Chante la pomme

Samedi 23 septembre 2051, vers 8h,

Darren, ce matin-là, s'est réveillé aux aurores, avec ce sentiment doux que prennent les matins lorsque le corps est bien. Les yeux tout juste ouverts, l'adulte avait sourit, déjà content. Ce matin-là était un samedi et Darren aime les samedi, où les enfants semblent se libérer d'un petit carcan.

Il s'est pourtant éloigné des enfants, ce matin-là, profitant de ne pas avoir à vérifier que personne n'oublie de se réveiller pour s'échapper dans le Parc. Le temps est frais mais pas assez pour que l'air soit piquant, et le gallois profite de l'atmosphère matinale de ce début d'automne, remplissant ses poumons de l'odeur qui embaume le sous-bois dans lequel il s'est enfoncé, non loin du Cromlech. Aujourd'hui, c'est Mabon.

En marchant, Darren pense au hibou qu'il doit prendre le temps d'écrire à ses parents, et aux personnes qu'il a envie de remercier, en cette journée. Aux choses qui l'ont emmené là où il est. Il songe qu'il devrait prendre le temps de décorer ses appartements, et peut-être le Terrier. Aurait-il dû organiser quelque chose pour Mabon ? Il sait que les préfets en chef ont prévu quelque chose dans l'après-midi, mais il n'a pas songé à organiser quelque chose juste pour les Poufsouffle. Il y songe désormais, un peu tardivement, pour ne rien changer. Son esprit dérive un peu partout tandis que ses yeux se mettent à guetter les feuilles mortes. Il n'y en a pas tant encore, en ce tout début d'automne, alors bientôt l'adulte se met à ramasser quelques branchages, cailloux et fruits d'automne tandis qu'une petite comptine franchit ses lèvres, mi chantée mi fredonnée, avant de finir par ne plus être qu'une petite mélodie sans parole, ponctuant les recherches du sorcier.

« Pomme de Mabon roule, roule rooond,
Elle dit merci, elle dit pardoooon...
»
Pomme de Mabon
Libre pour une personne !
Dernière modification par Darren Voyles le 7 oct. 2026, 16:37, modifié 1 fois.

#9b5635
"Tu" en hRP ou "vous" pour s'amuser en semi-RP, comme bon vous semble

Chante la pomme
Daisy avait un avis bien à elle sur les samedis : "tout samedi passé à se prélasser était une journée perdue". Elle se réveilla donc tout naturellement à sept heures, enfila un pull et sortit des dortoirs un gros livre dans les bras. On était le jour de Mabon et elle connaissait bien les traditions. Il était coutume, lors de l'équinoxe d'automne, de passer du temps avec ses proches autour de banquets ou de balades en forêt. On rangeait sa maison, on la purifiait, on la décorait. Ceux qui y croyaient y pratiquaient même la divination. D'ordinaire c'était plutôt une fête que Daisy aimait. Ses parents en profitaient pour repenser la maison puis ils faisaient une sortie en forêt tous les trois. Mais ce matin, c'était différent. Elle ne le passerait pas avec eux. Et ils lui manquaient.

L'école risquait fort de vouloir le fêter par contre et ça, Daisy savait bien ce que ça signifiait : moins de temps pour étudier. Elle s'était fait des amis lors de ce premier mois à Poudlard mais elle ne s'en sentait pas suffisamment proche pour partager avec eux une fête qu'elle considérait comme familiale.

Elle sauta donc le petit-déjeuner et prit la direction du parc, bien décidée à passer une journée aussi efficace que possible. Elle s'installa contre un arbre, ouvrit son énorme livre intitulé "De la théorie à la pratique, comment réussir vos sortilèges ?" et en commença la lecture. Si sa mère était là, elle lui dirait sûrement qu'elle paniquait trop vite, qu'il fallait laisser le temps à la magie de nous apprivoiser. Son père en revanche serait rassuré de la voir prendre les devants du problème. Cette pensée l'attrista. Cela faisait maintenant vingt-trois jours qu'elle n'avait pas vu ses parents et pour une enfant qui n'avait pratiquement connu qu'eux, ça commençait à être long. Elle posa son livre et sortit un parchemin et une plume de son sac.

