La vie de Grand Prince
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Hilare, Cinaed courrait tout sauf droit alors qu'il tentait d'échapper à son ami et à ses coups de parchemins. Derrière lui, Ewan le poursuivrait avec un petit rouleau de papier qu'il avait déjà réussi à lui taper sur le crâne une bonne dizaine de fois avant de se faire distancer. Malgré les quelques trous et branches qui avaient manqué de le faire trébucher plusieurs fois déjà, Cinaed ne ralentissait pas, ignorant parfaitement le fait que les crampes du lendemain le feraient largement regretter sa petite course dans le parc. Mieux valait ça que de se laisser rattraper, de toute façon. Ewan s'était mis en tête que, puisqu'il avait fini sa dissertation en avance, Cinaed devait lui aussi travailler sur ses potions et sans broncher. Le brun lui, pensait que puisqu'Ewan avait fini plus tôt, c'était l'heure de s'amuser. Deux versions de l'histoire qui divergeaient un peu trop pour trouver un terrain d'entente autre que celui qu'ils avaient mis en place. Cinaed s'amusait en fuyant son ami et Ewan continuait d'essayer de le forcer à travailler : de cette manière, tout le monde était content.
Et puis, même si Ewan n'arrêtait pas de lui crier dessus pour qu'il s'arrête et aille se mettre à travailler, Cinaed voyait bien la petite étincelle qui brillait dans ses yeux. Il avait beau dire le contraire, son meilleur ami s'amusait tout autant que lui.
Le brun tourna pour la troisième fois autour du même arbre, son ami sur les talons, avant de choisir de tourner à droite toute. Il commença à dévaler la légère pente qui descendait le long du parc et, une fois la Cabane du Garde chasse dans son champ de vision, décida de courir vers elle. La pente, cette fois-ci, n'était pas légère. En fait, on dirait même que la Terre avait été creusée à cet endroit là juste pour que Hagrid se retrouve tout seul au milieu du parc. Ou peut-être était-ce pour laisser la place à ses citrouilles géantes qui poussaient en à l'arrivée de l'automne ? En tout cas, Cinaed plaignait bien souvent le demi géant parce que, lui, il n'aurait jamais eu la foi de grimper la colline à chaque fois qu'il voulait aller au château. Déjà que descendre les escaliers de la tour pour aller prendre son petit déjeuner, c'était déjà bien difficile selon les matins !
Attention Cinaed ! cria Ewan derrière lui, abandonnant son sermon interminable quand il remarqua que son ami ne ralentissait pas à l'approche de la pente. Même si la terre était sèche et qu'il n'avait pas plu, celle-ci était quand même trop abrupte pour qu'on puisse la descendre en courant. Et même en marchant lentement, il fallait faire attention, ce qui n'était absolument pas compatible avec la fâcheuse manie qu'avait Cinaed d'être un véritable char d'assaut. Il n'y avait jamais rien eu de délicat chez le brun, à part peut-être sa manière de jouer du piano et de lancer des sorts. Tout le reste était fait avec la grâce d'un éléphant sur des rollers. T'inquiète ! Hurla Cinaed en retour. J'suis un foutu Dahu, matte moi la descente ! ajouta t-il environ quatre millisecondes avant de se prendre les pieds dans une racine - ou peut-être dans du vide, honnêtement - et de trébucher. Il tomba vers l'avant, semblant même décoller du sol jusqu'à ce que la gravité se rappelle à lui et qu'il ne finisse tête la première dans l'herbe. L'élan l'entraîna jusqu'en bas de la pente, le faisant rouler comme un concurrent d'une course de billes.
Ewan parvint tant bien que mal à rejoindre son ami bien qu'il lui fallut plusieurs minutes pour descendre jusqu'à la zone du Garde-Chasse sans tomber. Une fois à côté de son ami qui, toujours au sol, semblait avoir abandonné l'envie de vivre, Ewan laissa échapper un petit rire en le poussant du bout du pied. Tu ferais un merveilleux Dahu. dit-il en essayant de garder son sérieux mais de petits souffles de joie ponctuèrent chacun des mots. Cinaed releva la tête, le visage plein d'herbe et de poussière et se mit à geindre. C'est pas ma faute, j'ai les jambes trop longues.
Il se tourna sur le dos, étalé par terre comme une étoile de mer. Ewan se baissa à sa hauteur, repliant les genoux et s'asseyant pratiquement sur ses talons. On peut t'en couper une. s'amusa Ewan avant de commencer à débarbouiller Cinaed, mouchoir en main et une concentration sérieuse sur le visage. Mouais, mais après je devrais passer ma vie sur la colline. J'suis sûr que si tu fous des chèvres de montagne sur une route, elles tombent sur le côté. bouda le brun. Ewan renifla, retroussant le nez d'amusement. Cinaed croyait dur comme fer à l'existence de ces chèvres aux pates à moitié plus courtes d'un côté depuis qu'une fille de leur promotion leur en avait parlé. Ewan, lui, avait tout de suite compris qu'il s'agissait d'une information bidon, comme un sorte de bizutage pour les gens qui ne connaissaient rien aux montagnes. Et Cinaed, lui, il était un fils de la ville. La campagne qu'il connaissait, c'était les quelques kilomètres de jardin du domaine familial et puis c'était à peu près tout. Mais, il était content d'imaginer des sortes de chèvres aux pattes asymétriques et qui était Ewan pour détruire ce petit bonheur ?
Enfin, il aurait préféré que Cinaed ne prenne pas ça tellement au sérieux que l'idée de courir le long d'une pente lui avait semblé être une bonne idée. Mais bon, avec ou sans Dahu, il aurait bien fini par dévaler cette pente un jour. D'ailleurs, quand ils étaient plus jeunes, c'était une activité qu'ils adoraient faire. Ils s'allongeaient dans le jardin près d'une petite pente et se laissaient rouler jusqu'en bas. Sauf que là, il avait roulé largement plus longtemps et Ewan imaginait sans mal que Cinaed était resté allongé pour ne pas risquer de tomber en se relevant. Il était trop fier pour accepter sa défaite et son humiliation aussi facilement, alors les voilà là, Cinaed allongé comme offert au destin et Ewan en train de lui essuyer la figure.
Ca ne compte pas comme gagner la course dit finalement Ewan d'un ton taquin. Il termina de débarbouiller son ami puis lui donna un coup sec de parchemin sur le front, lui tirant un gémissement d'horreur comme s'il lui avait tapé le front avec un parpaing. Naoooooon, aie pitié de moi. Tu vois pas que je suis blessé ? pleurnicha Cinaed en se roulant à nouveau par terre mais, cette fois-ci, en faisant un demi caca-nerveux. Ewan haussa un sourcil en se redressant et, les mains sur les hanches, demanda d'un ton sec : Tu préfères passer la nuit à l'infirmerie ou travailler ta dissert de potions ?
Cinaed se figea au milieu de son mouvement, et ouvrit de grands yeux vers lui. Puis, il les plissa et finit par se redresser en grognant. Il épousseta rapidement son uniforme. C'est fourbe. Manipulateur. Trop pas juste. Méchant, même. Une honte de me faire un chantage pareil, tu devrais avoir honte. se mit-il à gneugneuter alors qu'il suivait Ewan qui remontait la pente. S'il y avait bien un truc que Cinaed aimait encore moins que les potions, c'était finir à l'infirmerie. Là bas, il était obligé de rester immobile et de parler à voix basse - ou de ne pas parler du tout - pour ne pas déranger les autres patients et, contrairement à la bibliothèque, il n'y avait pas d'énormes volumes qui sentaient bon le vieux papiers et qui parlaient de sortilèges. L'infirmerie, c'était un peu une prison pour lui. Encore plus que de devoir passer 2h sur un devoir qu'il avait eu l'intention de bâcler la veille du rendu.
▸ Mercredi 5 Mai 2024 • Ailes
Parc, fin d'après-midi.
Avec Ewan Buchanan.
Parc, fin d'après-midi.
Avec Ewan Buchanan.
