RPG-PV Une affaire qui ne regarde personne

✎ ─── NOTES ÉCRITES DANS LA MARGE ───
« Je voulais juste finir mon devoir. Mais il y a visiblement une affaire à élucider. »
Vendredi 22 septembre 2051 · Fin d'après-midi · Salle d'étude
Deuxième année · avec @Alice Grant

Le vendredi après-midi, Matthew avait pris une décision raisonnable : il allait profiter du calme de la salle d'étude pour terminer son devoir d'Histoire de la magie. Il s'était installé avec son manuel, trois feuilles de parchemin et une plume presque neuve. Pour faire bonne mesure, il avait même inscrit le titre du devoir avant de se laisser distraire. C'était déjà plus loin que la veille.

Sur le coin de sa page, un petit personnage venait de recevoir un chapeau beaucoup trop grand pour lui. Matthew l'observa, rajouta deux bottes, puis referma son encrier avant qu'un accident ne vienne transformer le dessin en catastrophe. Il allait vraiment se remettre au travail. Dans une minute. Peut-être deux.

C'est à ce moment-là qu'il remarqua la Serpentard installée non loin de lui. Contrairement à son propre parchemin, le sien semblait avoir connu une véritable activité. Il y avait des lignes, des corrections, des passages repris. Matthew n'aurait pas dû regarder. Il le savait très bien. Mais quelqu'un qui réfléchissait aussi intensément à quelque chose, c'était forcément intrigant.

Il baissa les yeux sur son devoir. Les dates qu'il devait apprendre n'avaient pas changé de place. Il releva les yeux. À la table voisine, quelques mots lui parvinrent, trop décousus pour former une explication complète. Il crut comprendre qu'une personne avait fait quelque chose d'incompréhensible et qu'il fallait lui trouver une raison. Dans sa tête, l'affaire prit immédiatement des proportions considérables. Une dispute ? Un mensonge ? Une disparition ? Bon, probablement pas une disparition. Mais enfin, il ne fallait rien exclure trop vite.

Je devrais peut-être éviter de me mêler de ce qui ne me regarde pas.

L'idée lui sembla sage pendant quatre secondes. Ensuite, il posa sa plume.

Matthew tourna légèrement sa chaise vers la jeune fille, sans quitter complètement sa place. Il leva une main à mi-hauteur, comme s'il demandait la parole en cours. C'était sa tentative personnelle de paraître poli et pas du tout indiscret.


— Excuse-moi… Je sais que ça ne me regarde probablement pas, mais il a fait quoi, au juste ?

Il marqua une petite pause. La question, sans le moindre contexte, ne paraissait peut-être pas aussi claire qu'il l'avait imaginé. Alors, très obligeamment, il précisa :

— La personne qui te pose problème. J'ai compris qu'il y avait un truc qui n'allait pas, mais pas lequel. Et c'est difficile de décider si quelqu'un a une bonne excuse quand on ne sait pas ce qu'il a fait.

Il jeta un regard à son propre parchemin, où le petit personnage au chapeau attendait toujours, puis revint vers elle avec un sérieux parfaitement disproportionné. Son devoir pouvait patienter une minute de plus. Si quelqu'un avait besoin d'aide pour démêler une affaire compliquée, il était prêt à écouter. Il avait même une feuille libre pour prendre des notes.

✎ ── 467 mots

Deuxième Année RP
Couleur de dialogue : #7A4338

RPG-PV Une affaire qui ne regarde personne
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TROISIÈME année SERPENTARD et TREIZE bougies
En ce vendredi vingt-deux septembre deux-mille-cinquante-et-un,
Assise, à une table dans la salle d'Étude,
En présence de Matthew Stevens,

Il était une fois...

Précédemment - Prochainement
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une enquête hasardeuse


Le parchemin qui lui faisait face était marqué de ses Mots. Alice avait formé des arabesques aux coins, à la fin des paragraphes. Elle avait toujours aimé l'écriture, sa deuxième passion, et trouvait une nouvelle explication chaque année. Une nouvelle révélation s'était imposé à elle quand elle travaillait encore et encore sur cette nouvelle, commencée depuis deux année, maintenant. Certes, elle aimait l'écriture qui créait des mondes mais elle aimait aussi ses formes qu'elle prenait, le tracé élégant qui tapissait tous ses carnets. La jeune fille pourrait passer des heures entières à l'admirer. Elle était orgueilleuse, surtout pour sa calligraphie. Elle aimait les Mots, elle aimait ses Mots.

Un mois qu'ils étaient rentrés au collège, Alice se demandait quand elle serait courageuse, quand elle irait à Matthew de tout ça. De tout ça sont de grands mots, mais pour une fois, elle n'arrivait pas à mettre les mots dessus. Mais, la plume d'un grand écrivain ou celle d'une amatrice était-elle suffisante pour retranscrire l'émotion qui traverse les esprits les moments venus ? Sa main se porta à l'amulette qui pendait à son cou. Il lui avait offert pendant le banquée et Alice ne lui avait rien donné en échange. Il y avait bien quelque chose dont elle accepterait qu'il en ait la possession. C'était la même chose qui avait déclenché leur première vraie discussion. Sa nouvelle, son histoire. Elle avait bien changé depuis ses prémices un soir de mars, en première année. Mais elle n'était pas terminé, loin de là. Peut-être qu'elle irait lui parler quand elle serait terminé ? Il y avait un risque qu'elle ne pose jamais le point final. Il y avait un risque qu'elle lui dise jamais ce qu'elle avait dans le cœur. La seule solution était de terminer la nouvelle, sauf qu'Azur avait, lui aussi, du mal à mettre les mots que ce qu'il avait ressenti.

