Inktober PNJ 31 mondes à l’encre

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Dernière modification par Alice Grant le 1 oct. 2026, 18:35, modifié 1 fois.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
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Des pommes rouges dans un cœur d'enfant
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DIMANCHE 18 OCTOBRE 2043
Alice (5ans)
Maman (xans)
Papa (xans)

Papa et Maman sont revenus du marché avec beaucoup de pommes. Les pommes, c'est comme les cerises, je sais. C'est un fruit. Il est rond, rouge ou vert. Il a une petite tige verte qui pousse de son centre. Entre les pommes et les cerises, il y a quelques différences : on peut manger les premières quand elles sont vertes mais jamais les secondes ; les cerises ont un noyau tandis que les pommes ont en plein. J'adore les cerises : quand elles sont par deux, on peut en faire des boucles d'oreilles. Elles sont rouges comme le sang et leur jus tache nos doigts. Même si, écrasées, on pourrait dire que c'est du sang coagulé, elles ne sont pas empoisonnée. Pas comme les pommes.

Rassurez-moi : si une vieille femme vous propose une pomme, rouge de surcroit, vous ne l'acceptez pas, hein ? C'est très, très dangereux dans l'autre cas. Cette phrase, elle vous fait penser à quelque chose, je sais, quelque chose que vous avez oublié car vous n'y prêtez guère d'attention. Moi si, et je ne ferai pas l'erreur, je le sais. Je suis une grande fille, j'ai bien compris la leçon. Ne jamais manger une pomme rouge, elle peut vous faire dormir pendant très longtemps et aucun prince charmant viendra vous délivrer ni les sept nains, ça n'existe pas.

Pauvre Blanche-Neige... Ah, ce nom vous dit quelque chose, je sais ! C'est l'héroïne d'un des contes pour les enfants : elle était si belle qu'on la détestait, tellement qu'on voulait la tuer. On lui a donner une pomme rouge pour réaliser le funeste destin. C'est sûr, les pommes rouges, elles sont empoisonnées. Elles sont pas comme les cerises, les cerises c'est trop bon. Je ne mangerai jamais de pommes rouges, je veux pas mourir. Papa et Maman sont revenus du marché avec beaucoup de pommes. Sûrement, il y en aura des rouges. C'est fou comment les adultes ont oublié ce conte, ils ne savent pas que le danger les guette à chaque bouchées. Je ne me ferai pas avoir et je sauverai mes parents.

" - À table, Alice ! cria Maman, On mange !"

Je sursaute et détache mes yeux du livre à images que je devais regarder. J'ai aucune idée de l'histoire qui se raconte dedans, j'ai rêvassé. D'un geste du poignet, je m'essuis la bave qui a séché sur mon menton et je file me laver les mains. Il faut pas faire attendre pas Papa et Maman, chaque secondes passées loin d'eux est un tic tac contre le temps. Ils pourraient croquer dans une pomme rouge le temps que j'arrive.

Le dîner se passe à merveille, tout simplement. Je suis une grande, maintenant, je sais utiliser toute seule ma fourchette. Il faut encore que Papa ou Maman me coupe ma viande, sinon je suis autonome. Ce sont des pâtes, comme tous les soirs où ils n'ont pas le temps de faire à manger, où Papa reste très tard dans son bureau à écrire, où Maman ne peut s'empêcher de dormir sur le canapé. Moi, j'aime bien ces après-midi-là et ces soirs-là : je peux lire les images à longueur de journée et, parfois, j'ai droit à un dessin animé. Le dessert, c'est une salade de fruit. Je crois que je préfère manger les fruits comme ça que tout court, sauf les cerises... Et les pommes.

