TW PNJ Aimes moi, je te fuis

Samedi 23 Septembre 2051 - 16h29
Avec @Elam Thomais
PNJ utilisé : Jace Blackwood


TW violence physique, violence verbale


Si Alaric avait commencé à suivre Elam dans les couloirs de Poudlard malgré sa fuite, ce n'était pas pour l'embêter. Même si il savait pertinemment que la moindre discussion avec lui pouvait le mettre en colère, il n'allait pas s'empêcher de parler, cette fois. Il ne savait pas vraiment ce qu'il allait dire, mais il avait l'idée, et c'était l'essentiel. Il maudit et remercia mentalement la rencontre qu'il avait faite avec ce commerçant l'autre jour, à Pré-au-Lard -Kina... Ciné... Quelque chose comme ça. Encore, fallait-il voir si cette discussion allait apporter ses fruits.

Il n'avait jamais voulu autant parler à quelqu'un de toute sa vie. Et pourtant, il avait connu Chris. Il avait aimé Chris. Mais pas autant qu'Elam. Peut-être parce qu'il avait grandit? Peut-être parce que son amour pour certaines choses grandissait avec lui. Etait-ce bien ou mal? Il allait bientôt le découvrir. Il n'était plus qu'à quelques mètres d'Elam quand il posa enfin sa main sur son épaule, avant de l'agripper pour l'arrêter. Il y avait juste mit assez de force pour l'empêcher d'aller plus loin sans qu'il ne l'ai écouté auparavant.

- Tu as... Toutes les raisons de l'univers pour m'éviter et ne pas m'écouter. Soit. Je le sais, et je l'admets, d'accord? Mais, je t'en supplie, donnes-moi cinq minutes, c'est tout ce que je te demandes. Cinq minutes de ton temps pour que je t'explique, pour que je... Enfin, j'en sais rien, moi, accordes-moi au moins ça!

Il inspira un grand coup et sentit la boule dans sa gorge doubler de volume. La main qu'il avait posé sur l'épaule d'Elam commença à trembler, et il l'enleva immédiatement, de peur qu'il sente son angoisse croissante. Il avait peur qu'il parte, encore. Peur qu'il s'en aille, comme il l'avait prédit. Il ne voulait pas avoir raison. Pour une fois, il voulait avoir tort sur toute la ligne, pour qu'il ne parte pas pour toujours, et qu'il puisse se rattraper. Les choses seraient différemment, cette fois, il croyait en lui.

341 mots
Et voilà pour moi :wise:
Dernière modification par Alaric Blackwood le 13 oct. 2026, 21:13, modifié 5 fois.

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR

TW PNJ Aimes moi, je te fuis
Je sais que c'est lâche de fuir. Tout le monde me dirait ça. Maman. Papa. Yaara. Mes amis. Je pense qu'ils seraient tous d'accord. Mais je peux pas. Pas quand, chaque fois que je croise ses yeux, je revois le regard qu'il m'a lancé sur la plage. Sa voix. Son empressement à partir, tout ce qu'il s'est passé ce soir là. J'ai l'espoir, la peur qu'il me regarde et me sourie. Qu'il m'embrasse... encore une fois. Je veux encore vivre ce rêve.

J'ai l'espoir.
J'ai la peur.

J'ai la haine. Il m'a fait mal. Il m'a blessé. Je veux qu'il souffre. Comme moi. Qu'il pleure. Comme moi. Qu'il ait mal. Mal. Mal. Je le déteste. Parce que j'ai mal. Est-ce que je peux faire mal à la personne qui m'a fait mal ? Des gens diraient non, d'autres oui. Je sais pas trop ce que j'en penses, mais aujourd'hui, je suis clairement du coté de ceux qui disent oui.

Je sursaute quand Alaric m'attrape par l'épaule. Ma pomme tombe et roule par terre, sans que je ne m'en préoccupe plus que ça. Je me retourne et ricane une fois qu'il a fini de parler.

