Au fil des idées entremêlées
Malgré la grisaille environnante, Gabriel avait littéralement couru jusqu’au parc à la fin de son repas. Son objectif était simple, retrouver son tuteur et deux bouts de bois pour tester son idée. La veille, il avait planché sur son projet de planche à voile et avait déduit que faire une planche à voile à proprement parlé était bien trop complexe. Non il avait dessiné des plans de son projet. L’idée n’était pas si complexe. Il avait besoin d’un dispositif qui permettait d’accrocher deux balais ensemble, donc deux bagues reliées l’une à l’autre qui pourraient s’adapter à la taille du manche du balai en question et pourquoi pas trouver un moyen d’attacher la voile dans le dispositif. Cela permettrait de transformer deux balais, n’importe lesquels en planche à voile. D’autant que deux balais c’était quand même bien plus stable qu’un !Dimanche 17 septembre 2051
14h30 – Parc de Poudlard
@ Matthew Stevens
Enfin bref il avait fait des gribouillis sur un parchemin qui avait fourré dans son sac avec du fil de pêche qu’il trainait toujours avec lui. Son sac sur son dos. Il courrait dans le parc, foulant les herbes encore humides de la pluie de la veille et de la nuit se fichant de la boue qui éclaboussait parfois son pantalon. Dans un bosquet, il sorti son tuteur d’un tronc d’arbre creux et l’admira avec une certaine fierté. Après tout ils l’avaient trouvé après une belle recherche avec Calianor. Mais il avait besoin de trouver deux autres bouts de bois pour simuler les balais. Ce n’était pas très compliqué. N’importe qu’elle branche un peu près droite ferait l’affaire. L’objectif ici était simplement de voir si son idée était possible.
Il récupéra donc deux bouts de bois morts et les aligna sur le sol, son tuteur sur le côté et sorti son fil de pêche. Il commença à la dérouler sur le sol avant de faire des tours autour des deux morceaux de bois. Rapidement le garçon commença à faire des grands gestes son fil se bloquant dans des buissons ou des pierres autour de lui. Défaire les nœuds, aller chercher les morceaux bloqués. Sans même s’en rendre compte il passait au-dessus, en-dessous du fil s’entortillant petit à petit jusqu’à à un moment se rendre compte que le fil l’entourait comme un saucisson sec.
Il tira dessus et celui-ci se resserra autour de sa cheville droite, ce qui le surprit et le déséquilibra. Le garçon tomba au sol dans un cri désespéré. Assis sur le sol, sa main droite tenant le fil levée vers le ciel, son assemblage précaire devant lui… Il avait l’air fin là.
Ca se passe donc avant le match!
En espérant que ça t'inspire!
En espérant que ça t'inspire!
Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
Au fil des idées entremêlées
Ce dimanche-là, Matthew avait prévu de faire quelque chose de simple : prendre l’air, s’installer quelque part dans le parc et dessiner un peu. Il avait même emporté son carnet, ce qui prouvait qu’il avait pris cette décision avec le plus grand sérieux. Pour l’instant, il avait surtout réussi à dessiner une tour du château dont le sommet penchait dangereusement vers la gauche. Il était en train de se demander si c’était rattrapable lorsqu’un cri lui fit relever la tête.✎ ─── NOTES ÉCRITES DANS LA MARGE ───
« J'étais venu dessiner. Apparemment, il y a d'abord un inventeur à démêler. »
Dimanche 17 septembre 2051 · 14 h 30 · Parc de Poudlard
Deuxième année · avec @Gabriel Yates
À quelques mètres de là, un garçon venait manifestement de perdre une bataille contre… une ficelle ?
Matthew cligna des yeux. Il y avait deux branches alignées sur l’herbe, une troisième pièce de bois posée à côté, du fil partout et, au milieu, un garçon assis par terre avec une main levée vers le ciel. Le tout donnait l’impression que quelqu’un avait essayé de monter un meuble sans avoir reçu la moitié des instructions.
Il glissa son crayon dans la reliure de son carnet et s’approcha à grandes enjambées.
— Hé ! Ça va ? Tu ne t’es pas fait mal ?
La question était sincère. Même si, à voir le fil serré autour de sa cheville, Matthew avait beaucoup d’autres questions en réserve. Il s’accroupit près de lui, observant attentivement les nœuds sans encore y toucher. Avec ma chance, si je tire sur le mauvais bout, je vais l’attacher au buisson.
