Sonate pour chaise grinçante et chaussure solitaire
La salle de répétition lui avait posé un problème dès sa première visite : elle contenait beaucoup trop d’instruments.✎ ─── NOTES ÉCRITES DANS LA MARGE ───
« Je crois que j'ai inventé un orchestre. Il ne reste qu'à trouver des musiciens. »
Octobre 2050 · 17 h 10 · Salle de répétition
Première année · avec @Matthew Warren
Il y en avait des grands, des petits, des instruments à cordes et d’autres dont Matthew ignorait jusqu’au nom. Certains avaient l’air si précieux qu’il n’osait pas les approcher. Et puis, à quoi bon apprendre à en jouer tout de suite ? C’était sûrement passionnant, mais il avait eu une autre idée en entendant, au déjeuner, sa cuillère heurter le bord de son verre. Le son avait été clair, presque joli. À la deuxième tentative, un peu moins. À la troisième, il avait renversé de l’eau.
Il avait donc décidé de mener son expérience dans un endroit plus approprié. Un endroit où faire de la musique était, en principe, une activité encouragée. Restait à déterminer si ce qu’il comptait faire entrait vraiment dans la définition de « musique ».
Installé dans un coin libre de la salle, le petit Gryffondor avait sorti de son sac une boîte à plumes vide, une règle, un rouleau de parchemin et deux livres. Il avait aussi réquisitionné une chaise qui grinçait légèrement lorsqu’on la déplaçait. Aucun instrument prêté par le château n’avait été touché. Matthew en était plutôt fier : pour une fois, sa meilleure idée ne nécessitait ni sortilège, ni autorisation particulière, ni réparation à prévoir.
Sur un morceau de parchemin posé au sol, il avait écrit :
GRAND ORCHESTRE EXPÉRIMENTAL
Direction : Matthew Stevens
Musiciens : à trouver
Instruments : en cours d’invention
Direction : Matthew Stevens
Musiciens : à trouver
Instruments : en cours d’invention
Sous ce titre ambitieux figuraient déjà quelques résultats.
Boîte à plumes : TOC.
Règle contre boîte : TING.
Parchemin qu’on secoue : FROUF.
Pied de chaise : IIIIIK.
Il considéra la liste, songeur. Le problème, c’était qu’aucun de ces bruits ne semblait vraiment aller avec les autres. Il pouvait toujours annoncer qu’il s’agissait d’une musique très moderne, mais encore fallait-il connaître quelqu’un capable de le croire. Ou, à défaut, quelqu’un qui saurait comment assembler le tout.
Matthew prit sa règle comme une baguette de chef d’orchestre et essaya de donner le départ à ses quatre instruments. Cela fonctionna moins bien que prévu, principalement parce qu’il n’avait que deux mains. À la troisième tentative, la règle glissa de ses doigts et rebondit sur le sol. Il se pencha pour la ramasser et remarqua le couinement discret de sa semelle contre le parquet.
Il resta immobile.
Puis il essaya de nouveau, en faisant glisser son pied d’un centimètre.
Oh. Alors ça, c’est intéressant.
Une minute plus tard, sa chaussure se trouvait à côté de la boîte à plumes. Matthew l’avait retirée pour vérifier si elle produisait le même son lorsqu’on la frottait avec la main. Résultat : presque pas. Il inscrivit donc une nouvelle observation, d’une écriture un peu penchée :
Chaussure : marche seulement avec le pied dedans. À revoir.
Il était en train de comparer la résonance de ses deux livres fermés lorsqu’un mouvement près de l’entrée attira son attention. Matthew releva la tête. Son premier réflexe fut de poser le livre très sagement sur le sol, comme si cela suffisait à rendre l’ensemble parfaitement ordinaire. Son deuxième fut de regarder sa chaussure abandonnée. Son troisième, nettement plus enthousiaste, fut de comprendre qu’il venait peut-être de trouver un musicien.
— Hé ! Tu sais faire de la musique ?
Il se redressa, avec une chaussette bien visible, puis désigna les objets disposés autour de lui.
— Enfin, attends, c’est pas obligé. Moi non plus. J’essaie de monter un orchestre avec des trucs qui ne sont pas des instruments. Pour l’instant, j’ai surtout inventé quatre bruits et un problème de chaussures.
Il jeta un regard à sa liste avant d’ajouter, tout à fait sérieusement :
— Tu crois que pour que ça devienne de la musique, il faut les faire dans le bon ordre ?
✎ ── 634 mots
Dernière modification par Matthew Stevens le 11 oct. 2026, 22:04, modifié 1 fois.
