Inktober Esquisses

9 octobre 2051


Sachez que les moutons sont des bêtes diaboliques. Surtout les béliers. Personne ne veut me croire, même si je m'évertue à le dire, mais c’est vrai !

Sage et moi, on en a eu la preuve, un jour. Je m’explique.

Un jour, mes parents ont eu la fabuleuse idée de vouloir aller passer un petit week end à la montagne. Jusque là, ok.

C’était pendant l’été, pour que Lu' et moi on soit en vacances et pas à Poudlard, et donc qu’on puisse venir avec eux. Et Damien et Elena aussi, puisque ça a été la période où je crois on a été tous les trois en même temps à Poudlard. Et, oui, évidemment qu’on emmenait Sage avec nous, mes parents avaient compris depuis bien longtemps qu’ils ne pouvaient pas nous séparer, et ils avaient bien vite arrêté d'essayer. Du coup, on l'emmenait vraiment partout avec nous. Au final, elle a fini par entièrement faire partie de la famille, à force.

Mais bref. Du coup, mes parents avaient loué un petit chalet à la montage à des moldus, dans lequel on allait passer... trois nuits, il me semble ? Deux ou trois, je crois.
Pour mes parents, c’était une occasion d’aller prendre un peu l’air frais de la montagne, de changer un peu d'horizon, tout ça tout ça. Donc moi forcément, j’étais trop content, et le lendemain à neuf heures, je débordais déjà tellement d'enthousiasme que je réclamais à tout le monde de sortir.

Mais Damian dormait encore, mes parents étaient encore à moitié endormis, et Elena avait la flemme. Cependant j’ai réussi à motiver Sage, et tous les deux, on a réussi à obtenir des parents le droit d’aller vagabonder un peu aux alentours.

Évidemment, c'est ce qu'on a fait. On est sortis du mini hameau de chalets, et on est allés se promener dans les prairies aux alentours.
Très vite, on est tombé sur un troupeau de mouton. Mais y avait pas de barrières, vous voyez ? Et pas de chien nan plus. Je sais qu’il faut se méfier des patous et tout ça, mais là je sais pas pourquoi, y en avait vraiment pas.

Bien sûr que j’ai voulu m’approcher. Bien sûr que j’ai entraîné Lu' avec moi. Mauvaise idée.
Si la plupart des animaux nous fuyaient en bêlant, il y avait un bélier, lui, qui a dû nous trouver trop soûlants, ou que sais je, et qui s’est dit que ce serait une bonne idée de nous traumatiser.

Du coup, quand nous on s’est approchés, lui il nous foncé dessus. Je rigole pas, la tête baissée, les cornes en avant, la totale. Pas étonnant que le troupeau n’avait pas de chien, cette bête là suffisait largement.

Bref, du coup on a fui, bien sûr, parce qu’il devait bien faire les trois quarts de notre poids, au moins celui de Sage, et qu’on tenait pas franchement à ce qu’il nous casse une côte.

On a couru sans s’arrêter pendant une bonne minute sans regarder en arrière pour voir si le bélier nous coursait toujours. Seulement après, on s’est arrêtés, essoufflés, et, ouais, traumatisés. Heureusement, le bélier nous a pas suivi jusque là.

Après, pour le coup, on a décidé que c’était plus sûr de rentrer. On s’est dit d’un accord commun qu’à partir d'aujourd'hui, on allait éviter les troupeaux de moutons, et en particulier les béliers.
Donc ouais, je plaisante pas, c’est vraiment des animaux diaboliques. Je suis sûr que celui qui nous a poursuivi ce jour là, c'était par pur sadisme. Il avait passé une mauvaise nuit et il a décidé de se venger sur deux pauvres enfants innocents, voilà. D’une cruauté, ces bestioles... je n’accorde plus ma confiance en aucun mouton, depuis. Sauf les agneaux, parce que c’est trop mignons et qu’il faut les éduquer pour leur apprendre à devenir des gentils béliers polis, qui ne chargent que les loups et pas les enfants curieux. Mais bon, comme je suis pas berger, je me suis pas encore lancé dans l'éducation d'agneaux. Cela dit, ça aurait pu être marrant, comme job étudiant.

