Qui s’y frotte s’y lit
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Qui s’y frotte s’y lit ❃ Date — 12/09/2051 ❃ Partenaire RP — Hollis Everhart ❃ Lieu — Bibliothèque et Couloirs ❃ Tenue — Gros sweat à rayures arc-en-ciel, pantalon et baskets Mission : espionner Adrian sans se faire repérer. |
Je parle évidemment du « copain » de Sonia. Enfin, « copain »… C’est pas que je l’aime pas, mais je lui fais pas confiance. Il a un truc bizarre. Je saurais pas vraiment expliquer quoi, mais je le sens. Et mon instinct se trompe presque jamais ! Bon, peut-être parfois. Mais là, j’en suis sûre : il cache quelque chose.
Et vu que je suis une super enquêtrice, j’ai décidé de découvrir quoi.
Entre nous, ça va probablement pas du tout plaire à Soso si elle apprend que je suis en train de suivre son copain. Mais je fais ça pour elle, hein ! Si je découvre des informations super importantes, elle pourra pas m’en vouloir. Enfin… elle pourra sûrement m’en vouloir quand même, mais elle finira par me pardonner. Normalement. Évidemment, je ne lui dirai absolument rien sur ma source. JA-MAIS. Elle doit surtout pas savoir que j’ai suivi Adrian dans la bibliothèque. Parce que si elle l’apprend, je suis morte. Elle va me faire son regard de meilleure amie pas contente, celui où elle a même pas besoin de parler pour que je comprenne que j’ai fait une bêtise. Et je tiens à la vie, moi.
Bref. Reprenons.
Adrian est dans les rayons de la bibliothèque. Je l’ai suivi jusqu’ici sans me faire repérer. Enfin, je crois. En tout cas, il n’a pas regardé derrière lui, donc ça veut forcément dire que je suis super discrète.
Pour l’occasion, j’ai même abandonné mon uniforme. J’ai enfilé mon gros sweat à rayures arc-en-ciel, celui qui est beaucoup trop grand et dans lequel je peux presque disparaître. J’ai rabattu la capuche sur ma tête et je l’ai tirée suffisamment bas pour qu’on voie à peine mon visage. Bon. Les rayures arc-en-ciel sont peut-être pas exactement ce qu’on appelle « camouflage ». Mais c’est coloré. Et puis c’est joli. Ça compte comme de la discrétion, non ?
J’avance entre les rayons en gardant la tête baissée. Je fais des petits pas, histoire que mes chaussures ne fassent pas trop de bruit sur le sol. À chaque fois que j’entends quelqu’un tourner une page un peu trop fort, je me fige.
Je suis une ombre. Une ombre très colorée. Mais une ombre quand même. Et puis, soudainement, je m’arrête. Je le vois. Adrian. Là-bas. Entre deux rayons. Héhé.
Je me rapproche doucement et me glisse derrière une étagère. Il y a une petite ouverture entre deux piles de livres qui me permet de voir juste assez pour observer ses mouvements sans qu'il puisse me voir. Par Merlin. Je gère trop en fait. Je suis littéralement une espionne. Je devrais peut-être même avoir une cape. Ou des jumelles. Ou un nom de code. Agatha Sanders, agent secret. Bon, ça sonne bien.
Je me retiens de rire toute seule et me baisse encore un peu pour mieux observer. Adrian a l’air hyper concentré. Il regarde les livres autour de lui avec un sérieux beaucoup trop suspect. Hum. Très suspect. Je plisse les yeux. Qu’est-ce qu’il cherche ?
Je suis tellement concentrée que j’en oublie presque de respirer. Il faut que je me rapproche. Je jette un coup d’œil autour de moi. Personne. C’est le moment. Je prends une grande inspiration, me baisse et tente une roulade pour passer derrière l’étagère suivante.
Dans ma tête, la roulade est parfaite. Silencieuse. Rapide. Discrète. Professionnelle.
En réalité… Ma trajectoire dévie légèrement. Enfin, beaucoup. Et— BAM. Je me mange une armoire. Je reste immobile une seconde, le front contre le bois. Ouch. Pas cool ça. Je pensais pas qu'une armoire faisait aussi mal.
Je recule doucement en me frottant la tête. Ça fait mal. Pas super mal, hein, mais assez pour que je commence à me demander si je vais avoir une énorme bosse. Parce que si j’ai une bosse, Soso va la voir. Et si Soso la voit, elle va poser des questions. Et si elle pose des questions, je vais devoir mentir. Je suis vraiment pas douée pour mentir. Au pire… Je dirai que c’est Panzer. Voilà. Panzer. C’est parfait. Un problème de moins.
Je me redresse rapidement et vérifie une dernière fois qu’Adrian ne m’a pas vue. Il est toujours concentré sur les rayons. Ouf. Je suis sauvée. J’attrape alors le premier livre à portée de main et l’ouvre immédiatement. Je prends une expression très sérieuse, comme si j’étais venue à la bibliothèque uniquement pour lire. Je baisse même légèrement la tête. Très crédible. Vraiment très crédible. Je regarde le livre. Je ne comprends absolument rien à ce qui est écrit. Mais c’est pas grave. L’important, c’est d’avoir l’air occupée. Hum… Adrian cache forcément quelque chose. J’en suis sûre. Il faut juste que je le confirme.
Je souffle doucement pour repousser la mèche de cheveux qui s’est échappée de ma capuche et qui me tombe juste devant les yeux. Elle revient. Je souffle encore. Elle revient encore. Focus Agatha, Focus. Je relève les yeux. Attendez. Il bouge. Je referme presque mon livre d’un coup. Le colis se déplace. Je répète : le colis se déplace. Mission espionnage, phase deux.
Je me mets à quatre pattes et avance doucement derrière les étagères. Très doucement. Enfin… j’essaie. Mes genoux frottent contre le sol. Ma capuche glisse sur ma tête. Je la remets en place sans quitter Adrian des yeux. Il avance plus loin dans le rayon. Je le suis. Encore quelques mètres. Puis je me relève en essayant de faire le moins de bruit possible. Je jette un coup d’œil derrière moi. Personne. Parfait. Je me retourne. Et— BAM. Cette fois, je me prends quelqu’un en pleine face.
Je pousse un petit cri de surprise et tends les bras pour essayer de me rattraper à quelque chose. N’importe quoi. Une étagère. Un livre. Le mur. Même une plante, j'aurais pris. Mais évidemment, je n’attrape rien. Je tombe directement sur les fesses, complètement étalée au milieu du rayon, tandis que ma capuche glisse en arrière. Je reste quelques secondes au sol.
Aïe. Encore. Décidément, aujourd’hui, les meubles et les gens ont décidé de se mettre sur mon chemin. Je relève lentement la tête.
- Aïe ! Désolée, j'suis maladroite, mais euh…
Je m’arrête. Le garçon devant moi me regarde. Les bras croisés. Et il a l’air… Pas content. Ses sourcils sont tellement froncés que je me demande sérieusement s’ils sont pas à deux doigts de se toucher. Faudrait mesurer, en vrai je pense qu'il bat un record de touchage de sourcils.
Je déglutis. Ok. Lui, il fait peur. Pas peur genre « monstre terrifiant ». Plutôt peur genre « il pourrait me regarder pendant trois secondes et me faire regretter toutes mes décisions depuis ma naissance ». Et son regard descend brièvement vers mon sweat, puis revient sur moi. Je sens déjà que je vais avoir des problèmes.
- T'es étrange à le suivre comme ça. Il a fait quoi pour mériter d'être suivi ainsi ? Si tu l'aimes, il y a d'autres manières de faire…
Je reste bouche bée. Une seconde. Deux secondes. Puis je sens mes joues devenir brûlantes. QUOI ? Non. Mais pas du tout ! Je me relève tellement vite que je manque presque de retomber.
- Nan mais paaaas du tout ! Mes mains se mettent à gesticuler toutes seules. - Je suis pas bizarre à stalker les gens ! Je suis pas du tout amoureuse ! En fait c'est ma pote qui… Je m'arrête net. Mince. J'allais tout raconter. Je ferme la bouche et le regarde. Il me fixe toujours. Bon. Il faut trouver autre chose. Vite.
- Bah en fait faut pas que je le dise, mais j'te promets c'est pas ce que tu crois ! Genre c'est grave secret. C'est pas du tout mon genre en plus…
Silence. Je réalise alors ce que je viens de dire. Et surtout ce que je viens d'avouer. Je viens littéralement de confirmer que je suis en train de suivre quelqu'un. Par Merlin. Pourquoi je parle ? Pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi mon cerveau décide toujours de quitter mon corps au pire moment ? Je baisse légèrement la tête. Je voudrais disparaître. Ou redevenir une ombre. Une ombre très colorée avec une grosse capuche. N'importe quoi. Mais surtout pas être là. Par Merlin, enterrez-moi s'il vous plaît.
@Sonia Ross
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | p'tite crevette d'Elam | Vava signé Alaska | Elagalaric |
Qui s’y frotte s’y lit
Je ne peux m'empêcher de jeter des regards en direction du colis (Adrian pour ceux qui suivent pas). AAAAAAAHHH il part. Flûte ça m'arrange pas ça ! Il se rapproche, sûr il va me voir ! Oh mince ! J'suis sûre il va tout poucave à Sonia, et elle va me réveiller le matin en me faisant des gillis. Moi j'aime pas ça. Ca donne mal au ventre et puis après j'ai besoin d'aller au petit coin. Sauf que ça me fait perdre du temps. Déjà que je me lève souvent en retard, si je passe aux toilettes maintenant et bah je perds du temps pour m'habiller, en plus Panzer part toujours avec ma deuxième chaussette, et donc, je rate le petit déj et après ça me gâche grave la journée. Alors, faut SURTOUT pas qu'il me voit Adrian.
Je panique et mon seul reflexe et de me cacher derrière la graaande silhouette du monsieur pas content.
- Chuuut ! Il arrive !
- Pourquoi tu te caches derrière moi ?
- Bah parce que t'es plus grand.
- …C'est ton meilleur plan ?
J'aime pas son ton blasé à celui là.
- Pour l'instant, oui. Ecoute, ça me vient pas sur le moment... On dirait pas me moi je réfléchis grave avant d'agir !
Sa réponse et un marmonnement dubitatif. Ca se fait grave pas de juger en fait. Je marmonne dans ma barbe.
- Bah si ça te plaît pas t'a qu'à partir et aller te mêler de tes poivrons,... oignons ? C'pareil.
- Qu'est ce que t'as dit ?
- Rien rien t'inquiètes. Surtout rieeeen du tout sur toi.
Tandis que ma cible sort de la bibliothèque, je ne prends pas le temps d'écouter sa réponse et je me faufile à sa suite. A plus Blaséman. Je suis trop discrète pour me trainer des gens aigris de la vie. J'suis grave vexée, j'suis une super espionne en fait.
Je rabats ma capuche. Une ombre parmi les ombres. Une silhouette parmi les silhouettes. Un fantôme parmi les fantômes. Je suis... Aïe ! Mon épaule vient de rencontrer le coin du mur.
Je me retiens de lâcher un « ouille » beaucoup trop fort et porte immédiatement une main à mon épaule. Bon. Les fantômes, apparemment, ça se cogne aussi contre les murs. Ça arrive aux meilleurs.
Je relève la tête. Adrian est toujours là. Enfin… plus vraiment là. Il est déjà plusieurs mètres devant moi. AAAAAAH. Je l'ai perdu. Enfin non ! Je le vois encore. Il avance dans le couloir. Je peux encore le suivre. Mais il faut que je me dépêche.
Je me mets donc à marcher un peu plus vite. Puis encore un peu plus vite. Puis… Je cours. Enfin, techniquement, je marche très vite. Très très vite. Une marche sportive. Une marche d'espionne. Voilà.
Je recule et me plaque contre le mur. Je ramène ma capuche sur mon visage et retiens même ma respiration. Pas bouger. Pas respirer. Pas exister. Je suis une plante. Une très jolie plante avec un sweat arc-en-ciel.
Je reprends immédiatement ma filature, en essayant de marcher normalement. Enfin, normalement pour quelqu'un qui essaie de suivre quelqu'un sans avoir l'air de le suivre. C'est compliqué.
Je fais quelques pas. Puis je sens une présence derrière moi. Je me retourne. Blaséman. Évidemment. Il est toujours là. Je fronce les sourcils.
- Mais tu me suis ou quoi ?
Il hausse simplement un sourcil.
- C'est toi qui me suis depuis la bibliothèque.
Je reste silencieuse deux secondes.
- Oui mais… c'est pas pareil.
- Ah bon ?
- Bah oui.
Je croise les bras avant de réaliser que c'est probablement moi qui suis en train de suivre quelqu'un depuis tout à l'heure. Je baisse les bras.
- Enfin… techniquement, c'est moi qui suis les gens. Mais là c'est pas pareil.
Blaséman me regarde avec une expression tellement blasée que je sens immédiatement qu'il est en train de me juger.
- Quoi ?
- Rien.
- Si, tu me juges.
- Je te connais depuis cinq minutes.
- Justement. Cinq minutes c'est largement assez pour juger quelqu'un.
Il soupire et passe une main dans ses cheveux.
- T'es toujours comme ça ?
- Comme quoi ?
- Comme ça.
Il fait un vague geste de la main dans ma direction. Je plisse les yeux.
- C'est pas très précis comme description.
- C'était volontaire.
Je gonfle légèrement les joues. J'aime pas son ton. Vraiment pas. Je me retourne vers Adrian avant de pouvoir lui répondre.
- Chuuut, parle pas trop fort !
Il fronce les sourcils.
- Pourquoi ?
Je lui attrape doucement la manche et le tire derrière le mur avec moi.
- Regarde ! Il est encore là-bas.
Je pointe discrètement Adrian du doigt.
- C'est lui.
Il jette un coup d'œil dans sa direction, puis revient vers moi.
- Oui. J'avais remarqué.
- Bah alors pourquoi tu poses des questions ?
- Parce que j'essaie de comprendre ce que tu fabriques.
Je baisse la voix, comme si je lui révélais le plus grand secret de l'histoire de Poudlard.
- Il cache quelque chose.
- Qu'est-ce qu'il cache ?
Je hausse les épaules.
- Je sais pas.
Il me fixe.
- Donc tu le suis sans savoir pourquoi ?
- Mais si !
Je fronce les sourcils.
- Je sais qu'il cache quelque chose. Je sais juste pas encore quoi.
- Ça change tout.
- Exactement !
Je hoche vivement la tête.
- J'ai pas encore trouvé quoi, mais c'est juste une question de temps.
Blaséman croise les bras.
- Et tu comptes faire quoi quand tu l'auras trouvé ?
Je réfléchis.
- Bah…
Je regarde Adrian. Puis le jeune homme.
- J'improviserai.
Il ferme les yeux quelques secondes.
- Évidemment.
Je lui lance un regard vexé.
- T'es vraiment pas très encourageant comme personne.
Je regarde de nouveau Adrian. Puis lui. Puis encore Adrian.
- Et toi, t'as pas intérêt à tout raconter à Sonia.
Il penche légèrement la tête.
- Pourquoi je lui raconterais ? Je ne la connais pas...
- Parce que…
Je m'interromps. Mince. Je viens de réaliser que je ne sais absolument pas pourquoi je lui fais confiance.
- Bah… parce que…
Je cherche une réponse.
- Parce que t'as une tête à tout raconter.
Il hausse un sourcil.
- C'est la première fois qu'on me dit ça.
- Bah voilà. Y a toujours une première fois.
Il secoue légèrement la tête, l'air de ne pas comprendre comment j'arrive à avoir autant de répartie sans réfléchir.
- T'es vraiment bizarre.
Je plisse les yeux.
- Je suis pas bizarre.
- Tu suis quelqu'un dans une bibliothèque avec un sweat arc-en-ciel et une capuche sur la tête. On a pas tous la même définition de bizarre on dirait.
Je regarde mon sweat. Puis lui.
- C'est une tenue d'espionne.
- Bien sûr.
- Très professionnelle.
- Évidemment.
- Arrête de te moquer !
Je panique et mon seul reflexe et de me cacher derrière la graaande silhouette du monsieur pas content.
- Chuuut ! Il arrive !
- Pourquoi tu te caches derrière moi ?
- Bah parce que t'es plus grand.
- …C'est ton meilleur plan ?
J'aime pas son ton blasé à celui là.
- Pour l'instant, oui. Ecoute, ça me vient pas sur le moment... On dirait pas me moi je réfléchis grave avant d'agir !
Sa réponse et un marmonnement dubitatif. Ca se fait grave pas de juger en fait. Je marmonne dans ma barbe.
- Bah si ça te plaît pas t'a qu'à partir et aller te mêler de tes poivrons,... oignons ? C'pareil.
- Qu'est ce que t'as dit ?
- Rien rien t'inquiètes. Surtout rieeeen du tout sur toi.
Tandis que ma cible sort de la bibliothèque, je ne prends pas le temps d'écouter sa réponse et je me faufile à sa suite. A plus Blaséman. Je suis trop discrète pour me trainer des gens aigris de la vie. J'suis grave vexée, j'suis une super espionne en fait.
Je rabats ma capuche. Une ombre parmi les ombres. Une silhouette parmi les silhouettes. Un fantôme parmi les fantômes. Je suis... Aïe ! Mon épaule vient de rencontrer le coin du mur.
Je me retiens de lâcher un « ouille » beaucoup trop fort et porte immédiatement une main à mon épaule. Bon. Les fantômes, apparemment, ça se cogne aussi contre les murs. Ça arrive aux meilleurs.
Je relève la tête. Adrian est toujours là. Enfin… plus vraiment là. Il est déjà plusieurs mètres devant moi. AAAAAAH. Je l'ai perdu. Enfin non ! Je le vois encore. Il avance dans le couloir. Je peux encore le suivre. Mais il faut que je me dépêche.
Je me mets donc à marcher un peu plus vite. Puis encore un peu plus vite. Puis… Je cours. Enfin, techniquement, je marche très vite. Très très vite. Une marche sportive. Une marche d'espionne. Voilà.
Je recule et me plaque contre le mur. Je ramène ma capuche sur mon visage et retiens même ma respiration. Pas bouger. Pas respirer. Pas exister. Je suis une plante. Une très jolie plante avec un sweat arc-en-ciel.
Je reprends immédiatement ma filature, en essayant de marcher normalement. Enfin, normalement pour quelqu'un qui essaie de suivre quelqu'un sans avoir l'air de le suivre. C'est compliqué.
Je fais quelques pas. Puis je sens une présence derrière moi. Je me retourne. Blaséman. Évidemment. Il est toujours là. Je fronce les sourcils.
- Mais tu me suis ou quoi ?
Il hausse simplement un sourcil.
- C'est toi qui me suis depuis la bibliothèque.
Je reste silencieuse deux secondes.
- Oui mais… c'est pas pareil.
- Ah bon ?
- Bah oui.
Je croise les bras avant de réaliser que c'est probablement moi qui suis en train de suivre quelqu'un depuis tout à l'heure. Je baisse les bras.
- Enfin… techniquement, c'est moi qui suis les gens. Mais là c'est pas pareil.
Blaséman me regarde avec une expression tellement blasée que je sens immédiatement qu'il est en train de me juger.
- Quoi ?
- Rien.
- Si, tu me juges.
- Je te connais depuis cinq minutes.
- Justement. Cinq minutes c'est largement assez pour juger quelqu'un.
Il soupire et passe une main dans ses cheveux.
- T'es toujours comme ça ?
- Comme quoi ?
- Comme ça.
Il fait un vague geste de la main dans ma direction. Je plisse les yeux.
- C'est pas très précis comme description.
- C'était volontaire.
Je gonfle légèrement les joues. J'aime pas son ton. Vraiment pas. Je me retourne vers Adrian avant de pouvoir lui répondre.
- Chuuut, parle pas trop fort !
Il fronce les sourcils.
- Pourquoi ?
Je lui attrape doucement la manche et le tire derrière le mur avec moi.
- Regarde ! Il est encore là-bas.
Je pointe discrètement Adrian du doigt.
- C'est lui.
Il jette un coup d'œil dans sa direction, puis revient vers moi.
- Oui. J'avais remarqué.
- Bah alors pourquoi tu poses des questions ?
- Parce que j'essaie de comprendre ce que tu fabriques.
Je baisse la voix, comme si je lui révélais le plus grand secret de l'histoire de Poudlard.
- Il cache quelque chose.
- Qu'est-ce qu'il cache ?
Je hausse les épaules.
- Je sais pas.
Il me fixe.
- Donc tu le suis sans savoir pourquoi ?
- Mais si !
Je fronce les sourcils.
- Je sais qu'il cache quelque chose. Je sais juste pas encore quoi.
- Ça change tout.
- Exactement !
Je hoche vivement la tête.
- J'ai pas encore trouvé quoi, mais c'est juste une question de temps.
Blaséman croise les bras.
- Et tu comptes faire quoi quand tu l'auras trouvé ?
Je réfléchis.
- Bah…
Je regarde Adrian. Puis le jeune homme.
- J'improviserai.
Il ferme les yeux quelques secondes.
- Évidemment.
Je lui lance un regard vexé.
- T'es vraiment pas très encourageant comme personne.
Je regarde de nouveau Adrian. Puis lui. Puis encore Adrian.
- Et toi, t'as pas intérêt à tout raconter à Sonia.
Il penche légèrement la tête.
- Pourquoi je lui raconterais ? Je ne la connais pas...
- Parce que…
Je m'interromps. Mince. Je viens de réaliser que je ne sais absolument pas pourquoi je lui fais confiance.
- Bah… parce que…
Je cherche une réponse.
- Parce que t'as une tête à tout raconter.
Il hausse un sourcil.
- C'est la première fois qu'on me dit ça.
- Bah voilà. Y a toujours une première fois.
Il secoue légèrement la tête, l'air de ne pas comprendre comment j'arrive à avoir autant de répartie sans réfléchir.
- T'es vraiment bizarre.
Je plisse les yeux.
- Je suis pas bizarre.
- Tu suis quelqu'un dans une bibliothèque avec un sweat arc-en-ciel et une capuche sur la tête. On a pas tous la même définition de bizarre on dirait.
Je regarde mon sweat. Puis lui.
- C'est une tenue d'espionne.
- Bien sûr.
- Très professionnelle.
- Évidemment.
- Arrête de te moquer !
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | p'tite crevette d'Elam | Vava signé Alaska | Elagalaric |
Qui s’y frotte s’y lit
Un léger sourire apparaît au coin de ses lèvres avant qu'il ne détourne le regard. Je n'ai même pas le temps de lui demander pourquoi il sourit qu'Adrian recommence à avancer. OH ! Je me baisse immédiatement. Monsieur-je-suis-très-encourageant me regarde faire.
- Qu'est-ce que tu fabriques ?
- Il bouge !
Je lui attrape de nouveau la manche.
- Faut le suivre.
- Sérieusement ?
- Bah oui ! J'ai l'air de rire ?
Je commence déjà à avancer à pas rapides avant qu'il ne me retienne par l'arrière de mon sweat. Je m'arrête net.
- Hé !
Il me relâche.
- Tu vas le suivre comme ça ?
Je regarde Adrian qui s'éloigne.
- Bah… oui ?
- Il va te voir.
- Mais non. J'le prends mal, j'suis grave discrète.
- Tu viens de courir derrière lui.
Je réfléchis.
- Ah.
Le jeune homme regarde autour de lui avant de me faire signe de rester derrière lui.
- Viens.
Je cligne des yeux.
- Bah où ça ?
- Derrière moi.
- Pourquoi ?
- Parce que tu sais pas être discrète.
Je reste bouche bée.
- Je sais être discrète !
Il me lance un regard. Je soupire.
- Nan mais là, j'accepte juste pour l'intérêt de la mission. J'suis grave discrète, moi.
Je me place derrière lui, puis passe la tête sur le côté pour continuer à surveiller Adrian.
- Mais faut pas que tu me bloques la vue.
- T'es incroyable.
- Merci !
- C'était pas un compliment.
- Je prends quand même.
Je lui tire la langue avant de reporter mon attention sur Adrian. Il arrive au bout du couloir et tourne. Je tire sur la manche de Blaséman.
- Allez !
- Doucement.
- Mais il va nous échapper !
- Et si tu continues à parler aussi fort, il va surtout savoir exactement où on est.
Je plaque immédiatement mes deux mains sur ma bouche. Oups. Je hoche la tête. J'attends quelques secondes avant de me décoller de mon mur humain. Et là... Plus rien. Je regarde le couloir. À droite. À gauche. Personne. Je plisse les yeux. Par Merlin ! J'ai perdu Adrian ! Pas cool du tout ça ! J'y étais presque ! Grave pas cool ça ! Je renifle et me laisse glisser contre le mur jusqu'à ce que mes fesses touchent le sol.
- C'est ta faute ! J'l'ai perdu et maintenant c'est fichu ! J'y arrivais super bien et t'as tout gâché !
Je tourne la tête pour ne plus le regarder. J'suis sûre qu'il l'a fait exprès. Diabolique comme plan. Super méga grave diabolique. J'lui faisais confiance et maintenant, à cause de lui, je vais devoir tout recommencer, alors que c'était un méga gros coup que je préparais depuis grave longtemps, depuis genre... Bon, ok. J'avoue. J'y avais pas réfléchi avant de le croiser. Mais quand même ! J'avais mis plein d'énergie et j'ai même laissé Panzer avec ma meilleure amie, pour vous dire la gravité de la situation ! Je continue de bouder sans le regarder lorsqu'il vient finalement s'asseoir à côté de moi.
- Sérieux ? J'ai rien fait du tout. Tu voulais de l'aide, je te l'ai proposée. C'est pas forcément ta faute ni la mienne. Le destin a voulu que tu le perdes de vue, donc tu l'as perdu de vue. Il vaut mieux ça plutôt qu'il t'ait vue et qu'il ait tout raconté à ton amie Cé... Rosa... Sar... Bon bref, t'as compris.
- Sonia. C'est Sonia.
- Sonia, c'est pareil.
Je croise les bras et plonge la tête dedans. Il m'énerve celui-là. Ma voix est étouffée par le tissu épais de mon sweat.
- Bah nan, c'est grave pas pareil ! C'est ma meilleure amie du monde de toute la vie, donc je te permets pas de l'appeler je sais pas comment !
- Si tu veux...
Il marque une petite pause.
- Mais alors, pourquoi suivre son copain ? Ça ne t'avance pas à grand-chose...
- Mais je sais pas ! Je crois qu'il cache un truc...
- Hum...
Il réfléchit quelques secondes.
- J'ai deux sœurs diablesses. Crois-moi que ton excuse n'est pas des meilleures. Tu peux me dire. De toute façon, je ne vois pas à qui je pourrais le dire... Étant donné que je ne connais ni ton nom, ni ta maison, vu le... comment dire... le déguisement que tu portes. Et je ne connais même pas « ta Sonia ».
Je relève la tête d'un coup.
- Mais j'ai peur qu'il lui fasse du mal !
Les mots sortent tout seuls.
- Voilà, t'es content ? J'ai peur que ça se passe pas bien entre eux, que Sonia finisse malheureuse, qu'elle soit tout le temps triste et que même moi j'arrive pas à la faire sourire. Je veux pas perdre ma Soso, je veux pas que ça change et je veux pas me faire remplacer par un... un mec qui, si ça se trouve, est pas gentil !
Je sens ma gorge se serrer.
- Je... je veux pas me faire remplacer. J'aime tout le monde, même toi j'pense, et là je peux te dire que c'est dur quand même, y a du level, mais j'ai peur que elle, elle m'aime plus comme avant à cause de lui. Imagine il m'aime pas, il trouve que je suis grave bizarre en tant qu'amie et il dit à Sonia qu'il faut pas traîner avec moi. Je fais quoi moi ? Je vais être comme une vieille chaussette comme celle que Panzer il chippe sous mon lit quand j'suis pas là. Imagine il trouve que je suis pas sérieuse, que je parle trop, que je...
Je m'arrête finalement. Je suis toute rouge et complètement essoufflée d'avoir débité autant de mots en si peu de temps. Il me coupe d'un geste de la main. Nan mais l'abus. Je sais pas pour qui il se prend mais...
- C'est normal d'avoir peur. C'est normal d'avoir peur d'être remplacée.
Je reste silencieuse. Je m'attendais pas vraiment à ça. Je baisse les yeux vers mes chaussures et triture le bout de ma manche entre mes doigts.
- Mais... tu crois que je suis bizarre ?
Il tourne légèrement la tête vers moi.
- Oui.
Je relève la tête d'un coup.
- HEIN ?
Un léger sourire lui échappe.
- Je voulais dire : oui, t'es bizarre.
Je le regarde, complètement choquée.
- Mais ça veut pas forcément dire que c'est un problème.
Je fronce les sourcils.
- C'est censé me rassurer ça ?
- J'en sais rien.
- Bah ça marche pas. C'est trop nul.
Il hausse les épaules.
- T'es bizarre, tu parles beaucoup, tu fais des roulades dans une bibliothèque et tu suis le copain de ta meilleure amie parce que tu penses qu'il cache quelque chose.
Je me renfrogne.
- Dit comme ça...
- Ça fait beaucoup.
- Hé !
Il laisse échapper un petit rire avant de reprendre.
- Mais t'as pas l'air méchante. T'as surtout l'air de te faire beaucoup de soucis pour pas grand-chose.
Je fronce les sourcils.
- Pour pas grand-chose ?
- Tu sais même pas s'il y a vraiment un problème avec Adrian.
Je croise les bras.
- Bah justement ! C'est pour ça que je vérifie.
- Et si tu découvres qu'il n'y a rien ?
Je réfléchis.
- Bah...
Je hausse les épaules.
- Je serai rassurée.
- Et si tu découvres quelque chose ?
Je reste silencieuse quelques secondes.
- Je...
Je baisse les yeux.
- Je protégerai Soso.
Le garçon me regarde un instant avant de détourner les yeux vers le couloir.
- Alors c'est ça, ton problème.
Je fronce les sourcils.
- Quoi ?
- Tu veux tellement être sûre qu'elle ne te laisse pas de côté que tu cherches toutes les raisons possibles de t'inquiéter.
Je reste bouche bée.
- Mais pas du tout !
Il hausse un sourcil.
- Pas du tout ?
- Non.
Je réfléchis.
- Enfin...
Je baisse les yeux.
- Peut-être un tout petit peu.
Je fais un minuscule geste avec mes doigts.
- Genre... beaucoup.
Il secoue la tête.
- Au moins, t'es honnête.
- Bah oui.
Je gonfle légèrement les joues.
- J'aime pas mentir.
Il me regarde quelques secondes.
- Ça se voit.
- Comment ça ?
- T'as réussi à me dire en cinq minutes que tu suivais quelqu'un, pourquoi tu le suivais, qui était ta meilleure amie et que t'avais peur qu'elle t'abandonne.
Je reste silencieuse. Je réfléchis.
- Ah.
Waouh, quelle répartie très chère. Je regarde le plafond.
- C'est vrai que j'ai peut-être un petit problème avec le fait de parler.
- Un petit ?
Je lui lance un regard noir.
- Tu recommences.
- Quoi ?
- Ton ton de blasé.
- C'est mon ton normal.
- Bah il est pas très gentil ton ton normal.
Il hausse les épaules.
- Je vais essayer.
Je le regarde avec méfiance.
- Vraiment ?
- Vraiment.
- Promis ?
- Promis.
Je lui tends mon petit doigt.
Il regarde mon doigt, puis moi.
- Sérieusement ?
- Bah oui. C'est un vrai serment de petit doigt.
Il hésite quelques secondes avant d'accrocher finalement son petit doigt au mien. Je souris.
- Voilà.
Je récupère ma main.
- Qu'est-ce que tu fabriques ?
- Il bouge !
Je lui attrape de nouveau la manche.
- Faut le suivre.
- Sérieusement ?
- Bah oui ! J'ai l'air de rire ?
Je commence déjà à avancer à pas rapides avant qu'il ne me retienne par l'arrière de mon sweat. Je m'arrête net.
- Hé !
Il me relâche.
- Tu vas le suivre comme ça ?
Je regarde Adrian qui s'éloigne.
- Bah… oui ?
- Il va te voir.
- Mais non. J'le prends mal, j'suis grave discrète.
- Tu viens de courir derrière lui.
Je réfléchis.
- Ah.
Le jeune homme regarde autour de lui avant de me faire signe de rester derrière lui.
- Viens.
Je cligne des yeux.
- Bah où ça ?
- Derrière moi.
- Pourquoi ?
- Parce que tu sais pas être discrète.
Je reste bouche bée.
- Je sais être discrète !
Il me lance un regard. Je soupire.
- Nan mais là, j'accepte juste pour l'intérêt de la mission. J'suis grave discrète, moi.
Je me place derrière lui, puis passe la tête sur le côté pour continuer à surveiller Adrian.
- Mais faut pas que tu me bloques la vue.
- T'es incroyable.
- Merci !
- C'était pas un compliment.
- Je prends quand même.
Je lui tire la langue avant de reporter mon attention sur Adrian. Il arrive au bout du couloir et tourne. Je tire sur la manche de Blaséman.
- Allez !
- Doucement.
- Mais il va nous échapper !
- Et si tu continues à parler aussi fort, il va surtout savoir exactement où on est.
Je plaque immédiatement mes deux mains sur ma bouche. Oups. Je hoche la tête. J'attends quelques secondes avant de me décoller de mon mur humain. Et là... Plus rien. Je regarde le couloir. À droite. À gauche. Personne. Je plisse les yeux. Par Merlin ! J'ai perdu Adrian ! Pas cool du tout ça ! J'y étais presque ! Grave pas cool ça ! Je renifle et me laisse glisser contre le mur jusqu'à ce que mes fesses touchent le sol.
- C'est ta faute ! J'l'ai perdu et maintenant c'est fichu ! J'y arrivais super bien et t'as tout gâché !
Je tourne la tête pour ne plus le regarder. J'suis sûre qu'il l'a fait exprès. Diabolique comme plan. Super méga grave diabolique. J'lui faisais confiance et maintenant, à cause de lui, je vais devoir tout recommencer, alors que c'était un méga gros coup que je préparais depuis grave longtemps, depuis genre... Bon, ok. J'avoue. J'y avais pas réfléchi avant de le croiser. Mais quand même ! J'avais mis plein d'énergie et j'ai même laissé Panzer avec ma meilleure amie, pour vous dire la gravité de la situation ! Je continue de bouder sans le regarder lorsqu'il vient finalement s'asseoir à côté de moi.
- Sérieux ? J'ai rien fait du tout. Tu voulais de l'aide, je te l'ai proposée. C'est pas forcément ta faute ni la mienne. Le destin a voulu que tu le perdes de vue, donc tu l'as perdu de vue. Il vaut mieux ça plutôt qu'il t'ait vue et qu'il ait tout raconté à ton amie Cé... Rosa... Sar... Bon bref, t'as compris.
- Sonia. C'est Sonia.
- Sonia, c'est pareil.
Je croise les bras et plonge la tête dedans. Il m'énerve celui-là. Ma voix est étouffée par le tissu épais de mon sweat.
- Bah nan, c'est grave pas pareil ! C'est ma meilleure amie du monde de toute la vie, donc je te permets pas de l'appeler je sais pas comment !
- Si tu veux...
Il marque une petite pause.
- Mais alors, pourquoi suivre son copain ? Ça ne t'avance pas à grand-chose...
- Mais je sais pas ! Je crois qu'il cache un truc...
- Hum...
Il réfléchit quelques secondes.
- J'ai deux sœurs diablesses. Crois-moi que ton excuse n'est pas des meilleures. Tu peux me dire. De toute façon, je ne vois pas à qui je pourrais le dire... Étant donné que je ne connais ni ton nom, ni ta maison, vu le... comment dire... le déguisement que tu portes. Et je ne connais même pas « ta Sonia ».
Je relève la tête d'un coup.
- Mais j'ai peur qu'il lui fasse du mal !
Les mots sortent tout seuls.
- Voilà, t'es content ? J'ai peur que ça se passe pas bien entre eux, que Sonia finisse malheureuse, qu'elle soit tout le temps triste et que même moi j'arrive pas à la faire sourire. Je veux pas perdre ma Soso, je veux pas que ça change et je veux pas me faire remplacer par un... un mec qui, si ça se trouve, est pas gentil !
Je sens ma gorge se serrer.
- Je... je veux pas me faire remplacer. J'aime tout le monde, même toi j'pense, et là je peux te dire que c'est dur quand même, y a du level, mais j'ai peur que elle, elle m'aime plus comme avant à cause de lui. Imagine il m'aime pas, il trouve que je suis grave bizarre en tant qu'amie et il dit à Sonia qu'il faut pas traîner avec moi. Je fais quoi moi ? Je vais être comme une vieille chaussette comme celle que Panzer il chippe sous mon lit quand j'suis pas là. Imagine il trouve que je suis pas sérieuse, que je parle trop, que je...
Je m'arrête finalement. Je suis toute rouge et complètement essoufflée d'avoir débité autant de mots en si peu de temps. Il me coupe d'un geste de la main. Nan mais l'abus. Je sais pas pour qui il se prend mais...
- C'est normal d'avoir peur. C'est normal d'avoir peur d'être remplacée.
Je reste silencieuse. Je m'attendais pas vraiment à ça. Je baisse les yeux vers mes chaussures et triture le bout de ma manche entre mes doigts.
- Mais... tu crois que je suis bizarre ?
Il tourne légèrement la tête vers moi.
- Oui.
Je relève la tête d'un coup.
- HEIN ?
Un léger sourire lui échappe.
- Je voulais dire : oui, t'es bizarre.
Je le regarde, complètement choquée.
- Mais ça veut pas forcément dire que c'est un problème.
Je fronce les sourcils.
- C'est censé me rassurer ça ?
- J'en sais rien.
- Bah ça marche pas. C'est trop nul.
Il hausse les épaules.
- T'es bizarre, tu parles beaucoup, tu fais des roulades dans une bibliothèque et tu suis le copain de ta meilleure amie parce que tu penses qu'il cache quelque chose.
Je me renfrogne.
- Dit comme ça...
- Ça fait beaucoup.
- Hé !
Il laisse échapper un petit rire avant de reprendre.
- Mais t'as pas l'air méchante. T'as surtout l'air de te faire beaucoup de soucis pour pas grand-chose.
Je fronce les sourcils.
- Pour pas grand-chose ?
- Tu sais même pas s'il y a vraiment un problème avec Adrian.
Je croise les bras.
- Bah justement ! C'est pour ça que je vérifie.
- Et si tu découvres qu'il n'y a rien ?
Je réfléchis.
- Bah...
Je hausse les épaules.
- Je serai rassurée.
- Et si tu découvres quelque chose ?
Je reste silencieuse quelques secondes.
- Je...
Je baisse les yeux.
- Je protégerai Soso.
Le garçon me regarde un instant avant de détourner les yeux vers le couloir.
- Alors c'est ça, ton problème.
Je fronce les sourcils.
- Quoi ?
- Tu veux tellement être sûre qu'elle ne te laisse pas de côté que tu cherches toutes les raisons possibles de t'inquiéter.
Je reste bouche bée.
- Mais pas du tout !
Il hausse un sourcil.
- Pas du tout ?
- Non.
Je réfléchis.
- Enfin...
Je baisse les yeux.
- Peut-être un tout petit peu.
Je fais un minuscule geste avec mes doigts.
- Genre... beaucoup.
Il secoue la tête.
- Au moins, t'es honnête.
- Bah oui.
Je gonfle légèrement les joues.
- J'aime pas mentir.
Il me regarde quelques secondes.
- Ça se voit.
- Comment ça ?
- T'as réussi à me dire en cinq minutes que tu suivais quelqu'un, pourquoi tu le suivais, qui était ta meilleure amie et que t'avais peur qu'elle t'abandonne.
Je reste silencieuse. Je réfléchis.
- Ah.
Waouh, quelle répartie très chère. Je regarde le plafond.
- C'est vrai que j'ai peut-être un petit problème avec le fait de parler.
- Un petit ?
Je lui lance un regard noir.
- Tu recommences.
- Quoi ?
- Ton ton de blasé.
- C'est mon ton normal.
- Bah il est pas très gentil ton ton normal.
Il hausse les épaules.
- Je vais essayer.
Je le regarde avec méfiance.
- Vraiment ?
- Vraiment.
- Promis ?
- Promis.
Je lui tends mon petit doigt.
Il regarde mon doigt, puis moi.
- Sérieusement ?
- Bah oui. C'est un vrai serment de petit doigt.
Il hésite quelques secondes avant d'accrocher finalement son petit doigt au mien. Je souris.
- Voilà.
Je récupère ma main.
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | p'tite crevette d'Elam | Vava signé Alaska | Elagalaric |
Qui s’y frotte s’y lit
- Tu t'appelles comment d'ailleurs ? Je peux pas continuer à t'appeler Blaséman pour le reste de ta vie. Quoique...
- Hum... Fais la maligne tant que tu le peux.
Il marque une pause et son sourire amusé ne quitte pas ses lèvres.
- Hollis, moi c'est Hollis.
Je lui tends la main.
- Agatha.
Il la serre. Je marque une pause.
- Je peux continuer à t'appeler Blaséman ? En vrai, avoue, ça te va bien ?
Je lui laisse même pas le temps de répondre.
- Viens, on fait un portrait chinois pour se présenter !
Sa réponse se résume à un haussement de sourcils.
- Hum... Ça m'étonne de toi, tiens.
Je le fixe, les yeux plissés. Pfff... Il est blasé jusqu'au bout, ce mec. MAIS ! Je m'entraîne aux combats de regards avec Panzer, tu m'auras pas comme ça. On dirait pas, mais je suis une championne des combats de regards. Et BAM ! Quelque chose à dire ? Je dois sacrément faire peur comme ça parce qu'il lâche un soupir.
