Le Bal des Absents
Leta
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Je barre "devoir".
Voilà. Une soirée où je travaille même debout, avec une robe que j'aimerais bien garder loin de l'encre et une plume dont je sais plus quoi faire. J'aurais dû prendre un sac. Évidemment que j'aurais dû prendre un sac. Je replie le feuillet sans trop appuyer sur la correction encore humide et range ma plume là où je l'ai trouvée. Papa attendra quelques minutes pour récupérer son précieux discours.
Parce que cette fois-ci, je l'ai vue.
Enfin, je crois d'abord reconnaître ses cheveux entre deux invités, puis sa robe claire apparaît et mon visage s'illumine tout seul. Elle était donc déjà là. Bravo Leta, observatrice hors pair, capable de repérer un botruc au milieu d'une forêt mais absolument pas sa petite amie dans un salon. Je savais bien que j'aurais dû regarder ailleurs que cette fichue porte.
Je reviens, Maman.
Je lui touche rapidement le bras et m'éclipse avant qu'une nouvelle personne vienne me retenir. Pas très loin, évidemment, mais je préfère ne laisser aucune chance à un quelconque cousin de m'expliquer qu'il m'a connue haute comme trois pommes. J'ai dix-neuf ans, je suis au courant d'avoir été petite, merci beaucoup.
Ruby est magnifique.
Sa robe tombe en plis légers autour d'elle, d'une couleur si claire qu'elle tranche avec presque tout ce qui nous entoure. J'ai passé un temps fou devant mon miroir et il lui suffit d'être là pour que j'oublie complètement le résultat. C'est quand même assez injuste. Enfin, je vais pas me plaindre d'avoir une fiancée aussi belle, faut pas exagérer non plus.
Je me rapproche avec ce sourire que j'arrive jamais à contenir quand je la retrouve, prête à lui dire quelque chose de parfaitement intelligent.
Puis je remarque son épaule.
Un corbeau.
Je ralentis, mes yeux passent de l'oiseau à Ruby, puis reviennent immédiatement sur l'oiseau. Non, j'ai bien vu. Un vrai. Sur son épaule. Au milieu du salon de Papa.
Oh, punaise.
T'as vraiment amené un corbeau ?
Ma voix est plus basse que prévu, mais mon sourire, lui, prend une ampleur difficilement raisonnable. Je baisse les yeux une seconde pour retenir le rire qui monte. Un détail sombre. Elle a amené un détail sombre avec des plumes et un bec.
J'avais juste choisi des chaussures noires, moi. Je manque clairement d'ambition.
Je suis enfin devant elle. Assez près pour ne plus avoir besoin de la chercher entre les épaules des autres. J'ai envie de l'embrasser, de lui raconter le commentaire de Papa sur mes bagues, de lui montrer la troisième ligne de son discours et de lui demander depuis combien de temps elle est là. Tout arrive en même temps, comme d'habitude, et je finis par ne rien dire pendant une seconde.
Je la regarde seulement.
T'es tellement belle.
Voilà. C'était probablement la chose la plus importante à lui dire, finalement.
Je garde le feuillet dans ma main droite et lui tends la gauche. La pierre rouge est toujours là, près du corbeau gravé, mais c'est sa bague à elle que je regarde maintenant. Ça me fait encore un drôle d'effet de nous voir les porter toutes les deux. Un effet sacrément agréable, même ici, même avec tous ces gens autour.
Je me rapproche un peu pour lui parler plus doucement.
Papa a remarqué. Il m'a dit jolies bagues. J'espère qu'il a compris. On sait ce qu'on fait, toutes les deux… Hein ?
Bon, par contre, faut que tu me présentes ton cavalier. Je désigne l'oiseau du menton. Je dois être jalouse ou tu me gardes quand même une danse ?

Leta est partie voir Ruby.
Je voulais lui montrer quelque chose, mais elle est partie trop vite. C'est pas grave, je lui montrerai après. J'ai réussi à défaire le bouton sans tirer sur le col, alors Maman a même pas entendu. Sauf qu'elle me regarde et qu'elle voit tout de suite.
"Mais Maman, il me serre !"
Elle me dit de le laisser tranquille. Je le laisse tranquille pendant un petit moment. Vraiment. Puis je mets un doigt dedans pour faire de la place, parce que j'ai chaud et que j'aime pas cette chemise. Celle avec le dragon est beaucoup mieux, mais elle a dit que je pouvais pas la mettre ce soir.
Il y a beaucoup de gens. Des gens que je connais et beaucoup d'autres que je connais pas. Ils parlent presque tous en même temps, sauf quand Leta descendait. Là, ils l'ont regardée. Moi aussi je l'ai regardée, mais je lui ai fait coucou. Les autres ont même pas fait coucou.
Je tire doucement sur la main de Maman.
"Je peux aller jouer ?"
Elle me répond qu'il faut rester dans le salon. Oui, je sais. Elle me l'a déjà dit avant. Je veux pas aller dehors, de toute façon : tous les gâteaux sont ici.
Je la lâche et je passe derrière une dame avec une grande robe. Je fais attention à pas marcher dessus. Maman a dit qu'il fallait faire attention aux robes, aux verres et aux personnes âgées. Ça fait beaucoup de choses à regarder en même temps, surtout quand les robes vont jusqu'en bas.
Je cherche quelqu'un pour jouer avec moi. Leta est occupée, Papa aussi, et les grandes personnes près de moi parlent de trucs que je comprends pas. Je pourrais demander à Ruby, mais elle a un oiseau sur l'épaule. Je veux le voir ! Après. D'abord, il faut que je trouve quelqu'un pour un cache-cache.
Un peu plus loin, une dame en vert reste derrière les autres @Alyona Farrow. Elle est jeune, comme Leta, peut-être un peu plus grande. Sa robe ressemble un peu à une feuille. Je l'ai pas encore entendue parler.
Je m'approche et je m'arrête devant elle.
"Bonjour ! Moi c'est Pluton."
Je montre Leta avec mon doigt, puis je me rappelle qu'on montre pas les gens avec le doigt. Je baisse la main.
"C'est ma sœur, là-bas. Elle a dit qu'elle m'aiderait à m'échapper après, mais elle parle avec Ruby, alors faut attendre."
Je tire encore un peu sur mon col. C'est vraiment une chemise nulle.
"Toi, tu sais jouer au cache-cache ? On a le droit de rester dans le salon. Il y a quand même des bonnes cachettes."

Mademoiselle Everheart est arrivée.
Je la remarque lorsque Leta s'éloigne de l'escalier. Une robe claire, des cheveux blonds et, sur son épaule, un corbeau. Vivant.
Je prends une seconde pour examiner l'ensemble.
Le carton souhaitait un détail sombre. Il serait difficile de soutenir qu'elle n'en porte pas. Je pourrais certainement trouver quelque chose à redire à la présence d'un animal dans ce salon, mais il faudrait ensuite expliquer pourquoi la Maison Blackbirds refuse de recevoir un corbeau. Certaines discussions ne méritent pas qu'on les commence.
Leta, en revanche, paraît ravie.
Cela me dispense au moins de chercher à qui s'adresse la plaisanterie.
Je poursuis mon chemin vers les Willows @Sulien Willows. Madame exerce une profession dont les grandes familles ne peuvent guère se passer, même lorsqu'elles prétendent régler leurs affaires seules. Nous sommes particulièrement doués pour produire des différends que d'autres devront mettre en forme.
"Madame Willows. Monsieur Willows. Je vous remercie d'être venus."
Une inclinaison de tête. Je m'arrête auprès d'eux, sans leur barrer le passage.
"J'espère que vous avez trouvé quelqu'un pour vous débarrasser de vos affaires. Avec tous ces arrivants, mes elfes ont parfois tendance à vouloir accueillir trois personnes en même temps."
Les réceptions réclament une quantité considérable de petites phrases. Leur contenu importe peu ; elles permettent surtout de ne pas commencer par la raison pour laquelle on est venu parler.
Mon regard retourne vers Leta.
Elle tient toujours le feuillet. Je lui ai donné vingt minutes et je peux déjà prévoir qu'elle emploiera chacune d'elles. Il faudra probablement discuter un mot auquel je n'avais accordé aucune importance en l'écrivant.
Il y a quelques années, j'aurais considéré cela comme de l'insolence. Aujourd'hui, je reçois mes actes corrigés et je vérifie les passages qu'elle a rayés avant de lui répondre. Il arrive même qu'elle ait raison.
Cette dernière précision m'est moins agréable que les autres.
"Votre étude intervient-elle également après les successions, Madame Willows ? Je pense à l'accompagnement des héritiers dans les affaires qu'ils découvrent une fois la transmission réglée."
La question est suffisamment ordinaire pour ne pas réclamer une baisse de voix.
Je pourrais préciser qu'elle concerne ma fille. Cela faciliterait probablement la conversation, mais je n'ai aucune raison de fournir immédiatement cette information.
Un avis peut m'être utile sans que j'en présente l'auteur à Leta. Il peut également lui parvenir sans qu'elle sache que j'ai commencé par le solliciter. Une recommandation de ma part réclame trois lectures et provoque autant de soupçons. La même, formulée par quelqu'un qu'elle ne me sait pas lié, aurait peut-être une chance d'être examinée pour ce qu'elle dit.
Je pourrais aussi faire parvenir mes propres arguments par cette voie.
Il faudrait trouver la bonne personne, évidemment. Quelqu'un qu'elle écouterait, et qui accepterait de me rendre ce service. Je n'ai encore aucune raison de penser que Madame Willows le ferait. Pour le moment, je m'intéresse à sa manière de travailler.
Leta veut vérifier ce que je lui transmets. Elle ne peut pas vérifier l'origine de chaque conseil qu'elle recevra.
Je regarde brièvement dans sa direction.
Mademoiselle Everheart est auprès d'elle. La robe claire, le corbeau, la bague. J'avais préparé cette réception avec une liste de noms, des âges et quelques possibilités raisonnablement choisies. Ma fille est descendue avec ce qui ressemble à un engagement au doigt. Je n'en savais rien.
[TW : projet de grossesse imposé]
L'idée du philtre d'amour avait précédé les invitations. Elle avait refusé de me promettre un enfant ; je n'avais pas accepté que la question reste ouverte. Il était hors de question que mon héritier, celui qui porterait fièrement le nom Blackbirds, soit un être adopté, une pièce rapportée. Alors Leta aura un enfant d'elle. Qu'elle le souhaite ou non.
Quelques heures d'attirance de sa part pour l'un des jeunes hommes conviés. Inviter les jeunes hommes n'était clairement pas une fantaisie de ma part : j'allais choisir, ce soir, le père de mon petit-fils. Une soirée durant laquelle elle aurait regardé quelqu'un d'autre, et où certaines certitudes auraient pu devenir moins faciles à défendre. J'avais trouvé cela suffisant pour justifier d'étudier la possibilité.
Si Leta l'apprenait, je sais ce qu'elle en comprendrait. J'aurais encore décidé à sa place de quelque chose qui lui appartient. Après son histoire, ses sentiments. Et je ne suis pas certain que Louka chercherait cette fois à la retenir.
[Fin du TW]
Mon regard revient vers les Willows. J'ai laissé passer quelques secondes de trop.
"Lorsque vous accompagnez un héritier, comment procédez-vous ? Intervenez-vous directement auprès de lui, ou également à la demande des autres membres de sa famille ?"

Le col de Pluton est ouvert.
Je le vois, je suis sur le point de l'appeler, puis je renonce. Voilà. Il aura gagné cette bataille-là. Personne ne va s'évanouir parce que mon fils a défait un bouton, et s'il fallait vraiment surveiller toutes les tenues de ce salon, je crois que nous aurions d'autres sujets de conversation.
Je regarde une seconde dans la direction d'Azur. Il s'est arrêté auprès des Willows. Très bien. Pour l'instant, personne ne semble envisager de faire sortir l'oiseau, et j'espère seulement que Pluton ne décidera pas de le prendre dans ses bras.
Mon petit garçon s'est approché d'une jeune femme en vert. Je le garde dans mon champ de vision, mais il est encore dans le salon, comme promis. Il faudra bien que je le laisse parler à quelqu'un sans venir immédiatement vérifier ce qu'il raconte. Avec un peu de chance, il évitera de lui expliquer combien sa chemise est désagréable.
Enfin, elle le saura probablement avant son prénom.
Leta, elle, a retrouvé Ruby.
Je reste à les regarder plus longtemps que nécessaire.
Ma fille a souri tout à l'heure devant l'escalier. Un sourire bref, contenu, qui m'était destiné et dont j'avais déjà été heureuse. Celui qu'elle a maintenant n'a rien de comparable. Je connais ce visage-là. Je l'ai vu revenir pendant les vacances, après des hiboux, au détour d'une conversation où elle essayait de ne pas trop me parler de Ruby avant de finir par ne parler que d'elle.
Cela m'avait manqué.
Ces derniers mois, j'ai tellement attendu la prochaine dispute que j'avais presque oublié ce que cela faisait de la voir heureuse ici. Je guettais un changement de ton, un mot d'Azur, une réponse de Leta. Même lorsqu'ils se taisaient, je me demandais lequel finirait par commencer.
Ils viennent d'échanger un feuillet au pied de l'escalier.
Je ne sais pas ce qu'ils se sont dit. J'ai vu ma fille le prendre, mon mari patienter et chacun repartir de son côté. C'est bien peu, sans doute. Pour moi, c'est déjà beaucoup.
Je ne devrais pas avoir à me satisfaire d'aussi peu.
Cette pensée me traverse, désagréable, et je baisse les yeux sur mes mains. J'ai passé huit semaines à souhaiter qu'ils se reparlent. Maintenant qu'ils le font, je voudrais pouvoir leur demander davantage. Une conversation qui ne réclame aucun parchemin. Un repas sans que je cherche, avant de m'asseoir, le sujet qui ne fâchera personne.
Diantre, Louka. Nous n'allons pas régler cela au milieu d'une réception.
Je relève la tête.
Il reste des invités à accueillir, et je peux au moins m'assurer qu'ils ne passent pas tous leur soirée à chercher quelqu'un à qui adresser la parole.
Un peu plus loin, une jeune fille porte une robe rose très pâle et une fleur noire dans les cheveux. Trois hommes l'accompagnent. Elle a regardé l'escalier avec les autres lorsque Leta est apparue ; je me demande si elles se connaissent.
Il y a davantage de jeunes gens que je ne l'avais imaginé ce soir. Azur s'est occupé de faire parvenir les cartons. Moi, j'ai vérifié les chambres, les salons, le service et la quantité de choses auxquelles on pense toujours trop tard. J'aurais peut-être dû m'intéresser davantage aux personnes qui allaient les remplir.
Je m'approche du petit groupe.
"Bonsoir. Louka Blackbirds. Soyez les bienvenus."
Je les salue, puis mon regard revient vers la jeune fille @Émeline Joyner. La rose sombre ressort joliment dans ses cheveux. Je ne sais pas si elle l'a choisie pour répondre au carton, mais j'aime cette idée.
"Votre fleur est très jolie."
J'accompagne le compliment d'un sourire. Je n'ai aucune envie qu'elle se sente examinée à son tour ; il y a eu suffisamment de regards de ce genre lorsque ma fille a descendu les marches.
Leta doit avoir à peu près son âge. Cela me fait toujours quelque chose, désormais, de penser qu'elles sont assez grandes pour venir à ces soirées et encore assez jeunes pour devoir y suivre leurs familles.
Je désigne doucement ma fille, sans interrompre ce qu'elle fait.
"Vous connaissez Leta ? Il ne manque plus qu'une couronne et la voilà reine de Blackbirds n'est-ce pas ?" Je ponctue ma phrase par un léger rire en réalisant mes propos. Dans quoi ma fille s'est-elle donc empêtrée...

Lou avait fini par baisser les yeux vers son verre.
Il n'y avait toujours pas touché. Ce qui était légèrement stupide, finalement, puisqu'il l'avait accepté et qu'il commençait surtout à lui encombrer la main. Il en but une gorgée. Voilà. Il pouvait donc faire deux choses à la fois, observer et boire, sans que le monde s'effondre.
La jeune Blackbirds avait descendu l'escalier et les conversations avaient repris. Enfin, elles avaient repris autrement. Lou ne pouvait pas toutes les entendre, évidemment, et il n'allait pas prétendre le contraire. Mais certains invités avaient attendu qu'elle leur tourne le dos pour se rapprocher les uns des autres. Cela ne lui donnait aucune information précise. Seulement l'envie d'en avoir.
Il avait reconnu Leta. Son père aussi, qui lui avait adressé un signe de tête auquel Lou avait répondu avant de le regarder poursuivre son accueil. Pour le reste, les visages étaient plus ou moins familiers. Il en connaissait certains par leur nom, d'autres par les fonctions qu'ils occupaient et quelques-uns seulement parce qu'il les avait déjà croisés.
Il aurait pu commencer par eux.
Il n'en avait pas particulièrement envie.
Son regard revint vers les deux jeunes femmes. La blonde portait un corbeau sur l'épaule. Il l'avait remarqué, bien sûr, mais avait d'abord consacré davantage d'attention aux personnes qui le remarquaient aussi. Maintenant qu'il prenait le temps de regarder l'oiseau lui-même, il devait reconnaître que l'idée lui plaisait beaucoup.
Il aurait aimé y penser.
Enfin, non. Il aurait surtout aimé posséder un corbeau suffisamment patient pour supporter une réception. Lui-même n'était pas certain d'en être capable jusqu'au bout.
Un peu plus loin, un jeune homme aux cheveux roses @Léonidas Vance s'appuyait contre le dossier d'un fauteuil, un verre à la main. Lou l'avait vu entrer avec un homme muni d'une canne. Ils s'étaient ensuite éloignés l'un de l'autre ; il ignorait s'ils avaient prévu de passer toute la soirée ensemble ou seulement d'arriver ainsi.
Il ne connaissait pas son nom.
Les cheveux roses, en revanche, lui avaient évité de le perdre dans la foule. Un avantage auquel Lou n'avait jamais pensé en choisissant ses propres vêtements. Tout en noir, il était discret. Tout en noir au milieu d'une réception où presque tout le monde portait du noir, il devenait franchement quelconque.
C'était assez reposant.
Il quitta enfin son emplacement près du passage et s'approcha du fauteuil. Il n'avait pas préparé de question. Enfin, il en avait plusieurs, mais aucune qu'il aurait eu envie de recevoir lui-même de la part d'un inconnu.
Autant commencer normalement.
"Bonsoir. Lou Priam."
Il s'arrêta près du fauteuil, légèrement de côté.
De près, les cheveux étaient toujours aussi roses. Lou résista à l'envie de commencer par une remarque à leur sujet. Le jeune homme devait avoir eu droit à plusieurs depuis son arrivée, et il y avait peu de chances que la sienne améliore considérablement l'ensemble.
"Vous connaissiez Rémotto Blackbirds ?"
La question lui était venue simplement. Il s'aperçut, en la posant, qu'il était réellement curieux de la réponse. Il avait lu des déclarations, des hommages, des comptes rendus de séance. Il connaissait assez bien ce que le patriarche avait fait.
Il savait beaucoup moins à quoi ressemblait une conversation avec lui.
Au loin des elfes s'affairent autour des prochaines boissons et apéritifs.
Résumé des actions :
- Leta file rejoindre Ruby pour la saluer ;
- Pluton va embêter Alyona et lui propose un cache-cache ;
- Azur se présente aux Willows et leur demande conseil ;
- Louka entame une conversation avec Émeline ;
- Lou se rapproche de Léonidas pour ne pas s'ennuyer.