Ma cuillère glisse dans la coupelle et je vais à la pêche de quelques morceaux de fruits. Il y a un disque jaune pâle qui est de la banane, un triangle orange c'est de l'orange, un autre vert du kiwi... Plein de fruits. J'ouvre ma bouche et glisse les fruits dedans. Je les enroule de ma langue et les retourne dans tous les sens pour en extraire le goût. Puis, je passe aux dents. Les morceaux y sont écrabouillés et de nouveau plein de saveurs emplissent mon palais. C'est bon... Non, attends une minute, qu'est-ce que c'est que ça ? Un fruit dur, en triangle, il faut forcer pour le croquer, il y a pas beaucoup de jus qui sort. Minute, c'est une pomme. Je me suis empoisonnée. Tremblante, j'attrape le quartier de pomme avec mes mains et le laisse tomber sur la table.

" - Mais, enfin, Alice, on ne fait pas ça. C'est une pomme, c'est un fruit. Des que c'est dans la bouche, on le croque."

Papa me gronde mais il a oublié Blanche-Neige. Je comprends pas pourquoi ils peuvent être aussi mal informé des dangers de la planète. Je gémis.

" - Mais Papa... C'est une pomme comme dans Blanche-Neige. Elle est empoisonnée.
- Blanche-Neige ? Quoi, Blanche-Neige ? C'est quoi cette histoire avec elle"

Il ne croyait pas si bien dire. Il est temps qu'on rafraichisse la mémoire de tous les adultes. Comme ça, il y en aura moins qui mourront et les cimetière seront moins remplis. Maman rigole, je sais pas pourquoi.

" - Bah... Tu sais, Blanche-Neige, la princesse trop belle. Elle failli être morte à cause d'une pomme rouge. Toutes les pommes rouges sont empoisonnées. On apprend ça dans les contes : les adultes l'ont oublié, c'est pour ça que les enfants doivent les lire."

Maman rigole toujours. Elle me prend la main et me sourit. Je vois pas ce qu'il y a de drôle. Papa est légèrement désemparé par mon explication, il doit avoir compris.

" - Mais non, ma chérie, les pommes ne sont pas empoisonnées, m'explique Maman, sinon on les achèterai pas.
- Mais non ! On a écrit les contes pour que les enfants protègent leurs parents parce que leurs parents ont trop de choses à faire et à penser et ils oublient donc les contes.
- Alice, ton papa est écrivain : il écrit des livres. Je peux t'assurer qu'il n'a pas oublier ses contes, il a même une édition rare dans sa bibliothèque. C'est même sa toute premier source d'inspiration.
- C'est vrai ?"

Je tourne la tête vers Papa. Lui aussi, il a le sourire aux lèvres mais il incline la tête pour affirmer ce que à dit Maman. Maman ne me mentirait pas, elle ment jamais. Mais donc, les pommes rouges, elles sont empoisonnées ou non ?

" - Et les pommes ? Elles sont pas an-poi-zo-née ? en-boizonée ?
- Empoisonnées ?
- Oui ! Et pourquoi Blanche-Neige s'étouffe avec ? Elle sait pas manger ?
- Elles sont pas empoisonnées. Pour Blanche-Neig, il y a juste une méchante reine qui veut la tuer. Je crois pas que quelqu'un te veux du mal, ma chérie.
- Non, c'est vrai.
- Tu peux donc manger des pommes."

Aujourd'hui, Papa et Maman sont revenus du marché avec beaucoup de pommes. Elles sont vertes, jaunes, rouges ou un mélange des trois couleurs. Elles sont pleins de pépins et les rouges ressemblent aux cerises en plus grand. Les pommes est un fruit très spécial, si quelqu'un veut vous tuer : il ne faut surtout pas manger de pomme rouge. Celle-ci entendrait les pensées de celui qui vous veut du mal et deviendras empoisonnées. Aujourd’hui, j'ai sauvé Papa et Maman, et ils m'ont aussi sauvée. Les pommes ne seront plus jamais craintes.