-"C'est bien qu'Alaric Blackwood, le Sang-Pur comprenne que je ne veuille pas lui parler. Tu prends encore le risque de me toucher, malgré mon sang inférieur ?" je demande en lorgnant sa main sur mon épaule. "Quel courage. T'as pas peur que je te transmette des impuretés ?"

Je me sens horrible. Je me déteste. Pourquoi je fais ça ? Pourquoi j'ai mal comme ça ? Pourquoi ça part pas ? J'ai beau l'éviter le plus possible, il finit toujours par revenir. Quand je vois un éclat de cheveux roux, une écharpe verte du coin de l'oeil. Et des Serpentard et des roux, y en a plein le château. J'ai l'impression d'être revenu à novembre dernier, quand on se battait dans le couloir. Je me déteste. Mais c'est plus fort que moi. J'ai envie de le blesser. Est-ce que ça veut dire que je suis plus amoureux ?

-"Je t'écoute." je réponds en mettant autant de poison que possible dans ma voix.

356 mots
@Alaric Blackwood

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et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde

TW PNJ Aimes moi, je te fuis
Alaric avait désormais assez entendu son ton sec pour ne plus avoir le cœur serré quand le Poufosuffle l'utilisait, mais il trouvait ça finalement bien pire. Il ne voulait pas s'y habituer, il voulait que tout redevienne plus simple, comme pendant les grandes vacances. Plus de baiser, plus de famille, juste Elam et lui contre le reste du monde. Mais la réalité était bien trop différente. Il ne pouvait pas changer ce qu'il lui avait fait, le dégoût qu'il avait mit dans ses yeux ce soir-là... Il ne pouvait pas juste ignorer le fait qu'il avait repoussé Elam à la seconde où d'autres personnes avaient failli les voir.

Il le savait, qu'il lui avait fait du mal. Il ne pouvait pas lui en vouloir. En vérité, la seule personne à laquelle il pouvait le faire, c'était lui-même. Il avait été stupide, il avait agit comme tel, et maintenant, il devait en assumer les conséquences. Il allait devoir s'expliquer, s'excuser, et le tout sans craquer, pour ne pas lui montrer à quel point ça l'affectait. Mais à peine Elam commençait à parler qu'il commençait à s'énerver. Pourquoi parlait-Il de son statut de sang de cette manière? Était-il stupide, lui aussi?

- Elam... Arrêtes de dire des choses pareilles... Ça t'affecte plus que moi.

Il soupira avant de faire une moue presque compatissante, mais aussi légèrement agacée. L'énervement était trahi par les sourcils un peu trop froncés et cette lueur dans le regard... Il était en colère, il était triste, et il était désolé. Mais il n'avait plus le choix, il devait assumer ce qu'il avait prévu de faire, maintenant. De lui dire. Malheureusement, le ton d'Elam l'énervait de plus en plus. Et sa dernière remarque fut de trop. Il était bien trop tendu pour que ça lui passe au-dessus. Et alors, il explosa. Presque. Son ton restait plus dans le passif-agressif que l'éneverment total.

- Bon, qu'est-ce que t'as avec ton ton sec? J'ai compris que t'étais énervé, j'ai compris que tu avais mal. Mais saches que t'es pas le seul dans ce cas là, et que je fais de mon mieux pour réparer les dégâts. Je fais de mon mieux pour réussir à pouvoir te parler en toute sérénité, sans que mon frère en entende parler, car aux dernières nouvelles, c'est pas moi qui ait un sang impur.

Idiot.

391 mots
Tiens @Elam Thomais

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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TW PNJ Aimes moi, je te fuis
TW : violence légère et auto-dépréciation

Je lève les yeux au ciel. Insulter son statut de sang me fait moins mal que de l'entendre me dire que je ne vaux rien.

-"T'en fais pas pour moi. On m'a dit pire. On m'a déjà fait comprendre que mon sang était inférieur."

C'est bas. C'est bas, mais j'ai manifestement abandonné tout honneur, ainsi que de gagner de façon loyale. J'enchainerais les coups bas si il faut. Ca ne me pose strictement aucun problème. On souffrira à deux, ça ne me dérange pas.