Hilare, Cinaed courrait tout sauf droit alors qu'il tentait d'échapper à son ami et à ses coups de parchemins. Derrière lui, Ewan le poursuivrait avec un petit rouleau de papier qu'il avait déjà réussi à lui taper sur le crâne une bonne dizaine de fois avant de se faire distancer. Malgré les quelques trous et branches qui avaient manqué de le faire trébucher plusieurs fois déjà, Cinaed ne ralentissait pas, ignorant parfaitement le fait que les crampes du lendemain le feraient largement regretter sa petite course dans le parc. Mieux valait ça que de se laisser rattraper, de toute façon. Ewan s'était mis en tête que, puisqu'il avait fini sa dissertation en avance, Cinaed devait lui aussi travailler sur ses potions et sans broncher. Le brun lui, pensait que puisqu'Ewan avait fini plus tôt, c'était l'heure de s'amuser. Deux versions de l'histoire qui divergeaient un peu trop pour trouver un terrain d'entente autre que celui qu'ils avaient mis en place. Cinaed s'amusait en fuyant son ami et Ewan continuait d'essayer de le forcer à travailler : de cette manière, tout le monde était content.
Et puis, même si Ewan n'arrêtait pas de lui crier dessus pour qu'il s'arrête et aille se mettre à travailler, Cinaed voyait bien la petite étincelle qui brillait dans ses yeux. Il avait beau dire le contraire, son meilleur ami s'amusait tout autant que lui.
Le brun tourna pour la troisième fois autour du même arbre, son ami sur les talons, avant de choisir de tourner à droite toute. Il commença à dévaler la légère pente qui descendait le long du parc et, une fois la Cabane du Garde chasse dans son champ de vision, décida de courir vers elle. La pente, cette fois-ci, n'était pas légère. En fait, on dirait même que la Terre avait été creusée à cet endroit là juste pour que Hagrid se retrouve tout seul au milieu du parc. Ou peut-être était-ce pour laisser la place à ses citrouilles géantes qui poussaient en à l'arrivée de l'automne ? En tout cas, Cinaed plaignait bien souvent le demi géant parce que, lui, il n'aurait jamais eu la foi de grimper la colline à chaque fois qu'il voulait aller au château. Déjà que descendre les escaliers de la tour pour aller prendre son petit déjeuner, c'était déjà bien difficile selon les matins !
Attention Cinaed ! cria Ewan derrière lui, abandonnant son sermon interminable quand il remarqua que son ami ne ralentissait pas à l'approche de la pente. Même si la terre était sèche et qu'il n'avait pas plu, celle-ci était quand même trop abrupte pour qu'on puisse la descendre en courant. Et même en marchant lentement, il fallait faire attention, ce qui n'était absolument pas compatible avec la fâcheuse manie qu'avait Cinaed d'être un véritable char d'assaut. Il n'y avait jamais rien eu de délicat chez le brun, à part peut-être sa manière de jouer du piano et de lancer des sorts. Tout le reste était fait avec la grâce d'un éléphant sur des rollers. T'inquiète ! Hurla Cinaed en retour. J'suis un foutu Dahu, matte moi la descente ! ajouta t-il environ quatre millisecondes avant de se prendre les pieds dans une racine - ou peut-être dans du vide, honnêtement - et de trébucher. Il tomba vers l'avant, semblant même décoller du sol jusqu'à ce que la gravité se rappelle à lui et qu'il ne finisse tête la première dans l'herbe. L'élan l'entraîna jusqu'en bas de la pente, le faisant rouler comme un concurrent d'une course de billes.
Ewan parvint tant bien que mal à rejoindre son ami bien qu'il lui fallut plusieurs minutes pour descendre jusqu'à la zone du Garde-Chasse sans tomber. Une fois à côté de son ami qui, toujours au sol, semblait avoir abandonné l'envie de vivre, Ewan laissa échapper un petit rire en le poussant du bout du pied. Tu ferais un merveilleux Dahu. dit-il en essayant de garder son sérieux mais de petits souffles de joie ponctuèrent chacun des mots. Cinaed releva la tête, le visage plein d'herbe et de poussière et se mit à geindre. C'est pas ma faute, j'ai les jambes trop longues.
Il se tourna sur le dos, étalé par terre comme une étoile de mer. Ewan se baissa à sa hauteur, repliant les genoux et s'asseyant pratiquement sur ses talons. On peut t'en couper une. s'amusa Ewan avant de commencer à débarbouiller Cinaed, mouchoir en main et une concentration sérieuse sur le visage. Mouais, mais après je devrais passer ma vie sur la colline. J'suis sûr que si tu fous des chèvres de montagne sur une route, elles tombent sur le côté. bouda le brun. Ewan renifla, retroussant le nez d'amusement. Cinaed croyait dur comme fer à l'existence de ces chèvres aux pates à moitié plus courtes d'un côté depuis qu'une fille de leur promotion leur en avait parlé. Ewan, lui, avait tout de suite compris qu'il s'agissait d'une information bidon, comme un sorte de bizutage pour les gens qui ne connaissaient rien aux montagnes. Et Cinaed, lui, il était un fils de la ville. La campagne qu'il connaissait, c'était les quelques kilomètres de jardin du domaine familial et puis c'était à peu près tout. Mais, il était content d'imaginer des sortes de chèvres aux pattes asymétriques et qui était Ewan pour détruire ce petit bonheur ?
Enfin, il aurait préféré que Cinaed ne prenne pas ça tellement au sérieux que l'idée de courir le long d'une pente lui avait semblé être une bonne idée. Mais bon, avec ou sans Dahu, il aurait bien fini par dévaler cette pente un jour. D'ailleurs, quand ils étaient plus jeunes, c'était une activité qu'ils adoraient faire. Ils s'allongeaient dans le jardin près d'une petite pente et se laissaient rouler jusqu'en bas. Sauf que là, il avait roulé largement plus longtemps et Ewan imaginait sans mal que Cinaed était resté allongé pour ne pas risquer de tomber en se relevant. Il était trop fier pour accepter sa défaite et son humiliation aussi facilement, alors les voilà là, Cinaed allongé comme offert au destin et Ewan en train de lui essuyer la figure.
Ca ne compte pas comme gagner la course dit finalement Ewan d'un ton taquin. Il termina de débarbouiller son ami puis lui donna un coup sec de parchemin sur le front, lui tirant un gémissement d'horreur comme s'il lui avait tapé le front avec un parpaing. Naoooooon, aie pitié de moi. Tu vois pas que je suis blessé ? pleurnicha Cinaed en se roulant à nouveau par terre mais, cette fois-ci, en faisant un demi caca-nerveux. Ewan haussa un sourcil en se redressant et, les mains sur les hanches, demanda d'un ton sec : Tu préfères passer la nuit à l'infirmerie ou travailler ta dissert de potions ?
Cinaed se figea au milieu de son mouvement, et ouvrit de grands yeux vers lui. Puis, il les plissa et finit par se redresser en grognant. Il épousseta rapidement son uniforme. C'est fourbe. Manipulateur. Trop pas juste. Méchant, même. Une honte de me faire un chantage pareil, tu devrais avoir honte. se mit-il à gneugneuter alors qu'il suivait Ewan qui remontait la pente. S'il y avait bien un truc que Cinaed aimait encore moins que les potions, c'était finir à l'infirmerie. Là bas, il était obligé de rester immobile et de parler à voix basse - ou de ne pas parler du tout - pour ne pas déranger les autres patients et, contrairement à la bibliothèque, il n'y avait pas d'énormes volumes qui sentaient bon le vieux papiers et qui parlaient de sortilèges. L'infirmerie, c'était un peu une prison pour lui. Encore plus que de devoir passer 2h sur un devoir qu'il avait eu l'intention de bâcler la veille du rendu.
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
La vie de Grand Prince
↝ Sommaire
Pour les sorciers lambda dont la vie était aussi morne qu'un ciel d'hiver, une fourchette n'était qu'un instrument servant à piquer des pommes de terre ou n'importe quoi d'autre qui se trouvait dans leur assiette. Pour Cinaed, le petit ustensile en métal avait de nombreuses autres utilités, toutes plus amusantes les unes des autres. Après tout, le petit brun ne suivait qu'une seule et unique règle dans son quotidien : Si quelque chose était amusant, alors ça valait la peine. Et, de fait, une journée pas amusante n'était pas quelque chose qui était prévu dans la trame de sa vie.