Deuxième Année RP
Couleur de dialogue : #7A4338
Sonate pour chaise grinçante et chaussure solitaire
Comme souvent, Matthew avait attendu de pouvoir rejoindre la salle de répétition avec une certaine impatience. Ses doigts fourmillaient déjà, empressés de sentir les vibrations que l'archet tirait de son violon, laissant sortir les notes qui trottaient dans sa tête.
Il ne savait jamais sur qui il allait tomber dans cette pièce, puisqu'elle était libre d'accès. Mais depuis un an où il venait là, il n'avait jamais vu quelque chose de la sorte.
Il n'avait pas fait attention au garçon présent tout de suite. Enfin, il l'avait vu, bien sûr, mais n'avait pas cherché plus loin. C'est seulement quand il s'approcha, en souriant avec l'intention de saluer l'inconnu et, pourquoi pas, d'entamer la conversation, qu'il remarqua l'étrangeté de l'individu.
Déjà, il avait plusieurs objets posés devant lui, près d'une chaise. Et il y avait ses pieds : une chaussure recouvrait l'un alors que l'autre n'était habillé que d'une chaussette. L'autre soulier était abandonné, avec les autres objets, au sol.
A la question "pourquoi ?", le jeune Warren répondit mentalement. *Pourquoi pas ?
L'autre garçon le salua directement en lui demandant s'il savait faire de la musique. Avant même qu'il ne puisse répondre, l'adolescent inconnu enchaîna, déclarant que ce n'était pas obligatoire... de faire de la musique ?
Puis il enchaîna : il tentait de créer un orchestre sans instruments. Oh ! Que c'était intéressant ! L'autre adolescent regarda son parchemin, avant de poser encore une question. Le regard de Matthew passa de son camarade à la feuille qu'il tenait, puis revint sur le garçon.
Et, sans pouvoir s'en empêcher, il pouffa : « Un problème de chaussure ? »
Le Serpentard leva les deux mains devant lui, en signe d'excuses. Zut, c'était quand même la chose la plus bizarre dans tout ce qu'il venait de dire, non ?
« Pardon, c'est juste... je n'ai pas compris. Tu as cassé ta chaussure en essayant de faire un son avec ? Je peux te prêter les miennes si tu veux. Je peux regarder ? » demanda-t-il en désignant le parchemin.
Le jeune Warren posa son violon vers le tas d'objets, et s'approcha de l'autre garçon pour lire à côté de lui ce qu'il avait noté. L'expérience l'intéressait follement. C'était une superbe idée, pourquoi n'y avait-il jamais pensé ?
Bien sûr, il avait déjà fait quelques sons avec des objets ordinaires, mais il n'avait jamais eu l'idée de les assembler pour en faire un orchestre. Qu'est-ce que ce garçon avait de bonnes idées !
« Eh, c'est drôle, tu t'appelles Matthew ? » rit-il en pointant le prénom écrit en haut de la feuille. « Moi aussi ! Matthew Warren. Oh, pour répondre à ta question, oui je joue de la musique. Du violon, et du piano. »
Pas que ça ait une quelconque importance à ce moment. Un orchestre avec des choses qui ne sont pas des instruments ? Gé-nial ! Le seul hic pour lui, c'était le bruit du parchemin, qu'il était incapable d'entendre correctement. Pour le pied de chaise, il ressentait plus les vibrations qu'il n'entendait le son, mais il voyait ce que cela donnait.
« Ce n'est pas vraiment l'ordre l'important, mais l'harmonie qu'ils ont ensemble, non ? L'ordre ça va définir ta musique. S'ils vont bien ensemble, tu peux changer l'ordre pour faire une autre mélodie. Tu vois ? »
Matthew n'avait jamais écrit de musique, mais il était capable de reproduire des mélodies qu'il connaissait.
« Tiens, si tu essaies ça : une fois la règle, deux fois la boîte. Une fois la règle, deux fois la boîte. Et ensuite, la chaise, un silence, deux fois la chaise, un silence, une fois la chaise, un silence, deux fois la chaise. Et enfin tout en même temps ? »
Ça devrait être un bon début. Après, il faudrait trouver d'autres instruments pour compléter cet orchestre.
_________________________________
@Matthew Stevens, n'hésite pas si tu veux modifier quelque chose.
Il ne savait jamais sur qui il allait tomber dans cette pièce, puisqu'elle était libre d'accès. Mais depuis un an où il venait là, il n'avait jamais vu quelque chose de la sorte.
Il n'avait pas fait attention au garçon présent tout de suite. Enfin, il l'avait vu, bien sûr, mais n'avait pas cherché plus loin. C'est seulement quand il s'approcha, en souriant avec l'intention de saluer l'inconnu et, pourquoi pas, d'entamer la conversation, qu'il remarqua l'étrangeté de l'individu.