Neuvième jour Inktober : bélier
@Sage Matthews
690 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
10 octobre 2051


J’ai déjà mentionné que j’étais nul en divination ? Genre vraiment nul. Ça m’a jamais attiré, et heureusement, parce que j’aurais été sacrément déçu, vu mon niveau.
Je vais donner un exemple très simple. Sage et moi, une quinzaine d’années, je pense, dans le parc de Poudlard. On était allongés par terre, elle et moi, et on profitait du soleil qui nous réchauffait les joues. On parlait de tout et de rien. Surtout de rien, je crois. Enfin, on passait le temps, quoi. Et puis, je ne sais plus comment on parlait de ça, mais le sujet à dériver sur la divination. Probablement qu’on parlait des différentes matières qu’on aimait bien, ou un truc dans le genre.
Et bref, on en arrive à parler de la divination. Et moi, sans contexte, je lui ai lancé que j’étais meilleur qu’elle dans cette discipline. Elle a dû me répondre quelque chose dans le style que c’était pas vrai et que je le savais très bien (effectivement ce n’était pas vrai, et effectivement je le savais très bien. Je le sais toujours très bien aujourd’hui, d’ailleurs). Mais bon, moi, évidemment, j’étais attiré par le défi, et je devais lui prouver. Alors je me suis relevé, et je lui ai dit que c’était pas vrai, et que je pouvais lui prouver, mais que je savais pas comment vu que je connaissais pas cent milles moyens de lire dans l’avenir, et que chacun d’entre eux demandaient soit une tasse et du thé, soit une boule de cristal, soit des cartes de tarot, et je n’avais rien de tout ça sous la main.

Mais ça n’a pas eu l’air de la démonter, et elle a place sa main, les doigts ouverts et la paume vers le ciel, dans la mienne. Evidemment. Maintenant je pouvais plus me défiler, super.
S’en est donc ensuite suivi d’un concours de divination improvisé, chacun lisant dans la paume de l’autre. Evidemment, sur le coup, on n’avait pas pu vérifier qui aurait raison et qui aurait tort, mais c’était surtout pour plaisanter, elle savait très bien que j’y allais au hasard. Et pour le coup, j’y suis allé au hasard. Je lui avais débité des trucs plus ou moins plausibles, mais je me souviens qu’à la fin, je lui avais dit quelque chose du genre : « et je vois ton amitié avec un certain Soren Mayfield durer pour toujours », parce qu’à l’époque j’y croyais dur comme fer. Ça l’avait fait rire, elle aussi elle y croyait dur comme fer.
Elle aussi, elle m’a sorti des trucs, qui je crois, étais plus ou moins dit au hasard. Enfin, je m’imaginais qu’elle le disait au hasard.

Mais bref. Toujours est il que cet épisode est bel et bien la preuve que je suis nul en divination. Son amitié avec le certain Soren Mayfield n’a pas duré pour toujours et s’est brutalement éteinte le 30 septembre, quand ce dernier a grandement déconné.

Dixième jour Inktober : divination
@Sage Matthews
489 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
11 octobre 2051


Autrefois, Sage et moi, c’était comme si on était connectés. Je plaisante pas. Quand on cherchait à savoir où elle était, on me demandait à moi. Quand on avait besoin de la trouver, on venait toujours me demander d’aller la chercher. C’était un peu comme si je pouvais la retrouver où quelle soit. Comme si, inconsciemment, je savais où elle était. Je sais pas trop pourquoi. Après, je dis pas que je la trouvais à tous les coups, ou quoi, hein. Evidemment, des fois je me trompais. Mais bon, la plupart du temps, je m’en sortais pas trop mal, et j’arrivais plutôt bien à la trouver, ou bien à deviner où elle était.

Un jour, par contre, j’ai pas réussi. On était parti se balader, on était tombés sur un champ de mais, et on avait demandé aux parents si on pouvait aller dedans. Les épis de mais étaient bien plus grands que nous, et on n’y voyait vraiment rien. À l’intérieur, on a décidé de se séparer, et de jouer à cache cache dans le champ.