— Attends, bouge pas trop. Je crois que si tu tires encore là-dessus, ça va serrer davantage.
Il suivit le fil du regard jusqu’aux deux branches, puis revint à la cheville prisonnière. Une seconde passa. Puis deux.
— Je sais pas ce que tu essayais de faire, mais si ton but était de fabriquer un piège, je crois qu’il marche très bien.
Il eut un petit sourire, histoire de montrer qu’il plaisantait, puis posa son carnet dans l’herbe, à portée de main. En voyant les morceaux de bois disposés avec soin, il comprit au moins une chose : ce n’était pas un accident sorti de nulle part. Il y avait forcément une idée derrière. Peut-être même une bonne idée. Simplement, pour le moment, elle avait l’air d’avoir pris son inventeur en otage.
— Moi, c’est Matthew. Et je peux t’aider à démêler tout ça, si tu veux.
Son regard revint vers les branches. Cette fois, la curiosité l’emporta franchement sur la prudence.
— Par contre, après, faudra que tu m’expliques ce que tu construis. Parce que je suis passé de « deux bouts de bois » à « opération de sauvetage » en dix secondes, et j’ai l’impression d’avoir raté une étape.
Il pointa le carnet du pouce.
— Je peux même essayer de te faire un dessin, si ça aide. Bon, mes tours sont un peu de travers, mais les lignes droites, en général, je m’en sors.
Il se pencha légèrement pour chercher des yeux l’extrémité libre du fil, puis s’immobilisa avant de toucher quoi que ce soit.
— Tu me montres où ça commence ?
✎ ── 511 mots, @Gabriel Yates
Deuxième Année RP
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Au fil des idées entremêlées
Emballé dans son fil de pêche, il entendit des pas se diriger vers lui. Lui il essayait de remonter l’origine du fil, ses yeux le suivant depuis sa main jusqu’autour de sa taille, autour de sa jambe, autour de sa cheville… Comment avait-il fait pour en arriver là ? Le garçon qui arriva à ses côté sembla se poser la même question. Gabriel releva la tête vers lui avec un léger sourire sur les lèvres, sourire qui s’agrandit quand il reconnu un camarade de classe. Il laissa échapper un rire, laissant son bras retomber à ses côtés face à la blague du Gryffondor.
-Ce n’était pas vraiment le but, mais si c’est réussi on va dire que c’était mon objectif.
Répondit-il toujours en riant. Malgré tout il fit surpris qu’il se présente. Il connaissait son nom, cela faisait un an qu’ils partageaient les mêmes cours. Bon certes, ils n’avaient jamais vraiment parlé tous les deux, mais quand même il faisait attention à connaitre le prénom de l’ensemble de ses camarades. Ils allaient passer sept ans ensemble.
-Ouais Matthew, je sais ! Je veux bien de l’aide oui. J’espère bien que t’as pas oublié mon prénom durant les vacances.
Il commença à chercher le bout de la ficelle, tirant à des endroits pour tenter de ne pas resserrer d’avantage le nœud autour de sa cheville. Il parvint à faire passer le fil autour de son pied pour commencer à se libérer. Le bout est sensé être par là… Dit-il en balayant l’espace devant lui d’un geste vague de la main.
-Je fais des tests pour un petit projet de construction. Mais je crois que je n’aurais pas dû défaire toute la pelotte de fil d’un coup.
Il continuait à se défaire de l’emprise du fil, tout en tentant de tout rassembler en un amas qui ne s’emmêlerait pas trop. Il allait devoir refaire la ligne, comme avec son papa pour s’assurer de défaire tous les nœuds et s’assurer que tout était correctement en place avant de continuer à tenter d’accrocher ses deux bouts de bois.
-Tu construit des trucs toi aussi ?
Demanda-t-il en levant les yeux vers Matthew tout en faisant passer le fil entre ses doigts, défaisant les nœuds qui arrivaient jusqu’à ses mains machinalement, comme il l’avait fait des tas de fois pour aller pêcher avec son papa.
-Ce n’était pas vraiment le but, mais si c’est réussi on va dire que c’était mon objectif.
Répondit-il toujours en riant. Malgré tout il fit surpris qu’il se présente. Il connaissait son nom, cela faisait un an qu’ils partageaient les mêmes cours. Bon certes, ils n’avaient jamais vraiment parlé tous les deux, mais quand même il faisait attention à connaitre le prénom de l’ensemble de ses camarades. Ils allaient passer sept ans ensemble.
