi, Soline regarda la rousse avec de grands yeux ronds et se força à balbutier quelques mots.
"Non, non, je n'ai rien..."
Elle continua de les regarder un instant. Si l'on passait outre cette petite péripétie, la famille était assez attendrissante à observer. C'était assez peu courant, dans le monde sorcier, de voir une famille avec deux mamans. Mais Soline trouvait cela vraiment beau.
"Heureusement, ses mamans sont attentionnées." dit-elle, en signe d'acceptation et de paix, avec un sourire timide. La Thorne était, contrairement à sa mère, une personne tolérante et ouverte d'esprit, qui savait apprécier la vie en dehors du moule que la société tentait de leur imposer.
Pourtant, c'est bien ce qu'elle lui présenta, à sa plus grande surprise. Les parents avaient tendance à se montrer féroces quand il s'agissait du bien-être de leurs petits, et ce sans toujours se demander ce qu'il s'était réellement passé. Un incident du genre était toujours de la faute de l'adulte, qui devait savoir mieux que cela. Ainsi, Soline regarda la rousse avec de grands yeux ronds et se força à balbutier quelques mots.
"Non, non, je n'ai rien..."
Elle continua de les regarder un instant. Si l'on passait outre cette petite péripétie, la famille était assez attendrissante à observer. C'était assez peu courant, dans le monde sorcier, de voir une famille avec deux mamans. Mais Soline trouvait cela vraiment beau.
"Heureusement, ses mamans sont attentionnées." dit-elle, en signe d'acceptation et de paix, avec un sourire timide. La Thorne était, contrairement à sa mère, une personne tolérante et ouverte d'esprit, qui savait apprécier la vie en dehors du moule que la société tentait de leur imposer.
Les indociles heureux
Il est tout contrarié mon petit lutin, je le vois dans son regard. Il est contrarié d'avoir été pris par surprise comme ça, contrarié que Hope lui ait lâché la main, contrarié qu'Emilia l'enguirlande en public, contrarié d'avoir percuté la jeune fille. Ses joues sont rouges, tout comme ses oreilles et le bout de son nez. C'est tout mignon, ça jure avec le roux de ses cheveux. Si ça ne tenait qu'à moi, je le prendrais entre mes bras pour déposer un bisou au bout de son nez avant de faire mine de le lui croquer, espérant ainsi le faire rire. Je voudrais le câliner, lui expliquer que c'est pas grave et qu'il n'est pas autant en torts qu'il le pense. Je voudrais qu'il vive une enfance joyeuse, légère, douce. Une enfance comme je n'en ai pas eu. Mais ce n'est pas mon fils, c'est pas à moi de lui parler. Je suis la tata. La tata cool, la tata sympa, la tata stylée. Celle qui fait les blagues, c'est tout.
Alors je regarde mon petit garçon tordre ses doigts entre eux et lever sa frimousse constellée des tâches de rousseurs qui forment de jolies constellation sur ses joues vers la jeune fille. Elle n'a pas l'air méchante, je suis certaine qu'elle ne lui en veut pas de l'avoir percuté. Je n'en doute pas.
« Je suis désolée de vous avoir percutée madame, récite-t-il sagement. Mais je suis même pas turbulant maman, reprend-il. Même que c'est pas vrai du tout ! »
Je profite qu'il soit entrain de se remettre de ses émotions pour me redresser, soulagée d'être de nouveau à la hauteur de mon mètre soixante-deux et plus à un mètre et quelque du sol. Et pendant ce temps, le petit garçon retient ses larmes et fixe la jeune fille qu'il a heurtée. Il s'en veut, ça crève les yeux, et j'espère qu'Emilia sera gentille avec lui. C'était un accident, rien qu'un bête accident. Il n'arrive rien à ceux qui ne font rien, tel est mon point de vue des choses.
« C'est bon mon coeur, le rassure ma cousine. Je sais que tu n'as pas fait exprès. »
Au moins la petite jeunette n'a rien. Je dessine un faible sourire, quoique réservé, sur mes lèvres et le lui adresse avec pudeur. Je la connais nid d'Adam ni d'Eve, je vais pas non plus lui sourire comme si elle venait pas de percuter mon neveu. Ouais, mon précieux neveu. Okay, je suis un peu contrariée quand même. Mais juste un peu. Je lui en veux pas vraiment, c'est pas sa fau-
« Hein ? »
C'est tout ce que je trouve à répondre, très intelligemment, à ce qui est supposé être..un compliment ? Pour qui ? Pour quoi ? Pour les mamans de Levi ? Les mamans ? Au pluriel ?
« Vous avez dit quoi ? » je demande, bêtement.
________
482 mots
Alors je regarde mon petit garçon tordre ses doigts entre eux et lever sa frimousse constellée des tâches de rousseurs qui forment de jolies constellation sur ses joues vers la jeune fille. Elle n'a pas l'air méchante, je suis certaine qu'elle ne lui en veut pas de l'avoir percuté. Je n'en doute pas.
« Je suis désolée de vous avoir percutée madame, récite-t-il sagement. Mais je suis même pas turbulant maman, reprend-il. Même que c'est pas vrai du tout ! »
Je profite qu'il soit entrain de se remettre de ses émotions pour me redresser, soulagée d'être de nouveau à la hauteur de mon mètre soixante-deux et plus à un mètre et quelque du sol. Et pendant ce temps, le petit garçon retient ses larmes et fixe la jeune fille qu'il a heurtée. Il s'en veut, ça crève les yeux, et j'espère qu'Emilia sera gentille avec lui. C'était un accident, rien qu'un bête accident. Il n'arrive rien à ceux qui ne font rien, tel est mon point de vue des choses.
« C'est bon mon coeur, le rassure ma cousine. Je sais que tu n'as pas fait exprès. »
Au moins la petite jeunette n'a rien. Je dessine un faible sourire, quoique réservé, sur mes lèvres et le lui adresse avec pudeur. Je la connais nid d'Adam ni d'Eve, je vais pas non plus lui sourire comme si elle venait pas de percuter mon neveu. Ouais, mon précieux neveu. Okay, je suis un peu contrariée quand même. Mais juste un peu. Je lui en veux pas vraiment, c'est pas sa fau-
« Hein ? »
C'est tout ce que je trouve à répondre, très intelligemment, à ce qui est supposé être..un compliment ? Pour qui ? Pour quoi ? Pour les mamans de Levi ? Les mamans ? Au pluriel ?
« Vous avez dit quoi ? » je demande, bêtement.
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482 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage