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1196 mots

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
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La relique naissante
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MERCREDI 19 AVRIL 2048
Alice (10ans)
Papa (xans)

Il y a une pièce dans la maison qui n'est jamais fermée à clé. C'est notre refuge, la bibliothèque de la maison. Papa passe la majeur partie de son temps dedans : il travaille sur son prochain roman. Maman aime chercher les mots de toutes les langues dans ses multiples dictionnaires. Et moi, j'aime passer du temps à regarder les centaines de livres qui s'offrent à mes yeux. On est une famille de Mots : Papa est écrivain, Maman parle plusieurs langues et moi, Alice, j'adore lire et écrire.

Il n'y a pas que des livres. Il y a les brouillons de Papa. Des montagnes de feuilles qui débordent de son bureau, toutes raturées. Parfois il n'y a qu'un seul mot de barré dix fois, juste pour en trouver un plus beau. Et parfois, après avoir cherché pendant une heure, il barre tout et il remet le tout premier, celui du début. Comme si le plus beau mot, c'était déjà celui qu'il avait. Moi, je le comprends : faire preuve de simplicité est une marque d'élégance. Il y a son ordinateur aussi, au milieu de tout ça. Il claque très fort quand il s'énerve sur une phrase, et l'écran reste allumé tard le soir. Il éclaire toute la bibliothèque en bleu. Ses doigts cliquent sur les touches à la vitesse de la lumière. Il ne les regarde pas, il sait instinctivement où elles se placent. Petite, je m'endormais au son des touches ; c'était une chanson, le chant des Mots.

Et puis, dans le coin, près de la fenêtre, il y a les cartes de Maman. Elle les dessine d'abord à la main, avec des crayons de couleur. Elle dit que les couleurs tiennent mieux sur le papier que sur un écran. Après, elle les refait à l'ordinateur, mais les premières, celles en papier, elle les garde. Elles sont toutes douces à force d'être touchées. On a pas besoin de comprendre leur sens pour admirer leur beauté. Les couleurs sont uniformes et flamboyantes. Cela pourrait être une oeuvre d'art. Elle en a affiché certaines entre les livres. Celle-là ne parlent pas de démographie ni de géographie. Le monde de la lecture est difficile à colorer mais sous ses couleurs, il trouve sa forme particulière. Le monde excentrique créé par Lewis Carton pour Alice et le Lapin Blanc est là. Narnia et ses multiples contrées lui fait fasse. Ils ont leur place dans la pièce des Mots.

Les livres, les brouillons, les cartes sont conservés avec soin. Chaque famille possèdent des reliques, ce sont les nôtres. Cependant, il y en existe une qui éclipse toute les autres. Mon regard y est ai mangé des que je rentre dans la pièce. Elle a sa place sur la table basse en bois d'acajou. Au milieu de toutes les tranches dorées, ces touches nacres se demarquent. Elle est d'un noir brillant, uniforme et ces lettres sont effacées laissant un espace blanc. Pourtant, je n'ai jamais vu personne s'en servir. Papa ne veut pas. Il dit qu'elle est faite pour observer. Je ne comprends pas. J'aimerai tellement appuyer sur les touches, entendre le bruit caractéristique de la barre d'espace, glisser la feuille de papier dans l'intertice prevue à cette effet. Mais Papa ne veut pas et je la touche seulement avec les yeux. Notre machine à écrire.

À dix ans, on connaît les règles. Nos droits et les interdis. Généralement, on est assez intelligent pour ne pas les enfreindre. Mais j'en ai assez d'attendre. Pendant dix ans de la vie, je l'ai observé, touché des yeux. J'ai respecté la consigne. Aujourd'hui, je désobéis. Il peut me gronde. Il peut m'interdire l'accès de la bibliothèque. Il peut me garder à la maison seule. Mais j'en ai assez d'attendre. L'impatience ronge les nerfs. Mes doigts me brûlent. Je viens de toucher la machine à écrire. Mon doigt vient d'enfoncer une touche. Et un clic retentit, comme un avertissement.

" - Alice ?"

Et une voix s'élève, comme une réponse. Je connais cette voix, grave et douce sur les bords. Je connais cette présence, rassurante mais imposante. Papa. Je me retourne, prise en flagrant délit. Comment j'aurai pu penser que je serai discrète. Il lit dans mes pensées, il me connaît.

" - Je...
- Vu comme tu es curieuse, je sais pas comment tu as pu tenir 10 ans.
- Pardon ? Que...
- Vient t'asseoir, il est temps que tu apprennes."

Je ne comprends pas. Mais que peut-on comprendre après cette déclaration ? Attandait-il que j'enfreigne la règle, la seule qui est resté telle qu'elle ? Pourquoi ? Comme toute les autres, j'aurai cru qu'elle changerait un jour ou l'autre. À dix ans, j'en ai assez d'attendre mais c'était ce qu'avait fait Papa. On s'attendait mutuellement.

" - Papa... Je suis désolée de l'avoir touché. C'est juste que... Enfin, elle m'attire. Le secret qui l'entoure ne me repousse pas.
- Tu crois qu'un secret est caché dans ses entrailles ?
- Bah...
- Il n'y a aucun. Petite, je ne voulais pas que tu la touches, de peur que tu la casses. Grande, tu ne voulais toujours pas la toucher, respectant l'interdit que je t'ai donné voilà six ans plus tôt. J'ai attendu que ta curiosité te pousse à la toucher.
- Juste ça."

Je ne comprends pas. La machine à écrire a peuplé mes pensées, mes rêves, mes écrits. Elle possédait un mystère symbolique. Quelque chose qui la rendait unique. Elle doit posséder un truc en plus que les autre. Comme Olivetti, l'héroïne d'un roman que j'ai lu une ou deux années plutôt.

" - Quelle est son histoire ?
- Son histoire ? répéta Papa.
- Oui.
- Elle en a pas.
- Aucune ? fis-je, dubitative.
- Aucune. Je l'ai acheté dans une brocante, un an après ta naissance."

Je ne comprends pas. Comment on fait ? La machine à écrire est une machine à écrire. Rien de plus. Pas d'héritage datant de l'époque des trains à vapeurs. Pas un cadeau d'un lointain parent. Elle n'a pas d'histoire mais sert un écrivain. Elle n'a pas d'histoire mais vit au milieu de livres. Elle n'a pas d'histoire mais la famille qui l'utilise aime les Mots.

" - Je pourrais l'utiliser ?"

Papa se leva et la prit entre ses deux grandes mains, avant de la déposer devant moi. D'un chiffon tiré d'un tiroir, il essuie avec précision chaque touche. J'effleure les touches ivoires. Mon index commence à pousser le A, premier lettre de mon prénom. Ses mains emprisonnent les miennes. Il faut attendre. D'une oreille attentive, j'écoute ses explications. J'écoute les consignes, nouvelles pour la première fois. Puis mes doigts volérent au-dessus.

Les touches s'enfoncent, les lettres s'inscrivent sur le papier. Les cliquetis retentissent dans la pièce. Silencieusement, je me promet. Je lui promet une histoire. À l'instar des livres, des cartes, des brouillons, elle deviendras une relique. Notre machine à écrire.

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1148 mots
Dernière modification par Alice Grant le 5 oct. 2026, 06:42, modifié 2 fois.

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Inktober PNJ 31 mondes à l’encre
Les cactus n'ont jamais été les protagonistes principale d'un roman, même pas de nouvelles. Après tout, est-ce qu'ils seront bien dans ce rôle ? Ils n'ont rien d'attrayant. Ils sont verts, piquants. Vivent seulement dans les endroits secs et chauds. Ont des bras en forme d'angle droit. En vrai, je comprends. L'imagination ne peut pas s'accrocher à beaucoup de choses. Cependant, je me questionne. Ne ferait-il pas une plante nécessaire à la survie des personnages ?

Ils n'ont rien d'attrayant, ça on le sait. Mais, ils ont des capacités étonnantes. Ils n'ont guère besoin d'eau pour survivre. Mais on trouve de l'eau en eux pour se désaltérer. Pour former une histoire, il suffit de prendre un détail de la vie commune et de le retourner comme une vulgaire chaussette. Et si, dans le passé, on utilisait leurs peaux pour coudre des combinaisons à l'épreuve de la chaleur étouffante ? Et si, chaque être humain possédait un cactus portatif pour ne pas souffrir du manque d'eaux ? Et si, leurs piquants étaient un remède à une maladie incurable ? On tient quelque chose, il suffit de dérouler la bobine.

Et voilà comment un cactus, plante quelconque, plante délaissée des Hommes, plante délaissée des histoires devient le centre d'une survie. Non, elle n'est pas le personnage principal mais sans elle, il n'existerait tout simplement pas. La Nature à toujours aidé ses rejetons, même si il l'a détruit. Elle se bat contre elle-même. Mais on peut toujours lui rendre hommage avec les Mots. Voilà comment on finit par être séduit par sa propre imagination. C'est bien la seule qualité des Hommes, imaginer. Imaginer un fin heureuse alors que chaque heures de la journée il font dériver la providence.

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En tirant la langue, je m'applique pour écrire les devoirs que Maîtresse a inscrit à la craie blanche sur le tableau noir. J'aime former les lettres, j'aime voir les mots se dessinaient sous mon stylo. Alors, je m'applique. Papa dit que plus c'est bien écrit, avec des arabesques et des formes rondes, plus on a envie de faire ce qu'on doit faire. Il déplore l'écriture des docteurs : pour lui, voir une liste remplie de mots illisibles et incompréhensibles ne donne pas envie d'aller chercher les médicaments pour se soigner. Papa n'aime pas la médecine, je sais pas pourquoi. Je glisse mon agenda dans mon cartable, l'école est terminée. Direction la maison pour faire les devoirs. Ceux que nous a donné Maîtresse semblent compliqué mais quand il est questions de poèmes de 3 lignes, je sais que Papa pourra m'aider. Les poèmes et l'écriture sont son domaine.

Dans la foule de parents qui me fait face, je cherche Papa. J'ai abandonné Louise et Émily quelques minutes plutôt : elles avaient déjà retrouvé leur maman. Elles ont de la chance, la mienne n'est pas là. Encore sur le terrain. Et puis, Papa est toujours en retard. Il oublie souvent l'heure de la fin de l'école : elle est situé au milieu de sa session d'écriture. Il est pleine relecture de son prochain roman, ses éditeurs lui ont dit qu'ils allaient bientôt lancé l'impression. Je m'assois sur un banc et attrapa la clémentine que je n'ai pas mangé à midi. Il est pas là. La marée de parents commence à se dissiper, ils ont retrouvé leurs enfants. Mais moi, j'ai pas retrouvé Papa. Je les regarde monter dans les voitures puis l'embouteillage qu'ils forment en essayant de sortir du parking. C'est long... Et Papa n'ets toujours pas là. C'est toujours comme ça. Je peux rentrer seule à la maison, je serai y retourner, Maman y a veillé. Mais marcher seule me fait un peu peur, j'ai entendu aux informations que des enfants avaient disparu sur le chemin de l'école, ça fait peur. Rester près de l'école me rassure.

Le dernier quartier de clémentine éclate sous mes dents, me laissant échapper une grimace. C'est acide. Et Papa n'est toujours pas là. Je repense à ma journée, aux devoirs que Maîtresse nous a fait écrire. Elle aime beaucoup le Japon et nous a fait découvrir cette culture tout au long de l'année. Ce mois-ci, on est sur les haïkus. Des minis poèmes, des bébés poèmes. Des poèmes miniatures, quoi. Elle veut qu'on en écrive un pour Lundi. Elle dit qu'il suffit d'observer la Nature. Mais elle a aussi dit qu'il y avait des règles très compliquées, certaines s'appliquent aux nombres de syllabes. Ça à l'air quand même difficile. Je ne peux pas le faire toute seule, Papa pourra m'aider. Mais il est pas là.

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