Une introduction au Quidditch
Fait amusant : depuis que Dylan était arrivé à Poudlard, il y a maintenant de cela quatre ans, il ne s'était encore jamais vraiment essayé au vol sur balai. Ce n'est pas qu'il n'y avait jamais prêté attention, c'est plus qu'il n'avait jamais vraiment eu le temps de s'en occuper. Il y avait bien eu cette fois avec son professeur de Métamorphose où il avait effectué un petit tour dans les cieux, mais il avait prié ciel et terre ce jour-là qu'il ne lui arrive rien du tout, et par chance pour lui, tout s'était bien passé, même si Dylan avait été tétanisé sur son balai. Bien entendu, il n'avait rien dit de tel à son professeur, encore moins à qui que ce soit, il ne voulait pas vraiment que l'on sache que le jeune homme n'était pas très à l'aise avec le ciel, lui ce qu'il aimait, c'était la présence d'un sol ferme et dur sous ses pieds, pas du vent qui souffle dans ses cheveux et du vide sous ses jambes. Surtout qu'il faut reconnaître que, être allongé sur un balai qui n'est pas très épais c'est pas extrêmement rassurant.
Quoiqu'il en soit, Dylan n'avait plus vraiment le choix aujourd'hui. Il allait devoir prendre son courage à deux mains et honorer une promesse qu'il avait faite à son jeune ami Tyr en s'essayant quelque peu au Quidditch. * C'est pas si terrible que ça, chui sûr * pensait-il alors qu'il prenait la direction du terrain d'entraînement juste après avoir terminé sa journée de cours. Il n'était pas encore très tard, 16h tout au plus, aussi le soleil pointait encore le bout de son nez haut dans le ciel, même si la descente de l'astre brûlant était déjà bien entamée. Sur le chemin, Dylan ne pouvait que constater que le parc était bien rempli : beaucoup d'élèves profitaient de la douce chaleur, certains même semblaient avoir cours à l'extérieur, pour une fois. Il faut dire que la pluie avait été assez récurrente ces derniers temps, et que profiter d'une éclaircie était une bonne chose à faire. Fort heureusement pour le jeune Gryffondor, il faisait beau justement, cela le rassurait un peu pour les événements à venir.
Dylan n'était plus très loin du terrain d'entraînement désormais. Il pouvait déjà apercevoir l'endroit dans lequel il n'avait encore jamais mis les pieds. Il voyait déjà les tribunes du terrain et les grands anneaux ou il " fallait rentrer la baballe " selon lui. Timidement, il s'approcha de l'entrer, sans trop savoir s’il était autorisé à y entrer, puisqu'il n'y avait personne aux alentours, et pas un bruit, si ce n'était le chant de quelques oiseaux. Il entra donc sur le terrain d'entraînement, à petit pas, en ayant quelque peu l'impression d'être dans l'illégalité. Cependant, il prit tout de même le temps d'observer les alentours et fut stupéfait par la grandeur du terrain, il avait l'impression d'être tout petit dans cet endroit. Il regarda encore aux alentours, mais n'aperçut pas de suite son ami Tyr, et commença à se demander si ce dernier n'avait pas oublié leur marché. * Ouf * souffla Dylan qui voyait là une lueur d'espoir. Il alla donc s'asseoir dans les gradins, pour attendre sagement son jeune ami, malgré tout.
Tout en attendant Tyr, Dylan repensait à ce jeune Gryffondor qu'il avait pris le temps de connaître et qu'il appréciait beaucoup en tant qu'ami. C'était un peu la seule personne dans le château avec qui il entretenait de vrais liens amicaux, puisque même s’il connaissait d'autres personnes, il n'avait pas vraiment de véritables amis au sein de cette grande école. Aussi il appréciait d'avoir quelqu'un avec qui il pouvait discuter de tout et de n'importe quoi. Fouillant dans son sac à dos, Dylan en sorti une petite friandise qu'était une dragée surprise, et croqua dedans. A regret. Goût poubelle, pas terrible. Il cracha le tout par terre et frissonna de déplaisir. En tournant la tête, il remarqua que son jeune ami Gryffondor venait d'entrer lui aussi dans le terrain d'entraînement, aussi Dylan se leva rapidement et l'apostropha :
« Tyr ! J'suis là ! »
Il descendit de son piédestal pour arriver à la hauteur de Tyr, quelques estrades plus bas. Ceci fait, il lui serra la main pour dire bonjour et lui sourit, parce qu'il était bien content de ne plus être tout seul dans cet endroit assez étrange quand il est vide. Son ami semblait aussi content de le voir, et Dylan n'y alla pas par quatre chemins, aussi il entra directement dans le vif du sujet :
« Bon, eh bien, professeur, par quoi commençons nous ? »
En vérité, Dylan n'était pas vraiment prêt à commencer quoique ce soit, puisqu'il était tétanisé à l'idée de monter sur un balai ou de jouer au Quidditch, mais il ne voulait rien laisser transparaître. Alors il se contenta simplement d'attendre une réponse de son ami, et essaya de taire la peur qui grandissait en lui, à mesure qu'il pensait à ce qu'il attendait.
Quoiqu'il en soit, Dylan n'avait plus vraiment le choix aujourd'hui. Il allait devoir prendre son courage à deux mains et honorer une promesse qu'il avait faite à son jeune ami Tyr en s'essayant quelque peu au Quidditch. * C'est pas si terrible que ça, chui sûr * pensait-il alors qu'il prenait la direction du terrain d'entraînement juste après avoir terminé sa journée de cours. Il n'était pas encore très tard, 16h tout au plus, aussi le soleil pointait encore le bout de son nez haut dans le ciel, même si la descente de l'astre brûlant était déjà bien entamée. Sur le chemin, Dylan ne pouvait que constater que le parc était bien rempli : beaucoup d'élèves profitaient de la douce chaleur, certains même semblaient avoir cours à l'extérieur, pour une fois. Il faut dire que la pluie avait été assez récurrente ces derniers temps, et que profiter d'une éclaircie était une bonne chose à faire. Fort heureusement pour le jeune Gryffondor, il faisait beau justement, cela le rassurait un peu pour les événements à venir.
Dylan n'était plus très loin du terrain d'entraînement désormais. Il pouvait déjà apercevoir l'endroit dans lequel il n'avait encore jamais mis les pieds. Il voyait déjà les tribunes du terrain et les grands anneaux ou il " fallait rentrer la baballe " selon lui. Timidement, il s'approcha de l'entrer, sans trop savoir s’il était autorisé à y entrer, puisqu'il n'y avait personne aux alentours, et pas un bruit, si ce n'était le chant de quelques oiseaux. Il entra donc sur le terrain d'entraînement, à petit pas, en ayant quelque peu l'impression d'être dans l'illégalité. Cependant, il prit tout de même le temps d'observer les alentours et fut stupéfait par la grandeur du terrain, il avait l'impression d'être tout petit dans cet endroit. Il regarda encore aux alentours, mais n'aperçut pas de suite son ami Tyr, et commença à se demander si ce dernier n'avait pas oublié leur marché. * Ouf * souffla Dylan qui voyait là une lueur d'espoir. Il alla donc s'asseoir dans les gradins, pour attendre sagement son jeune ami, malgré tout.
Tout en attendant Tyr, Dylan repensait à ce jeune Gryffondor qu'il avait pris le temps de connaître et qu'il appréciait beaucoup en tant qu'ami. C'était un peu la seule personne dans le château avec qui il entretenait de vrais liens amicaux, puisque même s’il connaissait d'autres personnes, il n'avait pas vraiment de véritables amis au sein de cette grande école. Aussi il appréciait d'avoir quelqu'un avec qui il pouvait discuter de tout et de n'importe quoi. Fouillant dans son sac à dos, Dylan en sorti une petite friandise qu'était une dragée surprise, et croqua dedans. A regret. Goût poubelle, pas terrible. Il cracha le tout par terre et frissonna de déplaisir. En tournant la tête, il remarqua que son jeune ami Gryffondor venait d'entrer lui aussi dans le terrain d'entraînement, aussi Dylan se leva rapidement et l'apostropha :
« Tyr ! J'suis là ! »
Il descendit de son piédestal pour arriver à la hauteur de Tyr, quelques estrades plus bas. Ceci fait, il lui serra la main pour dire bonjour et lui sourit, parce qu'il était bien content de ne plus être tout seul dans cet endroit assez étrange quand il est vide. Son ami semblait aussi content de le voir, et Dylan n'y alla pas par quatre chemins, aussi il entra directement dans le vif du sujet :
« Bon, eh bien, professeur, par quoi commençons nous ? »
En vérité, Dylan n'était pas vraiment prêt à commencer quoique ce soit, puisqu'il était tétanisé à l'idée de monter sur un balai ou de jouer au Quidditch, mais il ne voulait rien laisser transparaître. Alors il se contenta simplement d'attendre une réponse de son ami, et essaya de taire la peur qui grandissait en lui, à mesure qu'il pensait à ce qu'il attendait.
Gryffondor du mois d'octobre 2015
Une introduction au Quidditch
C'était le matin M. Ces derniers jours, il avait tellement plu que Tyr avait eut peur de ne pas pouvoir accomplir la promesse qu'il avait faite à Dylan, c'est-à-dire lui apprendre à voler. Depuis leur petit dialogue dans le dortoir, le cadet n'avait cessé de se demander comment il pourrait enseigner à son ami l'art du balai. Il faut dire que le préfet n'avait pas l'air enthousiaste à l'idée de quitter le sol et ses vaches paisibles pour rejoindre le ciel et ses oiseaux rapides. Il n'était, d'après ses dires, jamais monté sur un balai en quatre ans à Poudlard, bien qu'il ait supporté et regardé plus d'un match. Il avait dû en voir, des chutes et des collisions. Ce n'était pas un simple vol libre qui allait le décourager. Était-il le préfet des Gryffondor, oui ou non ? Il avait une réputation, et Tyr l'aiderait à la sauvegarder.
La veille, Tyr avait relu une dernière fois une fiche de soins d'urgence, et était passé à l'infirmerie pour dérober quelques anti-douleurs et du sparadrap. Il savait que Dylan était du genre de se mettre la pression pour pas-grand-chose, contrairement à Tyr, et un accident dont la cause principale était la peur était vite arrivé. Le Gryffon se trouvait à présent dans le vestiaire, où il avait également préparé et caché tout le matériel nécessaire au bon déroulement de l'entraînement : un balai pour débutant en bon état, assez léger et plutôt maniable qui était parfois utilisé par les poursuiveurs. Il destinait cet instrument à Dylan. Tyr avait pris pour lui le balai qu'il utilisait d'habitude, qui n'allait pas très vite mais était extrêmement maniable et avait une accélération relativement poussée. Un balai qui convenait parfaitement au gardien. Il y avait aussi une malle qui contenait deux vifs d'argent, un souaffle et un cognard. Ce dernier faisait d'ailleurs violemment remuer le coffre, et Tyr avait hâte de voir comment Dylan réagirait.
