RPG Cherche maraud, plus vite que ça ! Prive

"On est dehors. On a réussi". Voila les seuls mots que James avait à l'esprit à ce moment là. Le passage dans les toilettes fut si délicat, que le sentiment de soulagement n'en était que plus grand. Sa camarade Serdaigle avait eu une idée de génie. Était-ce réellement une surprise ? Les intelligents et les réfléchis ne sont-ils pas envoyés à Serdaigle de toute façon ? Le petit blond de Gryffondor était véritablement impressionné par sa camarade. Il laissa sa joie s'exprimer.

"Ouah Anita ! Tu as été géniale ! Heureusement que tu as eu cette idée ! Entends les se chamailler !
Si ça ne te tenait qu'a moi, je te prendrais dans les bras pour te remercier !
" dit-il avec la voix légère et un sourire affiché sur son jeune visage.

Mais l'heure n'était pas aux accolades. Même si l'envie de la serrer contre lui était grande, il ne fallait pas trainer dans les couloirs à cette heure-ci. Et le fait de rester immobile augmentait grandement les chances de se faire prendre. C'était donc sur cette pensée que James se dirigea vers l'accès aux escaliers. Les elfes de maisons avait continué leur travail et ils étaient maintenant en train de lustrer les amures du premier étage. La voie était donc libre vers le sixième étage. Le gryffon fit signe à Anita de se dépêcher afin de ne pas risquer de se faire repérer dans l'escalier.
Il enjambait les marches deux par deux et voyait se rapprocher la porte du sixième étage. Enfin elle était devant eux. Ils entrèrent dans ces couloirs. Ils étaient sombres et déserts. James connaissait bien cet étage. Il y avait son cours de métamorphose tout les lundis et jeudis et la vision de la salle lui rappela qu'il devait rendre son devoir pour le lendemain. Mais, pour l'heure, la question n'était pas celle-ci. Leur objectif se tenait devant eux. Au fond ce grand couloir, entre deux statues de pierre, une porte se dressait. Elle était petite et sombre. C'était le bureau du concierge. Le blondinet se retourna pour interroger sa courageuse camarade qui l'avait suivi jusqu'ici et qui venait de le sortir d'une mauvaise passe.

"Nous y voila. On s'apprête à enfreindre des règles. Tu le sais ? Si tu veux attendre dehors tu peux."
Sur ces mots, il lui fit un sourire. Sa chevelure bouclée mettait en avant ses yeux verts. Elle était belle et elle avait démontré une grande humanité jusque là.

James saisit l'imposant loquet et l'abaissa. CLAC, la porte venait de s'ouvrir. Une pièce sombre et froide se révélait maintenant sous ses yeux. Comme escompté, le concierge n'était pas là. Le garçonnet habillé de noir et rouge y pénétra sans trembler.
Il fallait faire vite. Toutes ces péripéties les avait retardé. La ronde du concierge allait bientôt s'achever.

Première année RP
Ex-journaliste au Gryffon'heure

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Lorsque nous nous sommes dirigés vers la sortir, je me suis sentie comme libre. Le danger était derrière nous, et mon enthousiasme refit surface. Après avoir remercié James de m'avoir donné du temps pour s'en sortir, celui-ci laissa éclater sa joie en m'adressant un grand sourire.

"Ouah Anita ! Tu as été géniale ! Heureusement que tu as eu cette idée ! Entends les se chamailler ! Si ça ne te tenait qu'a moi, je te prendrais dans les bras pour te remercier !"