Déjà, il avait plusieurs objets posés devant lui, près d'une chaise. Et il y avait ses pieds : une chaussure recouvrait l'un alors que l'autre n'était habillé que d'une chaussette. L'autre soulier était abandonné, avec les autres objets, au sol.
A la question "pourquoi ?", le jeune Warren répondit mentalement. *Pourquoi pas ?
L'autre garçon le salua directement en lui demandant s'il savait faire de la musique. Avant même qu'il ne puisse répondre, l'adolescent inconnu enchaîna, déclarant que ce n'était pas obligatoire... de faire de la musique ?
Puis il enchaîna : il tentait de créer un orchestre sans instruments. Oh ! Que c'était intéressant ! L'autre adolescent regarda son parchemin, avant de poser encore une question. Le regard de Matthew passa de son camarade à la feuille qu'il tenait, puis revint sur le garçon.
Et, sans pouvoir s'en empêcher, il pouffa : « Un problème de chaussure ? »
Le Serpentard leva les deux mains devant lui, en signe d'excuses. Zut, c'était quand même la chose la plus bizarre dans tout ce qu'il venait de dire, non ?
« Pardon, c'est juste... je n'ai pas compris. Tu as cassé ta chaussure en essayant de faire un son avec ? Je peux te prêter les miennes si tu veux. Je peux regarder ? » demanda-t-il en désignant le parchemin.
Le jeune Warren posa son violon vers le tas d'objets, et s'approcha de l'autre garçon pour lire à côté de lui ce qu'il avait noté. L'expérience l'intéressait follement. C'était une superbe idée, pourquoi n'y avait-il jamais pensé ?
Bien sûr, il avait déjà fait quelques sons avec des objets ordinaires, mais il n'avait jamais eu l'idée de les assembler pour en faire un orchestre. Qu'est-ce que ce garçon avait de bonnes idées !
« Eh, c'est drôle, tu t'appelles Matthew ? » rit-il en pointant le prénom écrit en haut de la feuille. « Moi aussi ! Matthew Warren. Oh, pour répondre à ta question, oui je joue de la musique. Du violon, et du piano. »
Pas que ça ait une quelconque importance à ce moment. Un orchestre avec des choses qui ne sont pas des instruments ? Gé-nial ! Le seul hic pour lui, c'était le bruit du parchemin, qu'il était incapable d'entendre correctement. Pour le pied de chaise, il ressentait plus les vibrations qu'il n'entendait le son, mais il voyait ce que cela donnait.
« Ce n'est pas vraiment l'ordre l'important, mais l'harmonie qu'ils ont ensemble, non ? L'ordre ça va définir ta musique. S'ils vont bien ensemble, tu peux changer l'ordre pour faire une autre mélodie. Tu vois ? »
Matthew n'avait jamais écrit de musique, mais il était capable de reproduire des mélodies qu'il connaissait.
« Tiens, si tu essaies ça : une fois la règle, deux fois la boîte. Une fois la règle, deux fois la boîte. Et ensuite, la chaise, un silence, deux fois la chaise, un silence, une fois la chaise, un silence, deux fois la chaise. Et enfin tout en même temps ? »
Ça devrait être un bon début. Après, il faudrait trouver d'autres instruments pour compléter cet orchestre.
_________________________________
@Matthew Stevens, n'hésite pas si tu veux modifier quelque chose.
Sonate pour chaise grinçante et chaussure solitaire
Matthew avait prévu plusieurs réactions possibles à son orchestre. De l'admiration, évidemment. De la curiosité, de préférence. Éventuellement quelqu'un qui lui demanderait pourquoi il avait retiré sa chaussure. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que la chaussure deviendrait immédiatement le sujet principal de la conversation.
Il baissa les yeux vers l'objet incriminé, puis vers sa chaussette, et releva la tête avec un air parfaitement sérieux.
— Non, non, elle n'est pas cassée ! Elle fait un bruit quand je glisse mon pied sur le sol, mais pas quand je la frotte avec la main. Donc pour l'utiliser, il faut que je la porte. Ce qui est franchement peu pratique si je veux aussi jouer de la chaise.
Il réfléchit une seconde à la proposition qu'on venait de lui faire.
— On pourrait essayer avec les tiennes aussi, pour comparer. Mais attends qu'on sache si ça marche, sinon on va finir tous les deux en chaussettes.
