Les secrets du Doyen
Il n'est pas difficile, même pour Solal, d'entendre la nostalgie perler dans les mots du vieillard. S'il n'a jamais connu l'amour ni même eut l'envie de le connaître, il a presque l'impression de ressentir quelque chose d'étrange dans sa cage thoracique. Une sensation sur laquelle il ne peut pas mettre de mot, quelque chose qu'il n'a jamais ressenti avant. Ses bras, qui imitaient toujours les étirements du doyen, restent un moment en l'air, immobiles. Le brun se tait, écoute le septuagénaire faire part de son expérience, et laisse retomber ses mains dans l'herbe. Pendant un instant il ne sait pas où se mettre ni que dire, ce sont des mots qui dépassent sa faible maturité et son peu d'expérience relationnel. Mais il sait que ne rien répondre serait impoli, ses doigts se mettent à jouer nerveusement avec des touffes d'herbe.
« J'sais pas, mais si elle vous a trouvé indigne alors c'est elle qu'est indigne de votre amour. Voilà. Puis moi j'veux pas tomber amoureux. » Toute l'immaturité du jeune homme apparaît dans ces paroles alors qu'il hausse les épaules, une moue enfantine sur le visage.
« Si vous y pensez encore, vous voulez pas essayer de la combattre à nouveau ? Vous maîtrisez mieux votre magie et vos dragons, maintenant, non ? » Il penche la tête sur le côté en reposant son regard sur ce qu'il peut apercevoir du visage du vieillard —pas grand chose— alors qu'il se demande si la nostalgie que semble éprouver le doyen tient plus des sentiments à sens unique ou d'un combat perdu. Il a du mal à entrevoir une situation où un homme aussi puissant puisse perdre.
Tapis en Chef, 2ème année RP.
« J'sais pas, mais si elle vous a trouvé indigne alors c'est elle qu'est indigne de votre amour. Voilà. Puis moi j'veux pas tomber amoureux. » Toute l'immaturité du jeune homme apparaît dans ces paroles alors qu'il hausse les épaules, une moue enfantine sur le visage.
« Si vous y pensez encore, vous voulez pas essayer de la combattre à nouveau ? Vous maîtrisez mieux votre magie et vos dragons, maintenant, non ? » Il penche la tête sur le côté en reposant son regard sur ce qu'il peut apercevoir du visage du vieillard —pas grand chose— alors qu'il se demande si la nostalgie que semble éprouver le doyen tient plus des sentiments à sens unique ou d'un combat perdu. Il a du mal à entrevoir une situation où un homme aussi puissant puisse perdre.
Tapis en Chef, 2ème année RP.
Les secrets du Doyen

VERSION TEXTUELLE
Reducio
Biao Xixia - 71 ans
Informations connues : Doyen de Zhuangyán (équivalent du poste de directeur). Est connu pour posséder quatre dragons.
Vous voyez le vieil homme prendre une grande inspiration à la façon dont son dos s'élargit.
« Je l'ai vaincu et laissé pour morte, dit-il. »
Sur ces mots, un vent s'éveille et balaye la longue chevelure blanche du Doyen. Vous trouvez que ce vent, qui vous traverse au passage, est bien trop chargé de magie pour être tout à fait naturel.
« C'est l'amour que je ressentais pour elle qui a retenu mes mains.»
Sans tout à fait comprendre, vous avez la nette impression qu'il y a de la tristesse dans le ton de sa voix. Une forme de lassitude aussi.
« Il n'y a plus de combat à mener...»
Vous le voyez se remettre debout et faire craquer son dos en se tenant bien droit. Les poings sur ses hanches, il se tourne vers vous et vous transperce de ses yeux gris.
« Onze, vous dit-il. »
Il vous sourit.
« Tu as posé onze questions. Que dirais-tu d'en poser une douzième, la dernière pour aujourd'hui ? »
Il rit.
« Dans notre tradition comme dans la vôtre, le soleil traverse douze maisons au cours de sa course folle. Douze est un nombre parfait. »
Informations connues : Doyen de Zhuangyán (équivalent du poste de directeur). Est connu pour posséder quatre dragons.
Vous voyez le vieil homme prendre une grande inspiration à la façon dont son dos s'élargit.
« Je l'ai vaincu et laissé pour morte, dit-il. »
Sur ces mots, un vent s'éveille et balaye la longue chevelure blanche du Doyen. Vous trouvez que ce vent, qui vous traverse au passage, est bien trop chargé de magie pour être tout à fait naturel.
« C'est l'amour que je ressentais pour elle qui a retenu mes mains.»
Sans tout à fait comprendre, vous avez la nette impression qu'il y a de la tristesse dans le ton de sa voix. Une forme de lassitude aussi.
« Il n'y a plus de combat à mener...»
Vous le voyez se remettre debout et faire craquer son dos en se tenant bien droit. Les poings sur ses hanches, il se tourne vers vous et vous transperce de ses yeux gris.
« Onze, vous dit-il. »
Il vous sourit.
« Tu as posé onze questions. Que dirais-tu d'en poser une douzième, la dernière pour aujourd'hui ? »
Il rit.
« Dans notre tradition comme dans la vôtre, le soleil traverse douze maisons au cours de sa course folle. Douze est un nombre parfait. »
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Les secrets du Doyen
Solal n'aime pas le nombre douze. C'est trop peu. Il se renfrogne, pourquoi limiter ses questions ? L'a-t-il embêté ? Les adultes sont paradoxaux, ils encouragent les enfants à poser des questions mais perdent vite patience. Douze, c'est peu. Pas assez pour calmer la tempête de questions qui habite le cerveau de Solal à peu près chaque journée. Ce ne sera pas la première fois, pour le petit Serdaigle, qu'on laisse un enfant en plan avec ses questions et son impatience.
Mais le rire de Biao Xixia entame rapidement la frustration du garçon, qui se met à sourire à son tour. Il reste silencieux un instant, il ne veut pas poser la mauvaise dernière question. Mais comment savoir quelle serait la meilleure question à poser ? Il réfléchit, repasse en revue ce que lui a dit le Doyen. La teneur de ses propos dépasse l'entendement du Serdaigle, qui comprend sans comprendre la profondeur du récit du vieillard. À nouveau, il sent le fossé entre eux, l'expérience, l'âge, la capacité d'analyse. Il regrette de ne pas avoir les clés pour tout comprendre et comprend qu'il n'est qu'un gamin.
« J'espère qu'on pourra reparler comme ça, il marque une pause, vous êtes très intéressant, je trouve. Vous êtes plus souriant que la plupart de mes professeurs, aussi. » il fait remarquer en hochant la tête pour lui-même. C'est la première fois depuis qu'il est à Poudlard qu'il n'est pas dérangé par une autorité supérieure à la sienne. Il ne parvient pas à trouver la question efficace, celle qui pourrait répondre à plusieurs interrogations à la fois. L'optimisation des pensées n'a jamais été son talent. Mais depuis le récit du vieillard, Solal se sent empli d'une tristesse qu'il ne comprend pas lui-même.
« Vous avez l'air triste. Vous l'aimez encore ? » Solal sent que le doyen est différent de toutes les personnes à qui il a parlé, il se livre sans trop en dire, laisse flotter des paroles lourdes de sens qu'un garçon de son âge ne peut pas déchiffrer.
Tapis en Chef, 2ème année RP.
Mais le rire de Biao Xixia entame rapidement la frustration du garçon, qui se met à sourire à son tour. Il reste silencieux un instant, il ne veut pas poser la mauvaise dernière question. Mais comment savoir quelle serait la meilleure question à poser ? Il réfléchit, repasse en revue ce que lui a dit le Doyen. La teneur de ses propos dépasse l'entendement du Serdaigle, qui comprend sans comprendre la profondeur du récit du vieillard. À nouveau, il sent le fossé entre eux, l'expérience, l'âge, la capacité d'analyse. Il regrette de ne pas avoir les clés pour tout comprendre et comprend qu'il n'est qu'un gamin.
« J'espère qu'on pourra reparler comme ça, il marque une pause, vous êtes très intéressant, je trouve. Vous êtes plus souriant que la plupart de mes professeurs, aussi. » il fait remarquer en hochant la tête pour lui-même. C'est la première fois depuis qu'il est à Poudlard qu'il n'est pas dérangé par une autorité supérieure à la sienne. Il ne parvient pas à trouver la question efficace, celle qui pourrait répondre à plusieurs interrogations à la fois. L'optimisation des pensées n'a jamais été son talent. Mais depuis le récit du vieillard, Solal se sent empli d'une tristesse qu'il ne comprend pas lui-même.
« Vous avez l'air triste. Vous l'aimez encore ? » Solal sent que le doyen est différent de toutes les personnes à qui il a parlé, il se livre sans trop en dire, laisse flotter des paroles lourdes de sens qu'un garçon de son âge ne peut pas déchiffrer.
Tapis en Chef, 2ème année RP.
Les secrets du Doyen

VERSION TEXTUELLE
Reducio
Biao plisse les yeux en regardant votre poitrine.
« Serdaigle. Je comprends... »
Il tourne ensuite son regard vers l'horizon. Jamais il ne vous a paru aussi impressionnant qu'à cet instant.
« Oui, vous répond-il. »
La simplicité de sa réponse est à son image. Le silence tonitruant qui s'ensuit la renforce d'autant plus.
« Rentre au château, mon garçon, finit par conclure le Doyen. Mange. Profite de tes amis. Et souviens-toi que le bonheur réside dans les choses simples. »
Il vous tourne définitivement le dos et vous l'entendez se répéter.
« ... oui, dans les choses simples.»
Il descend la pente. Dix mètres plus bas, vous l'entendez vous crier.
« À bientôt ! »
« Serdaigle. Je comprends... »
Il tourne ensuite son regard vers l'horizon. Jamais il ne vous a paru aussi impressionnant qu'à cet instant.
« Oui, vous répond-il. »
La simplicité de sa réponse est à son image. Le silence tonitruant qui s'ensuit la renforce d'autant plus.
« Rentre au château, mon garçon, finit par conclure le Doyen. Mange. Profite de tes amis. Et souviens-toi que le bonheur réside dans les choses simples. »
Il vous tourne définitivement le dos et vous l'entendez se répéter.
« ... oui, dans les choses simples.»
Il descend la pente. Dix mètres plus bas, vous l'entendez vous crier.
« À bientôt ! »
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