A ces mots, je me suis sentie gênée. Je n'étais pas habituée aux accolades ou autres "câlins". Mon père, étant petite, ne m'y a jamais habitué, c'est pourquoi j'étais réticente face à cette proposition. Quelque part, je ne savais pas à quoi pourrait bien servir ce genre de chose, et, au bout d'un petit instant de réflexion, mon esprit me ramena soudain à la réalité. J'étais toujours au beau milieu d'un couloir avec mon camarade qui semblait lui aussi comprendre que la nuit n'était pas terminée. Il restait à faire le principal, c'est-à-dire, aller dans le bureau du concierge. Cela ne m'enchantait guère, même s'il le fallait bien. Nous avons donc pris la décision de se rendre aux escaliers et de poursuivre notre escapade. James me fit signe qu'il n'y avait rien dans les parages, et que l'on pouvait avancer. Nous nous sommes néanmoins dépêchés pour atteindre le sixième étage au plus vite. Uns fois arrivé dans le couloir, mon appréhension refit surface. Et si quelqu'un nous remarquerait parmi les armures, que ferions-nous ? Je ne voulais pas encore penser à cela, et j'aperçu soudain au fond du couloir une porte dissimulée entre deux statues de pierre. C'était le bureau du concierge, sans aucun doute. A cette pensée, un frisson me parcourut le corps tout entier. Moi, Anita, en train de m'introduire dans une pièce totalement interdite d'entrée ? Ce ne pouvait être vrai, ni même possible. Cependant, nous n'avions pas le choix, et l'heure était de désobéir aux règles malgré mes réticences face à cette situation. James tourna alors la tête et s'exprima avec sérieux.

"Nous y voila. On s'apprête à enfreindre des règles. Tu le sais ? Si tu veux attendre dehors tu peux."

Tout en attendant ma réponse, il me regardait en me fixant de ses yeux sombres. J'étais intimidée par sa générosité. Il m'a bien aidé jusque là et s'apprête à m'aider encore une fois. En y pensant,  je lui devait une fière chandelle. Mais les remerciements seraient pour plus tard et je devait lui répondre avec sérieux.

"Tu sais, après ce qu'on vient de passer, je crois qu'une porte franchie et des clés empruntées ne nous feront pas de mal. Mais je t'avoue que l'idée d'enfreindre ne serait-ce qu'une seule règle me donne froid dans le dos. Enfin bon, allons-y puisqu'il en est ainsi."

A ces mots, James saisit l'imposant loquet et l'abaissa. Un bruit assourdissant nous vint à l'oreille et une pièce aux couleurs sombres fit son apparition. Après s'être assurés que le concierge n'était pas à l'intérieur, je fis un premier pas, puis deux, et je me suis enfin retrouvée dans une sorte de caverne d'Ali Baba. Tout ce qui s'y trouvait semblait être à sa place. C'était incroyable de se dire que des élèves pouvaient laisser traîner autant d'objets interdis ici, à Poudlard. Je ne voulais cependant pas m'attarder sur cela, consciente que chaque minute perdue pourrait nous être fatale par la suite. C'est alors qu'en y regardant de plus près, j'aperçu une sorte de tableau avec plusieurs clés soigneusement rangées. Chacune avait un mot inscrit dessus, on pouvait lire "Salle 5 : métamorphose" ou encore "Salle 2 : Potions". Après observation de chacune d'entre elles, je vis soudain une clé de taille moyenne avec le nom "Bibliothèque" inscrite dessus. Prenant garde de ne pas éveiller les soupçons, je chuchotai à James.

"Je l'ai trouvée, il ne reste plus qu'à nous rendre à la Bibliothèque."

Tout doucement, en attendant l'affirmation de mon camarade, je me dirigeai vers la sortie. En prenant soin de ne pas me prendre un objet dans les pieds, j'atteignis enfin la porte. Cependant, quelqu'un derrière nous attendait patiemment, car dès lors où j'ouvris la porte, je vis un élève nous observer avec un regard sérieux et presque déçu de notre situation. Sur l'instant, je n'osais plus bouger et mes yeux se baissaient lentement pour faire savoir que je n'allais pas riposter. J'espérai sur le moment que celui-ci n'allait pas en dire un mot à qui que ce soit, car il m'a semblé que la personne qui se trouvait devant nous était préfet.