Il poussa son parchemin vers le nouveau venu avec empressement. Enfin quelqu'un qui prenait son expérience suffisamment au sérieux pour vouloir examiner ses notes ! Matthew était déjà prêt à lui expliquer chacune de ses découvertes, y compris le fait que le parchemin produisait un son différent selon qu'on le secouait ou qu'on le froissait, lorsque son camarade s'arrêta sur le nom inscrit en haut de la feuille.
Le Gryffondor le fixa, puis regarda son propre prénom, écrit en grandes lettres. Il releva les yeux.
— Attends. Toi aussi, tu t'appelles Matthew ? Mais c'est génial !
Il eut un large sourire, avant qu'une difficulté très concrète ne lui traverse l'esprit.
— Par contre, si quelqu'un entre et dit « Matthew, arrêtez ce bruit », on fait quoi ? On s'arrête tous les deux ?
Il n'eut pas longtemps à s'inquiéter de la question. Warren venait d'annoncer qu'il jouait du violon et du piano. Matthew jeta un regard au véritable violon posé un peu plus loin, puis à son propre assortiment de livres et de fournitures scolaires. La comparaison n'était pas spécialement flatteuse pour ses inventions.
— Du violon et du piano ? Ah oui, d'accord. Moi, pour l'instant, je joue surtout de la boîte à plumes. Tu as beaucoup plus d'expérience que moi.
Il écouta attentivement l'explication sur l'harmonie. Il avait commencé par chercher l'ordre parfait, comme s'il existait une formule capable de transformer automatiquement des bruits en musique. Mais si Warren avait raison, on pouvait changer l'ordre et obtenir quelque chose de différent. Il y avait donc beaucoup plus de possibilités qu'il ne l'avait imaginé.
Et, surtout, Warren venait de lui donner une idée de rythme. Matthew attrapa sa règle. Un coup contre la boîte, puis deux petits coups du doigt sur le couvercle. Il recommença. TING, toc-toc. TING, toc-toc. La deuxième fois, il alla un peu trop vite, mais le résultat avait déjà quelque chose de moins désordonné. Il se tourna vers la chaise et essaya la suite : un grincement, une pause, deux grincements… Il perdit le compte au milieu, s'arrêta, puis regarda Warren comme s'il venait de découvrir un problème mathématique considérable.
— Attends, c'est presque de la vraie musique ! Enfin, je crois. Mais pour « tout en même temps », il va me falloir au moins quatre mains.
Son regard passa de la règle à la chaise, puis au parchemin abandonné par terre. Il se redressa soudain, ravi d'avoir trouvé une solution beaucoup plus simple que de se faire pousser deux bras supplémentaires.
— Tu veux essayer avec moi ? On pourrait se partager les instruments. Et si tu veux, tu peux être codirecteur de l'orchestre. Moi, je trouve les bruits bizarres, et toi, tu m'aides à en faire quelque chose qui ressemble à une chanson.
Il ramassa sa chaussure et la considéra une dernière fois avant de la reposer avec précaution à côté de la boîte à plumes.
— Par contre, je te préviens : pour l'instant, notre soliste, c'est elle.
Il baissa les yeux vers l'objet incriminé, puis vers sa chaussette, et releva la tête avec un air parfaitement sérieux.
— Non, non, elle n'est pas cassée ! Elle fait un bruit quand je glisse mon pied sur le sol, mais pas quand je la frotte avec la main. Donc pour l'utiliser, il faut que je la porte. Ce qui est franchement peu pratique si je veux aussi jouer de la chaise.
Il réfléchit une seconde à la proposition qu'on venait de lui faire.
— On pourrait essayer avec les tiennes aussi, pour comparer. Mais attends qu'on sache si ça marche, sinon on va finir tous les deux en chaussettes.
Il poussa son parchemin vers le nouveau venu avec empressement. Enfin quelqu'un qui prenait son expérience suffisamment au sérieux pour vouloir examiner ses notes ! Matthew était déjà prêt à lui expliquer chacune de ses découvertes, y compris le fait que le parchemin produisait un son différent selon qu'on le secouait ou qu'on le froissait, lorsque son camarade s'arrêta sur le nom inscrit en haut de la feuille.
Le Gryffondor le fixa, puis regarda son propre prénom, écrit en grandes lettres. Il releva les yeux.
— Attends. Toi aussi, tu t'appelles Matthew ? Mais c'est génial !
Il eut un large sourire, avant qu'une difficulté très concrète ne lui traverse l'esprit.
— Par contre, si quelqu'un entre et dit « Matthew, arrêtez ce bruit », on fait quoi ? On s'arrête tous les deux ?