Mais passons. On s’est donc séparés. J’ai avancé longuement dans mon champ, cherchant du mouvement à travers les plantations. Je ne pouvais vraiment pas voir par dessus, et encore moins à travers : il y en avait une telle quantité, c’était bien trop dense pour que je ne puisse la voir à moins de vraiment tomber sur elle.
Elle m’a trouvé la première, en tout cas. Elle est arrivée par derrière, et elle m’a sauté sur le dos en hurlant pour me faire peur. Ca a plutôt bien marché. C’était pas si rassurant, en fait, d’être dans un endroit où tu ne peux voir que le ciel au dessus de toi, et des épis tout autour de toi, sans que tu puisse savoir où tu te trouves, ni où est la sortie. La nuit, ça aurait été carrément flippant, à vrai dire.
Elle m’a nargué, évidemment, même si je crois qu’elle m’a surtout trouvé par hasard. Elle devait avancer au hasard dans le champ, comme moi, et elle a dû me voir et en profiter.

Moi, évidemment, j’ai décidé qu’il me fallait une chance de me venger, donc on s’est re-séparés pour une deuxième manche. Je la cherchais à travers le champ, avançant au ralenti pour ne pas faire de bruit et pouvoir la surprendre quand je la trouverais.
Sauf que je ne l’ai pas trouvé. Ni les cinq minutes suivantes, ni les cinq d’après. Je ne savais pas où elle était, et ça faisait quand même un moment qu’on s’était séparés. Et puis, les parents commençaient à s’impatienter, ils nous avaient appelé pour qu’on se dépêche. Donc il fallait que je la trouve. Mais à ce moment là, pas moyen. Du coup, à un moment, j’ai fini par l’appeler. Elle m’a répondu, elle n’était pas trop loin. Mais comme je galérais à la trouver, elle a fini par sortir sa baguette, et par lancer un Perriculum. Puis un autre, le temps que je traverse les épis pour aller à sa rencontre.
J’ai donc fini par la retrouver, évidemment, et on est rentrés complètement ébouriffé, mais ce jour là, je me suis rendu compte que je serais peut être pas toujours capable de la retrouver. Mais je me suis quand même fait la promesse, pour faire bonne mesure, que je n’attendrais jamais qu’elle lance un Perriculum pour aller à sa rencontre, voire à sa rescousse si besoin. Que je serais toujours là pour elle.
Quel beau menteur je fais.

Onzième jour Inktober : perriculum
@Sage Matthews
586 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
12 octobre 2051


À Poudlard, j’ai eu des coups de coeur pour tout un tas de matière. Pas la divination, pas l’histoire, pas la botanique. Mais le vol, bien sûr, en premier lieu. Je pense que c’est inscrit dans ma personne que j’adorais ça, à tel point que ça a fini par me définir. Mais c’était pas tout ce que j’aimais. J’étais aussi un grand fan de la DCFM et des Sorts. Et je me débrouillais plutôt bien, en fait. J’pense que c’est en grande partie parce que j’aimais ça, et tout. Mais bon. Je le dois aussi pas mal à Skye, qui de temps à autres m’enseignait des sorts que j’avais pas encore vu, et tout ça et tout ça. Du coup forcément, je prenais de temps en temps de l’avance sur le programme, et forcément ça me permettait de me concentrer plus sur mes difficultés.

Sage, en revanche, ne connaissait pas les mêmes facilités. Elle s’estimait nulle, et j’avais beau tenter de l’aider, de lui montrer, de lui apprendre, de lui répéter les techniques, rien n’y faisait, la plupart du temps. Des fois, j’avais des belles surprises. Mais la plupart du temps, les sortilèges restaient obscurs pour elle pendant un moment, jusqu’à, au moins voir plus, qu’on les ait vu en classe. Du coup, pour essayer de contrebalancer ça, moi, j’essayais de l’aider au maximum, dans toutes les matières ou je le pouvais, que ce soit avec le balai (mais ça n’a jamais mené très loin, étonnant que je sois devenu prof par la suite), ou bien avec les sortilèges.
Elle, ça lui ait aussi arrivé de m’aider avec les potions, de temps en temps, ou en histoire parce que vraiment en histoire ça volait pas, même pour un vendeur de balai.

