Scarlett à l'école
Ceci est un recueil d'OS dans le cadre de l'Inktober 2026, traitant de la scolarité de Scarlett.
En association avec Scarlett à la ferme
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2. Relique
Dernière modification par Scarlett Valentine le 2 oct. 2026, 12:10, modifié 2 fois.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
Scarlett à l'école
Septembre 2035
J’avais grandi en écoutant les histoires au sujet de Poudlard, racontées par mes parents, puis par mon grand frère et ma grande sœur. Tous me parlaient de cet immense château aux nombreuses cachettes et pièces secrètes, de ces tableaux animés accrochés sur ces mêmes murs depuis parfois plusieurs siècles, le parc interminable et les créatures que l’on pouvait y voir. Je rêvais de voir tout cela de mes propres yeux. Il faut dire que le lieu n'étant accessible que lorsque l’on y est élève ou employé, cela lui donnait un petit goût mystérieux qui me fascinait.
Pour moi, c'était le début d’une nouvelle liberté, loin du foyer familial. Ayant pourtant grandi dans une ferme, on ne peut pas dire que je manquais de liberté. Je pouvais aller et venir à tout va, me balader aux travers des champs et des prairies ou rendre visite au bétail, tant que je ne quittais pas le terrain qui nous appartenait. Pourtant, l’idée d’arpenter le château comme bon me semble, loin de mes parents, apportait de nouvelles saveurs à cette autonomie qu’elle avait déjà acquise.
Et je ne suis pas entrée seule à Poudlard. Isaac, mon meilleur ami et complice de bêtises à fait sa première rentrée la même année que moi et, cerise sur le gâteau, nous avons tous les deux rejoint les Gryffondors. Très vite, nous nous sommes mis en tête de révéler tous les secrets du château et même, de trouver une relique ayant appartenu à l’un des fondateurs ou tout autre illustre élève de l’école de sorcellerie.
Nous étions pour le moins organisés. Durant nos périodes de pause, nous passions notre temps à visiter chaque recoin, cherchant des portes dérobées et discutant de mystère avec les personnages des tableaux. On est allés jusqu'à faire un petit tour dans les souterrains mais nous n’étions pas assez téméraires pour aller trop loin dans cette exploration. Nous avions même dessiné des cartes de toutes les salles que nous avions visitées. Cette carte était sommaire mais annotée de toutes nos observations. J’étais à peine arrivée à Poudlard que j’en connaissais déjà beaucoup sur le lieu. L’avantage, c’est que j’ai pu me repérer rapidement sans me perdre dans le dédale de couloir.
Nous avons tout de même abandonné l’idée avant même la fin de l’automne. Face à l'échec cuisant de nos recherches, nous nous sommes rendus à l'évidence que le personnel de l'école ne laisserait pas d’objets aussi précieux et puissants à la portée d’élèves aussi jeunes que nous l’étions à l’époque. Au moins, nous avions eu l’impression de vivre de sacrées aventures alors à peine âgés de onze ans. Ce ne fut pas une réussite… Mais qui sait ce que nous aurions tout de même pu trouver si nous avions poursuivi nos efforts durant toute notre scolarité. Mon seul regret est de ne jamais avoir pu ouvrir la salle sur demande.
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Scarlett à l'école
Janvier 2042
- Hé! Tu m'écoutes? Demandant Isaac en agitant une main devant mes yeux.
C'est ainsi qu'il me tira de ma rêverie. Affalée sur le dossier de ma chaise, je fis “oui” de la tête tout en cherchant quoi lui répondre. Si je devais être tout à fait honnête, ma tête se secouerait plutôt horizontalement.
- Je vois… Tu vas encore faire semblant de bosser et me laisser faire cet exposé seul.