Je ricane. Tu souffres ? Pauvre Alaric. Il faudrait que je te plaigne en plus. Si tu veux réparer les dégâts, commence par t'excuser. Ensuite on verra. Peut-être que j'arrêterai de t'éviter. Et peut-être que je te parlerais plus calmement aussi. Je te déteste. Je te- gifle.

-"Je crois avoir compris que mon sang était impur. Tu me l'as fait suffisamment comprendre. Et si ton frère pose tant de problèmes que ça, ne me parle pas. Tu penses que j'en ai quelque chose à faire ?" ma voix se brise. -"Tu penses que ça me fait quelque chose ? Restes donc avec ce garçon puisqu'il te plait tant que ça. Lui au moins, je parie qu'il a le sang pur. Pas comme moi. Et que si il t'embrasse tu le regardes pas mal. Même quand..." je sens de larmes couleur sur mes joues, que j'essuie de ma manche.

Je me déteste. Pourquoi je l'ai giflé ? Déjà au départ, pourquoi j'essaye de le blesser ? Est-ce qu'il le mérite vraiment ? Est-ce que je suis pas juste en train de devenir violent ? Violent gratuitement ? Nan. J'suis pas violent. Je lève pas la main sur les gens. Ca m'est arrivé qu'avec Alaric. Et c'est que la deuxième. Mais pourquoi je l'ai giflé alors ?

Je me déteste. Je sais pas ce que je veux. J'veux qu'il m'embrasse. Qu'il reste là. Qu'il me prenne dans ses bras. Je veux le Paradis. Le Paradis de sa présence. Le Paradis de son odeur, et le Paradis de sa main dans la mienne, ou sur ma joue. Mais je veux qu'il vive l'Enfer. L'Enfer, pour avoir brisé ce Paradis. La sentence que je cherche désespérément à appliquer. L'Enfer, pour m'avoir cassé. Pour m'avoir laissé sur la plage, dans mes larmes.

L'Enfer, parce que je le déteste.

L'Enfer parce que- je l'aime.

392 mots
@Alaric Blackwood pouf
Dernière modification par Elam Thomais le 8 oct. 2026, 00:13, modifié 1 fois.

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TW PNJ Aimes moi, je te fuis
Plus il parlait, plus les mots faisaient mal. Depuis quand se sentaient-il aussi mal? Avait-il réveillé ce mal-être? Était-ce de sa faute si il se méprisait, comme ça? Si il en parlait comme ça? De sa faute si il n'était plus souriant? Si il était aussi en colère?

Regardes ce que tu sèmes partout où tu vas, Alaric.

Non, ça ne pouvait pas être de sa faute, il n'avait pas... Cassé Elam. Si? Est-ce que Yaara n'exagérait pas dans sa lettre? Pourquoi avait-il fait une chose pareille? Pourquoi lui avait-il dit une chose pareille? Il s'en voulait tellement, si seulement il pouvait revenir en arrière, et tout refaire, en mieux, ne rien rater, cette fois, l'embrasser une dernière fois avant de rentrer à Londres, tout lui expliquer dans le train, à quel point c'était compliqué chez lui, et comment ça lui brisait le cœur de ne pas pouvoir sortir avec lui comme si de rien n'était. Si seulement...

Et c'est là, alors qu'il espérait tellement de choses, que ce fût la gifle. Le coup. La chute. Ce n'était pas la violence le vrai problème, sur le moment, c'était ce qu'elle lui rappelait. Une gifle, c'était ce qu'il avait reçu quand il était rentré trop tard après avoir jeté un garçon contre son gré. Une gifle, c'était ce qu'il avait reçu l'année d'après pour s'être énervé à table quand son frère s'était moqué de lui. Une gifle, c'était ce qu'il avait reçu juste avant d'aller à Portree pour avoir défendu le garçon qui le giflait, maintenant. Il avait mal, oui, mais surtout, il paniquait. Et il n'avait pas une bonne réponse à la panique.