Il ne suffit pas seulement de croire en ses rêves, mais de croire aussi en soi.

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 En cette fin d'après-midi, Duncan errait dans les couloirs ... Sa journée était finie et plus aucun cours ne l'attendait d'ici au lendemain matin. Ses meilleurs amis Jonathan et Audric étaient au stade de quidditch, le premier pour s'entraîner et le second pour rédiger un article de son fameux journal.  Le jeune Gallois se retrouvait ainsi seul et en peine de savoir quoi faire ... Même Mad était occupée.

 Le rouge et or se dit qu'il ferrait mieux de descendre dans la grande salle histoire de manger un bout, tranquillement, avant que le troupeau habituel des élèves ne se déverse dans l'immense salle aux alentours de vingt heures. C'est à cet instant qu'il vit deux élèves un peu plus jeune que lui s'extirper d'un flot d'élèves, sûrement une classe qui passait ici à un intercours. Jusqu'ici, rien de particulier, mais c'est quand les deux élèves le frôlèrent que sa curiosité fut piquée, en passant près de lui ils ne firent pas attention et évoquèrent leur plan : ces deux marmots voulaient trouver la salle sur demande ! Le deuxième année n'y avait jamais mis les pieds, toutefois il savait comment s'y rendre, rien n'était plus simple avec la carte qu'il avait piqué dans le bureau du concierge fantôme.

 Le garçon s'arrêta et regarda partir les deux autres, puis, une fois qu'ils eurent disparu de son champ de vision, Duncan entra dans la grande salle et commença à se servir. Le dîner était toujours prêt tôt, au cas où des élèves souhaitaient dîner rapidement. Il se servit en crudités et commença à manger, mais le souvenir des deux première année ne cessait de lui revenir en mémoire. Il ne pouvait pas laisser passer une telle occasion ! Deux jeunes avides d'enfreindre le réglement ça ne se présentait pas tous les jours. Le Gallois se leva et entrepris de suivre la route des deux première année.

 Visiblement ils n'étaient pas très malins, Duncan pouvait les entendre du rez-de-chaussé, leurs chaussures claquaient sur le sol de pierre quelques étages au dessus. Habitué à passer inaperçu, le rouge et or se déchaussa et commença à escalader les escaliers jusqu'à eux. Ceux-ci semblaient vouloir absolument qu'il les rattrapa puisqu'ils ne lui firent pas faire de détour inutiles. Plus il se rapprochait, plus leurs voies semblaient nettes, un autre détail qu'ils avaient oublié : quand on est seul dans une aile du château, la voie porte bien plus loin. Pas très rusés ...

 Et soudain, il y eut un déferlement de voies. Peeves, des voies plus aiguës (peut-être des elfes de maison ?) et sûrement nos deux jeunes protagonistes firent un tonnerre de diable ! Une fois arrivé sur place, Duncan put confirmer sa théorie, les voies aigues appartenaient bien à des elfes de maison. Le Gallois leur demanda se qu'il s'était passé et ils lui dirent que des élèves étaient dans les couloirs, puis après une brève seconde d'hésitation un des deux se remit en position pour hurler sa présence à lui. Duncan fit un signe au second, un elfe à qui il rendait visite de temps à autre dans les cuisines, et celui-ci intima à l'autre de ne rien faire. Duncan leur donna à chacun une pièce d'argent et leur demanda de ne rien divulguer de ce qu'ils avaient vus ce soir à cet étage, et il leur donna une pièce de bronze par amitié. Duncan aimait bien ces petites créatures magiques, elles étaient for utiles de temps à autres.