Tyr enfila le vêtement chaud qu'il mettait lorsqu'il montait sur un balai, mit sa sacoche en bandoulière – sacoche qui contenait, entres autres, un pull volontairement trop grand pour Dylan, saisit les deux balais d'une main et l'anse gauche de la malle de l'autre, et sortit tant bien que mal du vestiaire en direction du terrain. Il vit que Dylan l'attendait déjà. Parfait, le préfet n'avait pas oublié leur petit marché. L'aîné courut en direction de son ami, ce qui était loin de déranger Tyr : il pouvait arrêter de traîner la malle ici. Il serra la main de Dylan.
« Bon, eh bien, professeur, par quoi commençons nous ? »
Professeur. Ce titre lui plaisait bien. Il serait le mentor de Dylan, pour une journée au moins. Tyr sentait l'excitation qui s'accumulait au fond de lui. Il espérait qu'elle ne se relâcherait pas trop vite, car ils n'avaient même pas commencé.
« Salut Dylan. Alors, comme tu le vois, j'ai deux balais ici. ». Il les laissa tomber par terre. Il prit le plus léger et le lança à Dylan. « Celui-là, il est pour toi. Il est très simple à manier, et même si il peut te paraître léger, il te soutiendra bien. Tu risques juste de devoir faire des plus grands virages si tu veux aller plus loin, mais on verra ça plus tard ! Mets-toi à califourchon dessus, environ un tier du manche devant toi ! »
En attendant que Dylan s'exécute, Tyr sortit de sa sacoche le pull et le lança à son ami.
« Accroche-le autour de ta taille, tu pourras le mettre en l'air si t'as froid. »
La température ne devrait pas être un problème, mais la météo des derniers jours laissait Tyr pensif. Le cadet ouvrit la malle et dégagea le souaffle et l'un des vifs et les fourra dans sa sacoche. Il devrait pouvoir voler avec sans être trop déséquilibré. Il enfourcha son propre balai, et regarda Dylan :
« Alors, premier point : le décollage. Tu frappes du pied fort en imaginant que tu vas rester en l'air. Mets-y de la force, il faut que tu flottes sans que tes pieds ne touchent le sol. Ne te crispe pas et respire bien fort. Les balais sont comme les baguettes : ils savent ce que tu ressentent. Te met pas la pression, je suis là. Vas-y ! »
Tyr poussa lui-même du pied, s'envolant dans les airs. Il n'y avait pas un souffle de vent, et le soleil brillait. Les conditions étaient idéales pour une initiation.
La veille, Tyr avait relu une dernière fois une fiche de soins d'urgence, et était passé à l'infirmerie pour dérober quelques anti-douleurs et du sparadrap. Il savait que Dylan était du genre de se mettre la pression pour pas-grand-chose, contrairement à Tyr, et un accident dont la cause principale était la peur était vite arrivé. Le Gryffon se trouvait à présent dans le vestiaire, où il avait également préparé et caché tout le matériel nécessaire au bon déroulement de l'entraînement : un balai pour débutant en bon état, assez léger et plutôt maniable qui était parfois utilisé par les poursuiveurs. Il destinait cet instrument à Dylan. Tyr avait pris pour lui le balai qu'il utilisait d'habitude, qui n'allait pas très vite mais était extrêmement maniable et avait une accélération relativement poussée. Un balai qui convenait parfaitement au gardien. Il y avait aussi une malle qui contenait deux vifs d'argent, un souaffle et un cognard. Ce dernier faisait d'ailleurs violemment remuer le coffre, et Tyr avait hâte de voir comment Dylan réagirait.
Tyr enfila le vêtement chaud qu'il mettait lorsqu'il montait sur un balai, mit sa sacoche en bandoulière – sacoche qui contenait, entres autres, un pull volontairement trop grand pour Dylan, saisit les deux balais d'une main et l'anse gauche de la malle de l'autre, et sortit tant bien que mal du vestiaire en direction du terrain. Il vit que Dylan l'attendait déjà. Parfait, le préfet n'avait pas oublié leur petit marché. L'aîné courut en direction de son ami, ce qui était loin de déranger Tyr : il pouvait arrêter de traîner la malle ici. Il serra la main de Dylan.
« Bon, eh bien, professeur, par quoi commençons nous ? »
Professeur. Ce titre lui plaisait bien. Il serait le mentor de Dylan, pour une journée au moins. Tyr sentait l'excitation qui s'accumulait au fond de lui. Il espérait qu'elle ne se relâcherait pas trop vite, car ils n'avaient même pas commencé.
« Salut Dylan. Alors, comme tu le vois, j'ai deux balais ici. ». Il les laissa tomber par terre. Il prit le plus léger et le lança à Dylan. « Celui-là, il est pour toi. Il est très simple à manier, et même si il peut te paraître léger, il te soutiendra bien. Tu risques juste de devoir faire des plus grands virages si tu veux aller plus loin, mais on verra ça plus tard ! Mets-toi à califourchon dessus, environ un tier du manche devant toi ! »
En attendant que Dylan s'exécute, Tyr sortit de sa sacoche le pull et le lança à son ami.
« Accroche-le autour de ta taille, tu pourras le mettre en l'air si t'as froid. »
La température ne devrait pas être un problème, mais la météo des derniers jours laissait Tyr pensif. Le cadet ouvrit la malle et dégagea le souaffle et l'un des vifs et les fourra dans sa sacoche. Il devrait pouvoir voler avec sans être trop déséquilibré. Il enfourcha son propre balai, et regarda Dylan :
« Alors, premier point : le décollage. Tu frappes du pied fort en imaginant que tu vas rester en l'air. Mets-y de la force, il faut que tu flottes sans que tes pieds ne touchent le sol. Ne te crispe pas et respire bien fort. Les balais sont comme les baguettes : ils savent ce que tu ressentent. Te met pas la pression, je suis là. Vas-y ! »
Tyr poussa lui-même du pied, s'envolant dans les airs. Il n'y avait pas un souffle de vent, et le soleil brillait. Les conditions étaient idéales pour une initiation.
Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»
Une introduction au Quidditch
Être un Gryffondor signifie normalement que l'on a du courage. Certes, Dylan n'était pas un poltron et il faisait preuve de beaucoup de courage, mais il avait le pressentiment de s'être lancé dans une terrible aventure, et cela ne le rassurait pas vraiment. Le jeune homme a pour habitude de ne pas trop laisser paraître ses sentiments et ses émotions, surtout depuis qu'une jeune Gryffonne avait disparue du jour au lendemain et qu'il avait eu l'impression qu'on lui avait planté un couteau dans le cœur, mais passons. Malheureusement pour lui, aujourd'hui, son corps le trahissait, puisqu'on voyait bien que ses jambes étaient en coton et qu'il paniquait un peu à l'idée de monter sur un balai. En fait, Dylan avait déjà volé, aux côtés de son professeur de Métamorphose, mais il trouvait cela complètement différent. Bien entendu, il faisait confiance à Tyr alors qu'il le regardait déballer tout son matériel, mais Dylan avait un peu plus peur qu'il ne lui arrive quelque chose, d'autant que Tyr était moins professionnel qu'un professeur. Mais Dylan choisit d'avoir une confiance aveugle en son jeune ami, et de se montrer brave comme le préfet e Gryffondor qu'il était. Il souffla un grand coup et écouta Tyr lui énumérer quelques points :
« Salut Dylan. Alors, comme tu le vois, j'ai deux balais ici. Celui-là, il est pour toi. Il est très simple à manier, et même s’il peut te paraître léger, il te soutiendra bien. Tu risques juste de devoir faire des plus grands virages si tu veux aller plus loin, mais on verra ça plus tard ! Mets-toi à califourchon dessus, environ un tiers du manche devant toi ! »
Alors qu'il attrapait le balai dans une main et qu'il recevait le pull en pleine figure, ce qui l'amusa quelque peu, Dylan comprit qu'il ne pourrait vraiment pas faire marche arrière. Il devait aller jusqu'au bout de cette journée, tant bien que mal, en prenant sur lui. Mais finalement, il y avait un certain côté de la chose qui excitait le jeune homme, pouvoir voler librement, apprendre à enfin manier un balai et pouvoir aller voler de temps à autre, il y trouverait peut-être là son nouveau passe-temps. De plus, il faisait relativement beau, et doux, pour un après-midi au château, il ne risquait pas de se prendre un coup de tonnerre dans la figure, ou d'être soufflé par un gros coup de vent, lui qui n'était pas si épais que ça. Il attacha donc le pull que son ami lui avait donné autour de sa taille, mais s promit de ne pas le mettre en l'air comme Tyr le lui avait proposé, parce que, dans un premier temps, Dylan souhaitait conserver ses deux mains sur son balai. * Pas question de faire le fifou * pensa le préfet, alors qu'il écoutait Tyr lui donner de nouvelles informations.
« Alors, premier point : le décollage. Tu frappes du pied fort en imaginant que tu vas rester en l'air. Mets-y de la force, il faut que tu flottes sans que tes pieds ne touchent le sol. Ne te crispe pas et respire bien fort. Les balais sont comme les baguettes : ils savent ce que tu ressentent. Te met pas la pression, je suis là. Vas-y ! »
* Bon, c'est le moment ! * comprit Dylan, déterminé. Son jeune ami était déjà en l'air et semblait l'attendre en suspension au-dessus du terrain, aussi le ne pouvait pas le faire attendre plus longtemps. Il ne s'était pas encore mis à califourchon sur son balai, mais c'était l'étape la plus simple, alors il n'eût pas vraiment de mal à s'en sortir. Prochaine étape : décoller. Sachant que le balai était capable de comprendre si Dylan était stressé ou pas, il décida de souffler un bon coup et de se cramponner à son balai, tout en pensant à quelque chose qui lui faisait plaisir. Il souffla un grand coup, et donna un coup de pied assez violent dans le sol, comme son ami le lui avait dit de faire, mieux valait suivre les consignes à la perfection. S'imaginant flotter comme s'il était devenu un nuage, Dylan ne se rendit pas tout de suite compte qu'il était quelques mètres au-dessus du sol, mais lorsqu'il comprit qu'il volait sur son balai - enfin voler, il avait juste décoller du sol, on était loin des virages, de l'accélération et du reste hein - il poussa un petit cri de surprise, mêlé à de la joie, qui ne manqua pas de faire rire Tyr, qui était non loin. Pour le reste, Dylan était partagé et ne savait pas vraiment ce qu'il ressentait au fond de lui, mais il était content d'avoir au moins réussi la première étape. Bon, le seul petit souci, c'est qu'il n'avait aucune idée de comment tourner, comment avancer, ou reculer, pour le moment, il flottait, tranquillement, sur son balai, sans pour autant avoir le vertige ou la nausée. * Bien * pensa-t-il. Ne sachant pas quoi faire, il cria donc à son ami :
« Première étape, check ! Et maintenant, qu'est-ce que je suis censé faire exactement ? »
Il ne doutait pas du ridicule de sa phrase et de sa position, mais il préférait jouer la carte de la sécurité plutôt que de se retrouver avec un corps en piteux état pour cause « d'encastrage » dans un mur.