Aujourd'hui, la journée avait été une de celles qui vous donnent envie de vous rouler dans votre lit et de ne plus jamais en ressortir. Il avait fait moche, froid, ses cours avaient été longs, Ewan avait été occupé et en plus de tout ça, il y avait des petits pois au diner. Pas que les petits pois soit le pire truc de la journée mais disons que ça ne faisait qu'enfoncer le couteau dans la plaie, surtout parce que Cinaed aurait préféré quelque chose de plus réconfortant. Comme de la soupe, par exemple, ou des pommes de terre. Et à la place, le monde lui offrait des petits pois.
Alors, Cinaed s'était rapidement désintéressé de son repas et avait essentiellement rempli son estomac de jus de citrouille et de petits morceaux de pain chipés dans toutes les corbeilles à portée de main. Mais Ewan avait insisté et lui avait fourré une louche de petits pois dans son assiette et si Cinaed avait apprit quelque chose, c'était qu'un truc qui finissait dans son assiette devait être mangé s'il ne voulait pas risquer tout un discours sur l'importance de ne pas gaspiller sa nourriture parce que d'autres personnes, elles, n'avaient pas la chance de manger à leur faim. Pour le brun, c'était une excuse totalement bidon : s'il ne finissait pas son assiette, ça ne l'enverrait pas directement dans les mains qu'un pauvre alors c'était juste un gros chantage vraiment moche que de se servir de la misère du monde pour le forcer à manger des trucs aussi immondes que des petits pois. Et puis, c'était pas sa faute à lui si certains gens avaient pas d'argent.
Ewan lui tourna le dos pour parler à l'un de leur camarades et Cinaed saisit l'opportunité offerte sur un plateau d'argent. Il était grand temps de montrer au monde son plus grand talent. Il ne s'agissait pas des sortilèges ou de son humour mais bien de cette capacité qu'il avait développée au cours de toutes ses années de vie : le catapultage de petits pois. Sa mère avait toujours essayé de lui faire manger des légumes et, même si Cinaed n'était honnêtement pas très difficile, elle n'avait jamais réussi à se contenter du fait qu'il adorait les brocolis et les haricots verts. Non, elle avait voulu le lui faire manger du choux et des petits pois. Deux trucs qui, honnêtement, étaient l'équivalent d'une guerre nucléaire pour son pauvre estomac. Mais avec le temps, même sa mère avait atteint sa limite quand elle avait retrouvé pendant des semaines des petits pois dans toute la maison, et même au milieu de ses lustres préférés. Ce talent l'avait sauvé d'après midi à devoir rester à table tant qu'il ne finissait pas son assiette et il le sauverait aujourd'hui aussi.
D'un geste expert, il empila efficacement trois couches de petits pois sur sa fourchette et appuya sur les pics avec un de ses pouces. De l'autre main, il tenait fermement le manche. Cinaed observa autour de lui et, croisant le regard d'un de ses camarades qui lui fit aussitôt un pouce, il se décida à viser la table juste derrière la leur. Et puis, il suffisait de retirer sèchement le pouce qui poussait sur la fourchette pour que les petits pois se retrouvent catapultés avec force. La moitié atterrirent au sol et l'autre moitié dans les cheveux de Derek, ce foutu Derek qui ne savait pas garder pour lui ses remarques nazes en cours. Il se redressa d'un bond mais Cinaed s'était déjà laissé glisser du banc pour se cacher sous la table. Il évita deux ou trois pieds avant de ressortir de l'autre côté, un visage d'ange collé sur la tronche. Et voilà, c'était comme ça qu'on se débarrassait de ses petits pois.
▸ Vendredi 5 Décembre 2025 • Fourchette
Grande Salle, repas du soir.
Grande Salle, repas du soir.
Pour les sorciers lambda dont la vie était aussi morne qu'un ciel d'hiver, une fourchette n'était qu'un instrument servant à piquer des pommes de terre ou n'importe quoi d'autre qui se trouvait dans leur assiette. Pour Cinaed, le petit ustensile en métal avait de nombreuses autres utilités, toutes plus amusantes les unes des autres. Après tout, le petit brun ne suivait qu'une seule et unique règle dans son quotidien : Si quelque chose était amusant, alors ça valait la peine. Et, de fait, une journée pas amusante n'était pas quelque chose qui était prévu dans la trame de sa vie.
Aujourd'hui, la journée avait été une de celles qui vous donnent envie de vous rouler dans votre lit et de ne plus jamais en ressortir. Il avait fait moche, froid, ses cours avaient été longs, Ewan avait été occupé et en plus de tout ça, il y avait des petits pois au diner. Pas que les petits pois soit le pire truc de la journée mais disons que ça ne faisait qu'enfoncer le couteau dans la plaie, surtout parce que Cinaed aurait préféré quelque chose de plus réconfortant. Comme de la soupe, par exemple, ou des pommes de terre. Et à la place, le monde lui offrait des petits pois.
Alors, Cinaed s'était rapidement désintéressé de son repas et avait essentiellement rempli son estomac de jus de citrouille et de petits morceaux de pain chipés dans toutes les corbeilles à portée de main. Mais Ewan avait insisté et lui avait fourré une louche de petits pois dans son assiette et si Cinaed avait apprit quelque chose, c'était qu'un truc qui finissait dans son assiette devait être mangé s'il ne voulait pas risquer tout un discours sur l'importance de ne pas gaspiller sa nourriture parce que d'autres personnes, elles, n'avaient pas la chance de manger à leur faim. Pour le brun, c'était une excuse totalement bidon : s'il ne finissait pas son assiette, ça ne l'enverrait pas directement dans les mains qu'un pauvre alors c'était juste un gros chantage vraiment moche que de se servir de la misère du monde pour le forcer à manger des trucs aussi immondes que des petits pois. Et puis, c'était pas sa faute à lui si certains gens avaient pas d'argent.
Ewan lui tourna le dos pour parler à l'un de leur camarades et Cinaed saisit l'opportunité offerte sur un plateau d'argent. Il était grand temps de montrer au monde son plus grand talent. Il ne s'agissait pas des sortilèges ou de son humour mais bien de cette capacité qu'il avait développée au cours de toutes ses années de vie : le catapultage de petits pois. Sa mère avait toujours essayé de lui faire manger des légumes et, même si Cinaed n'était honnêtement pas très difficile, elle n'avait jamais réussi à se contenter du fait qu'il adorait les brocolis et les haricots verts. Non, elle avait voulu le lui faire manger du choux et des petits pois. Deux trucs qui, honnêtement, étaient l'équivalent d'une guerre nucléaire pour son pauvre estomac. Mais avec le temps, même sa mère avait atteint sa limite quand elle avait retrouvé pendant des semaines des petits pois dans toute la maison, et même au milieu de ses lustres préférés. Ce talent l'avait sauvé d'après midi à devoir rester à table tant qu'il ne finissait pas son assiette et il le sauverait aujourd'hui aussi.
D'un geste expert, il empila efficacement trois couches de petits pois sur sa fourchette et appuya sur les pics avec un de ses pouces. De l'autre main, il tenait fermement le manche. Cinaed observa autour de lui et, croisant le regard d'un de ses camarades qui lui fit aussitôt un pouce, il se décida à viser la table juste derrière la leur. Et puis, il suffisait de retirer sèchement le pouce qui poussait sur la fourchette pour que les petits pois se retrouvent catapultés avec force. La moitié atterrirent au sol et l'autre moitié dans les cheveux de Derek, ce foutu Derek qui ne savait pas garder pour lui ses remarques nazes en cours. Il se redressa d'un bond mais Cinaed s'était déjà laissé glisser du banc pour se cacher sous la table. Il évita deux ou trois pieds avant de ressortir de l'autre côté, un visage d'ange collé sur la tronche. Et voilà, c'était comme ça qu'on se débarrassait de ses petits pois.