- Pourquoi pas, écoute... Ai-je le choix, de toute manière ?
Le sourire victorieux qui apparaît sur mon visage pourrait me toucher les oreilles tellement il est grand.
- YEEEEEEESSS ! TROP BIEN ! JE COMMENCE ! Alooors... Si tu étais... un animal ?
- Facile. Un chat.
Je cligne des yeux.
- UN CHAT ?!
Je le dévisage de la tête aux pieds. Bon, c'est vrai qu'il a un petit air de chat. Genre un chat qui veut pas qu'on l'approche et qui te donne des coups de patte dès que tu fais un pas vers lui. Un chat tout noir, tout ronchon, qui dort toute la journée et qui juge les gens depuis le haut d'une armoire.
Je plisse les yeux.
- Attends... Mais t'es déjà un chat, en fait !
Il tourne lentement la tête vers moi.
- Pardon ?
- Bah oui ! T'es tout le temps dans ton coin, tu fais la tête, tu regardes les gens comme s'ils avaient insulté toute ta famille et tu râles dès qu'on te parle !
Je compte sur mes doigts.
- Et en plus, t'as même pas besoin de moustaches pour faire peur !
Il me regarde en silence. Je lui adresse un grand sourire.
- C'est un compliment, hein !
- J'avais compris. C'est bien ça, le problème.
Je laisse échapper un petit rire. Il secoue la tête, puis s'adosse contre le mur en étendant ses jambes devant lui.
- À mon tour. Si tu étais un animal ?
Je redresse immédiatement le dos.
- UN OISEAU !
Il cligne des yeux.
- Tu as réfléchi combien de temps, exactement ?
- Bah... Zéro seconde ?
Je lui souris fièrement. Bah quoi ? C'est important d'être honnête dans la vie !
- Je serais un oiseau super coloré, qui chante tout le temps et qui vole partout ! Comme ça, je pourrais aller voir plein de gens et découvrir plein d'endroits ! Et je pourrais aussi faire caca sur les gens que j'aime pas !
Je m'arrête.
- Enfin, pas sur toi, hein ! Enfin... sauf si tu m'embêtes trop.
Un sourire en coin apparaît sur son visage.
- Quelle délicate attention. Je suis touché.
- Je sais, je suis une amie incroyable.
Je lui donne un petit coup d'épaule, toute fière de moi, avant de reprendre.
- Bon ! Si tu étais une couleur ?
Il réfléchit quelques secondes, les yeux levés vers le plafond.
- Le gris.
Je reste bouche bée.
- LE GRIS ?! Mais c'est même pas une vraie couleur joyeuse !
- Je ne savais pas qu'il fallait être joyeux pour choisir une couleur.
- Bah si ! Enfin, je sais pas ! Moi, je serais jaune ! Ou vert ! Ou rose ! Ou bleu !
Je m'interromps pour compter sur mes doigts.
- Oh, et orange aussi ! Et violet ! Et...
Je relève la tête vers lui.
- Bon, en fait, je serais un arc-en-ciel. C'est mieux.
Il laisse échapper un petit rire du nez. ATTENDS. QUOI ?! Il a ri ?! Genre, un vrai petit rire ? Je le pointe immédiatement du doigt.
- AH ! JE T'AI FAIT RIRE !
Son visage reprend aussitôt son expression habituelle.
- Non.
- SI ! J'AI ENTENDU !
- Tu as rêvé.
- Même pas vrai ! Je suis témoin de mon propre témoignage !
Il ferme les yeux et passe une main sur son visage.
- Merlin, donne-moi la patience.
Je pouffe de rire.
- Bah, si tu demandes la patience, c'est que tu m'aimes bien !
Il rouvre les yeux et me lance un regard parfaitement blasé.
- Ou que j'en ai besoin.
- C'est pareil !
Je lui adresse un grand sourire avant de me redresser d'un bond. Bon, je crois qu'il est temps de passer à la question suivante !
- Si tu étais un aliment ?
Il me regarde comme si je venais de lui demander de résoudre une équation de cent kilomètres de long.
- Du chocolat noir.
Je pose les mains sur mes hanches.
- MAIS OUI ! C'est tellement toi, ça !
- Je peux savoir pourquoi ?
- Parce que c'est un peu amer, que tout le monde aime pas forcément ça et que...
Je m'arrête, les yeux plissés.
- Attends. Tu vas pas me dire que t'es amer, toi ?
Il hausse un sourcil.
- Tu viens de le dire.
- OUAIS MAIS JE PENSAIS PAS QUE TU ALLAIS CONFIRMER !
Il secoue la tête, amusé, tandis que je croise les bras en faisant mine de réfléchir très sérieusement.
- Bon. Je retire ce que j'ai dit. T'es pas du chocolat noir.
- Ah oui ?
- Non. T'es une tablette de chocolat noir oubliée au fond d'un placard depuis trois ans.
Un silence s'installe.
Puis il baisse la tête en laissant échapper un rire discret.
JE LE SAVAIS !
- AHAHAHA ! JE LE SAVAIS ! ENCORE UN RIRE !
- Tu es épuisante.
- Merci !
- Ce n'était toujours pas un compliment.
- Et je prends toujours quand même !
Je me rassois à côté de lui, ravie. Finalement, cette histoire d'Adrian, c'est peut-être pas si nul. Bon, j'ai perdu sa trace, j'ai toujours aucune idée de ce qu'il cache et je suis assise par terre dans un couloir avec un garçon qui ressemble à un chat aigri.
Mais j'ai un nouveau copain de mission !
Je tourne la tête vers lui.
- Bon, Blaséman. Dernière question ! Si tu étais une personne dans le monde, tu serais qui ?
Il me fixe longuement.
- Quelqu'un qui serait en train de dormir, là, tout de suite.
Je reste silencieuse deux secondes.
Puis j'éclate de rire.
- MAIS T'ES TROP NUL !
Et pourtant, je peux pas m'empêcher de sourire.
Ouais. Je crois que je vais bien l'aimer, ce Blaséman.
- Hum... Fais la maligne tant que tu le peux.
Il marque une pause et son sourire amusé ne quitte pas ses lèvres.
- Hollis, moi c'est Hollis.
Je lui tends la main.
- Agatha.
Il la serre. Je marque une pause.
- Je peux continuer à t'appeler Blaséman ? En vrai, avoue, ça te va bien ?
Je lui laisse même pas le temps de répondre.
- Viens, on fait un portrait chinois pour se présenter !
Sa réponse se résume à un haussement de sourcils.
- Hum... Ça m'étonne de toi, tiens.
Je le fixe, les yeux plissés. Pfff... Il est blasé jusqu'au bout, ce mec. MAIS ! Je m'entraîne aux combats de regards avec Panzer, tu m'auras pas comme ça. On dirait pas, mais je suis une championne des combats de regards. Et BAM ! Quelque chose à dire ? Je dois sacrément faire peur comme ça parce qu'il lâche un soupir.
- Pourquoi pas, écoute... Ai-je le choix, de toute manière ?
Le sourire victorieux qui apparaît sur mon visage pourrait me toucher les oreilles tellement il est grand.
- YEEEEEEESSS ! TROP BIEN ! JE COMMENCE ! Alooors... Si tu étais... un animal ?
- Facile. Un chat.
Je cligne des yeux.
- UN CHAT ?!
Je le dévisage de la tête aux pieds. Bon, c'est vrai qu'il a un petit air de chat. Genre un chat qui veut pas qu'on l'approche et qui te donne des coups de patte dès que tu fais un pas vers lui. Un chat tout noir, tout ronchon, qui dort toute la journée et qui juge les gens depuis le haut d'une armoire.
Je plisse les yeux.
- Attends... Mais t'es déjà un chat, en fait !
Il tourne lentement la tête vers moi.
- Pardon ?
- Bah oui ! T'es tout le temps dans ton coin, tu fais la tête, tu regardes les gens comme s'ils avaient insulté toute ta famille et tu râles dès qu'on te parle !
Je compte sur mes doigts.
- Et en plus, t'as même pas besoin de moustaches pour faire peur !
Il me regarde en silence. Je lui adresse un grand sourire.
- C'est un compliment, hein !
- J'avais compris. C'est bien ça, le problème.
Je laisse échapper un petit rire. Il secoue la tête, puis s'adosse contre le mur en étendant ses jambes devant lui.
- À mon tour. Si tu étais un animal ?
Je redresse immédiatement le dos.
- UN OISEAU !
Il cligne des yeux.
- Tu as réfléchi combien de temps, exactement ?
- Bah... Zéro seconde ?
Je lui souris fièrement. Bah quoi ? C'est important d'être honnête dans la vie !
- Je serais un oiseau super coloré, qui chante tout le temps et qui vole partout ! Comme ça, je pourrais aller voir plein de gens et découvrir plein d'endroits ! Et je pourrais aussi faire caca sur les gens que j'aime pas !
Je m'arrête.
- Enfin, pas sur toi, hein ! Enfin... sauf si tu m'embêtes trop.
Un sourire en coin apparaît sur son visage.
- Quelle délicate attention. Je suis touché.
- Je sais, je suis une amie incroyable.
Je lui donne un petit coup d'épaule, toute fière de moi, avant de reprendre.
- Bon ! Si tu étais une couleur ?
Il réfléchit quelques secondes, les yeux levés vers le plafond.
- Le gris.
Je reste bouche bée.
- LE GRIS ?! Mais c'est même pas une vraie couleur joyeuse !
- Je ne savais pas qu'il fallait être joyeux pour choisir une couleur.
- Bah si ! Enfin, je sais pas ! Moi, je serais jaune ! Ou vert ! Ou rose ! Ou bleu !
Je m'interromps pour compter sur mes doigts.
- Oh, et orange aussi ! Et violet ! Et...
Je relève la tête vers lui.
- Bon, en fait, je serais un arc-en-ciel. C'est mieux.
Il laisse échapper un petit rire du nez. ATTENDS. QUOI ?! Il a ri ?! Genre, un vrai petit rire ? Je le pointe immédiatement du doigt.
- AH ! JE T'AI FAIT RIRE !
Son visage reprend aussitôt son expression habituelle.
- Non.
- SI ! J'AI ENTENDU !
- Tu as rêvé.
- Même pas vrai ! Je suis témoin de mon propre témoignage !
Il ferme les yeux et passe une main sur son visage.
- Merlin, donne-moi la patience.
Je pouffe de rire.
- Bah, si tu demandes la patience, c'est que tu m'aimes bien !
Il rouvre les yeux et me lance un regard parfaitement blasé.
- Ou que j'en ai besoin.
- C'est pareil !
Je lui adresse un grand sourire avant de me redresser d'un bond. Bon, je crois qu'il est temps de passer à la question suivante !