-Ouais Matthew, je sais ! Je veux bien de l’aide oui. J’espère bien que t’as pas oublié mon prénom durant les vacances.
Il commença à chercher le bout de la ficelle, tirant à des endroits pour tenter de ne pas resserrer d’avantage le nœud autour de sa cheville. Il parvint à faire passer le fil autour de son pied pour commencer à se libérer. Le bout est sensé être par là… Dit-il en balayant l’espace devant lui d’un geste vague de la main.
-Je fais des tests pour un petit projet de construction. Mais je crois que je n’aurais pas dû défaire toute la pelotte de fil d’un coup.
Il continuait à se défaire de l’emprise du fil, tout en tentant de tout rassembler en un amas qui ne s’emmêlerait pas trop. Il allait devoir refaire la ligne, comme avec son papa pour s’assurer de défaire tous les nœuds et s’assurer que tout était correctement en place avant de continuer à tenter d’accrocher ses deux bouts de bois.
-Tu construit des trucs toi aussi ?
Demanda-t-il en levant les yeux vers Matthew tout en faisant passer le fil entre ses doigts, défaisant les nœuds qui arrivaient jusqu’à ses mains machinalement, comme il l’avait fait des tas de fois pour aller pêcher avec son papa.
Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
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Membre de la secte du Calamar
Au fil des idées entremêlées
Matthew resta une seconde bouche entrouverte, puis regarda Gabriel avec un air faussement offensé. Il le connaissait, évidemment. Ils partageaient les mêmes cours depuis leur arrivée au château. Seulement, entre connaître le prénom de quelqu’un et avoir déjà pris le temps de lui parler, il y avait une différence. Et Matthew venait apparemment de choisir la façon la plus maladroite de la franchir.
— Mais non, j’ai pas oublié ton prénom ! Gabriel Yates, Poufsouffle. Je sais même qu’on a des cours ensemble, figure-toi. Il marqua une pause, puis ajouta avec un sourire : — Je me présentais au cas où toi, tu m’aurais oublié. C’est de la prévention.
L’explication était douteuse. Il en avait conscience. Mais il décida de la défendre en ne revenant surtout pas dessus.
Il reporta son attention sur le fil de pêche. Gabriel semblait avoir trouvé comment libérer sa cheville, et ses doigts travaillaient déjà à défaire les nœuds avec une aisance qui contrastait franchement avec l’état du reste de l’installation. Matthew, lui, suivait des yeux une portion de fil qui serpentait entre les herbes. À peine l’avait-il repérée qu’il ne savait déjà plus si elle passait au-dessus ou au-dessous de l’autre. Bon. Ne surtout pas essayer d’aider en tirant au hasard.
— Attends, j’ai peut-être une idée. Il sortit son crayon de son carnet et le posa dans sa paume, comme s’il présentait un instrument de haute précision. — Si tu défais les nœuds et que j’enroule le fil récupéré autour de ça, on évite peut-être de fabriquer une deuxième catastrophe pendant qu’on répare la première. Enfin, si tu penses que ça marche. C’est toi qui as l’air de savoir t’y prendre avec ce truc.
Il garda le crayon tendu devant lui, prêt à y enrouler le fil que Gabriel parviendrait à libérer. En attendant, il jeta un regard aux deux branches alignées.
— Et pour répondre à ta question… oui, je fabrique des trucs. Enfin, j’essaie. Matthew fit une petite grimace. — Souvent, j’ai une idée géniale, je la dessine, je commence à la construire et je découvre qu’il manque une étape entre « idée géniale » et « truc qui tient debout ». Alors je recommence. Ou je change complètement d’idée.
Son regard s’attarda sur les morceaux de bois. Ce n’était pas grand-chose, mais Gabriel n’avait manifestement pas choisi ces branches juste pour s’occuper les mains. Il y avait une intention derrière cet assemblage, et Matthew mourait déjà d’envie de la comprendre.
— Par contre, les plans, ça, j’adore. Même les plans complètement impossibles. Il tapota la couverture de son carnet. — Si tu veux, je peux dessiner pendant que tu expliques. Mais d’abord, j’ai une question : tes deux bouts de bois, tu veux juste qu’ils tiennent ensemble, ou tu veux pouvoir les détacher et les remettre ?
Il leva les yeux vers Gabriel, très sérieux pour quelqu’un qui venait de proposer un crayon comme matériel de sauvetage.
— Parce que dans le deuxième cas, je crois qu’il va nous falloir mieux qu’un nœud. Et nettement moins de fil.
— Mais non, j’ai pas oublié ton prénom ! Gabriel Yates, Poufsouffle. Je sais même qu’on a des cours ensemble, figure-toi. Il marqua une pause, puis ajouta avec un sourire : — Je me présentais au cas où toi, tu m’aurais oublié. C’est de la prévention.
L’explication était douteuse. Il en avait conscience. Mais il décida de la défendre en ne revenant surtout pas dessus.
Il reporta son attention sur le fil de pêche. Gabriel semblait avoir trouvé comment libérer sa cheville, et ses doigts travaillaient déjà à défaire les nœuds avec une aisance qui contrastait franchement avec l’état du reste de l’installation. Matthew, lui, suivait des yeux une portion de fil qui serpentait entre les herbes. À peine l’avait-il repérée qu’il ne savait déjà plus si elle passait au-dessus ou au-dessous de l’autre. Bon. Ne surtout pas essayer d’aider en tirant au hasard.
— Attends, j’ai peut-être une idée. Il sortit son crayon de son carnet et le posa dans sa paume, comme s’il présentait un instrument de haute précision. — Si tu défais les nœuds et que j’enroule le fil récupéré autour de ça, on évite peut-être de fabriquer une deuxième catastrophe pendant qu’on répare la première. Enfin, si tu penses que ça marche. C’est toi qui as l’air de savoir t’y prendre avec ce truc.
Il garda le crayon tendu devant lui, prêt à y enrouler le fil que Gabriel parviendrait à libérer. En attendant, il jeta un regard aux deux branches alignées.
— Et pour répondre à ta question… oui, je fabrique des trucs. Enfin, j’essaie. Matthew fit une petite grimace. — Souvent, j’ai une idée géniale, je la dessine, je commence à la construire et je découvre qu’il manque une étape entre « idée géniale » et « truc qui tient debout ». Alors je recommence. Ou je change complètement d’idée.
Son regard s’attarda sur les morceaux de bois. Ce n’était pas grand-chose, mais Gabriel n’avait manifestement pas choisi ces branches juste pour s’occuper les mains. Il y avait une intention derrière cet assemblage, et Matthew mourait déjà d’envie de la comprendre.
— Par contre, les plans, ça, j’adore. Même les plans complètement impossibles. Il tapota la couverture de son carnet. — Si tu veux, je peux dessiner pendant que tu expliques. Mais d’abord, j’ai une question : tes deux bouts de bois, tu veux juste qu’ils tiennent ensemble, ou tu veux pouvoir les détacher et les remettre ?
Il leva les yeux vers Gabriel, très sérieux pour quelqu’un qui venait de proposer un crayon comme matériel de sauvetage.
— Parce que dans le deuxième cas, je crois qu’il va nous falloir mieux qu’un nœud. Et nettement moins de fil.
✎ ── 499 mots, @Gabriel Yates
Deuxième Année RP
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Au fil des idées entremêlées
Le regard de Gabriel passa du fil qu’il avait dans les mains, au fil entouré autour de lui, au fil qu’il remettait dans la terre, parmi l’herbe et les premières feuilles mortes d’automne. C’est vrai que laisser son fil de pêche ainsi trainer par terre n’était peut-être pas la meilleure option. Son idée était loin d’être bête et le blondinet avisa le crayon avant d’accorder un sourire lumineux à son camarade de promotion.
-Le grand connaisseur du fil de pêche adhère à cette proposition très juste.
Il lui tendit la partie qu’il avait démêlé pour qu’il l’enroule autour de son crayon pendant qu’il continuait à faire passer le fil entre ses doigts. Au début concentré sur le fil, ses yeux le suivant avec concentration, il releva subitement la tête quand Matthew lui parla de son amour des plans. Les yeux de Gabriel s’arrondirent. Il avait bien essayé de coucher sur le papier quelques idées de plan, mais ça ne ressemblait vraiment à rien et même lui, qui avait l’idée clairement en tête, ne parvenait pas à comprendre ce qu’il dessinait.
-Tu crois que tu pourrais m’aider ?
Son dos se redressa, comme un élève premier de la classe durant un cours d’histoire de la magie. Son excitation bouillonnait en lui et ses doigts s’agitèrent encore plus vite autour du fil, retirant les brindilles emmêlées avec une habilité déconcertante.
-Je ne veux pas juste les accrocher ensemble. L’idée c’est qu’ils soient accrochés côte à côte avec un dispositif. Comme deux anneaux reliés qu’on enfilerait atour du bois pour qu’il soit accrocher à l’autre ! Je ne sais pas si c’est clair…
Gabriel fit la moue. Décidément il était un piètre inventeur. A quoi bon imaginer des choses quand on était incapable de faire passer son idée à d’autres ? Incapable d’expliquer pour convaincre ? Ça ne servait à rien. Mais c’est pour ça aussi qu’être bien entouré était primordial ! Avoir un dessinateur de plans avec lui, voilà qui serait une bonne idée. Matthew pourrait peut-être avoir une place dans son équipage ? En tant que… Comment on dit déjà ? Architecte !
-Mais avant de construire en bois, je voulais tester avec du fil. Voir comment ça faisait, si une attache était suffisante ou s’il en fallait deux, noter l’espacement idéal… Tout ça quoi ! Enfin, c’était l’objectif avant que je ne me retrouve englouti par le fil.
Il laissa échapper un rire, amusé par cette situation assez cocasse. C’est vrai que parti comme il était parti, il n’allait pas faire quand chose. Mais de toute façon il n’avait pas mieux à faire. Il avait fini ses devoirs hier matin et avait également révisé ce matin, donc c’était suffisant.
-Le grand connaisseur du fil de pêche adhère à cette proposition très juste.
Il lui tendit la partie qu’il avait démêlé pour qu’il l’enroule autour de son crayon pendant qu’il continuait à faire passer le fil entre ses doigts. Au début concentré sur le fil, ses yeux le suivant avec concentration, il releva subitement la tête quand Matthew lui parla de son amour des plans. Les yeux de Gabriel s’arrondirent. Il avait bien essayé de coucher sur le papier quelques idées de plan, mais ça ne ressemblait vraiment à rien et même lui, qui avait l’idée clairement en tête, ne parvenait pas à comprendre ce qu’il dessinait.
-Tu crois que tu pourrais m’aider ?
Son dos se redressa, comme un élève premier de la classe durant un cours d’histoire de la magie. Son excitation bouillonnait en lui et ses doigts s’agitèrent encore plus vite autour du fil, retirant les brindilles emmêlées avec une habilité déconcertante.
-Je ne veux pas juste les accrocher ensemble. L’idée c’est qu’ils soient accrochés côte à côte avec un dispositif. Comme deux anneaux reliés qu’on enfilerait atour du bois pour qu’il soit accrocher à l’autre ! Je ne sais pas si c’est clair…
Gabriel fit la moue. Décidément il était un piètre inventeur. A quoi bon imaginer des choses quand on était incapable de faire passer son idée à d’autres ? Incapable d’expliquer pour convaincre ? Ça ne servait à rien. Mais c’est pour ça aussi qu’être bien entouré était primordial ! Avoir un dessinateur de plans avec lui, voilà qui serait une bonne idée. Matthew pourrait peut-être avoir une place dans son équipage ? En tant que… Comment on dit déjà ? Architecte !
-Mais avant de construire en bois, je voulais tester avec du fil. Voir comment ça faisait, si une attache était suffisante ou s’il en fallait deux, noter l’espacement idéal… Tout ça quoi ! Enfin, c’était l’objectif avant que je ne me retrouve englouti par le fil.
Il laissa échapper un rire, amusé par cette situation assez cocasse. C’est vrai que parti comme il était parti, il n’allait pas faire quand chose. Mais de toute façon il n’avait pas mieux à faire. Il avait fini ses devoirs hier matin et avait également révisé ce matin, donc c’était suffisant.
Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
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Au fil des idées entremêlées
Matthew récupéra le bout de fil avec un sourire satisfait. Voilà, ils avaient au moins trouvé une solution à un problème. Enfin, une solution qui impliquait un crayon, mais ça comptait quand même. Il commença à enrouler le fil autour, en essayant de ne pas trop serrer. Les premiers tours étaient un peu de travers. Il recommença plus doucement, suivant le rythme auquel Gabriel lui donnait du fil démêlé.
— Bon, si le grand connaisseur approuve, ça me rassure.
Il retint un rire et continua. C'était assez amusant de voir à quel point Gabriel allait vite avec ses doigts. Matthew, lui, avait déjà réussi à coincer le fil sous son pouce deux fois. Il préféra ne pas le signaler.
Quand Gabriel lui demanda de l'aider pour ses plans, il releva la tête. Cette fois, il oublia presque le fil. Il aimait dessiner, oui, mais on ne lui avait encore jamais demandé de dessiner un objet qui n'existait pas. C'était quand même bien plus intéressant que les pierres de la tour qu'il avait commencée dans son carnet.
— Oui ! Je peux essayer. Par contre, faudra me dire si je dessine n'importe quoi.
Il écouta la suite, les sourcils froncés, non pas parce que l'idée lui paraissait mauvaise, mais parce qu'il essayait de se la représenter. Deux anneaux, l'un à côté de l'autre, avec quelque chose entre les deux. Il regarda les branches posées au sol, puis écarta deux doigts pour imaginer l'espace entre elles. Ah, d'accord. Enfin, il croyait.
Si je comprends de travers, mon dessin va l'embrouiller encore plus.
Il enroula encore quelques tours, puis posa le crayon sur son genou pour ouvrir son carnet à une page blanche. Un bout de fil dépassait toujours du crayon. Tant pis, il dessinerait avec. Il le reprit et traça deux petits cercles côte à côte, reliés par un trait. C'était loin d'être un chef-d'œuvre, mais au moins, on voyait ce qu'il voulait dire.
— Attends. Ça, c'est les deux anneaux, c'est ça ?
Il tourna le carnet vers Gabriel, puis désigna les deux branches du bout de son crayon.
— Et tu veux en mettre un seul comme ça, ou deux, un à chaque bout ?
Il hésita, regarda de nouveau son dessin et ajouta un second trait, tout petit, pour montrer ce qu'il voulait dire. Puis il leva les yeux vers Gabriel, curieux.
— Mais pourquoi tu veux les attacher ensemble, au fait ?
— Bon, si le grand connaisseur approuve, ça me rassure.
Il retint un rire et continua. C'était assez amusant de voir à quel point Gabriel allait vite avec ses doigts. Matthew, lui, avait déjà réussi à coincer le fil sous son pouce deux fois. Il préféra ne pas le signaler.
Quand Gabriel lui demanda de l'aider pour ses plans, il releva la tête. Cette fois, il oublia presque le fil. Il aimait dessiner, oui, mais on ne lui avait encore jamais demandé de dessiner un objet qui n'existait pas. C'était quand même bien plus intéressant que les pierres de la tour qu'il avait commencée dans son carnet.
— Oui ! Je peux essayer. Par contre, faudra me dire si je dessine n'importe quoi.
Il écouta la suite, les sourcils froncés, non pas parce que l'idée lui paraissait mauvaise, mais parce qu'il essayait de se la représenter. Deux anneaux, l'un à côté de l'autre, avec quelque chose entre les deux. Il regarda les branches posées au sol, puis écarta deux doigts pour imaginer l'espace entre elles. Ah, d'accord. Enfin, il croyait.
Si je comprends de travers, mon dessin va l'embrouiller encore plus.
Il enroula encore quelques tours, puis posa le crayon sur son genou pour ouvrir son carnet à une page blanche. Un bout de fil dépassait toujours du crayon. Tant pis, il dessinerait avec. Il le reprit et traça deux petits cercles côte à côte, reliés par un trait. C'était loin d'être un chef-d'œuvre, mais au moins, on voyait ce qu'il voulait dire.
— Attends. Ça, c'est les deux anneaux, c'est ça ?
Il tourna le carnet vers Gabriel, puis désigna les deux branches du bout de son crayon.
— Et tu veux en mettre un seul comme ça, ou deux, un à chaque bout ?
Il hésita, regarda de nouveau son dessin et ajouta un second trait, tout petit, pour montrer ce qu'il voulait dire. Puis il leva les yeux vers Gabriel, curieux.
— Mais pourquoi tu veux les attacher ensemble, au fait ?
✎ ── 402 mots, @Gabriel Yates
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Au fil des idées entremêlées
Il était vraiment bien plus complexe de se faire comprendre que d’avoir l’idée en tête. Matthew lui, s’appliquait sur le dessin et tentait de le comprendre ce que lui baragouinait le blond. Alors que le Gryffondor lui présentait son dessin, Gabriel se leva et fit le tour des deux morceaux de bois. Quand son camarade de promotion lui demanda exactement ce qu’il comptait faire, le Poufsouffle ne put s’empêcher de penser qu’ils auraient certainement dû commencer par là. Il releva donc la tête vers son architecte.
-Je veux créer une planche à voile volante !