 Le Gallois continua de suivre la piste des première année jusqu'aux toilettes des filles, ici deux fantômes se disputaient. Visiblement ils étaient plus malins qu'ils ne lui en avaient donné l'impression ... Et c'est logiquement qu'il continua sa traque jusqu'au bureau du concierge. Là, il vit un jeune rouge et or attendre devant la porte du bureau. Le deuxième année fouilla dans ses souvenirs de Responsable des Nouveaux Arrivants de Gryffondor et parvint enfin à mettre un nom sur le visage de ce garçon, ce n'était nul autre que James Flint, le casanova de service. 

 Duncan fit alors son entrée : 
"-Hum, hum ! Alors, on traîne dans les couloirs ?"

C'est à cet instant que l'autre première année surgit du bureau du fantôme qui leur servait de concierge, ces jeunes avaient de l'audace ! Mais ils avaient encore beaucoup à apprendre avant de devenir de vrais artistes dans l'art de la bêtise ...
 
"-Z'inquiètez pas, ch'uis là pour vous aider. Z'auriez juste pu être juste un chouilla plus discrets ... Je me présente, Duncan Jackson, deuxième année. Si j'ai bien compris, tout le souk que vous avez fait c'est pour trouver la salle sur demande ?"

Duncan se rendit compte que l'heure tournait et que Rusard allait revenir en surgissant du sol, tel un bon fantôme d'une minute à l'autre, il invita donc ses compagnons à bouger assez rapidement (après leur avoir intimé d'enlever leurs chaussures).

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Le jeune Gryffondor venait de pénétrer dans ce bureau avec une sérénité aussi grande que sa soif d'aventures. Cette pièce était au demeurant plutôt grande mais l'encombrement était tel qu'elle semblait ridiculement petite et exiguë. Mais un concierge fantôme avait-t-il réellement besoin de place et de confort ?
Cette question restera en suspens car dans l’instant qui suivi, la jolie Serdaigle fit son entrée dans le bureau. Elle regardait tout autour d'elle et l'émerveillement était palpable dans son regard émeraude. L'attention du jeune garçon fut retenue par un étrange objet qui était soigneusement enveloppé dans un mouchoir de velours. La curiosité étant forte, James plongea sa petite main dans cette enveloppe confortable et extirpa un objet doré, probablement métallique et doté d'une extrémité couleur argentée. Cela ressemblait à une toupie. C'était un bel objet qui rappelait quelque chose à James de part sa forme et son aspect. Cependant le jeune Gryffon ne parvenait pas à mettre de nom sur cette étrangeté qui ne lui semblait pourtant pas inconnue.

Il revint au moment présent lorsque la petite fille aux cheveux bouclés lui dit :


"Je l'ai trouvée, il ne reste plus qu'à nous rendre à la Bibliothèque."

A ces mots, le petit blondinet savait qu'il fallait se retirer du bureau et vite car ils étaient déjà là depuis trop longtemps. La jeune fille quitta le bureau et James profita de cet ultime moment de solitude pour contempler cet objet si étrange qui l'avait captivé un peu plus tôt. Décidément, il lui était impossible de se souvenir du nom de cette chose.
Soudain, l'objet que James regardait avec intérêt se mis à tournoyer dans un sifflement et éclaira le bureau du concierge. Ca y est ! Il se rappelait enfin de la dénomination de cette chose : un Scrutoscope. Il réagit de cette manière lorsqu'un danger ou une situation non désirée approche. Il se tourna donc et se dépêcha de rejoindre la sortie pour retrouver sa camarade. Il était trop tard, il distingua une silhouette devant Anita, qui n'était autre que celle de Duncan Jackson, un préfet de Gryffondor. James se mit à transpirer et à se sentir mal. Il venait de se faire attraper et par la pire personne possible, un membre de l'équipe de sa propre maison. Il allait se faire renvoyer, c'était une chose certaine.

Cependant le jeune préfet mis fin à cet instant de réflexion.