Une fois de plus, je ne répond rien. Il me connait assez que pour savoir qu'il a touché dans le mille. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi il s'entête à rester mon binôme pour ce genre d'exercice. Isaac pourrait trouver bien meilleur élève que moi. Il faut dire que le sujet n'est pas des plus passionnant. Les ogres sont juste de grandes créatures stupides et méchantes, il n'y a pas grand chose d'autre à dire sur eux. De là à en faire un exposé…
Après, il n'y a pas que les ogres qui ne me passionnent pas. C'est le cas de l'école en général. Rares sont les fois où je trouve la motivation pour faire mes devoirs, alors un exposé… Et encore, j'ai la chance de ne pas le faire seule, j'aurais été capable de ne rien faire ou de le bâcler en lisant simplement un manuel de la bibliothèque. J'ai hâte d'en finir avec les études…
- Mais si tu veux, en échange, je présenterai la plus grosse partie à l'oral. Ça te va ?
Il sourit à ma remarque, mais ce ne fut pas suffisant pour le convaincre.
- Je préférerai que tu te concentres maintenant.
Je me redresse vers la table et les bouquins éparpillés devant nous. Au hasard, je lis des mots à voix haute, comme si je lançais des idées qui n'en sont clairement pas. Mais rapidement, mon esprit s'évade à nouveau:
- Oh, je sais ! Et si je nous fabriquais des costumes d'ogres?
Il n'y avait plus de sourire sur son visage, son regard était blasé. Ça y est, je suis une cause perdue à ses yeux. C'est étonnant qu'il ait fallu sept pour qu'il arrive à cette conclusion.
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Scarlett à l'école
Mai 2040
Les cours de vol, c’est pas franchement ce que je préfère. C’est connu que je n’aime pas les cours, tout court. Mais celui-là, c’est ma bête noire. J’ai le vertige et être sur un balai, ça ne me réussit pas. La raison pour laquelle je n’ai pas encore abandonné se trouve à la maison. Pour mes parents, il est hors de question d’abandonner une matière avant les Buses. Mais depuis cinq ans, il n'y a aucune évolution. Donc je subis en attendant. Heureusement qu’ils ne m’ont pas obligés à prendre des options…
Bref… Comme d’habitude, je suis assise sur mon balai et je peine à trouver l’équilibre au début. En général, je reste assez proche du sol car je n’ai pas envie de me tuer pour autant. Il suffit que mon regard se pose vers le sol pour me faire perdre mes moyens, mais regarder vers le ciel m’est impossible.
Un peu plus loin, j’entends le professeur s’impatienter. Il doit supporter mon incompétence depuis le début de l’année et je le plains pour ça. En revanche, j’ai beaucoup plus de mal à accepter les remarques inutilement blessantes. Du sol, l’homme sous-entendait que je le faisais exprès pour ne pas faire cours et je l’ai très mal pris étant donné les efforts que je fais pour rester dans les airs. Cramponnée au manche, presque couchée sur celui-ci, je tente d’avancer vers mes camarades. Mais les remarques se multiplient par l'intermédiaire d'une partie de mes camarades. Comme bien souvent, il suffit qu'une seule personne lance les hostilités pour que d'autres suivent et les ados ne sont pas toujours tendres entre eux. J'entendais des gloussements, des blagues cinglantes sur mes capacités plus que médiocre. Le professeur ignorait ce qu'il avait lancé par mégarde, ni la bombe qui n'attendait qu'à exploser à l'intérieur de moi. Car plus je les entendais se moquer et plus la colère montait en moi. Et la colère peut rendre capable de bien des choses.
Voyant rouge, je trouve la force de diriger mon balai vers le groupe de détracteurs et fonce dans le tas sans regarder où je vais concrètement. Dans le mouvement, j'en bouscule quelques-uns, mais je m'en fiche. C'est d'ailleurs un peu le but recherché. Après quoi, j'atterris à toute allure avant de jeter le balai le plus loin possible de moi. Furieuse, je quitte le terrain de vol malgré les remontrances du professeur.
Je suis presque sûre que j'ai gagné une retenue, mais c'est le cadet de mes soucis. J’ai conscience de mes faiblesses, mais je n'aime pas que l'on soit injuste. D'accord, j'ai l'air idiote sur un balai, c'est pas une raison pour se moquer.