Mais bref, j’ai toujours essayé de l’aider au maximum, que ce soit pour lancer des sortilèges, ou autre peu importe. Là où elle avait du mal, je l’aidais. Là où moi j’avais besoin d’aide, elle était là. C’était comme ça que marchait notre amitié, voilà tout.
À part le soir du 30 septembre. Je ne lui ai même pas demandé ce qui n’allait pas, elle ne l’a pas fait non plus. Et j’ai tout gâché. Je pourrais lui apprendre tous les sortilèges du monde que ça n’aurait rien changé. Elle me déteste, elle ne veut plus me parler. Je pourrais lui offrir tout mon talent de lanceur de sortilège si ça lui permettait, au moins, de me pardonner, à défaut de redevenir ma meilleure amie.

Mais ça ne lui suffirait pas, et je le comprends. J’ai déconné, je le sais. J’ai profité du fait qu’elle était bien, j’ai pris comme une excuse mon propre mal être à moi, alors que s’en était pas une et que ça le sera jamais. Et j’ai tout gâché. Je pourrais connaître tous les sortilèges du monde, pouvoir inventer tous les enchantements que je veux, il n’existe et n’existera jamais aucun sort pour rattraper ce que j’ai fait. Peu importe mon talent pour les lancer.

Douzième jour Inktober : sortilège
@Sage Matthews
586 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !

Inktober Esquisses
13 octobre 2051


Vous voyez, les mariages ? Les gens ont pour coutume d’offrir des cadeaux aux mariés, pour fêter l’évènement. Logique, en soit. En général, on leur offre soit des voyages à faire tous les deux, soit de la vaisselle, pour leur nouvelle vie de couple. Enfin, je crois ? J’ai pas été à un tas de mariage dans ma vie.
Enfin bref. Toujours est il qu’au mariage de mes parents, eux, ils ont eu tout un tas de cadeaux. Des voyages, ouais, ils en ont fait plusieurs après s’être mariés, du mobilier, et des objets décoratifs. Je trouve ça un peu bête, d’ailleurs, d’offrir tout ça après le mariage alors que la plupart des gens sont quand même déjà installés ensemble bien avant et qu’en théorie ils ont déjà à peu près tout ce qu’il leur faut. C’était le cas de mes parents, par exemple, qui s’étaient installés ensemble quand même pas mal de temps avant leur mariage. Mais passons. Toujours est il qu’ils ont eu un tas de cadeau, que ce soit des voyages, du mobilier, ou de la vaisselle.

Je me souviens notamment de cette collection de verres bols assiettes. Elles étaient en semi porcelaine ? Fin je suis pas expert en vaisselle, hein, mais ça ressemblait vachement. Elles étaient blanches, avec des motifs délicats peints en bleu par dessus. Ma mère les adorait, c’était ses parents qui les leur avaient offert.
Evidemment, on mangeait jamais avec. C’était bien trop précieux, et surtout fragile, pour être placés dans les mains de jeunes enfants comme nous (surtout dissipés comme moi, quoi).

Mais un jour où Sage était à la maison et ma mère en haut dans la chambre, je sais pas ce qui nous a pris tous les deux, mais on joué à faire comme si on été des bourgeois, riches et raffinés. On devait avoir huit ans, pas plus, mais je me souviens que ce jour là, j’avais sorti les assiettes en question, pour bien recréer l’univers qu’on s’inventait, quoi. J’ai sorti les tasses avec, tout ça.

Et puis ce qui devait arriver arriva. Forcément, à force de les manipuler, y en a une qu’est tombée. Oh, pas de haut, hein, de mes mains à la table. Ça a suffi. Ma mère déconnait pas quand elle disait que c’était bien trop fragile et qu’il fallait y faire attention. C’était plus précieux que les assiettes normales, et pourtant plus fragile, à n’y rien comprendre.
Bon, forcément, après j’ai arrêté de faire le malin, et j’ai remis le reste, intact, dans le placard, mais je vous laisse imaginer la tête de ma mère (et la mienne) quand je lui ai dit qu’avec Sage, on avait cassé une de ses tasses préférées.

Je n’ai plus eu le droit d’y toucher pendant plusieurs années, du coup, après ça. Ni Sage, d’ailleurs, mais elle avait pas trop de raison de le faire, elle, vu qu’on les sortait jamais. Trop fragile pour nous deux, soit disant.

Treizième jour Inktober : fragile
@Sage Matthews
491 mots

28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Vava par la le fabuleux Lloyd River !