Il n'eut pas longtemps à s'inquiéter de la question. Warren venait d'annoncer qu'il jouait du violon et du piano. Matthew jeta un regard au véritable violon posé un peu plus loin, puis à son propre assortiment de livres et de fournitures scolaires. La comparaison n'était pas spécialement flatteuse pour ses inventions.
— Du violon et du piano ? Ah oui, d'accord. Moi, pour l'instant, je joue surtout de la boîte à plumes. Tu as beaucoup plus d'expérience que moi.
Il écouta attentivement l'explication sur l'harmonie. Il avait commencé par chercher l'ordre parfait, comme s'il existait une formule capable de transformer automatiquement des bruits en musique. Mais si Warren avait raison, on pouvait changer l'ordre et obtenir quelque chose de différent. Il y avait donc beaucoup plus de possibilités qu'il ne l'avait imaginé.
Et, surtout, Warren venait de lui donner une idée de rythme. Matthew attrapa sa règle. Un coup contre la boîte, puis deux petits coups du doigt sur le couvercle. Il recommença. TING, toc-toc. TING, toc-toc. La deuxième fois, il alla un peu trop vite, mais le résultat avait déjà quelque chose de moins désordonné. Il se tourna vers la chaise et essaya la suite : un grincement, une pause, deux grincements… Il perdit le compte au milieu, s'arrêta, puis regarda Warren comme s'il venait de découvrir un problème mathématique considérable.
— Attends, c'est presque de la vraie musique ! Enfin, je crois. Mais pour « tout en même temps », il va me falloir au moins quatre mains.
Son regard passa de la règle à la chaise, puis au parchemin abandonné par terre. Il se redressa soudain, ravi d'avoir trouvé une solution beaucoup plus simple que de se faire pousser deux bras supplémentaires.
— Tu veux essayer avec moi ? On pourrait se partager les instruments. Et si tu veux, tu peux être codirecteur de l'orchestre. Moi, je trouve les bruits bizarres, et toi, tu m'aides à en faire quelque chose qui ressemble à une chanson.
Il ramassa sa chaussure et la considéra une dernière fois avant de la reposer avec précaution à côté de la boîte à plumes.
— Par contre, je te préviens : pour l'instant, notre soliste, c'est elle.
✎ ── 655 mots, @Matthew Warren
Deuxième Année RP
Couleur de dialogue : #7A4338
Sonate pour chaise grinçante et chaussure solitaire
Les chaussures faisaient un bruit quand on les faisait glisser sur le sol ? Alors c'était pour ça que sa mère râlait parfois !? Il faisait exprès de marcher en glissant parfois, pour ne pas être accusé de taper des pieds, certain que c'était la manière la plus discrète d'avancer.
Le jeune Warren regarda bêtement ses chaussures, et allait tenter l'expérience quand son camarade l'arrêta dans son élan. Le Serpentard hocha positivement la tête, approuvant l'idée d'y aller par étapes.
Et puis, il éclata de rire quand l'autre Matthew demanda lequel des deux devrait réagir si quelqu'un entrait et parlait à l'un des deux seulement.
« Eh bien, si c'est un professeur il devrait nous appeler par notre nom de famille, donc problème résolu. Si c'est un élève en revanche... eh bien, suivant le problème peut-être qu'on pourrait le perturber assez pour ne plus être embêtés ? »
Enfin, cela ne fonctionnait que si l'interlocuteur en question avait des intentions allant à l'encontre des leurs. Mais ce serait drôle à faire tout de même.
« Pour moi, le plus perturbant c'est de t'appeler toi Matthew, alors que c'est moi, Matthew. C'est un peu comme si je m'appelais moi-même, c'est bizarre. » ajouta-t-il en riant à nouveau.
Ce n'était pas la première fois qu'il était confronté à ce "problème", qui n'en était pas tellement un en réalité, mais il trouvait cela drôle à chaque fois. Le jeune Warren rit à nouveau quand son camarade parla de la boîte à plumes comme d'un instrument de musique.
N'empêche que son idée, aussi farfelue soit-elle, était vraiment intéressante.
« Il ne faut pas te dénigrer comme ça. » sourit-il avec malice, mais également avec douceur. « La boîte à plumes ce n'est pas facile à maîtriser ! Tout le monde n'y arrive pas. »
Le Gryffondor suivit ses instructions, un peu comme s'il venait de lui dicter une partition, et fit sonner la boîte, puis tinter la règle. Il avait du mal à percevoir le son de cette dernière, mais de peu. Quand son camarade attaqua avec la chaise en revanche, c'était silence radio.
Matthew ne put s'empêcher de faire une moue légèrement dépitée. C'était encore quelque chose qu'il avait du mal à avouer, comme si en parler allait lui faire perdre encore plus d'audition d'un coup.