« Salut Dylan. Alors, comme tu le vois, j'ai deux balais ici. Celui-là, il est pour toi. Il est très simple à manier, et même s’il peut te paraître léger, il te soutiendra bien. Tu risques juste de devoir faire des plus grands virages si tu veux aller plus loin, mais on verra ça plus tard ! Mets-toi à califourchon dessus, environ un tiers du manche devant toi ! »
Alors qu'il attrapait le balai dans une main et qu'il recevait le pull en pleine figure, ce qui l'amusa quelque peu, Dylan comprit qu'il ne pourrait vraiment pas faire marche arrière. Il devait aller jusqu'au bout de cette journée, tant bien que mal, en prenant sur lui. Mais finalement, il y avait un certain côté de la chose qui excitait le jeune homme, pouvoir voler librement, apprendre à enfin manier un balai et pouvoir aller voler de temps à autre, il y trouverait peut-être là son nouveau passe-temps. De plus, il faisait relativement beau, et doux, pour un après-midi au château, il ne risquait pas de se prendre un coup de tonnerre dans la figure, ou d'être soufflé par un gros coup de vent, lui qui n'était pas si épais que ça. Il attacha donc le pull que son ami lui avait donné autour de sa taille, mais s promit de ne pas le mettre en l'air comme Tyr le lui avait proposé, parce que, dans un premier temps, Dylan souhaitait conserver ses deux mains sur son balai. * Pas question de faire le fifou * pensa le préfet, alors qu'il écoutait Tyr lui donner de nouvelles informations.
« Alors, premier point : le décollage. Tu frappes du pied fort en imaginant que tu vas rester en l'air. Mets-y de la force, il faut que tu flottes sans que tes pieds ne touchent le sol. Ne te crispe pas et respire bien fort. Les balais sont comme les baguettes : ils savent ce que tu ressentent. Te met pas la pression, je suis là. Vas-y ! »
* Bon, c'est le moment ! * comprit Dylan, déterminé. Son jeune ami était déjà en l'air et semblait l'attendre en suspension au-dessus du terrain, aussi le ne pouvait pas le faire attendre plus longtemps. Il ne s'était pas encore mis à califourchon sur son balai, mais c'était l'étape la plus simple, alors il n'eût pas vraiment de mal à s'en sortir. Prochaine étape : décoller. Sachant que le balai était capable de comprendre si Dylan était stressé ou pas, il décida de souffler un bon coup et de se cramponner à son balai, tout en pensant à quelque chose qui lui faisait plaisir. Il souffla un grand coup, et donna un coup de pied assez violent dans le sol, comme son ami le lui avait dit de faire, mieux valait suivre les consignes à la perfection. S'imaginant flotter comme s'il était devenu un nuage, Dylan ne se rendit pas tout de suite compte qu'il était quelques mètres au-dessus du sol, mais lorsqu'il comprit qu'il volait sur son balai - enfin voler, il avait juste décoller du sol, on était loin des virages, de l'accélération et du reste hein - il poussa un petit cri de surprise, mêlé à de la joie, qui ne manqua pas de faire rire Tyr, qui était non loin. Pour le reste, Dylan était partagé et ne savait pas vraiment ce qu'il ressentait au fond de lui, mais il était content d'avoir au moins réussi la première étape. Bon, le seul petit souci, c'est qu'il n'avait aucune idée de comment tourner, comment avancer, ou reculer, pour le moment, il flottait, tranquillement, sur son balai, sans pour autant avoir le vertige ou la nausée. * Bien * pensa-t-il. Ne sachant pas quoi faire, il cria donc à son ami :
« Première étape, check ! Et maintenant, qu'est-ce que je suis censé faire exactement ? »
Il ne doutait pas du ridicule de sa phrase et de sa position, mais il préférait jouer la carte de la sécurité plutôt que de se retrouver avec un corps en piteux état pour cause « d'encastrage » dans un mur.
Gryffondor du mois d'octobre 2015
Une introduction au Quidditch
« Première étape, check ! Et maintenant, qu'est-ce que je suis censé faire exactement ? »
Dylan avait, contrairement à ce qu'il avait laissé entendre, réussi à s'envoler du premier coup. Plus qu'une simple réussite personnelle, il s'agissait également d'une preuve de son courage et de son envie de persévérer, et pour cela, Tyr ne pouvait que l'admirer. D'accord, l'aîné avait poussé un petit cri au démarrage, et son cadet n'avait pu retenir un petit rire, mais cela rappelait au gardien ses propres débuts sur un balai. Lui n'avait flotté qu'au bout d'une dizaine d'essais, ponctués de chutes et de rigolades.
Il existait plusieurs manières de faire avec les balais. La plus courante était d'essayer de ne faire qu'un avec l'objet, afin qu'il obéisse aux moindres faits et gestes de son cavalier le plus rapidement possible. Certains, toutefois, essayaient de se diriger à l'aide de leur physique, et en demandant juste au balai d'accélérer ou de freiner, pour pouvoir se concentrer sur autre chose en même temps. Tyr, qui pouvait voir dans les yeux de Dylan une certaine incertitude, s'approcha lentement de son préfet et vint se placer à côté de lui.
« Je vois que ton balai a l'air de bien t'écouter, donc on va faire comme ça : pour accélérer, tu t'imagines en train d'accélérer, et tu t'allonges sur ton balai. Si tu te débrouilles bien, tu devrais pouvoir réguler ta vitesse... Mais je vais te laisser découvrir, c'est plus marrant ! »
Il ajouta avec un demi-sourire :
« Si jamais tu ressens soudainement l'envie de freiner, ce que je peux comprendre, tu te redresses bien droit sur ton balai et tu t'imagines en train de freiner. Simple, non ? »
Sûrement plus facile à dire qu'à faire pour un débutant comme Dylan, mais Tyr était sûr que son camarade y arriverait. Il semblait à l'aise pour l'instant, stable dans les airs et assis sur son balai, et il ne devrait pas avoir de mal à s'habituer à la vitesse. Comme le vent ne s'était toujours pas levé, Tyr décida de profiter immédiatement de l'occasion.
« Tu te rappelles ce que je t'ai dit dans le dortoir ? Que la pratique prévalait toujours sur la théorie ! »
Et, terminant sa phrase, Tyr monta de quelques mètres, s'allongea sur son balai et partit au quart de tour, laissant Dylan derrière lui. L'accélération soudaine lui fit plisser les yeux, et il crispa ses jambes tant bien que mal pour essayer de rester en place d'une manière correcte sur le balai. Il vola sur une dizaine de mètres, puis freina brusquement. C'était pour cela qu'il aimait son rôle de gardien, au Quidditch : des mouvements brefs, rapides et précis, qui mettaient tout ses muscles à l'épreuve. Il plaignait particulièrement les finisseurs qui eux ne devaient qu'aller vite, encore et encore, accélérer jusqu'à attraper les vifs. Le cœur de Tyr s'emballait à chaque fois qu'il fonçait au-devant d'un anneau pour le couvrir et empêcher le souaffle de rentrer. Ce sport lui procurait des sensations qui lui paraissaient fades lorsqu'elles étaient ressenties sans être combinées. C'était comme... si vous mangiez des dragées surprises en mangeant la dragée, puis l'ingrédient qu'elle était censée contenir. Fade.
« Alors, pas mal non ? Essaie de me rejoindre ! »
En attendant que Dylan s'approche de lui, Tyr s'accroupit sur le manche de son balai. La jambe droite sur l'avant du manche, puis la jambe gauche avec l'appui du corps en second, pour contrebalancer le déséquilibre créé lors de la première étape. En match, il faisait souvent ça : la position était plus confortable pour ses jambes, qui, étant étonnamment grandes comparées à sa taille totale, devaient parfois subir de longues crampes lorsqu'un match se prolongeait. De plus, le vent était tombé et le garçon ne risquait pas d'être déséquilibré. Et il pouvait bien procurer un peu de spectacle à son camarade...
Tyr espérait trouver en Dylan un nouveau membre de l'équipe de Quidditch. Les Red Lights manquaient de joueurs et, en plus d'être un bon moment en présence d'un ami, cette initiation au sport était une étape de recrutement. Mais cela, le préfet l'ignorait...
Dylan avait, contrairement à ce qu'il avait laissé entendre, réussi à s'envoler du premier coup. Plus qu'une simple réussite personnelle, il s'agissait également d'une preuve de son courage et de son envie de persévérer, et pour cela, Tyr ne pouvait que l'admirer. D'accord, l'aîné avait poussé un petit cri au démarrage, et son cadet n'avait pu retenir un petit rire, mais cela rappelait au gardien ses propres débuts sur un balai. Lui n'avait flotté qu'au bout d'une dizaine d'essais, ponctués de chutes et de rigolades.
Il existait plusieurs manières de faire avec les balais. La plus courante était d'essayer de ne faire qu'un avec l'objet, afin qu'il obéisse aux moindres faits et gestes de son cavalier le plus rapidement possible. Certains, toutefois, essayaient de se diriger à l'aide de leur physique, et en demandant juste au balai d'accélérer ou de freiner, pour pouvoir se concentrer sur autre chose en même temps. Tyr, qui pouvait voir dans les yeux de Dylan une certaine incertitude, s'approcha lentement de son préfet et vint se placer à côté de lui.
« Je vois que ton balai a l'air de bien t'écouter, donc on va faire comme ça : pour accélérer, tu t'imagines en train d'accélérer, et tu t'allonges sur ton balai. Si tu te débrouilles bien, tu devrais pouvoir réguler ta vitesse... Mais je vais te laisser découvrir, c'est plus marrant ! »
Il ajouta avec un demi-sourire :
« Si jamais tu ressens soudainement l'envie de freiner, ce que je peux comprendre, tu te redresses bien droit sur ton balai et tu t'imagines en train de freiner. Simple, non ? »
Sûrement plus facile à dire qu'à faire pour un débutant comme Dylan, mais Tyr était sûr que son camarade y arriverait. Il semblait à l'aise pour l'instant, stable dans les airs et assis sur son balai, et il ne devrait pas avoir de mal à s'habituer à la vitesse. Comme le vent ne s'était toujours pas levé, Tyr décida de profiter immédiatement de l'occasion.