Chère maman, cher papa,
Je vous écris parce que c'est Mabon. Je pense que les autres vont faire un truc, peut-être de la divination ou alors on ira visiter la forêt interd


Un fredonnement la coupa dans sa rédaction. Elle passa une tête de l'autre côté du tronc pour regarder qui était là et reconnut le directeur des Poufsouffle. Décidément, c'était comme si le monde tout entier ne voulait pas qu'elle étudie. La dernière fois déjà, elle était tombée sur la cuisinière qui lui avait affirmé ne pas aimer la lecture et maintenant ça... Elle essaya de se renconcentrer.

ite ? J'aimerais bien en tout cas. Je vous ai déjà écrit pour vous raconter hier donc aujourd'hui je me suis réveillée à 7h et

Sa main se crispa autour de sa plume alors que le fredonnement continuait. Cet adulte avait-il besoin de manifester autant d'enthousiasme un samedi matin ? Elle repassa une tête pour l'observer et soupira en l'apercevant ramasser des branches et des feuilles sur le sol. Elle avait faim, elle voulait écrire à ses parents et cet homme ne pouvait pas s'empêcher de chanter parce qu'il ramassait des cailloux ? C'était ridicule. Elle afficha néanmoins un sourire poli sur son visage et lui fit un signe de la main. On lui avait toujours appris à respecter les adultes.

- Excusez-moi, bonjour ! Vous pourriez arrêter de chanter s'il vous plaît ? J'essaye d'écrire.

547 mots
@Darren Voyles si ça te va ^^

Vraiment très peu pour être heureux - PR - PNJ

Chante la pomme
Si Darren s'est laissé aller à chantonner ces comptines d'enfance, c'est bien parce qu'il se croyait seul à profiter de cette portion du Parc, en cette heure matinale. Aussi, lorsque la voix retentit près de lui, un micro-sursaut le traverse, de ceux qui font accélérer le rythme cardiaque et oublier ce qu'on était en train de penser quelques secondes auparavant, bref instant de panique avant que l'esprit ne prenne le temps d'analyser les choses.

En l’occurrence, la voix vient du sol, ou du moins de plutôt bas, même pour une voix d'enfant, et de derrière un tronc d'arbre. Un tronc d'arbre derrière lequel dépasse la frimousse d'une enfant qui, de toute évidence, lui fait signe. Une enfant qui, surtout, lui demande de se taire.
Surpris, l'adulte ouvre la bouche, pour la refermer sans avoir produit de son la seconde suivante. Il a beau être un adulte mature et responsable, l'intervention malmène quelque chose en lui qui se rebiffe : le voilà vexé. Mais puisqu'il est un adulte mature et responsable, il se force à prendre en considération que ce n'est pas parce qu'elle le prend par surprise que l'intervention de l'élève, haute comme trois boursouflets, doit l'atteindre de cette manière. Après tout, la fillette a le droit de vouloir écrire, et il était effectivement en train de chanter à ses oreilles des comptines de Mabon. Soudain le ridicule de la situation le frappe et l'adulte se met à rire doucement.

« Bien sûr » assure-t-il à la petite qu'il ne reconnaît pas. « Je ne vous avais pas vue. »

Maintenant qu'il l'a vue cependant, sa présence l'intrigue, et il l'observe quelques instants, essayant de deviner en la regardant si elle aime simplement la forêt ou si elle s'est réfugiée là suite à un mal être. Il s'en serait voulu de passer comme si de rien était devant une élève ayant besoin d'aide. « A vrai dire je ne pensais croiser personne, vous êtes matinale ! »
Panique

#9b5635
"Tu" en hRP ou "vous" pour s'amuser en semi-RP, comme bon vous semble