Quand l'autre adolescent déclara qu'il ne pourrait pas faire l'ensemble tout seul, le Serpentard, toujours dans ses pensées, mit un moment avant de réagir. Le Gryffondor lui proposa alors de participer, ce qui fit sourire le plus âgé.
Co-directeur, ça sonnait plutôt bien. Et puis, l'autre Matthew fit une autre proposition : il s'occupait de trouver les sons, et le jeune Warren devait les assembler.
Enfin, quand son camarade présenta sa chaussure comme la soliste, il ne put plus se retenir et éclata de rire. Par Merlin, ce garçon était beaucoup trop intéressant !
« Bien sûr que je veux bien aider. Juste... eh bien... » commença-t-il en triturant ses bracelets à son poignet droit. « Est-ce que... est-ce que tu peux me décrire le bruit que fait la chaussure ? De la même façon que tu as écrit là. » ajouta-t-il en désignant le parchemin.
Il observa tous les instruments improvisés par son camarade, et se baissa pour toucher la boîte. Il savait que sa prochaine question serait un peu particulière, alors il devait des explications au chef d'orchestre autoproclamé du jour.
« Il y a des sons que je ne peux pas entendre. Alors, si tu veux que je t'aide, il faut que tu me guides. Est-ce que tu peux refaire le son avec la règle ? Euh, sans me taper les doigts, hein. » ajouta-t-il avec malice. « J'ai besoin de sentir les vibrations. On pourra faire pareil avec la chaise après ? Pour la chaussure je ne sais pas si ça peut fonctionner par contre. » fit-il en fronçant légèrement les sourcils, concentré.
Ça sonnait certainement bizarrement, mais Matthew était sûr de pouvoir y arriver. Les vibrations l'aidaient dans plein de choses, notamment dans l'apprentissage de la langue des Mandragores. Alors ça devrait certainement être possible aussi d'aider cet inventeur hors du commun à créer une mélodie.
_______________________________________
@Matthew Stevens, les Matt puissance deux j'adore.
Le jeune Warren regarda bêtement ses chaussures, et allait tenter l'expérience quand son camarade l'arrêta dans son élan. Le Serpentard hocha positivement la tête, approuvant l'idée d'y aller par étapes.
Et puis, il éclata de rire quand l'autre Matthew demanda lequel des deux devrait réagir si quelqu'un entrait et parlait à l'un des deux seulement.
« Eh bien, si c'est un professeur il devrait nous appeler par notre nom de famille, donc problème résolu. Si c'est un élève en revanche... eh bien, suivant le problème peut-être qu'on pourrait le perturber assez pour ne plus être embêtés ? »
Enfin, cela ne fonctionnait que si l'interlocuteur en question avait des intentions allant à l'encontre des leurs. Mais ce serait drôle à faire tout de même.
« Pour moi, le plus perturbant c'est de t'appeler toi Matthew, alors que c'est moi, Matthew. C'est un peu comme si je m'appelais moi-même, c'est bizarre. » ajouta-t-il en riant à nouveau.
Ce n'était pas la première fois qu'il était confronté à ce "problème", qui n'en était pas tellement un en réalité, mais il trouvait cela drôle à chaque fois. Le jeune Warren rit à nouveau quand son camarade parla de la boîte à plumes comme d'un instrument de musique.
N'empêche que son idée, aussi farfelue soit-elle, était vraiment intéressante.
« Il ne faut pas te dénigrer comme ça. » sourit-il avec malice, mais également avec douceur. « La boîte à plumes ce n'est pas facile à maîtriser ! Tout le monde n'y arrive pas. »
Le Gryffondor suivit ses instructions, un peu comme s'il venait de lui dicter une partition, et fit sonner la boîte, puis tinter la règle. Il avait du mal à percevoir le son de cette dernière, mais de peu. Quand son camarade attaqua avec la chaise en revanche, c'était silence radio.
Matthew ne put s'empêcher de faire une moue légèrement dépitée. C'était encore quelque chose qu'il avait du mal à avouer, comme si en parler allait lui faire perdre encore plus d'audition d'un coup.
Quand l'autre adolescent déclara qu'il ne pourrait pas faire l'ensemble tout seul, le Serpentard, toujours dans ses pensées, mit un moment avant de réagir. Le Gryffondor lui proposa alors de participer, ce qui fit sourire le plus âgé.
Co-directeur, ça sonnait plutôt bien. Et puis, l'autre Matthew fit une autre proposition : il s'occupait de trouver les sons, et le jeune Warren devait les assembler.