« Tu te rappelles ce que je t'ai dit dans le dortoir ? Que la pratique prévalait toujours sur la théorie ! »
Et, terminant sa phrase, Tyr monta de quelques mètres, s'allongea sur son balai et partit au quart de tour, laissant Dylan derrière lui. L'accélération soudaine lui fit plisser les yeux, et il crispa ses jambes tant bien que mal pour essayer de rester en place d'une manière correcte sur le balai. Il vola sur une dizaine de mètres, puis freina brusquement. C'était pour cela qu'il aimait son rôle de gardien, au Quidditch : des mouvements brefs, rapides et précis, qui mettaient tout ses muscles à l'épreuve. Il plaignait particulièrement les finisseurs qui eux ne devaient qu'aller vite, encore et encore, accélérer jusqu'à attraper les vifs. Le cœur de Tyr s'emballait à chaque fois qu'il fonçait au-devant d'un anneau pour le couvrir et empêcher le souaffle de rentrer. Ce sport lui procurait des sensations qui lui paraissaient fades lorsqu'elles étaient ressenties sans être combinées. C'était comme... si vous mangiez des dragées surprises en mangeant la dragée, puis l'ingrédient qu'elle était censée contenir. Fade.
« Alors, pas mal non ? Essaie de me rejoindre ! »
En attendant que Dylan s'approche de lui, Tyr s'accroupit sur le manche de son balai. La jambe droite sur l'avant du manche, puis la jambe gauche avec l'appui du corps en second, pour contrebalancer le déséquilibre créé lors de la première étape. En match, il faisait souvent ça : la position était plus confortable pour ses jambes, qui, étant étonnamment grandes comparées à sa taille totale, devaient parfois subir de longues crampes lorsqu'un match se prolongeait. De plus, le vent était tombé et le garçon ne risquait pas d'être déséquilibré. Et il pouvait bien procurer un peu de spectacle à son camarade...
Tyr espérait trouver en Dylan un nouveau membre de l'équipe de Quidditch. Les Red Lights manquaient de joueurs et, en plus d'être un bon moment en présence d'un ami, cette initiation au sport était une étape de recrutement. Mais cela, le préfet l'ignorait...
Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»
Une introduction au Quidditch
N'étant d'un naturel pas très sportif, ni très musclé d'ailleurs, Dylan ne se sentait pas vraiment à l'aise sur son balai, actuellement. Cependant, puisque Tyr l'avait prévenu que son balai pouvait ressentir sa peur, il essayait de se calmer un maximum, pendant que son ami était en train de lui crier les instructions pour avancer. Dylan les écoutait attentivement, mais le vent qui commençait à se lever venait lui caresser les cheveux et lui donner une telle sensation de liberté, qu'il aurait bien pu essayer de voler tout seul, sans même prendre en compte les instructions de son jeune ami. Malgré tout, il calma son impulsivité et tendit l'oreille pour entendre comment accélérer. Toute cette idée de vitesse ne lui plaisait pas trop, mais Dylan était en train de penser que, qui dit vitesse, dit vent qui vient caresser son visage, et c'était une sensation dont il ne pouvait décemment pas se passer. Cela lui donnait toujours un grand sentiment de liberté inexpliqué, mais qu'il adorait par-dessus tout. Confiant, il mit alors sa peur de côté, et se cramponna à son balai, en soufflant un grand coup pour montrer qu'il était prêt, mais surtout pour ne pas se taper la honte face à Tyr qui, bien que plus jeune, semblant déjà bien plus confiant et assuré que Dylan lui-même. * Je me demande comment il fait * pensa Dylan, alors même que Tyr venait lui apporter une nouvelle précision :
« Si jamais tu ressens soudainement l'envie de freiner, ce que je peux comprendre, tu te redresses bien droit sur ton balai et tu t'imagines en train de freiner. Simple, non ? »
* Ce que je peux comprendre ? *, nota Dylan. Il ne savait pas vraiment s’il s'agissait là d'ironie ou de réelle compassion, mais l'un dans l'autre, Dylan se sentait un peu offusqué. Ce n'est pas parce que c'est son premier vol sur balai qu'il allait freiner à la première occasion. Il était d'ailleurs bien décidé à lui montrer ce dont il était capable, puisque clairement, il avait des choses à prouver à son jeune ami. Mais alors qu'il était en train de penser à cette petite remarque, Dylan n'avait pas vu que Tyr était parti en flèche un peu plus loin, et semblait maintenant l'attendre, tranquillement, sans pression. Evidemment, cela semblait facile pour lui, puisqu'il était maintenant capitaine de l'équipe de Quidditch et ce n'était pas pour rien, mais Dylan savait qu'il pouvait parfaitement s'en sortir, et alors que son copain lui demandait de le rejoindre, Dylan se concentra et répéta intérieurement les instructions qu'on lui avait données plus tôt pour qu'il puisse rejoindre Tyr, un peu plus haut dans le ciel.
S'imaginant prendre de la vitesse, Dylan s'allongea sur son balai, se cramponna bien fort, et le balai parti au quart de tour. Si vite, que le préfet des Gryffondors échappa un petit cri surpris, suivit d'un long et magnifique exemple de virilité de " Aaaaaaaaaah " alors qu'il volait sur son balai à une vitesse un peu trop rapide. Il n'était pas question pour Dylan d'essayer de tourner ou quoi que ce soit, il ne tenait pas à faire un piqué et à se manger l'herbe qui semblait pourtant bien appétissante, puisque verte comme le printemps. Il essaya donc de crier à Tyr de lui venir en aide, cependant, il n'arrivait pas à faire autre chose que de crier. A cet instant précis, Dylan était partagé entre joie et peur, puisque pour le coup, ses larmes étaient balayées aussi vite qu'elles ne coulaient sur sa joue, et le vent venait le décoiffer d'une telle façon qu'il se sentait vivant. Cependant, il se rapprochait dangereusement des délimitations du stade, aussi il essaya de retourner aussi près que possible du sol, avant de se souvenir comment freiner. Bien entendu, il freina trop tard, et bien que sa vitesse fût ralentie considérablement, le rouge était quand même venu s'écraser contre le mur, et se trouvait désormais à terre.
Il fallut quelque instant à Dylan pour retrouver ses esprits, mais il semblait qu'il n'avait rien de cassé. Il se secoua la tête qui lui faisait un peu mal, et il s'assura de n'avoir aucune égratignures, ou que ce soit. Il s'assit sur l'herbe et regarda en l'air, apercevant Tyr qui arrivait au galop. Plus de peur que de mal, puisque Dylan n'était pas blessé, mais le renfoncement dans l'armature du mur du stade ne présageait rien de bon pour les deux jeunes gens. Inutile de se soucier de cela pour le moment, Dylan se releva, dépoussiéra ses vêtements, repris son balai en main, en faisant mine de rien, même s’il avait eu peur, tout de même. Mais l'adrénaline qu'il avait ressentie ne ressemblait en rien aux émotions qu'il connaissait, aussi il lui tardait de remonter sur son balai, et de le maîtriser jusqu'à ce qu'il sache voler. D'ailleurs, il avait déjà enfourché à nouveau sa monture, et lança à son ami, le plus naturellement du monde :
« Bon, on recommence ? », tout en éclatant de rire.
« Si jamais tu ressens soudainement l'envie de freiner, ce que je peux comprendre, tu te redresses bien droit sur ton balai et tu t'imagines en train de freiner. Simple, non ? »
* Ce que je peux comprendre ? *, nota Dylan. Il ne savait pas vraiment s’il s'agissait là d'ironie ou de réelle compassion, mais l'un dans l'autre, Dylan se sentait un peu offusqué. Ce n'est pas parce que c'est son premier vol sur balai qu'il allait freiner à la première occasion. Il était d'ailleurs bien décidé à lui montrer ce dont il était capable, puisque clairement, il avait des choses à prouver à son jeune ami. Mais alors qu'il était en train de penser à cette petite remarque, Dylan n'avait pas vu que Tyr était parti en flèche un peu plus loin, et semblait maintenant l'attendre, tranquillement, sans pression. Evidemment, cela semblait facile pour lui, puisqu'il était maintenant capitaine de l'équipe de Quidditch et ce n'était pas pour rien, mais Dylan savait qu'il pouvait parfaitement s'en sortir, et alors que son copain lui demandait de le rejoindre, Dylan se concentra et répéta intérieurement les instructions qu'on lui avait données plus tôt pour qu'il puisse rejoindre Tyr, un peu plus haut dans le ciel.
S'imaginant prendre de la vitesse, Dylan s'allongea sur son balai, se cramponna bien fort, et le balai parti au quart de tour. Si vite, que le préfet des Gryffondors échappa un petit cri surpris, suivit d'un long et magnifique exemple de virilité de " Aaaaaaaaaah " alors qu'il volait sur son balai à une vitesse un peu trop rapide. Il n'était pas question pour Dylan d'essayer de tourner ou quoi que ce soit, il ne tenait pas à faire un piqué et à se manger l'herbe qui semblait pourtant bien appétissante, puisque verte comme le printemps. Il essaya donc de crier à Tyr de lui venir en aide, cependant, il n'arrivait pas à faire autre chose que de crier. A cet instant précis, Dylan était partagé entre joie et peur, puisque pour le coup, ses larmes étaient balayées aussi vite qu'elles ne coulaient sur sa joue, et le vent venait le décoiffer d'une telle façon qu'il se sentait vivant. Cependant, il se rapprochait dangereusement des délimitations du stade, aussi il essaya de retourner aussi près que possible du sol, avant de se souvenir comment freiner. Bien entendu, il freina trop tard, et bien que sa vitesse fût ralentie considérablement, le rouge était quand même venu s'écraser contre le mur, et se trouvait désormais à terre.
Il fallut quelque instant à Dylan pour retrouver ses esprits, mais il semblait qu'il n'avait rien de cassé. Il se secoua la tête qui lui faisait un peu mal, et il s'assura de n'avoir aucune égratignures, ou que ce soit. Il s'assit sur l'herbe et regarda en l'air, apercevant Tyr qui arrivait au galop. Plus de peur que de mal, puisque Dylan n'était pas blessé, mais le renfoncement dans l'armature du mur du stade ne présageait rien de bon pour les deux jeunes gens. Inutile de se soucier de cela pour le moment, Dylan se releva, dépoussiéra ses vêtements, repris son balai en main, en faisant mine de rien, même s’il avait eu peur, tout de même. Mais l'adrénaline qu'il avait ressentie ne ressemblait en rien aux émotions qu'il connaissait, aussi il lui tardait de remonter sur son balai, et de le maîtriser jusqu'à ce qu'il sache voler. D'ailleurs, il avait déjà enfourché à nouveau sa monture, et lança à son ami, le plus naturellement du monde :
« Bon, on recommence ? », tout en éclatant de rire.