" Hum, hum ! Alors, on traîne dans les couloirs ?
Z'inquiètez pas, ch'uis là pour vous aider. Z'auriez juste pu être juste un chouilla plus discrets ... Je me présente, Duncan Jackson, deuxième année. Si j'ai bien compris, tout le souk que vous avez fait c'est pour trouver la salle sur demande ?
"

Les deux jeunes gens comprirent qu'il n'allait pas les sanctionner mais bien au contraire, les aider, lui qui était avide d'aventures et de bêtises.
Il proposa alors de s'éloigner, pieds nus, avant de se faire attraper.

Le groupe d'élèves se dirigeait maintenant vers le cinquième étage, où il y avait une salle de cours en accès libre dans laquelle ils pourrait calmement exposer la situation et déterminer la suite de leur aventure nocturne commune.

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"-Hum, hum ! Alors, on traîne dans les couloirs ?"

Ces paroles m'avaient fait comme un froid dans le dos. Le stress m'envahit et j'étais incapable de bouger. L'idée d'être sanctionnée et de faire perdre des points à ma maison me rendait nerveuse. Quelle serait la réaction de mes camarades Serdaigle lorsqu'ils sauront ce que j'ai fait ? Il y avait même pire que cela : le renvoi de l'école. Je ne voulais pas y penser, j'essayai de trouver malgré les faits une ou deux explication plausible. Malheureusement, rien ne venait en tête tellement l'effet de surprise du préfet était intense. Soudain, le visage du préfet s'adoucit et il s'approcha plus près de nous en parlant à voix basse.

"-Z'inquiètez pas, ch'uis là pour vous aider. Z'auriez juste pu être juste un chouilla plus discrets ... Je me présente, Duncan Jackson, deuxième année. Si j'ai bien compris, tout le souk que vous avez fait c'est pour trouver la salle sur demande ?"

Surprise de la réaction de Duncan, je mis un temps avant de lui répondre. Ce n'était pas commun de se faire encourager par un préfet, surtout lorsque l'on vient de pénétrer à l'intérieur du bureau du concierge fantôme. Quelque part dans ma tête, je me suis dit que l'occasion était trop belle. Cependant, je voulais croire à ses dires et décidai de lui répondre après une profonde réflexion.

"C'est vrai ? Tu es d'accord pour nous y emmener ? Par contre, on a pas encore la carte du Maraudeur, c'est pour ça qu'on fouillait dans le bureau du concierge. On voulait prendre les clés de la bibliothèque, parce qu'on est sûre qu'elle s'y trouve. Je parle trop hein.."

J'étais, je suis et resterai toujours aussi bavarde quand je me sens un peu plus à l'aise. C'est, je pense, une qualité tout comme un défaut, mais plus un défaut selon moi. Malgré la gêne que je ressentais à ce moment parce que j'en avais trop dit, Duncan nous expliqua qu'il fallait enlever nos chaussures pour plus de discrétion. Effectivement, après les avoir enlevées, nos bruits se faisaient plus discrets, il avait donc bien fait de nous faire la remarque. Ma connaissance en matière de fraude était infime mais ce dont j'étais également sûre, c'est que cette situation serait la dernière, étant déjà inquiète de ce qu'il allait arriver par la suite. Au fur et à mesure de chaque pas, nous sommes arrivés au cinquième étage, devant une salle qui semblait vide. Duncan devait sûrement savoir qu'une brève explication serait beaucoup mieux que de partir à l'aventure sans savoir ce qu'il en était. Le préfet nous fit signe d'entrer, et je m'incrustais dans cette sombre pièce. Il y faisait froid et le stress et la fatigue accentuaient mes frissons. Il ne fallait pas perdre de temps, la nuit avançait déjà très vite, et cette pensée qui me fit prendre la parole en première.

"C'est bien pour trouver la Salle sur Demande qu'on s'est mis dans ce pétrin. C'est de ma faute, c'est moi qui est voulu la trouver. C'était idiot de ma part, je savais que partir comment ça en pleine nuit n'était peut-être pas la meilleure des solutions."

J'avais le moral au plus bas, mes paroles révélant mon absence de raison. Mais d'un autre côté, tout n'était pas perdu pour autant, il suffisait d'avoir l'aide d'un préfet et d'une grande détermination pour arriver à nos fins. C'était la dernière chance que nous avions, faire confiance à un préfet.

"Duncan, est-ce que tu sais si une carte du maraudeur se trouve à la bibliothèque ? Ca nous avancerait déjà de plusieurs minutes si elle ne s'y trouve pas. Et puis, je suis vraiment surprise que tu n'ais pas prévenu un professeur. J'étais morte de peur quand je t'ai vu devant la porte !"

Mon regard observait d'une part la réaction de Duncan, mais également celle de James. Lui aussi devait avoir eu une grosse frayeur lorsqu'il nous avait pris la main dans le sac. J'étais vraiment désolée de l'avoir mis dans cette situation. C'était de ma faute car c'était moi qui avait parlé de la Salle sur Demande dans la Petite Salle. J'avais honte de moi, mais j'étais également excitée à l'idée de découvrir les merveilles de cette fameuse Salle. Avec James et Duncan, j'espérai bien y arriver. L'espoir refaisait surface dans mon esprit, et je voulais croire au destin.

Il ne suffit pas seulement de croire en ses rêves, mais de croire aussi en soi.

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 Duncan avait réussi à produire un petit effet de surprise sur les deux apprentis marauds, décidément, heureusement que ce n'était pas Rusard ou un quelconque préfet qui les avait pris sur le fait. Il aurait deux ou trois trucs à leur apprendre s'ils désiraient se convertir pour de bon dans le domaine de la bêtise. Sans doute sous le choc, James ne dit pas un mot, contrairement à sa camarade, Anita, qui le harcela de question sur leur trajet. 
 
 C'est à ce moment qu'il décida de se rappeler pourquoi il n'aimait pas les premières années : ils étaient inexpérimentés. Il la laissa parler, luttant intérieurement contre sa profonde aversion envers les premières années ... Carte du maraudeur par-ci, carte du maraudeur par-là, elle commençait vraiment à lui casser les oreilles. Mais le moment où il failli vraiment partir en vrille c'est quand elle lui exposa son plan : piquer les clés de la bibliothèque dans le bureau du concierge afin de potentiellement récupérer un exemplaire dans un coin perdu de l'immense mine de livres ... Les risques encourus étaient bien trop grands pour des chances de réussites basées sur un simple coup de chance. Conclusion : plan foireux ! 

 La jeune fille continua de déblatérer des âneries pendant un moment, jusqu'à ce qu'ils entrèrent dans un petite salle de cours inoccupée. Duncan ne répondit pas, il ne voulait pas faire plus de bruit qu'ils n'en faisait déjà et se réservait le droit de répondre une fois qu'ils serraient dans un endroit plus calme. Là, il demanda aux deux autres de le laisser parler et de prendre place autour de lui. Il réfléchit un moment dans l'optique de se remémorer toutes les questions de la jeune fille et échafauder un plan un tantinet plus efficace :

 "-Bon alors je vais pas y aller par quatre chemins : votre plan il est nul, complètement impossible à réaliser. En plus, on en a pas besoin de la clé de la bibliothèque, j'aurais pu vous l'ouvrir en deux secondes sans que vous preniez le risque de vous faire prendre dans le bureau de Rusard. De plus, la carte du Maraudeur y'a moins de chances de la trouver à la bibliothèque que dans un couloir. Il en vendent une parfaite copie chez "farces pour sorciers facétieux", n'importe quel idiot peut vous la prêter. Par contre, la salle sur demande ne figure pas sur cette carte, ils ont retiré une bonne partie des passages secrets pour la commercialiser ... Et puis ... J'ai un peu mieux que la carte du maraudeur".