Il se souvenait encore de cette fois où il avait dû expliquer au psychomage pourquoi il était violent. C'était à cause des larmes. Il avait l'impression qu'à chaque émotions fortes et mauvaises, il n'avait que deux choix, les larmes ou les coups. Donc il choisissait les coups, car personne n'aimait les mauviettes qui pleuraient. Il avait apprit à se contenir, depuis. Il avait fait son maximum. Il n'avait frappé personne depuis plusieurs mois, maintenant. Mais le souvenir était trop fort. Il faisait trop mal.

- Si ça ne te fais rien, alors pourquoi tu me gifles? Si j'en vaux si peu la peine, alors pourquoi tu te mets dans des états pareils? Et si tu n'en as rien à faire, pourquoi tu pleures?

Calmes toi, calmes toi, calmes toi...

Si il avait pu, il se serait calmé. Mais rien n'y faisait, ses poings ne se desserraient pas, sa mâchoire non plus, d'ailleurs. Ses yeux étaient aux bords des larmes, ses lèvres tremblaient, il n'avait pas été dans un état pareil depuis... Longtemps. Et maintenant, il l'était. Et il ne savait plus comment gérer... Tout le reste. Alors, par réflexe, sûrement, il l'attrapa par le col et le plaqua contre le mur, tout en le fusillant du regard.

- Et arrêtes, ok? Arrêtes de te rabaisser en permanence sur ton statut de sang, parce que, tu sais quoi? Je m'en fous de ton statut de sang, comme je me fous pas mal de mon frère, ok? Et puis, regardes toi, tu as tout pour toi, tu es intelligent, tu es drôle, tu souris en permanence, tu fais sourire les gens, tu rends les gens meilleurs, tu es... Elam, tu... Pourquoi tu te rabaisses comme ça, depuis quand t'en as quelque chose à faire de ton statut de sang? Je m'en fiche, moi, la seule chose qui m'importe c'est...

Toi.

Il ne pouvait pas le dire. Il n'avait pas le droit de le dire. C'était comme les sorts interdits, impardonnables. Il y avait des choses qu'on ne pouvait pas faire, et lui dire qu'il importait plus que n'importe qui était l'une de ses choses. Alors il resta là, en face lui, énervé, mais aussi triste, les yeux humides, et la bouche entrouverte, comme si il voulait dire quelque chose, mais que ses mots s'envolaient, ou alors se détruisaient sur sa langue. Des mots... De simples mots comme...

Pardonnes moi, Elam. Embrasses moi. Aimes moi. Je t'aime.

679 mots

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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TW PNJ Aimes moi, je te fuis
Je ferme les yeux. Je veux plus le voir. Son stupide visage. J'en rêve déjà assez comme ça. Et à en juger par sa voix, il est pas mieux que moi. Le monde déjà tout flouté par les larmes s'évanouit derrière mes paupières. Si seulement je pouvais me couper du monde, et ne plus entendre sa voix non plus. Ca serait pratique.

Je pleure ? Oui, je pleure. Parce que je t'aime. Parce que j'ai mal. Parce que je veux te blesser, et que je me déteste pour ça. Parce que je voudrais être à la place de ce garçon avec qui tu sors. Parce que lui aussi je le déteste. Parce que lui, il est tout ce que je ne suis pas : un né-sorcier. Et que, si ça se trouve, il est mieux. Peut-être qu'il embrasse mieux que moi. Peut-être que sa voix est plus jolie à entendre. Peut-être qu'il est plus gentil. Peut-être que sa main est plus douce quand tu la prends dans la tienne ? Je suis jaloux. Voilà. Je suis jaloux, Alaric. Ces mots restent bloqués dans ma gorge. Je voudrais les lui jeter au visage, mais tout ce que je réussis à faire, c'est pleurer encore plus, et m'effondrer par terre. Je cache ma tête dans mes bras. Il m'a déjà vu suffisamment dans cette posture.

Je relève la tête vers lui. -"T'es bête, c'est ça ? Tu le fais exprès ? Tu veux quoi comme preuve de plus ? On s'est embrassés génie. C'est toi. C'est parce que c'est important pour toi que ça m'importe maintenant. Je te déteste Alaric. Vraiment. Mais je t'aime."