Gryffondor du mois d'octobre 2015
Une introduction au Quidditch
Page quarante-neuf, alinéa trois. Tyr revoyait les lignes du livre qu'il avait lu la veille. '' En cas d'importante collision, se rapprocher rapidement de la victime. Si elle porte un casque, NE PAS LUI RETIRER. Vérifier qu'elle est consciente et qu'elle respire. Si tel est le cas, lui demander si elle ressent des douleurs, et à quels endroits.Si non, appeler rapidement les secours, et se reporter à la page cinquante-cinq pour donner les premiers soins d'urgence. ''
Il en avait vu, des chutes, lors des entraînements. Des remontées à un angle trop pentu, des joueurs catapultés par un Cognard bien envoyé, il avait l'habitude de voir ce genre de cascades. Mais Dylan venait d'en inventer une toute nouvelle. Tenter de freiner à la dernière seconde, devant un mur qui plus est, était une première pour le cadet – et même peut-être une première pour Poudlard. Les joueurs de Quidditch prenaient suffisamment de coups et tentaient en général d'éviter de se les infliger eux-mêmes.
Tyr avait été étonné par la vitesse qu'avait prise Dylan. Premièrement, il ne pensait pas que le balai qu'il lui avait prêté était si puissant. Deuxièmement, son préfet avait réussi les exercices du premier coup, à chaque fois. Il était doué, indéniablement doué, et l'avoir dans l'équipe de Quidditch serait un avantage de taille. Le Gryffon était tombé à terre à la suite de sa collision avec la palissade du terrain, et il tentait déjà de se relever. Tyr se rassit sur son balai, et descendit en trombe pour l'assister. Quel mauvais tuteur – et ami – il ferait s'il laissait Dylan seul ! Évitant de reproduire l'erreur de son camarade, le plus jeune freina de façon à s'arrêter juste au-dessus de son aîné, et sauta à terre, la main dans la sacoche.
« Bon, on recommence ? » demanda Dylan en rigolant.
Tyr lui jeta un regard étonné. Il s'attendait à ce que son ami veuille arrêter là, mais comme Dylan était déjà remonté sur son balai, il rigola lui aussi et continua de farfouiller dans sa besace.Tant pis si il ne suivait pas le protocole de premiers secours, mais il avait l'intuition que Dylan ne s'était pas fait mal.
« Quand tu veux, dès que tu te seras mis ça sur le front. Tu t'es un petit peu ouvert, je dirais de trois ou quatre centimètres, mais le sang ne coule pas. Tiens. Si t'as encore mal, on pourra toujours faire un tour du côté de l'infirmerie. » répondit Tyr en tendant un gros pansement au blessé. Puis il remonta directement sur son bala resté en l'air, en se tirant dessus par les mains, sans attendre que Dylan n'applique le bandage.
« Très bien, alors on va faire un dernier truc. Voler, c'est bien, mais avec des balles, c'est mieux. J'pourrais te donner un Souaffle, et faire des passes classiques. Mais j'ai quelque chose de plus drôle. Comme tu as l'air de bien te débrouiller en vitesse... »
Tyr replongea la main dans sa sacoche et en sortit le petit vif d'argent qu'il y avait placé au début de l'entraînement.
« Tu vas tenter d'attraper ce vif. J'vais lui frotter un peu les ailes, histoire qu'il aille moins vite et que ses mouvements soient un peu plus prévisibles... Voilà... Comme ça... C'est bon ! »
Et le Gryffon lâcha sans prévenir la petite balle grise dans les airs. Saisissant l'occasion, cette dernière disparut quasi-instantanément du champ de vision des deux garçons. Tyr plaça sa main en visière, au-dessus des yeux, pour tenter de le reconnaître, mais il faut dire qu'il n'avait pas été très malin : il avait lâché le vif en direction du soleil, et il était presque impossible de scruter l'horizon sans devoir plisser les yeux pour se les protéger. Les minutes passèrent, et Tyr aperçut enfin l'éclair argenté qui faisait office de signature de la petite boule. Mais il ne le dit pas à Dylan.
« C'est gênant. Moi qui pensais qu'on pourrait l'attraper rapidement... J'me suis trompé. Quel joueur je fais. »
Il voulait voir si son camarade avait autant de talent pour voir que pour voler.
Il en avait vu, des chutes, lors des entraînements. Des remontées à un angle trop pentu, des joueurs catapultés par un Cognard bien envoyé, il avait l'habitude de voir ce genre de cascades. Mais Dylan venait d'en inventer une toute nouvelle. Tenter de freiner à la dernière seconde, devant un mur qui plus est, était une première pour le cadet – et même peut-être une première pour Poudlard. Les joueurs de Quidditch prenaient suffisamment de coups et tentaient en général d'éviter de se les infliger eux-mêmes.
Tyr avait été étonné par la vitesse qu'avait prise Dylan. Premièrement, il ne pensait pas que le balai qu'il lui avait prêté était si puissant. Deuxièmement, son préfet avait réussi les exercices du premier coup, à chaque fois. Il était doué, indéniablement doué, et l'avoir dans l'équipe de Quidditch serait un avantage de taille. Le Gryffon était tombé à terre à la suite de sa collision avec la palissade du terrain, et il tentait déjà de se relever. Tyr se rassit sur son balai, et descendit en trombe pour l'assister. Quel mauvais tuteur – et ami – il ferait s'il laissait Dylan seul ! Évitant de reproduire l'erreur de son camarade, le plus jeune freina de façon à s'arrêter juste au-dessus de son aîné, et sauta à terre, la main dans la sacoche.
« Bon, on recommence ? » demanda Dylan en rigolant.
Tyr lui jeta un regard étonné. Il s'attendait à ce que son ami veuille arrêter là, mais comme Dylan était déjà remonté sur son balai, il rigola lui aussi et continua de farfouiller dans sa besace.Tant pis si il ne suivait pas le protocole de premiers secours, mais il avait l'intuition que Dylan ne s'était pas fait mal.
« Quand tu veux, dès que tu te seras mis ça sur le front. Tu t'es un petit peu ouvert, je dirais de trois ou quatre centimètres, mais le sang ne coule pas. Tiens. Si t'as encore mal, on pourra toujours faire un tour du côté de l'infirmerie. » répondit Tyr en tendant un gros pansement au blessé. Puis il remonta directement sur son bala resté en l'air, en se tirant dessus par les mains, sans attendre que Dylan n'applique le bandage.
« Très bien, alors on va faire un dernier truc. Voler, c'est bien, mais avec des balles, c'est mieux. J'pourrais te donner un Souaffle, et faire des passes classiques. Mais j'ai quelque chose de plus drôle. Comme tu as l'air de bien te débrouiller en vitesse... »
Tyr replongea la main dans sa sacoche et en sortit le petit vif d'argent qu'il y avait placé au début de l'entraînement.
« Tu vas tenter d'attraper ce vif. J'vais lui frotter un peu les ailes, histoire qu'il aille moins vite et que ses mouvements soient un peu plus prévisibles... Voilà... Comme ça... C'est bon ! »
Et le Gryffon lâcha sans prévenir la petite balle grise dans les airs. Saisissant l'occasion, cette dernière disparut quasi-instantanément du champ de vision des deux garçons. Tyr plaça sa main en visière, au-dessus des yeux, pour tenter de le reconnaître, mais il faut dire qu'il n'avait pas été très malin : il avait lâché le vif en direction du soleil, et il était presque impossible de scruter l'horizon sans devoir plisser les yeux pour se les protéger. Les minutes passèrent, et Tyr aperçut enfin l'éclair argenté qui faisait office de signature de la petite boule. Mais il ne le dit pas à Dylan.
« C'est gênant. Moi qui pensais qu'on pourrait l'attraper rapidement... J'me suis trompé. Quel joueur je fais. »
Il voulait voir si son camarade avait autant de talent pour voir que pour voler.
Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»
Une introduction au Quidditch
Sportif et hauteur, voilà deux mots que Dylan n'appréciait pas tellement. Et pourtant, contre toute attente, le jeune Gryffondor se plaisait beaucoup sur son balai et trouvait l'activité fort intéressante, lui faisant oublier les petits tracas de la vie quotidienne, et le jeune homme ne s'en plaignait d'ailleurs guère. Bon, d'un autre côté, il venait de se prendre un mur en pleine poire, mais cela n'avait pas semblé affecter plus que ça la détermination de Dylan, qui n'était pourtant pas vraiment ravi à l'idée de monter sur un balai, il y a de cela quelques minutes. Bien entendu, il n'était pas toujours très à l'aise, on ne change pas d'avis comme de chemises - Dylan n'est pas une femme - mais le jeune garçon se sentait déjà plus confiant à l'idée e retourner voler sur son balai, qu'on lui avait gentiment prêté et qui semblait doté d'une puissance de vol assez rapide.
Une fois les deux pieds parfaitement ancrés sur le sol et à califourchon sur son balai, Dylan était prêt à reparti aussi sec, mais Tyr lui fit gentiment remarquer qu'il s'était gentiment ouvert de trois ou quatre centimètres, ce qui ne rassura en rien le pauvre jeune homme. Tâtant un peu sa boîte crânienne, Dylan ressenti en effet comme une gêne et, à un certain endroit, une blessure qui lui faisait mal, mais sans plus. Aussi il haussa les épaules et répondit à son jeune ami qu'ils passeraient tous deux à l'infirmerie plus tard, tout en précisant bien qu'il ne s'agissait en rien de la faute de Dylan, mais de celle de son ami. Le préfet ne le pensait bien entendu pas, mais au vu de la tête de son ami, cela valait le coup de risquer un trait d'humour, afin de détendre l'atmosphère. En fait, ce n'était pas tant sa blessure qui le gênait, mais le soleil tapant qui lui donnait chaud et qui le mettait dans une situation inconfortable aux niveaux de son anatomie, mais bref, passons donc les détails, tout le monde sait qu'en faisant du sport, on transpire. Quelques explications du coach Tyr plus tard, et Dylan comprit qu'ils allaient maintenant rentrer dans le vif du sujet : à savoir les passes avec un souaffles. * Intéressant* songea Dylan, qui n'y connaissait pas grand-chose. En parlant de vif, Tyr laissa son aîné sur une drôle de note :
« Tu vas tenter d'attraper ce vif. J'vais lui frotter un peu les ailes, histoire qu'il aille moins vite et que ses mouvements soient un peu plus prévisibles... Voilà... Comme ça... C'est bon ! »
Et à peine Tyr avait fini sa phrase, que le vif partit à une vitesse folle. Difficile de distinguer quoique ce soit avec ce soleil de plomb, mais oubliant les conseils et les indices de son ami, Dylan arqua un grand sourire plein de malice, et il décolla aussi vite sur son balai que précédemment, en répétant les mêmes mouvements soigneusement. Et c'était parti, il était en l'air. Concentré, Dylan essayait de ne pas répéter les mêmes erreurs que tout à l'heure, mais il avait autant d'aisance sur un balai que si il était assis sur un cactus, aussi, on le voyait plus zigzaguer qu'autre chose, sans trop savoir où aller, puisque, bien évidemment, il n'avait aucune idée d'où se trouvait le vif d'or. Il était ébloui par le soleil, et ne pouvait presque pas distinguer dans quelles directions aller. Aussi, après plusieurs minutes de ce qu'on appellera le " bateau qui chavire, sur un balai, Acte premier ", Dylan prit un peu confiance en lui, souffla un bon coup et prit un peu plus de vitesse. D'abord apeuré de se retrouver nez à nez avec un nouveau mur, le préfet maîtrisa rapidement son balai pour arriver à faire le tour du terrain, sans trop de problème. Il prit donc un peu plus de vitesse, sans pour autant aperçevoir le Vif quelque part.
Dylan se contenta de faire ceci un petit moment, sans même prêter la moindre attention à son jeune ami. A un moment, il vit l'espace d'un instant un reflet doré, dans la direction vers laquelle il volait. Il décida de prendre encore un peu plus de vitesse, tout en se cramponnant un peu plus à son balai, puisque ses babines étaient maintenant presque en train de flotter au vent. J'exagère, mais on voyait tout de même que le préfet se déplaçait assez vite. Il s'approcha mais ne perçut rien de plus que du vide, du vide, et encore du vide. * J'suis pas encore prêt pour attraper quoi que ce soit, moi ! * songea-t-il, un peu déçu. Mais préférant s'éviter une seconde ouverture sur son crâne, Dylan se remémora les instructions de Tyr et descendit, tout en perdant de la vitesse. Sa petite escapade solo lui avait beaucoup plus, et il trouvait qu'il maîtrisait assez bien son balai, mais pour ce qui était de réceptionner une balle, et donc, de lâcher le balai d'une main, cela allait probablement être une autre paire de manche. Satisfait, il arriva près de Tyr mais loupa une nouvelle fois son atterrissage et atterrit derrière lui, à au moins dix mètres. Dylan se retourna, amusé, et souriait de toutes ses dents - ça va, aucunes bestioles volantes n'étaient sur sa belle dentition - Il demanda donc à son professeur en titre :
« Bon, j'lai pas vraiment trouvé, mais, on se les fait ses passes, coach ? D'ailleurs, ça allait, ou je dois encore voler un petit peu avant de passer au niveau supérieur ? », lui cria-t-il de loin avec un regard malicieux et amusé.
Une fois les deux pieds parfaitement ancrés sur le sol et à califourchon sur son balai, Dylan était prêt à reparti aussi sec, mais Tyr lui fit gentiment remarquer qu'il s'était gentiment ouvert de trois ou quatre centimètres, ce qui ne rassura en rien le pauvre jeune homme. Tâtant un peu sa boîte crânienne, Dylan ressenti en effet comme une gêne et, à un certain endroit, une blessure qui lui faisait mal, mais sans plus. Aussi il haussa les épaules et répondit à son jeune ami qu'ils passeraient tous deux à l'infirmerie plus tard, tout en précisant bien qu'il ne s'agissait en rien de la faute de Dylan, mais de celle de son ami. Le préfet ne le pensait bien entendu pas, mais au vu de la tête de son ami, cela valait le coup de risquer un trait d'humour, afin de détendre l'atmosphère. En fait, ce n'était pas tant sa blessure qui le gênait, mais le soleil tapant qui lui donnait chaud et qui le mettait dans une situation inconfortable aux niveaux de son anatomie, mais bref, passons donc les détails, tout le monde sait qu'en faisant du sport, on transpire. Quelques explications du coach Tyr plus tard, et Dylan comprit qu'ils allaient maintenant rentrer dans le vif du sujet : à savoir les passes avec un souaffles. * Intéressant* songea Dylan, qui n'y connaissait pas grand-chose. En parlant de vif, Tyr laissa son aîné sur une drôle de note :
« Tu vas tenter d'attraper ce vif. J'vais lui frotter un peu les ailes, histoire qu'il aille moins vite et que ses mouvements soient un peu plus prévisibles... Voilà... Comme ça... C'est bon ! »
Et à peine Tyr avait fini sa phrase, que le vif partit à une vitesse folle. Difficile de distinguer quoique ce soit avec ce soleil de plomb, mais oubliant les conseils et les indices de son ami, Dylan arqua un grand sourire plein de malice, et il décolla aussi vite sur son balai que précédemment, en répétant les mêmes mouvements soigneusement. Et c'était parti, il était en l'air. Concentré, Dylan essayait de ne pas répéter les mêmes erreurs que tout à l'heure, mais il avait autant d'aisance sur un balai que si il était assis sur un cactus, aussi, on le voyait plus zigzaguer qu'autre chose, sans trop savoir où aller, puisque, bien évidemment, il n'avait aucune idée d'où se trouvait le vif d'or. Il était ébloui par le soleil, et ne pouvait presque pas distinguer dans quelles directions aller. Aussi, après plusieurs minutes de ce qu'on appellera le " bateau qui chavire, sur un balai, Acte premier ", Dylan prit un peu confiance en lui, souffla un bon coup et prit un peu plus de vitesse. D'abord apeuré de se retrouver nez à nez avec un nouveau mur, le préfet maîtrisa rapidement son balai pour arriver à faire le tour du terrain, sans trop de problème. Il prit donc un peu plus de vitesse, sans pour autant aperçevoir le Vif quelque part.
Dylan se contenta de faire ceci un petit moment, sans même prêter la moindre attention à son jeune ami. A un moment, il vit l'espace d'un instant un reflet doré, dans la direction vers laquelle il volait. Il décida de prendre encore un peu plus de vitesse, tout en se cramponnant un peu plus à son balai, puisque ses babines étaient maintenant presque en train de flotter au vent. J'exagère, mais on voyait tout de même que le préfet se déplaçait assez vite. Il s'approcha mais ne perçut rien de plus que du vide, du vide, et encore du vide. * J'suis pas encore prêt pour attraper quoi que ce soit, moi ! * songea-t-il, un peu déçu. Mais préférant s'éviter une seconde ouverture sur son crâne, Dylan se remémora les instructions de Tyr et descendit, tout en perdant de la vitesse. Sa petite escapade solo lui avait beaucoup plus, et il trouvait qu'il maîtrisait assez bien son balai, mais pour ce qui était de réceptionner une balle, et donc, de lâcher le balai d'une main, cela allait probablement être une autre paire de manche. Satisfait, il arriva près de Tyr mais loupa une nouvelle fois son atterrissage et atterrit derrière lui, à au moins dix mètres. Dylan se retourna, amusé, et souriait de toutes ses dents - ça va, aucunes bestioles volantes n'étaient sur sa belle dentition - Il demanda donc à son professeur en titre :
« Bon, j'lai pas vraiment trouvé, mais, on se les fait ses passes, coach ? D'ailleurs, ça allait, ou je dois encore voler un petit peu avant de passer au niveau supérieur ? », lui cria-t-il de loin avec un regard malicieux et amusé.
Gryffondor du mois d'octobre 2015
Une introduction au Quidditch
Tyr fut étonné de l'échec de Dylan. Après l'avoir vu si à l'aise à califourchon sur son balai, et si promptement remis de sa chute-choc dans le mur, il s'attendait à ce que son camarade attrape le vif assez facilement. Bah, il en avait déjà fait plus qu'assez, et il avait bien le droit de ne pas tout réussir. De plus, ç’aurait été susciter la jalousie de Tyr. Le plus jeune Gryffon remonta sur son balai, et alors que Dylan allait vers lui, il aperçut quelque chose derrière la tête de son ami.
« Bon, j'lai pas vraiment trouvé, mais, on se les fait ses passes, coach ? D'ailleurs, ça allait, ou je dois encore voler un petit peu avant de passer au niveau supérieur ? » cria le préfet.
Mais Tyr ne lui répondit pas. Il s'allongea sur son balai, prenant de la vitesse, et fonça directement sur Dylan. Ce dernier, paralysé par la surprise, ne pensa pas à s'écarter, et ce fut à Tyr de l'éviter de justesse pour éviter de l'empaler sur le manche de son balai. Passant à quelques centimètres – voir millimètres – de la chevelure de son ami, Tyr tendit la main en avant et attrapa le petit vif d'argent qui était venu provoquer Dylan. Terminant par un looping pour venir se replacer devant le préfet, Tyr brandit la petite balle grise devant ses yeux et dit avec un sourire :
« Ça coûte cher, les vifs. Et en plus, c'est pas le mien. »
Rangeant l'objet dans sa sacoche, il prit ensuite le souaffle qu'il coinça sous son bras.
« Les passes, donc. Vu la longueur du terrain, c'est quasiment impossible de le traverser avec le souaffle sans faire de passes. Et le Quidditch reste un jeu d'équipe, bien que certains joueurs ne l'entendent pas de cette oreille. Donc, si tu ne fais pas de passes, tu ne joues tout simplement pas au Quidditch. En tant que gardien, c'est pas censé être mon discours, tu demanderas à Ilona si tu veux plus d'informations. Tu vois, j'ai tendance à ne pas aimer cette balle... quand elle passe dans mes anneaux. »
Prenant le souaffle de la main gauche, Tyr le fit tourner sur son doigt – à la manière des Moldus qui pratiquaient leur équivalent du Quidditch avec un ballon orange qu'ils devaient faire rentrer dans un panier plus haut qu'eux.
« Cette balle-là est plus légère, et on l'utilise pour les entraînements. Elle est très bien pour pratiquer les passes. Mais si je te le lançais depuis l'endroit où je me trouve en ce moment, ce serait trop facile... »
Tyr recula d'une bonne dizaine de mètres, laissant son ami cloué sur place avec la quantité d'informations qu'il venait d'encaisser. Sans prévenir, le cadet arma son bras et mit le souaffle en arrière. Crispant ses doigts pour être sûr de l'envoyer avec une force suffisante, il fit un mouvement de l'épaule et l'envoya sur Dylan avec une force qui dépassait son âge. Des lancers comme ça, il n'en faisait pas souvent. Peut-être était-ce dû au fait qu'il était en train de partager sa passion. Tyr n'arrivait pas trop à expliquer ce qu'il ressentait en ce moment. Un peu de gêne, à cause de l'accident, un peu d'enthousiasme, et un peu de fierté aussi. Il prenait vraiment du plaisir à apprendre à Dylan les bases du Quidditch.
« Y'a plus qu'à l'attraper et à me la renvoyer, maintenant ! » cria Tyr alors que le souaffle se ruait à toute vitesse sur son aîné.
« Bon, j'lai pas vraiment trouvé, mais, on se les fait ses passes, coach ? D'ailleurs, ça allait, ou je dois encore voler un petit peu avant de passer au niveau supérieur ? » cria le préfet.