Un grand sourire éclaira son visage et il leva les mains au ciel comme s’il venait d’annoncer la plus grande découverte du siècle. Et ça l’était, pour lui. A ces yeux cette invention était tout bonnement géniale et allait lui permettre de ressentir toutes les sensations qu’il avait pu vivre cet été à Poudlard et ce en y ajoutant une dimension de vol et donc de magie.
-Donc, pour plus de stabilité, il faut maintenir deux balais accrochés à un espace suffisant pour poser son pied comme ça dessus.
Il posa son pied, son talon sur un des morceaux de bois et la base de sa pointe sur l’autre. Ainsi, il serait à l’aise pour faire pivoter les balais avec son poids et l’inclinaison permettrait une meilleure réponse et donc moins besoin de se pencher pour faire réagir la planche. Ça c’était la première étape. La seconde était d’intégrer une voile à son mécanisme. Il plaça son autre pied sur les morceaux de bois avant de plier les genoux, prenant une pause de surfer.
-T’imagine un peu le truc, deux balais en vol, un meilleur équilibre debout et une mobilité accrue.
Il plaça ses bras en crois s’imaginant dans le vent eu au-dessus de l’eau vivre ces sensations de glisse et de vitesse. Son sourire était comme figé sur son visage alors que les souvenirs de cet été lui revenait en tête.
-T’as déjà fait de la planche à voile toi ? Ou du surf ?
Comme l’enfant du littoral qu’il était-il lui paraissait absolument évident que tout le monde avait déjà essayé un sport nautique une fois dans sa vie. Bien entendu ce n’était pas le cas, parce que, même s’ils vivaient sur une île, tout le monde ne vivait pas au bord de la mer. Mais dans le monde restreint de Gabriel, c’était le cas. Heureusement, Poudlard le forçait, jour après jour, à agrandir l’idée qu’il se faisait du monde et c’était très enrichissant. Même si trouver des potes fan de sport nautique était clairement un plus et une envie du garçon. Etait-ce pour ça qu’il était si proche de Logan ? Enfin ça, c’était avant l’histoire de son frère. Depuis il n’avait plus vraiment de nouvelles du Gryffondor qui semblait bien plus effacé.
-Je veux créer une planche à voile volante !
Un grand sourire éclaira son visage et il leva les mains au ciel comme s’il venait d’annoncer la plus grande découverte du siècle. Et ça l’était, pour lui. A ces yeux cette invention était tout bonnement géniale et allait lui permettre de ressentir toutes les sensations qu’il avait pu vivre cet été à Poudlard et ce en y ajoutant une dimension de vol et donc de magie.
-Donc, pour plus de stabilité, il faut maintenir deux balais accrochés à un espace suffisant pour poser son pied comme ça dessus.
Il posa son pied, son talon sur un des morceaux de bois et la base de sa pointe sur l’autre. Ainsi, il serait à l’aise pour faire pivoter les balais avec son poids et l’inclinaison permettrait une meilleure réponse et donc moins besoin de se pencher pour faire réagir la planche. Ça c’était la première étape. La seconde était d’intégrer une voile à son mécanisme. Il plaça son autre pied sur les morceaux de bois avant de plier les genoux, prenant une pause de surfer.
-T’imagine un peu le truc, deux balais en vol, un meilleur équilibre debout et une mobilité accrue.
Il plaça ses bras en crois s’imaginant dans le vent eu au-dessus de l’eau vivre ces sensations de glisse et de vitesse. Son sourire était comme figé sur son visage alors que les souvenirs de cet été lui revenait en tête.
-T’as déjà fait de la planche à voile toi ? Ou du surf ?
Comme l’enfant du littoral qu’il était-il lui paraissait absolument évident que tout le monde avait déjà essayé un sport nautique une fois dans sa vie. Bien entendu ce n’était pas le cas, parce que, même s’ils vivaient sur une île, tout le monde ne vivait pas au bord de la mer. Mais dans le monde restreint de Gabriel, c’était le cas. Heureusement, Poudlard le forçait, jour après jour, à agrandir l’idée qu’il se faisait du monde et c’était très enrichissant. Même si trouver des potes fan de sport nautique était clairement un plus et une envie du garçon. Etait-ce pour ça qu’il était si proche de Logan ? Enfin ça, c’était avant l’histoire de son frère. Depuis il n’avait plus vraiment de nouvelles du Gryffondor qui semblait bien plus effacé.
Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
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Membre de la secte du Calamar
Au fil des idées entremêlées
Matthew avait encore les yeux sur son dessin quand Gabriel annonça son projet. Son crayon s’arrêta au milieu d’un cercle. Il releva la tête, puis regarda les deux bouts de bois à ses pieds. Une planche à voile. Volante. Il lui fallut quelques secondes pour mettre les deux idées ensemble.
— Attends… une planche à voile qui vole ?
Il avait répété les mots tout haut, juste pour être sûr d’avoir compris. Mais à voir le grand sourire de Gabriel, ce n’était pas une plaisanterie. Matthew sentit le sien s’agrandir. Il se rapprocha un peu pour observer la démonstration. Quand Gabriel posa ses pieds sur les branches, il suivit ses mouvements avec attention, prêt à voir l’un des morceaux de bois rouler dans l’herbe. Et puis il imagina la même chose dans les airs : deux balais côte à côte, une voile au-dessus, Gabriel debout comme s’il glissait sur une vague invisible.
Ça aurait quand même une sacrée allure.
Il regarda son croquis. Ses deux petits cercles lui parurent soudain ridicules. Il n’avait même pas prévu la place pour les pieds ! Il tourna le carnet vers lui et ajouta quelques traits entre les deux branches, en prenant soin de ne pas cacher son premier dessin. Au bout d’un moment, il pencha la tête sur le côté. Ça ressemblait surtout à une drôle d’échelle. Bon, c’était un début.
À la question de Gabriel, il secoua la tête.
— Non, jamais. J’ai vu des images, mais j’ai jamais essayé. À Londres, c’est pas vraiment l’activité du dimanche.
Il eut un petit rire. Il aurait bien aimé essayer, maintenant qu’il y pensait. Surtout pour savoir comment on faisait pour rester debout sur une planche qui bougeait dans tous les sens. Lui qui avait parfois du mal à garder son équilibre en descendant un escalier trop vite, il se voyait déjà finir à l’eau.
Matthew tapota son carnet du bout du crayon, puis le leva vers Gabriel pour lui montrer le nouveau dessin.
— Et la voile, tu la mets où ? Au milieu ? Parce que si elle tire d’un côté, tu risques de partir de travers, non ?
Il regarda encore une fois les deux branches, songeant au sourire de Gabriel quand il avait parlé de son invention. Ça devait être sacrément chouette de connaître assez bien quelque chose pour vouloir le faire voler. Matthew, lui, avait surtout envie de comprendre comment ça marcherait.
— Attends… une planche à voile qui vole ?
Il avait répété les mots tout haut, juste pour être sûr d’avoir compris. Mais à voir le grand sourire de Gabriel, ce n’était pas une plaisanterie. Matthew sentit le sien s’agrandir. Il se rapprocha un peu pour observer la démonstration. Quand Gabriel posa ses pieds sur les branches, il suivit ses mouvements avec attention, prêt à voir l’un des morceaux de bois rouler dans l’herbe. Et puis il imagina la même chose dans les airs : deux balais côte à côte, une voile au-dessus, Gabriel debout comme s’il glissait sur une vague invisible.
Ça aurait quand même une sacrée allure.
Il regarda son croquis. Ses deux petits cercles lui parurent soudain ridicules. Il n’avait même pas prévu la place pour les pieds ! Il tourna le carnet vers lui et ajouta quelques traits entre les deux branches, en prenant soin de ne pas cacher son premier dessin. Au bout d’un moment, il pencha la tête sur le côté. Ça ressemblait surtout à une drôle d’échelle. Bon, c’était un début.
À la question de Gabriel, il secoua la tête.
— Non, jamais. J’ai vu des images, mais j’ai jamais essayé. À Londres, c’est pas vraiment l’activité du dimanche.
Il eut un petit rire. Il aurait bien aimé essayer, maintenant qu’il y pensait. Surtout pour savoir comment on faisait pour rester debout sur une planche qui bougeait dans tous les sens. Lui qui avait parfois du mal à garder son équilibre en descendant un escalier trop vite, il se voyait déjà finir à l’eau.
Matthew tapota son carnet du bout du crayon, puis le leva vers Gabriel pour lui montrer le nouveau dessin.
— Et la voile, tu la mets où ? Au milieu ? Parce que si elle tire d’un côté, tu risques de partir de travers, non ?
Il regarda encore une fois les deux branches, songeant au sourire de Gabriel quand il avait parlé de son invention. Ça devait être sacrément chouette de connaître assez bien quelque chose pour vouloir le faire voler. Matthew, lui, avait surtout envie de comprendre comment ça marcherait.
✎ ── 403 mots, @Gabriel Yates
Deuxième Année RP
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