272 mots
@Alaric Blackwood

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TW PNJ Aimes moi, je te fuis
Si Alaric avait peur de faire mal à Elam, il était déjà un peu trop tard pour s'en soucier. Il pouvait voir dans ses yeux cette douleur croissante, tout ça à cause de lui. Tout ça parce qu'il l'avait embrassé sur cette stupide plage, tout ça parce qu'il avait osé lui faire croire un instant qu'il y avait une chance pour eux, aussi infime soit-elle. Et maintenant... Il en payait les conséquences. Non, il les subissait. Elles faisaient mal. Plus il regardait Elam et plus il avait mal. Si mal.

Il me déteste. C'était ce que je voulais, non?

C'était ce qu'il voulait. Dans sa tête, c'était simple, il ne pouvait plus souffrir si il le détestait. Alors pourquoi avait-il mal? Pourquoi souffrait-il? Ça n'avait pas de sens... Ou peut-être que si? Car, pourquoi le détestait-il? Pour lui avoir fait croire qu'il l'aimait, qu'il pouvait l'assumer, qu'il pouvait rester avec lui sans aucune conséquence. Et maintenant... Il avait mal. Il voulait le détester. Mais peut-être n'y arrivait-il pas. Peut-être était-ce pour ça qu'il était autant en colère contre lui. Parce qu'il n'arrivait pas à le détester. Au final, ils avaient tous les deux ce même problème.

Il ne pouvait pas continuer à le tenir comme ça. C'était beaucoup trop... Violent. Il devait le relâcher. Au moins un peu. Il desserra alors la poigne sur le col d'Elam mais ne cassa pas le contact. Ses mains tremblaient, mais il n'était plus en colère. Il avait mal. Il paniquait. Il sentait les larmes lui monter aux yeux, n'arrivant pas à voir Elam pleurer. Son regard fuyait les yeux clairs d'Elam, et ses joues humides. Il n'aurait pas dû le suivre, pourquoi avait-il suivi les conseils d'un commerçant inconnu à Pré-au-Lard?

Je devrais lui dire, c'est pour ça que je suis venu, je dois lui expliquer pourquoi j'ai agi comme ça.

Les mots tournaient dans sa tête. Ils étaient au bord de ses lèvres. Mais aucun son n'en sortit. Aucun mot. Rien. Comme si sa gorge lui refusait ce privilège, celui de tout lui dire, celui de se soulager d'un poids. Celui d'être honnête, et vrai avec lui. Il voulait être honnête, il voulait lui dire à quel point il était génial, à quel point il était parfait à sa manière, mais rien ne lui venait, sa gorge restait nouée. Il restait planté là, la tête bien droite, et le regard baissé, comme si il avait honte. Parce que c'était le cas.

Puis, son regard croisa ses lèvres et...

Non.

Il releva son regard, et affronta enfin celui d'Elam. Il n'avait que de la douleur dans ses yeux. De la haine, aussi. Alaric, lui avait la honte. La peur. Et la douleur, aussi, en commun avec le Poufsouffle. Mais, surtout, ils avaient l'amour. Ils tenaient l'un à l'autre. C'était la base même de leur douleur. Les yeux d'Alaric redescendirent de nouveau sur ses lèvres.

Non. Embrasses le. Ne l'embrasses pas.

Ses yeux remontèrent une fois de plus aux yeux si magnifiques d'Elam. Son regard se fit interrogateur, il n'arrivait pas à décider, que devait-il faire? Ce n'était pas en l'embrassant que tout allait se régler. Mais il l'aimait. Et si ses mots n'étaient pas coopératifs, ses gestes le seraient? Il retint sa respiration, et regarda de nouveau ses lèvres, puis ses yeux clairs, parfaits, magiques. Et il eût la réponse d'Elam. Elle était silencieuse, mais elle n'était pas négative. Le bleu de ses yeux disparurent derrière ses paupières, et son visage se rapprocha du sien.