Mais Tyr ne lui répondit pas. Il s'allongea sur son balai, prenant de la vitesse, et fonça directement sur Dylan. Ce dernier, paralysé par la surprise, ne pensa pas à s'écarter, et ce fut à Tyr de l'éviter de justesse pour éviter de l'empaler sur le manche de son balai. Passant à quelques centimètres – voir millimètres – de la chevelure de son ami, Tyr tendit la main en avant et attrapa le petit vif d'argent qui était venu provoquer Dylan. Terminant par un looping pour venir se replacer devant le préfet, Tyr brandit la petite balle grise devant ses yeux et dit avec un sourire :
« Ça coûte cher, les vifs. Et en plus, c'est pas le mien. »
Rangeant l'objet dans sa sacoche, il prit ensuite le souaffle qu'il coinça sous son bras.
« Les passes, donc. Vu la longueur du terrain, c'est quasiment impossible de le traverser avec le souaffle sans faire de passes. Et le Quidditch reste un jeu d'équipe, bien que certains joueurs ne l'entendent pas de cette oreille. Donc, si tu ne fais pas de passes, tu ne joues tout simplement pas au Quidditch. En tant que gardien, c'est pas censé être mon discours, tu demanderas à Ilona si tu veux plus d'informations. Tu vois, j'ai tendance à ne pas aimer cette balle... quand elle passe dans mes anneaux. »
Prenant le souaffle de la main gauche, Tyr le fit tourner sur son doigt – à la manière des Moldus qui pratiquaient leur équivalent du Quidditch avec un ballon orange qu'ils devaient faire rentrer dans un panier plus haut qu'eux.
« Cette balle-là est plus légère, et on l'utilise pour les entraînements. Elle est très bien pour pratiquer les passes. Mais si je te le lançais depuis l'endroit où je me trouve en ce moment, ce serait trop facile... »
Tyr recula d'une bonne dizaine de mètres, laissant son ami cloué sur place avec la quantité d'informations qu'il venait d'encaisser. Sans prévenir, le cadet arma son bras et mit le souaffle en arrière. Crispant ses doigts pour être sûr de l'envoyer avec une force suffisante, il fit un mouvement de l'épaule et l'envoya sur Dylan avec une force qui dépassait son âge. Des lancers comme ça, il n'en faisait pas souvent. Peut-être était-ce dû au fait qu'il était en train de partager sa passion. Tyr n'arrivait pas trop à expliquer ce qu'il ressentait en ce moment. Un peu de gêne, à cause de l'accident, un peu d'enthousiasme, et un peu de fierté aussi. Il prenait vraiment du plaisir à apprendre à Dylan les bases du Quidditch.
« Y'a plus qu'à l'attraper et à me la renvoyer, maintenant ! » cria Tyr alors que le souaffle se ruait à toute vitesse sur son aîné.
Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»
Une introduction au Quidditch
Alors que Dylan s'attendait à une grosse explication sur comment attraper un vif d'or, Tyr décida qu'une démonstration était plus parlante qu'un beau discours. * C'est tout lui ça * songea Dylan, sourire aux lèvres. Il n'empêche qu'il dû se courber pour ne pas se prendre son ami en pleine poire, ce dernier étant parti comme une flèche derrière Dylan qui eut à peine le temps de se retourner pour constater que son jeune ami était parti attraper le vif qui virevoltait non loin derrière Dylan. Fasciné par la vitesse et l'aisance dont Tyr faisait preuve sur son balai, Dylan ne disait rien et en resta bouche bée, surtout lorsque le jeune Gryffondor effectua un looping pour venir se poser tranquillement, vif en main, à l'endroit où il se tenait quelques minutes plus tôt, affichant un grand sourire de satisfaction, sans rien dire de plus que :
« Ça coûte cher, les vifs. Et en plus, c'est pas le mien. »
On sentait bien le petit ton fier qui s'émanait de la voix de Tyr mais Dylan ne releva pas, puisqu’après tout, on a bien le droit de frimer un petit peu dans la vie. S'en suivit une lourde et une grosse explication sur les passes, les types de balles, et alors que le préfet de Gryffondors commençait à fatiguer de rester à rien faire son balai, ce dernier n'avait d'autre choix que d'écouter calmement et patiemment les conseils et le petit cours de son ami. Même s’il semblait y avoir beaucoup à retenir, Dylan réussit à accumuler le maximum d'informations, et ce qui passait par une oreille pour ressortir de l'autre finirait bien par rentrer un jour où l'autre, même si il fallait prier pour qu'il ne s'agisse pas là d'informations capitales concernant le Quidditch. Dylan, qui était parti sur une le fait que tout cet entraînement, ou initiation, soit une mauvaise idée, commençait finalement à apprécier d'être sur un balai et d'avoir un cours qui changeait radicalement de ceux qu'il avait l'habitude d'avoir la journée, à savoir assis sur une chaise et à écrire ce que le professeur disait. * Autrement plus amusant * songea le préfet, qui n'attendait que de pouvoir revoler sur son balai. Puisque la leçon sur les passes touchait à sa fin, Tyr sortit Dylan de se rêverie, en alliant théorie et pratique :
« Cette balle-là est plus légère, et on l'utilise pour les entraînements. Elle est très bien pour pratiquer les passes. Mais si je te le lançais depuis l'endroit où je me trouve en ce moment, ce serait trop facile... »
Dylan comprit immédiatement ce que son ami avait en tête : faire joujou à faire des passes. Enfin des passes avec plus spécialement la balle qu'il tenait dans la main. C'est probablement la raison pour laquelle il s'écartait de plusieurs mètres, laissant alors un grand espace entre les deux joueurs de Quidditich, quand bien même Dylan n'était pas encore vraiment un joueur officiel, et ne comptait pas le devenir, du moins pas pour le moment. Se préparant à rattraper la balle, et il était très doué à cela puisque son frère l'avait beaucoup aidé à réceptionner les balles quand il était plus petit, Dylan savait qu'il n'allait pas rater son coup. Concentré, il attendit que Tyr lance la balle, et ce dernier la lui lança en lui criant de la rattraper, et Dylan savait ce qu'il lui restait à faire. Il se prépara mentalement alors que la balle arrivait drôlement vite, ce qui surprit un peu le Gryffondor qui ne s'attendait pas à ce que Tyr ait une aussi grande force physique, mais lorsque la balle arriva, Dylan se pencha un peu pour la rattraper, puisqu'elle avait quelque peu dévié lors du lancer. Mais le rattrapage était parfait, et Dylan tenait maintenant la balle dans ses mains, ravit de l'avoir rattrapé.
« Comme ça, tu veux dire ? », lança-t-il à Tyr, lui aussi sur un ton fier. « Je vais prendre l'initiative de te la renvoyer depuis une petite hauteur, si tu n'y vois pas d'inconvénients », proposa Dylan.
Le préfet s'envola donc un peu timidement avec la balle sous le bras, puisqu'il n'avait encore jamais volé avec quelque chose à tenir. Il y eût un petit moment où Dylan dû se concentrer pour ne pas tomber et essayer de voler droit, mais au final, il ne s'en sortait pas mal du tout, plutôt bien même. Plus confiant qu'au début de son petit cours, Dylan prit de la hauteur et fila en direction de Tyr afin de lui faire une passe, du mieux qu'il le pouvait. Son lancer n'était pas parfait, voire même un peu raté, mais au moins, il avait évité de tomber de son balai, et c'était définitivement une bonne chose. Il n'arrêta pas la course de son balai puisqu'il savait que Tyr allait lui renvoyer dans peu de temps, aussi Dylan conserva son altitude et le contrôle de son balai, pour rester non loin de Tyr, attendant la prochaine passe. * J'me suis jamais autant amusé, je crois * pensa Dylan, ravi. Il en profita même pour faire un tour rapide de terrain sur son balai, histoire de pouvoir voir d'où viendrait la balle lancée par son jeune ami.
« Ça coûte cher, les vifs. Et en plus, c'est pas le mien. »
On sentait bien le petit ton fier qui s'émanait de la voix de Tyr mais Dylan ne releva pas, puisqu’après tout, on a bien le droit de frimer un petit peu dans la vie. S'en suivit une lourde et une grosse explication sur les passes, les types de balles, et alors que le préfet de Gryffondors commençait à fatiguer de rester à rien faire son balai, ce dernier n'avait d'autre choix que d'écouter calmement et patiemment les conseils et le petit cours de son ami. Même s’il semblait y avoir beaucoup à retenir, Dylan réussit à accumuler le maximum d'informations, et ce qui passait par une oreille pour ressortir de l'autre finirait bien par rentrer un jour où l'autre, même si il fallait prier pour qu'il ne s'agisse pas là d'informations capitales concernant le Quidditch. Dylan, qui était parti sur une le fait que tout cet entraînement, ou initiation, soit une mauvaise idée, commençait finalement à apprécier d'être sur un balai et d'avoir un cours qui changeait radicalement de ceux qu'il avait l'habitude d'avoir la journée, à savoir assis sur une chaise et à écrire ce que le professeur disait. * Autrement plus amusant * songea le préfet, qui n'attendait que de pouvoir revoler sur son balai. Puisque la leçon sur les passes touchait à sa fin, Tyr sortit Dylan de se rêverie, en alliant théorie et pratique :
« Cette balle-là est plus légère, et on l'utilise pour les entraînements. Elle est très bien pour pratiquer les passes. Mais si je te le lançais depuis l'endroit où je me trouve en ce moment, ce serait trop facile... »
Dylan comprit immédiatement ce que son ami avait en tête : faire joujou à faire des passes. Enfin des passes avec plus spécialement la balle qu'il tenait dans la main. C'est probablement la raison pour laquelle il s'écartait de plusieurs mètres, laissant alors un grand espace entre les deux joueurs de Quidditich, quand bien même Dylan n'était pas encore vraiment un joueur officiel, et ne comptait pas le devenir, du moins pas pour le moment. Se préparant à rattraper la balle, et il était très doué à cela puisque son frère l'avait beaucoup aidé à réceptionner les balles quand il était plus petit, Dylan savait qu'il n'allait pas rater son coup. Concentré, il attendit que Tyr lance la balle, et ce dernier la lui lança en lui criant de la rattraper, et Dylan savait ce qu'il lui restait à faire. Il se prépara mentalement alors que la balle arrivait drôlement vite, ce qui surprit un peu le Gryffondor qui ne s'attendait pas à ce que Tyr ait une aussi grande force physique, mais lorsque la balle arriva, Dylan se pencha un peu pour la rattraper, puisqu'elle avait quelque peu dévié lors du lancer. Mais le rattrapage était parfait, et Dylan tenait maintenant la balle dans ses mains, ravit de l'avoir rattrapé.
« Comme ça, tu veux dire ? », lança-t-il à Tyr, lui aussi sur un ton fier. « Je vais prendre l'initiative de te la renvoyer depuis une petite hauteur, si tu n'y vois pas d'inconvénients », proposa Dylan.