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Scarlett à l'école
Mars 2038
Isaac et moi sommes installés dans le parc, aussi confortablement que l'on puisse l'être posé sur un sol. Alors que le printemps succéde à l'automne et à l'hiver, les températures se réchauffent de jour en jour, permettant des sorties de plus en plus agréables. Comme toujours nous discutons de tout et de rien. On parle des élèves qui nous entourent, on débriefe les cours que nous avons en commun, on raconte ceux que nous ne suivons pas ensemble. Il est la personne avec laquelle je passe le plus clair de mon temps alors je suis surprise qu'on ait toujours autant à se dire. Toutefois, après un moment de silence, nous nous sommes retrouvés allongés sur le dos, occupés à observer le ciel entre les arbres.
- Tu savais qu'il existe une ancienne technique de divination qui consiste à lire l'avenir dans les nuages ? Demande Isaac.
Je lui réponds par la négative. Je n'ai jamais été fan de la divination. Je fais partie des gens qui préfèrent croire que mon futur n'est pas gravé dans le marbre et que chacune de mes décisions l'impacte d'une manière ou d'une autre. Je pense donc qu'il est impossible de prédire l'avenir. Du moins, je l'espère car mon présent n'est pas là plus grande réussite, pour l'instant. Mon meilleur ami est moins tranché sur la question. Il ne se prononce pas vraiment sur la question, mais il suit tout de même les cours de divination. C'est sans doute pour cela qu'il m'en parle.
- La couleur, l'aspect, la vitesse à laquelle ils avancent et, bien sûr, la forme, tout peut être interprété.
-Je vois une forme d'oiseau là, dis-je en pointant un nuage juste au-dessus de nos têtes. Ça veut dire quoi ça, à ton avis ?
- Je ne sais pas, avoue-t-il. Peut-être que tu prendras ton envol un jour ou l'autre. Tu n'es peut-être pas la cause perdue que tu crois.
La réponse me convient amplement. J'espère sincèrement pouvoir faire ce que j'aime dans un futur proche et qui sait pouvoir en faire carrière. Souriante grâce à cette bonne nouvelle, je lui propose de me dire ce qu'il voit à son tour.
-Mhh… On dirait deux silhouettes qui s'éloignent l'une de l'autre. J'espère que ce n'est pas un mauvais présage pour notre amitié.
Mon regard passe du ciel à son visage. Il semble un peu perturbé par ce qu'il voit ou du moins ce qu'il en déduit. Heureusement que je n'y crois pas. Ne me séparant pas de mon sourire, je le rassure:
-Ça, jamais! On sera toujours là l'un pour l'autre, dis-je avant de regarder à nouveau vers les nuages. Oh, regarde ! On dirait une bourse là ! On va gagner pleins de galions et devenir riche!
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Scarlett à l'école
Décembre 2035
J’ai beau être une mauvaise élève, il y a des sorts que j'ai appris plus vite que d'autres et qu'il aurait mieux valu que je n'apprenne jamais. Sans doute car leur potentiel de farce était bien plus intéressant que les enchantements trop banals. Je crois que j'apprends bien plus vite lorsque j'y vois un intérêt immédiat. Et pour ça, je dois dire que les sortilèges appris en Défense Contre les Forces du Mal ont souvent trouvé leur utilité dans mes mauvais coups…
Cachée dans un recoin de couloir comme très souvent, j'attendais le passage d'un élève, ma baguette dans la main droite. Une fois ma cible arrêtée, j'ai pointé ma baguette et ai lancé un petit crocus malis discret. L'élève plus âgé que moi à trébuché, mais sans tomber, avant de regarder en arrière à la recherche d'une dalle plus haute que l'autre. Sans chute, c'est déjà marrant et je dois appuyer ma main libre sur mes lèvres afin d’éviter d'exploser de rire. Je ne comprends pas comment il n'y a pas plus de croche-pied magique dans tous les recoins du château. Reste plus qu'à attendre la prochaine victime.
Bien sûr, ça n'a pas traîné. Par simple hasard ou par dénonciation, je me suis fait attraper par une professeure. J'ai bien tenté de plaider l'entraînement auprès d’elle, puisqu'il s'agissait de la matière en cours d'apprentissage, mais ce n'est malheureusement pas passé. J'ai écopé d'une retenue.
Ceci dit, les sortilèges au potentiel comique ne sont pas les seuls que j'ai rapidement appris. J'ai très vite assimilé tous ceux ayant un lien de près ou de loin avec la couture également.
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Scarlett à l'école
Janvier 2038
Plus jeune, je n'avais aucune idée de l'ampleur des différences entre le monde sorcier et celui des moldus. J'ai grandi dans une famille de sorciers, nous avions des amis sorciers, nous habitions dans un village semi-magique qui a fini par expulser tous les moldus. J'étais alors fermée à un monde qui m'était inconnu.
Ce n'est que lorsque j'ai commencé les cours d'Étude des Moldus que j'en ai doucement pris conscience et connaissance. Au fil des cours, j'appris des concepts purement moldus qui n'existent simplement pas chez nous. C'est étrange de penser qu'on peut vivre sans la magie mais avec l’electripité ou s'habiller autrement qu'avec des robes de sorciers.
Mais je trouve qu’on n’apprend vraiment qu’avec des exemples concrets et un jour l'un d'eux s'est imposé à moi. Alors que je marchais dans les couloirs de l'école, une élève un peu pressée visiblement m'est rentrée dans le dos. J'allais me retourner brusquement pour lui dire de faire attention quand mon regard fut attiré par un objet étrange au sol. L'élève, qui semblait plus jeune que moi, récupéra son bidule avant de partir précipitamment. Sauf que je l'arrêta pour m'intéresser à sa possession.
C'est un hand spinner, me répondit-elle avant de mettre l'objet entre son pouce et son index et de le faire tourner.
Ma curiosité fut piquée et je demanda à tester, ce qui me fut autorisé. Je faisais tourner le spinner entre mes doigts, me demandant à quoi cela servait. Ce à quoi on m'a répondu qu'il s'agissait d'un jouet qui ne servait à rien de spécial. Je lui rendit son jouet après une ou deux minutes et nous sommes chacune partie de notre côté.
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Scarlett à l'école
Fin mai 2041
Je ne trouvais pas le sommeil. Posée dans l’encadrement d’une fenêtre de la tour des dortoirs de Gryffondor, je regardais vers l’extérieur du château. Autour de moi, j’entendais les respirations lentes de mes camarades endormies. Elles semblaient si paisibles allongées dans leur lit, sans doute au milieu d’un rêve.
Une jeune chouette passa rapidement devant la fenêtre avant de virevolter un peu plus loin. Elle allait à gauche, à droite, s’éloignait puis revenait vers la vitre. Je me plaisais à l’observer. Cette petite créature frivole semblait surtout libre. Comme je l’enviais… Enfermée entre les murailles de ce château, je ne songeais qu’à partir loin. L’école, ça n’a jamais été fait pour moi, de toute façon. C’est même à se demander comment j’ai pu être si impatiente d’y entre un jour. À l’époque où je suis entrée en première année, j’avais l’impression d’y trouver une nouvelle liberté.
Aujourd’hui, je sais que ma liberté se trouve ailleurs, loin de Poudlard où j’ai l’impression d’être en prison. Ces murs m’étouffent, les cours m’épuisent... Je n’ai plus envie d’être ici à apprendre des choses qui ne m’intéressent pas. Ce sentiment d’être nulle, bonne à rien ne me quitte plus. Il y a quelques jours, j’ai raté mon épreuve pratique de transplanage et dans un mois, j’aurais sûrement raté plusieurs de mes examens. Cette école ne m’apporte plus rien de concret. Rien qui ne soit en lien avec mon projet d’avenir.
Et cet oiseau qui est si libre. Libre d’aller et venir. Libre de prendre ses propres décisions. Et moi, je suis coincée ici, comme un volatile à qui on aurait coupé les ailes.
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Scarlett à l'école
Mars 2040 - 15 ans
Comme toutes les adolescentes, un jour j’ai eu un crush. Il s’appelait Owen. J’avais quinze ans et lui seize. Ça a commencé d’un coup, sans prévenir. Jusque-là, je le côtoyais presque tous les jours entre les murs du château. Nous n’étions pas très proche, juste des camarades de classe aimables l’un envers l’autre. Je n’avais jamais ressenti une quelconque attirance. Et puis, un matin je l’ai trouvé différent. Plus mignon, plus drôle que d’habitude aussi, un peu plus tout.
Je commençais à remarquer les moindres petits détails: sa façon de sourire, de tenir sa plume ou encore les expressions qu’il utilisait souvent. Et comme beaucoup d’adolescente, j’ai écrit son prénom dans tous les recoins de mes carnets et de mes parchemins. Mon esprit était accaparé par son visage. Quand j’y repense, c’est ridicule une ado en crush. J’ai alors tenté de me rapprocher, géographiquement d’abord. Je m’asseyais plus près de lui lors des cours que l’on partageait. Je m’installais à la table des poufsouffles dès que je le pouvais. De cette façon, je montrais que j’existais. Ensuite, j’ai cherché le contact, lui parlant d’une bêtise ou autre, histoire de faire connaissance. Dans mes souvenirs, c’était toujours un peu gênant.
Et puis, un jour de mars, j’ai enfin osé. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai pris mon courage à deux mains, je me suis approchée et j’ai posé la fameuse question: “est-ce que tu veux sortir avec moi?”. Il a répondu “oui” et je me suis senti pousser des ailes. Il était le début de quelque chose d’humain: la découverte des sentiments et des relations amoureuses. C’était maladroit entre nous mais c’est ça qui est beau dans ces couples d’ados. J’osais à peine lui parler de peur de dire une bêtise qui le ferait fuir. Je craignais d’aller trop vite ou au contraire trop lentement. Et dans ma tête, mes pensées s’emballaient et il en était le centre.
Spoil: ça n’a finalement duré que trois petits jours. Dès le départ, Owen s’est montré distant avant de définitivement mettre un terme à cette amourette d’adolescente après même pas soixante-douze heures. Je n’ai jamais vraiment eu d’explication. Il s’est excusé mais j’ai eu beaucoup de mal à accepter à l’époque. Je ne sais même pas pourquoi il a accepté au départ. Peut-être me suis-je montrée trop insistante? Ou il n’a simplement pas osé me dire non? Je n’ai pas cherché à avoir de réponse, car j’étais trop blessée dans mon amour propre que pour aller lui poser la question clairement. et puis je suis passée à autre chose. Il faut bien un début à tout et c’est de cette façon que ma vie amoureuse a commencé.
@Owen Locke pour la mention. Tu seras le “héro” de l’inktober de Scarlett
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Scarlett à l'école
Mai 2039 - 14 ans
J'attrapais le magazine sorcière hebdo qu'une jeune fille avait très certainement oublié sur une table de la salle commune. En général, je ne suis pas fan de lecture, quelle qu'elle soit. Mais cette fois, non seulement je ressens le besoin d'occuper mon esprit à l'approche d'un exposé stressant, mais je dois dire également que la couverture avait attiré mon regard. Alors, plutôt que de relire mes fiches une dernière fois avant de partir pour la salle de classe, je commençais à feuilleter le magazine.
Les sujets étaient très légers, justement ce qu'il me fallait pour me détendre. Lisant entre les lignes, j'appris les derniers potins à propos des célébrités du monde magique, ainsi que ma personnalité en couplé selon le test de la page 15. Et puis, je suis tombée sur THE article. Deux pages entières consacrées aux maisons de haute couture sorcière. J'avais commencé à lire pour passer le temps, me voilà complètement plongée dans l'article. Il traitait de l'envers du décor du métier du textile et de comment on pouvait partir d'un atelier dans une cave pour arriver à créer une marque reconnue de tous les sorciers.
Je ne me l'explique toujours pas mais je me suis retrouvée dans ces mots. Jusque-là je cousais de temps en temps pour l'amusement et la détente que cela me procurait, pour faire quelque chose d'utile de mes mains. Je n'avais même pas conscience que l'on pouvait en faire son métier. Et là, assise dans un canapé de la salle commune de Gryffondor, je me voyais déjà à la place de ce couturier célèbre, vendant mes tenues à tout le monde.
Ce jour-là, j'ai failli oublier de me rendre en classe pour présenter mon exposé, mais j'ai trouvé bien mieux… C'est ça la voie que je voulais suivre et j’ai mis toutes les chances de mon côté pour y arriver
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