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
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La vie de Grand Prince
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C'est totalement débile. laissa échapper Cinaed avant de se taper le front sur la table. Le bruit raisonna dans la salle d'étude et plusieurs regards se tournèrent vers le duo tandis qu'Ewan essayait d'apaiser leurs camarades qui semblaient bien peu amusés par le comportement de Cinaed.
C'est en fait assez logique quand tu fais l'effort d'essayer de comprendre ! chuchota furieusement le roux à son meilleur ami. Le plus jeune leva les yeux, la joue posée sur la table. Mais ça n'a pas de sens même si j'essaie ! Même si, dans les faits, Cinaed n'avait jamais vraiment essayé et le soucis venait donc en grande partie de ça. Il était difficile de savoir écrire une bonne dissertation par l'opération du Saint Esprit après avoir passé 4 ans à ignorer au maximum ses devoirs. Pourtant, si le brun avait essayé, il aurait pu réussir sans mal, c'était ça qui frustrait Ewan. Son ami était une véritable tête, raison pour laquelle il arrivait tout de même à avoir des résultats moyens et non pas mauvais sans travailler plus que ça.
Mais en même temps, Cinaed ne s'était jamais caché de ne pas aimer les potions. En fait, ça avait été assez clair dès le début de sa première année, et même déjà avant quand Alisdair avait essayé de lui donner des cours dessus avant son entrée au château. Le brun n'aimait pas toucher des trucs dégueu et ne trouvait aucun intérêt à mélanger des bidules et des machins pour obtenir une potion quelconque à la fin. C'était trop comme ce que voulait sa mère, et pas assez comme ce qu'il voulait, lui.
Eh, regarde Cinaed. Je te jure que c'est simple, c'est juste une question de réaction entre les ingrédients. C'est comme de la chimie moldue, tu vois ? Les molécules réagissent entre-elles et... Ewan fut coupé par son camarade. Mais la magie c'n'est pas des... des molécules ou je sais pas quoi !
Le roux soupira et se frotta le visage. Mais tout est composé de molécules. La magie.. je sais pas, ça doit faire un truc sur les interactions mais tu es composé de molécules toi aussi, pas juste de magie ! Cinaed laissa échapper un rire sec. Pfeu, c'est n'importe quoi. J'suis pas composé de molécules. C'que tu dis n'a aucun sens. Dit-il d'un ton très sérieux. Sinon ça voudrait dire que les limaces cornues et moi, on est fait pareil. Ajouta t-il comme si cet argument était l'argument ultime. Ewan répondit du tac au tac : Mais tu es une limace cornue, Cinaed. ce qui mit fin aussi vite à leur temps d'études. Le roux dû physiquement tirer Cinaed hors de la salle d'études tandis que son ami hurlait à qui voulait l'entendre que - trahison, disgrâce - son meilleur ami l'avait traité de limace.
▸ Jeudi 11 Février 2027 • Molécule
Salle d'études, fin de journée.
Avec Ewan Buchanan.
Salle d'études, fin de journée.
Avec Ewan Buchanan.
C'est totalement débile. laissa échapper Cinaed avant de se taper le front sur la table. Le bruit raisonna dans la salle d'étude et plusieurs regards se tournèrent vers le duo tandis qu'Ewan essayait d'apaiser leurs camarades qui semblaient bien peu amusés par le comportement de Cinaed.
C'est en fait assez logique quand tu fais l'effort d'essayer de comprendre ! chuchota furieusement le roux à son meilleur ami. Le plus jeune leva les yeux, la joue posée sur la table. Mais ça n'a pas de sens même si j'essaie ! Même si, dans les faits, Cinaed n'avait jamais vraiment essayé et le soucis venait donc en grande partie de ça. Il était difficile de savoir écrire une bonne dissertation par l'opération du Saint Esprit après avoir passé 4 ans à ignorer au maximum ses devoirs. Pourtant, si le brun avait essayé, il aurait pu réussir sans mal, c'était ça qui frustrait Ewan. Son ami était une véritable tête, raison pour laquelle il arrivait tout de même à avoir des résultats moyens et non pas mauvais sans travailler plus que ça.
Mais en même temps, Cinaed ne s'était jamais caché de ne pas aimer les potions. En fait, ça avait été assez clair dès le début de sa première année, et même déjà avant quand Alisdair avait essayé de lui donner des cours dessus avant son entrée au château. Le brun n'aimait pas toucher des trucs dégueu et ne trouvait aucun intérêt à mélanger des bidules et des machins pour obtenir une potion quelconque à la fin. C'était trop comme ce que voulait sa mère, et pas assez comme ce qu'il voulait, lui.
Eh, regarde Cinaed. Je te jure que c'est simple, c'est juste une question de réaction entre les ingrédients. C'est comme de la chimie moldue, tu vois ? Les molécules réagissent entre-elles et... Ewan fut coupé par son camarade. Mais la magie c'n'est pas des... des molécules ou je sais pas quoi !
Le roux soupira et se frotta le visage. Mais tout est composé de molécules. La magie.. je sais pas, ça doit faire un truc sur les interactions mais tu es composé de molécules toi aussi, pas juste de magie ! Cinaed laissa échapper un rire sec. Pfeu, c'est n'importe quoi. J'suis pas composé de molécules. C'que tu dis n'a aucun sens. Dit-il d'un ton très sérieux. Sinon ça voudrait dire que les limaces cornues et moi, on est fait pareil. Ajouta t-il comme si cet argument était l'argument ultime. Ewan répondit du tac au tac : Mais tu es une limace cornue, Cinaed. ce qui mit fin aussi vite à leur temps d'études. Le roux dû physiquement tirer Cinaed hors de la salle d'études tandis que son ami hurlait à qui voulait l'entendre que - trahison, disgrâce - son meilleur ami l'avait traité de limace.
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
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La vie de Grand Prince
Balai
Pour une fois, c'était à Cinaed de sortir le mantra d'Ewan : Je n'crois pas que ce soit une bonne idée dit-il d'un ton très peu assuré alors que le roux s'envolait déjà avec son balais. Le terrain d'entraînement était quand même bien vide pour un Samedi et Ewan avait décrété que c'était le moment parfait pour s'entraîner au vol. Ce que Cinaed trouvait parfaitement inutile puisqu'il avait mis un point d'honneur à choisir une filière qui ne possédait aucune heure de vol obligatoire. Et pourtant, il se retrouvait tout de même avec un balais dans les mains. Quelque part, il se sentait un peu lésé. Il avait été victime de la pire des filouteries.
Ewan laissa échapper un rire alors qu'il lui faisait signe de le rejoindre dans les airs. Nan mais, vraiment, j'pense que c'est une idée à la con. ajouta le brun même s'il se plaça tout de même sur son balais. Sans taper du pied, par contre. Je ne suis pas fait pour faire du sport. Serdaigle, tout ça. Les livres, les gros intellos ermites et tout et tout. Bien qu'il détestait l'image que certains se faisaient des Serdaigle - parce que lui n'avait rien à voir avec un bigleux coincé qui ne savait pas s'amuser - il n'hésitait pas à s'en servir quand cela pouvait le tirer d'une situation qui ressemblait à un gros bourbier. Voler avec Ewan, c'était une situation dont il préférait se tenir loin, très loin même. Pas parce que le roux ne savait pas voler mais plutôt parce que Cinaed était à peu près aussi adroit avec un balais qu'il ne l'était avec une aiguille. Et si Eilidh elle-même avait abandonné l'idée de lui apprendre à coudre au bout de la première séance, ça en disait long sur sa capacité.
Oh, allez, Cinaed ! Ce n'est pas si difficile, c'est promis. Et pis c'est pas toi qui te la pète toujours d'être un vrai sorcier ? Marcher, c'est pour les moldus, tu sais. se mit à rire Ewan alors qu'il faisait une petite vrille avec son balais jusqu'à tenir la tête à l'envers. Son visage, à quelques centimètres de celui de son ami, affichait un large sourire. Même les enfants savent piloter un balais. Moi, j'ai apprit même avant qu'on se rencontre. Cinaed se mit à gneugneuter pour lui-même. Evidemment qu'Ewan était un as du balais, il n'avait eu que ça comme jouet quand il était plus jeune, bien caché derrière les protections de sa maison. Cinaed, lui, il avait eu le piano et l'apprentissage des danses de salon. Et puis voler, c'était nul, voilà tout : ça faisait mal au ventre, le sol n'était plus palpable et lui, il adorait pouvoir sentir le sol sous ses pieds. Simple question de logique : si mère nature avait voulu que les sorciers volent, elle leur aurait donné des ailes. Et étaient-ils des pigeons ? Non. Alors, le vrai truc c'était de marcher avec ses deux pieds bien au sol, et ce n'était pas une question de jouer au moldu ou non.
Cela n'avait rien à voir avec le fait que Cinaed n'aimait pas faire de sport parce qu'il n'était pas doué dedans, malgré ses efforts. Ni avec le fait qu'il ne souhaitait pas faire d'efforts de base, et encore moins à voir avec le fait que les hauteurs lui donnaient envie de hurler et de pleurer comme un bébé. Un comble pour un Serdaigle, mais la vue depuis les tours ne le dérangeaient pas : c'était vraiment le fait que ses pieds quittent le sol qui lui donnait envie de hurler comme une fillette. Et Ewan était forcément au courant, ce qui rendait son idée aussi mauvaise que traitresse.
Mais au pire, tu veux pas t'entraîner avec Loren ? J'suis sûre qu'elle serait ravie de t'aider pour les sélections. Ewan s'était mis en tête de vouloir tester le Quidditch avant qu'il n'ait plus le temps de s'amuser avec les gros examens des dernières années à Poudlard. Cinaed, lui, trouvait l'idée absolument horrible. Ignoble.
Parce que, non content de lui demander de s'entraîner avec lui, Cinaed savait qu'Ewan lui demanderait aussi de venir assister aux matchs ce qui l'enchantait peut-être encore moins que de grimper sur un balais. Se retrouver saucissonné entre 40 personnes qui hurlaient à tout rompre pour un sport dont il ne connaissait rien ? Non merci.
Mais il n'aurait pas vraiment le choix, et franchement ça c'était super naze.
Allez, fait pas ta chochotte. Promis, je te rattrape si tu tombes. lui répondit Ewan, les yeux tout pétillants. Cinaed soupira une dernière fois pour marquer son désaccord avant de taper du pied par terre. Il se mit à voleter de droite à gauche sans trop de stabilité et avec la confiance en soi d'un faon qui apprenait à marcher. Même lui se rendait bien compte qu'il devait être ridicule.
Ewan lui tendit une des battes qu'il avait gardé sous un de ses bras et, en essayant de la prendre, Cinaed faillit tomber de son balais. Heureusement, il se redressa au dernier moment histoire de s'éviter une honte qui lui aurait collé à la peau pendant au moins vingt ans et, une fois la batte bien tenue en l'air, il se senti suffisamment bien équilibré pour se remettre à se déplacer petit à petit. Ewan aurait pu faire trois fois le tour du terrain sur le temps que prit Cinaed à en parcourir le cinquième mais il eu la décence de ne rien lui dire. Et heureusement, parce que le brun était armé et aurait très bien pu lui jeter sa batte au visage, même si le mouvement l'aurait sûrement fait s'écraser au sol tel une énorme météorite. Et le fracas de son égo au sol aurait pu être suffisamment violent pour faire s'effondrer Poudlard sur ses fondations.
Ewan eu le culot de retirer ses mains du manche pour l'applaudir une fois qu'il fut en place avant de se remettre à voleter comme s'il était né sur un balais, ce gros taré. Ce fou du bus. Ce.... Cinaed n'avait plus d'idées, mais il en trouverait juste pour continuer à l'insulter.
Après avoir été récupérer une balle au sol, Ewan revint se poser à quelques mètres de lui. Le seul truc que tu as à faire, c'est de la frapper avec la batte comme tu peux ! Cinaed haussa un sourcil. En quoi c'est censé t'entraîner pour devenir poursuiveur ? Ewan dégagea son questionnement d'un geste de la main accompagné d'un C'est toi ou c'est moi qui connaît les règles du Quidditch ? et bien que Cinaed fut certain que tout ceci n'était qu'une mascarade, il ne pu trouver aucun argument clair. Alors, quand Ewan lui envoya la balle en cuir de toutes ses forces, il essaya vraiment de taper dedans. Sauf qu'il se loupa de quelques dizaines de centimètres - ce qui était déjà assez honteux en soi - avant que la force de son coup de batte ne le fasse tourner sur lui-même et ne l'emmène se cracher dans les gradins.
Cinaed se souviendrait de ce jour comme de celui où son meilleur ami était devenu son ennemi mortel alors qu'il se contentait de se tordre de rire à 10 mètres dans les airs pendant que lui essayait de se redresser tant bien que mal, le cul en l'air et la tête enfoncée sous un bas. Il se vengerait un jour, ce n'était qu'une question de temps.
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Pour une fois, c'était à Cinaed de sortir le mantra d'Ewan : Je n'crois pas que ce soit une bonne idée dit-il d'un ton très peu assuré alors que le roux s'envolait déjà avec son balais. Le terrain d'entraînement était quand même bien vide pour un Samedi et Ewan avait décrété que c'était le moment parfait pour s'entraîner au vol. Ce que Cinaed trouvait parfaitement inutile puisqu'il avait mis un point d'honneur à choisir une filière qui ne possédait aucune heure de vol obligatoire. Et pourtant, il se retrouvait tout de même avec un balais dans les mains. Quelque part, il se sentait un peu lésé. Il avait été victime de la pire des filouteries.
Ewan laissa échapper un rire alors qu'il lui faisait signe de le rejoindre dans les airs. Nan mais, vraiment, j'pense que c'est une idée à la con. ajouta le brun même s'il se plaça tout de même sur son balais. Sans taper du pied, par contre. Je ne suis pas fait pour faire du sport. Serdaigle, tout ça. Les livres, les gros intellos ermites et tout et tout. Bien qu'il détestait l'image que certains se faisaient des Serdaigle - parce que lui n'avait rien à voir avec un bigleux coincé qui ne savait pas s'amuser - il n'hésitait pas à s'en servir quand cela pouvait le tirer d'une situation qui ressemblait à un gros bourbier. Voler avec Ewan, c'était une situation dont il préférait se tenir loin, très loin même. Pas parce que le roux ne savait pas voler mais plutôt parce que Cinaed était à peu près aussi adroit avec un balais qu'il ne l'était avec une aiguille. Et si Eilidh elle-même avait abandonné l'idée de lui apprendre à coudre au bout de la première séance, ça en disait long sur sa capacité.
Oh, allez, Cinaed ! Ce n'est pas si difficile, c'est promis. Et pis c'est pas toi qui te la pète toujours d'être un vrai sorcier ? Marcher, c'est pour les moldus, tu sais. se mit à rire Ewan alors qu'il faisait une petite vrille avec son balais jusqu'à tenir la tête à l'envers. Son visage, à quelques centimètres de celui de son ami, affichait un large sourire. Même les enfants savent piloter un balais. Moi, j'ai apprit même avant qu'on se rencontre. Cinaed se mit à gneugneuter pour lui-même. Evidemment qu'Ewan était un as du balais, il n'avait eu que ça comme jouet quand il était plus jeune, bien caché derrière les protections de sa maison. Cinaed, lui, il avait eu le piano et l'apprentissage des danses de salon. Et puis voler, c'était nul, voilà tout : ça faisait mal au ventre, le sol n'était plus palpable et lui, il adorait pouvoir sentir le sol sous ses pieds. Simple question de logique : si mère nature avait voulu que les sorciers volent, elle leur aurait donné des ailes. Et étaient-ils des pigeons ? Non. Alors, le vrai truc c'était de marcher avec ses deux pieds bien au sol, et ce n'était pas une question de jouer au moldu ou non.
Cela n'avait rien à voir avec le fait que Cinaed n'aimait pas faire de sport parce qu'il n'était pas doué dedans, malgré ses efforts. Ni avec le fait qu'il ne souhaitait pas faire d'efforts de base, et encore moins à voir avec le fait que les hauteurs lui donnaient envie de hurler et de pleurer comme un bébé. Un comble pour un Serdaigle, mais la vue depuis les tours ne le dérangeaient pas : c'était vraiment le fait que ses pieds quittent le sol qui lui donnait envie de hurler comme une fillette. Et Ewan était forcément au courant, ce qui rendait son idée aussi mauvaise que traitresse.
Mais au pire, tu veux pas t'entraîner avec Loren ? J'suis sûre qu'elle serait ravie de t'aider pour les sélections. Ewan s'était mis en tête de vouloir tester le Quidditch avant qu'il n'ait plus le temps de s'amuser avec les gros examens des dernières années à Poudlard. Cinaed, lui, trouvait l'idée absolument horrible. Ignoble.
Parce que, non content de lui demander de s'entraîner avec lui, Cinaed savait qu'Ewan lui demanderait aussi de venir assister aux matchs ce qui l'enchantait peut-être encore moins que de grimper sur un balais. Se retrouver saucissonné entre 40 personnes qui hurlaient à tout rompre pour un sport dont il ne connaissait rien ? Non merci.
Mais il n'aurait pas vraiment le choix, et franchement ça c'était super naze.
Allez, fait pas ta chochotte. Promis, je te rattrape si tu tombes. lui répondit Ewan, les yeux tout pétillants. Cinaed soupira une dernière fois pour marquer son désaccord avant de taper du pied par terre. Il se mit à voleter de droite à gauche sans trop de stabilité et avec la confiance en soi d'un faon qui apprenait à marcher. Même lui se rendait bien compte qu'il devait être ridicule.
Ewan lui tendit une des battes qu'il avait gardé sous un de ses bras et, en essayant de la prendre, Cinaed faillit tomber de son balais. Heureusement, il se redressa au dernier moment histoire de s'éviter une honte qui lui aurait collé à la peau pendant au moins vingt ans et, une fois la batte bien tenue en l'air, il se senti suffisamment bien équilibré pour se remettre à se déplacer petit à petit. Ewan aurait pu faire trois fois le tour du terrain sur le temps que prit Cinaed à en parcourir le cinquième mais il eu la décence de ne rien lui dire. Et heureusement, parce que le brun était armé et aurait très bien pu lui jeter sa batte au visage, même si le mouvement l'aurait sûrement fait s'écraser au sol tel une énorme météorite. Et le fracas de son égo au sol aurait pu être suffisamment violent pour faire s'effondrer Poudlard sur ses fondations.
Ewan eu le culot de retirer ses mains du manche pour l'applaudir une fois qu'il fut en place avant de se remettre à voleter comme s'il était né sur un balais, ce gros taré. Ce fou du bus. Ce.... Cinaed n'avait plus d'idées, mais il en trouverait juste pour continuer à l'insulter.
Après avoir été récupérer une balle au sol, Ewan revint se poser à quelques mètres de lui. Le seul truc que tu as à faire, c'est de la frapper avec la batte comme tu peux ! Cinaed haussa un sourcil. En quoi c'est censé t'entraîner pour devenir poursuiveur ? Ewan dégagea son questionnement d'un geste de la main accompagné d'un C'est toi ou c'est moi qui connaît les règles du Quidditch ? et bien que Cinaed fut certain que tout ceci n'était qu'une mascarade, il ne pu trouver aucun argument clair. Alors, quand Ewan lui envoya la balle en cuir de toutes ses forces, il essaya vraiment de taper dedans. Sauf qu'il se loupa de quelques dizaines de centimètres - ce qui était déjà assez honteux en soi - avant que la force de son coup de batte ne le fasse tourner sur lui-même et ne l'emmène se cracher dans les gradins.
Cinaed se souviendrait de ce jour comme de celui où son meilleur ami était devenu son ennemi mortel alors qu'il se contentait de se tordre de rire à 10 mètres dans les airs pendant que lui essayait de se redresser tant bien que mal, le cul en l'air et la tête enfoncée sous un bas. Il se vengerait un jour, ce n'était qu'une question de temps.
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
La vie de Grand Prince
Carte
Tu as un Felix Summerbee à m'échanger ? fit Cinaed alors qu'il ouvrait une énième chocogrenouille. Il déposa le chocolat dans un petit panier à côté de lui et soupira quand la carte qui lui apparut montra un énième chanteur dont il n'avait que faire. Le meilleur truc avec les chocogrenouilles, c'était de les ouvrir et de tomber sur une carte sympa et depuis le début de l'après midi, Cinaed n'avait pas eu de chance. Et Ewan, quant à lui, allait bientôt avoir mal au ventre à force de se gaver de chocolat. Le brun n'en avait pas touché même un seul petit bout parce que les sucreries, ce n'était pas tellement son truc mais le roux, quand à lui, détestait tellement le gaspillage qu'il était prêt à boulotter l'intégralité du chocolat pourvu qu'ils n'en jetteraient pas un gramme. Cinaed attendait juste le moment où Ewan abandonnerait son idée pour lui proposer de déposer le panier de chocolat dans la salle commune et de ne plus en parler. Ce n'était pas non plus quelque chose qu'Ewan apprécierait, mais il finirait par trouver l'idée intéressante quand il aurait la nausée à force de manger ce que Cinaed lui passait.
Cinaed, lui, il se fichait pas mal d'où finissaient les chocolats et il avait du mal à comprendre pourquoi Ewan souhaitait autant les rentabiliser. C'était pourtant assez simple : chez Ewan, le gaspillage ça n'existait pas, aussi bien que le fait d'avoir quelque chose en trop était rare. Alisdair ne roulait pas sur l'or et même si lui et son fils n'avaient jamais manqué de rien, ils n'étaient pour autant pas suffisamment aisé pour se permettre de dépenser leur argent n'importe où, et surtout pas pour le jeter par la fenêtre en partant du principe que d'autres y trouveraient une utilité. Cinaed avait toujours vécu dans l'opulence et ne s'était jamais posé la question de s'il pouvait se permettre un excès. Il n'y avait d'ailleurs pas vraiment d'excès à ses yeux, vu que tout était dans le budget. C'était en grande partie pour ça qu'il n'apportait aucune importance à l'argent. Qu'il en dépense trop ou n'en ai pas, il s'en fichait pas mal : ça faisait partie du décors pour lui. Alors que Ewan, lui, savait à quel point en obtenir pouvait être difficile. Ils s'étaient parfois disputés assez violemment à ce sujet mais, les années passant, ils arrivaient à ne plus se prendre la tête.
Pourquoi ? T'en as pas déjà plein ? répondit Ewan après avoir avalé sa bouchée. Il reposa la deuxième partie du chocolat à côté de lui et laissa échapper un long soupir. Peut-être qu'il avait déjà commencé à saturer, finalement. Si si, j'en ai 276. Mais j'les collectionne. Le roux l'observa quelques secondes, interdit. Et puis, il se mit à fouiller dans sa collection du jour, puis dans la boite où il rangeait l'intégralité de ses cartes et il en retira 13 exemplaires de celle que son ami cherchait. Il en garda deux pour lui, et lui tendit les onze autres avec un petit rictus amusé.
Cinaed s'en empara avec un gloussement ravi avant de se jeter par terre pour fouiller sous son lit. Il tira sa malle et puis retrouva facilement une petite boite à l'intérieur. Sans fond, elle contenait l'intégralité de sa collection de la carte du fameux farceur. Ewan se pencha sur le bord de son lit pour observer son ami se tortiller sous celui d'en face. Une fois que Cinaed fut revenu près de lui, il tenta de lui passer une chocogrenouille que le brun repoussa d'un geste de la main. Pourquoi tu collectionnes celle-ci ? Et pas genre... Severus Rogue ? Cinaed l'observa quelques secondes avant de lui tendre une carte de la figurine qu'il venait de citer, juste pour voir les yeux d'Ewan s'illuminer un peu. Il me fait rire. Il a une tête de débile sur sa carte, il a l'air marrant. dit-il simplement avant de hausser les épaules comme si sa réponse était la plus logique au monde. Et toi, pourquoi tu le collectionne lui ? demanda t-il ensuite en pointant du menton la carte que tenait encore Ewan. Il est cool. chuchota doucement son ami, les yeux pétillants. J'aime les espions, c'est stylé. Cinaed hocha la tête même si, de son point de vue, un gars qui inventait des sortilèges sympa, c'était bien mieux qu'un espion. Il aspirait à faire la même chose, plus tard, et à avoir la même tête de débile heureux.
748
Tu as un Felix Summerbee à m'échanger ? fit Cinaed alors qu'il ouvrait une énième chocogrenouille. Il déposa le chocolat dans un petit panier à côté de lui et soupira quand la carte qui lui apparut montra un énième chanteur dont il n'avait que faire. Le meilleur truc avec les chocogrenouilles, c'était de les ouvrir et de tomber sur une carte sympa et depuis le début de l'après midi, Cinaed n'avait pas eu de chance. Et Ewan, quant à lui, allait bientôt avoir mal au ventre à force de se gaver de chocolat. Le brun n'en avait pas touché même un seul petit bout parce que les sucreries, ce n'était pas tellement son truc mais le roux, quand à lui, détestait tellement le gaspillage qu'il était prêt à boulotter l'intégralité du chocolat pourvu qu'ils n'en jetteraient pas un gramme. Cinaed attendait juste le moment où Ewan abandonnerait son idée pour lui proposer de déposer le panier de chocolat dans la salle commune et de ne plus en parler. Ce n'était pas non plus quelque chose qu'Ewan apprécierait, mais il finirait par trouver l'idée intéressante quand il aurait la nausée à force de manger ce que Cinaed lui passait.
Cinaed, lui, il se fichait pas mal d'où finissaient les chocolats et il avait du mal à comprendre pourquoi Ewan souhaitait autant les rentabiliser. C'était pourtant assez simple : chez Ewan, le gaspillage ça n'existait pas, aussi bien que le fait d'avoir quelque chose en trop était rare. Alisdair ne roulait pas sur l'or et même si lui et son fils n'avaient jamais manqué de rien, ils n'étaient pour autant pas suffisamment aisé pour se permettre de dépenser leur argent n'importe où, et surtout pas pour le jeter par la fenêtre en partant du principe que d'autres y trouveraient une utilité. Cinaed avait toujours vécu dans l'opulence et ne s'était jamais posé la question de s'il pouvait se permettre un excès. Il n'y avait d'ailleurs pas vraiment d'excès à ses yeux, vu que tout était dans le budget. C'était en grande partie pour ça qu'il n'apportait aucune importance à l'argent. Qu'il en dépense trop ou n'en ai pas, il s'en fichait pas mal : ça faisait partie du décors pour lui. Alors que Ewan, lui, savait à quel point en obtenir pouvait être difficile. Ils s'étaient parfois disputés assez violemment à ce sujet mais, les années passant, ils arrivaient à ne plus se prendre la tête.
Pourquoi ? T'en as pas déjà plein ? répondit Ewan après avoir avalé sa bouchée. Il reposa la deuxième partie du chocolat à côté de lui et laissa échapper un long soupir. Peut-être qu'il avait déjà commencé à saturer, finalement. Si si, j'en ai 276. Mais j'les collectionne. Le roux l'observa quelques secondes, interdit. Et puis, il se mit à fouiller dans sa collection du jour, puis dans la boite où il rangeait l'intégralité de ses cartes et il en retira 13 exemplaires de celle que son ami cherchait. Il en garda deux pour lui, et lui tendit les onze autres avec un petit rictus amusé.
Cinaed s'en empara avec un gloussement ravi avant de se jeter par terre pour fouiller sous son lit. Il tira sa malle et puis retrouva facilement une petite boite à l'intérieur. Sans fond, elle contenait l'intégralité de sa collection de la carte du fameux farceur. Ewan se pencha sur le bord de son lit pour observer son ami se tortiller sous celui d'en face. Une fois que Cinaed fut revenu près de lui, il tenta de lui passer une chocogrenouille que le brun repoussa d'un geste de la main. Pourquoi tu collectionnes celle-ci ? Et pas genre... Severus Rogue ? Cinaed l'observa quelques secondes avant de lui tendre une carte de la figurine qu'il venait de citer, juste pour voir les yeux d'Ewan s'illuminer un peu. Il me fait rire. Il a une tête de débile sur sa carte, il a l'air marrant. dit-il simplement avant de hausser les épaules comme si sa réponse était la plus logique au monde. Et toi, pourquoi tu le collectionne lui ? demanda t-il ensuite en pointant du menton la carte que tenait encore Ewan. Il est cool. chuchota doucement son ami, les yeux pétillants. J'aime les espions, c'est stylé. Cinaed hocha la tête même si, de son point de vue, un gars qui inventait des sortilèges sympa, c'était bien mieux qu'un espion. Il aspirait à faire la même chose, plus tard, et à avoir la même tête de débile heureux.
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
La vie de Grand Prince
Ses parents lui avaient envoyé un colis à l'approche du bal, c'était évident, d'ailleurs, qu'ils y aient pensé. Eilidh avait sans aucun doute vu arriver la tenue catastrophique que son fils récupérerait dans ses placards et qui lui ferait bien plus honte que toutes les fresques que le jeune homme avait prit l'habitude de faire. Alors, au lieu de le laisser aller au bal avec son uniforme et une cravate à moitié mal nouée, elle lui avait déniché une superbe robe bleue nuit qui, d'après elle, mettait en avant ses yeux et les boucles de ses cheveux qui descendaient bien bas depuis quelques années. En dessous, un beau costume à la coupe bien droite que Cinaed imaginait bien lui aller parfaitement. Allez savoir comment sa mère savait toujours exactement qu'elles étaient ses mesures. Une partie de lui se demandait si elle n'avait pas un super pouvoir tandis que l'autre était persuadée qu'elle envoyait des elfes lui tourner autour dès qu'il avait le dos tourné pour mesurer la largeur de ses hanches.
Debout en sous-vêtements devant son lit et la tenue étalée sur les draps, Cinaed réfléchissait. D'un côté, accepter l'offrande de sa mère, ce serait un peu comme accepter ses choix, non ? Et en ce moment, le jeune homme était en guerre contre l'influence de ses parents et surtout contre celle de sa mère. Alors, certes, la robe était très jolie et Cinaed avait envie de la garder, mais ça n'était pas une excuse suffisante pour abandonner la lutte, non ? Qui sait, peut-être qu'elle prendrait un remerciement pour la tenue comme une validation de son comportement et Cinaed aurait envie de s'arracher les yeux si elle recommençait à lui envoyer des lettres pour les potions et la défense. Il n'était pas certain qu'elle ait vraiment abandonné son idée initiale de le faire suivre ses pas et ceux de son père. Même si elle ne disait plus rien en lettres et qu'elle se contentait de suivre les envies de son fils - de toute façon, c'était soit ça soit pousser son fils à couper les ponts, donc elle avait vite prit sa décision - Cinaed savait qu'elle n'était pas satisfaite.
Si elle apprenait qu'il avait porté la tenue envoyée, elle considèrerait sûrement ça comme une victoire et peut-être même que ça lui donnerait envie de recommencer à se battre pour que Cinaed finisse médicomage. C'était tout bonnement hors de question que les choses se passent de cette manière alors Cinaed replia délicatement la tenue avant de la ranger dans sa malle. Il n'était pas aveugle et la beauté de la tenue - et sa qualité, surtout ! - lui avait suffisamment sauté aux yeux pour qu'il ai envie de la garder, au cas où. Peut-être qu'il la mettrait pour une autre occasion, quand il n'aurait plus l'impression que ça signifierait abandonner ses principes.
En attendant, il lui fallait donc trouver une tenue et, d'un coup, la chemise et le pantalon trop court qu'il avait eu pour idée de porter lui semblaient bien fades. Pas parce qu'il regrettait de ne pas mettre la tenue envoyée par sa mère mais parce que ce ne serait pas suffisamment tape à l'œil pour que sa mère en entende parler et surtout pour qu'elle comprenne que Cinaed était toujours fâché et loin d'accepter son mea-culpa.
Une idée lui vint alors qu'il se mettait à marcher en rond dans son dortoir. Alors, il attrapa rapidement une de ses robes d'uniforme et la passa au dessus de sa tête. Une fois à moitié habillé, il dévala les escaliers de la salle commune et se précipita vers un groupe de septième année avec qui il avait déjà fait plusieurs sorties à Pré-au-Lard. Il eut à peine le temps d'exposer son idée qu'il était déjà embarqué sur un fauteuil alors que le groupe se mettait à courir partout.
Et une heure et demie plus tard, il était fin prêt et le groupe était en retard pour le bal mais ça ne faisait rien : leur entrée n'en serait que plus remarquée encore. La descente de la tour avec des talons ne fut pas une tâche facile mais, au moins, elle permit à Cinaed de s'entraîner à marcher avec les chaussures qui, en plus d'être un peu serrées, ne lui semblaient absolument pas équilibrées. Nul doute qu'il aurait aussi mal aux talons qu'aux mollets après avoir passé la soirée à les tendre pour garder son équilibre, mais ce n'était pas grave. Quelques ampoules et autres douleurs pas sympa, ça vaudrait le coup tant que sa mère finissait par faire un demi arrêt cardiaque de colère.
Alors, entouré par le groupe de filles, Cinaed se déhancha jusqu'à la Grande Salle et ignora royalement les quelques rires qu'il reçut alors qu'il se précipitait sur Ewan. Son ami le regarda avec de gros yeux mais Cinaed lui fit tout de même un petit tour de sa tenue. Il voltigea sur lui même pour lui montrer à quel point la robe bleue s'envolait quand il tournait, lui montra le trait d'eyeliner qu'Evangeline lui avait fait - et dont il était secrètement hyper fan - et lui agita ses mains manucurées sous le nez. Le pire lui dit-il finalement en relevant sa robe jusqu'à laisser apparaître ses genoux C'était d'épiler les jambes, franchement c'est de la torture, je dirais plus jamais à une fille qu'elle a des jambes poilues. Ewan perdit enfin son sang froid et se mis à pouffer puis laissa échapper un rire strident alors qu'il observait les mollets nus de son meilleur amis. Cinaed était un peu l'équivalent d'un ours quand on remontait les jambes de son pantalon alors le roux n'imaginait pas le temps que ça avait du prendre et la douleur que ça avait dû être de tout arracher.
Ta mère va tellement te tuer. finit par dire Ewan en lui proposant son bras. Cinaed glissa sa main autour de son biceps et papillonna des yeux vers lui. Pourquoi donc ? C'est elle qui veut que je m'habille comme il sied à mon rang. C'est une vraie tenue le lady, tu sais. Cinaed gloussa une dernière fois, déposa un baiser sur la joue d'Ewan et puis décida de le tirer pour aller danser. Ewan le suivit sans sourciller, les joues rouges.
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Debout en sous-vêtements devant son lit et la tenue étalée sur les draps, Cinaed réfléchissait. D'un côté, accepter l'offrande de sa mère, ce serait un peu comme accepter ses choix, non ? Et en ce moment, le jeune homme était en guerre contre l'influence de ses parents et surtout contre celle de sa mère. Alors, certes, la robe était très jolie et Cinaed avait envie de la garder, mais ça n'était pas une excuse suffisante pour abandonner la lutte, non ? Qui sait, peut-être qu'elle prendrait un remerciement pour la tenue comme une validation de son comportement et Cinaed aurait envie de s'arracher les yeux si elle recommençait à lui envoyer des lettres pour les potions et la défense. Il n'était pas certain qu'elle ait vraiment abandonné son idée initiale de le faire suivre ses pas et ceux de son père. Même si elle ne disait plus rien en lettres et qu'elle se contentait de suivre les envies de son fils - de toute façon, c'était soit ça soit pousser son fils à couper les ponts, donc elle avait vite prit sa décision - Cinaed savait qu'elle n'était pas satisfaite.
Si elle apprenait qu'il avait porté la tenue envoyée, elle considèrerait sûrement ça comme une victoire et peut-être même que ça lui donnerait envie de recommencer à se battre pour que Cinaed finisse médicomage. C'était tout bonnement hors de question que les choses se passent de cette manière alors Cinaed replia délicatement la tenue avant de la ranger dans sa malle. Il n'était pas aveugle et la beauté de la tenue - et sa qualité, surtout ! - lui avait suffisamment sauté aux yeux pour qu'il ai envie de la garder, au cas où. Peut-être qu'il la mettrait pour une autre occasion, quand il n'aurait plus l'impression que ça signifierait abandonner ses principes.
En attendant, il lui fallait donc trouver une tenue et, d'un coup, la chemise et le pantalon trop court qu'il avait eu pour idée de porter lui semblaient bien fades. Pas parce qu'il regrettait de ne pas mettre la tenue envoyée par sa mère mais parce que ce ne serait pas suffisamment tape à l'œil pour que sa mère en entende parler et surtout pour qu'elle comprenne que Cinaed était toujours fâché et loin d'accepter son mea-culpa.
Une idée lui vint alors qu'il se mettait à marcher en rond dans son dortoir. Alors, il attrapa rapidement une de ses robes d'uniforme et la passa au dessus de sa tête. Une fois à moitié habillé, il dévala les escaliers de la salle commune et se précipita vers un groupe de septième année avec qui il avait déjà fait plusieurs sorties à Pré-au-Lard. Il eut à peine le temps d'exposer son idée qu'il était déjà embarqué sur un fauteuil alors que le groupe se mettait à courir partout.
Et une heure et demie plus tard, il était fin prêt et le groupe était en retard pour le bal mais ça ne faisait rien : leur entrée n'en serait que plus remarquée encore. La descente de la tour avec des talons ne fut pas une tâche facile mais, au moins, elle permit à Cinaed de s'entraîner à marcher avec les chaussures qui, en plus d'être un peu serrées, ne lui semblaient absolument pas équilibrées. Nul doute qu'il aurait aussi mal aux talons qu'aux mollets après avoir passé la soirée à les tendre pour garder son équilibre, mais ce n'était pas grave. Quelques ampoules et autres douleurs pas sympa, ça vaudrait le coup tant que sa mère finissait par faire un demi arrêt cardiaque de colère.
Alors, entouré par le groupe de filles, Cinaed se déhancha jusqu'à la Grande Salle et ignora royalement les quelques rires qu'il reçut alors qu'il se précipitait sur Ewan. Son ami le regarda avec de gros yeux mais Cinaed lui fit tout de même un petit tour de sa tenue. Il voltigea sur lui même pour lui montrer à quel point la robe bleue s'envolait quand il tournait, lui montra le trait d'eyeliner qu'Evangeline lui avait fait - et dont il était secrètement hyper fan - et lui agita ses mains manucurées sous le nez. Le pire lui dit-il finalement en relevant sa robe jusqu'à laisser apparaître ses genoux C'était d'épiler les jambes, franchement c'est de la torture, je dirais plus jamais à une fille qu'elle a des jambes poilues. Ewan perdit enfin son sang froid et se mis à pouffer puis laissa échapper un rire strident alors qu'il observait les mollets nus de son meilleur amis. Cinaed était un peu l'équivalent d'un ours quand on remontait les jambes de son pantalon alors le roux n'imaginait pas le temps que ça avait du prendre et la douleur que ça avait dû être de tout arracher.
Ta mère va tellement te tuer. finit par dire Ewan en lui proposant son bras. Cinaed glissa sa main autour de son biceps et papillonna des yeux vers lui. Pourquoi donc ? C'est elle qui veut que je m'habille comme il sied à mon rang. C'est une vraie tenue le lady, tu sais. Cinaed gloussa une dernière fois, déposa un baiser sur la joue d'Ewan et puis décida de le tirer pour aller danser. Ewan le suivit sans sourciller, les joues rouges.
1042
Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]