Derrière ses verres de lunettes, ses yeux clignèrent, la ramenant lentement et sûrement dans la réalité. Dans la salle d'étude où elle s'était assise avec ses notes. Son regard se fixa sur la brève fiche personnage qu'elle avait écrit pour son protagoniste masculin, Azur. Ses pupilles trouvèrent les siennes. Son regard suivit la courbe des lettres de son prénom. Il était beaucoup plus facile à écrire que Véga, la protagoniste féminine mais Alice avait, pour une fois, dû mal à écrire à ses paroles. C'était toujours compliqué de trouver les justes mots pour expliquer l'amour. Même un amour passé. Elle n'avait même pas une expérience sur quoi s'appuyer, elle-même se voilait la face.

" - Ô Azur ! Azur ! Pourquoi es-tu Azur ?" marmonait-elle. "Pourquoi tu ne sais pas expliquer l'amour ? Pourquoi personne ne sait expliquer l'amour ? D'ailleurs, pourquoi t'es tombé amoureux de la Lune ? Pourquoi, de tous les astres, elle ? Je ne te comprends pas, je ne me comprends même pas."

Alice savait qu'elle était entouré d'autres élèves qui souhaitent travailler sur leurs devoirs. Elle avait parlé bas, assez bas pour que ses questions ne franchissement seulement le bords de ses lèvres. Celles-ci continuait de bouger sous les mots, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Personne ne devait avoir la réponse à sa questions, les réponses à ses questions. Une main emplit son champs de vision. Une main ? Elle avait des visions, elle ne savait qu'elle était voyante ? À l'instant, une voix emplit ses oreilles. Ses sourcils se froncèrent quand ses oreilles enregistrèrent les phrases prononcées. Elle tourna la tête, projetant ses yeux dans ceux de celui qui avait osé interrompre sa course ralentie. Elle y trouva seulement du vert, du vert rieur.

" - Qui ?" dit-elle simplement.

Alice n'avait rien compris à ce qu'avait dire le garçon. De plus, de quel droit il se prenait pour lui parler alors qu'il voyait très bien qu'elle était en pleine réflexion. Enfin, pas vraiment. La salle d'étude est le trône du silence, une pièce où Matthew ne viendrait que rarement. Le garçon, là, il parle d'Azur comme la personne qui pose problème. Elle-même se posait problème si on partait sur ce sujet. Et il lui demandait ce qu'il allait pas. Croyait-il qu'il pourrait l'aider ? Alice parcoura la silhouette du garçon d'un œil inquisiteur. C'était un deuxième année, plus petit qu'elle. L'amour est un sujet mystérieux, si Alice elle-même n'y comprenait que peu de choses, elle ne savait pas où elle partirait si il l'emmenait.

" - Je... Qu'est-ce que tu veux, exactement. Et, tu es ?" continua-t-elle.
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748 mots
@Matthew Stevens
Mention : @Matthew Warren :kiss2:

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

RPG-PV Une affaire qui ne regarde personne
La question le prit de court. Matthew resta une seconde avec la main à moitié levée, comme un élève qui venait de découvrir qu'il s'était trompé de salle de classe. Puis il la baissa. La Serpentard n'avait pas vraiment l'air de trouver son intervention aussi indispensable que lui.

— Ah, oui. Pardon. Matthew Stevens. Deuxième année, Gryffondor. Et je voulais…

Il s'interrompit. C'était embarrassant, finalement, de devoir expliquer à quelqu'un pourquoi on s'intéressait à une conversation à laquelle on n'avait pas été invité. Surtout quand on n'avait compris qu'un mot sur trois. Il jeta un coup d'œil à son devoir d'Histoire de la magie, abandonné devant un petit bonhomme dessiné dans la marge. Celui-là, au moins, ne posait aucune question.

Bon. Il faut peut-être commencer par reconnaître que j'ai raté le début.

— En fait, j'ai entendu « Azur ». Et plusieurs « pourquoi ». Peut-être un truc avec la Lune aussi, mais je ne suis pas certain. Je pensais que tu parlais de quelqu'un qui avait fait quelque chose d'un peu… incompréhensible.

Il hésita sur ce dernier mot, conscient qu'il en savait trop peu pour accuser qui que ce soit de quoi que ce soit. Azur était peut-être un garçon parfaitement innocent. Ou un chat. Il avait connu des chats avec des noms plus étranges.

— Et je me suis dit que si tu cherchais à comprendre pourquoi, je pouvais peut-être aider. Pas que je sois particulièrement doué pour ça, hein. Mais j'aime bien poser des questions.

Il s'arrêta de nouveau, conscient que cette dernière précision n'était sans doute pas nécessaire. Elle avait déjà dû s'en apercevoir. Avec précaution, il ramena son carnet vers lui, dégageant une petite place sur la table, puis adressa à la jeune fille un sourire qui se voulait rassurant.

— Après, si je t'embête, je retourne à mon devoir. Promis. Mais juste pour être sûr que je n'ai pas compris complètement de travers…

Il inclina légèrement la tête, incapable de contenir plus longtemps la question qui lui brûlait les lèvres.

— C'est qui, Azur ?

✎ ── 341 mots

Deuxième Année RP
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