- Si tu étais un aliment ?
Il me regarde comme si je venais de lui demander de résoudre une équation de cent kilomètres de long.
- Du chocolat noir.
Je pose les mains sur mes hanches.
- MAIS OUI ! C'est tellement toi, ça !
- Je peux savoir pourquoi ?
- Parce que c'est un peu amer, que tout le monde aime pas forcément ça et que...
Je m'arrête, les yeux plissés.
- Attends. Tu vas pas me dire que t'es amer, toi ?
Il hausse un sourcil.
- Tu viens de le dire.
- OUAIS MAIS JE PENSAIS PAS QUE TU ALLAIS CONFIRMER !
Il secoue la tête, amusé, tandis que je croise les bras en faisant mine de réfléchir très sérieusement.
- Bon. Je retire ce que j'ai dit. T'es pas du chocolat noir.
- Ah oui ?
- Non. T'es une tablette de chocolat noir oubliée au fond d'un placard depuis trois ans.
Un silence s'installe.
Puis il baisse la tête en laissant échapper un rire discret.
JE LE SAVAIS !
- AHAHAHA ! JE LE SAVAIS ! ENCORE UN RIRE !
- Tu es épuisante.
- Merci !
- Ce n'était toujours pas un compliment.
- Et je prends toujours quand même !
Je me rassois à côté de lui, ravie. Finalement, cette histoire d'Adrian, c'est peut-être pas si nul. Bon, j'ai perdu sa trace, j'ai toujours aucune idée de ce qu'il cache et je suis assise par terre dans un couloir avec un garçon qui ressemble à un chat aigri.
Mais j'ai un nouveau copain de mission !
Je tourne la tête vers lui.
- Bon, Blaséman. Dernière question ! Si tu étais une personne dans le monde, tu serais qui ?
Il me fixe longuement.
- Quelqu'un qui serait en train de dormir, là, tout de suite.
Je reste silencieuse deux secondes.
Puis j'éclate de rire.
- MAIS T'ES TROP NUL !
Et pourtant, je peux pas m'empêcher de sourire.
Ouais. Je crois que je vais bien l'aimer, ce Blaséman.
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | p'tite crevette d'Elam | Vava signé Alaska | Elagalaric |
Qui s’y frotte s’y lit
Je continue de rire toute seule pendant quelques secondes avant de me rappeler un petit détail. UN TOUT PETIT DÉTAIL. Enfin, non, un détail plutôt important, en fait. Je tourne brusquement la tête vers Blaséman.
- HÉ ! MAIS ON A OUBLIÉ ADRIAN !
Il tourne lentement les yeux vers moi.
- Adrian ?
- BAH OUI, ADRIAN ! LE COPAIN DE SOSO ! CELUI QU'ON ÉTAIT EN TRAIN DE SUIVRE AVANT QUE TU ME FASSES PERDRE SA TRACE !
Je le pointe du doigt, l'air très accusateur.
- Ah, c'est vrai. C'est moi qui t'ai fait perdre sa trace.
- EXACTEMENT !
Il me regarde quelques secondes, puis secoue la tête avec un petit sourire. Je me relève d'un bond et époussette mon sweat. Enfin, j'essaie. Parce que vu la quantité de poussière qu'il y a sur le sol, je crois que je viens de transformer mon magnifique sweat arc-en-ciel en serpillière. Oups. Je regarde mes manches, puis le plafond. Par Merlin, j'espère que maman ne va pas voir ça. Je me retourne vers le garçon qui est toujours assis par terre.
- Bon, tu viens ?
Il lève les yeux vers moi.
- Où ça ?
- Bah... Le retrouver ?
- Et tu comptes faire comment ?
Je reste immobile. Je réfléchis. Je réfléchis encore. Je regarde à droite. À gauche. Puis de nouveau à droite.
- ... Au flair ?
Il me fixe. Je lui souris de toutes mes dents. Il ferme les yeux.
- Je vais finir par regretter cette journée.
- Mais noooon ! Ça va être trop bien ! Et puis, si on le retrouve, tu pourras dire que tu as participé à la plus grande enquête de tous les temps !
Je lève les bras au ciel.
- L'AFFAIRE ADRIAN !
Ma voix résonne dans le couloir. Oups. Je plaque immédiatement les mains sur ma bouche et regarde autour de moi. Personne. Ouf ! Quand je reporte mon attention sur Blaséman, il est enfin debout. Il époussette tranquillement son pantalon avant de me faire signe de baisser la voix.
- Tu sais que les espions sont censés être discrets ?
- Oui, bah, je suis une espionne en formation !
- Ça explique beaucoup de choses.
Je lui tire la langue.
- T'es méchant.
- Et toi, tu parles trop.
- Et toi, tu râles trop ! On est quittes !
Il hausse les épaules et commence à avancer dans le couloir. Je le suis aussitôt, trottinant presque pour rester à sa hauteur. Bon, je dois bien reconnaître un truc. Il marche beaucoup trop vite.
- Hé, attends-moi ! T'as des jambes de géant ou quoi ?!
Il ralentit légèrement sans même se retourner.
- Peut-être que tu as juste des jambes trop courtes.
Je m'arrête net. PARDON ?! Je baisse les yeux vers mes jambes, puis les relève vers lui.
- Elles sont très bien, mes jambes ! C'est toi qui es trop grand !
- Si tu le dis.
- Je le dis ! Et je le redis même ! Mes jambes sont parfaites pour une espionne ! Je peux me faufiler partout, moi !
Je prends une grande inspiration et me redresse de toute ma petite hauteur.
- Et puis, d'abord, les meilleures espionnes sont petites. C'est connu.
Il tourne la tête vers moi.
- Ah oui ?
- Bah oui !
- Et tu as lu ça où ?
Je réfléchis. Une seconde. Deux secondes.
- Dans ma tête.
Il laisse échapper un soupir.
- Évidemment.
Je souris, toute fière de moi, avant de reprendre ma marche. On arrive au croisement où Adrian a disparu un peu plus tôt. Je m'arrête et observe attentivement les deux couloirs. À gauche, rien. À droite... ATTENDS. Je plisse les yeux. Au bout du couloir de droite, une silhouette vient de disparaître derrière un angle. Je me tourne lentement vers Blaséman, les yeux grands ouverts.
- Pssst ! PSSSST !
Il me regarde.
- Quoi encore ?
Je lui attrape le bras et me mets sur la pointe des pieds pour lui chuchoter à l'oreille.
- JE CROIS QUE JE L'AI VU !
Il jette un coup d'œil dans la direction que je lui indique.
Puis il reporte son attention sur moi.
- Alors, pour une fois, tu vas faire exactement ce que je te dis.
Je hoche vigoureusement la tête.
- Oui, chef !
Il me lance un regard.
- Ne m'appelle pas comme ça.
- Oui, chef Blaséman !
Il inspire profondément, comme s'il essayait de trouver la patience nécessaire pour me supporter encore cinq minutes. Moi, je souris. Parce que cette fois, promis, je vais être discrète. Grave discrète. Super méga discrète. Je me glisse derrière le mur et passe doucement la tête pour regarder dans le couloir. Et là... Adrian est toujours là. Je retiens mon souffle. Je sens soudain une main se poser sur mon épaule. Je sursaute tellement fort que je manque de cogner ma tête contre le mur.
- AÏE !
Blaséman me tire doucement en arrière avant que je ne tombe dans le couloir.
- Chut !
Je plaque mes mains sur ma bouche. Oups. Je me tourne vers lui, les yeux ronds, puis désigne Adrian d'un petit mouvement de tête.
- Il est tout seul !
- J'ai vu.
Je le regarde, stupéfaite.
- MAIS T'AS DES YEUX DE RAPACE OU QUOI ?!
Il me fixe. Je ferme immédiatement la bouche.
- Pardon. J'ai oublié le mode silencieux.
Il secoue la tête, puis se penche légèrement pour observer le bout du couloir à son tour.
- On attend de voir ce qu'il fait. Et cette fois, tu ne bouges pas sans me prévenir.
Je hoche la tête avec le plus grand sérieux du monde.
- Promis juré, craché !
Il tourne la tête vers moi.
- Sans cracher.
- Promis juré, sans cracher !
Je me replace derrière le mur, les deux mains serrées contre ma bouche pour éviter de parler. C'est officiel. Je suis l'espionne la plus discrète de Poudlard. Bon. Peut-être pas encore. Mais ça ne saurait tarder !
- HÉ ! MAIS ON A OUBLIÉ ADRIAN !
Il tourne lentement les yeux vers moi.
- Adrian ?
- BAH OUI, ADRIAN ! LE COPAIN DE SOSO ! CELUI QU'ON ÉTAIT EN TRAIN DE SUIVRE AVANT QUE TU ME FASSES PERDRE SA TRACE !
Je le pointe du doigt, l'air très accusateur.
- Ah, c'est vrai. C'est moi qui t'ai fait perdre sa trace.
- EXACTEMENT !
Il me regarde quelques secondes, puis secoue la tête avec un petit sourire. Je me relève d'un bond et époussette mon sweat. Enfin, j'essaie. Parce que vu la quantité de poussière qu'il y a sur le sol, je crois que je viens de transformer mon magnifique sweat arc-en-ciel en serpillière. Oups. Je regarde mes manches, puis le plafond. Par Merlin, j'espère que maman ne va pas voir ça. Je me retourne vers le garçon qui est toujours assis par terre.
- Bon, tu viens ?
Il lève les yeux vers moi.
- Où ça ?
- Bah... Le retrouver ?
- Et tu comptes faire comment ?
Je reste immobile. Je réfléchis. Je réfléchis encore. Je regarde à droite. À gauche. Puis de nouveau à droite.
- ... Au flair ?
Il me fixe. Je lui souris de toutes mes dents. Il ferme les yeux.
- Je vais finir par regretter cette journée.
- Mais noooon ! Ça va être trop bien ! Et puis, si on le retrouve, tu pourras dire que tu as participé à la plus grande enquête de tous les temps !
Je lève les bras au ciel.
- L'AFFAIRE ADRIAN !
Ma voix résonne dans le couloir. Oups. Je plaque immédiatement les mains sur ma bouche et regarde autour de moi. Personne. Ouf ! Quand je reporte mon attention sur Blaséman, il est enfin debout. Il époussette tranquillement son pantalon avant de me faire signe de baisser la voix.
- Tu sais que les espions sont censés être discrets ?
- Oui, bah, je suis une espionne en formation !
- Ça explique beaucoup de choses.
Je lui tire la langue.
- T'es méchant.
- Et toi, tu parles trop.
- Et toi, tu râles trop ! On est quittes !