 Le jeune Gallois pris une inspiration et sortit un morceaux de parchemin de sa robe de sorcier puis il continua ses explications : 

 "-Ceci est non mois que la carte des passages secrets de Poudlard, avec ça je peux aller où je veux sans être pris ..."

 Il se garda bien de dire que cette carte contenait aussi des croquis extrêmement précis sur les souterrains du Château, et qu'il l'avait piqué dans le bureau du concierge. Il leur demanda s'ils n'avaient pas d'autres questions puis leur indiqua la sortie. Il était temps de se mettre en route ...

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J’avais conscience au fond de moi que je parlais trop, ou peut-être suffisamment pour l’exaspérer. Mais le stress me faisait presque parler à ma place, tellement il m’envahissait. Je voulais m’expliquer d’un côté, faire en sorte que notre situation soit comprise et que notre infraction avait une raison. D’un autre, à force de parler, on allait se faire bientôt remarquer mais en plus cela était une perte de temps. En effet, juste après lui avoir exposer la situation ainsi que mes questionnements, il nous demanda de nous taire pour le laisser à son tour s’exprimer.

"-Bon alors je vais pas y aller par quatre chemins : votre plan il est nul, complètement impossible à réaliser. En plus, on en a pas besoin de la clé de la bibliothèque, j'aurais pu vous l'ouvrir en deux secondes sans que vous preniez le risque de vous faire prendre dans le bureau de Rusard. De plus, la carte du Maraudeur y'a moins de chances de la trouver à la bibliothèque que dans un couloir. Il en vendent une parfaite copie chez "farces pour sorciers facétieux", n'importe quel idiot peut vous la prêter. Par contre, la salle sur demande ne figure pas sur cette carte, ils ont retiré une bonne partie des passages secrets pour la commercialiser ... Et puis ... J'ai un peu mieux que la carte du maraudeur".

J’étais stupéfaite par ce qu’il venait de nous annoncer. Alors comme ça on aurait pu éviter de s’introduire dans le bureau du concierge ! C’était en même temps une idée absurde avec un peu de recul, mais nous n’étions pas assez au courant de tout ceci, étant en première année. Il nous restait encore du temps pour en apprendre sur chaque sujet divers et varié ici à Poudlard. Mais bon, comme ma mère m’avait dit une fois : « Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe pas ! », et cette phrase était en partie véridique, bien que notre aventure avait bien faillit nous coûter des points à nos maisons.

Au moment où il nous expliqua qu’il avait mieux que la carte du maraudeur, ma curiosité me poussa à l’observer plus encore pour apercevoir ce fameux objet dont il nous vantait sa supériorité face à la carte. Il prit ensuite dans sa robe de sorcier une autre carte, semblable à celle du maraudeur. Même aspect, même taille, même teinte. J’étais décidemment de plus en plus curieuse sur les capacités de celle-ci. Duncan s’exprima de nouveau en nous la présenter.

"-Ceci est non mois que la carte des passages secrets de Poudlard, avec ça je peux aller où je veux sans être pris ..."

L’émerveillement pris place au stress et à la curiosité. Combien d’élèves ne donneraient-ils pas pour avoir une telle pépite ! L’idée de nous déplacer sans être vu et en plus en évitant de perdre du temps à trouver d’autres solutions, c’était l’idéal ! Cependant, il fallait quand même faire vite, les minutes défilaient à une vitesse grand V et la fatigue ainsi que la faim pesaient j’en suis sûre en chacun de nous. Après nous avoir demandé si nous avions d’autres questions, il nous montra la sortie et c’est seulement à ce moment que je pris la parole, voyant que James restait bouche bée par ce qu’il avait vu.

« Duncan, est-ce que tu peux nous dire où se trouve la Salle sur Demande ? Et puis, j’aimerai bien jeter un coup d’œil à ta carte, elle est superbe ! »

Après un instant de réflexion, une question vint à moi, comme pour vérifier ce que je pensais à cet instant.