Enfin, quand son camarade présenta sa chaussure comme la soliste, il ne put plus se retenir et éclata de rire. Par Merlin, ce garçon était beaucoup trop intéressant !
« Bien sûr que je veux bien aider. Juste... eh bien... » commença-t-il en triturant ses bracelets à son poignet droit. « Est-ce que... est-ce que tu peux me décrire le bruit que fait la chaussure ? De la même façon que tu as écrit là. » ajouta-t-il en désignant le parchemin.
Il observa tous les instruments improvisés par son camarade, et se baissa pour toucher la boîte. Il savait que sa prochaine question serait un peu particulière, alors il devait des explications au chef d'orchestre autoproclamé du jour.
« Il y a des sons que je ne peux pas entendre. Alors, si tu veux que je t'aide, il faut que tu me guides. Est-ce que tu peux refaire le son avec la règle ? Euh, sans me taper les doigts, hein. » ajouta-t-il avec malice. « J'ai besoin de sentir les vibrations. On pourra faire pareil avec la chaise après ? Pour la chaussure je ne sais pas si ça peut fonctionner par contre. » fit-il en fronçant légèrement les sourcils, concentré.
Ça sonnait certainement bizarrement, mais Matthew était sûr de pouvoir y arriver. Les vibrations l'aidaient dans plein de choses, notamment dans l'apprentissage de la langue des Mandragores. Alors ça devrait certainement être possible aussi d'aider cet inventeur hors du commun à créer une mélodie.
_______________________________________
@Matthew Stevens, les Matt puissance deux j'adore.
Sonate pour chaise grinçante et chaussure solitaire
Matthew était à peu près certain qu'il venait de rencontrer quelqu'un de très raisonnable. Enfin, raisonnable à sa manière : proposer de semer la confusion chez les élèves qui chercheraient un Matthew plutôt qu'un autre, c'était tout de même une excellente idée. Il eut un rire ravi, puis hocha la tête avec un sérieux tout neuf.
— Parfait. Si un professeur arrive, on est Stevens et Warren. Et si c'est quelqu'un qui vient se plaindre, on est Matthew et Matthew. Il faudra qu'il soit très précis, sinon ils seront ignorés, dit-il avec un sourire.
La remarque sur sa maîtrise de la boîte à plumes lui arracha un sourire fier. Il faillit annoncer qu'il avait déjà plusieurs années d'expérience, mais cela aurait été légèrement exagéré. Plusieurs minutes, en revanche, c'était parfaitement vrai.
— Merci. J'aimerais dire que j'ai un don, mais j'ai raté le couvercle trois fois tout à l'heure.
Puis Warren accepta de devenir codirecteur de l'orchestre. Matthew ouvrit déjà la bouche pour lui annoncer qu'il aurait droit à son nom sur l'affiche quand il remarqua ses doigts occupés à triturer ses bracelets. Sa demande suivante le surprit davantage que toutes les précédentes. Certains sons lui échappaient ? Le Gryffondor regarda sa règle, puis la boîte, puis Warren. Son enthousiasme ne diminua pas ; il changea seulement de direction.
C'était donc pour ça qu'il voulait savoir exactement ce que faisaient les objets. Matthew avait cru qu'il suffisait de taper pour fabriquer de la musique. Warren, lui, avait besoin d'une autre façon de la trouver. Et ce mot-là, « vibrations », venait de rendre l'expérience encore plus intéressante.
Bon. Trouvons des bruits qui se sentent aussi.
— Ah ! D'accord. Oui, bien sûr. On peut faire ça. Et promis, aucun doigt ne sera sacrifié au nom de l'art.
Il posa la règle à plat pour réfléchir à la meilleure manière de procéder.
— Alors, la chaussure, ça fait… « chouiiiik ». Pas un gros bruit, plutôt un petit couinement qui dure tant que je glisse le pied. Comme si elle protestait. Et quand j'arrête, ça s'arrête net. Attends, je te montre.
Il remit sa chaussure, puis fit glisser doucement la semelle sur le parquet. Une fois, lentement. Une autre, plus brièvement. Il n'attendit pas de Warren qu'il lui dise s'il l'avait entendue ; il regarda plutôt le sol, perplexe.
— Pour celle-là, je ne sais pas où tu pourrais sentir quelque chose. Peut-être par le plancher ? Mais ça se trouve, elle est juste très douée pour faire du bruit et pas pour vibrer. Ce serait embêtant pour notre soliste.
Il posa ensuite la boîte entre eux, sans essayer de déplacer la main de Warren.
— Et la règle, c'est différent. Un petit « ting », plus aigu, plus court, qui reste un tout petit peu après le coup. Si tu veux garder tes doigts contre la boîte, je peux taper de l'autre côté. Doucement, hein.