Alaric avait sa réponse. Alors qu'attendait-il?

Embrasses le. Tu n'as donc rien apprit des erreurs que tu as faite? Penses à ta famille! Penses à lui. Il est là, lui. Il t'aime. Il te déteste.

Et si quelqu'un les surprenait? Et si ses parents l'apprenaient? Et si il le repoussait encore, par réflexe? Et si il fichait encore une fois tout en l'air?

Je l'aime.

Peu importe les "et si" que pouvaient lui fournir ses pensées. Il avait une bonne raison de l'embrasser. La meilleure du monde. Il était amoureux de lui, et, à ce moment-là, c'était tout ce qui comptait. Au même moment qu'il réalisait ça, sa gorge se dénoua. Il mit sa main sur la joue d'Elam, doucement, avant de se pencher vers lui, fermant les yeux à son tour.

- Tu me plais toujours autant, Thomais.

Puis, alors qu'une larme dévalait sa joue, il posa ses lèvres sur les siennes.

736 mots

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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J'ai mal. Comme à chaque fois, j'ai mal. Les larmes roulent sur mes joues, en silence mais sans s'arrêter. J'ai mal au cœur, j'ai mal au ventre. Je veux qu'il parte. Je veux qu'il continue à me regarder comme ça.

Va-t'en.
Non.
Reste.

Je veux l'embrasser. Je veux le repousser. Le frapper. Encore une fois, pour qu'il parte. Pour qu'il souffre. Je me déteste. Pourquoi j'ai envie de ça ? Est-ce qu'on a pas assez mal comme ça ? On peut pas juste s'ignorer l'un l'autre, et vivre chacun de son coté ? Pourquoi je reviens toujours à lui ? Pourquoi lui revient toujours à moi ? On devrait avoir compris pourtant : ça marche pas. Pourquoi j'ai envie d'essayer quand même ?

Je croise son regard. Mon cœur se pince. Encore. Je peux faire ce que je veux, mais lui être indifférent, c'est pas possible. C'est dur d'ignorer ses yeux quand ils sont beaux comme ça. Tu m'énerves, Alaric Blackwood. Son regard descend légèrement sur mon visage... Il... il veut m'embrasser ? Encore ? Comme un imbécile, je ferme les yeux, et approche mon visage du sien. Bien sûr que j'en ai envie. J'ouvre la bouche pour lui répondre, mais il me prend de court. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine quand ses lèvres se posent sur les miennes.

C'est le Paradis. Ca à un gout salé. Tu parles... on pleure tous les deux. C'est encore mieux que la dernière fois. J'ai l'impression d'être à l'endroit parfait, malgré le fait que je sais toujours pas où mettre mes mains. Alors que la sienne sur ma joue... j'aime cette sensation. Je me sens bien. J'ai envie que ça dure pour toujours. Pour toujours être dans ses bras, malgré ce qu'en disent les gens... Emi... Summer... Je comprends qu'elles ne l'aiment pas... Mais ça... C'est génial. Ca fait du bien. C'est l'endroit parfait, le moment parfait, tout est parfait. Mais il faut bien rompre à un moment cet instant de Paradis.

-"Tu me plais aussi." je murmure contre ses lèvres avant de m'éloigner... et de commencer à rougir. Mais pour une fois, c'est agréable.

355 mots
@Alaric Blackwood :blush:

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Un idiot. Voilà ce que je suis, un idiot.

A la seconde où les lèvres d'Elam se détachèrent des siennes, ce sont les premières pensées qui lui vinrent à l'esprit. Il avait déjà testé ça. Il avait déjà vécu cette scène. Ce moment, si parfait, si irréel, qu'il avait tant adoré, dont il avait savouré chaque instant. Il l'avait tellement aimé qu'il en avait oublié les conséquences. Et c'était en train d'arriver, une fois de plus. Si il avait pensé que le plus dur était déjà passé avec Chris, et même ce moment sur la plage, et ces mots tranchants que le Poufsouffle avait prononcé quelques instants plus tôt, il s'était fourré le doigt dans l'œil. Seulement...