Le préfet s'envola donc un peu timidement avec la balle sous le bras, puisqu'il n'avait encore jamais volé avec quelque chose à tenir. Il y eût un petit moment où Dylan dû se concentrer pour ne pas tomber et essayer de voler droit, mais au final, il ne s'en sortait pas mal du tout, plutôt bien même. Plus confiant qu'au début de son petit cours, Dylan prit de la hauteur et fila en direction de Tyr afin de lui faire une passe, du mieux qu'il le pouvait. Son lancer n'était pas parfait, voire même un peu raté, mais au moins, il avait évité de tomber de son balai, et c'était définitivement une bonne chose. Il n'arrêta pas la course de son balai puisqu'il savait que Tyr allait lui renvoyer dans peu de temps, aussi Dylan conserva son altitude et le contrôle de son balai, pour rester non loin de Tyr, attendant la prochaine passe. * J'me suis jamais autant amusé, je crois * pensa Dylan, ravi. Il en profita même pour faire un tour rapide de terrain sur son balai, histoire de pouvoir voir d'où viendrait la balle lancée par son jeune ami.
Gryffondor du mois d'octobre 2015
Une introduction au Quidditch
Finalement, Dylan était même plutôt bon. Il avait attrapé le Souaffle, et Tyr avait pu apercevoir, même à cette distance, l'once de fierté qui était passé le temps d'une seconde dans ses yeux. Le plus jeune Gryffon avait eu raison d'emmener son ami avec lui :il découvrait une facette de Dylan qu'il n'aurait pas pu trouver autrement. Le préfet semblait réellement à l'aise sur son balai, plus que sur son lit, et Tyr en dégageait presque un soupçon de jalousie. Certaines personnes avaient un don lorsqu'elles essayaient quelque chose pour la toute première fois. Son ami avait plus qu'un don, c'était une vocation, la nature lui avait donné le droit de régner sur le Quidditch !
A peine rattrapée, la balle fut relancée dans les airs et décrivit une courbe gracieuse en direction de Tyr. Dylan avait bien fait attention à la lancer haut, et il avait à présent décidé de foncer vers son ami. Devinant ses intentions, le capitaine de Quidditch dévia sur la gauche pour le laisser passer et regarda attentivement le souaffle entamer sa lente descente. On l’apercevait bien, dans le ciel déjà orangé, et Tyr se dit qu'il n'aurait aucun mal à la rattraper. C'était son boulot, après tout. Mais une idée lui germa dans l'esprit. Un espèce de test final, qui, s'il était défait par le préfet, validerait sa potentielle entrée dans l'équipe.
Plutôt que de rattraper le souaffle et de le relancer en se retournant proprement, Tyr mit ses mains en manchette. Alors que la sphère allait lui arriver dans le ventre, il releva les bras jusqu'aux épaules, entraînant au passage la balle avec. Ce fut un nouveau coup d'élan pour le souaffle qui repartit rapidement en direction de Dylan, mais son ami ne pensait plus à la passe. Comme il l'avait prévu, son mouvement avait créé un déséquilibre qui l'avait entraîné en arrière. Serrant les genoux pour rester son balai, Tyr se retrouva à plonger la tête la première en direction du sol. Et de la malle, où le cognard, sentant comme une présence, s'était mis à trembler comme si il avait dépassé l'échelle de Richter.
A moins de deux mètres du sol, le Gryffon sauta de son balai, et dérapa en direction du coffre. Lui, il avait un talent pour les cascades. Mais à ses yeux, ce don était bien plus dangereux ! Il attrapa la batte qui était posée à terre et entreprit de décrocher le cognard sans le lâcher toutefois. Il avait déjà failli perdre le vif, et il n'avait pas envie de racheter un set complet de Quidditch. Quoique, il y avait une promotion au magasin de Pré-au-Lard, qui pour un gallion de plus offrait la chance de gagner un magnifique balai de gardien... Pendant un instant, Tyr faillit oublier que le temps lui était compté. Il leva la tête.
Dylan s'était à présent retourné, mais sans perdre de vitesse. Il regardait le souaffle attentivement, comme si ça vit en dépendait. C'était peut-être le cas, après tout. Car il n'avait pas vu son ami en contrebas. Serrant le cognard d'une poigne de fer, Tyr ramena le bras gauche armé de la batte en arrière... visa Dylan en fermant l'oeil droit... et frappa de toutes ses forces la balle qui se rua à la vitesse de la lumière vers le préfet. Il regretta aussitôt son geste.
Quand il s'était vu, plus tôt là-haut, en train de frapper le cognard vers Dylan, Tyr n'avait pas pensé mettre autant de force dans son mouvement. Il avait pensé que Dylan le verrait, et l'éviterait avec agilité. Il l'avait vu descendre, furax, en vociférant contre son camarade, lui criant de ne plus jamais refaire une chose pareille. Mais Dylan n'aurait pas ce loisir.
Le cognard était venu lui pulvériser la jambe droite. Tyr avait entendu le craquement des os depuis sa position en contrebas. Il avait saisi son balai de peur lorsqu'il avait vu la rapidité de la balle. Et à présent, il était dessus, fonçant à toute vitesse vers son ami qui de toute évidence ne contrôlait plus son balai : aggripé au manche, il piquait droit vers le sol. Heureusement, il fonçait en direction de Tyr et étaient relativement proches du sol. Le capitaine n'eut qu'à se mettre en travers de sa route, pour attraper son camarade. Le choc le fit reculer de dix bons centimètres, mais c'était suffisant pour atterrir. Les deux Gryffons débarquèrent à terre, Dylan appuyé sur l'épaule de Tyr.
Et comme pour venir provoquer le duo, le cognard vint se planter dans le sol, devant eux, à côté du balai de Dylan. Tyr lança sa sacoche sur la sphère pour l'empêcher de bouger. Le garçon n'avait pas vraiment confiance en sa technique, mais il ne pouvait pas faire plus sans lâcher le préfet. Et cela, il en était hors de question.
« On va à l'infirmerie. Pas de négociations possibles, désolé. »
Puis, pour lui-même, il ajouta :
« Quel crétin je fais. Crétin, crétin, crétin ! »
Il laissait toutes les affaires et les balais en plan, sur le terrain. Les suivants pourraient s'en servir et les ranger, sans soucis. Et Dylan valait infiniment plus qu'un set de Quidditch.
A peine rattrapée, la balle fut relancée dans les airs et décrivit une courbe gracieuse en direction de Tyr. Dylan avait bien fait attention à la lancer haut, et il avait à présent décidé de foncer vers son ami. Devinant ses intentions, le capitaine de Quidditch dévia sur la gauche pour le laisser passer et regarda attentivement le souaffle entamer sa lente descente. On l’apercevait bien, dans le ciel déjà orangé, et Tyr se dit qu'il n'aurait aucun mal à la rattraper. C'était son boulot, après tout. Mais une idée lui germa dans l'esprit. Un espèce de test final, qui, s'il était défait par le préfet, validerait sa potentielle entrée dans l'équipe.
Plutôt que de rattraper le souaffle et de le relancer en se retournant proprement, Tyr mit ses mains en manchette. Alors que la sphère allait lui arriver dans le ventre, il releva les bras jusqu'aux épaules, entraînant au passage la balle avec. Ce fut un nouveau coup d'élan pour le souaffle qui repartit rapidement en direction de Dylan, mais son ami ne pensait plus à la passe. Comme il l'avait prévu, son mouvement avait créé un déséquilibre qui l'avait entraîné en arrière. Serrant les genoux pour rester son balai, Tyr se retrouva à plonger la tête la première en direction du sol. Et de la malle, où le cognard, sentant comme une présence, s'était mis à trembler comme si il avait dépassé l'échelle de Richter.
A moins de deux mètres du sol, le Gryffon sauta de son balai, et dérapa en direction du coffre. Lui, il avait un talent pour les cascades. Mais à ses yeux, ce don était bien plus dangereux ! Il attrapa la batte qui était posée à terre et entreprit de décrocher le cognard sans le lâcher toutefois. Il avait déjà failli perdre le vif, et il n'avait pas envie de racheter un set complet de Quidditch. Quoique, il y avait une promotion au magasin de Pré-au-Lard, qui pour un gallion de plus offrait la chance de gagner un magnifique balai de gardien... Pendant un instant, Tyr faillit oublier que le temps lui était compté. Il leva la tête.
Dylan s'était à présent retourné, mais sans perdre de vitesse. Il regardait le souaffle attentivement, comme si ça vit en dépendait. C'était peut-être le cas, après tout. Car il n'avait pas vu son ami en contrebas. Serrant le cognard d'une poigne de fer, Tyr ramena le bras gauche armé de la batte en arrière... visa Dylan en fermant l'oeil droit... et frappa de toutes ses forces la balle qui se rua à la vitesse de la lumière vers le préfet. Il regretta aussitôt son geste.
Quand il s'était vu, plus tôt là-haut, en train de frapper le cognard vers Dylan, Tyr n'avait pas pensé mettre autant de force dans son mouvement. Il avait pensé que Dylan le verrait, et l'éviterait avec agilité. Il l'avait vu descendre, furax, en vociférant contre son camarade, lui criant de ne plus jamais refaire une chose pareille. Mais Dylan n'aurait pas ce loisir.
Le cognard était venu lui pulvériser la jambe droite. Tyr avait entendu le craquement des os depuis sa position en contrebas. Il avait saisi son balai de peur lorsqu'il avait vu la rapidité de la balle. Et à présent, il était dessus, fonçant à toute vitesse vers son ami qui de toute évidence ne contrôlait plus son balai : aggripé au manche, il piquait droit vers le sol. Heureusement, il fonçait en direction de Tyr et étaient relativement proches du sol. Le capitaine n'eut qu'à se mettre en travers de sa route, pour attraper son camarade. Le choc le fit reculer de dix bons centimètres, mais c'était suffisant pour atterrir. Les deux Gryffons débarquèrent à terre, Dylan appuyé sur l'épaule de Tyr.
Et comme pour venir provoquer le duo, le cognard vint se planter dans le sol, devant eux, à côté du balai de Dylan. Tyr lança sa sacoche sur la sphère pour l'empêcher de bouger. Le garçon n'avait pas vraiment confiance en sa technique, mais il ne pouvait pas faire plus sans lâcher le préfet. Et cela, il en était hors de question.
« On va à l'infirmerie. Pas de négociations possibles, désolé. »
Puis, pour lui-même, il ajouta :
« Quel crétin je fais. Crétin, crétin, crétin ! »
Il laissait toutes les affaires et les balais en plan, sur le terrain. Les suivants pourraient s'en servir et les ranger, sans soucis. Et Dylan valait infiniment plus qu'un set de Quidditch.
Reducio
Fin du RP pour ma part
Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»