Il hausse les épaules et commence à avancer dans le couloir. Je le suis aussitôt, trottinant presque pour rester à sa hauteur. Bon, je dois bien reconnaître un truc. Il marche beaucoup trop vite.
- Hé, attends-moi ! T'as des jambes de géant ou quoi ?!
Il ralentit légèrement sans même se retourner.
- Peut-être que tu as juste des jambes trop courtes.
Je m'arrête net. PARDON ?! Je baisse les yeux vers mes jambes, puis les relève vers lui.
- Elles sont très bien, mes jambes ! C'est toi qui es trop grand !
- Si tu le dis.
- Je le dis ! Et je le redis même ! Mes jambes sont parfaites pour une espionne ! Je peux me faufiler partout, moi !
Je prends une grande inspiration et me redresse de toute ma petite hauteur.
- Et puis, d'abord, les meilleures espionnes sont petites. C'est connu.
Il tourne la tête vers moi.
- Ah oui ?
- Bah oui !
- Et tu as lu ça où ?
Je réfléchis. Une seconde. Deux secondes.
- Dans ma tête.
Il laisse échapper un soupir.
- Évidemment.
Je souris, toute fière de moi, avant de reprendre ma marche. On arrive au croisement où Adrian a disparu un peu plus tôt. Je m'arrête et observe attentivement les deux couloirs. À gauche, rien. À droite... ATTENDS. Je plisse les yeux. Au bout du couloir de droite, une silhouette vient de disparaître derrière un angle. Je me tourne lentement vers Blaséman, les yeux grands ouverts.
- Pssst ! PSSSST !
Il me regarde.
- Quoi encore ?
Je lui attrape le bras et me mets sur la pointe des pieds pour lui chuchoter à l'oreille.
- JE CROIS QUE JE L'AI VU !
Il jette un coup d'œil dans la direction que je lui indique.
Puis il reporte son attention sur moi.
- Alors, pour une fois, tu vas faire exactement ce que je te dis.
Je hoche vigoureusement la tête.
- Oui, chef !
Il me lance un regard.
- Ne m'appelle pas comme ça.
- Oui, chef Blaséman !
Il inspire profondément, comme s'il essayait de trouver la patience nécessaire pour me supporter encore cinq minutes. Moi, je souris. Parce que cette fois, promis, je vais être discrète. Grave discrète. Super méga discrète. Je me glisse derrière le mur et passe doucement la tête pour regarder dans le couloir. Et là... Adrian est toujours là. Je retiens mon souffle. Je sens soudain une main se poser sur mon épaule. Je sursaute tellement fort que je manque de cogner ma tête contre le mur.
- AÏE !
Blaséman me tire doucement en arrière avant que je ne tombe dans le couloir.
- Chut !
Je plaque mes mains sur ma bouche. Oups. Je me tourne vers lui, les yeux ronds, puis désigne Adrian d'un petit mouvement de tête.
- Il est tout seul !
- J'ai vu.
Je le regarde, stupéfaite.
- MAIS T'AS DES YEUX DE RAPACE OU QUOI ?!
Il me fixe. Je ferme immédiatement la bouche.
- Pardon. J'ai oublié le mode silencieux.
Il secoue la tête, puis se penche légèrement pour observer le bout du couloir à son tour.
- On attend de voir ce qu'il fait. Et cette fois, tu ne bouges pas sans me prévenir.
Je hoche la tête avec le plus grand sérieux du monde.
- Promis juré, craché !
Il tourne la tête vers moi.
- Sans cracher.
- Promis juré, sans cracher !
Je me replace derrière le mur, les deux mains serrées contre ma bouche pour éviter de parler. C'est officiel. Je suis l'espionne la plus discrète de Poudlard. Bon. Peut-être pas encore. Mais ça ne saurait tarder !
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | p'tite crevette d'Elam | Vava signé Alaska | Elagalaric |
Qui s’y frotte s’y lit
Je reste immobile derrière le mur, les yeux rivés sur Adrian.
Il reprend tranquillement sa marche. Je me penche un peu plus pour ne pas le perdre de vue.
- Pssst ! Blaséman ! Il bouge !
- J'ai des yeux, merci.
- Bah, on sait jamais !
Il me lance un regard en coin avant de se concentrer de nouveau sur Adrian. On le suit à distance, cette fois sans courir derrière lui ni se cogner dans les meubles. Enfin, surtout parce que Blaséman m'a attrapé par le col de mon sweat dès que j'ai essayé d'accélérer. Non mais franchement ! Je suis parfaitement capable de marcher toute seule ! Bref.
- Mais... Il va où, là ?
Blaséman observe les alentours avant de me répondre.
- Vers les cachots.
- Les cachots ?! Mais pourquoi faire ?! Y a des cachots dans les cachots ?!
Il tourne lentement la tête vers moi.
- Agatha.
Je cligne des yeux. ATTENDS. Je viens de lui dire mon prénom ? Ah bah oui, évidemment. Je suis vraiment trop forte comme espionne. À ce rythme-là, je vais finir par lui donner mon adresse et le nom de mon chat !
- Oui ?
- Tu sais où mène ce couloir ?
Je secoue la tête.
- Bah non. Sinon, je demanderais pas !
Il désigne le passage d'un mouvement de tête.
- La salle commune de Serpentard est par là. Il rentre probablement chez lui.
Je reste bouche bée.
- Hein ?!
Je regarde Adrian, puis le couloir, puis Adrian de nouveau.
- MAIS ATTENDS ! TU VEUX DIRE QU'IL VA JUSTE DANS SA SALLE COMMUNE ?!
- C'est généralement ce qu'on fait quand on rentre dans sa salle commune, oui.
Je le fixe, outrée.
- Mais... Mais...
Je cherche mes mots.
- ET POURQUOI IL A REGARDÉ PARTOUT COMME ÇA ?!
- J'en sais rien. Peut-être qu'il vérifiait juste où il allait.
Je fronce les sourcils.
- Mais il avait l'air super louche !
- Ou alors il regardait juste autour de lui.
Je reste silencieuse. Bon. Dit comme ça...
- Tu crois vraiment qu'il est pas bizarre ?
Hollis croise les bras et observe Adrian disparaître au bout du couloir.
- Agatha, il a marché dans un couloir, regardé autour de lui et rejoint sa salle commune. Je suis désolé de te décevoir, mais c'est une activité assez classique.
Je gonfle les joues.
- Pfff... T'es vraiment pas drôle.
- Et toi, tu es en train de mener une enquête parce qu'un garçon a regardé autour de lui.
- C'EST PAS VRAI !
Je m'arrête. Je réfléchis.
- Enfin... Pas que.
Il hausse un sourcil.
- Bon, d'accord, un petit peu.
Je baisse la tête en triturant les manches de mon sweat. Je suis un peu déçue, quand même. J'avais imaginé plein de possibilités ! Peut-être qu'Adrian cachait un énorme secret, qu'il avait une double vie ou qu'il préparait quelque chose de super louche ! Bon, la double vie, c'était peut-être un peu exagéré. Mais quand même !
- Donc... La mission est finie ?
Hollis hoche la tête.
- La mission est finie.
Je pousse un énorme soupir dramatique et m'adosse contre le mur.
- Je peux pas croire que j'ai passé tout ce temps à le suivre pour rien ! J'ai même laissé Panzer avec Soso ! Tu te rends compte du sacrifice ?!
- Je suis sûr que Panzer survivra à cette épreuve terrible.
- C'est pas drôle ! Il est capable de manger mes chaussettes quand je suis pas là !
- Alors il est probablement en train de vivre sa meilleure vie.
Je lui donne un petit coup sur le bras.
- Mais arrête !
Il esquisse un sourire avant de se redresser.
- Bon. Tu comptes rester ici jusqu'à demain ou tu rentres ?
Je lève les yeux vers lui.
- Je rentre ! Mais...
Je marque une pause.
- Tu crois que je devrais dire à Soso que je l'ai suivi ?
Pour une fois, Hollis ne répond pas immédiatement. Il réfléchit quelques secondes, les mains dans les poches.
- Je pense que tu devrais surtout lui parler de ce qui t'inquiète. Pas lui raconter que tu as passé ton après-midi à espionner son copain comme si tu préparais un cambriolage.
Je pince les lèvres.
- Mais je voulais juste être sûre qu'elle allait bien...
- Je sais.
Sa réponse me surprend un peu. Il détourne le regard vers le couloir avant de reprendre.
- Mais tu peux pas vérifier chaque chose qu'il fait juste parce que tu as peur qu'il lui arrive quelque chose. Tu vas finir par te rendre malade toute seule.
Je baisse les yeux vers mes chaussures. C'est vrai que je m'inquiète peut-être un tout petit peu trop. Genre. Beaucoup trop.
- Tu crois que je suis une mauvaise amie ?
Il fronce légèrement les sourcils.
- Non. Je crois que tu tiens beaucoup à elle.
Je relève la tête.
- Mais tu devrais lui faire confiance aussi. Et te faire confiance à toi. Si quelque chose ne va pas, tu seras là pour elle. T'as pas besoin de résoudre tous les problèmes avant même qu'ils existent.
Je le regarde sans rien dire. Oh. Je crois que c'est la première fois de la journée qu'il dit quelque chose de vraiment gentil sans essayer de le cacher derrière une remarque bizarre. Je souris doucement.
- Merci, Blaséman.
Il hausse les épaules.
- De rien, Arc-en-ciel.
Je me fige. PARDON ?!
- ARC-EN-CIEL ?!
Un sourire amusé apparaît sur son visage.
- Bah quoi ? Tu as dit que tu serais un arc-en-ciel.
Je croise les bras, faussement vexée.
- Je retire ce que j'ai dit. T'es vraiment un chat noir. Un chat noir méchant et pas gentil du tout.
- Pourtant, tu m'aimes bien.
Je reste bouche bée. Il vient vraiment de dire ça ? Je le pointe du doigt.
- AH ! DONC TU RECONNAIS QUE TU ES MON AMI !
- Je n'ai pas dit ça.
- SI ! TU VIENS DE LE DIRE !
- Tu interprètes beaucoup les choses.
- C'est un talent !
Il secoue la tête, mais son sourire reste accroché à ses lèvres. Je crois que je vais vraiment bien l'aimer, finalement. Je me redresse et lui tends mon petit doigt.
- Bon ! Avant qu'on se sépare, on doit refaire le serment du petit doigt !
Il baisse les yeux vers ma main, puis me regarde avec lassitude.
- Encore ?
- Bah oui ! C'est pour officialiser notre amitié !
- Je croyais que je n'avais pas accepté d'être ton ami.
- Trop tard ! T'as déjà fait le serment, tu peux plus revenir en arrière !
Il me fixe quelques secondes, puis accroche finalement son petit doigt au mien.
- Tu es vraiment impossible.
- Et toi, t'es vraiment blasé ! On a tous nos défauts !
Je lui adresse un grand sourire avant de libérer sa main.
- Bon, bah... À bientôt, Blaséman !
- Essaie de ne plus suivre les gens dans les couloirs.
- Je promets rien !
Il soupire.
- Évidemment.
Je lui fais un grand signe de la main avant de partir dans la direction opposée, mes baskets couinant légèrement sur le sol.
Au bout de quelques pas, je me retourne.
- HÉ, BLASÉMAN !
Il tourne la tête vers moi, l'air déjà épuisé.
- Quoi encore ?
- LA PROCHAINE FOIS, C'EST TOI QUI CHOISIS LA MISSION !
Il lève les yeux au ciel.
- Il n'y aura pas de prochaine fois.
Je souris de toutes mes dents.
- OUAIS, OUAIS, C'EST ÇA ! À BIENTÔT !
Je repars en sautillant dans le couloir.
Bon. Adrian n'était pas bizarre. J'ai perdu une après-midi entière à espionner quelqu'un qui rentrait simplement chez lui, et je dois probablement aller récupérer Panzer avant qu'il ne mange toute la garde-robe de Soso. Mais j'ai rencontré quelqu'un. Un garçon un peu ronchon, beaucoup trop blasé, qui prétend ne pas être mon ami alors qu'il a quand même fait un serment de petit doigt avec moi. Et puis, il m'a appelée Arc-en-ciel. C'est plutôt mignon, en fait.
Je souris en imaginant déjà tout ce que je pourrais lui raconter la prochaine fois qu'on se croisera. Parce que, bon... Je ne suis peut-être pas la meilleure espionne de Poudlard. Mais pour trouver des gens à embêter, là, je suis une véritable professionnelle !
Et foi d'Agatha, je compte bien revoir mon Blaséman !
Il reprend tranquillement sa marche. Je me penche un peu plus pour ne pas le perdre de vue.
- Pssst ! Blaséman ! Il bouge !
- J'ai des yeux, merci.
- Bah, on sait jamais !
Il me lance un regard en coin avant de se concentrer de nouveau sur Adrian. On le suit à distance, cette fois sans courir derrière lui ni se cogner dans les meubles. Enfin, surtout parce que Blaséman m'a attrapé par le col de mon sweat dès que j'ai essayé d'accélérer. Non mais franchement ! Je suis parfaitement capable de marcher toute seule ! Bref.
- Mais... Il va où, là ?
Blaséman observe les alentours avant de me répondre.
- Vers les cachots.
- Les cachots ?! Mais pourquoi faire ?! Y a des cachots dans les cachots ?!
Il tourne lentement la tête vers moi.
- Agatha.
Je cligne des yeux. ATTENDS. Je viens de lui dire mon prénom ? Ah bah oui, évidemment. Je suis vraiment trop forte comme espionne. À ce rythme-là, je vais finir par lui donner mon adresse et le nom de mon chat !
- Oui ?
- Tu sais où mène ce couloir ?
Je secoue la tête.
- Bah non. Sinon, je demanderais pas !
Il désigne le passage d'un mouvement de tête.
- La salle commune de Serpentard est par là. Il rentre probablement chez lui.
Je reste bouche bée.
- Hein ?!
Je regarde Adrian, puis le couloir, puis Adrian de nouveau.
- MAIS ATTENDS ! TU VEUX DIRE QU'IL VA JUSTE DANS SA SALLE COMMUNE ?!
- C'est généralement ce qu'on fait quand on rentre dans sa salle commune, oui.
Je le fixe, outrée.
- Mais... Mais...
Je cherche mes mots.
- ET POURQUOI IL A REGARDÉ PARTOUT COMME ÇA ?!
- J'en sais rien. Peut-être qu'il vérifiait juste où il allait.
Je fronce les sourcils.
- Mais il avait l'air super louche !
- Ou alors il regardait juste autour de lui.
Je reste silencieuse. Bon. Dit comme ça...
- Tu crois vraiment qu'il est pas bizarre ?
Hollis croise les bras et observe Adrian disparaître au bout du couloir.
- Agatha, il a marché dans un couloir, regardé autour de lui et rejoint sa salle commune. Je suis désolé de te décevoir, mais c'est une activité assez classique.
Je gonfle les joues.
- Pfff... T'es vraiment pas drôle.
- Et toi, tu es en train de mener une enquête parce qu'un garçon a regardé autour de lui.
- C'EST PAS VRAI !
Je m'arrête. Je réfléchis.
- Enfin... Pas que.
Il hausse un sourcil.
- Bon, d'accord, un petit peu.
Je baisse la tête en triturant les manches de mon sweat. Je suis un peu déçue, quand même. J'avais imaginé plein de possibilités ! Peut-être qu'Adrian cachait un énorme secret, qu'il avait une double vie ou qu'il préparait quelque chose de super louche ! Bon, la double vie, c'était peut-être un peu exagéré. Mais quand même !
- Donc... La mission est finie ?
Hollis hoche la tête.
- La mission est finie.
Je pousse un énorme soupir dramatique et m'adosse contre le mur.
- Je peux pas croire que j'ai passé tout ce temps à le suivre pour rien ! J'ai même laissé Panzer avec Soso ! Tu te rends compte du sacrifice ?!
- Je suis sûr que Panzer survivra à cette épreuve terrible.
- C'est pas drôle ! Il est capable de manger mes chaussettes quand je suis pas là !
- Alors il est probablement en train de vivre sa meilleure vie.
Je lui donne un petit coup sur le bras.
- Mais arrête !
Il esquisse un sourire avant de se redresser.
- Bon. Tu comptes rester ici jusqu'à demain ou tu rentres ?
Je lève les yeux vers lui.
- Je rentre ! Mais...
Je marque une pause.
- Tu crois que je devrais dire à Soso que je l'ai suivi ?
Pour une fois, Hollis ne répond pas immédiatement. Il réfléchit quelques secondes, les mains dans les poches.
- Je pense que tu devrais surtout lui parler de ce qui t'inquiète. Pas lui raconter que tu as passé ton après-midi à espionner son copain comme si tu préparais un cambriolage.
Je pince les lèvres.
- Mais je voulais juste être sûre qu'elle allait bien...
- Je sais.
Sa réponse me surprend un peu. Il détourne le regard vers le couloir avant de reprendre.
- Mais tu peux pas vérifier chaque chose qu'il fait juste parce que tu as peur qu'il lui arrive quelque chose. Tu vas finir par te rendre malade toute seule.
Je baisse les yeux vers mes chaussures. C'est vrai que je m'inquiète peut-être un tout petit peu trop. Genre. Beaucoup trop.
- Tu crois que je suis une mauvaise amie ?
Il fronce légèrement les sourcils.
- Non. Je crois que tu tiens beaucoup à elle.
Je relève la tête.
- Mais tu devrais lui faire confiance aussi. Et te faire confiance à toi. Si quelque chose ne va pas, tu seras là pour elle. T'as pas besoin de résoudre tous les problèmes avant même qu'ils existent.
Je le regarde sans rien dire. Oh. Je crois que c'est la première fois de la journée qu'il dit quelque chose de vraiment gentil sans essayer de le cacher derrière une remarque bizarre. Je souris doucement.
- Merci, Blaséman.
Il hausse les épaules.
- De rien, Arc-en-ciel.
Je me fige. PARDON ?!
- ARC-EN-CIEL ?!
Un sourire amusé apparaît sur son visage.
- Bah quoi ? Tu as dit que tu serais un arc-en-ciel.
Je croise les bras, faussement vexée.
- Je retire ce que j'ai dit. T'es vraiment un chat noir. Un chat noir méchant et pas gentil du tout.
- Pourtant, tu m'aimes bien.
Je reste bouche bée. Il vient vraiment de dire ça ? Je le pointe du doigt.
- AH ! DONC TU RECONNAIS QUE TU ES MON AMI !
- Je n'ai pas dit ça.
- SI ! TU VIENS DE LE DIRE !
- Tu interprètes beaucoup les choses.
- C'est un talent !
Il secoue la tête, mais son sourire reste accroché à ses lèvres. Je crois que je vais vraiment bien l'aimer, finalement. Je me redresse et lui tends mon petit doigt.
- Bon ! Avant qu'on se sépare, on doit refaire le serment du petit doigt !
Il baisse les yeux vers ma main, puis me regarde avec lassitude.
- Encore ?
- Bah oui ! C'est pour officialiser notre amitié !
- Je croyais que je n'avais pas accepté d'être ton ami.
- Trop tard ! T'as déjà fait le serment, tu peux plus revenir en arrière !
Il me fixe quelques secondes, puis accroche finalement son petit doigt au mien.
- Tu es vraiment impossible.
- Et toi, t'es vraiment blasé ! On a tous nos défauts !
Je lui adresse un grand sourire avant de libérer sa main.
- Bon, bah... À bientôt, Blaséman !
- Essaie de ne plus suivre les gens dans les couloirs.
- Je promets rien !
Il soupire.
- Évidemment.
Je lui fais un grand signe de la main avant de partir dans la direction opposée, mes baskets couinant légèrement sur le sol.
Au bout de quelques pas, je me retourne.
- HÉ, BLASÉMAN !
Il tourne la tête vers moi, l'air déjà épuisé.
- Quoi encore ?
- LA PROCHAINE FOIS, C'EST TOI QUI CHOISIS LA MISSION !
Il lève les yeux au ciel.
- Il n'y aura pas de prochaine fois.
Je souris de toutes mes dents.
- OUAIS, OUAIS, C'EST ÇA ! À BIENTÔT !
Je repars en sautillant dans le couloir.
Bon. Adrian n'était pas bizarre. J'ai perdu une après-midi entière à espionner quelqu'un qui rentrait simplement chez lui, et je dois probablement aller récupérer Panzer avant qu'il ne mange toute la garde-robe de Soso. Mais j'ai rencontré quelqu'un. Un garçon un peu ronchon, beaucoup trop blasé, qui prétend ne pas être mon ami alors qu'il a quand même fait un serment de petit doigt avec moi. Et puis, il m'a appelée Arc-en-ciel. C'est plutôt mignon, en fait.
Je souris en imaginant déjà tout ce que je pourrais lui raconter la prochaine fois qu'on se croisera. Parce que, bon... Je ne suis peut-être pas la meilleure espionne de Poudlard. Mais pour trouver des gens à embêter, là, je suis une véritable professionnelle !
Et foi d'Agatha, je compte bien revoir mon Blaséman !
FIN
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