« Dis-moi, tu ne te sers quand même pas de cette carte pour enfreindre des règles, si ? »

La curiosité était peut-être un vilain défaut, mais j’avais envie de lui faire part de mes pensées, comme pour être sûre quelque part de m’être trompée à ce sujet.
Dernière modification par Anita Enor le 4 mai 2018, 12:51, modifié 1 fois.

Il ne suffit pas seulement de croire en ses rêves, mais de croire aussi en soi.

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James avait du mal à réaliser ce qu'il se passait. Tout lui semblait si bien se déroulait. Il était à la recherche d'une salle mythique, en compagnie d'une charmante jeune fille et ils venaient tout deux de réussir un coup de maitre en se faufilant dans le bureau du concierge. Qu'est-ce qui avait cloché ? En aussi peu de temps les voila qui se firent prendre par un Gryffondor, Duncan, et qu'ils se retrouvèrent dans un salle, sans un mot. James savait qu'il était dans de beaux draps. Il avait prit le Gryffon plus âgé pour un préfet, mais à bien y réfléchir, il n'était qu'un étudiant plus âgé. La pression retomba peu à peu en James même s'il avait du mal à appréhender les propos tenus par Duncan.
Le voila qu'il commençait à les critiquer, eux et leurs méthodes.


"Bon alors je vais pas y aller par quatre chemins : votre plan il est nul, complètement impossible à réaliser. En plus, on en a pas besoin de la clé de la bibliothèque, j'aurais pu vous l'ouvrir en deux secondes sans que vous preniez le risque de vous faire prendre dans le bureau de Rusard. De plus, la carte du Maraudeur y'a moins de chances de la trouver à la bibliothèque que dans un couloir. Il en vendent une parfaite copie chez "farces pour sorciers facétieux", n'importe quel idiot peut vous la prêter. Par contre, la salle sur demande ne figure pas sur cette carte, ils ont retiré une bonne partie des passages secrets pour la commercialiser ... Et puis ... J'ai un peu mieux que la carte du maraudeur" annonça fièrement le gryffon déchaussé.

"Mais pour qui il se prend ?" se dit James qui n'appréciait guère ce genre de remarque venant d'un garçon lui-même en infraction. Mais soit, il fallait l'écouter car il était là depuis plus longtemps après tout. Peu après il attrapa dans sa robe, un parchemin bruni par le temps. Il présenta ce simple bout de papier par des éloges.

"Ceci est non mois que la carte des passages secrets de Poudlard, avec ça je peux aller où je veux sans être pris ..." énonça-t-il haut et fort de sa grosse fierté.

Décidémment ce garçon laissait James sur la réserve. Il avait l'air gentil mais qu’elle grosse tête.
Le petit blondinet revint à l'instant lorsque sa jolie camarade exprima son intérêt grandissant pour l'objet en question.


"Duncan, est-ce que tu peux nous dire où se trouve la Salle sur Demande ? Et puis, j’aimerai bien jeter un coup d’œil à ta carte, elle est superbe !"

Le jeune Gryffondor partageait la même envie que sa camarade Serdaigle.

"Hum c'est vrai qu'elle doit être efficace et pratique. Oui oui, m'enfin j'suis sûr que notre plan n'était pas si mauvais. Bon le coup des chaussures encore pourquoi pas..." bougonna James.

Puis, Anita reprit la parole :

"Dis-moi, tu ne te sers quand même pas de cette carte pour enfreindre des règles, si ?" interrogea-t-elle.
"Hum peut-être peux-tu répondre sur le chemin Duncan. Je trouve que notre discussion s'éternise et si tu n'y vois aucun inconvénient, j'aimerais disparaitre dans ces fameux "passages secrets" pour pas me faire attraper. Je sens déjà que Rusard va nous tomber dessus !" Sur ces paroles, James désigna la porte de son doigt pour faire comprendre à ses camarades que le temps de la discussion était révolu.

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