Il est tellement beau quand il sourit.

Certes, Alaric était un idiot. Mais un idiot amoureux. Et il était rare de voir un amoureux qui n'était pas idiot, pas vrai? Le sourire stupide qui apparut sur le visage du Serpentard voulait déjà absolument tout dire. Et pourtant, il savait qu'il devait s'expliquer, désormais. Il ne pouvait pas se contenter de l'embrasser et espérer qu'il lui pardonne ce qu'il avait fait sur la plage. Ce qu'il avait dit. Comment il l'avait dit. Non, c'était le moment des excuses, le moment d'avouer ses fautes, et de faire de son mieux pour se faire pardonner. C'était le moment d'assumer.

Il déglutit, et son sourire disparut, se faisant remplacer par une moue inquiète, légèrement honteuse, mais son regard trahissait à quel point ça l'avait manqué. Lui. Ses cheveux, ses yeux, son sourire, ses lèvres... Tout. Absolument tout chez lui l'avait manqué. Plus jamais il ne voulait se forcer à l'éviter, il voulait rester avec lui, même si il ne pouvait pas sortir avec lui. Il ne pouvait plus l'abandonner. Il ne le ferait pas. Pas encore une fois.

- Elam, écoutes, je... Je t'adore, tu es... Tu es tellement-

Un bruit. Un bruit de pas. Trop familier. Par réflex, Alaric recula d'un pas d'Elam, le repoussant contre le mur et se tourna vers l'origine de ce bruit. Il était la personne qu'il n'avait pas envie de voir. La personne qu'il redoutait le plus de voir, surtout quand il était avec Elam. Il était la représentation de tout ce qu'il haïssait chez lui. Il le détestait. Mais il était obligé de rester avec lui. Et il savait au fond qu'il n'était pas totalement mauvais, mais qu'il préférait juste privilégier la famille sur le membre. C'était l'une de leurs nombreuses différences. Et pourtant, physiquement parlant, ils se ressemblaient. Après tout, c'était son grand-frère.

Jace. Non, pas maintenant.

Alaric se crispa entièrement, tandis que Jace planta un regard intrigué dans le sien, ses sourcils trahissant néanmoins son mécontentement. Il savait ce qu'il ressentait pour Elam. Et il l'avait mit en garde. Alors, bien évidemment, les voir aussi proches ne pouvait qu'éveiller les soupçons chez le Serdaigle, qui se rapprochait des deux autres. Il ne laissa même pas le temps à Alaric de prononcer une quelconque excuse, un quelconque prétexte, que, déjà, il lui coupait la parole pour poser la question tant redoutée.

- Alaric, qu'est-ce qu'il se passe, ici?

Il avait beau essayé de ne pas le fusiller du regard, les yeux bruns du plus vieux s'étaient assombris. Alaric l'avait déjà vu comme ça, mais jamais à cause de lui. Certes, il devait être insupportable comme petit frère, mais Jace était beaucoup moins dans la dispute et beaucoup plus dans la moquerie. Mais, aujourd'hui, il n'y avait pas de quoi se moquer, apparemment. Seulement de la haine, et sûrement un brin de méprise. Tout ce qu'il ne fallait pas qu'il ressente. Alaric s'imaginait déjà le prochain repas de famille, et fit de son mieux pour ne pas montrer son angoisse montante.

- Pardon que tu ais dû voir ça, je... J'étais en train...

D'accord, là, il avait un dilemme. Il devait trouver une excuse qui allait dans le sens de Jace, mais aussi qui n'insultait pas trop Elam. Il l'avait déjà fait une fois, et ça avait été la fois de trop, il n'avait pas envie de s'excuser une nouvelle fois pour ça. Autrement dit, c'était impossible. Au fond de lui, il le savait. Il avait trop peu de temps pour réfléchir, et si il hésitait trop, son excuse ne serait plus valable, et...