Après avoir vérifié qu'aucun doigt ne se trouvait dans sa trajectoire, il tapota doucement le bord opposé avec la règle. Matthew observa le visage de Warren sans chercher à y deviner une réponse. Il avait soudain beaucoup de questions, mais celle qui comptait devait venir en premier.
— Est-ce que ça te donne quelque chose ? Si ça ne marche pas, on peut essayer sur le pupitre. Ou sur la chaise, comme tu disais. Tu me montreras ce qui fonctionne le mieux.
Un sourire malicieux revint au coin de ses lèvres.
— Tu sais, je crois qu'on vient de résoudre mon problème de tout à l'heure. Deux Matthew, ça fait quatre mains. C'est exactement le nombre qu'il me manquait ! Bon, il nous reste encore à savoir faire une chanson, mais franchement, on progresse.[/justify]
— Parfait. Si un professeur arrive, on est Stevens et Warren. Et si c'est quelqu'un qui vient se plaindre, on est Matthew et Matthew. Il faudra qu'il soit très précis, sinon ils seront ignorés, dit-il avec un sourire.
La remarque sur sa maîtrise de la boîte à plumes lui arracha un sourire fier. Il faillit annoncer qu'il avait déjà plusieurs années d'expérience, mais cela aurait été légèrement exagéré. Plusieurs minutes, en revanche, c'était parfaitement vrai.
— Merci. J'aimerais dire que j'ai un don, mais j'ai raté le couvercle trois fois tout à l'heure.
Puis Warren accepta de devenir codirecteur de l'orchestre. Matthew ouvrit déjà la bouche pour lui annoncer qu'il aurait droit à son nom sur l'affiche quand il remarqua ses doigts occupés à triturer ses bracelets. Sa demande suivante le surprit davantage que toutes les précédentes. Certains sons lui échappaient ? Le Gryffondor regarda sa règle, puis la boîte, puis Warren. Son enthousiasme ne diminua pas ; il changea seulement de direction.
C'était donc pour ça qu'il voulait savoir exactement ce que faisaient les objets. Matthew avait cru qu'il suffisait de taper pour fabriquer de la musique. Warren, lui, avait besoin d'une autre façon de la trouver. Et ce mot-là, « vibrations », venait de rendre l'expérience encore plus intéressante.
Bon. Trouvons des bruits qui se sentent aussi.
— Ah ! D'accord. Oui, bien sûr. On peut faire ça. Et promis, aucun doigt ne sera sacrifié au nom de l'art.
Il posa la règle à plat pour réfléchir à la meilleure manière de procéder.
— Alors, la chaussure, ça fait… « chouiiiik ». Pas un gros bruit, plutôt un petit couinement qui dure tant que je glisse le pied. Comme si elle protestait. Et quand j'arrête, ça s'arrête net. Attends, je te montre.
Il remit sa chaussure, puis fit glisser doucement la semelle sur le parquet. Une fois, lentement. Une autre, plus brièvement. Il n'attendit pas de Warren qu'il lui dise s'il l'avait entendue ; il regarda plutôt le sol, perplexe.
— Pour celle-là, je ne sais pas où tu pourrais sentir quelque chose. Peut-être par le plancher ? Mais ça se trouve, elle est juste très douée pour faire du bruit et pas pour vibrer. Ce serait embêtant pour notre soliste.
Il posa ensuite la boîte entre eux, sans essayer de déplacer la main de Warren.
— Et la règle, c'est différent. Un petit « ting », plus aigu, plus court, qui reste un tout petit peu après le coup. Si tu veux garder tes doigts contre la boîte, je peux taper de l'autre côté. Doucement, hein.
Après avoir vérifié qu'aucun doigt ne se trouvait dans sa trajectoire, il tapota doucement le bord opposé avec la règle. Matthew observa le visage de Warren sans chercher à y deviner une réponse. Il avait soudain beaucoup de questions, mais celle qui comptait devait venir en premier.
— Est-ce que ça te donne quelque chose ? Si ça ne marche pas, on peut essayer sur le pupitre. Ou sur la chaise, comme tu disais. Tu me montreras ce qui fonctionne le mieux.
Un sourire malicieux revint au coin de ses lèvres.
— Tu sais, je crois qu'on vient de résoudre mon problème de tout à l'heure. Deux Matthew, ça fait quatre mains. C'est exactement le nombre qu'il me manquait ! Bon, il nous reste encore à savoir faire une chanson, mais franchement, on progresse.[/justify]
✎ ── 619 mots, @Matthew Warren
Deuxième Année RP
Couleur de dialogue : #7A4338