- De lui demander d'arrêter de m'envoyer des lettres. Tu sais, les fameuses... Sa cousine en a envoyé une, ça m'a énervé, alors je suis allé le voir, puisqu'apparemment, il trouve ça drôle, j'étais en train de lui proposer d'arrêter... Gentiment

Alaric savait que son frère n'avait pas vu le baiser, mais uniquement le Poufsouffle attrapé par le col par le Serpentard, et repoussé contre un mur. De son point de vue, et malgré tout ce qu'il savait déjà, la bagarre restait envisageable. Cependant, Jace ne pouvait pas croire à une chose pareille. Il savait qu'Alaric aimait Elam, et qui se battait avec celui qu'il aimait? Personne. C'était une question de logique. Alors il croisa les bras et leva un sourcil, attendant la fameuse démonstration de force.

- Ah bon?

Alaric était piégé. Pourquoi? Pourquoi est-ce que ça lui arrivait? Il en avait marre d'avoir si peu de chance... Quelles étaient les probabilités que son grand-frère se retrouvent dans ce couloir a ce moment précis? Peu importe, au final, c'était trop tard pour s'en plaindre. Maintenant, il devait assumer ses mensonges. Mais c'était faire du mal à Elam. Il ne pouvait pas faire de mal à Elam. Qu'allait-il faire? Que pouvait-il faire? Pourquoi ne pouvait-il juste pas disparaître six pieds sous terre là, maintenant, tout de suite? Il n'avait pas le choix. Il le savait, au fond, que c'était sa famille ou lui. Mais... Il était hors de question qu'il frappe Elam.

- Oui, alors je vais terminer ce que j'avais commencé et j'arrive.

- Très bien, je t'attends, alors.

- Dans deux minutes. Laisses-moi deux minutes.

Il planta un regard dur dans celui de son grand-frère. Un regard dur, mais qui ne voulait dire qu'une chose... Pitié. Il le suppliait de lui laisser un temps pour s'expliquer, pour lui dire au revoir, juste cet instant, aussi infime soit-il, il en avait besoin. Sa main toujours accrochée au col d'Elam tremblait, et il n'arrivait pas à savoir si c'était à cause de lui-même ou d'Elam. Avait-il peur? Il n'osait même pas vérifier. Il n'y arrivait pas. Il ne pourrait pas le regarder dans les yeux après une chose pareille.

- Une minute.

Le ton fût sec, et, pendant une seconde, Alaric cru qu'il ne repartirait pas. Mais il le fit, contre toute attente, et le Serpentard sentit tout son corps se détendre d'un seul coup, comme si il venait de faire un énorme effort. Il tourna ensuite lentement sa tête vers le Poufsouffle et retira sa main de son col doucement, avant de soupirer, honteux. Il baissa la tête, puis la releva finalement, la gorge serrée.

- Il va falloir que tu t'en ailles. Je... Enfin, tu l'as vu, toi et moi, c'est... C'est du délire, c'est impossible, c'est totalement stupide... Enfin, non, pas stupide, c'est... Ce que je veux dire...

Il soupira, sentant la crise d'angoisse arriver. Soudain, il voyait flou. Mais il ne pouvait pas craquer, pas maintenant. Son frère allait revenir d'un moment à l'autre, il devait lui dire, il devait lui expliquer qu'il l'aimait plus que tout au monde, que jamais il n'avait aimé quelqu'un autant que lui, que jamais il n'aurait imaginé aimé quelqu'un comme ça, mais qu'aujourd'hui, il ne pouvait pas lui montrer, car sa famille ne voulait pas. Il n'avait pas le droit, à cause de ces règles stupides et inutiles imposées. Et il en était profondément attristé. Il devait lui dire tout ça. Maintenant.

- On a franchi une limite, et je... Je veux revenir en arrière. Pour ton bien, pour mon bien, et... Pour tout le reste.

Je t'aime, Elam.

- Je préfère que rien ne se sache. Jamais.

Si tu savais à quel point je suis désolé...

- Parce que... Je ne veux pas en subir les conséquences.

Me pardonneras-tu?

1357 mots
Jamais dans l'abus :innocent:

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR